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Industrie brassicole : la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun change de nom

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L’on apprend ce 13 décembre 2022, au cours d’un déjeuner de presse organisé à Yaoundé, par les responsables de la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC), que l’entreprise leader du marché brassicole du pays change de nom en remplaçant le terme brasseries par Boissons.

Désormais appelée Société anonyme des boissons du Cameroun (SABC), le directeur général (DG) de l’entreprise, a précisé que Michel Palu est au Cameroun pour lancer officiellement le nouveau programme d’investissements, d’une enveloppe totale de 200 milliards de FCFA sur 5 ans. En effet, ce programme d’investissements, vient en accompagnement du rachat des actifs de Guinness Cameroun par la SABC. Cette enveloppe totale hisse le leader du marché brassicole parmi les plus gros investisseurs du secteur privé au Cameroun ces dernières années.

Le DG de l’entreprise précise que, selon le programme d’investissements ,« dès 2023, nous allons augmenter sa capacité de production de 25%, puis de 50% en 2024, afin de nous assurer que la SABC ne manquera pas des emballages nécessaires à son expansion ».« à terme, nous allons augmenter de plus de 20% notre capacité d’embouteillage “verre”, ce qui contribuera à réduire notre impact environnemental en droite ligne avec l’esprit de nos valeurs (…) Qu’il s’agisse de bières blondes et brunes, ou de bières dites “stout”, avec le projet d’acquisition de Guinness Cameroun SA, notre objectif final est d’améliorer la disponibilité de nos produits, dans toutes les régions du Cameroun, sans compromis pour la qualité, en conservant un prix compétitif, afin de satisfaire au mieux les attentes de nos consommateurs, qui sont encore trop souvent confrontés à des problèmes d’indisponibilités de produits », ajoute le top manager.

Numérique : les politiques publiques en faveur de l’innovation.

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Donner aux jeunes et aux entreprises les moyens d’innover, de grandir et de créer des emplois, telle est l’ambition du plan d’action du gouvernement en faveur des porteurs de projets TIC.

« Booster l’économie et, utiliser le potentiel des TIC pour impulser le développement à travers notamment, la création d’emplois, la facilitation de l’accès à l’information, le développement du commerce, ou encore l’amélioration de l’éducation par les contenus en ligne ». Voilà l’enjeu de la révolution numérique telle que prescrite par le chef de l’Etat Paul Biya. Et pour matérialiser cette vision présidentielle, tout un programme d’accompagnement des porteurs de projets TIC a été développé au sein du ministère des Postes et Télécommunications.

Objectif : détecter les talents, favoriser et promouvoir l’entreprenariat numérique, véritable niche d’emplois pour la jeunesse. « Et dans ce cadre, plusieurs programmes sont en cours, visant le développement des infrastructures, la transformation numérique de l’Administration et des entreprises, le renforce ment du capital humain et la résilience du cyberespace », a rappelé Minette Libom Li Likeng le 9 décembre 2022, à l’occasion du concours « Y’ello Digital Ta lent » à Yaoundé.

Semaine de l’innovation : stimuler le génie créateur

Une initiative qui porte des fruits. C’est ainsi qu’on pourrait qualifier le concept dé nommé « Semaine de l’Innovation Numérique » organisée par le ministre des Postes et Télécommunications Mi nette Libom Li Likeng. Placé sous le patronage du président de la République Paul Biya, ce rendez-vous permet de détecter, primer et accompagner les meilleures innovations de l’année dans le domaine du numérique au Cameroun. « La Semaine de l’Innovation Numérique argue Minette LibomLi Likeng, obéit à la volonté de renforcer les actions me nées par le gouvernement pour pro mouvoir un environnement propice à la création, et au développement d’entreprises viables dans le numérique, et de les étendre à l’ensemble de la jeunesse camerounaise ».

L’évènement qui a connu sa troisième édition cette année, a comme activité phare le Concours National du Meilleur Projet d’innovation numérique de l’année, avec l’attribution d’un prix spécial du président de la République au meilleur projet. Ouvert à tout jeune camerounais, résidant sur le territoire national, porteur d’un projet entrepreneurial innovant utilisant les technologies numériques, le Concours National du Meilleur Projet TIC de l’année, vise à accompagner sur le long terme, l’émergence d’écosystèmes numériques matures et solides, porteurs de nouvelles opportunités économiques. Ainsi, en plus de se constituer désormais comme le laboratoire des entrepreneurs dans le domaine du numérique, la Semaine de l’Innovation Numérique offre non seulement des récompenses allant de 15 à 10,5 millions de francs CFA aux trois meilleurs projets de chaque édition, mais aussi des sessions d’incubation dans de grands hubs internationaux. « Ces initiatives de manière pratique, visent à développer un écosystème favorable à la détection des talents, et l’accompagnement de l’innovation chez les jeunes entrepreneurs TIC, en vue de l’émergence d’une véritable économie digitale à travers la création des entreprises numériques », dixit la ministre des Postes.

CDIC : un générateur des PME du numérique

Le Cameroun mène une véritable révolution dans le domaine du numérique depuis l’avènement du Centre de Développement de l’Economie Numérique (Cdic). Promesse des pouvoirs publics aux jeunes porteurs de projets dans le secteur des TIC, le Cdic est un espace aménagé et équipé d’outils techno logiques, de systèmes d’informations et de réseaux de communications électroniques propice pour l’innovation. « Ce Centre de haute technologie numérique met à la disposition du porteur de projet TIC, un cadre de travail accessible, flexible et modulable ; des outils pédagogiques, didactiques et d’ingénierie de dernière génération ; des services d’encadrement technique efficient et d’assistance managériale ; un accompagnement à la recherche de financements », a expliqué Minette Libom Li Likeng. Ainsi, le Centre de Développement de l’Economie Numérique est présenté comme un véritable générateur des PME du numérique, susceptibles de créer de nombreux emplois nouveaux chaque année.

De façon spécifique, le Centre apporte des solutions aux priorités stratégiques du gouvernement à savoir : offrir aux porteurs de pro jets un cadre propice à l’expression du génie créateur ; développer une industrie locale du numérique ; ap porter des solutions aux besoins exprimés par les entreprises camerounaises à la recherche de solutions techniques ; favoriser la création d’entreprises TIC et sou tenir les processus de développement des entreprises. Il s’agit aussi de : mettre en place des relais technologiques entre l’entrepreneuriat, la recherche, les PME et les multinationales ; impliquer les différents secteurs créateurs de richesses dans les activités menées par le Cdic ; promouvoir un environnement global favorable à l’in novation ; apporter des solutions à l’épineuse problématique du financement de la startup ; et drainer des investissements directs étrangers. Le Cdic ambitionne sur cinq ans d’accompagner 1 000 projets d’entreprise/startups pour 500.000 emplois directs créés et au moins 5 millions d’emplois indirects.

Insalubrité au Cameroun : les populations se prononcent

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Selon plusieurs réactions recueillie par notre rédaction, l’incivisme des citoyens et la négligence des communes sont les principales causes de l’insalubrité dans les villes camerounaises.

Même si beaucoup de gens pensent que l’importation des produits étrangers entraîne l’insalubrité, la population camerounaise, pense que l’insalubrité est pour la plupart causée par la mauvaise éducation des citoyens et la négligence des communes. Selon elle, le manque d’éducation, de sensibilisation, de sanction, le non de collecte des ordures par les sociétés en charge, l’inefficacité du service d’assainissement, la pauvreté sont les principales causes de l’insalubrité des villes.

L’incivisme des Camerounais

Les causes de l’insalubrité des villes du Cameroun sont multiples et pourtant, l’une des raisons est évidente ; le Camerounais contemporain a certainement oublié que la place des ordures, c’est dans la poubelle ! En effet, il n’éprouve aucune gêne à jeter sur la chaussée, dans les caniveaux, sur la voie publique le sachet d’eau, la peau de banane, le mouchoir que l’on vient d’utiliser. Ensuite, les rues sont jonchées de détritus puant à mille lieues, toutes les artères sont occupées par des commerces. Le comble, c’est que lorsque ces commerçants décident de rentrer chez eux, aucun ne songe à balayer les ordures ou à en disposer convenablement. Généralement, ces ordures sont déversées sur la voie publique, dans le caniveau ou carrément dans la bouche d’égout parce qu’aucun de ces vendeurs ne dispose de poubelle. L’illustration parfaite est celles des marchés des métropoles Yaoundé, Douala et Bafoussam qui a été transformé en dépotoir géant au vu et au su de tous.

La sensibilisation

Le manque d’information ou de sensibilisation fait qu’une bonne partie de la population adopte des comportements inciviques du fait de l’ignorance et du manque de savoir-vivre ne répondant pas aux exigences sanitaires urbaines. La sensibilisation au sujet de l’insalubrité, notamment en ce qui concerne le lien entre l’insalubrité et les maladies comme la fièvre typhoïde, le paludisme, le choléra, etc. restent négligeables, tout comme la sensibilisation sur le lieu de dépôt des ordures, la collecte des taxes et le danger de déféquer à l’air libre, surtout lorsque de la poussière contenant les déchets humains séchés souffle sur la ville et que ces déchets sont ceux des personnes atteintes de choléra ou de la fièvre typhoïde. Imaginez la suite, lorsque ces poussières sont déposées sur les légumes, fruits, gâteaux, vendus dans les quartiers ou sur les marchés.

Dans les villes camerounaises, la présence des bacs à ordures ne sert pratiquement à rien aux populations. En plus de l’ignorance de la présence des bacs à ordures, il faut noter que leur usage est encore méconnu du grand public de certaines villes : certains individus l’utilisent pour y mettre de l’eau à boire ou de la farine. Le mauvais usage des bacs à ordures pourrait être considéré comme l’une des causes de l’éparpillement des ordures dans les villes du pays. Une sensibilisation sur le mode d’utilisation des bacs à ordures devrait être envisagée pour éradiquer le mal.

L’assainissement

L’inefficacité du service d’assainissement est un facteur qu’il ne faut pas négliger. Le service de collecte des ordures peut afficher une bonne volonté pour la collecte des ordures, mais si elle est inefficace, les ordures seront toujours visibles dans les marres, les espaces non aménagés, dans les rues, dans les caniveaux, etc. Les eaux usées des puisards sont quotidiennement versées sur les voies publiques, parfois drainées vers le goudron, s’ajoute l’insalubrité de la plupart des marchés où les produits alimentaires sont vendus par terre et sans couverture de protection, parfois les lieux de vente dégagent des odeurs nauséabondes. Cela montre à suffisance que le service de régulation (ou d’assainissement) est inefficace.

Un facteur qui n’est pas aussi à négliger dans l’analyse de l’insalubrité de la ville est la pauvreté. Compte tenu de la cherté de la vie, certains ménages sont incapables de se procurer des bacs à ordures, de construire des latrines modernes ou d’aménager leur devanture. L’insalubrité des villes serait d’une part due à la pauvreté. A ce facteur, s’ajoute la pression démographique : il y a de cela quelques années, certains quartiers des grandes métropoles étaient encore des villages voisins de celles-ci, distants entre 10 et 20 km ; aujourd’hui, ces villages sont devenus des quartiers. On pourrait donc déplorer la non-adaptation des pratiques domestiques de ces villages aux exigences sanitaires urbaines.

Réactions

Emmanuel G. Bouba, habitant de la ville de Maroua, conseiller régional junior.

« On se rend compte que la population ne s’inquiète pas des sujets de corruption et de détournement des biens dans les communes et dans beaucoup d’institutions. L’insalubrité serait donc due à la mauvaise gestion des ressources disponibles, car ces deniers détournés peuvent servir à grand-chose pour lutter contre l’insalubrité ».

Christelle Toukam Godjé, professeur de géographie, habitante de la ville de Bertoua.

«  Nous avons tous salué l’avènement des sacs et des sachets plastiques dans le paysage des emballages. Aujourd’hui presque tout s’emballe dans le sachet plastique : les courses du marché, l’eau, les jus de fruits,etc. Ignorant certainement le drame écologique et environnemental qu’ils convoyaient. En effet, une fois le contenu de ces sachets consommé, nous nous contentons de les jeter dans la nature ou le vent et la pluie font alors le reste : ces sachets sont charriés et se retrouvent dans les égouts, ils s’emplissent de sable. Si vraiment les communes appliquent des sanctions et pénalités à ceux qui ne respectent pas l’hygiène des villes, il y aura un important changement. Nous camerounais, nous prenons tout à la légère. Il faut même noter qu’aujourd’hui les embouteillages dans nos villes sont causées par les bacs et ordures en plein centre de nos voies ».

Éric E, habitant de Yaoundé.

« Les Camerounais aiment bien la chicote. Instaurer des mesures de sensibilisation et de sanctions pourrait réduire ce manque d’incivisme. Ça a marché dans une ville du Cameroun qui a été plusieurs fois été déclaré ville la plus propre. Les maires pourraient se réunir de manière semestrielle pour mettre sur pied une stratégie pour résoudre ce fléau. Pourquoi l’État n’enverra pas ces maires dans une ville africaine appelée Kigali pour ce qu’on appellera une  » visite scientifique » ».

Alliance Massah, professeur de lycée, habitante de la ville de Garoua.

« Dans la ville de Garoua plus précisément à Afriland first Bank, la salle abritant les guichets automatiques est bourrée de papiers traînant au sol. En effet, dans cette salle, se trouve un panier à poubelles destiné uniquement à la réception de ses tickets que l’on reçoit des distributeurs, mais les usagers (adultes) préfèrent jeter ses petits bouts de papiers au sol ; et ceci, juste à côté du panier. Cet acte est vraiment irresponsable et témoigne de l’incivisme des Camerounais. Cela peut paraître banal, mais nous oublions que le développement commence toujours par de petites choses. Nous sommes nous-mêmes acteurs du développement, le développement, c’est nous et non les autres. De même dans la ville de Yaoundé au quartier Melen, nous constatons cet incivisme des Camerounais qui s’amusent à jeter les ordures partout ; en route ; dans les caniveaux voire même sur les terre-pleins. Nous rencontrons des Camerounais qui marchent en mangeant laissant traîner les débris de leur nourriture au sol, salissant ainsi les rues de la ville. Ce qui pollue non seulement la ville, mais aussi la vue des citoyens camerounais ».

Arnaud Kevin Ngano, journaliste, habitant de Yaoundé.

« Il est anormal de voir des tas d’ordures dans les marchés d’une cité comme Yaoundé. Ce degré d’incivisme des Camerounais et particulièrement des commerçants, commerçantes et parfois même acheteurs doit être sévèrement sanctionné à mon avis. Je me demande souvent à quoi sert les agents des mairies qui sillonnent dans les marchés pour collectionner des pièces d’argent. Il y en a qui doivent veiller sur l’entretien de ces plateformes commerciales. Je n’arrive pas à croire qu’ils traversent aussi ces ordures. C’est vraiment déplorable. Il existe pourtant des entreprises en charge de la salubrité. Mais si les employés ne sont pas bien traités, que peut-on bien attendre d’eux comme efforts, acharnement et assiduité ? ».

Benjamin d’Obili-Yaoundé.

« La salubrité commence à la maison et continue à l’école. Nous sommes trop sales nous les Camerounais des grandes villes. On dirait que les citoyens pensent que ce n’est pas leur ville et qu’ils n’y vivent pas. C’est déplorable vraiment. Et il faut voir dans les maisons et écoles, car tout s’explique à partir de là. Je me rappelle que lorsque j’étais au Nord du pays, il y avait des agents de ma mairie qui passait vérifier les foyers et punir certains qui ne respectent pas les normes. A Yaoundé par exemple, dans les quartiers Briqueterie, carrefour Obili ça laisse à désirer ».

Delby, détenteur de prêt-à-porter au marché Mokolo de Yaoundé.

« Les responsabilités sont partagées au niveau des organes en charge et des citoyens. Je pense fort qu’il existe des sanctions à l’égard des citoyens qui déversent les déchets partout et qui jonchent nos rues, nos marchés… Il faut également noter une faible sensibilisation des organes en charge de la salubrité sur les avantages et inconvénients que cela peut avoir sur le plan Environnemental, social, et économique dans une perspective de développement Durable ».

Jean-Yves, ingénieur de conception, habitant de la ville de Garoua.

« La salubrité est une question d’éducation. Si un citoyen dès son bas âge n’a pas appris à faire la propreté chez soi, à ne point jeter les ordures, n’importe où cela impactera la société. C’est le manque de suivi gouvernemental ou des entités mis en place pour maintenir la salubrité en zone urbaine telle que la mairie et Hysacam. Il n’y a pas assez de poubelles dans les coins des rues, le système de ramassage ou vider les poubelles est lent, la sensibilisation est restreinte. On peut proposer un projet « pas 100 pas sans poubelle » afin de disposer ces poubelles et cela limitera le taux d’insalubrité. Surtout, le gouvernement doit accompagner dans l’action ».

Deli Samuel, professeur de langue hispanique et écrivain, habitant de la ville de Maroua.

« C’est avant tout un problème de culture. Beaucoup n’ont pas la culture ou du moins, l’éducation de ne jeter les ordures que dans les endroits appropriés ou bacs à ordures. Quand bien même ces bacs existent, d’aucuns choisissent de le faire non pas dans les bacs, mais tout autour. Aussi, certaines villes manquent cruellement de dispositifs pouvant aider à contenir ces ordures, d’où des amas d’ordures autour des marchés et coins des villes. Les villes septentrionales tiennent la palme d’or de ce désordre. Toutefois, il faut des initiatives visant à faire la cuire de jouvence dans nos villes et coins. Il faut noter que les phénomènes naturels notamment les pluies accompagnées d’érosions laissent des débris qui écument nos coins, nos villes. À cela, ajouter le manque de voies d’évacuation, caniveaux appropriés et l’étroitesse de nos routes, jouxtées d’habitations et d’édifices publics. Le cas du centre urbain de la ville de Maroua ».

Hassan Hamza, politologue, habitant de la ville de Ngaoundéré.

« Je pense que le problème d’insalubrité dans notre pays est un sujet très important, voire même crucial en l’état actuel dans la mesure où cela engendre des conséquences néfastes dans notre société. Pour remédier à ce fléau, il faut une forte sensibilisation de la population. Puisque ce problème est d’abord moral, il faudrait donc intensifier cette sensibilisation dans les coins des villes, montrer de façon concrète les effets néfastes de ce comportement immoral des acteurs de la société que chacun de nous représente… Les sanctions doivent être envisagées et s’appliquer à tout le monde sans exception. Si déjà une majorité de personnes appliquent les mesures envisagées par ces autorités administratives, traditionnelles, locales, et même religieuses, les premiers résultats seront bien visibles. Je me souviens quand j’étais à Bamenda, dans la région du Nord-ouest en 2008, un jour, j’avais acheté 3 bananes à 50f et après avoir mangé, j’ai eu honte de jeter les peaux de bananes par terre, tellement que la ville était propre, soudain, j’entendis une voix derrière moi qui me dit !!! Monsieur, voilà une poubelle à 5 m de là où vous êtes, déposez ça là-bas ».

Joseph Essama, journaliste, habitant de Yaoundé.

« L’insalubrité au Cameroun est causée par la population en partie et au gouvernement qui néglige la politique mis sur pied pour remédier à cette situation. En fait, pas assez de bacs à ordures dans les coins de ville. Quand bien même, il en existe les populations ne prends pas la peine de jeter leur ordure dans les bacs. Il faut noter que la population doit vraiment être sensibilisée. Et pour cela, la presse doit y participer. Si nos médias font assez de sensibilisation autour de ce problème de ville salles, il peut avoir un changement. Mais rien n’est fait. Il est temps d’applique les sanctions pour garder nos villes propres. Et pour cela, l’éducation sur ce sujet est très importante ».

Nécrologie: Ekambi Brillant casse sa guitare

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C’en est terminé pour Ekambi Brillant. L’artiste musicien camerounais s’est éteint aux dernières heures de ce 12 décembre 2022 à l’hôpital Laquintinie de Douala. Transporté en urgence depuis Bonendale où l’homme se reposait selon le journaliste Thierry Gango, l’homme a passé l’arme à gauche.

La rumeur avait déjà annoncé Mot’a Muenya (l’homme distingué, en langue Duala) mort il y a quelques mois, la famille de l’artiste avait démenti. Mais l’homme ne se sentait pas bien, et avait été évacué en Turquie. Malgré des soins appropriés dans un hôpital au plateau technique relevé, l’ange de la mort a posé définitivement son regard sur Ekambi Brillant.

Né le 18 juin 1948, Ekambi Brillant chantait depuis 1971. Ce Douala avait contribué à écrire les plus belles pages de l’histoire du makossa dans les années soixante-dix et quatre-vingts. Ces dernières années, en dehors d’une prestation commandée par la Direction générale des impôts, l’artiste s’était plus illustré dans des concerts. Jusqu’à ce 12 décembre 2022.

Education : Le budget toujours en deçà des recommandations des Objectifs de développement durable (ODD)

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Un plaidoyer a récemment été conduit auprès des parlementaires par  la Cameroon Education For All Network (CEFAN), afin de suivre le processus d’établissement d’une convention de partenariat entre ladite coalition et les députés de la nation.

Le gouvernement camerounais a souscrit aux engagements des Objectifs de développement durable (ODD), notamment le 4ème qui recommande de porter le budget de l’éducation à 6% du Produit intérieur brut (PIB) ou à 20% du budget national. Depuis 2015, le Cameroun n’est jamais parvenu à honorer cet engagement. Bien plus, les budgets successifs, semblent stagner autour de 16% quand ils ne régressent pas.

C’est ce qui ressort en substance de la cinquième rencontre de plaidoyer de la Cameroon Education For All Network (CEFAN), auprès des parlementaires des commissions de l’éducation, de la formation professionnelle et de la jeunesse du sénat et de l’Assemblée nationale.

Selon le Rapport d’évaluation technique du document de stratégie du secteur de l’éducation et de la formation (RESEN 2013-2020), le Cameroun est le seul pays en Afrique Centrale qui finance le moins son système éducatif et donc qui sollicite le plus les ménages. « Une autre conséquence qui découle inexorablement de ce sous-système, c’est la sous-scolarisation des ménages à faible revenu qui décrochent du fait des sollicitations financières au-dessus de leurs possibilités » explique la CEFAN, une coalition camerounaise des Organisations de la société civile (OSC).

La cinquième rencontre de plaidoyer de la CEFAN tenue samedi 10 décembre dernier à Yaoundé, a donc été l’occasion pour les responsables de de ladite coalition de poser un plaidoyer au parlementaires, en vue de l’augmentation des budgets publics de l’éducation à l’heure de la transformation de l’éducation. Un point d’honneur a également été mis sur les enjeux de la gratuité du préscolaire et la résilience du système éducatif au Cameroun.

Après avoir félicité la CEFAN pour l’initiative, le député Peter Njume a indiqué que « nous avons pris certains engagements pour que les préoccupations sont amenées vers nous soient réalisées surtout au niveau du budget alloué à l’éducation. Nous allons continuer de travailler pour qu’au mois de mars 2023 nous puissions poser ces différents problèmes aux membres du gouvernement lors des questions orales et écrites pour voir dans quelles mesures nous pouvons y apporter des solutions durables ».

Selon l’exposé fait par les responsables de la CEFAN, le plaidoyer pour le système éducatif résilient vise à garantir le droit à l’éducation. Ce droit selon la coalition est mis à mal par la pauvreté mais aussi par les multiples situations de crise que traverse le Cameroun. En effet, les conflits dans les régions de l’Extrême-Nord, de l’Est, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont selon le CEFAN handicapé la scolarisation de nombreux enfants, les écoles ont été incendiées ou transformées en abris pour les familles ayant fui la guerre.

Rapport : Plus de 38 000 milliards FCFA de dettes contractées par les pays africains en 2022

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Le rapport indique également que ce montant est en augmentation de 35% sur une année soit la plus forte progression depuis 2000, peu après le lancement de l’Initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (Ppte).

La Banque mondiale vient de publier un rapport sur le montant de la dette des pays les plus pauvres. Selon le rapport de Banque mondiale, ce montant est de 62 milliards de Dollars  en 2022, soit plus de 38 000 milliards FCFA, environ 66% dus à la Chine. Le rapport indique également que ce montant est en augmentation de 35% sur une année soit la plus forte progression depuis 2000, peu après le lancement de l’Initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (Ppte).

« Les pays les plus pauvres sont ceux éligibles aux financements de l’Association internationale de développement (IDA), le guichet concessionnel de la Banque Mondiale. Fin 2021, la dette extérieure de ces pays s’élevait à 9 000 milliards de dollars, soit plus du double de son montant d’il y a dix ans. Le rapport estime que 60 % des pays les plus pauvres sont actuellement exposés à un risque élevé de surendettement ou sont déjà surendettés » indique le rapport.

En 2021, les paiements du service de la dette extérieure à long terme publique et garantie par l’État des pays éligibles à l’IDA s’élevaient à plus de 28 000 milliards FCFA soit l’équivalent de 10,3 % de leurs exportations de biens et services et de 1,8 % de leur Revenu national brut (RNB).

Ces pourcentages, indique le rapport de la Banque mondiale, sont en nette augmentation par rapport à 2010, quand ils étaient respectivement de 3,2 % et 0,7 %. En 2022, le service de la dette des pays IDA devrait augmenter de 35 % pour atteindre plus de 62 milliards de dollars, c’est-à-dire l’une des plus fortes progressions annuelles de ces deux dernières décennies.

Enseignement à distance : Mtn lance un concours d’innovation digitale.

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Dénommé « Y’ello Digital Talent », ce challenge va mettre en compétition les esprits les plus brillants des universités et écoles du Cameroun ayant des filières informatique et technologique.

A vos marques, prêts, innovez ! La première édition du « Y’ello Digital Talent » est lancé. Il s’agit d’un concours de programmation informatique organisé par la Fondation MTN et exclusivement réservé aux apprenants des universités et écoles du Cameroun ayant des filières informatique et technologique. Le kick off de ce challenge a été donné le 9 décembre 2022 au Centre de Développement de l’Economie Numérique (CDIC) à Yaoundé, sous la houlette du ministère des Postes et Télé communications Minette Libom Li Likeng, en présence des représentants des ministères de l’Enseignement supérieur, des Enseignements secondaires, de l’Education de base, et du Directeur de MTN Cameroon Mitwa Ng’ambi. L’objectif de cette compétition étant d’impliquer les jeunes du milieu universitaire dans la réflexion et la recherche des solutions optimales et percutantes aux problèmes de développement de notre pays.

Ainsi, pour cette première édition, les établissements en compétition doivent proposer des solutions d’enseignement à distance. « Les éventuels compétiteurs sont invités à se regrouper en équipes mixtes de 5 personnes pour représenter leurs écoles. Ils devront au préalable s’inscrire gratuitement via le lien https://mtnf hackathon.mtn.cm, où ils trouveront également les termes et conditions du Y’ello Digital Talent », apprend-on. La première phase du concours se déroulera d’abord au niveau régional puis une finale nationale sera organisée avec les vainqueurs régionaux.

Récompenses

Outre les récompenses immédiates et les primes qui varient d’1 million à 2,5millions de francs CFA, la Fon dation MTN a prévu de nombreux autres avantages pour les universités participantes, tels que la participation à un programme d’incubation de haut niveau pour l’équipe gagnante et la mise en relation avec des experts du secteur des télécommunications. « En conformité avec la politique gouvernementale de développement de l’économie numérique, MTN est à l’avant-garde du développement des solutions digitales pour le pro grès de l’Afrique. Ce progrès passe par un accès inclusif à une éducation de qualité à l’aide de solutions innovantes et respectueuses de l’environnement. Le Y’ello Digital Talent va donc permettre à nos brillants étudiants de développer aujourd’hui les solutions de demain ; d’inventer le futur », a déclaré Mitwa Ng’ambi, Directrice Générale de MTN Cameroon. « Avec cette compétition, MTN permet à la jeunesse non seulement d’exprimer son talent et sa maîtrise des Technologies de l’Information et de la communication, mais surtout de contribuer à l’accélération de la transformation digitale du pays. Nous ne pouvons qu’encourager ce type d’initiative qui épouse la politique gouvernementale de développement de l’économie numérique », a soutenu la ministre Minette Libom Li Likeng.

Parrainé par le Ministère des Postes et Télécommunications, le « Y’ello Digital Talent » rentre dans le cadre du développement de l’écosystème numérique national, un des axes approuvés par le Conseil d’Administration de la Fondation MTN lors de sa session du 24 mars 2022.

Mitwa Ng’ambi, directrice Générale de Mtn Cameroon : « faire éclore les Zuckerberg, Stève Jobs, Elon Musk du Cameroun »

« Le Y’ello Digital Talent est à la fois une compétition et une opportunité. Compétition parce qu’elle appelle les établissements du Supérieur à rivaliser de talent grâce à leurs représentants. A travers les dix régions du pays, les universités vont constituer des équipes de développeurs informatiques et chaque équipe va essayer de proposer la meilleure solution au problème qui leur sera sou mis.

Pour cette édition de notre marathon du développement informatique, nous comptons sur les candidats pour la mise en œuvre d’idées capables de révolutionner l’enseignement à distance et ainsi réinventer ce futur où le numérique sera au centre de tout. Chers chefs d’établissements, chers encadreurs, nous savons que vos étudiants en sont capables.

Y’ello Digital Talent, c’est également une opportunité. Le Y’ello Digital Talent est une belle opportunité offerte à notre Jeunesse, de développer une idée, une application qui demain peut être au centre de la création d’une startup, d’une entreprise. Ce fut le cas avec des jeunes de l’Université de Buéa, vainqueurs en 2018, du premier Hackathon organisé par MTN. Après une incubation à MTN, ils ont créé leur propre entreprise iClan, qui aujourd’hui, emploie d’autres jeunes Camerounais et est de plus en plus sollicitée dans plusieurs pays d’Afrique. L’exemple de iClan peut en inspirer d’autres. Nous aimerions, avec le Yello Digital Ta lent, faire éclore les Mark Zuckerberg, Steve Jobs, Elon Musk, qui vont conquérir le monde à partir du Cameroun ».

Adamaoua : La fondation orange appuie un centre de santé et une école.

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Une couveuse intelligente, des kits numériques ludiques et des kits d’énergie solaire ont été offerts par la fondation Orange à la localité de Mbang Foulbe.

Pour la deuxième fois, les habitants de Mbang Foulbe dans le département de la Mbere, région de l’Adamaoua, ont reçu des dons de la fondation Orange. La première action du genre date d’avril 2018. A cette occasion, la fondation avait soutenu cette communauté par la création d’un village Orange, intégrant la construction de diverses infrastructures. Notamment la réhabilitation de l’école pouvant accueillir au moins 300 élèves avec équipement en table-bancs; la construction de latrines pour les élèves; un point d’eau pour la population; l’équipement de la maternité du centre de santé en matériel spécialisé pour la prise en charge de la mère et de l’enfant de 0 à 5 ans. Seulement, l’utilisation de ces infrastructures était li mitée du fait du manque d’énergie électrique. Dans le même temps, les élèves présentaient un besoin de s’arrimer aux nouvelles technologies. La fondation revient cette fois pour combler ces besoins.

Le 8 décembre dernier, le centre de santé de la localité ainsi que l’école publique ont une seconde fois été appuyés par la fondation. Les dons étaient constitués d’une couveuse intelligente pour le centre de santé et d’un kit numérique pour l’école publique. Celui-ci com prend des serveurs de contenus éducatifs préchargés en adéquation avec le programme scolaire. On note également 50 tablettes avec contenus pédagogiques, 50 casques ; un vidéo projecteur avec un écran de projection. Les deux structures ont également bénéficié chacune de l’installation d’un kit en énergie solaire pour faciliter l’utilisation du matériel reçu.

Le matériel offert au centre de santé va en direction des femmes en âge de procréer et des enfants de 0 à 5 ans. A travers ce don, la fondation Orange souhaite, entre autres, réduire le taux de mortalité maternelle et infantile dans la zone ciblée et améliorer la prise en charge de la mère et de l’enfant.

Le don en faveur des élèves de Mbang Foulbe se s’inscrit quant à lui dans le cadre du programme « Ecoles Numériques » qui permet aux élèves des écoles primaires en zone reculées de se familiariser avec les outils numériques. Il entend contribuer à la réduction de la fracture numérique, l’amélioration des résultats scolaires des élèves bénéficiaires, ainsi que de la culture générale des élèves et à la baisse du taux de déperdition scolaire. Surtout en zone rurale. L’école publique de Mbang Foulbe devient ainsi devenue la 4ème école primaire de la Région de l’Adamaoua à rejoindre le réseau des écoles numériques de la fondation Orange, après les écoles publiques de Cifan, Malang et Mbe dotées en 2019.

C’est depuis 2005 que la fon dation Orange mène des actions de mécénat sur le continent. Elles concernent trois principaux domaines. La santé/handicap, l’éducation et la culture. Ces actions couvrent à ce jour 16 pays où le groupe Orange est présent. Au Cameroun, la fon dation mène des activités depuis 2009. Elles couvrent en plus de la santé et de l’éducation ; l’accès au numérique et la solidarité. En l’occurrence, en restant à l’écoute des problématiques des communautés, et en agissant via des valeurs de partage et d’assistance là où les conditions sociales font obstacles et dans les cas de crises humanitaires.

Alain Blaise Batongue, Directeur des affaires institutionnelles et réglementaires, orange Cameroun : « nos actions visent à secourir les plus défavorisées ».

« Comme par le passé, notre action présente va au-delà du secteur éducatif pour inclure la santé. Le centre de santé de Mbang Foulbé ayant reçu, non seulement un dispositif d’énergie solaire pour éclairer le centre et surtout sa maternité, mais aussi une couveuse intelligente, permettant de sécuriser et soigner les plus délicats et vulnérables des bébés, à savoir ceux nés prématurément, sans avoir à les déplacer vers une formation sanitaire lointaine. Nous espérons que ces dons contribueront au bien-être et à l’épanouissement des populations de Mbang Foulbé. Nos multiples interventions dans le village de Mbang Foulbe il lustrent bien la diversité des actions que nous menons, et le caractère sensible des problématiques que nous adressons, dans le cadre d’une démarche inclusive. En effet, qu’il s’agisse de la santé, de l’éducation, ou de la solidarité, la Fondation Orange Cameroun est restée constante et cohérente dans ses actions, en conformité avec son objectif de soulager et secourir les plus défavorisées. Depuis 2009, nous sommes au plus près de ceux qui ont le plus grand besoin d’être accompagnés. A l’échelle de notre pays, nous agissons toujours aux côtés des pouvoirs publics, dans une parfaite complémentarité. »

Sous-traitance : le Gicam limite les délais de paiements à 60 jours.

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Cette règle est fixée dans la charte PME-Grandes Entreprises mise sur pied par le patronat afin d’améliorer les relations d’affaires entre les deux catégories d’entreprises.

Dans une relation d’affaires PME et grande entreprise, cette dernière est généralement le donneur d’ordre et la première, prestataire. Seulement, une fois le marché exécuté, la PME déjà fragile de par son environnement, doit attendre parfois 90 jours soit trois mois ; ou même jusqu’à un an pour être payée. Ces délais de paiement sont considérés comme un véritable frein pour le développement des TPE, PME et PMI qui font déjà face à diverses difficultés. Notamment pour accéder aux marchés ou pour avoir des ressources financières. Or, elles emploient plus de 50% des travailleurs selon le Gicam. Le groupement, suivant des recommandations du forum des PME tenu il y a cinq ans, vient de mettre sur pied une charte grandes entreprises-PME/PMI qui résout entre autres ce problème. En adhérant à cette charte, les grandes entreprises et les PME/PMI s’engagent à respecter chacune certaines règles fixées par le document, notamment la question des délais de paiement des prestations et le règlement des conflits.

En matière de réduction et de respect des délais de paiement, le document stipule que « les grandes entreprises, donneurs d’ordres s’engagent à préciser et à respecter les délais de paiements retenus dans les factures et conditions d’achat des PME/PMI. Elles s’engagent à indiquer comme référence dans leurs contrats types et autres offres d’achat un délai de paiement de référence de 45 jours fin de mois ou de 60 jours nets à compter de la date d’émission de la facture ». Ce document qui a été lancé le 30 novembre dernier à Douala précise diverses normes et bonnes pratiques auxquelles doivent se conformer les différentes parties. Par exemple pour la PME, de respecter ses engagements financiers auprès de la grande entreprise, des banques ; notamment en cas de crédits qui ont été avalisés par les grandes entreprises. « Au Gicam, les membres sont aussi bien les grandes entreprises que les PME qui se plaignent souvent d’avoir très peu accès aux marchés, le manque de finance ment, etc. Et on s’est dit, toutes les grandes entreprises qui sont en général donneurs d’ordre sont aussi membres du Gicam. Il fallait donc créer un cadre qui permette à ces deux entités de se retrouver. C’est cette charte et cette charte n’est pas donnée ex-ni hilo. Il y a eu deux commissions au Gicam qui ont travaillé sur cette charte, notamment la commission PME et finance ment du secteur privé, la com mission entreprise et économie et développement de l’entreprise. C’est au terme de tous ces travaux que la charte a été mise en place », explique André Kwam, président de la Commission PME et financement du secteur privé du Gicam.

Sur la résolution des conflits, la charte stipule qu’en cas de li tiges, les contentieux sont réglés auprès du centre d’arbitrage situé au sein du Gicam. Si la grande entreprise ne respecte pas les règles fixées par la charte, elle perd le label « Entreprises Amies des PME/PMI » qui lui est conféré à son adhésion pour une durée de trois ans. Dans le même sens, une PME non conforme perd les avantages que lui confère le label « PME/PMI Responsables » acquise à la signature de la charte pour la même durée. Notamment l’avantage d’avoir des facilités à obtenir un financement.

Climat des affaires : les PME encouragées à former des clusters.

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Le forum de la PME camerounaise tenu au Gicam à Douala, recommande le regroupement par filière pour bénéficier entre autres des opportunités de financements.

Les PME camerounaises sont appelées à se mettre ensemble pour faire face à leurs difficultés. En effet, plusieurs études montrent que les obstacles au développement des activités économiques s’expriment de façon plus accrue chez les PME. Elles évoquent par ordre d’importance, la fiscalité pour 58,8%, la corruption pour 50,6%, l’accès au crédit pour 37,6%, les formalités administratives pour 35,2%, la concurrence déloyale pour 25,8%, et le coût de financement crédit pour 18%. C’est dire qu’après la fiscalité et la corruption, le principal défi de la PME camerounaise est l’accès au financement.

D’après le président de la Commission de Développement des PME au Gicam, la part des crédits bancaires accordés aux PME reste faible. « En 2020, sur un montant de plus de 3609 milliards de FCFA, seulement 450 milliards ont été captés par les PME soit 12,% du volume total. La même année, 68% des crédits bancaires réservés aux grandes entreprises alors qu’elles ne re présentent que 1% des effectifs des entreprises au Cameroun », indique André Kwam. A ce faible financement, il faut ajouter un coût élevé du crédit.

 Selon la BEAC, en 2021, le taux effectif global auquel les crédits sont accordés aux PME est relativement élevé par rapport à celui accordé aux grandes entreprises. Au terme des échanges de deux jours au siège du Gicam à Douala, lors de la deuxième édition du forum de la PME camerounaise, les participants ont formulé des recommandations. L’une d’elles, est que les PME gagneraient à former des clusters. L’on estime qu’en se regroupant par filière ou par secteur d’activité, ces PME pourront fédérer leurs énergies et saisir plus facilement des opportunités de financements et conquérir les marchés. C’est un modèle qui est présenté comme ayant eu du succès dans d’autres pays et qui expérimenté ici pourrait lever di vers obstacles et notamment celui de l’accès au financement.

A ce titre, le forum a également proposé aux PME de privilégier les solutions de financement alterna tif n’imposant pas de garanties, à l’instar du leasing, et du financement contractuel. Car, il est dommage de constater que le mode de financement le plus utilisé par les PME est la mobilisation de l’épargne personnelle, selon les données de l’INS. Selon la même source, plus de 90% des PME ont recours à l’aide des proches pour financer la création de leurs entreprises ou le développement de leurs activités.

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