jeudi, mai 28, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 338

Port de Douala :47 milliards de F CFA pour l’extension du terminal à conteneurs.

0

Pour la construction des 250 mètres linéaires de quai, le financement a été entièrement recherché par la société Negri, dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé (PPP), sans contrepartie, ni caution du PAD.

Le terminal à conteneurs du Port Autonome de Douala (PAD) fait sa mue. Une convention de partenariat vient d’être signée par le Directeur Général du Port Autonome de Douala et la Société Negri pour des tra vaux d’extension de ce terminal. Le projet se situe dans le cadre de l’exécution du schéma directeur de développement du port de Douala, qui prévoit un vaste programme d’investissements comprenant d’une part des travaux d’amélioration et de rénovation de l’existant et d’autre part, l’extension du port vers un nouveau site portuaire en eau profonde au lieu-dit Manoka.

Le port, à travers ce vaste programme, projette des trafics de l’ordre de 23 millions de tonnes en 2030 contre 12 000 actuellement. Or, la capacité des infra structures actuelles est estimée à environ 13,5 millions de tonnes par an seulement. Il est donc question à tra vers cette convention, d’augmenter les performances opérationnelles du terminal à conteneurs, notamment sa capacité d’accueil. Ceci, à travers la construction de 250 mètres linéaires de quai, l’aménagement de 7,9 hectares de terres plein arrière ainsi que le rallonge ment de 1200 mètres linéaires supplémentaires des voies de RTG. L’accord prévoit également qu’il faudra déplacer le dock flottant de 10 000 tonnes actuellement amarré sur le site de construction. Le Coût des investissements se chiffre à 47 277 milliards de FCFA. Soit un peu plus de 46 milliards pour les travaux qui vont s’étaler sur 30 mois et 952 611 millions de FCFA pour la maîtrise d’œuvre. Le financement est totalement apporté par le promoteur à travers le mécanisme de PPP. Ce, sans aval ni caution du PAD de l’Etat.

La convention prévoit que le promoteur exploitera l’infrastructure pendant 10 ans à compter de 2025, date de la mise en exploitation du quai. Cette exploitation sera assurée par la « société de construction et d’exploitation au Port Autonome de Douala » Bonabéri ( SPV) créée par Negri. De son côté, la Régie du Terminal à Conteneurs va s’assurer des actes d’exploitation et de facturation.

SDF : vers la dernière bataille successorale

0

Au Social democratic front (SDF), la paix n’est pas pour bientôt. Les lignes de fracture se sont élargies lors de la dernière réunion du National executive comittee (NEC). Parmi les sujets au menu des travaux, le renouvellement des organes dirigeants à la base, et la question des dissidents, regroupés au sein du G27, un groupe de 27 cadres qui se sont retranchés à Mbouda en juin dernier pour crier leur frustration d’être écartés de la gestion du parti.  » On a constaté que le renouvellement des organes était bloqué dans certaines régions  », rapporte Adeline Djomgang, la secrétaire générale du parti. Alors,  » nous avons décidé de mettre les instances dirigeantes des régions sous le 18-8« , indique-t-elle. Ledit article disposant que « Le Comité Exécutif National peut, lorsque la vie du Parti est menacée et que ladite menace est imputable à l’organe Exécutif concerné, prendre les mesures qu’il juge nécessaires et ordonner la réorganisation du Parti au niveau Régional et/ou de la cellule. Le mandat de l’organe réorganisé est le reste du mandat de l’organe dissout ». Au sujet de l’autre point important,  » on n’a rien décidé sur leur cas », assure la patronne de l’administration du parti, avant de renvoyer la presse aux résolutions des assises qui se sont tenues samedi 10 décembre 2022, au siège régional du SDF pour le Centre.

Mais pour le G27, l’application du 18-8 est une provocation de trop.  » Nous, hauts cadres du Parti, signataires de la déclaration de Mbouda du 22 juin 2022, sommes indignés et scandalisés par la façon dont la réunion du Comité exécutif national a décidé de paralyser le parti en dissolvant les exécutifs de toutes les structures sur le territoire national par une sanction commune« , réagissent Jean Michel Nintcheu et ses partisans, qui ont quitté la salle des travaux précocement. Dans une déclaration faite au lendemain des travaux. « L’article 18.8 tel que cité ci-dessus n’est applicable que lorsque la vie du Parti est menacée et que ladite menace est imputable à l’organe exécutif concerné », recadre le G27.

Course aux armements

Pour les signataires de la déclaration, « Cette application massive et inexpliquée de l’article 18.8 sur toutes les structures du Parti dans toutes les Régions du pays est non seulement illégale, irresponsable et dangereuse, elle est motivée par l’ambition débridée de la hiérarchie du Parti de satisfaire le désir démesuré de passer le pouvoir à la tête du Parti à M. Joshua Osih en 2023. Ceci, en violation totale de tous les articles de la Constitution du Parti qui réglementent sans ambiguïté la question de la succession au sein du SDF». Alors  » nous appelons les militants à résister à l’application de ce 18-8 avec toute l’énergie et la véhémence qu’il mérite  », lancent les membres du G27.

On le comprend : c’est de la guerre de succession qu’il s’agit au sein du Parti de la balance. Avec deux concurrents en lice: Joshua Osih le premier vice-président préféré du Chairman Ni John Fru Ndi et Jean Michel Nintcheu qui bénéficie du soutien des anciens cadres et partisans de l’aile dure du parti. Les deux députés ne ratent plus aucune occasion de se lancer des flèches. Lors de l’avant-dernière réunion du Nec, des éclats de voix avaient déjà été entendues. Les différents belligérants ne s’étaient pas accordés sur le processus électoral tel que mené. Des blocages avaient été enregistrés dans diverses localités. Les lignes n’ont donc pas bougé. On est à la course aux armements, pour le combat final. L’implosion semble désormais inévitable. dans le cadre de la succession du Chairman.

Succès stories : Prakassou Mamaï, de la maintenance audiovisuelle à l’élevage.

0

Rencontré dans la ville de Garoua le 6 décembre 2022, le jeune Prakassou Mamaï, l’un des nombreux bénéficiaires du Programme d’Appui à la Rénovation et au développement de la Formation Professionnelle dans les secteurs de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (PCP-AFOP) raconte son expérience.

Je m’appelle Prakassou MamaÏ. Je suis de la cinquième promotion des jeunes formés dans le cadre du Programme d’Appui à la Ré novation et au Développement de la Formation Professionnelle dans les secteurs de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (PCP AFOP), première cuvée de Pitoa. A la base, j’ai une formation en maintenance audiovisuelle. Je faisais des petits métiers dans les quartiers, notamment le dépannage des ordinateurs etc. Puis un jour, j’ai eu connaissance d’une formation donnée dans le cadre du Programme AFOP. Je me suis lancé et depuis, je suis un exploitant agricole, en plus d’être employé dans une structure de télécommunications de la place. Mon projet porte sur l’engraisse ment bovin et dans le cadre de l’agriculture, il porte sur le sorgho de la saison sèche. Mais le cœur de mon projet repose sur l’engraisse bovin, soit quatre têtes par cycle, pour une moyenne de deux cycles par an. Au cours de la formation, tout se passe par le choix des animaux. Nous avons notamment pu effectuer des stages au cours desquels nous avons pu toucher du doigt les réalités de l’élevage. Quand j’ai démarré cette formation, je n’y connaissais rien en élevage. C’est grâce à mes multiples stages que j’ai non seulement vu naître en moi une passion, mais aussi vu le potentiel et les richesses qui peuvent en découler.

Avec le temps et la formation, j’ai compris qu’il fallait que je me lance avec sérieux et détermination. C’est ainsi que le Conseiller d’insertion du programme pas sait de temps en temps me donner des conseils. Entre temps, j’ai obtenu les financements à tra vers le programme PCP-AFOP et j’ai pu lancer mes activités. L’appui du programme représentait un ajout dans notre métier. Au plan financier, j’ai bénéficié d’un appui d’environ 1,3 million de francs CFA. A ce jour, j’ai déjà évacué deux cycles d’élevage et je compte évacuer le troisième d’ici le 15 décembre 2022. Soit environ 150 000 francs CFA de bénéfice par bœuf vendu au bout de trois mois. Plus vous avez des têtes, plus vous avez des bénéficies.

Le programme Afop m’a beaucoup aidé. Il m’a permis d’apprendre deux nouveaux métiers, l’élevage et l’agriculture, et il m’a aussi permis d’être autonome. Grâce à mes revenus, je subviens aux besoins de ma petite famille, et aussi à ceux de mes frères et sœurs. Je ne peux que remercier le programme AFOP qui est un programme qui aide véritablement les jeunes. Au jourd’hui, j’applique beaucoup de techniques que de nombreux éleveurs ne maîtrisent pas ».

Lions indomptables : on reparle de marchandage de places

0

Alors que le Cameroun s’est fait éliminé dès le premier tour de la Coupe du monde 2022, les Lions indomptables continuer de jouer dans l’arène des sandales. Dans une vidéo mise en ligne par le journaliste français Romain Molina, il est fait état de marchandage de places au sein de l’équipe nationale de football du Cameroun, à l’occasion de la Coupe du monde qui se poursuit au Qatar. A en croire ce confrère, des joueurs ayant fait partie de la sélection nationale ont payé pour être de la partie. Sans livrer des détails. Aussitôt, les médias sociaux ont pris le relai et la polémique enfle. Des noms sont même parfois avancés dans les débats, sans preuves. A la faveur du flou qui a entouré le recrutement des joueurs à l’occasion de ce tournoi. La Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et la sélection nationale n’ayant pas justifié les choix opérés. Romain Molina essaie de crédibiliser ce que l’opinion redoutait déjà et que certaines voix dénonçaient sans preuves.

Face à cette situation, la Fecafoot a pondu un communiqué dans lequel elle annonce vouloir  » fera toute la lumière sur cette affaire  ». Mais déjà, le communiqué signé de Samuel Eto’o indique que le 23 novembre dernier, l’auteur de la dénonciation a saisi le président de la Fecafoot pour l’informer qu’il détient des informations compromettantes sur le sujet querellé, mais surtout, qu’il est  » prêt à renoncer à la publication de ces éléments moyennant le paiement d’une somme de 25000 euros, à virer sur un compte bancaire dont il a fait parvenir le relevé d’identité bancaire  ». On apprend par ailleurs que Romain Molina était disposé à livrer les noms des commanditaires de son acte. Lesquels lui auraient versé une avance de 7000 euros, et attendaient la publication de l’article pour verser le reliquat de 13000 euros.

Ainsi, la Fecafoot laisse croire qu’il s’agit d’une tentative de chantage commanditée par une main noire. Depuis quelques semaines, Idrissou Mohamadou, ancien Lion indomptable, avait déjà engagé une campagne de dénonciations similaires. Mais d’aucuns ont perçu en cela une  » haine » contre son ex coéquipier en sélection, avec lequel les relations se sont détériorées après l’équipe nationale.

Le communiqué de la Fecafoot

Alors la Fecafoot annonce son intention de saisir la justice française contre Romain Molina  » pour cette tentative d’extorsion de fonds ». Soulignant que  » naturellement le président de la Fecafoot n’a jamais donné une suite à cette demande parce qu’il est de principe qu’il ne négocie pas avec les maîtres-chanteurs ».

A son tour, Romain Molina menace d’attaquer la Fecafoot pour diffamation. Les jours à venir promettent certainement plus de développements. Toujours est-il que les affaires du genre ont déjà fait l’actualité dans la tanière des Lions indomptables mais sans que les dénonciateurs ne présentent jamais de preuves.

Route Mora-Dabanga-Kousseri : la Banque Mondiale aux côtés de l’Etat.

0
Route Mora-Dabanga-Kousseri

L’institution financière a confirmé son soutien au gouvernement pour la mise en œuvre de ce projet, lors d’une audience avec le ministre des travaux publics le 06 décembre 2022 à Yaoundé.

Une mission de la Banque Mondiale vient de séjourner au Cameroun. Les experts de l’institution financière ont été reçus en audience le 6 décembre 2022 par le ministre des Travaux publics. Emmanuel Nganou Djoumessi et ses hôtes ont notamment échangé sur la prépa ration du Projet pour l’Amélioration de la Connectivité, la Résilience et l’Inclusion le long du Corridor routier Mora Dabanga-Kousseri (Pacri). « La rencontre de ce jour avait entre autres objectifs d’échanger sur l’envergure de ce nouveau projet ; se concerter sur les aménagements institutionnels rela tifs à la mise en œuvre du projet et apprécier le niveau d’avancement des activités de préparation du projet, tout en actualisant son calendrier de mise en œuvre », indique le service de communication du ministère des Travaux publics. Il s’est agi de poser les bases de la mise en œuvre d’un projet résilient, compte tenu de la fragilité de la zone d’intervention.

Le Projet pour l’Amélioration de la Connectivité, la Résilience et l’Inclusion le long du Corridor routier Mora Dabanga-Kousseri se présente en effet comme un plan de développement des infrastructures multimodales de trans port de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030, élaboré à travers l’étude portant Stratégie intégrée des infrastructures de transport multimodal, réalisée avec le concours financier de la Banque Mondiale. Ainsi, outre la réhabilitation de la route Mora-Dabanga-Kousseri, le projet comprend l’amélioration des infra structures routières communales y rat tachées et des activités telles que les études et éventuellement les travaux relatifs à certaines routes à caractère régional, notamment celles reliant le Cameroun au Nigeria ; des appuis di vers visant l’opérationnalisation durable des outils d’aide à la planification et la gestion des infrastructures dans le but de faciliter la prise de décision au niveau du gouvernement ; des appuis à la préparation et à la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie de maintenance et de protection du patri moine routier, pour accompagner l’application de la nouvelle loi et l’appui à la gestion du volet routier.

La partie camerounaise à travers notamment le ministère des Travaux publics, « se chargera du volet routier de cet important projet et la direction du projet prendra ses quartiers dans la ville de Maroua, pour une gestion efficiente. Du reste, le conseil d’administration de l’institution financière siégera au mois de mai 2023 et examinera le projet pour approbation finale », apprend-on. Notons que la délégation d’experts de la Banque Mondiale était conduite par la Directrice adjointe de cette institution, pour l’Afrique centrale, le Tchad non com pris, Keiko Kubota.

Commerce extérieur : le Cameroun importe 966400 tonnes de blé en 2021.

0

Selon l’institut National de la statistique (INS), les importations de cette céréale sont en hausse 106 400 tonnes (+12,3%) par rapport aux 860000 tonnes achetés en 2020.

Les importations de blé ont contribué à creuser le déficit de la balance commerciale du Cameroun, estimé à 1478 milliards de FCFA en 2021. C’est ce qui ressort du dernier rapport sur « le commerce extérieur du Cameroun», publié par l’Institut National de la Statistique (INS). Selon l’institut gouvernementale chargé de la statistique, le Cameroun a importé 966400 tonnes de blé en 2021. Calculette en main, ces importations correspondent à une augmentation de 106 400 tonnes par rapport à l’année précédente où le pays a importé 860000 tonnes de blé. Financièrement le Cameroun a dépensé 182,7 milliards de francs CFA. Une dépense qui a fortement contribué à creuser le déficit de la balance commerciale du Cameroun, estimé à 1 478 milliards de francs CFA en 2021.

54,3% du blé russe

Dans le top 6 du classement des pays qui ont exporté le blé vers Cameroun, la Russie tient le haut du pavé avec 524000 tonnes de blé vendus au Cameroun au cours de la période sous revue, pour un montant de 99,2 milliards de francs CFA. Moscou se taille la part du lion du marché du blé avec 54,3% de parts de marché. Avec respectivement, 210400 tonnes pour 38,4 milliards de francs CFA et 161 600 tonnes pour 33 milliards de francs CFA, la France et le Canada occupent la deuxième et la troisième place des pays qui livrent le blé au Cameroun. L’Ukraine figure en quatrième position de ce classement avec 32000 tonnes pour 5,8 milliards de francs CFA. La Lituanie et l’Argentine ferment la queue du classement avec respectivement, 23000 tonnes de blé vendu pour 3,7 milliards de francs CFA et 15400 tonnes pour 2,8 milliards de francs CFA.

Du fait de cette dépendance au blé et en raison du déclenchement de la guerre Russo Ukrainienne, le Cameroun a subi en 2022, un renchérissement des prix de la farine du blé. Soit une augmentation de 5000 francs CFA par sac de 50 kg de farine de blé. Ce qui a naturellement induit une hausse sur les prix du pain.

Pour limiter la dépendance du Cameroun aux importations du blé, le président de la République a prescrit en juillet dernier, la mise à la disposition de l’Irad d’une enveloppe spéciale d’un montant de 10,3 milliards de francs CFA, pour promouvoir la production et la transformation du blé au Cameroun. Prévu pour couvrir une période de 5 ans, cette subvention a permis de créer trois champs semenciers qui s’étendent sur une superficie totale d’environ 50 hectares dans les localités de Wakwa, Mbang-Mboum et Wassande, région de l’Adamaoua. Les semences issues de ces champs seront distribuées aux producteurs, afin de re lancer la filière blé.

Entre autres initiative pour réduire la dépendance aux exportations de blé, les experts ont proposé au gouvernement d’imposer l’incorporation de farines lo cales dans la production du pain. L’Irad a dans une note publiée le 6 avril 2022, suggéré au gouvernement de mettre sur pied une loi qui oblige l’incorporation de 10% de farine locale de manioc dans la fabrication du pain. « Décréter une telle décision impliquerait une production de 680200 tonnes de tubercules, 34000 ha de champs et 6000 emplois directs et plus de 11 milliards de FCFA d’économies chaque année », explique l’Institut. Les experts estiment qu’avec cette loi, le Cameroun va non seulement réduire les importations de blé, mais aussi va pleinement investir dans la transformation structurelle de l’économie camerounaise annoncée par la Stratégie nationale de développement (SND30). Même si cette option semble salutaire pour l’économie en général, les meuniers émettent encore des réserves sur cette mutation qui exige des investissements colossaux.

Développement : la diaspora camerounaise s’investit de plus en plus.

0

Selon le rapport « Remittances Brave Global Headwinds » de la Banque mondiale, les migrants camerounais ont expédié vers le pays un montant global de 365 millions de dollars (230 milliards de FCFA), en 2022.

La contribution de la diaspora camerounaise au Produit intérieur brut (PIB) se situe à 0,8% ». Bien qu’en hausse par rapport à l’année 2021, cette contribution n’est pas aussi importante que celles des diasporas des autres pays d’Afrique. Au Nigeria, les transferts de fonds en 2022 représentent 20,9 milliards de dollars, soit 39,4% de l’ensemble des transferts enregistrées en Afrique Subsaharienne. Au Kenya, ce montant est de 4,1 milliards de dollars contre 2,7 milliards de dollars US pour le Sénégal et 1,7 milliards pour la RD Congo.

La contribution sur le terrain

Chaque année, le volume des fonds envoyés par la diaspora au Cameroun augmente tant bien que mal. Ils représentent aujourd’hui un important montant de l’aide publique au développement. Mais ces fonds contribuent-ils vraiment au développement ?

Il faut dire que la grande partie de ces fonds mobilisés par la diaspora sert à pallier les besoins de la vie courante des populations récipiendaires. Ils répondent aux besoins urgents et quotidiens sans irriguer les circuits de l’économie formelle susceptibles de créer de la richesse sur le long terme : infrastructures et projets de développement, PME… Mais selon bon nombre d’acteurs de la société civile, ces transferts de fonds sont contre-productifs lorsqu’ils couvrent des besoins essentiels qui ne sont pas pris en charge par les pouvoirs publics.

En effet, ces fonds doivent être complémentaires des politiques et de l’aide publiques au développement plutôt que de se substituer à elles.

Avec une hausse d’environ 5% de contribution en 2022, comparé aux 350 millions de dollars de 2021, la diaspora camerounaise contribue largement au rayonnement de l’économie du pays. Cependant, « ces fonds doivent être bien gérés pour avoir un rendement contribuant au développement du pays », indique Passi Mfou, jeune camerounais de la diaspora.

Exportations en 2021 : la Chine premier client du Cameroun.

0

Selon le rapport 2021 sur le commerce extérieur du Cameroun, publié par l’Institut national de la statistique (INS), « cinq pays ont acquis près de 62% du total des exportations du Cameroun au cours de l’année ».

Il s’agit de la Chine, premier client du Cameroun qui a capté 25,8% des exportations camerounaises pour 618,4 milliards FCFA ; les Pays-Bas (12,4%, soit 297,7 milliards FCFA) ; l’Inde (9,6%, soit 230,9 milliards FCFA) ; l’Italie (7,1%, soit 171 milliards FCFA) et l’Espagne (6,1%, soit 145,9 milliards FCFA).

INS

Le rapport de l’INS, indique que 85% des exportations camerounaises vers la Chine sont constituées des hydrocarbures que sont le pétrole brut (66%) et le gaz naturel (19%). Les bois brut (10%) et scié (3%) complètent cette liste de produits. « Ces quatre produits représentent 98% des exportations en direction de la Chine en 2021 », souligne l’INS.

Il faut noter que, « cinq produits représentent près de 99% des exportations du Cameroun » vers le Pays-Bas, son 2e client dans le monde. Mieux, 72% de ces exportations sont constituées du cacao et ses dérivés (beurre et pâte). Vers l’Inde, le 3e marché, les exportations du Cameroun sont constituées à 98% des produits pétroliers, dont les huiles brutes de pétrole (75%) et le gaz naturel liquéfié (23%).

Le poids des exportations

Des exportations qui ne bénéficient pas au Cameroun, car selon les statisticiens, « le poids des exportations entre le Cameroun et les pays africains reste assez faible ». Car, en 2021, les expéditions de marchandises du Cameroun vers les pays africains représentent seulement 9,7% des recettes totales d’exportations, dont 7,3% en direction des autres pays de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) et 0,8% vers le Nigéria.

Production de riz : La Corée du Sud veut implanter un centre de recherche et de développement agricole au Cameroun

0

Le projet qui se présente comme un épicentre d’une chaîne de développement de cette denrée, va couvrir à la fois l’Afrique de l’Ouest (Ghana, Sénégal) et l’Afrique de l’Est.

Gabriel Mbaïrobe, ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader) a reçu en audience hier jeudi 08 décembre courant, une délégation Sud-coréenne, conduite par Moon Kyung Duck, chef de la division de la coopération internationale au ministère de l’agriculture, de l’alimentation et des affaires rurales de Corée.

Les échanges auxquelles a pris part Muhammad Zulgar Nain, ambassadeur de Bangladesh au Cameroun (avec résidence à Alger) ont tourné autour de l’accroissement de la production agricole au Cameroun et le développement de l’import-substitution dans le pays.

Lors de son échange avec la presse, Gabriel Mbaïrobe a expliqué que la délégation coréenne est venue concrétiser l’installation d’un Centre coréen de la recherche et du développement agricole (COPIA), qui sera un épicentre d’une chaîne de développement de riz en Afrique. Il s’agit aussi de l’extension de support de coopération coréenne au développement de riz par la production d’une semence de riz de qualité sur 100 hectares irrigués.

De la bouche du membre du gouvernement camerounais, l’on a appris que le projet qui se présente comme un épicentre d’une chaîne de développement de cette denrée, va couvrir à la fois l’Afrique de l’Ouest (Ghana, Sénégal) et l’Afrique de l’Est. L’audience accordée à Muhammad Zulgar Nain,  a présenté les nouvelles pistes de coopération entre le Cameroun et le Bangladesh.

« Mon pays a du succès dans le secteur agricole. Nous sommes intéressés par l’expérience et le marché camerounais. Les deux pays peuvent se soutenir mutuellement » a souhaité l’ambassadeur de Bangladesh au Cameroun.

Jean Daniel Obama

Hydrocarbures : Plus de 600 milliards FCFA de la SNH transférés au Trésor public

0

C’est ce qui ressort du conseil d’administration de la Société nationale des hydrocarbures, tenu 08 décembre 2022, pour sa deuxième session ordinaire de l’année en cours.

La production nationale des hydrocarbures au Cameroun se chiffre à 20,828 millions de barils de pétrole au 31 octobre 2022, en baisse de 2,82% par rapport à la même période de l’année dernière et 2 002,09 millions de m3 pour le gaz naturel, en hausse de 8,12%.

Les ventes de pétrole et de gaz effectuées par le Société nationale des hydrocarbures (SNH) pour le compte de l’Etat du Cameroun ont permis de transférer au Trésor public, après déduction des charges, la somme de 614,277 milliards FCFA. Cette somme est en augmentation de 91,03% par rapport à la même période de l’année dernière.

C’est ce qui ressort du conseil d’administration de la SNH, tenu 08 décembre 2022, pour sa deuxième session ordinaire de l’année en cours. De ce conseil d’administration, l’on apprend également que la SNH a versé à l’Etat du Cameroun 15 milliards FCFA de dividendes, 9,317 milliards FCFA d’impôt sur les sociétés, ainsi que divers autres impôts et taxes (notamment la taxe sur la valeur ajoutée, les retenues à la source sur salaires, les précomptes et comptes sur loyer, le prélèvement spécial sur les revenus à l’étranger, les acomptes d’impôt sur les sociétés, impôt sur les revenus non commerciaux, frais d’enregistrement et droit de douane), chiffrés à 3,426 milliards FCFA.

Conformément à sa mission, la SNH reverse à l’Etat du Cameroun les recettes issues des ventes d’hydrocarbures, après déduction des charges. Lorsqu’on évoque les transferts à l’Etat, deux termes sont utilisés : le solde transférable et le solde transféré.

Le solde transférable est issu du tableau des opérations pétrolières, un tableau prévisionnel des recettes et dépenses, qui est actualisé au début de chaque trimestre. Un ajustement est fait à la fin de chaque trimestre pour tenir compte des réalisations définitives. Les ajustements effectués au 4è trimestre d’un exercice donné sont pris en compte au cours du 1er trimestre de l’exercice suivant.

Au regard de ce mécanisme, il se dégage nécessairement soit un windfall (trop transféré), soit un shortfall (moins transféré) imputé à l’année suivante. Quant au solde transféré, il correspond au montant effectivement transféré au cours d’un exercice donné. Ces transferts sont comptabilisés en recettes dans le Tableau des Opérations Financières de l’Etat (Tofe) sous la rubrique « Redevance SNH ».

Jean Daniel Obama

- Publicité -
Google search engine