Education : Le budget toujours en deçà des recommandations des Objectifs de développement durable (ODD)

Un plaidoyer a récemment été conduit auprès des parlementaires par  la Cameroon Education For All Network (CEFAN), afin de suivre le processus d’établissement d’une convention de partenariat entre ladite coalition et les députés de la nation.

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Le gouvernement camerounais a souscrit aux engagements des Objectifs de développement durable (ODD), notamment le 4ème qui recommande de porter le budget de l’éducation à 6% du Produit intérieur brut (PIB) ou à 20% du budget national. Depuis 2015, le Cameroun n’est jamais parvenu à honorer cet engagement. Bien plus, les budgets successifs, semblent stagner autour de 16% quand ils ne régressent pas.

C’est ce qui ressort en substance de la cinquième rencontre de plaidoyer de la Cameroon Education For All Network (CEFAN), auprès des parlementaires des commissions de l’éducation, de la formation professionnelle et de la jeunesse du sénat et de l’Assemblée nationale.

Selon le Rapport d’évaluation technique du document de stratégie du secteur de l’éducation et de la formation (RESEN 2013-2020), le Cameroun est le seul pays en Afrique Centrale qui finance le moins son système éducatif et donc qui sollicite le plus les ménages. « Une autre conséquence qui découle inexorablement de ce sous-système, c’est la sous-scolarisation des ménages à faible revenu qui décrochent du fait des sollicitations financières au-dessus de leurs possibilités » explique la CEFAN, une coalition camerounaise des Organisations de la société civile (OSC).

La cinquième rencontre de plaidoyer de la CEFAN tenue samedi 10 décembre dernier à Yaoundé, a donc été l’occasion pour les responsables de de ladite coalition de poser un plaidoyer au parlementaires, en vue de l’augmentation des budgets publics de l’éducation à l’heure de la transformation de l’éducation. Un point d’honneur a également été mis sur les enjeux de la gratuité du préscolaire et la résilience du système éducatif au Cameroun.

Après avoir félicité la CEFAN pour l’initiative, le député Peter Njume a indiqué que « nous avons pris certains engagements pour que les préoccupations sont amenées vers nous soient réalisées surtout au niveau du budget alloué à l’éducation. Nous allons continuer de travailler pour qu’au mois de mars 2023 nous puissions poser ces différents problèmes aux membres du gouvernement lors des questions orales et écrites pour voir dans quelles mesures nous pouvons y apporter des solutions durables ».

Selon l’exposé fait par les responsables de la CEFAN, le plaidoyer pour le système éducatif résilient vise à garantir le droit à l’éducation. Ce droit selon la coalition est mis à mal par la pauvreté mais aussi par les multiples situations de crise que traverse le Cameroun. En effet, les conflits dans les régions de l’Extrême-Nord, de l’Est, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont selon le CEFAN handicapé la scolarisation de nombreux enfants, les écoles ont été incendiées ou transformées en abris pour les familles ayant fui la guerre.

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