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Directeur Général des Boissons du Cameroun: « nous allons investir 200 milliards de fcfa sur cinq ans »

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Recevant la presse et quelques partenaires à l’occasion du dévoilement de sa nouvelle identité visuelle, le Directeur général des Boissons du Cameroun, Stéphane Descazeaud, a détaillé le programme d’investissement du groupe et sa stratégie pour les prochaines années.

«Au mois de juillet 2022, dans le cadre de l’annonce du projet d’acquisition de GUINNESS Cameroun, CASTEL s’est engagé à mettre en œuvre un plan d’investissement massif pour renforcer ses capacités de production au Cameroun, dans le but d’élargir son portefeuille de produits et accompagner le développement du marché des boissons qui est en constante croissance. Depuis cette date, nous avons ardemment travaillé à dessiner les détails de notre plan industriel quinquennal pour qu’il réponde aux spécifications de notre cahier des charges et aux exigences de l’ensemble de nos partenaires et parties prenantes, dont l’Etat du Cameroun.

Leader de notre secteur d’activité, première entreprise citoyenne, premier collecteur et contributeur au budget de l’Etat avec plus de 316 milliards de FCFA d’impôts et taxes payés en moyenne par an, premier employeur du secteur privé hors pétrole avec 4 205 emplois directs et plus de 100 000 emplois indirects, et également un des premiers investisseurs privés avec près de 130 milliards de FCFA d’investissements réalisés au cours des 5 dernières années. Que d’éléments positifs pour être fier de ce parcours pourrait-on penser de prime abord ! Mais l’impératif de modernité et l’investissement dans de nouvelles capacités dans notre secteur d’activité restent le seul gage de survie, parce que les modes de vie changent, les technologies, et nos consommateurs aussi.

En ces temps où l’instabilité s’impose aux entreprises comme une « norme », les leçons tirées du covid-19 et de la guerre Russo-Ukrainienne nous enseignent que celles qui réussiront à résister et à renverser la tendance pour accompagner la croissance et leur rentabilité, seront celles qui seront les plus audacieuses, les plus agiles, les plus innovantes, capables de se transformer et de s’adapter à un environnement qui change sans cesse.

C’est la raison pour laquelle, à travers la dynamique qui porte notre nouvelle vision agro- industrielle, Castel au Cameroun projette d’investir sur les 5 prochaines années un budget de 200 milliards de F CFA pour l’augmentation de nos capacités de production – que ce soit dans la fourniture de matières premières, les emballages, la production, la fourniture d’énergies ou bien la distribution- afin de répondre en quantité et en qualité aux attentes des consommateurs, et de continuer notre développement sur les marchés actuels et futurs qui sont en constante évolution. Qu’il s’agisse de bières blondes et brunes, ou de bières dites « stout », avec le projet d’acquisition de Guinness Cameroun SA, notre objectif final est d’améliorer la disponibilité de nos produits, dans toutes les régions du Cameroun, sans compromis pour la qualité, en conservant un prix compétitif, afin de satisfaire au mieux les attentes de nos consommateurs, qui sont encore trop souvent confrontés à des problèmes d’indisponibilités de produits.

C’est pour lancer les travaux de ces nouveaux investissements industriels qui vont démarrer dans les prochaines semaines dans les régions du Centre, de l’Ouest, du Nord et du Littoral, que le Président du Conseil d’Administration, Monsieur Palu en personne a fait le déplacement de Yaoundé.

D’ici fin 2024, nous prévoyons d’installer 3 nouvelles chaînes verres supplémentaires (capacité de production de 700 000 hl/an, soit 2 100 000 hl au total) respectivement à Yaoundé, Ga roua et Bafoussam, ainsi que des capacités additionnelles correspondantes en caves et fluides qui permettront de maximiser ces nouveaux outils de production. A terme, nous allons augmenter de plus de 20% notre capacité d’embouteillage « verre », ce qui contribuera à réduire notre impact environnemental en droite ligne avec l’esprit de nos valeurs. Non seulement ces investissements nous permettront de suivre la croissance de la demande, d’accroître notre ancrage territorial dans le principe «une région – une usine », notre objectif étant de pouvoir fabriquer toute la gamme de nos bois sons dans nos différentes usines ; mais surtout ils nous permettront également de donner un formidable élan à la lutte que nous engageons pour l’environnement en augmentant significativement notre capacité de production de bois sons gazeuses en verre consigné, re cyclable à l’infini, au détriment du PET, qui est un véritable fléau dans le monde et au Cameroun en particulier. Je tiens à saluer et à remercier les actionnaires de la Sabc, pour leur engagement et l’effort financier associé au développement des emballages en verre, beaucoup plus onéreux que les emballages plastiques.

Notre filiale Socaver à Douala, spécialisée dans la fabrication de bouteilles en verre, profitera également de ce grand projet. Dès 2023, nous allons augmenter sa capacité de production de 25%, puis de 50% en 2024, afin de nous assurer que la Sabc ne manquera pas des emballages nécessaires à son expansion.

Monsieur le Ministre,

Mesdames et Messieurs,

Vous avez sans doute remarqué à votre arrivée en ces lieux que, contrairement à nos usages, tous les supports visuels sont retournés ou voilés. Depuis quelques jours, nous avons lancé via le digital, un teasing pour dire que le Groupe Sabc change… Nous y sommes. Nous avons choisi ce moment solennel, à dessein et en votre présence, pour faire la révélation de cette campagne institutionnelle qui vise à montrer le nouveau visage de la Sabc qui devient aujourd’hui « Boissons du Cameroun ». Ce changement de nom fait suite à la décision prise par le Conseil d’Administration le 30 mai 2022 de renommer la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun en Société Anonyme des Boissons du Cameroun.

Afin de repositionner son image par rapport à sa promesse de marque, la Sabc a recouru à l’agence conseil en Communication et marketing Ascese pour le développement d’une nouvelle identité visuelle et d’un logo. Un logo relifté, conservant l’emblème du Lion au milieu d’une capsule ouverte sur la droite, aux couleurs rouge, noire et grise identitaires de la marque, a ainsi vu le jour pour illustrer un change ment, dans la continuité.

Pourquoi Boissons du Cameroun et non plus Brasseries du Cameroun ou Groupe Sabc ? Parce que le terme Boissons est l’emblème de notre ambition et l’étendard fédérateur de la chaîne de valeur que notre projet d’entreprise créé chaque jour depuis 1948.

La nouvelle dénomination Boissons du Cameroun symbolise le choix de l’évolution de l’activité de Sabc directe ment, ou à travers ses filiales Socaver et Semc. Dans sa transformation et sa marche en avant dans l’histoire, SABC est passée d’une entreprise centrée sur le brassage, à une entreprise qui assure aujourd’hui une intégration amont et aval de ses activités, pour soutenir durablement la création de valeur, le développement d’autres filières connexes, d’une économie à la fois solidaire et circulaire, la promotion du consommer local et du Made in Cameroun.

Les entités actuelles Socaver (la Société Camerounaise de Verrerie) et Semc (la Société des Eaux Minérales du Cameroun), spécialisées respectivement dans la fabrication du verre creux, des casiers et préformes et la production des eaux minérales, seront aussi réunies sous une même dénomination et une identité unique – Boissons du Cameroun.

Penser, agir et s’exprimer à l’unisson, autour d’une même ambition et sous une seule et même identité, permettra à Boissons du Cameroun d’avoir plus d’impact et d’exploiter plus stratégiquement les ressources dont dispose l’entreprise pour innover et changer la donne.

Avec cette nouvelle identité, nous avons cherché à donner à nos équipes et nos partenaires, ainsi qu’à nos consommateurs, une idée claire et puissante de ce que nous sommes et de ce que nous voulons accomplir. L’attitude de Boissons du Cameroun est humble et sincère et nous pensons que notre nouvelle identité et notre nouveau logo se forgeront une empreinte unique dans le secteur agroalimentaire – une empreinte qui illustre à la perfection la nouvelle vocation que nous nous sommes donnés : poursuivre notre engagement citoyen pour un Cameroun émergent.

Boissons du Cameroun rend ainsi hom mage à notre passé dont nous sommes fiers, à ce que nous sommes, sans quoi nous ne pourrions pas construire la suite.

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs,

Boissons du Cameroun, ce sont les agriculteurs qui, à travers la Compagnie Fermière Camerounaise et Maïs cam, mettent à notre disposition du Gritz de maïs, pour la fabrication des bières de qualité supérieure avec des ingrédients made in Cameroun.

Avec Boissons du Cameroun, notre objectif est d’améliorer notre local content, de 50 % à 60 %, et ceci par la réduction des importations de matières premières qui entrent dans la fabrication des boissons et de certains consommables qui peuvent être fabriqués localement.

Avec Boissons du Cameroun, nous pro jetons d’investir en partenariat avec des acteurs Camerounais, à la mise en place d’une distillerie permettant de fa briquer sur notre territoire, l’alcool dont nous avons besoin.

Avec Boissons du Cameroun, nous travaillons à des projets d’élargissement de notre gamme de produits, pour faire en sorte que chaque Camerounais puisse trouver chez nous la boisson qui lui convient.

Hier comme aujourd’hui, Boissons du Cameroun s’engage à mettre son expertise reconnue au service de la qualité. C’est cette expertise qui lui vaut depuis plus de 70 ans d’être le partenaire privilégié des géants de l’industrie brassicole et de fabrication des boissons gazeuses. Je veux parler de Abinbev, premier brasseur mondial et propriétaire de la marque Castle Milk Stout qui est brassée par Sabc. Je veux parler de Heineken, de Warsteiner, d’Orangina, et peut être demain Gui ness. Nous brassons et fabriquons leurs marques depuis des décennies, sous licence, en gardant le même goût, la même qualité et la même saveur ! Pour assumer pleinement sa vision d’être le leader agro-industriel régional de référence dans la production et la commercialisation de boissons alimentaires au sein d’une organisation Performante, Rentable, Moderne et Citoyenne, Boissons du Cameroun ne souhaite plus apparaître seulement comme un Brasseur. Son nom se mêle implicitement aux autres activités stratégiques de ses filiales qui sont les emballages et les boissons parce que Boissons du Cameroun, est plus qu’une Brasserie !

Oui ! Boissons du Cameroun est plus qu’une Brasserie, parce que sa mission est avant tout citoyenne !

Boissons du Cameroun est plus qu’une Brasserie, parce qu’elle veut s’implanter durablement dans le cœur des

« …penser, agir et s’exprimer à l’unisson, autour d’une même ambition et sous une seule et même identité, permettra à Boissons du Cameroun d’avoir plus d’impact et d’exploiter plus stratégiquement les ressources dont dispose l’entreprise pour innover et changer la donne… » communautés !

Boissons du Cameroun est plus qu’une Brasserie, parce que cette entreprise est votre patrimoine et votre héritage !

Boissons du Cameroun est plus qu’une Brasserie parce que Boissons du Cameroun C’est Vous !

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs,

L’année 2022 qui tire vers la fin a été marquée par la réalisation d’actions de responsabilité sociétale sur les 6 axes de notre stratégie RSE (éducation – santé – environnement – arts et cultures – sport – promotion de l’entrepreneuriat jeunes). Sans oublier le départ de Monsieur Emmanuel De Tailly, qui a apporté de grandes améliorations ces dernières années grâce à la forte implication de tout le personnel et à sa vision stratégique de l’entreprise. Pour la 3e année consécutive et la 4e fois, SABC a été plébiscitée meilleure entreprise citoyenne du Cameroun. Depuis mai 2022, date de mon arrivée au Cameroun, notre secteur d’activité comme l’ensemble des secteurs économiques au Cameroun et dans le monde, traverse une période sans précédent avec une inflation galopante. Ce qui nous a nous a obligés à plus de résilience, d’adaptabilité et de remise en question afin d’aborder l’avenir avec optimisme. Nous nous sommes inscrits dans la démarche d’amélioration continue et avons renforcé notre engagement citoyen. Quatre faits majeurs méritent d’être soulignés :

•- Le renforcement de la « culture » sécurité pour nos employés et notre éco système, pilier fondamental du développement durable d’une entreprise ;

•- Le projet d’acquisition de Guinness Cameroun S.A. et les investissements futurs qui y sont associés ;

•- Le renforcement de la vision agro – industrielle de l’entreprise à travers le changement de dénomination et l’adoption d’une nouvelle charte graphique ;

• – Le lancement des nouveaux produits World Cola et YouZou suite à l’arrêt de notre partenariat avec Coca-cola.

Tous ces changements imposent des réajustements nécessaires pour nous permettre d’avancer dans ce monde imprévisible avec un minimum de Sécurité. Sécurité des biens, sécurité des personnes, sécurité de l’information ; avec un point d’honneur sur la sécurité de nos employés qui sera la priorité N°1 et le seul enjeu qui ne sera pas négociable, quels que soient les moyens nécessaires pour y parvenir.

L’année 2023 sera marquée par le renforcement de nos actions citoyennes et la recherche de l’excellence opérationnelle qui ouvre d’immenses perspectives et d’opportunités pour accroître notre performance financière et notre leadership social. Avec le lancement de ces nouveaux projets d’investissement, nous allons rapidement améliorer la distribution des Boissons au Cameroun qui n’est pas encore égale dans toutes les régions. Certaines souffrent encore de la rupture de produits selon les périodes. Nous allons donc continuer à renforcer le maillage total du pays afin d’assurer une distribution géo graphique en quantités suffisantes, sur toutes nos références, pour per mettre au consommateur de faire le choix de la qualité.

Je voudrais profiter de cette tribune pour saluer les efforts des collaboratrices et collaborateurs de Boissons du Cameroun qui, par leur professionnalisme et leur sens du devoir bien accompli, permettent tous les jours à l’entreprise de mettre en œuvre sa vision, de réaliser sa mission, dans le respect de ses valeurs de Performance, Responsabilité, Intégrité, Loyauté, Professionnalisme et Innovation.

Je voudrais saluer également nos distributeurs, dont certains sont ici avec nous, grâce à qui nous pouvons nous réjouir de proposer tous les jours à nos différents clients et consommateurs l’ensemble de nos 121 références produits.

Je salue et je remercie aussi nos partenaires de la société civile, notamment les associations de défense des droits et intérêts des consommateurs et les syndicats des exploitants des débits de boissons qui, inlassablement, contribuent à l’assainissement de notre secteur d’activité et œuvrent pour la consommation responsable de nos produits.

Mes remerciements s’adressent également aux Femmes et Hommes des médias ici présents dont je salue le professionnalisme et l’im partialité dans le traitement de l’information.

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs,

Pour terminer mon propos, je voudrais au nom du Président du Conseil d’Administration et des membres du Codir / Comex, vous réitérer notre engagement à nemé nager aucun effort à toujours œuvrer pour le bien-être des populations et la promotion de l’excellence, de la santé, des arts et de la culture, du sport et de la préservation de l’environnement, partout au Cameroun.

Plus qu’une Brasserie, Boissons du Cameroun est là ! Vive Boissons du Cameroun !

Vive le partenariat secteur public – secteur privé !

Vive le Cameroun !

Je vous remercie pour votre aimable attention.

Coupe du monde : Le Maroc tue le mythe des Lions indomptables

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L’Afrique n’a plus de représentants à la Coupe du monde 2022. Le Maroc, dernier ambassadeur du continent noir, a été éliminé ce 14 décembre 2022, sur une défaite (2-0) face à la France. Même si Bono s’est très vite retourné dans ses buts du fait d’un exploit de Théo Hernandez après seulement quatre minutes de jeu, le portier qui a propulsé son pays à cette étape de la compétition, a longtemps évité à son pays un naufrage face à une redoutable attaque des Bleus. Avant de céder en fin de partie sur un but de Kolo Muani, concluant une percée de Kilyan Mbappe (79′). Les Lions de l’Atlas ont pourtant forcé l’espoir en contenant l’artillerie française, menaçant même de rétablir l’équilibre. Deux fois en première mi-temps de renverser la vapeur. Hugo Lloris s’est montré indomptable, notamment sur la reprise acrobatique de Jawad el Yamiq (44′) puis à la 93ème minute, Koundé sauva un tir de Hounahi propulsé par Hamdallah sur la ligne de but.

A la fin, la saignée annoncée par certains observateurs n’a pas eu lieu. Le Maroc tombe les armes à la main. L’espoir d’une finale s’est évanoui face à la réalité. Pour autant, le Maroc a bousculé les limites d’une compétition qui semblait confiner l’Afrique et le monde arabe à un statut d’accompagnateurs à ce rendez-vous quadriennal. Le pays des Lions de l’Atlas devient le premier pays africain, le premier pays arabe, à traverser les quarts de finale de la Coupe du monde de football. Celui qui avait déjà été le pays africain à remporter un point dans ce tournoi de prestige, renvoie le record du Cameroun dans les ténèbres du passé. Le Cameroun a été le premier pays africain à atteindre les quarts de finale de la Coupe du monde, en 1990. Le Sénégal le rejoindra en 2002, et le Ghana en 2010. Jusqu’ici, ces trois pays détenaient ce record. Le Maroc les y a rejoints, et devancés. En en étant par ailleurs le premier pays arabe à atteindre cette étape. La page marocaine n’est pas encore fermée car il reste au Maroc le match de la 3ème place qui se joue ce samedi 17 décembre 2022. Ce sera contre la Croatie, son premier adversaire à ce Mondial. Une victoire propulserait les Lions de l’Atlas sur une marche de plus. La France, son bourreau des demi-finales, défendra son titre jusqu’au bout. Les Bleus joueront la finale dimanche 18 décembre 2022 contre l’Albiceleste. La France tentera de réaliser un exploit que seules l’Italie et son adversaire du jour ont réussi jusqu’ici : rempiler. A défaut, Didier Deschamps aura réussi à retourner les nombreuses défections qu’ils a enregistrées, en sa faveur.

Liberté de la presse : 57 journalistes tués en 2022

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Selon l’ONG Reporters sans frontières (RSF), ce chiffre est en augmentation de 20 % par rapport à l’année dernière.

La situation des journalistes s’est détériorée dans le monde en 2022. Selon le bilan annuel que vient de publier l’ONG Reporters sans frontières (RSF), indique cette année, 57 journalistes ont été tués, contre 48 l’année dernière. Et pour la première fois, 533 journalistes sont incarcérés dans le monde pour avoir exercé leur métier, contre 488 journalistes l’année dernière « Jamais, non plus, RSF n’avait enregistré un nombre aussi élevé de femmes journalistes emprisonnées. Elles sont actuellement 78 derrière les barreaux, soit une hausse historique de près de 30 % par rapport à 2021. Les femmes journalistes représentent désormais près de 15 % des détenus, contre moins de 7 % il y a cinq ans », apprend-on du rapport.

La Chine, où la censure et la surveillance ont atteint des niveaux extrêmes, reste la plus grande prison de journalistes au monde avec 110 journalistes incarcérés. La République islamique d’Iran, avec 47 détenus, est devenue la 3e plus grande prison au monde pour les journalistes, un mois seulement après le début d’un vaste mouvement de contestation.

Le nombre de journalistes tués est aussi en hausse : 57 d’entre eux ont payé de leur vie leur engagement pour informer en 2022, soit une augmentation de 18,8 % par rapport à 2021. Dès les six premiers mois de guerre en Ukraine, 8 journalistes ont été tués. En 2022, plus de 6 journalistes sur 10 ont perdu la vie dans des pays considérés comme en paix en 2022. Le Mexique enregistre à lui seul 11 journalistes assassinés, soit près de 20 % du nombre total de professionnels de l’information tués cette année. Ces chiffres, avec ceux d’Haïti (6 tués) et du Brésil (3 tués) contribuent à faire de l’Amérique la région la plus dangereuse pour les journalistes : près de la moitié des journalistes tués cette année (47,4 %) l’ont été dans cette partie du monde.

Toujours cette année, au moins 65 journalistes et collaborateurs de médias sont actuellement retenus en otages dans le monde.

Attaque des « microbes » : le Gouverneur de la Région du Littoral prend des mesures fermes.

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Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, le Gouverneur de la Région du Littoral, a tenu ce 14 décembre 2022 dans ses services une importante réunion de sécurité en riposte au phénomène des microbes.

Les mesures

Suspension de la circulation des mototaxis dans la ville de Douala entre 20h-6h ; fermeture des débits de boissons, des salles de jeux et autres lieux de plaisirs dans certains quartiers ; interpellation systématique des colporteurs de fakes news par les forces de maintien de l’ordre y compris même dans les réseaux sociaux ; interdiction du port des machettes, couteaux et tout objet tranchant, sont les premières résolutions données par le gouverneur.

Le contexte

Pour rappel, le mardi 13 décembre 2022, des brigands dénommés microbes, ont investi plusieurs quartiers de la ville de Douala, pour agresser les populations et arracher leurs biens. « C’est le cas au quartier Cité Sic, où, selon des sources, ces délinquants armés d’armes blanches, ont fait irruption, obligeant les fidèles d’une église à vider le lieu. Des cas similaires ont été signalés à Akwa, Beedi, Bonapriso, Makea, Bonamoussadi, Bessengue, Makepe, New-Bell, où les populations ont barricadé leurs domiciles plus tôt que prévu », indique l’un de nos confrères.

La cause

Selon un témoignage donné par un agent de police, ceci fait suite aux « vives altercations entre policiers et jeunes du quartier Makea le lundi 12 décembre à l’hôpital Laquintinie, relatives à la garde du corps d’un jeune dudit quartier abattu vendredi dernier par la police au cours d’une interpellation de dealers de drogue, la tension est montée dans la capitale économique ».

YaFe 2022 : derniers réglages avant le jour-j

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Officiellement prévue pour le 16 décembre 2022 au palais des Congrès de Yaoundé, les acteurs de la 17e édition de Yaoundé en fête (YaFe), s’active pour être fin prêt d’ici le 15 décembre en soirée.

Installation de stand à but commercial, montage du podium de concerts de musiques, vérification de l’espace manège et autre jeu de divertissement, enregistrements des exposants et délimitation du périmètre occupé par le dit événement sont là l’ambiance qui se dégage lorsqu’on se rend au niveau de la Partie basse du Palais des congrès de Yaoundé.

Avec pour principale articulation : Gastronomie, Foire marchande, Concerts et animations, Jeux et Manège, la foire commerciale de fin d’année dans la capitale camerounaise, offre une opportunité à tous les Camerounais en général et ceux de Yaoundé en particulier, des riches moments de partage et divertissement.

Stands gastronomies

Sur les lieux, quelques commerçants se disent déjà prêts pour la grande messe. Bien que n’ayant pas eu assez de moyens pour apporter des innovations à leurs prestations de chaque année, nombreux d’entre eux, pensent que la fête sera belle et qu’il y aura sûrement des bénéfices à se faire. « J’ai déjà fini l’installation de mon stand. Demain, je vais passer la nuit ici. Car tous mes produits seront déjà installés d’ici demain soir », indique Madeleine Mba, détentrice de stand. Tout comme elle, l’équipe technique des Concerts et animations pense finir ce jeudi, car « sans l’animation, la fête ne peut être belle ». Dans les stands et un peu de partout à l’alentour, des grilles sont installées pour empêcher les intrus de s’y inviter. L’on peut déjà apercevoir quelques curieux de passage, qui veulent se rassurer de la tenue de l’événement. « Je suis juste venu m’assurer que YaFe aura bien lieu, au cas contraire, je vais me déplacer de la ville avec ma petite famille pour aller fêter ailleurs », affirme Fabiola de Rochet, citoyenne française de passage au Cameroun.

Emplacement concerts et animations

Il faut rappeler que la 17ème édition de YaFe se déroulera du 16 décembre 2022 au 1er janvier 2023. Une occasion de faire de bonnes affaires durant les fêtes de fin d’année.

Loi de Finances 2023 : Le taux d’imposition des PME va baisser de 3 points

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L’annonce a été faite par Joseph Tchana, secrétaire général du ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa).

En 2023, le taux d’imposition des Petites et moyennes entreprises (PME) va baisser de 3 points, passant ainsi de 28% à 25%. L’annonce a été faite par Joseph Tchana, secrétaire général du ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa). C’était le 8 décembre dernier, à l’occasion du lancement de la deuxième édition du Forum de la PME camerounaise, au siège du Groupement inter-patronal du Cameroun à Douala, capitale économique du pays.

Célestin Tawamba, président du Gicam a indiqué que le gouvernement camerounais et la structure dont il a la charge, travaillent actuellement sur des mesures en faveur des PME et la transformation locale des produits qui vont permettre à ce que les PME qui étaient dans l’informel puissent formaliser leurs documents.

«Nonobstant les dispositions de l’article 17 ci-dessus, le taux de l’impôt sur les sociétés pour les contribuables réalisant un chiffre d’affaires égal ou inférieur à FCFA trois (3) milliards est fixé à 25%.», peut-on lire dans le projet de Loi de finances 2023. Le gouvernement précise en outre que le taux prévu à l’alinéa premier est applicable à partir de l’exercice fiscal clos au 31 décembre 2022. Ce qui veut dire qu’au terme de l’exercice fiscal qui sera clos le 31 décembre 2022, le taux d’imposition applicable aux sociétés ou aux contribuables ayant réalisé un chiffre d’affaires inférieur ou égal à 3 milliards de FCFA sera de 25% et non plus de 28% comme il est consigné dans le code général des impôts mis à jour le 1er janvier 2022.

Budget 2023 : Le Chef de l’État doit corriger la copie du Parlement avant la promulgation.

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Par Louis-Marie Kakdeu

Si Paul Biya se reconnaît encore Président de la République du Cameroun et donc, investi par le peuple camerounais pour servir ses intérêts, alors il ne doit pas promulguer la loi des finances 2023 en l’état. Pour des raisons d’équité et de bon sens, voici 4 points qu’il doit pouvoir ajuster avant signature :

1.         Article 122 sur l’exonération de certaines charges fiscales pendant les 5 premières années d’exploitation agricole : Il serait complètement inutile dans la promotion de la production agricole de limiter les avantages fiscaux aux « exploitants individuels » en phase d’exploitation. Jusqu’en 2022, ces exploitants individuels ne payaient pas d’impôts sur leurs champs et par conséquent, une telle mesure serait nulle d’effet. Au contraire, elle pourrait engendrer des effets pervers allant dans le sens de décourager la production locale d’ici 5 ans. Pour la rendre opérationnelle, il faudrait élargir la mesure aux « entreprises agricoles » ou aux « exploitants agricoles » afin que les investisseurs se sentent concernés et attirés vers la production au niveau local.

2.         Article 124 sur les droits d’accises ad valorem : Il serait regrettable que l’on limite cette mesure incitative à la fabrication de la bière, l’opium du peuple. Il faudrait étendre la disposition d’abattement de 30% des droits d’assises à toute l’agro-industrie ou à toutes les entreprises sans exception qui achètent 40% de leur matière première au niveau local. Un tel élargissement permettrait de promouvoir même le secteur de la farine qui se retrouve en danger en ce moment en raison de la forte extraversion de notre économie. Il serait politiquement correct d’exiger que les agro-industries camerounaises garantissent prioritairement le marché aux producteurs locaux.

3.         Article 128 sur l’exonération de la TVA sur les produits vendus directement par les agriculteurs : Une telle mesure permet de neutraliser les méfaits des intermédiaires dans la chaîne d’approvisionnement. Elle est directement profitable aux producteurs qui verront leurs produits acheter au prix du marché et aux consommateurs qui seraient épargnés de la spéculation des intermédiaires. Mais, il est incompréhensible de la limiter aux achats des entités publiques. Il faudrait l’élargir à tous les acheteurs, y-compris les entités privées, en vue d’en tirer pleinement profit sur la lutte contre la vie chère.

4.         Article 229 portant sur l’institution d’une nouvelle Taxe Spéciale sur les Produits pétroliers : Le carburant est déjà surtaxé au Cameroun (près de 60% des prix pratiqués à la pompe). L’on ne peut pas continuer d’augmenter, même sur le gaz naturel seulement, sous peine de faire augmenter aussi les coûts de production au niveau local. En l’état, la production au niveau local n’est pas compétitive à cause de l’augmentation constante de ces coûts. Il faudrait aller chercher l’augmentation de l’assiette fiscale dans le secteur informel. Ce serait une mesure de bon sens dans la mesure où l’État ne doit pas laisser que seule une poignée de contribuables paie pour tout le monde !

Ce n’est qu’à ces 4 conditions que la loi des finances 2023 pourrait avoir un peu d’impact sur le coût de vie en 2023. Le Chef d’État peut promulguer sans scrupule. C’est son droit le plus absolu tant qu’il garde le pouvoir. Mais, il ne continuera pas à snober le peuple tout le temps, surtout plus en 2023. Les cris de la famine pourraient le désillusionner.

A bon entendeur salut !

Louis-Marie Kakdeu

Membre du Shadow Cabinet SDF

Économie, Finances et Commerce.

Financement de l’agriculture : Les organisations paysannes du Cameroun adressent un plaidoyer au gouvernement

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Elles demandent l’implémentation d’une politique alimentaire africaine globale, répondant au besoin urgent et pressant dont de se nourrir face à l’incertitude mondiale et au changement climatique.

Selon l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’agriculture en Afrique subsaharienne est extrêmement sous-capitalisée. Le capital par personne travaillant dans l’agriculture étant largement inférieur à celui des autres régions en développement. Cette situation selon les Nations-Unies s’explique par une insuffisance des investissements ainsi qu’un accroissement rapide de la population rurale dans la région.

C’est dans ce contexte que Yaoundé la capitale camerounaise a récemment abrité la 4ème conférence biennale organisée par la Concertation nationale des organisations paysannes du Cameroun (CNOP-CAM), en collaboration l’Alliance pour la sécurité alimentaire en Afrique (AFSA). Les travaux se sont tenues sous le thème : « Mobiliser les politiques et actions alimentaires africaines pour des systèmes alimentaires sains ».

Au terme des travaux, les organisations paysannes ont plaidé pour une augmentation du financement des systèmes de production et d’agriculture familiale africaines basés sur des approches agro écologiques, ainsi qu’à une politique alimentaire africaine globale, répondant au besoin urgent et pressant dont de se nourrir face à l’incertitude mondiale et au changement climatique.

Crist Macoloo, président de l’AFSA a indiqué que le système alimentaire basé sur le récit de l’agriculture industrielle n’avait pas réussi à nourrir le monde et l’Afrique en générant des aliments toxiques, en polluant l’environnement et en alimentant les crises climatiques.

« Parmi les pays les moins avancés en Afrique, nombreux sont ceux qui sont devenus de plus en plus dépendants aux denrées alimentaires importées au cours de ces dernières décennies. Cette dépendance n’est pas nécessairement un problème grave en soi, dès lors que d’autres secteurs d’exportation peuvent être développés pour générer des revenus et payer les importations de denrées alimentaires, mais souvent cela n’a pas été le cas » indique la FAO.

Infrastructures : la fibre optique gagne du terrain

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Dans le but de faciliter les échanges par voie électronique, de rompre l’enclavement et de conforter l’unité nationale, le gouvernement s’est engagé à développer une infrastructure de télécommunications adéquate.

Le principal enjeu étant d’assurer l’accès de tous aux services de communications électroniques et, sur toute l’étendue du territoire national. Cela passe par la densification de l’infrastructure d’accès, l’extension du réseau dorsal national en fibre optique (Backbone), et la multiplication des voies d’accès à l’international par le déploie ment des câbles sous-marins. Et à ce jour, les infrastructures des TIC ont connu une forte amélioration. Notamment : une infrastructure large bande maillant le territoire national comprenant une dorsale nationale large bande en fibre optique d’un linéaire de plus de 12 000 Km desservant l’ensemble des départements, des boucles optiques urbaines construites dans les villes de Douala, Yaoundé, Maroua, Limbe, Buea pour un linéaire total de 330,058 km ; l’interconnexion à l’infrastructure large bande, de l’ensemble des sites des services centraux de l’administration et l’interconnexion progressive des sites des services déconcentrés.

Le pays dispose aussi de : deux Points d’Échanges Internet (IXP) à Yaoundé et à Douala ; des réseaux de téléphonie mobile large bande 3G depuis 2014 et une connectivité à l’internationale diversifiée, d’une capacité de près de 3Tbits avec 4 points d’atterrissement des câbles sous-marins construits et fonctionnels à savoir SAT3 à Douala (40Gbits), WACS à Limbe (40Gbits), NCSCS (Nigeria to Cameroon Submarine Cable System : 10 Gbits) à Kribi et SAIL (South Atlantic Inter Link), câble Cameroun Brésil d’une capacité de 2,8 Tbits. En résumé, le Cameroun dispose actuellement d’un linéaire total d’environ 12 000 Km de fibre op tique interurbaine (contre 2 150 km avant 2012), soit 209 sur 360 arrondissements et 52 départements sur 58 desservis par la fibre optique, avec des bretelles vers les pays voisins, notamment le Tchad, le Gabon, la Gui née Equatoriale, la RCA et le Nigeria.

Sup’ptic : un moule à fabriquer des ingénieurs

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Née des cendres de l’ex Ecole Normale Supérieure des Postes et Télécommunications (Enspt) à la faveur d’un décret présidentiel signé le 26 octobre 2016, l’Ecole Nationale Supérieure des Postes, des Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication (Sup’ptic) est présentée comme le « hub de la formation numérique en Afrique centrale ».

C’est un moule à fabriquer des ingénieurs des télécommunications et autres futurs inventeurs du numérique. Ainsi, la Direction Générale de cette institution œuvre pour un projet pédagogique innovant basé sur la modernisation des laboratoires, des incubateurs et des outils de formation (le management des entreprises postales, des télécommunications et des TIC, la comptabilité, la logistique et transport d’une part, et d’autre part les réseaux des télécommunications, les radiocommunications, la sécurité des réseaux et systèmes, la géomatique, le droit du numérique, l’intelligence artificielle) etc.

Ecole de grande renommée qui compte 8 formations, 2 campus (Yaoundé et Buea), 50 ans d’expérience et plus de 90 promotions mises sur le marché de l’emploi, Sup’ptic offre en effet des formations diversifiées réparties en deux grandes divisions. D’abord, la division du numérique, des télécommunications et des TIC (Dtic) qui offre une formation des Ingénieurs des Travaux et des Télécommunications (ITT) en cycles Licence et Master. A ces deux cycles de formations basées à Yaoundé, l’Annexe de Buea forme des Techniciens des Télécommunications (TT) et des Agents Techniques des Télécommunications (ATT).

La deuxième division elle, concerne le management des entreprises postales et de l’économie numérique (Dpen) qui forme dans son campus de Yaoundé des Inspecteurs des Postes et Télécommunications (IPT) en cycle Licence et des Administrateurs des Postes et Télécommunications (ADM) en cycle Master. Alors qu’à l’Annexe de Buea, Sup’ptic forme des Contrôleurs des Postes et Télécommunications (CPT) et des Agents d’Exploitation des Postes et Télécommunications (Aept). Depuis sa création, l’école totalise près de 8000 diplômés dans différents cycles.

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