mercredi, mai 27, 2026
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Littoral. Environ 205 milliards attendus des centres d’impôts

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Les objectifs de mobilisation de ressources dans les centres régionaux d’impôts  cette année sont en hausse de 55,1 milliards de FCFA par rapport à 2022 et constituent seulement une partie des recettes fiscales attendues de cette région qui concentre l’essentiel des activités économiques du pays.

Comme  de manière générale sur l’ensemble du pays, la région du Littoral devra augmenter sa contribution en recettes fiscales cette année.  Les objectifs de réalisation fixés par la loi de finances 2023  pour les centres d’impôts de cette région sont en hausse  de  36%. La Région, poumon économique du pays, a « chaque année la lourde responsabilité de porter le budget de l’Etat par le niveau des ressources qu’elle mobilise. Cette année, et cela ne vous a certainement pas échappé, le niveau de sollicitation sera encore plus important au regard des nombreux défis qui nous interpellent », rappelle le ministre des Finances lors du lancement du budget à Douala, capitale de ladite région. En chiffres, les trois centres régionaux des impôts du littoral devront  apporter 204,8 milliards de FCFA  contre 149,9 milliards l’année dernière.  Soit des ressources additionnelles de 55,1 milliards, en hausse de 36%.  

Dans le détail,  le centre régional des impôts Littoral Ext qui a réalisé des recettes de 12 milliards l’année dernière, doit passer à 16,4 milliards en 2023. Le centre Littoral 2 devra dépasser les 66,5 milliards en 2022 pour atteindre 88,7 milliards de FCFA.  Il est attendu le plus de recettes du  centre Littoral 1. Environ 100 milliards de FCFA, bien loin des 76 milliards de 2022.  Mais il ne s’agit par-là  en termes de recettes fiscales,  de la contribution totale de la région aux 2 720,5 milliards de FCFA visés au plan national. Car, il faudra encore prendre en compte les recettes de la Direction des grandes entreprises ou encore celles des Douanes pour avoir la part de cette région qui concentre 80% des activités économiques du pays.

En plus de la réalisation des recettes fiscales, des efforts sont aussi à faire dans cette région au sujet de l’exécution de la dépense publique.   Les chiffres révèlent que ces dernières années, le taux de réalisation des différents projets inscrits au budget de la région sont bas. Le taux de réalisation physique des projets était de 66% en 2021 et à 50% pour l’exercice 2022. Une faible performance attribuée à l’insuffisante appropriation des procédures par certains acteurs de la chaîne d’exécution du budget. Notamment les maîtres d’ouvrage, maitres d’ouvrage-délégués. Le gouvernement decrie aussi le dysfonctionnement des certaines commissions de passation des marchés; la non implication des ingénieurs de l’Etat dans le suivi des projets, et la faible implication des maires dans le suivi des investissements de leurs collectivités.

Construction de la route Yaoundé-Bafoussam-Babadjou : La BAD exclut pour 4 ans, la société Gitto Costruzioni Generali Ltd Nigeria Limited

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Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement a établi que ladite entreprise s’était livrée à des pratiques frauduleuses et obstructives lors d’un appel d’offres pour l’acquisition des travaux routiers dans le cadre du Programme d’appui au secteur des transports-phase II.

Certains responsables de la société Gitto Costruzioni Generali Ltd Nigeria Limited, sont tombés dans le filet du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).  

Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement a établi que ladite entreprise s’était livrée à des pratiques frauduleuses et obstructives lors d’un appel d’offres pour l’acquisition des travaux routiers dans le cadre du Programme d’appui au secteur des transports-phase II.

« Durant la période d’exclusion, la société Gitto Costruzioni Generali Ltd Nigeria Limited et ses filiales ne seront pas éligibles pour participer à des appels d’offres pour des projets financés par le Groupe de Banque africaine de développement » martèle le communiqué qui ajoute qu’à l’expiration de la période d’exclusion, la société Gitto Costruzioni Generali Ltd Nigeria Limited ne pourra à nouveau être éligible pour participer aux appels d’offres de projets financés par le Groupe de la BAD, qu’à condition d’avoir mis en œuvre un programme de conformité à l’intégrité conforme aux directives de la BAD.

La réhabilitation de la route Yaoundé-Bafoussam-Babadjou ; l’aménagement de la route Grand Zambi-Kribi et l’aménagement de la route Maroua-Bogo-Pouss vise à répondre aux besoins urgents de développement socio-économique dans les régions de l’Ouest, du Nord, de l’Extrême-Nord et du Centre du pays.

Sanctuaire marial de Nsimalen : Pourquoi les squatteurs ont été chassés par le recteur

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Antoine Roger Evouna explique que ces individus impactaient négativement sur la communauté.

Depuis le lundi 09 janvier 2023, les individus qui occupaient illégalement certains endroits du site du sanctuaire Marie-reine-de-la-paix de Nsimalen ont été déguerpis par Le père Antoine Roger Evouna, recteur de cette infrastructure religieuse. « J’ai vidé le sanctuaire parce que beaucoup n’y étaient pas pour la prière. Certain ont été chassés par leurs familles » explique le recteur sur les colonnes de Cameroon Tribune du 17 janvier 2023.

A en croire Antoine Roger Evouna, à Nsimalen, 80 à 85% des personnes qui squattent le sanctuaire sont des enfants et ils ont des problèmes qui ne relèvent pas de l’ordinaire. « Par ailleurs, il y a un règlement pour les pèlerins. Nous sommes un sanctuaire à vocation universelle au même titre que Fatima, Lourdes et autres. Donc nous devons nous arrimer aux pratiques internationales » martèle le recteur du sanctuaire Marie-reine-de-la-paix de Nsimalen.

Selon une étude anthropologique et sociologique que cite Antoine Roger Evouna, les parents transmettent l’esprit de sorcellerie à leurs enfants. Ces derniers grandissent avec et à partir de l’âge de 13 ans, cet esprit se manifeste au plus haut niveau et ces enfants deviennent plus dangereux que leurs parents.

« Ils (ces enfants Ndlr) sont très vifs. Même dans les jeux. Quand ils parlent, ils le font comme des adultes. Ils sont également issus de parents qui ne sont pas simples. Ils transmettent leur complexité mystique à leurs enfants. Du coup, si on ne se laisse pas évangéliser de l’intérieur en profondeur, cet esprit se transmet de génération en génération. Nous avons la chapelle Notre dame de la délivrance. Elle a été construite pour délivrer le Cameroun de cette catégorie de personnes » explique Antoine Roger Evouna.

Complexe sportif d’Olembe : Les travaux n’ont toujours pas repris

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Le soleil est au zénith ce 17 janvier 2023. Il est un peu plus de 12h. Le boulevard qui relie le Complexe sportif d’Olembe-Yaoundé vit son train-train quotidien. Des véhicules de tout calibre vont dans tous les sens. La vie semble normale. Mais à l’observation, aucun de ces automobiles ne bifurque au chantier du Complexe sportif. Sur la bretelle principale qui dessert l’ouvrage, quelques personnes : certains postés sur place s’adonnent à des commentaires, d’autres en chasubles, sont visiblement des ouvriers de chantiers. Mais très vite, on s’aperçoit qu’ils s’occupent des chantiers immobiliers voisins à celui du Complexe sportif. L’esplanade de cet ouvrage imposant sa superbe dans un quartier en pleine construction, est un désert humain. Il faut user de stratagème pour avoir un accès visible sur l’ouvrage principal. Aucun engin à l’œuvre. Pas l’ombre d’un seul travailleur. Seul le bruit de quelques oiseaux contestent le calme plat ambiant. D’ailleurs, seul un véhicule administratif était garé dans un des parkings.

Bref c’est l’ambiance presque similaire observée la veille, date annoncée par Franck Mathiere, le vice-président de Magil, pour la reprise des travaux sur le site de ce chantier à l’arrêt depuis février 2022. La précision sur la date a convaincu plus d’un. Comme cet ouvrier ayant servi pour le compte d’un sous-traitant en son temps:  » Je travaillais pour une société de sous-traitance ici. Quand on a annoncé que le travail allait reprendre, j’ai attendu en vain qu’on m’appelle. J’ai préféré venir vérifier moi-même », confie ce jeune homme, la trentaine sonnée, qui attend encore son salaire, déçu.

Il faut montrer patte blanche pour accéder au site. Des policiers veillent à l’entrée principale. Tout étranger est éconduit.  » Nous avons reçu des instructions de la direction de Magil que seul le directeur général de Magil autorise que les journalistes entrent ici’‘, s’excuse le préposé à la sécurité. Précisant que  » certains journaux privés ont écrit qu’ils ont mangé l’argent et ont fui’‘. Gentiment, l’homme a mis un terme à l’échange, avant même d’avoir requis la qualité de l’étranger qui lui a fait savoir qu’il  » souhaiterait rencontrer monsieur Mathiere ».
Le chef du projet n’est pas en place.  » Monsieur Franck Mathiere n’est pas encore arrivé ici depuis le matin. Il était prévu une réunion avec les sous-traitants, mais ce n’est pas lui qui l’a présidée », avait déjà informé une source interne.

La reprise des travaux annoncée pour le 16 janvier 2023, n’a pas encore eu lieu. Deux jours après. Les sous-traitants sont fermes :  » Tant que nous n’avons pas reçu notre argent, nous ne reprendrons pas le travail car ce serait ajouter la dette sur la dette, alors qu’il nous semble que cet argent a déjà été décaissé », a prévenu un des sous-traitants qui réclament des paiements depuis avril 2021.

Contrats d’assurance. Les droits en cas de sinistre

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Calcul des indemnités, procédures, exclusions…l’expert livre des outils pour aider à mieux connaitre ses droits.

Les sinistres constituent le cœur de métier des sociétés d’assurance au Cameroun.  Alors que le taux de pénétration de ce secteur se situe à moins de 1%, non nombre de cette petite franche qui a accès aux services d’assurance ne connaissent pas leurs droits. Peu  de bénéficiaires des contrats d’assurance lisent ou comprennent le contenu de leurs contrats. Le sinistre est donc généralement source de conflits entre  l’assureur et l’assuré.  

D’après Yannick Zambo Zambo spécialiste du domaine, la première clause importante à respecter par l’assureur est d’indemniser la victime du sinistre conformément aux montants qui ont été prévus. En ce qui concerne l’assurance Responsabilité Civile Automobile par exemple, l’indemnisation est accordée sur la base indemnitaire. Or, certains automobilistes pensent toucher la cagnotte, une fois victime d’un accident de la circulation.  Pourtant, l’indemnité est calculé au terme d’une procédure bien élaborée. On commet un ou plusieurs experts qui vont sur le terrain. Ils évaluent les dommages qui ont été causés et c’est sur cette base qu’on indemnise de manière à ce que l’assuré puisse se retrouver exactement au niveau où il était avant la survenance du sinistre. « L’assuré ne doit pas se retrouver appauvri ou enrichi. L’assurance est une protection et non une source d’enrichissement », souligne  Yannick Zambo Zambo.

L’assureur est  aussi tenu de respecter les délais d’indemnisation. Pour l’assurance responsabilité civile automobile les délais sont de 1 mois maximum après que la victime ait donné son accord pour l’offre faite par l’assureur. « Dans le processus d’indemnisation, c’est l’assureur qui fait d’abord une évaluation des dommages, collecte toutes les preuves et fait une offre d’indemnisation à la victime » précise Yannick Zambo Zambo. Il ajoute que cette offre se fait maximum un an après la survenue du sinistre pour ceux qui n’ont pas enregistré de mort d’hommes et 8 mois maximum plus tard, pour les sinistres où il y a eu des personnes décédées. Une fois que l’offre est acceptée, l’assureur dispose d’un délai d’un mois pour indemniser. S’il ne le fait pas dans ce délai, il doit payer des pénalités de retard qui sont de 5% chaque mois.

Mode calcul des indemnités

Le montant à verser à la victime est calculé sur la base de plusieurs critères qui varient en fonction des types d’assurance. L’expert parle notamment de l’assurance vie et de l’assurance dommage. « En cas de dommages corporels, des lésions par exemple, il y a un barème qui tient compte de la gravité. C’est là qu’interviennent les médecins conseils. Mais s’il s’agit juste des plaies, vous allez à l’hôpital, vous ramenez des pièces justificatives et on vous rembourse. Mais il peut arriver qu’il y ait des séquelles qui peuvent aller d’une incapacité temporaire à une incapacité permanente. Là il y a un barème qui est déterminé après une période qu’on appelle la consolidation. C’est-à-dire lorsque les lésions que vous avez ne peuvent plus changer. Il est défini dans le code des assurances. »

Les exclusions

Contrairement à ce que pensent plusieurs assurés, il y a des aspects qui ne sont pas couverts par les contrats d’assurance. Le spécialiste souligne qu’il existe des exclusions conventionnelles et des exclusions spécifiques. « Pour la première, vous ne pouvez pas par exemple de vous-même créer le sinistre et on vous indemnise alors que c’est convaincu que c’est vous qui en êtes l’auteur. Il y a aussi les préposés, les personnes qui sont à votre charge et de votre véhicule. Si vous heurtez votre enfant par exemple, c’est exclu par l’assurance automobile. » Pour connaître tous ces éléments du droit, l’expert donne une astuce pour lire le contrat  que beaucoup jugent long. Il recommande de faire surtout faire attention aux encadrés derrière le document. Car ces encadrés résument le contrat sur ses points essentiels.  Il faudrait être plus attentif vis-à-vis de ce qui est écrit en gras. Il faut dire que les assureurs camerounais consacrent au moins 50 % des primes d’assurance au paiement des sinistres.

Assainissement : L’Ordre national des opticiens du Cameroun fait fermer 80 établissements clandestins à Yaoundé et Douala

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L’opération qui a débuté dans la capitale économique du pays il y a quelques jours et qui se poursuit à Yaoundé, a permis d’apposer des scellés sur les portes de certains établissements, exerçant illégalement la profession d’opticien.

L’Avenue Kennedy au centre-ville de Yaoundé, le carrefour intendance, la montée Anne Rouge en passant par le marché central. Les quartiers Mimboman, Mokolo, Nsam, Ngousso, Mobil Omnisports, ont été passés au peigne fin vendredi 13 janvier dernier par l’Ordre national des opticiens du Cameroun.

L’opération qui a débuté dans la ville de Douala il y a quelques jours et qui se poursuit à Yaoundé, a permis à l’Ordre national des opticiens du Cameroun d’apposer des scellés sur les portes de certains établissements, exerçant illégalement la profession d’opticien dans ces métropoles.

« La profession d’opticien bien organisée et bien régulée est le moyen le moins cher de venir à bout de 88% des cas de cécité. Selon les statistiques du ministère de la Santé publique, en 2018, le pays a franchi la barre de plus de 1 000 cas de cécité qui auraient pu être évités » a expliqué Solange Venerande Douanla, présidente du Conseil de l’Ordre national des opticiens du Cameroun.

Dans une interview accordée au quotidien gouvernemental paru lundi 16 janvier courant, Solange Venerande Douanla explique que l’Ordre avait planifié la fermeture de 28 magasins, mais sur le terrain, elle s’est rendue compte qu’il y avait une trentaine d’échoppes qui exercent le métier de manière foraine et qui ne répondent pas aux normes.

« Est opticien au sens de la présente loi, toute personne titulaire, soit d’un diplôme
d’opticien-lunetier, soit d’un diplôme d’opticien-optométriste ou de tout autre titre
reconnu par l’autorité compétente du pays où il a été obtenu, sous réserve de son
équivalence au Cameroun
 » précise la loi du 29 décembre 2005, modifiant et complétant certaines dispositions de la loi du 07 janvier 2019, relative à l’exercice et à l’organisation de la profession d’opticien au Cameroun.

Elections à la fédération camerounaise de volleyball : l’instance faitière africaine de la discipline dit ne plus reconnaitre Abouem A Boull Julien Serge comme président en exercice au Cameroun

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Bouchra Hajil, présidente de la Confédération africaine de volleyball (CAVB) l’a fait savoir dans une lettre de mise point.

L’heure est grave. Bouchra Hajil, présidente de la Confédération africaine de volleyball (CAVB) vient de publier une mise au point, concernant la situation actuelle d’Abouem A Boull Julien Serge au sein de la Fédération camerounaise de volleyball (FECAVOLLEY).

En effet, l’instance africaine de volleyball à travers sa présidente Bouchra Hajil indique dans sa missive que depuis son élection comme président de la Fédération camerounaise de volleyball en 2013, d’Abouem A Boull Julien Serge (alors président de ladite fédération) s’est distingué par « des agissements laissant à désirer ».

Dans la mise au point publiée dans le journal Cameroon Tribune édition du lundi 16 janvier 2023, il est reproché à d’Abouem A Boull Julien Serge : le non-respect des statuts de ladite fédération ; des tentatives illégales de modifications des statuts dans le seul but de renforcer son pouvoir et sa réélection par la modification du corps électoral.

La CAVB reproche également à d’Abouem A Boull Julien Serge l’absence « totale » de transparence financière et des informations relatives aux contrats de sponsoring, outre les obstructions répétées au travail des commissaires aux comptes élus par l’assemblée générale. Attitude de plus en plus irrévérencieuse envers le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep), tutelle de la FECAVOLLEY.

La CAVB explique dans son communiqué que ce sont ces agissements qui ont poussé les 2/3 des membres de l’assemblée générale à convoquer une assemblée générale le 04 janvier 2023. « Ladite assemblée générale s’est tenue le 04 janvier 2023 et monsieur Abouem ayant refusé de s’y associer, seule cette assemblée générale devient la personnalité morale habilitée à parler au nom de la fédération camerounaise de volleyball » indique le communiqué.

Dispositions en cours

Les 2/3 des membres de l’assemblée générale de 2013 ont décidé de convoquer une assemblée générale extraordinaire avec des points précis à l’ordre du jour. D’abord la révision et l’adoption des statuts pour les rendre conformes à la loi de 2018. Ensuite l’élaboration et l’adoption du code électoral. Il est également prévu la mise sur pied d’une commission électorale indépendante et le vote des membres qui la constituent. L’adoption d’un chronogramme électoral.

Calendrier électoral

09 janvier 2023 : Elections dans les arrondissements

13 janvier 2023 : Elections dans les départements

17 janvier 2023 : Elections dans les régions

20 janvier 2023 : Elections au sein de la fédération (assemblée générale élective fédérale).

Mise en place d’un marché africain des capitaux : Ces freins au financement des projets de développement dans la sous-région

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Entre autres difficultés, le directeur général de la BVMAC évoque l’harmonisation des cadres réglementaires et fiscaux qui serait un prérequis de même que l’assouplissement des règles de circulation des capitaux et des valeurs mobilières qui est indispensable.

Le continent africain reste encore trop dépendant de l’aide publique au développement qui selon le président de la République Paul Biya, semble ne plus correspondre aux besoins des Etats africains.

L’un des freins au développement de l’économie africaine reste la disponibilité des financements et le cadre juridique qui gouverne généralement l’obtention de ces financements est très contraignant et accroit l’exposition aux risques budgétaires de ces Etats.

Le financement du développement du continent, prioritairement à partir des ressources à mobiliser de l’intérieur, dans le cadre d’un grand marché des capitaux continue de nourrir des réflexions.

Dans une interview accordée au quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, paru jeudi 12 janvier dernier, Louis Banga Ntolo, directeur général de la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC) indique que le continent africain doit et est capable de mettre sur pied un marché de capitaux continental permettant aux Etats africains d’accélérer l’implémentation de leurs politiques publiques vecteurs de développement socio-économiques.

Il soutient qu’un marché africain des capitaux commun, libre d’accès à tous les pays, crée d’emblée une base de consommateurs ou d’investisseurs d’environ 1,6 milliard de personnes à l’échelle de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Selon le directeur général de la BVMAC, un tel marché permettrait ainsi de mobiliser facilement une épargne « faramineuse », disponible à la hauteur des besoins énormes de financement du continent.

La question de la monnaie unique

Entre autres difficultés, le directeur général de la BVMAC évoque l’harmonisation des cadres réglementaires et fiscaux qui serait un prérequis de même que l’assouplissement des règles de circulation des capitaux et des valeurs mobilières qui est indispensable. « Il s’agit d’un important défi à relever en prenant en compte la complexité qu’il y aurait à adapter les cadres réglementaires, eu égard à la multitude des monnaies nationales et régionales ayant cours légal dans le continent » reconnait Louis Banga Ntolo.

Il estime que les différentes banques centrales et les autorités monétaires en général devraient coopérer afin de faciliter et simplifier non seulement les opérations de changes, mais également d’ériger la libre circulation des capitaux actifs en règle et d’harmoniser les règles de transferts de propriété entre les juridictions ou pays. La stabilité politique sera également un facteur déterminant pour assurer la confiance des investisseurs et d’autres acteurs de marché.

La création d’un marché financier africain pourrait selon les experts, permettre à certains Etats surendettés chroniquement de venir restructurer leur dette publique intérieure. « En clair, l’existence d’un marché africain de capitaux peut éviter aux économies du continent de subir des conditionnalités de financement drastiques voire dégradants (telle que l’autorisation de sceller les ambassades des Etats emprunteurs en cas de retard ou de défaut de paiement souvent exigée par les investisseurs), et de maintenir soutenable leur endettement » explique  Louis Banga Ntolo.

SND30. Ecam souhaite organiser les PME par filières

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Le mouvement patronal compte mettre en œuvre cette formule qui, selon lui, pourrait permettre aux PME et PMI de bénéficier d’un accompagnement par secteur d’activité/filière et de mieux contribuer à la transformation structurelle de l’économie camerounaise.

Plusieurs analystes ont parfois suggéré la création des zones économiques spéciales pour mieux adresser les problèmes de la PME et de la PMI camerounaise. Pour le mouvement patronal Entreprises du Cameroun (Ecam), le regroupement par secteur d’activités ou filières est la meilleure option. Il s’agit selon Ecam,  d’une méthode qui pourrait être efficace pour le développement du Made in Cameroon, aux côtés des actions mises en place par l’Etat.  Notamment de la Stratégie Nationale à l’horizon 2030.

Ecam cite en effet deux leviers à activer, concernant les PME, pour un succès de cette politique de développement.  Sur le moyen-long terme, l’organisation des PME/PMI par filières est le levier envisagé. De manière concrète, Protais Ayangma précise qu’une plateforme digitale sera « conçue spécialement pour améliorer leur compétitivité mais également favoriser la mise en relation avec les institutions financières, susceptibles de leur donner les moyens de booster leur croissance et leur création de richesses. Il s’agit de leur permettre de bénéficier d’un accompagnement par secteur d’activité/filière ». Le président du mouvement Ecam l’a fait savoir il y a quelques jours, en adressant ses vœux pour l’année 2023.  

A court terme, le deuxième levier que suggère le Mouvement Patronal pour  une contribution des PME/PMI à la transformation structurelle de notre économie, est le retour du  forum PMEXCHANGE.  Ce Rendez-Vous qui rassemble les PME/PMI, les TPE, les Start-up et l’ensemble des acteurs de l’écosystème entrepreneurial du pays et au-delà, revient en 2023 après la dernière édition  tenue en 2017. «  Ce sera un temps fort où nous allons : offrir un lieu de rencontre idoine dans la ville de DOUALA pour initier des partenariats d’affaires; stimuler les échanges en B to B et en B toC; faire des partages d’expérience, émettre des idées pratiques lors de conférences de haut niveau; apporter des conseils par des Experts reconnus,; faire la vitrine des Savoir-Faire des PME/PMI qui viendront de différents horizons », a indiqué Protais Ayangma.   L’évènement se tiendra du 11 au 15 Mars 2023 à Douala, sur la thématique de « la contribution des PME à la transformation structurelle de l’économie par l’approche filière ».

Carnet noir: la dernière note musicale de Ze Bella

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Le monde de la musique camerounaise est en deuil. Ze Bella n’est plus. Le leader du groupe Golden sounds,plus connu sous le nom de Zangalewa, s’en est allé ce dimanche 15 janvier 2023, des suites de maladie.

C’est un grand nom de la musique qui quitte ainsi la scène. Ze Bella aura été une des figures emblématiques du groupe Golden sounds, issu de la compagnie de musique de la Garde présidentielle. Lequel a vite conquis le monde civil pour se hisser parmi les noms qui comptent dans la musique au Cameroun dans les années 70 et quatre-vingts. Les sources divergents parfois sur les noms, mais Ze Bella aura été la principale figure de ce groupe qui s’est émancipé du mutisme du monde militaire. Selon certaines sources, au départ, Elanga Maurice et Kalkaba Malboum sont les précurseurs du mythique groupe, puis  » Ze Bella, Dooh Guy, Ndenga (Makrita), Mewondo Mathurin et autre Betchem, constituent le second souffle de cet orchestre de la Garde républicaine, devenu GP musique, puis zangalewa par la force du succès du titre éponyme », selon Georges Parfait Owoundi, journaliste et natif du quartier Ekounou, jadis bercé par ce groupe, avant qu’il ne soit déplacé au quartier Obili.

Shakira

Et le colonel Didier Badjeck, d’agrémenter : Jean- Paul Ze Bella, ancien musicien de
la GP Compagnie musique, qui prit l’initiative de faciliter l’arrangement de Zangalewa. Faciliter, parceque cette entreprise fût l’ouvrage de plusieurs copains, contrairement à la paternité de la composition que le commun des mélomanes n’a attribué et à tort, qu’au seul disparu ». Et d’ajouter:  » Il n’était pas seul en effet, il avait avec lui des musiciens très outillés ( praticiens et théoriciens du solfège), c’est le cas de Betchem ( bassiste), Eyebe Luc ( l’un des meilleurs solistes du Cameroun), Door et Émile Kojidi ( saxophoniste actuellement aux Etats- Unis). Mais Jean-Paul était plus entreprenant et a su tirer avantage de ce tube qui l’a fait connaître, le lançant sur d’autres projets tels que  » maladie difficile à soigner ». C’était également les débuts d’Annie Anzouer qui avait une voix magnifique à cette époque ». D’autres noms comme Archangelo de Monaco, l’adjudant chef Bobda, l’Adjudant chef Dipita, Elanga Abraham, pianiste qui a fait ses classes au Conservatoire de Paris. Le colonel Didier Badjeck, aujourd’hui à la retraite, salue  » sa persévérance et son doigté dans le show-business, a fait émerger mondialement Zangalewa, et… Le Cameroun ».

Et de fait, c’est le titre  » Zangalewa » qui propulse le groupe sur la scène du show-business. Le groupe a ainsi conquis le monde civil à trice titre. Puis viendront  » Makrita » et  » Maladie difficile à soigner’‘. Pour le reste, le groupe se contentera des tournées nationales. Mais il a mis le pied à l’étrier pour Annie Anzouer. La chanteuse à la voix nasillarde n’a pas arrêté de chanter plus de quarante ans après. Alors que les hommes en tenue du groupe vivent leur retraite, la Colombienne Shakira les réveilla en 2010. A la faveur de la Coupe du monde Afrique du Sud, la chanteuse de renommée mondiale, commise pour composer l’hymne du Mondial, préféra la voix facile du plagiat. Le titre Zangalewa est copié pour les besoins de la cause. C’est le tollé depuis le Cameroun. La  » tricheuse » confessa son crime sans l’avouer. Et en paya le prix. Le retraité Ze Bella qui s’était retiré à Mfou près de Yaoundé, promit de se relancer et de ressusciter le groupe Golden sounds. Mais l’homme n’écrirai plus jamais une seule note de musique jusqu’à ce 15 janvier 2023.

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