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George Meka Abessolo: »la caisse des dépôts permet de sécuriser l’épargne institutionnelle »

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L’expert financier  directeur du cabinet risks mitigation clarifie les missions d’une caisse de dépôts et de consignations, analyse son impact dans le secteur financier, ainsi que ses possibles rapports avec les  établissements financiers.

Quel est le rôle d’une caisse de dépôts et de consignations dans une économie ? Peut-on la considérer comme une banque?

Le décret de création de la Caisse des Dépôts et de Consignations du Cameroun en 2008 crée une institution de finance publique avec des attributs assimilables à des activités financières et bancaires, sans pour autant nécessiter un agrément préalable de la Cobac pour être opérationnelle. Elle est essentiellement un service public de collecte, dépôts, conservation et consignations des avoirs publics et privés. Spécifiquement, elle devra collecter des consignations administratives (consignations sur les marchés publics, consignations pour coupe de bois, cautionnements des comptables publics, etc), des consignations judiciaires (fonds placés sous séquestre, fonds de greffe, consignations de la saisie vente, etc ) et des dépôts (fonds issus des comptes inactifs des établissements bancaires, fonds issus des liquidations des entreprises publiques, dépôts ordonnés par lois et règlements, etc).   Ces montants collectés avoisinent des milliards par an et doivent a priori financer le développement économique à moyen et  à long terme.  Une caisse de dépôts et consignations n’étant pas destinée à faire du profit, à la différence des banques commerciales, peut octroyer des prêts à long terme à des taux d’intérêt en deçà du marché et prendre des participations dans des secteurs économiques naissants, risqués et non attractifs au départ pour des investisseurs et accompagne ainsi le financement des politiques publiques.         

Quelle différence avec le compte unique du trésor?

La caisse des dépôts et consignations est une institution publique qui jouit d’une autonomie administrative et financière alors que le compte unique du trésor (CUT) est un instrument de gestion des liquidités de l’Etat logé à la Direction Générale du Trésor du ministère des Finances. Le CUT assure la visibilité des liquidités encaissées et décaissées, améliore le placement des liquidités et réduit le coût des emprunts de l’Etat. 

La caisse des dépôts va devoir accueillir les  ressources de l’Etat qui étaient jusqu’ici logées dans les banques. Y a-t-il de quoi s’inquiéter pour ces établissements ?

Les banques doivent encourager l’opérationnalisation de la caisse des dépôts et de consignations qui contribue à diversifier l’offre de financement de l’économie camerounaise, notamment dans les secteurs économiques et zones géographiques où l’investissement initial des banques n’est pas rentable à moyen et long terme tels l’agriculture, les PME, les projets énergétiques et projets structurants d’intérêt général. De plus, la caisse des dépôts et de consignations vient mobiliser et sécuriser l’épargne institutionnelle très importante qui à date est morcelée, invisible et non transparente. Il est vrai que nous sommes dans un contexte de rapatriement des fonds de l’Etat vers le compte unique du trésor et avec l’avènement de la caisse des dépôts et de consignations, les dépôts et consignations logés dans les banques devront être transférés à la caisse des dépôts comme le stipule le décret de 2008.        

A quoi devrait-on s’attendre une fois que cette caisse sera opérationnelle?

L’opérationnalisation de la caisse des dépôts et de  consignations doit être un précurseur de la nouvelle donne de l’investissement public comme l’a été la Société Nationale des Investissements (SNI) post indépendance. Ceci, en mobilisant, consolidant et sécurisant l’épargne institutionnelle qui reste à  date un défi majeur pour lui permettre d’adopter un paradigme nouveau d’investissement public générateur de rentabilité face aux enjeux socio-économiques de l’Etat. Là où les banques et le secteur privé considèrent encore risqué ; mais où des impacts sont effectivement quantifiables et propices à une amélioration des infrastructures et des conditions de vie des populations.

Finances publiques. La caisse de dépôts a ses premiers dirigeants

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La structure devient ainsi opérationnelle depuis sa création il y a 15 ans.

Le Cameroun aura désormais une Caisse de dépôts et de consignation(CDC) fonctionnelle.  Le Président de la République, a nommé le 20 janvier dernier, les personnes chargées de diriger cette structure attendue depuis plus de 10 ans. Richard Evina Obam, l’actuel directeur général  de la Caisse Autonome d’Amortissement occupera la fonction de DG. Moh Tangongho Sylvester, Directeur Général du Trésor au ministère des Finances sera le Président du Conseil d’Administration.  L’institution prend ainsi corps après la visite en novembre dernier, à Yaoundé, des membres de la délégation internationale du Forum des caisses de dépôt et de consignation. C’est à cette occasion que le gouvernement avait annoncé  l’accélération de son processus d’opérationnalisation.

La caisse de dépôts et de consignations a été créée par la loi du 14 avril 2008. Sa création avait été motivée par le fait que le secteur public se présentait comme le principal pourvoyeur du secteur bancaire.  La structure devrait donc désormais capter une partie des ressources de l’Etat jusqu’ici détenues par les banques. Il s’agit notamment des ressources provenant de l’épargne règlementée, des dépôts des notaires ou des professions juridiques, des consignations administratives et de cautionnements, des fonds des caisses nationales d’épargne ou de caisses de sécurité sociale, des fonds de retraite et des régimes de retraite, des fonds d’assurance et de garantie. En d’autres termes, c’est dans cette structure qu’iront  par exemple les frais d’achats d’un terrain qui étaient jusqu’ici orientés vers des comptes bancaires créés par les notaires. Il en sera de même pour la consignation payée au greffe pour l’enrôlement d’une affaire en justice ou encore de la caution déposée pour soumissionner à un marché public.

 Comme une institution financière, la caisse devra disposer des ressources de long terme qu’elle peut transformer en investissements pour les projets d’intérêt général comme  la construction des routes, des hôpitaux etc. La loi prévoit également que les ressources oisives du système bancaire soient transférées dans les caisses de dépôts.  L’équipe dirigeante  conduite par Richard Evina Obam et Moh Tangongho Sylvester est donc appelée à opérer pour le transfert de ces ressources vers la caisse des dépôts. Les deux hommes sont bien connus de la place publique. Le premier pour ses nombreuses prises de parole sur le service de la dette du Cameroun  et le second sur les activités du trésor public.

Employabilité : un statut pour promouvoir l’entrepreneuriat en milieu estudiantin

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« Le défi d’employabilité des diplômés en contexte de massification des effectifs postule à un changement de paradigme en mettant le curseur sur le développement des compétences innovantes et la valorisation des résultats de la recherche », peut-on lire dans les dernières lignes de la Circulaire du 13 janvier 2023. Cette assertion apparaît comme un coup d’accélérateur au processus d’insertion massive des diplômés des Universités sur le marché de l’emploi et dans le tissu économique en général. Cet acte fort du Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement Supérieur s’appuie de façon plus prononcée sur le triptyque cher au Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, à savoir : « Assurance qualité, Professionnalisation et numérisation des enseignements, Employabilité des diplômés ». Comme une suite logique, les trois composantes jonchent le parcours de ce qu’il convient désormais d’appeler « Etudiant-Entrepreneur ». Seulement, il s’agit d’un titre qui se mérite au bout d’un processus.

Eligibilité

Il s’agit avant tout d’un statut spécial accordé aux étudiants qui disposent d’une idée de projet et qui envisagent de créer une entreprise durant leur parcours académique ou après l’obtention de leur diplôme (l’idéal serait que tous les étudiants soient dans cette position). Tout apprenant régulièrement inscrit dans une Institution universitaire peut y accéder, quels que soient son niveau et sa spécialité. Ledit statut est octroyé au regard de la faisabilité du projet entrepreneurial et des qualités du porteur de projet. Les candidatures peuvent être soumises individuellement ou par groupe d’étudiants (5 maximum) de spécialité différente du même établissement. La procédure consiste alors à :

  • répondre à l’appel à candidatures dans les délais déterminés et présenter la demande de candidature ;
  • présenter son projet et ses motivations devant un comité de validation qui statue sur l’attribution du statut étudiant-entrepreneur.
    En cas d’obtention de ce sésame, une charte est signée par toutes les parties prenantes, fixant les engagements de l’étudiant-entrepreneur envers les encadreurs et le Directeur de la structure d’incubation et de pré-incubation.
    Délivré par le Chef de l’Institution universitaire sur proposition du Comité de Sélection et d’Evaluation, ce statut est valable pour une année académique. Il peut être renouvelé en fonction des besoins du porteur du projet dans les mêmes conditions que la première demande ou sur demande expresse du bénéficiaire. Ce dernier cas de figure met le Comité de validation à contribution, en fonction de l’engagement du demandeur sur son projet dans la période passée et de sa participation effective aux activités de la structure d’incubation.
    Accompagnement Et financement
    Au-delà du cadre universitaire, le Programme Etudiant-Entrepreneur vise à booster le produit intérieur brut du Cameroun, et donc son développement économique. C’est ainsi qu’il ressort dans la Circulaire, la nécessité de mettre sur pied un réseau de partenariat comprenant notamment les organismes publics en charge de l’emploi et de la promotion des Petites et Moyennes Entreprises (PME), ainsi que les Ministères sectoriels en charge des Finances, de l’Economie, des PME, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, du Commerce, mais aussi les partenaires au développement et les organismes de financement. Plus encore, le document stipule que « l’accompagnement et le soutien financier des entreprises créées par les étudiants-entrepreneurs concernent l’ensemble des actions et des moyens qui concourent à l’amélioration de la performance et de la compétitivité desdites entreprises sur le plan local et international ». Cette vision démontre à suffisance que le système de l’enseignement supérieur entend une fois de plus, remplir sa mission d’appui au développement, en vue de l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035.

Partenariat. BGFI et Afriland s’associent pour mieux financer l’économie

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L’un est leader du marché bancaire camerounais (Afriland) et l’autre, leader dans la zone Cemac (BGFI). Les deux font front commun. Dans un contexte où l’accès au crédit est cité comme l’un des principaux freins aux affaires, les deux groupes bancaires ont décidé de joindre leurs efforts. Afriland First group, qui domine le Cameroun avec un total bilan d’environ 1700 milliards de FCFA à fin septembre 2022 est désormais lié à BGFI, Holding Corporation. Lui aussi figure dans le top 10 des établissements de crédit au Cameroun avec plus de 500 milliards de crédits mobilisés.

Les deux groupes ont signé le 20 janvier à Douala, une convention de partenariat. Celle-ci, selon le vice-président exécutif du groupe Afriland permettra de « d’accorder plus de prêts à l’économie de la sous-région et même au-delà ». Joseph Toubi a par ailleurs souligné le rôle que pourrait jouer ce partenariat dans l’augmentation du taux d’inclusion financière dans la Cemac et au Cameroun. Le taux de pénétration bancaire en Afrique centrale est de 14%. Ce qui est très bas comparé à la moyenne de 34% en Afrique subsaharienne. En 2021, le taux de bancarisation au Cameroun reste encore faible. Le chiffre ne prenant en compte que les banques est de 28,4% en 2021. Avec un réseau de 58 agences et des produits digitaux, Afriland Cameroun mettra a profit sa forte pénétration, aux côtés de BGFI qui détient actuellement une vingtaine d’agences dans le pays. Mais ce dernier va surtout peser de son poids dans la sous-région, puisque le partenariat ne se limite pas au niveau du Cameroun.

Si BGFI, présent au Cameroun depuis une dizaine d’années, a moins de pénétration qu’Afriland, sa force réside surtout dans le financement des grands projets. BGFI Cameroun, est actuellement leader en la matière, avec une forte participation à des projets structurants, aux côtés du gouvernement et du secteur privé. Notamment la construction du stade de Japoma, les investissements de la Camwater et d’Eneo, la Sonara ou encore la mini centrale de Mbakaou dans le septentrion. Ce partenariat entre Afriland et BGFI sera surtout bénéfique pour le cofinancement de divers projets. Ce sont donc de bonnes perspectives qui s’ouvrent avec cette joint-venture.

Outre le financement des projets, diverses autres activités sont concernées par ce partenariat. Il s’agit notamment des opérations de commerce international, les activités de change, de transfert, opérations de transfert d’argent, remise des devises auprès de la clientèle corporate, etc. La collaboration entre les deux groupes portera aussi sur la formation de leurs personnels via leurs académies respectives et le partage d’expériences. Sur ce dernier point, BGFI qui a l’ambition de se développer dans le segment retail au Cameroun pourrait bien tirer parti de la forte expérience d’Afriland, leader en la matière. Dans le même temps, Afriland pourrait gagner de la forte expertise de BGFI dans le montage des financements des grands projets.

Management : Les comptes 2022 de la Mission de développement du Sud-Ouest à auditer

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Les travaux seront financés par le budget 2023 de l’entreprise.

Dr Besong Ntui Ogork, directeur général de la Mission de développement du Sud-Ouest (SOWEDA) vient de lancer un avis d’appel à manifestation d’intérêt en vue de la pré-qualification des bureaux d’études pour la réalisation de l’audit des comptes de l’entreprise, pour l’exercice 2022.

La mission principale de SOWEDA est la recherche continue de moyens d’élever le niveau de vie de la population rurale par le développement agricole et l’amélioration des infrastructures telles que les routes, les marchés, les systèmes d’approvisionnement en eau et les projets d’électrification.

L’entreprise accorde des prêts à des conditions favorables, proposant des projets de développement aux donateurs, pour le financement et l’établissement continue de servir de centre de détention d’informations sur le développement.

Grâce à un financement de la Banque africaine de développement (BAD) sur la période 1995-2000, le projet a amélioré la production agricole dans la région du Sud-Ouest par l’introduction d’un meilleur matériel végétal, la réduction des pertes après récolte et par une meilleure vulgarisation.

Concertation entre Emmanuel Macron et le GICAM : Le Forum de l’investissement privé se tiendra le 10 février 2023

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La rencontre prévue en début du mois prochain dans la ville de Douala, marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre du protocole de partenariat signé le 26 juillet 2022 entre le Groupement Interpatronal du Cameroun, le Mouvement des entreprises de France international (Medef International) et l’Alliance pour l’agriculture, l’élevage, l’aquaculture en Afrique (Alfa).

L’objectif du Forum est de mobiliser les investisseurs privés camerounais, porteurs de projets, pour le développement de chaînes de valeurs dans l’agriculture et l’élevage autour des opportunités déployées au ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader) et au ministère de l’Elevage, des pêches et des industries animales (Minepia), à travers la mise en synergie avec des partenaires européens dans le cadre de l’initiative Farm.

Le rencontre prévue le 10 février 2023 à Douala, a entre autres objectifs de mobiliser les mécanismes de financement dédiés aux entreprises africaines du secteur agricole et de l’élevage. Contribuer à l’évolution de ces instruments et surtout encourager l’élaboration de nouveaux outils afin de relever les défis du développement agricole en Afrique et de surmonter les risques inhérents à cette géographie. Notamment le climat, la sécurité et l’alimentation.

Les trois parties ont convenu d’identifier une vingtaine de projets de tailles moyennes (entre 350 millions et 3 275 millions FCFA d’investissement), de les évaluer, d’en confirmer la faisabilité pour aller jusqu’à la solution de financement.

Pour mémoire, c’est à la faveur de la visite du président de la République Française, Emmanuel Macron au Cameroun en juillet 2022, qu’une rencontre des investisseurs camerounais et français conduits respectivement par le Gicam, le Medef international et Alfa a débouché sur un protocole d’entente entre les trois organisations.

Décès du journaliste Martinez Zogo : le gouvernement ouvre une enquête judiciaire

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Dans un communiqué rendu public le dimanche 22 janvier 2023, René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication (Mincom) indique que « le gouvernement de la république condamne avec la plus grande fermeté, cette attaque dirigée contre un homme des médias et réaffirme que le Cameroun est un Etat de droit… ».

Nécrologie : Week-end noir pour le Cameroun

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Gabriel Dodo Ndoke (ministre des Mines) ; Martinez Zogo (journaliste) et Gweha Ikouam (ancien sélectionneur adjoint des Lions Indomptables) ont perdu la vie en fin de semaine dernière dans des circonstances différentes.

En l’espace de deux jours, le Cameroun vient de voir disparaitre trois visages connus de la scène nationale et même internationale. Gabriel Dodo Ndoke, ministre des mines, de l’industrie et du développement technologique paraissait pourtant en très grande forme la veille dans son bureau.

Selon l’un de ses collaborateurs, le membre du gouvernement a reçu en audience l’ambassadeur d’Italie vendredi 20 janvier courant en matinée, pour échanger au sujet de la réhabilitation de la SCAN (société des conservatrices alimentaires du Noun, ndlr). Le lendemain samedi 21 janvier, c’est à l’hôpital de la caisse à Yaoundé que sa mort a été résolue vers une heure du matin. Il y a été conduit en urgence après un malaise à son domicile. L’on parle d’une crise cardiaque.

Martinez Zogo

Le journaliste camerounais Martinez Zogo, chef de chaîne de la radio « Emplitude FM » à Yaoundé a été retrouvé mort, dimanche 22 janvier dernier, a annoncé le Syndicat national des journalistes du Cameroun. L’animateur avait été enlevé, le mardi 17 janvier 2023, devant un poste de gendarmerie, à Yaoundé.

Selon le Syndicat national des journalistes du Cameroun, la dépouille de Martinez Zogo a été mutilée et dans un état de putréfaction avancée. Dans un communiqué, le syndicat dénonce un assassinat odieux aux conséquences qui restreignent encore plus la liberté et la sécurité au Cameroun. Le syndicat informe que l’animateur a été retrouvé dans un état de putréfaction avancé. Il était complètement nu. Il a été conduit à la morgue, d’après identification par des proches. C’est une confirmation.

Gweha Ikouam

Après Modeste Mbami il y a quelques, c’est au tour de l’entraîneur Gweha Ikouam de quitter définitivement la scène. L’ancien sélectionneur adjoint de l’équipe fanion du Cameroun est décédé ce dimanche, des suites d’un accident de la circulation à Yaoundé. Le drame s’est produit aux premières heures de la journée, selon les témoignages.

Le site Camefoot.com informe que Ancien professeur d’EPS, Gweha Ikouam Fils a passé le gros de sa carrière sur le banc de touche de plusieurs clubs et sélections nationales de football. Il a notamment entraîné le Tonnerre de Yaoundé, Dinamo de Douala, Unisport de Bafang, Mount Cameroon etc. Ancien sélectionneur des Lionceaux U20, il a été finaliste de la CAN 2008 au poste de sélectionneur adjoint de l’équipe senior.

Affaire Emmanuel Gérard Ondo Ndong-ministère public : Voici la listes complète des 23 immeubles saisis par la Société de recouvrement des créances du Cameroun S.A (SRC)

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Le mandataire de l’Etat du Cameroun pour le recouvrement des créances issues des condamnations pécuniaires au profit de l’Etat et de ses démembrements invite également les occupants desdits immeubles à prendre attache avec ses services.

Ondo Ndong Emmanuel Gérard  

  • Un immeuble non bâti sis à Yaoundé lieu-dit quartier Simbock, issu du morcellement du TF numéro : 28555 de contenance superficielle de 7365m3
  • Une concession à trois appartements juxtaposés avec sécurisation par une clôture au lieudit quartier Biyem-Assi
  • Un duplex avec dépendance clôture VRD en vue du logement des enfants Ondo Ndong au lieu-dit quartier Ngousso à Yaoundé
  • Un duplex à usage de résidence secondaire au lieudit quartier Fouda
  • Une mini cité de 40 chambres au lieudit Soa
  • Une résidence avec clôture, jardin VRD et deux dépendances au lieudit Nsimeyong
  • Un duplex avec clôture, dépendances et VRD au lieudit Ntoungou Maetur Golf à Yaoundé
  • Un immeuble avec rez-de-chaussée plus trois étages VRD au lieudit quartier Mballa 1 Dragages à Yaoundé
  • Un ensemble immobilier dénommé Hôtel La COURONNE au lieudit Ambam centre-ville
  • Un complexe immobilier à usage commercial au lieudit Ambam comprenant une menuiserie, une salle d’exposition, la station-service Total, des boutiques
  • Une grande résidence type palais au lieudit Assandjick et les meubles meublant à Ambam
  • Une résidence structurée et inovée à Ambam

Mbele Moïse

  •  Un immeuble non bâti objet du titre foncier numéro 33532/Mfoundi d’une contenance superficielle de 652 m2 situé au quartier Essos à Yaoundé
  • Un immeuble non bâti (actuellement bâti), objet du titre foncier numéro 32619/Mfoundi d’une superficie de 1125m2 au lieudit Ekoudou-Bastos
  • Un immeuble bâti (mini-cité) à Soa au lieudit Banda
  • Un immeuble bâti de rez-de-chaussée plus quatre étages comprenant des appartements à usage locatif au lieudit Mfandena Omnisports

Ketchami Charles

  • Un immeuble non bâti objet du titre foncier numéro 1528/Mfoundi d’une superficie de 761m2  au lieudit Mimboman

Nguema Ondo

  • Un immeuble bâti au lieudit Odza PK 10 Yaoundé comprenant un duplex sur un terrain de 1100m2 

Bitye Bi Ebanga Roselyne Bertille

  • Un immobile bâti sis au lieudit Odza Terminus

Zeh Zeh Justin

  • Un duplex résidentiel au quartier Bastos au lieudit Golf d’une contenance superficielle de 2 000m2 
  • Une villa sise au quartier Bastos lieudit Nylon

Angue Leonie Carine

  • Un duplex au quartier Mimboman Yaoundé
  • Une villa RDC située au lieudit village Mekomo-Ambam

Pour mémoire, Emmanuel Gérard Ondo Ndong est l’ancien Directeur général du Fonds Spécial d’Equipement et d’Intervention Intercommunale (FEICOM). Il est l’une des victimes de l’opération épervier et séjourne depuis de nombreuses années, à la prison centrale de Kondengui, pour des faits établis de détournements de deniers publics.

Budget 2023.Le gouvernement explique ses choix

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Lors du lancement officiel du budget de l’Etat pour l’exercice 2023 à Douala, le ministre des finances et ses collaborateurs ont clarifié divers points contenus dans la loi de finances  considérée comme « asphyxiante » dans un contexte de vie chère.

Comme une pilule amère, la loi de finances de cette année est difficile à avaler.   Elle consacre notamment l’augmentation de divers droits de timbre et taxes. Ce qui est perçu comme un coup de massue par les citoyens en proie à la vie chère.  Les cadres de l’administration fiscale, et le ministre des Finances lui-même, ont ainsi expliqué les orientations du gouvernement au cours de la cérémonie de lancement du budget  le 16 janvier dernier à Douala.  Ceci, en donnant  l’opportunité aux participants présents, de poser les difficultés de compréhension ou des difficultés rencontrées dans l’exécution des mesures fiscales, autant dans les services centraux que dans les services déconcentrés des finances.

Pour  faire comprendre,  le ministre des Finances a d’entrée de jeu situé le contexte qui a guidé les choix du gouvernement.  Louis Paul Motaze  rappelle que la loi de finances 2023 est exécutée dans un contexte « particulièrement difficile ». Il fait notamment référence à la persistance des effets négatifs de la crise russo-ukrainienne sur l’économie nationale, au moment où des mesures de relance post covid étaient mises en œuvre.  Le pays subit l’envolée des prix  des denrées alimentaires. Ce, alors que l’Etat dispose de faibles marges budgétaires pour y faire face. Car, même le pétrole sur lequel les pays tiraient certaines ressources a vu ses prix flamber tandis que les possibilités de mobilisation de financement auprès des partenaires au développement ont été limitées pendant que les besoins de ressources pour lutter contre l’insécurité demeurent.

  Les défis actuels sont donc ceux de l’amélioration de la compétitivité par une relance de l’économie,  de la mobilisation des ressources tout en préservant les couches sociales contre la vie chère.  C’est pourquoi  le gouvernement a opté pour diverses mesures. Les mesures d’amélioration du climat des affaires ; les mesures de promotion de la politique de l’import-substitution ; les mesures de sécurisation des recettes ; les mesures de promotion du civisme fiscal et les mesures d’élargissement de l’assiette. Et, c’est dans le cadre de cette  dernière mesure que  se situe notamment la taxe sur les produits pétroliers dont le gaz, mais pas le gaz domestique ; ainsi que l’augmentation des tarifs de certains timbres.  Les objectifs de mobilisation de  recettes étant fixés à 2 720,5 milliards de FCFA cette année.  Soit une  hausse de 19,1% par rapport à 2022.  Des projets industriels et miniers sont aussi envisagés pour diversifier les sources de revenus de l’Etat.

Lutte contre l’inflation et préservation des couches sociales contre la vie chère

Face aux chocs liés à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, le gouvernement se dit engagé dans l’accélération de  la  politique de l’import-substitution. La loi de finances 2023 consacre des mesures  y relatives qui vont au bout, permettre à la population d’avoir des produits à moindre coût fabriqués localement. Il s’agit entre autres de l’exonération de certaines taxes et de divers avantages fiscaux accordés pendant les premières années d’exploitation des projets dans les domaines de l’agriculture ; de l’élevage et de la pêche, mais aussi pour les entreprises de transformation de la matière première locale. Ces mesures, selon la direction générale des impôts, pourraient réduire d’environ 20% les coûts d’acquisition de certains produits, et ainsi  stabiliser leurs prix à la consommation. Des crédits budgétaires sont par ailleurs mis à disposition pour permettre aux administrations impliquées dans le processus d’import-substitution, d’accompagner efficacement les producteurs locaux.  Il s’agit notamment d’une enveloppe globale de 136 milliards contre 33 milliards en 2022.  Soit  plus de 100 milliards additionnels.

Il est aussi à noter que les choix du gouvernement sont opérés en accord avec les engagements pris dans le cadre du Programme Économique  avec le FMI pour la période 2021-2023 et avec d’autres partenaires financiers.

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