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Le Gicam  et le gouvernement lancent un appel pour  financer 20 projets agricoles

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Les porteurs de projets dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage dont les  besoins en investissement sont compris entre 350 millions et 3 275 millions F CFA sont appelés à manifester leur intérêt avant le 30 janvier 2023.

Le Groupement Inter-patronal du Cameroun (Gicam)  vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt à l’intention des porteurs de projets.  Cette annonce s’adresse à la fois aux entreprises,  aux personnes physiques, aux professionnels, et aux associations /coopératives agropastorales. Il sera question à terme, de trouver des solutions de financement à 20 projets relevant de l’agriculture et de l’élevage.   Des projets de tailles moyennes (entre 350 millions et 3 275 millions F CFA d’investissement).

C’est une initiative qui est née de la visite du président français au Cameroun en juillet 2022. Le président du Gicam explique que pendant cette visite, « une rencontre des investisseurs camerounais et français conduits respectivement par le GICAM, le MEDEF International et l’Alliance pour l’Agriculture, l’Élevage, l’Aquaculture en Afrique (ALFA) a débouché sur un Protocole d’entente entre les trois organisations.  Les trois parties ont convenu d’identifier une vingtaine (20) de projets, de les évaluer, d’en confirmer la faisabilité pour aller jusqu’à la solution de financement ».

 Le GICAM, le MINADER et le MINEPIA organiseront à cet effet, le Forum de l’Investissement Privé dans l’Agriculture & l’Élevage au Cameroun au mois de février prochain à Douala. Les porteurs de projets désireux de prendre part à ce Forum doivent remplir le formulaire et la fiche de projet  disponibles sur le site web du Gicam avant le 30 janvier 2023.

Pour ce qui est de l’agriculture, les domaines éligibles sont la production de vitro plants de banane et de pomme de terre ; les productions agricoles diverses (soja, maïs, manioc, banane plantain, sorgho, …) avec la possibilité d’exploiter les réserves foncières déjà constituées par le Gouvernement.Pour l’élevage, il s’agit de la pêche industrielle & aquaculture commerciale ; l’élevage de parentaux en aviculture et la commercialisation de la viande bovine.

Ce projet commun du GICAM, MEDEF International et l’Alliance pour l’Agriculture, l’Élevage, l’Aquaculture en Afrique  vise à contribuer à structurer des filières durables combinant les productions agricoles et l’élevage, la professionnalisation des acteurs, la transformation et la commercialisation, la chaîne logistique etc.

Filière cacao. Les producteurs veulent des financements plus adaptés

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Les cacaoculteurs suggerent une révision des mécanismes de financement qui sont pour d’aucuns inappropriés et pour d’autres plus orientés vers les exportations.   

Le cacao et le café mis ensemble, le premier est toujours présenté comme ayant une meilleure santé. Pourtant, ce n’est pas ce qu’affirment les acteurs du secteur. « Le cacao souffre de l’accès au financement. Dans la chaîne de valeur,  les comptes d’exploitation sont négatifs », déclare le dirigeant de l’Union Centrale des Coopératives Agricoles de l’Ouest (Uccao).  Armand Fondjo recommande un « financement sur mesure ». En effet, souligne, Peter Tchagop, DG de Friends, « les financements interviennent après la récolte et ne peuvent pas véritablement  aider à développer la filière. ». Bien plus, il souligne la non maitrise du secteur par les banques ; ce qui ne permet pas de proposer des financements appropriés.  « Il est important que les banques comprennent comment la filière fonctionne, quelle est la chaîne de valeur de la plantation jusqu’à  l’exportation de la fève », dit-il.

 Autre point majeur, les banques sont accusées d’accorder plus de financements aux opérations d’exportations des fèves, plutôt qu’à la transformation locale du cacao. Selon les données officielles,  le pays ne transforme que 75 mille tonnes de cacao sur les 300 milles tonnes produits, et alors que la capacité de transformation installée est de 130 000 tonnes.  Pour les acteurs du secteur, les mécanismes de financement actuels ne sont pas de nature à booster la production locale ainsi que la transformation. « Nous sommes dans un domaine agricole et constatons malheureusement que les financements sont généralement orientés  plus vers les exportateurs que vers les transformateurs. Il faut que nous changions de politique.  Les prix du cacao fluctuent alors que celui du produit fini est stable. Il faut mettre en place un mécanisme de garantie pour les transformateurs », suggère Armand Fondjo.

En réponse à ces interpellations, Afriland First Bank, qui avait initié ce cadre d’échanges à Douala, explique l’importance du financement des exportations par le fait qu’elles permettent de disposer des devises pour mieux financer l’économie.   La banque a  par ailleurs étalé ses mécanismes de financement en faveur du secteur, et qui couvrent autant les producteurs, les exportateurs que les transformateurs. Il s’agit entre autres, du financement du matériel de production, des fonds de roulement qui peuvent être acquis sur deux ans, et suffisamment «amortissables » pour faire tourner l’usine.  La banque encourage  d’autre part, les producteurs à se regrouper en coopératives pour plus de facilités de financements.  Chez Afriland First Bank, ces coopératives sont financées sous forme de leasing pour l’acquisition de la logistique et  sous forme d’avance sur stock pour les besoins de financement de la campagne.

Richard Chendjou,  Directeur du développement commercial Afriland First Bank

« Nous finançons  la filière cacao café de quatre façons »

« Nous avons choisi le secteur cacao café pour ce débat, parce que  c’est un secteur important pour l’économie camerounaise. C’est 285 milliards  de devises en 2021. La deuxième raison c’est que nous sommes en pleine campagne  cacaoyère. Donc, il était important qu’ensemble on voit avec les différents acteurs du secteur, ce qui peut être amélioré  pour que le secteur soit le plus productif possible. Nous finançons  la filière cacao café de quatre façons. D’abord les producteurs,  sous forme d’avance sous stocks, d’investissement.   C’est-à-dire que si vous avez un producteur qui a un champ de cacao de 30 hectares et qui souhaite avoir 10 autres  supplémentaires,  on peut le financer en lui donnant des financements sur le moyen terme, pour permettre d’investir dans les plantations. On peut également les financer pour les achats des engrais, sous réserve qu’ils respectent un certain nombre de critères que la banque met en place. Le deuxième pan concerne les coopératives agricoles. On les finance pour avoir la logistique sous forme de leasing, et aussi sous avance sur stock, c’est-à dire quand ils ont du stock et ont besoin d’argent pour continuer. Le troisième volet c’est les exportateurs de fèves on leur donne des avances sous stock  on peut aussi leur donner des escomptes. Il y a aussi le mécanisme de tierce détention que nous avons engagé depuis un certain nombre de temps ; ce qui leur permet de financer de gros volumes.  Évidemment qu’on peut financer des sociétés de production,  également des   fonds de roulement sous forme de crédit amortissable.  »

Financement agricole. L’urgence d’un meilleur accompagnement des microfinances

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De l’analyse faite lors d’un forum organisé à Douala sur le secteur, les établissements de micro finance camerounais ont besoin d’être davantage outillés pour mieux financer l’agriculture,surtout dans la dynamique de la politique de l’import substitution.

Dans le paysage financier camerounais, la micro finance est l’institution la plus proche du monde rural.  Elle est plus présente dans l’arrière-pays, dans les zones où les banques  sont absentes. Mais malgré cette proximité physique, elle est encore limitée dans ses apports  au développement du secteur agricole.

Plusieurs analyses ont été faites au cours des échanges sur le financement agricole dans le cadre du forum sur l’Initiative pour la Transparence dans le secteur de la Microfinance en Afrique Centrale (ITIMAC). La rencontre tenue en décembre dernier à Douala a permis de jeter un regard sur la contribution  des EMF au développement du secteur agricole, tout en relevant ses lacunes.  La plupart note une inadéquation entre les services financiers et les besoins spécifiques du financement agricole et rural. Il y a donc un gap entre les besoins des producteurs, des transformateurs et les offres financières.  Autre constat,  beaucoup d’EMF hésitent à prendre tous les risques liés au secteur rural. Conséquence, ce sont moins de 5% des financements qui sont orientés vers l’agriculture.  Les investissements dans la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles se trouvent lésés. Or, le monde rural contribue à préserver les moyens de subsistance

Globalement, les participants à ce forum, ont reconnu que beaucoup reste encore à faire. Et ce, même si des progrès ont été réalisés ces dernières années, notamment par le projet de promotion du financement agricole (Profina) initié par le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement et mis en œuvre avec les autorités camerounaises. Il a ainsi été recommandé de renforcer les stratégies pour mieux outiller les EMF à contribuer davantage au financement agricole et ainsi participer à la réalisation de la politique d’import substitution du Cameroun.  Ceci viendrait augmenter les chiffres déjà réalisés  par le projet Profina  qui va de la période de janvier 2018 à Juillet 2024, pour un coût de 3,9 milliards de FCFA. Exécuté dans cinq régions du pays,  le projet a  déjà permis aux  EMF de faciliter l’accès  au financement de 6884 exploitants agricoles,  et à 568 dirigeants d’entreprises agro industrielles.  On note aussi le développement de plus de 20 produits financiers pour les chaînes de valeurs Cacao,  aviculture, pomme de terre, soja, maïs, porc avec les établissements de micro finance partenaires du projet.  Et plus de 300 agents de crédit formés sur le financement agricole.

Ben AYUK BESONG, chef cellule de la promotion  des EMF-Minfi

«  Nous allons  mobiliser des outils  pour refinancer les EMF »

« C’est vrai que le financement agricole représente aujourd’hui des risques qui sont spécifiques, mais je crois que le maillage qui existe à ce jour, permet de procéder à une mystification de ces risques…  ce qui est important c’est que ces EMF puissent se doter des outils  internes, soit par rapport à un renforcement des capacités à une maîtrise des risques de covariances…  une prise en compte de  tout ce qui pourra être préjudiciable à la qualité du portefeuille et par rapport au gouvernement. Je crois que le Minfi a instruit que nous mobilisons des outils qui vont renforcer le refinancement et accompagner le développement des EMF. Et je crois qu’en relation avec la stratégie nationale de développement à l’horizon 2030, la structuration et la configuration de ces dispositifs-là épousera bien évidemment les enjeux et les défis que rencontre le secteur de la microfinance dans le financement du secteur agricole. La microfinance reste la pupille du gouvernement dans le financement du secteur agricole du fait de son déploiement, du fait de son emplacement dans les zones les plus reculées. »

Senatoriales 2023: le MRC ne sera pas de la partie

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Contrairement à sa promesse que désormais,  » le MRC prendra part à toutes les élections » faite par Maurice Kamto son président, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) ne sera pas de la partie pour ce premier rendez-vous.  » C’est une question qu’il ne faut même pas poser. Le MRC n’ira pas à cette élection », se veut clair Joseph Emmanuel Ateba, Secrétaire national à la communication (Senacom) du parti qui s’est illustrée en 2020 par un boycott des municipales et législatives la veille du dépôt des dossiers de candidatures.

Après ce boycott surprise qui continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive, le MRC reprend avec le même disque. La raison de cette absence annoncée à cette 3ème élection sénatoriale au Cameroun depuis l’entrée en vigueur de la Constitution de 1996, est le défaut d’électeur :  » Nous n’avons pas le corps électoral acquis à notre cause  », se justifie Joseph Emmanuel Ateba. C’est que le parti de Maurice Kamto ne dispose ni de conseillers municipaux,ni de conseillers régionaux, du fait du boycott des élections de 2020.

Selon la loi, les sénateurs sont élus au scrutin indirect, avec un corps électoral comprenant les conseillers municipaux et les conseillers régionaux. Or en 2018, Paul Biya avait préféré proroger le mandat des conseillers municipaux, pour organiser les sénatoriales avant les municipales, et sans les conseils régionaux qui constituent une partie du corps électoral pour les sénatoriales. Ce malgré les critiques et dénonciations. Le MRC qui préparait la présidentielle du 7 octobre 2018, n’y avait pas pris part. Deux ans après, le MRC, fidèle à sa posture d’exiger comme condition à la participation à toute élection, la modification du Code électoral, poursuivait la campagne de dénonciation du  » hold-up électoral » lancé après sa défaite à la présidentielle. Du coup, le parti de Maurice Kamto ne dispose aucun des siens au sein du collège électoral. Un gros handicap.

Le décret présidentiel convoquant le corps électoral

Contre les  » arrangements »

Il est pourtant arrivé en 2013 que le Social democratic front (SDF) gagné la même élection dans la région de l’Adamaoua contre l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), sans avoir un seul conseiller municipal. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, majoritaire mais sans candidats, suite à l’invalidation de sa liste, avait préféré accorder ses voix au leader de l’opposition, plutôt qu’à son allié l’UNDP. Le MRC ne veut pas rêver d’un tel scénario :  » Vous savez bien que c’étaient des arrangements », soutient le Senacom du MRC. Une analyse qui avait déjà été largement répandue. Des voix internes au RDPC avaient éclaté pour dénoncer un complot de Jean Nkuete le secrétaire général du Comité central du RDPC, avec le soutien de quelques barons du parti, pour tuer le rêve de certains  » adversaires » internes. Au sein de l’opinion, beaucoup de critiques y avaient trouvé du grain à moudre contre le parti de Ni John Fru Ndi qui est depuis plusieurs années accusé de pactiser avec le pouvoir de Yaoundé, contre les intérêts du peuple et de ses militants. Le MRC, sans être le leader institutionnel de l’opposition au Cameroun, a réussi à s’imposer comme tel, face à un SDF qui se déchire depuis la présidentielle de 2018, dans le cadre de la transition à la tête du parti. Une posture de leader incontesté dont jouissait le SDF en 2018, mais qui avait séduit le RDPC qui a toujours été perçu comme un glouton insatiable.

Des cas sont légions, qui montrent que le RDPC n’est pas toujours le seul bénéficiaire de ce genre de situations. Si le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), bien parti pour arracher la majorité des voix dans le Nyong et Kelle aux régionales en 2020, n’avait récolté que 97 voix sur 248, alors qu’il disposait de 125 conseillers municipaux. Cabral Libi’i le président du parti, avait suspendu les exécutifs du parti dans ce département qui était présenté comme son fief. En revanche,dans la Mefou et Afamba, le PCRN qui au départ n’avait aucun conseiller municipal, avait arraché au RDPC 17 électeurs. Dans le Wouri, le parti de Cabral Libi’i avait fait mieux que ses 18 conseillers municipaux, en obtenant 22 voix.  » On ne négocie pas ce genre d’arrangements avec nous car ça ne rentre pas dans notre ligne politique », se vante Joseph Emmanuel Ateba. Le parti de Maurice Kamto se montre depuis son avènement, opposé aux  » arrangements  ». Des sources crédibles justifient d’ailleurs le boycott de 2020 comme une action contre des  » ennemis » internes, candidats à des postes électifs, qui auraient pris langue avec le régime de Yaoundé pour des intérêts personnels, contre la ligne politique du parti.

Les résultats de l’élection du 25 mars 2018

Le corps électoral a été convoqué pour le 12 mars 2023. Outre les 10112 conseillers municipaux élus en 2020, on y retrouvera 900 conseillers régionaux. Tous sont ainsi appelés à renouveler la Chambre haute du parlement. Lors de la dernière élection organisée le 25 mars 2018, seuls le RDPC et le SDF avaient pu glaner des sénateurs au sortir des urnes. Le parti au pouvoir avait obtenu 63 députés (9 régions), contre 7 pour le SDF (Nord-ouest). Paul Biya avait par la suite accordé quelques parts du  » gâteau  » aux partis alliés. Sur les 30 sénateurs qu’il devait nommer dont trois par région, le président de la République avait accordé la part du lion à son propre parti (24). Pour le reste, l’UNDP avait obtenu deux de ses membres ; l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP), l’Union des populations du Cameroun (UPC), le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) et le Mouvement pour la défense de la République (MDR) s’en sont sortis avec chacun un sénateur élu.

Sécurisation de la plaine du Noun : Plus de 87 milliards FCFA nécessaires pour la réhabilitation du lac Monoun

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Le plan stratégique et opérationnel de ce projet prévoit aussi la construction des infrastructures de transports et la viabilisation des projets de développement abandonnés sur le site.

Le gouvernement du Cameroun veut relancer les travaux de réhabilitation du lac Monoun dans la région de l’Ouest département du Noun. Pour la mise en œuvre de ce plan sur une période de cinq ans, le besoin financier se chiffre à 87,1 milliards FCFA. C’est ce qui ressort d’un document de 60 pages, récemment soumis à l’examen des experts, partenaires au développement du Cameroun.

Ledit document a été élaboré à la suite d’une commande faite par le gouvernement camerounais. Ce rapport général des études scientifique, technique et socio-économique a été validé au cours d’un atelier tenu au mois de juin 2022 dans la ville de Foumban, région de l’Ouest Cameroun.

Il est question pour le gouvernement de renforcer le dispositif de dégazage dudit lac afin d’éviter d’autres catastrophes. L’explosion de gaz qui s’est produite au lac Monoun à Kouoptamo dans le département du Noun en août 1984 a causé la mort de 37 personnes, détruit des espèces animales et dégradé le potentiel agricole de ce site.   

Pour mémoire, en 2019, le projet de réhabilitation du lac Monoun voit le jour par arrêté du Premier ministre chef du gouvernement dont l’enjeu repose sur la sécurisation pérenne de toute la plaine du Noun et ses environs.

Convention collective nationale : Le montant des salaires des employés du secteur des assurances revu à la hausse de 5% de la première à la sixième catégorie

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L’indemnité de carrière quant à elle, sera désormais disponible dès l’âge de 55 ans, au lieu de 60 ans.

La ville de Yaoundé a récemment abrité une rencontre regroupant les représentants des patrons et ceux des employés du secteur assurances. Ladite réunion s’est tenue en présence des ministres  Grégoire Owona (ministre du Travail et de la sécurité sociale) et Louis Paul Motaze (ministre des Finances).

De ces travaux tenus le 9 janvier dernier dans la capitale politique du pays, l’on apprend que l’indemnité de carrière pour le personnel des assurances sera désormais disponible dès 55 ans au lieu de 60 ans.

L’assiette de calcul de cette indemnisation est également basée sur le meilleur salaire annuel des 05 dernières années de service. La rencontre du 9 janvier 2023 a permis d’aboutir à l’augmentation de la part employeur dans la cotisation retraite complémentaire.

Les salaires ont connu une hausse de 5% de la première à la sixième catégorie, 4% de la septième à la neuvième catégorie et 3% pour les cadres. L’indemnité de carrière sera désormais disponible dès 55 ans au lieu de 60 ans, tandis que l’assiette de calcul de cette indemnité est également basée sur le meilleur salaire annuel des 05 dernières années.

On note également l’augmentation de la part employeur dans la cotisation retraite complémentaire. « Le gouvernement est résolument engagé dans la recherche des solutions pour améliorer les conditions de travail et la grille salariale » a expliqué Grégoire Owona.

Nominations : De nouveaux membres dans les conseils d’administrations du Port autonome de Douala (PAD) et de la Cameroon Telecommunications (CAMTEL)

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Ils ont récemment été nommés par un décret du président de la République Paul Biya.

Le président de la République Paul Biya a signé hier mardi 10 janvier 2023, le décret portant nomination des membres des conseils d’administrations du Port autonome de Douala (PAD) et de la Cameroon Telecommunications (CAMTEL).

Pour ce qui est du PAD, c’est Lionel Arthur Olle qui a été désigné pour représenter les services du Premier ministre. Célestin Chameni Nembue ; Martial Valéry Zang  et Moussa Djafarou représenteront respectivement les ministères des Finances (Minfi) ; Transports et Minepat. Zoutene Douafene va quant à lui représenter la Communauté urbaine de Douala. Roger Victor Mbassa Dine sera les yeux et les oreilles du Conseil national des chargeurs.

Auguste Mbappe Penda (représentant des armateurs et consignataires de navires) ; Perrial Jean Nyodog (représentant des acconiers) ; Gabriel Manimben (représentant du personnel) et Abdoul Karim font également partie de la liste.

Camtel

Le conseil d’administration de la Cameroon Telecommunications (Camtel) fait également peau neuve avec le décret présidentiel signé hier mardi 10 janvier 2023. Robert Alabatena va porter la voix de la Primature, tandis que Gérard Martin Pekassa Ndam représentera le ministère des Postes et télécommunications (Minpostel). 

Joseph Nsongan Etung (Minfi); Mouhamadou Awal (Mincom); Théophane Didier Kaba Aliguen (Minepat); Mohamadou Lawal (MinTp); Urbain Noël Ebang Mve (Minhdu) bénéficient également dudit décret. Patrick Mekinda et Manga Amougou vont quant à eux représenter le personnel.

Complexe sportif d’Olembe : la  » paix » après la guerre

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 » Les travaux reprennent lundi sur le chantier du Complexe sportif d’Olembe ». L’annonce est du ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) ce 13 janvier 2023. En direct du site du Complexe sportif d’Olembe, avec à ses côtés, Franck Mathiere, le vice-président de Magil et chef du projet. Les deux parties se sont accordées sur la reprise des travaux à l’arrêt depuis la fin de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021, après quelques jours d’une guerre épistolaire.  » Différentes réunions ont eu lieu cette semaine afin que chaque partie puisse exprimer ce qui est à clarifier. Nous nous sommes entendus, nous allons travailler dans différentes réunions pour résoudre certains problèmes qui ne sont pas des points majeurs et bloquants », corrobore le chef du projet. Et de fait, Narcisse Mouelle Kombi et Franck Mathiere ont assisté à une réunion de crise la veille à la présidence de la République, présidée par Ferdinand Ngoh Ngoh, Secrétaire général de la présidence de la République (SGPR), patron de la Task force qui a géré les marchés de la CAN.

Le communiqué du ministère à l’issue de la visite du chantier

Si les deux belligérants d’hier s’accordent sur la reprise, ils n’affichent pas toujours la même assurance sur les modalités de reprise. Le Minsep, dans sa posture de maître d’ouvrage, tient à voir les travaux avancer. Le maître d’oeuvre, devra régler les préalables avec les sous-traitants qui réclamaient de l’argent avant d’arrêter les travaux. Face à la presse, les deux hommes ont évité d’afficher leurs positions divergentes sur la question, mais cela sautait à l’œil. Franck Mathiere annonce simplement une rencontre avec les sous-traitants lundi. Sans nulle doute l’occasion de trouver des solutions à cette situation.

Ce n’est qu’après ce préalable que l’on saura si l’assurance dégagée par Mouelle Kombi peut contaminer les Camerounais dans leur ensemble.

Compétitivité : Plus de 120 tonnes de cacao déjà produits par trois centres d’excellence au cours de la campagne 2022-2023

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Le processus en cours bénéficie de l’accompagnement de l’Agence française de développement (AFD). Ce qui a permis au Cameroun en 07 ans, d’entrer dans le cercle fermé de 5% du cacao de qualité dans le monde.

Débuté le 07 janvier dernier, c’est demain samedi 14 janvier 2023 que devrait en principe s’achever le séjour en terre camerounaise, de Daniel Mercier, président de l’association des chocolatiers de France et son adjoint Yann Bertrand. Les deux personnalités ont tour à tour visité certains centres d’excellence post traitement de cacao à travers le pays.

De cette visite de travail, l’on apprend que le centre de Ngoro dans le département du Mbam-et-Kim, région du Centre a déjà produit 63 tonnes de cacao au titre de la campagne cacaoyère 2022-2023, sur un objectif de 50 tonnes, contre 9,5 tonnes lors de la campagne précédente.

Les centres d’Akomnyada dans le département du Nyong-et-So’o, région du Centre et Lembe Yezoum dans la haute Sanaga, région du Centre, ont respectivement produit 15 et 50 tonnes de fèves d’excellence.

Selon les données du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), environ 300 tonnes de cacao haut de gamme ont été produits en 2022 sur une production totale de 295 000 tonnes au niveau national. Lors de la visite des centres d’excellence, les chocolatiers de France se sont engagés à garantir un prix de 1 300 FCFA aux planteurs par kg de fèves, contre 1 740 FCFA pour les fèves traitées.

En sept ans, le cacao camerounais est entré dans le cercle fermé de 5% du cacao de qualité dans le monde. La démarche engagée entre les chocolatiers de France et le CICC, vise à redonner ses lettres de noblesses au cacao local.

Pour mémoire, afin de garantir un cacao durable, le CICC et l’Organisation africaine de ma propriété intellectuelle (OAPI) ont signé un accord-cadre le 17 novembre 2022 pour inscrire le cacao rouge du Cameroun en indication géographique protégée. Le processus en cours bénéficie de l’accompagnement de l’Agence française de développement (AFD).

Affaire Ligne 65 et 94 : Plus de 750 agents de l’Etat et 178 promoteurs privés des structures convoqués par les services du Contrôle supérieur de l’Etat (CONSUPE)

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C’est en vue d’auditer le financement des projets de ces promoteurs et la gestion des ressources issues des chapitres concernés.

Rose Fomundam Mbah Acha, ministre délégué à la présidence de la République chargé du Contrôle supérieur de l’Etat (CONSUPE), vient de publier un communiqué, invitant non seulement 756 personnels de l’Etat mais aussi 178 promoteurs des structures privées à se présenter « de toute urgence pour affaires les concernant », à la porte 127 du bâtiment « A » du ministère des Finances (Minfi).

Le communiqué du CONSUPE précise que ladite convocation est à l’effet de rencontrer la mission spéciale de contrôle et de vérification des services du Contrôle supérieur de l’Etat, dépêchée « sur hautes instructions du président de la République » auprès de ce département ministériel et le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat). C’est en vue d’auditer le financement des projets de ces promoteurs et la gestion des ressources issues des chapitres concernés.

Il faut dire que depuis un certain temps, la présidence de la République s’intéresse particulièrement aux lignes 65 et 94. En plus des multiples enquêtes administratives ordonnées, elle a décidé de participer désormais à la gestion de ces chapitres budgétaires.

Fin décembre 2021, Louis Paul Motaze (Minfi) et Alamine Ousmane Mey (Minepat) ont reçu un courrier du secrétaire général des services du Premier ministre (SGPM), leur demandant de requérir désormais « le très haut accord » du président de la République pour engager des dépenses de plus de 100 millions de FCFA sur ces lignes.

Il leur est aussi demandé de produire dorénavant un rapport d’exécution trimestriel. Au Minfi et au Minepat, cette décision a été accueillie avec suspicion, les chapitres 65 et 94 étant utilisés pour faire face aux urgences.

Affaire à suivre…

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