samedi, juin 6, 2026
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Erik Essousse : « Qu’on n’accuse pas Elecam de ce qui n’est pas prévu par la loi» 

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Au moment où l’on assiste à une campagne d’inscriptions massives sur les listes électorales, Elecam a-t-il mis en place un dispositif particulier ? (A)

Habituellement ce sont nos équipes qui sont disséminées sur toute l’étendue du territoire qui enregistrent sur le terrain. Nous avons des équipes mobiles qui ont la compétence d’enregistrer les électeurs ; ces équipes mobiles vont partout où elles peuvent trouver ceux qui ont l’âge requis pour être électeurs, de lundi à vendredi, de 7h30 à 15h30. Nous pouvons aller jusqu’à 18h, mais les week-ends ce n’est pas autorisé par la loi. Nous pouvons exceptionnellement enregistrer les samedis si une situation particulière le permet ; mais il est précisé que c’est de lundi à vendredi.

Certains partis politiques évoquent des difficultés liées à la défectuosité des kits d’Elecam, et même leur insuffisance. Qu’y répondez-vous ? Et où en est-on avec le renouvellement du parc biométrique annoncé par Elecam ?

En ce qui concerne les kits d’enrôlement, je dois d’abord dire que nous avons des kits de première génération depuis 2°13, qui sont de très bonne qualité, qui ont été confectionnés par le premier DG, Sani Tanimou, qui nous donnent entière satisfaction. Ce sont ces kits-là que nous continuons d’utiliser aujourd’hui. On a aussi des kits de 2ème génération, qui nous ont posé quelques soucis parce que leur technicité ne donne satisfaction. Ce qui fait que nous associons les deux. Chaque année nous reprenons les enregistrements le 1er janvier en principe, mais le 2 parce que le 1er janvier étant férié, et nous associons les deux types de kits. C’est ce qui fait dire que les kits ont des problèmes, mais nos techniciens font la maintenance régulière. Nous n’avons pas de problèmes. Par contre, compte tenu du fait que les kits sont nos éléments de base pour les inscriptions sur les listes électorales, le gouvernement nous a donné les moyens pour que nous puissions renouveler tout le parc. Maintenant, pour que nous puissions avoir un outil fiable, nous sommes en train de travailler méthodiquement avec nos techniciens et nos partenaires pour que nous puissions avoir un kit exactement comme le premier, celui de 2013 ; parce que celui de 2018 ne nous donne pas entière satisfaction. Donc le gouvernement a écouté notre doléance et nous a donné des moyens suffisants pour acquérir de nouveaux kits ; mais comme c’est technique, nous sommes en train de travailler progressivement pour que d’ici probablement le début de l’année prochaine, nous puissions avoir de nouveaux kits qui puissent répondre à toutes nos attentes qui sont les attentes du public.

Le Pcrn dénonce le fait que certains électeurs enrôlés depuis 2020 n’ont pas toujours reçu leurs cartes d’électeur. Qu’est-ce qui peut expliquer cet état des choses ? (A)

C’est une critique qui revient. Le problème actuel est celui des imprimantes qui produisent les cartes de vote. Nous voulons dire ici avec insistance que le gouvernement nous a donné des moyens conséquents et nous avons acquis du matériel qui est déjà ici au Cameroun. Ces appareils se trouvent au niveau de la douane. Nous négocions avec les services de la douane pour pouvoir les récupérer et dès que nous les avons récupérées, nous les installons techniquement pour reprendre les impressions des cartes d’électeurs.

La campagne d’inscriptions massives sur les listes électorales n’est-elle pas une opportunité pour Elecam de booster ses chiffres ? Qu’a envisagé Elecam dans cette perspective ?

Je pense que toute cette agitation, si je peux l’appeler ainsi, cette invitation de la société aux inscriptions, ce n’est pas mauvais. Elecam n’a pas de problème. Mais nous voulons travailler de manière professionnelle. Et pour travailler de manière professionnelle, nous faisons en sorte que nous puissions inscrire les Camerounais qui sont en âge de le faire dans les conditions prévues par la loi comme je l’ai dit ; à savoir être de nationalité camerounaise, jouir de ses droits civils et politiques, avoir 20 ans. Et surtout le faire dans les règles de l’art, comme je l’ai dit, à savoir de lundi à vendredi. En même temps, nous faisons beaucoup de communications à travers le net, à travers les réseaux comme twitter (X), whatsap, facebook,… Bref nous utilisons les outils modernes pour communiquer avec les populations pour s’inscrire. Mais je voudrais tout simplement que nous sachions une chose : qu’on n’accuse pas Elecam de ce qui n’est pas prévu par la loi. Nous faisons notre travail selon les règles de l’art et dans la loi. Ce qui fait que si on invite les populations à s’inscrire, il n’y a pas de problème. Les partis politiques doivent amener leurs militants et sympathisants à s’inscrire mais qu’on le fasse selon les règles de la loi. Et je le redis, c’est de lundi à vendredi, c’est ça la loi, on ne peut pas faire autrement ; et de 7h30 à 15h30. On peut aller au-delà, vers 17h-18h. Là on est disponible. Quand on peut le faire, on le fait. Il ne faut pas que nous exposions nos agents à travailler même le dimanche. Ce n’est pas réglementaire. Exceptionnellement on peut encore le faire le samedi, mais pour des cas bien précis. Nous continuons à communiquer, et c’est ce que nous faisons actuellement avec vous et nous vous remercions pour le relai.

Certains citoyens qui souhaitent s’inscrire ne se retrouvent pas toujours sur les sites des antennes communales. Comment gérez-vous la communication dans ce sens et sur les programmes des descentes des équipes d’Elecam ?

Nous communiquons énormément pour que nos concitoyens puisent s’inscrire. C’est vous-mêmes qui nous informons qu’il y a des files de personnes partout qui veulent s’inscrire. Ça montre que ça marche. Nous n’avons pas de problèmes à ce que les gens veuillent s’inscrire. Nos antennes sont bien connues dans les arrondissements, et puis il y a toujours un programme hebdomadaire de descentes sur le terrain, d’accord-parties avec les partis politiques et les organisations de la société civile. C’est notre mode de fonctionnement depuis toujours. Donc je suis plutôt surpris qu’on le dise puisqu’il y a un engouement certain et réel, puisqu’on demande même aux équipes de faire inscrire le samedi. Nous devons rester très professionnels, les acteurs du processus électoral, pour que cela se fasse dans la sérénité. On s’est toujours inscrit sur les listes électorales sans problème. Il ne faut pas qu’aujourd’hui ce soit comme si en s’inscrivant sur les listes électorales, c’est devenu autre chose que ce qu’on fait selon la loi. Restons concentrés, restons professionnels et travaillons pour que tout cela réussisse comme c’est en train de réussir. Je peux vous dire que depuis le début de cette année on est à plus de 200 mille inscrits en quatre mois. Mais voilà aussi une autre chose que je veux souligner : le fait de vouloir nous attirer à aller inscrire les week-ends, ça donne des doublons. On inscrit les mêmes gens souvent et c’est très grave. On parle même de 200 mille inscrits mais les fichiers ne sont pas encore toilettés. Ce qui fait que, on peut toiletter et ça ne donne que 50 mille, alors qu’il y avait tout un enthousiasme. Donc faisons attention, ne nous emballons pas. Allons professionnellement pour qu’on puisse inscrire ceux qui le méritent. Et c’est pour cela que quand l’imprimante sera là pour inscrire, on va le faire rapidement pour distribuer les cartes pour qu’on sorte de cette situation.

On continue de voir des équipes d’Elecam inscrire les week-ends, parfois même les dimanches dans les églises. Est-ce sur votre recommandation ? Quelle est votre position là-dessus ? (A)

Il y a à peu près une semaine, j’ai dit qu’actuellement, nous n’inscrivons que dans nos antennes et sur certains sites sur le terrain. Je ne veux pas voir nos personnels sur le terrain le dimanche. Dimanche c’est pour louer Dieu, c’est pour prier, ainsi de suite, mais pas pour les inscriptions sur les listes électorales. Donc si vous trouvez des personnes le dimanche sur le terrain, ce n’est pas sur ordre du DG. Les inscriptions se font de lundi à vendredi. Samedi est une exception.

En prélude aux présidentielles de 2025, quelle est la situation des inscriptions des citoyens de la diaspora ?

La question de la diaspora fait couler beaucoup d’encre et beaucoup d’énergie. Nous sommes en train d’organiser cet aspect de notre travail. Nous aurions dû être dans la diaspora au début de l’année, mais il y a eu un certain nombre de problèmes qu’il fallait adresser, pour être sûr qu’en allant à la diaspora, nous n’aurons pas d’autres problèmes. Maintenant que cela est fait, nos équipes sont déjà sur le terrain. Tout à l’heure j’ai discuté avec certains ambassadeurs, celui de Bruxelles notamment, vis-à-vis de l’agitation, qui nous dit que nos équipes sont là et que d’ici quelques jours, on va commencer les inscriptions. Celui de Paris aussi a fait savoir que nos équipes seront là demain. Celui d’Afrique du Sud m’a dit qu’on est en train de travailler. C’est pour dire que c’est lancé dans la diaspora et nous allons faire en sorte que tout s’y passe bien ; mais nous allons être précis, parce que, à la diaspora, ne doivent s’inscrire que les Camerounais qui le sont, pas des binationaux. Pour qu’on le fasse, nous allons demander ceci : le Camerounais résidant à l’étranger doit prouver qu’il est Camerounais par sa carte consulaire, qu’il a le passeport, qu’il a la carte de résident qui montre qu’il est bien établi dans le territoire. C’est clair. La loi dit ceci : la personne installée à l’étranger doit remplir toutes les conditions pour être inscrit. Et la résidence en fait partie. Donc nous devons être vigilants pour qu’on ne nous embarque pas dans des choses qui ne sont pas bonnes. C’est pour cela que nous voulons rassurer nos compatriotes de l’étranger qu’’on va les inscrire, mais qu’ils respectent le protocole qu’on va leur présenter pour qu’ils prouvent qu’ils sont Camerounais et rien d’autre.

Quelles sont les chiffres déjà réalisés depuis le début de l’année en cours ?(A)

Je vous ai dit que nous sommes à un peu plus de 200 mille inscriptions depuis la reprise des inscriptions cette année. Pour ce qui est des jeunes, nous sommes à plus de 148 mille ; il y a aussi les femmes et les handicapés. Vous voyez que seulement en quatre mois, nous sommes sur une bonne lancée et nous allons continuer de nous efforcer renforcer nos capacités dans ce sens. Mais sachons que dans ces statistiques, il y a des doublons ; si on nettoie le fichier, les chiffres ne seront plus les mêmes. Donc nous devons faire attention et être professionnels.

(A): Questions en anglais dont les réponses sont une traduction libre de l’intervieweur.

Alerte : des gendarmes « suspects » aux trousses de François Mbocke

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« Le DP de Diapason échappe à un enlèvement». L’alerte est donnée par Emmanuel Ekouli, représentant de Reporters sans frontières (RSF) au Cameroun. Les événements se déroulent le 29 avril 2024. « Hier, 29 avril 2024, aux environs de 14h, des gendarmes en ténue ont fait irruption dans les locaux du journal Diapason», écrit le représentant de RSF. A un moment où le propriétaire des lieux est à une conférence à l’Institut supérieur de traduction et d’interprétariat du Cameroun (Istic), et que ses collaborateurs assistent à un événement dont le journal est partenaire.

« J’étais à une conférence, ils sont arrivés vers 14h, certains étaient même déjà à avant et se sont plantés dans le bistrot d’en face. Quelques temps après ils sont entrés et se sont dirigés chez le voisin puisque la plaque portant le nom de mon entreprise se trouve sur le mur du voisin, et ont demandé ‘’où est François Mbocké ?’’. On leur a répondu que ce n’est pas son bureau. Ils ne l’ont pas entendu de cette oreille et ont demandé ‘’mais ce n’est pas son bureau ici ?’’ », rapporte François Mbocke. C’est là que, « on leur a demandé ‘’vous le cherchez pourquoi ?’’. Ils ont été conduits à mon bureau et ils ont sonné, personne n’était là. On leur a montré mon numéro sur la plaque, et leur ont demandé de m’appeler», poursuit-il. En passant, « le voisin leur a demandé de quelle unité ils viennent et s’ils ne m’ont pas appelé avant d’arriver». L’homme rapporte que « les gars leur ont répondu que ‘’ce n’est pas votre problème’’».

C’est sur ces entrefaites que les voisins ont haussé le ton. « Ils sont sortis et ont fondu dans la nature». Entre temps le Directeur de publication du journal Diapason, occupé par la conférence qui se tient à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, ne répond pas aux multiples appels. « Mes interlocuteurs ont laissé des messages voices. Quand je finis donc la conférence, j’écoute les messages et je rappelle pour en savoir davantage», poursuit-il le récit.

Martinez Zogo

Depuis deux jours, le journaliste attend la suite de cette visite inopinée de gendarmes non identifiés. « Depuis avant-hier on attend, ils n’ont pas toujours appelé. Hier on s’est dit que durant la journée ils passeraient laisser la convocation, ils n’ont rien fait. C’est donc là qu’on est inquiets », conclut François Mbocke. D’autant plus que « s’ils avaient laissé une convocation, on ne se serait pas inquiets ». Surtout que, « on n’a jamais vu des gendarmes ici. Du moins pas ce genre de gendarmes car de par les explications que j’ai reçues, c’étaient des gens qui n’avaient pas l’air d’être mes amis», rigole-t-il. Essayant de dissiper la peur.

Cela survient dans un contexte marqué par le démarrage du procès de Martinez Zogo. Celui qui était encore chef de chaîne d’Amplitude FM, une radio privée de Yaoundé jusqu’en janvier 2023, a été enlevé nuitamment devant une gendarmerie en plein cœur de la ville de Yaoundé, par des hommes armés. Son corps inerte et portant des traces de tortures a été retrouvé dans une banlieue de la ville universitaire de Soa cinq jours après. Les suspects qui ont pour certains, avoué au cours de l’enquête préliminaire, l’enlèvement puis la torture de l’animateur radio, sont des éléments des forces de défense et de sécurité. Bref 13 des 17 personnes poursuivies dans le cadre de cette affaire sont des éléments des services de renseignement camerounais. Autant dire que dans un contexte comme celui-ci, l’appartenance aux forces de défense et de sécurité ne rassure plus toujours. François Mbocke dit ne rien se reprocher dans le cadre de l’exercice de sa profession de journaliste. Le président du Réseau des patrons de presse du Cameroun (Repac) qui produit un hebdomadaire d’informations économiques et financières. Mais la visite inopinée qu’il vient de recevoir est de nature à susciter à peur.

Endettement: Les entreprises publiques  les plus endettées au 1er trimestre 2024

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La dette des entreprises et établissements publics est évaluée à 843 milliards de FCFA au premier trimestre 2024. Par rapport à la même période en 2023, elle est en diminution de 5,8%  et 0,9% en glissement trimestriel.  Concrètement, ce sont les entreprises publiques qui cumulent l’essentiel de cette dette, le Feicom étant le seul établissement public figurant dans la liste établie par la  Caisse autonome d’amortissement (CAA) au 31 mars 2024, avec une dette de 7,6 milliards de FCFA contractée auprès de créanciers nationaux. Par contre, à en croire des données publiées par la même institution, l’encours de la dette des entreprises publiques est beaucoup plus diversifié, car composé de dette intérieure et extérieure. En prenant en compte ces deux paramètres, la CAA, organisme d’État chargé de la gestion de la dette publique a élaboré deux listes recensant les entreprises publiques les plus endettées tant sur le marché intérieur qu’extérieur au premier trimestre 2024.

Dette intérieure

Concrètement, au cours de la période sous-revue la dette intérieure des entreprises et établissements publics s’élève à 347, 5 milliards de FCFA. Elle est tirée par la dette de la Sonara (dette bancaire et dette fournisseur) qui s’élève à 239, 9 milliards de FCFA. L’unique raffinerie du pays partiellement ravagé par un incendie en 2019, est suivie par la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co), la compagnie aérienne nationale dont la dette intérieure est restée la même du 31 mars 2023 au 31 mars 2024, soit 62,4 milliards de FCFA. La Cameroon  Telecommunications (Camtel), l’opérateur public de téléphonie du Cameroun, qui suit la Camair-co, d’après le «classement» établi par la CAA a consenti de gros efforts pour apurer une partie de sa dette. De 21,3 milliards de FCFA au 31 mars 2023, elle est passée à 13 milliards de FCFA au 31 décembre 2023, puis à 12,7 milliards au 31 janvier 2024, ensuite à 10,9 milliards au 29 février 2024, et enfin à 10,6 milliards de FCFA au 31 mars 2024. En glissement annuel, Camtel a donc déboursé 10,7 milliards pour apurer sa dette intérieure.  Comme Camair-co, l’encours de la dette intérieure  de la Cameroon Water utilities (Camwater), de la Cameroon Development Corporation (CDC) et de la Société immobilière du Cameroun (SIC) est resté le même, se figeant respectivement à hauteur de 9,4 milliards de FCFA, 7,6 milliards de FCFA et 2,5 milliards de FCFA.

Quant au Port autonome de Douala (PAD) l’encours de sa dette intérieure a connu les mêmes variations baissières que celui de Camtel.   De 14,1 milliards de FCFA au 31 mars 2023, il a baissé de deux milliards de FCFA pour s’établir à 11,1 milliards de FCFA. Au 31 janvier 2024 le même encours est ressorti à 10,4 milliards de FCFA, puis à 10,1 milliards de FCFA un mois plus tard. Au 31 mars 2024, l’encours de la dette intérieure est de 9,7 milliards de FCFA, soit une baisse de 4,4 milliards de FCFA en glissement annuel.

Dette extérieure                                                                                         

Entre mars 2023 et mars 2024, la dette extérieure des entreprises publiques est évaluée  à 495 milliards de FCFA, y compris les dettes  fournisseurs  et d’exploitation de la Sonara et de la Camair-Co. Cet encours qui ne prend pas en compte les dettes avalisées par l’Etat au profit de diverses entreprises comme le PAD, KPDC et DPDC pour un montant de 7,6 milliards de FCFA au 31 mars 2024, est en hausse de 0,2% en glissement trimestriel et en baisse de 3,2% en glissement annuel. La Sonara concentre la quasi-totalité de la dette extérieure des entreprises publiques avec un encours qui s’élève à 412, 1 milliards de FCFA au 31 mars 2024. Elle est suivie par la Camair-Co avec une dette extérieure qui s’élève 61,6 milliards de FCFA, Aéroports du Cameroun (11,4 milliards de FCFA) et le PAD (10,7 milliards de FCFA)     

Pauvreté: deux personnes sur cinq vivaient avec moins de 813 FCFA par jour en 2022

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Le 24 avril 2024, l’Institut national de la Statistique (Ins), dans le cadre de sa communication avec les usagers, a rendu publics les résultats de la 5e Enquête camerounaise auprès des ménages (Ecam 5). Il ressort de cette étude menée entre 2021 et 2022 que « près de deux personnes sur cinq, soit 37,7%, vivent en dessous du seuil national de la pauvreté estimé à 813 FCFA par personne et par jour ». Avec cette proposition, précise l’Ins, « ce sont environ dix millions de personnes qui vivaient dans la pauvreté en 2022, pour une population totale estimée à environ 27 millions d’habitants ».
En outre, l’Ins constate des inégalités de consommation au niveau national. « 20% des ménages les plus riches ont une consommation 10 fois supérieure à celle des 20% des ménages les plus pauvres », fait-savoir cet institut. Ces situations, explique cette dernière structure, sont consécutives à une série de facteurs, notamment une croissance économique insuffisante, des distorsions liées à la redistribution des richesses. A cela s’ajoutent des facteurs à la fois exogènes et endogènes liés au conflit russo-ukrainien et les fluctuations des cours mondiaux.
S’agissant notamment de la croissance économique, sur la période 2020 à 2023, par exemple, sa moyenne annuelle est estimée à 2,6%. Le taux de pauvreté quant à lui s’établit à 38,6% en 2021, près de 8 points en deçà comparativement à l’objectif de 30,8% fixé à l’horizon 2030 par la Stratégie nationale de Développement 2020-2030.
Sur le plan spatial, la pauvreté est plus répandue en milieu rural où l’incidence est de 56,3% tandis que le milieu urbain enregistre une incidence beaucoup plus faible, estimée à 21,6%, selon les indications de l’Ins. Les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest, du Nord, de l’Adamaoua et de l’Est sont les plus pauvres, avec des niveaux de pauvreté supérieurs à la moyenne nationale.
En revanche, l’Ins note une progression dans l’accès aux installations sanitaires améliorées et non partagées, avec un taux d’accès de la population de 47,7% en 2022 contre 40,4% en 2014. En ce qui concerne l’accès à une source améliorée d’eau de boisson ou d’eau potable, des progrès ont été enregistrés. Quatre personnes sur cinq ont désormais accès à une telle source, que ce soit pendant la saison sèche ou la saison pluvieuse.
Pour ce qui est de la démarche méthodologique, l’enquête souligne l’Ins a été faite sur la base de deux approches. La première est celle qui a été utilisée pour les précédentes Ecam de 2001 à 2021. La seconde est une méthodologie, expérimentée avec succès en 2022, nouvelle et promue par la Banque mondiale. Elle permet d’obtenir un indicateur de bien-être reflétant au mieux les habitudes de consommation des ménages au cours de l’année car, elle repose sur la consommation effective des ménages et prend en compte la saisonnalité de la consommation.

Nécrologie: Haman Adama est morte

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Haman Adama n’est plus. L’ancienne ministre de l’éducation de base (Minedub) s’est éteinte cette nuit, a-t-on appris de sources concordantes. Les circonstances de cette disparition ne sont pas encore annoncées mais il se dit que Haman Adama née Halimatou Mahonde avait une santé de plus en plus fragile depuis son passage par la case prison.

En effet, après avoir dirigé le Minedub vers la fin de la première décennie des années 2000, la native du Nord avait été happée par l’Opération Épervier. Haman Adama n’a finalement retrouvé la liberté qu’en octobre 2018, en pleine campagne électorale pour la présidentielle. Depuis lors, elle est restée loin des caméras.

Programme économique et financier:  Le FMI en mission d’évaluation au Cameroun 

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La délégation du FMI lors de l'audience accordée par le Minfi

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) séjourne actuellement au Cameroun.  Concrètement, il s’agit d’une visite de travail de deux semaines au cours desquelles, l’équipe du FMI conduite par Cemile Sancakchef de mission du FMI pour le Cameroun,  va mener des discussionsavec les autorités camerounaises chargées de la gestion des finances publiquesD’après le programme de la visite consulté par Défis Actuels, les discussions vont tourner essentiellement autour de l’évolution récente et les perspectives de l’économie camerounaise pour la période 2023-2024. Sur ce segment, l’institution de Bretton Woods souhaite collecter des données sur les comptes nationaux (PIB, déflateur etc.), l’indice des prix (consommation, production industrielle, chiffres d’affaires etc.), la balance des paiements  (compte courant, compte des capitaux et financiers, les réserves), la monnaie et le crédit (masse monétaire, avoirs extérieurs, crédit intérieur etc.), finances publiques (soldes budgétaires, pression fiscale etc.) et enfin sur la Loi de finances 2024. Une attention particulière sera également accordée aux recettes douanières et fiscales, notamment sur leur évolution au cours de l’exercice budgétaire 2023, ainsi que les tendances clés  et les facteurs déterminants ayant favorisé les performances de collecte enregistrées au cours de la période sous revue.

Lire aussi: https://www.newsducamer.com/cameroun-fmi-vers-la-prorogation-du-programme-economique-et-financier-cameroun/

Nouveau décaissement du FMI?

En quittant Yaoundé, le FMI espère également avoir dans sa banque de données, les PIB trimestriel et annuel consolidés, les données actualisées du PIB par secteur et selon les composantes de la demande  pour l’année 2022 et 2023, ainsi que les prévisions de croissance et de déflateur pour 2024. Ces différentes activités rentrent dans le cadre de la sixième revue au titre de la facilité élargie de crédit et du mécanisme élargi de crédit en faveur du Cameroun. Les données ainsi collectées vont être analysées et surtout mises en opposition avec les recommandations formulées par le FMI à l’issue de la cinquième revue au titre de la facilité et du mécanisme sus-évoqué. «Le programme de réforme économique du Cameroun est dans l’ensemble sur la bonne voie. La poursuite du processus de réformes d’envergure sera essentielle pour dégager une marge de manœuvre supplémentaire au budget, maintenir la viabilité de la dette, favoriser la transformation structurelle, doper la croissance et accroître la résilience. Il conviendra d’intégrer la question climatique aux cadres institutionnel et budgétaire afin d’accélérer la mise en œuvre des mesures d’adaptation aux changements climatiques et de celles visant à les atténuer» avait préconisé l’institution. Toutefois, un bilan même contrasté, devrait permettre au Cameroun de bénéficier d’un nouveau décaissement.

Lire aussi: https://www.newsducamer.com/le-fmi-approuve-un-decaissement-de-45-milliards-de-fcfa/

Financer la résilience climatique

La visite du FMI va également permettre à cette institution financière d entériner ou non, l’éligibilité du Cameroun pour un premier décaissement relatif à  la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Le FRD est une offre financière à long terme qui permet à des pays engagés dans des réformes de réduire les risques pour la stabilité future de leur balance des paiements, notamment ceux liés au changement climatique et aux pandémies. Globalement la grande majorité des pays pauvres ou en voie de développement sont éligibles à ce financement. Toutefois, pour qu’un décaissement soit fait en leur faveur, ces derniers doivent faire valoir de nombreux atouts, dont des réformes de haute qualité portant sur les défis structurels liés à la préparation au changement climatique ou aux pandémies.

Réaction

Cemile Sancak, chef de mission du FMI pour le Cameroun.

C’est une mission de revue qui rentre dans le cadre du programme économique et financier que le FMI mène avec le Cameroun. Concrètement, il s’agit de la revue au titre de la Facilité élargie de crédit et du Mécanisme élargi de crédit. En plus de cela, la revue concerne également une nouvelle facilité approuvée en janvier 2024. Il s’agit de la Facilité pour la résilience et la durabilité. Nous allons discuter avec le ministre des Finances et d’autres autorités camerounaises afin de mettre en œuvre des mesures pour améliorer  la croissance durable, qui vont également permettre de faire face aux chocs climatiques

Lions indomptables : la Fécafoot aboie, Marc Brys passe

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Marc Brys a poursuivi son périple européen ce week-end à la rencontre des Lions indomptables et autres talents qui l’intéressent comme probables joueurs de l’équipe nationale de football senior du Cameroun. Après avoir supervisé certains joueurs dans leurs championnats, le technicien a échangé par visioconférence avec quelques-uns. Le nouvel entraîneur des Lions indomptables a échangé avec Martin Hongla, milieu défensif de Grenade FC (championnat espagnol). Tout comme il s’est entretenu avec Nouhou Tollo, latéral gauche de Seattle Sounders (Etats-Unis d’Amérique), et Eric-Maxim Choupo Moting du Bayern de Munich. Avant cette dernière vague, Marc Brys avait échangé avec Carlos Baleba, sociétaire de Brighton, en marge du match des Seagulls et Manchester united qu’il a suivi depuis les gradins.

Déjà deux semaines que le technicien en chef du banc de touche des Lions indomptables prospecte en Europe. Et pourtant sa situation administrative n’est pas encore définitivement réglée. Le ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) qui a engagé le Belge, a annoncé une cérémonie de signature de son contrat à laquelle n’a pas pris part la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), qui conteste la légalité et la légitimité de la procédure ayant mené au choix du successeur de Rigobert Song Bahanag. Revendiquant sa responsabilité principale pour cet exercice. Samuel Eto’o le président de la Fécafoot maintient sa position et fait savoir que Narcisse Mouelle Kombi n’a signé que des lettres d’engagement avec le nouveau staff. Des informations font état de ce que la Fécafoot a mis de l’eau dans son vin, concédant le choix du sélectionneur à la tutelle, mais tient faire intégrer ses choix parmi les adjoints. David Pagou qui est actuellement en service à Stade renard de Melong, devrait remplacer François Omam Biyick dans ce cas. Au Minsep, on ne l’entend pas de cette oreille.

Convocation des joueurs

Entre temps, Issa Tchiroma Bakary le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop) est entré en scène, pour exiger que soient respectées les dispositions légales en matière d’emploi d’un expatrié. Et attend donc le contrat de Marc Brys à cet effet, afin que l’homme puisse reverser ce qu’il revient au Trésor public en pareille situation. Il se dit que le Minsep attend que la Fécafoot consente à parapher le contrat de Marc Brys.

Dans tous les cas, le Cameroun a rendez-vous début juin pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Les Lions indomptables affronteront le Cap vert et l’Angola. La première liste de Marc Brys est attendue à cet effet, courant mai. Mais avant, il y a des convocations à servir aux clubs des joueurs sollicités. C’est là que l’attend certainement la Fécafoot, instance chargée d’écrire aux clubs employeurs des joueurs. La suite du match s’annonce encore plus palpitante. Les communicants de la Fécafoot ayant déjà indiqué que la Fédération ne compte pas céder.

UPC : Bapooh Lipot se désolidarise de l’opposition

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Robert-Bapooh-Lipot-se désolidarise de l'opposition

Robert Bapooh Lipot est formel : « L’UPC… n’a engagé aucun contact avec les multiples regroupements de certains partis de l’opposition camerounaise en vue de sa participation aux prochaines échéances électorales». Le secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (UPC) reconnue par l’Administration territoriale a tenu à travers un communiqué de presse, à se désolidariser des mouvements unitaires de l’opposition en cours de constitution depuis quelques mois, en perspective des futures échéances électorales au Cameroun. Faisant référence certainement à l’Alliance politique pour le changement (APC) promue par le député Jean Michel Nintcheu qui propose Maurice Kamto comme candidat unique de l’opposition à la prochaine présidentielle ; et l’Alliance pour une transition politique au Cameroun (ATP) que propose Olivier Bilé, président de l’Union pour la fraternité et la prospérité, qui milite pour une transition de quelques années à la tête du pays, à l’expiration du mandat en cours de Paul Biya.

En dénonçant « …une volonté de donner de l’épaisseur à leur action » des leaders de ces mouvements qui « intègrent l’UPC » dans leurs démarches, Robert Bapooh Lipot, déclare que « les militants de l’UPC ne se reconnaissent pas dans ces options qui témoignent de l’immaturité d’une certaine opposition qui, de 1992 à nos jours, a choisi de faire de l’événementiel, son programme politique ».

Si le Parti des crabes refuse de suivre ces mouvements de l’opposition, c’est qu’elle ne se reconnait plus justement de l’opposition justement. D’où son option de ne pas suivre les partis d’en face car « représentée au Sénat, républicaine, parti de gouvernement, sentinelle de l’unité et de la souveraineté du Cameroun, respectueuse des institutions de la République et de ceux qui les incarnent, remplissant toutes les conditions pour se présenter aux échéances électorales de 2025, notamment les présidentielles, les municipales et les législatives », souligne-t-il, A cet effet, « l’UPC n’a engagé aucun contact avec les multiples regroupements de certains Partis de l’Opposition Camerounaise en vue de sa participation aux prochaines échéances électorales», embraie-t-il.

L’homme qui se revendique de la succession politique d’Augustin Frédéric Kodock, souligne que « notre ligne politique telle que, instituée par Ruben Um Nyobe et structurée par le Très regrettée secrétaire général, Augustin Frédéric Kodock, ne cadre nullement avec les dynamiques qui masquent la vacuité idéologique desdits regroupements, et, transforment en satellites, les partis de l’opposition ainsi regroupés pour acter la déstabilisation du Cameroun et ses Institutions ». Convaincu qu’il est, que « le contexte international porte vers la déstabilisation des jeunes États africains et partant, la mise entre parenthèses de leur Souveraineté ».

Autonomisation: Samuel Ervé Mandeng prêche l’évangile du leadership aux jeunes de Yaoundé

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Samuel Ervé Mandeng au Cnetre, en compagnie des particpants à sa conférence

Le gouvernement multiplie les conventions avec des institutions financières locales afin de permettre aux jeunes «de disposer de la garantie nécessaire pour lever les capitaux disponibles sur les marchés financiers, ou obtenir des financements auprès des banques classiques ». Avec ce type de mesure, il entend contourner l’obstacle du financement, généralement brandi par les jeunes comme premier frein à la réussite entrepreneuriale. Toutefois, avoir de l’argent ne suffit pas pour garantir le succès dans les affaires. Il faut aussi avoir de l’entregent. C’est du  moins le discours prôné par Samuel Ervé Mandeng, chantre du développement personnel et promoteur des plateformes Cameroon Digital Boost et de Give Back To Mama. Mercredi 24 avril 2024, à l’invitation de  Nyamebenga Mbouri Yvette, Chef du Centre Multifonctionnel de Promotion des Jeunes de Yaoundé 4 (CPMJ Yaoundé 4), il est venu enseigner à une centaine de jeunes réunis au musée national de Yaoundé,  «Comment construire sa communauté professionnelle où d’affaires», en changeant de paradigme.

A en croire Samuel Ervé Mandeng, sur les chemins escarpés de l’entreprenariat, le jeune entrepreneur doit s’assurer d’avoir comme compagnons des personnes qui lui seront utiles. «Le but était de montrer aux participants qu’ils sont riches par le nombre de personnes et de relations  et de réseaux qu’ils ont. Il faut construire ce réseau dans une communauté que j’ai appelée [La stratégie modèle des 5 sens].  Savoir mobiliser, organiser, développer, éduquer et inspirer la loyauté.  Pour ce faire il  faut solliciter la contribution de ses cinq sens. Ces outils dont nous sommes dotés, sont des indicateurs de sélection qui peuvent nous permettre d’opérer des choix judicieux relativement au choix des personnes qui nous entourent», a-t-il déclaré. Militant de la première heure pour une participation active des camerounais de la diaspora au développement du Cameroun à travers ses deux plateformes suscitées, Samuel Mandeng  est convaincu que le chemin vers le succès doit être jalonné d’innovations. « Nous avons également tenu à rappeler aux jeunes présents qu’il est important de changer de paradigme. De changer de façon de voir  les choses, car leur perception influence leurs différents choix», a-t-il conclu.

Après 4  heures de masterclass,  c’est l’air grandement satisfaite que Nyamebenga Mbouri Yvette, Chef du CMPJ de Yaoundé 4 , a expliqué que la conférence du 24 avril dernier, n’était que le point de départ d’un projet beaucoup plus consistant, qui prévoit l’organisation de plusieurs ateliers sur le leadership. « Les échanges avec Samuel Ervé Mandeng  nous ont donné de penser à un concept. Celui du modal leadership Worshop. C’est une série d’ateliers que nous allons organiser. Aujourd’hui [24 avril 2024] c’était juste une conférence de quelques heures, pour lancer le concept. Mais  dans les prochains mois, nous allons organiser des ateliers sur le leadership au cours desquels vous aurez des interventions  de plusieurs jeunes camerounais vivant à l’étranger, tel qu’il (Samuel Ervé Mandeng] a expliqué dans son propos de présentation», a-t-elle déclaré

Affaire des matchs truqués : Pour Patrice Motsepe, « nul n’est au-dessus de la loi»

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Patrice-Motsepe-sur-France-24

Patrice Motsepe a cru devoir sortir de sa réserve sur le cas Samuel Eto’o : « personne n’est au-dessus de la loi». S’agissant de l’affaire des matchs truqués dans les championnats d’élite du Cameroun, dans laquelle le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) est accusé d’avoir participé. Mais « à l’aspect critique, du point de vue de la Confédération africaine de football, nous devons enquêter sur chaque plainte, chaque accusation et chaque allégation. Nous devons le faire de manière éthique, en conformité avec les principes mondiaux, à savoir la présomption d’innocence », a-t-il assuré. En clair, Samuel Eto’o n’est pas d’office condamné. Se refusant à donner une date pour le verdict, le président de la Confédération africaine de football (CAF) préfère laisser les enquêtes se poursuivre jusqu’à leur terme.

Alors que sur le même plateau, Samuel Eto’o avait laissé entendre que « les problèmes que je rencontre dans le football camerounais, c’est parce qu’on me prête des ambitions politiques». Au Cameroun certes, mais peut-être pas que là. Surtout que l’homme n’a pas manqué de ranger la CAF parmi ses détracteurs. En dénonçant auprès de la Fédération internationale de football association (Fifa), le secrétaire général de la CAF Veron Mosengo-Omba, de travailler à « ternir [son] image ». Sans détails. Mais le patron du football africain ne lui en veut pas outre-mesure. Gardant la même admiration pour l’ancienne gloire du football africain, et même mondial. « Il faut savoir faire la part des choses, d’un côté Samuel Eto’o de mon point de vue, sera toujours un joueur de football dont nous avons été très fiers, qui a été parmi les plus talentueux et je continuerai d’être fier de ce qu’il a réussi à faire sur le terrain », continue-t-il de saluer.

Pour autant, Patrice Motsepe qui n’entend pas interférer dans le cours de la justice, assure que la loi restera égale pour tous. « Il ne s’agit pas que du football ; c’est aussi la question de ce qui se passe en Afrique et dans d’autres parties du monde. Moi le premier en tant que président de la CAF, personne n’est au-dessus de la loi », a-t-il indiqué.

Tout est parti d’un audio ayant fuité sur les réseaux sociaux il y a quelques mois. Un entretien téléphonique entre deux personnages se rapportant aux personnes de Samuel Eto’o et Valentine Nkwain, président de Victoria united alias Opopo. Dans cet entretien, les deux interlocuteurs manigancent un complot contre le championnat local, afin d’accorder des faveurs au club du Sud-Ouest, au détriment des autres acteurs de l’Elite two (saison 2023). Et sur les stades, des faits répréhensibles pouvaient confirmer quelques faveurs pour Opopo. Des interruptions de matchs par Valentine Nkwain, des suspensions d’arbitres ayant officié ses matchs que le club a perdus,… Des acteurs du football camerounais ont alors saisi la CAF en se basant sur l’audio incriminé.

A lire aussi: Affaire de matchs truqués: la contre-attaque de Samuel Eto’o

D’où l’ouverture de l’enquête. Et en août 2023, la CAF a informé l’opinion qu’elle a « reçu des demandes écrites venant de plusieurs parties prenantes du football camerounais pour l’examen et l’enquête de certains comportements inappropriés présumés de M. Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football ». L’homme était attendu le 17 avril au siège de la CAF au Caire pour audition. Samuel Eto’o a préféré se faire représenter par son avocat, Me Antoine Vey. Le verdict est attendu. Toujours est-il que, « quel que soit le sujet, la décision doit être dictée non seulement par ce qu’il se passe dans l’audience mais aussi par les règles de la CAF et de la Fifa », a garanti Patrice Motsepe.

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