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BGFIBank Cameroun: 425 milliards de FCFA d’encours de crédits  en 2023

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Abakal Mahamat, directeur général de BGFIBank Cameroun

En 2023, BGFIBank Cameroun a renforcé sa contribution à l’essor de l’économie camerounaise. Cette dynamique est matérialisée par la hausse de son encours de crédits. Il est ainsi passé de 370,2 milliards de FCFA en 2022, à 425 milliards de FCFA en 2023, soit une progression de 20% en valeur relative. «Ceci reflète bien la position de la Banque comme contributeur significatif à l’économie nationale» se réjouit l’institution financière, qui indique par ailleurs que cette performance haussière lui a permis de passer à près de 8 % de parts de marchés dans un secteur «hautement concurrentiel et marqué par une politique restrictive de la Beac», rappelle-t-elle. Elle cite également son implication dans le financement de divers projets au courant de l’année 2023, pour expliquer le trend haussier de cet indicateur qui avait déjà connu une progression de 21% en 2022. Il s’agit notamment  du projet de construction d’un réseau d’adduction d’eau potable dans 9 villes du Cameroun, la convention signée avec le Port autonome de Kribi pour la mise en œuvre d’une zone économique au sein de cette place portuaire, la relance de la production des produits Coca-Cola au Cameroun pour laquelle elle s’est associée à la société camerounaise Gracedom, qui a obtenu de l’entreprise américaine, l’autorisation de produire et de distribuer lesdits produits à travers le pays.

Hausse de l’encours des dépôts

Les bonnes performances de BGFIBank Cameroun en 2023 sont également illustrées par son encours de dépôts qui a connu une augmentation au cours de la période sous-revue, passant de 278 milliards de FCFA en 2022 à 303 milliards de FCFA l’année dernière. D’après la banque, cette hausse se justifie par l’extension de son réseau national d’agences. En effet, en 2023, la filiale locale du premier groupe bancaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) a ouvert 6 nouvelles agences et 01 cash point (03 au grand Nord, 01 à Yaoundé, 01 à Bertoua, 01 à Limbe). BGFIBank Cameroun porte ainsi son nombre total de points de vente à 22 agences et 4 cash points. Un maillage territorial qui a contribué à augmenter de 71% sa base clientèle lors du dernier exercice budgétaire. La bonne santé financière de la banque en 2023 se lit tout aussi bien à travers son résultat net qui a progressé de 10%  passant de 10 à 11 milliards de FCFA. Son ratio de solvabilité se situe à 12%, le taux de couverture du risque 0,19%, tandis que le total bilan est ressorti à 594 milliards de FCFA, contre 491 milliards de FCFA en 2022. «Des résultats financiers en progression, soutenus par une gestion efficace des prêts et des investissements qui indiquent une gestion prudente des risques et des coûts et l’efficacité opérationnelle de l’institution bancaire», rappelle-t-elle.

Et d’ajouter que «Les performances annuelles de BGFIBank Cameroun fournissent un aperçu précieux de sa santé financière, de sa croissance et de son impact sur la communauté. Des éléments qui permettront aux parties prenantes de mieux comprendre la contribution de la Banque à l’économie nationale et d’évaluer sa position dans le secteur financier définitivement concurrentiel. Alors que BGFIBank Cameroun poursuit son engagement envers l’excellence opérationnelle et la responsabilité sociale, son avenir reste prometteur dans le paysage financier du Cameroun»

Responsabilité sociale

Au-delà de ses résultats financiers encourageants, BGFIBank Cameroun se félicite également d’avoir contribué au développement social du Cameroun. «Cela s’est illustré au travers de multiples actions relatives à la responsabilité sociale de l’entreprise, telles que des réhabilitations et équipements d’établissements scolaires, des programmes d’éducation financière dans des écoles d’excellence, des soutiens multiples (matériels, financiers, formations) aux femmes entrepreneurs notamment ou encore des dons dans des hôpitaux de référence. Ces efforts démontrent l’engagement de la Banque envers les communautés qu’elle sert et renforcent sa réputation en tant qu’acteur responsable», révèle la banque.

Haine : Le SDF interdit dans le Sud

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Dans le cadre de sa tournée nationale engagée le 6 avril dernier, Joshua Osih a été stoppé net hier soir à l’entrée de Biwong-Bulu, département du Dja et Lobo, dont le président Paul Biya est originaire. Des barricades posées sur la route, barrant l’accès à tout véhicule. A Akom II également, la caravane de l’homme a essuyé de vives altercations. Une foule immense veille. A l’arrivée de la caravane du président national du Social democratic front (SDF), c’est le branle-bas. Des chansons en langue locale sont entonnées. Les « étrangers » sont priés de rebrousser chemin car ils ne sont pas les bienvenus. En clair, le SDF est en territoire ennemi. C’est la région natale du président de la République, une région interdite de dissonance en contexte de pluralisme démocratique.

« Face à cette situation préoccupante, le ministre du Social democratic front en charge de l’information et des médias, engage la responsabilité du gouvernement quant à la sécurité de la personne de l’honorable Chief Joshua Osih et de toute sa délégation », réagit Nguidjol Ngan dans un communiqué de presse. Pour le ministre du Shaddow cabinet du SDF, «toutes ces manœuvres n’ont en rien entamé le moral et la pondération de Notre chairman et de sa délégation, déterminé qu’il le demeure, à aller au bout de son programme, que le retard ainsi causé malgré tout, n’a en aucun cas empêché le déroulé de ce jour ». Saluant en son leader « sa capacité à prévenir de tels comportements inadmissibles et fortement répréhensibles tout au long de sa tournée en cours» et « ses grandes qualités d’homme d’Etat dont il a su faire preuve face à la furie de ces groupuscules de compatriotes à la solde de quelques entrepreneurs du chaos, chantres du tribalisme et promoteurs des discours haineux ».

Et de fait, le programme de Joshua Osih s’est poursuivi, mais avec retard. L’homme s’est entretenu avec les étudiants dans la ville d’Ebolowa. Le but de cette tournée du successeur de Ni John Fru Ndi, est de «construire davantage de ponts de dialogue entre tous les Camerounais et toutes les Camerounaises ».

Ce n’est pas la première fois que le Sud est interdit aux opposants. Lors de la campagne électorale de la présidentielle de 2011, Jean De Dieu Momo, alors encore dans l’opposition, s’était vu barré l’accès à Mvomeka’a le village du président Paul Biya. Malgré son aisance dans l’expression en Bulu, la langue locale, le président du Paddec qui avait passé sa tendre enfance dans le Sud, sera répudié, sans qu’il ait délivré son discours aux électeurs. En 2019, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) avait été interdit de meeting à Ebolowa. L’Union démocratique du Cameroun (UDC) a plusieurs fois subi moralement et physiquement le martyr de sa volonté de s’installer dans la région natale de Paul Biya, à Ambam et Sangmélima.

Une haine tribale qui n’a pas toujours été condamnée par le gouvernement dont des membres ont parfois donné leur caution à des actes de vandalisme. A l’instar de Jacques Fame Ndongo qui a invité les Bamoun à « épouser la couleur locale », parlant du Rdpc, parti au pouvoir. La Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme reste sourde et muette face à ces dérives.

Ramassage des ordures: des prestataires retenus pour auditer le travail des futurs opérateurs dans la ville de Yaoundé

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La Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) prépare une petite révolution dans la collecte, le transport et le traitement des déchets. Elle vient de boucler une opération lancée en novembre 2023, relative au recrutement de plusieurs cabinets d’étude devant procéder à la maîtrise d’œuvre  des travaux de collecte, de transport des ordures ménagères, de balayage, de nettoyage des rues, places publiques et marchés de la ville de Yaoundé au titre des exercices 2024 à 2030. trois cabinets ont été retenus par la CUY. Il s’agit de Crea Consult, le groupement Integ-Sitram et le groupement Era Cameroun-Cerido. D’après des informations obtenues auprès d’un haut responsable de la Communauté urbaine de Yaoundé, ces prestataires auront pour principale mission d’auditer le travail des futurs opérateurs qu’elle envisage de recruter pour la gestion des déchets dans la capitale. «Les cabinets d’études sont chargés de la maîtrise d’œuvre, c’est-à-dire qu’ils vont s’assurer que le cahier de charges prévu par le contrat du nouvel opérateur chargé de la collecte, de transport des ordures ménagères, de balayage, de nettoyage des rues, places publiques et marchés de la ville de Yaoundé est respecté» a révélé notre source.

 La procédure de recrutement est en cours et est par conséquent frappée du sceau du secret, indique notre interlocuteur, qui précise par ailleurs qu’elle ne peut révéler ni le nombre d’opérateurs que souhaite recruter la CUY, encore moins l’identité des premiers candidats. Toutefois, à en croire cette dernière, le maire de la ville prépare à implémenter une politique inédite. «Pour le nombre à recruter, on le saura le moment venu. Mais l’idéal pour le maire de la ville serait d’avoir un opérateur par arrondissement», a-t-elle lâché.

Quid de Hysacam et Thychlof

Le discours n’est pas nouveau. Depuis l’année dernière, la Communauté urbaine de Yaoundé répète qu’elle souhaite recruter un opérateur pour chacun des sept arrondissements que compte la capitale afin de réduire les charges d’exploitation. Pour ce faire, les contrats liant Hysacam (unique opérateur de 1969 à 2022) et Thychlof (opérateur recruté en 2022) à la ville de Yaoundé qui sont arrivés à expiration le 31 décembre 2023, n’ont pas été renouvelés. Cependant les deux entreprises continuent d’opérer dans la ville de Yaoundé grâce à un avenant qui a été apporté au contrat initial, révèle la Communauté urbaine de Yaoundé. A Hysacam on parle plutôt d’un ordre de service. Toutefois, même si elle ne croit pas  à la réussite de la nouvelle politique que compte implémenter la CUY, l’entreprise qui a perdu le monopole  de la gestion des ordures dans la ville de Yaoundé en 2022, a déposé sa candidature dans l’espoir d’être retenu comme l’un des opérateurs chargé de la gestion des ordures dans la ville de Yaoundé. 

Pour combien de mairies? Il faudra attendre  que la procédure soit rendue publique. «Le problème n’est pas lié au nombre d’opérateurs  qui interviennent. Si les questions de fonds ne sont pas adressées, qu’on ait Hysacam aujourd’hui et que demain on ait 3, 4,5 ou 6 entreprises, toutes ces entreprises feront face aux mêmes difficultés. Parce que je vois mal comment on peut collecter 1000 à 1500 tonnes de déchets si on n’a pas d’équipements appropriés.  Ces équipements sont mécanisés, donc consomment de l’énergie, consomment du carburant, consomment des ressources humaines en termes de personnes à mobiliser qui attendent chaque fin du mois d’être payées.», confiait à Défis Actuels,  une source au sein du top management de l’entreprise en février dernier.

Relever le défi financier

Pour Hysacam le véritable défi est donc d’ordre financier. Pour le surmonter le gouvernement a instauré un droit d’accises spécial destiné au financement de l’enlèvement et le traitement des ordures au bénéfice des Collectivités territoriales décentralisées. En 2022, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a fixé les modalités de recouvrement, de centralisation, de répartition et de reversement de cet impôt qui représente 0,5% de la base imposable de toutes les marchandises importées, exception faite des importations en franchise prévues par l’article 276 du Code des douanes. Ledit impôt sera collecté par la douane, qui retiendra 5% de l’enveloppe globale au titre de frais d’assiette et de recouvrement. Les 95% restants seront centralisés par le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom), la banque des CTD, qui se chargera ensuite de les redistribuer aux communautés urbaines, aux communes et communes d’arrondissements du pays. Cependant, cette taxe qui doit en principe remplacer les subventions que l’Etat accorde aux Collectivités territoriales décentralisées pour la collecte des ordures n’est pas régulièrement distribuée à ces dernières. Le maire de la ville évoque des tensions de trésorerie au niveau du Compte unique du trésor.

Listes électorales : Coalition Erik Essousse-Atanga Nji contre l’opposition

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Dans un communiqué signé le 2 mai 2024, Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat) « met en garde les hommes politiques véreux contre toute tentative de manipulation pernicieuse de l’opinion publique tendant à faire de l’inscription sur les listes électorales une surenchère politique, ou un facteur de perturbation de la tranquillité des citoyens avec des relents de troubles à l’ordre public ». Au sujet de la campagne d’inscriptions massives sur les listes électorales lancée par les partis politiques et appuyée par les leaders d’opinion. «Il n’est pas superflu de rappeler que l’inscription sur les listes électorales n’est pas obligatoire », souligne-t-il. « L’on ne saurait par conséquent sortir les populations de force de leurs domiciles ou encore user de pressions de quelque nature que ce soit, pour les contraindre à s’inscrire sur les listes électorales », poursuit-il.

Ce communiqué fait suite à une rencontre que le Minat venait d’avoir avec Erik Essousse le directeur général des élections à Elections Cameroon (Elecam), officiellement « dans le cadre de la liaison permanente entre le gouvernement et Elections Cameroon…sur le déroulement des inscriptions sur les listes électorales dans la perspective des échéances électorales à venir dans notre pays», mentionne le communiqué. Le Minat écrit qu’«à l’issue des échanges, il a été noté avec satisfaction que le processus électoral se déroule normalement»; et que, « Elecam tient régulièrement des concertations avec tous les acteurs du processus électoral et les inscriptions sur les listes électorales se poursuivent sereinement sous l’égide des démembrements territoriaux d’Elecam», tout comme à l’étranger.

Et pourtant, Paul Atanga Nji trouve à redire sur l’engagement des partis politiques de l’opposition. « Conformément aux dispositions pertinentes du Code électoral, les opérations d’inscriptions sur les listes électorales relèvent des prérogatives régaliennes d’Elecam. Elles sont de ce fait conduites sur le terrain par les démembrements territoriaux d’Elecam, en liaison avec les commissions mixtes composées de représentants de l’Administration et des partis politiques légalisés », rappelle le Minat. Une campagne que le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dont le Minat est membre, mène couramment depuis des années, sans que le Minat n’y trouve un quelconque abus.

De quoi conforter l’opposition qui soupçonne Elecam et le pouvoir de ne pas vouloir que les chiffres des inscriptions sur les listes électorales gonflent. Déjà, la semaine dernière, un scandale a affiché Elecam : le kit d’Elecam qui s’est retrouvé dans un domicile privé à Massangam, une localité du département du Noun, région de l’Ouest. L’on y a refusé d’inscrire une personne considérée comme appartenant à l’opposition. En rajoutant aux problèmes techniques des kits d’Elecam qui n’ont pas facilité les inscriptions sur les listes électorales sur le territoire, et pas du tout même à l’étranger. Et au cours de sa conférence de presse du 29 avril dernier, Erik Essousse et son équipe ont restreint les questions. Circonscrivant l’échange aux questions conçues par leurs propres soins. Quoi qu’il en soit, les promoteurs des inscriptions massives sur les listes électorales poursuivent leur campagne.

Le FMI dresse un tableau positif de l’Afrique

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Par Henri Kouam, fondateur & Directeur Exécutif

Points Focaux

  • Le PIB de l’Afrique passera de 3,4 à 4,8 % au cours des trois prochaines années.
  • Les coûts d’emprunt sont élevés, même si le Kenya, la Côte d’Ivoire et le Bénin ont récemment fait appel aux marchés.
  • L’inflation ralentira et les exportateurs de matières premières obtiendront de meilleurs résultats.
  • Les gouvernements africains devraient se concentrer sur la réduction des dépenses, l’augmentation des recettes fiscales et l’investissement dans l’éducation et les infrastructures.
  • Le FMI félicite le Cameroun pour la réduction de sa dette tout en maintenant le niveau des investissements nécessaires au développement.

Introduction

Les perspectives du FMI pour l’Afrique sont très positives. À une époque où le changement climatique, le chômage et les conflits sociaux ravagent le continent, il y a de nombreux points positifs et les perspectives du FMI le reflètent. Il est difficile d’établir un pronostic pour un continent aussi diversifié et unique, mais les perspectives budgétaires et économiques ont connu une amélioration remarquable et généralisée.

Les perspectives économiques régionales globales sont positives et améliorent, l’activité économique passant de 3,4 % en 2023 à 3,8 % et 4 % en 2024 et 2025. Plus de 70 % des pays devraient connaître une croissance et la reprise économique se poursuivra jusqu’en 2025. Entre-temps, l’inflation médiane a diminué de moitié, passant de 10 % en novembre 2022 à 6 % en février 2024.

Le resserrement du financement est dû à une réduction des sources de financement, en particulier de l’aide publique au développement. Les besoins bruts de financement extérieur des pays à faible revenu d’Afrique subsaharienne sont estimés à 70 milliards de dollars par an (6 % du PIB) sur quatre ans. Les gouvernements cherchent d’autres sources de financement, car les prêts concessionnels sont associés à des taux d’intérêt plus élevés, à moins de transparence et à des échéances plus courtes.

À l’heure où la plupart des pays africains tentent de réduire le poids de leur dette, il est essentiel de trouver de nouvelles sources d’emprunt. Le coût de l’emprunt – dette extérieure et intérieure – a augmenté et reste élevé pour la plupart des pays africains. En 2023, les paiements d’intérêts des gouvernements étaient estimés à 12 % des recettes (hors dons), soit plus du double par rapport à l’année précédente. Le secteur privé a également commencé à ressentir les effets de la hausse des taux d’intérêt.

En particulier, l’inflation a baissé de manière significative et l’inflation médiane a chuté d’environ 6 % en février, après avoir atteint un pic de 10 % en novembre 2022. Cela reflète les effets du resserrement de la politique monétaire dans de nombreux pays.  Cependant, l’inflation diminuera dans les pays ayant une capacité de production alimentaire croissante et restera élevée pour les importateurs comme le Bénin et le Cameroun qui ont récemment supprimé les subventions sur les carburants. Le FMI estime toutefois que l’inflation tombera à 1,9 % et 1,5 % en 2024 et 2025.

La mobilisation des recettes est la première ligne de défense.

Des pays comme le Cameroun ont élargi l’assiette fiscale pour lutter contre la hausse des taux d’intérêt et le rétrécissement des options de financement. Cependant, la priorité absolue reste la consolidation fiscale tout en maintenant les investissements essentiels dans les infrastructures vitales, l’éducation, etc. Il est donc nécessaire de renforcer les capacités en matière de dépenses concessionnelles.

La politique monétaire devrait cibler l’inflation

La politique monétaire devrait se concentrer sur la stabilité des prix à mesure que l’inflation diminue dans un plus grand nombre de pays. Cela leur donnera une marge de manœuvre pour réduire les taux d’intérêt et permettra une meilleure coordination entre les politiques fiscales et monétaires ainsi qu’entre les taux d’intérêt. La plupart des banques centrales africaines ciblent l’inflation, mais quelques-unes ont leur monnaie arrimée à l’euro, comme les pays membres de la CEMAC. Par conséquent, il est peut-être temps pour les banques centrales d’abandonner l’arrimage de leur monnaie à l’euro au profit d’un ciblage de l’inflation, car l’inflation augmente rapidement et, bien que les arrimages garantissent la stabilité financière, il ne serait pas judicieux pour les banques centrales de se concentrer sur la stabilité monétaire lorsque l’inflation est en hausse.

Deuxièmement, la majeure partie de l’inflation dans les pays africains est importée, car la majorité des pays africains dépendent des importations en provenance d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord pour nourrir et habiller leur population. Le moment est venu pour la politique monétaire d’accompagner la politique fiscale et de stimuler la capacité locale de production de biens.

Le FMI Conseille l’adoption du libre échange

La mise en œuvre de réformes structurelles telles que l’accélération de l’intégration commerciale et l’amélioration de l’environnement des affaires attirera davantage d’investissements directs étrangers, diversifiant ainsi leurs sources de financement et leurs économies locales. Les pays d’Afrique subsaharienne auront besoin d’un soutien accru de la part de la communauté internationale par l’intermédiaire des banques de développement régionales et multilatérales. Les Africains ont créé et signé la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) qui créera un marché unique pour les marchandises et réduira les barrières tarifaires et non tarifaires. Cependant, les entreprises doivent commencer à commercer dans le cadre de cette zone et les décideurs politiques doivent s’assurer que les informations nécessaires sont disponibles pour les acteurs de la société civile.

Les autorités ont poursuivi leurs efforts d’assainissement budgétaire, le déficit budgétaire médian étant ramené à 4 % du PIB en 2023, soit le niveau le plus bas depuis le début de la pandémie. En conséquence, les ratios de la dette publique se sont largement stabilisés autour de 60 % du PIB en 2023 et devraient diminuer cette année. Cela a permis au pays d’effacer la majeure partie de sa dette immédiate et de repousser les remboursements de sept ans. De même, la Côte d’Ivoire a dû faire face à son coût d’emprunt le plus élevé en dix ans avec une euro-obligation libellée en USD. Les émetteurs souverains d’Afrique subsaharienne ont généralement payé des rendements plus élevés que les émetteurs à risque équivalent d’autres régions, bien que la « prime africaine » souvent évoquée semble être relativement faible.

Le FMI a félicité le Cameroun pour son con approche a la consolidation de sa dette. Les perspectives sont positives pour l’Afrique mais le FMI cite que les pays doivent adopter le libre échange, les banques centrales doivent cibler l’inflation et les pays comme le Cameroun doivent augmenter leur capacité. 

Agoa et son impact sur les exportations de l’Afrique

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Par Henri Kouam, fondateur & Directeur Executif, Cameroon Economic Policy Institute (CEPI)

Introduction

La Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique et la plupart des pays africains sont déficitaires. Afin de rééquilibrer le commerce au détriment de la Chine et d’accélérer l’intégration commerciale avec les États-Unis, les responsables politiques américains ont promulgué en 2002 le Africa Growth and Opportunity Act (AGOA), qui est resté depuis au cœur de la politique économique et de l’engagement diplomatique des États-Unis en Afrique. L’AGOA permet aux pays africains éligibles d’accéder aux marchés américains en supprimant les droits de douanes de plus de 6, 500 produits, qui s’ajoutent aux plus de 5 000 produits pouvant bénéficier d’un accès en franchise de droits dans le cadre du système généralisé de préférences.

Pour satisfaire aux conditions d’éligibilité rigoureuses de l’AGOA, les pays doivent mettre en place une économie axée sur la libre échange, l’État de droit, le pluralisme politique et le droit à une procédure régulière, ou faire des progrès constants dans ce sens (USTIC, 2023). En outre, les pays doivent éliminer les obstacles au commerce et aux investissements américains, adopter des politiques de réduction de la pauvreté, de lutte contre la corruption et de protection des droits de l’homme. Cet article montre que l’AGOA à bénéficier l’Afrique alors ont doit accélère les exportations et non courir vers les BRICS au détriment de notre surplus des échanges avec les Américains.

Augmentation des importations africaines aux États-Unis

Pour la seule année 2022, les exportations totales de l’Afrique vers les États-Unis dans le cadre de l’AGOA sont estimées à 10,3 milliards de dollars, soit une hausse de 26 % par rapport à 2001, ce qui représente une augmentation de 11,6 milliards de dollars en moyenne (figure 1). La majeure partie des exportations vers les États-Unis sont des produits pétroliers (45 % du total des importations), tandis que les importations non pétrolières sont estimées à 5,7 milliards de dollars en 2022, soit un quadruplement des résultats par rapport à 2001 (Fernandes et al, 2023). Plusieurs secteurs non pétroliers ont connu des augmentations significatives au cours de cette période, notamment l’habillement, les pièces détachées automobiles, les noix de macadamia, les bijoux, les oranges fraîches et les chaussures. À l’heure actuelle, l’Afrique du Sud est le principal bénéficiaire de l’AGOA (UNCTAD, 2023).

Selon les statistiques de l’AGOA, les principaux fournisseurs de l’AGOA étaient l’Afrique du Sud (3,6 milliards de dollars, principalement des véhicules et des pièces détachées, des fruits, des métaux précieux et des produits chimiques), le Nigeria (3,5 milliards de dollars, principalement du pétrole brut), le Ghana (746 millions de dollars, principalement du pétrole brut), le Kenya (614 millions de dollars, principalement des vêtements), Madagascar (406 millions de dollars, principalement des vêtements) et l’Angola (391 millions de dollars, exclusivement du pétrole brut). Les autres principaux bénéficiaires de l’AGOA sont le Lesotho (260 millions de dollars, essentiellement des vêtements), la Côte d’Ivoire (127 millions de dollars, essentiellement des produits à base de cacao), le Gabon (125 millions de dollars, essentiellement du pétrole brut), le Congo Kinshasa (92 millions de dollars, essentiellement du minerai et des produits à base de cuivre), la Tanzanie (75 millions de dollars, essentiellement des vêtements) et l’île Maurice (74 millions de dollars, essentiellement des vêtements).

Figure 1 : Augmentation d’importation aux États Unis entre 2001 et 2022 dans le cadre de l’AGOA

L’Afrique Bénéficie Plus des échanges Avec les états Unis

Cette dynamique commerciale laisse l’Afrique subsaharienne avec un excédent commercial de 11,7 milliards de dollars en 2021, soit une augmentation de 104,8 % (6,0 milliards de dollars) par rapport à 2020. Pour mettre cela en perspective, entre 2002 et 2022, les valeurs d’importation et d’exportation de biens entre l’Afrique et la Chine sont passées de 11,67 milliards de dollars à 257,67 milliards de dollars. Parallèlement, les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique subsaharienne se sont élevés à 30,0 milliards de dollars en 2021, soit une baisse de 1,1 % par rapport à 2020, en raison de l’incertitude causée par la pandémie du virus Covid-19.

Figure 2 : Les exportations de combustibles non minéraux vers les États-Unis ont augmenté

Source: USITC DataWeb

Conclusion

Le Africa Growth and Opportunity Act (AGOA) a donné aux pays africains une occasion unique d’exporter vers les États-Unis. Non seulement l’Afrique a un excédent commercial estimé à 11,7 milliards de dollars en 2021, mais cela représente une augmentation de 104,8 %  par rapport à 2020. Les principaux exportateurs sont l’Afrique du Sud (15,7), le Nigéria (3,5), le Ghana, la Côte d’Ivoire et l’Angola.

Bien que des pays comme l’Ouganda, le Niger, le Gabon et la République centrafricaine aient perdu leur statut de bénéficiaire, l’AGOA a créé des bases solides pour le commerce entre les États-Unis et l’Afrique. Pour un pays comme le Cameroun, ont devrait se focaliser sur la transformation du manioc, plantain et fruits en céréales, farine et autres dérives qui pourrait favoriser nos échange dans le long terme, créer des emplois et supporter le développement et intégration des chanines des valeurs local. Les états unis représentent un important marche pour l’Afrique qui devrait favoriser des économie axée sur la libre échange, l’État de droit, le pluralisme politique et le droit à une procédure régulière, ou faire des progrès constants dans ce sens. Après tout, nous n’avons pas besoin des états unis pour protéger les droits humains.

References

  1. Tadesse, B. (2024). The Impacts of the African Growth Opportunity Act on the Economic Performances of Sub-Saharan African Countries: A Comprehensive Review. Sci 2024, 6, 14. https://doi.org/10.3390/sci6010014
  2. USITC. (2023). African Growth and Opportunity Act (AGOA): Program Usage, Trends, and Sectoral Highlights. USITC Publication 5419. 2023. Available online: https://www.usitc.gov/sites/default/files/publications/332/pub5419.pdf 
  3. UNCTAD. (2023). The African Growth and Opportunities Act: A Review of Its Benefits, Limitations, Utilization, and Results. Available online: https://unctad.org/system/files/official-document/aldcinf2023d2_en.pdf 
  4. Fernandes, A., Forero, A., Maemir, H., Mattoo, A. (2023).  Are trade preferences a Panacea? The export impact of the African Growth and Opportunity Act. World Dev.  162, 106–114. [Google Scholar] [CrossRef]
  5. Seyoum, B. & Abraham, R. (2022). US Trade Preference and Export Performance of Sub-Saharan Africa (SSA): Evidence from the African Growth and Opportunity Act (AGOA) (2022). World Trade Rev. 21, 573–596. [Google Scholar] [CrossRef]
  6. Kouam, H. (2021). The Biden Presidency Could be a Renaissance for U.S. Diplomacy in Africa. Nkafu Policy Institute. https://nkafu.org/the-biden-presidency-could-be-a-renaissance-for-u-s-diplomacy-in-africa/
  7. Oyintarelado, M. (2023). 10 Charts to Explain 22 Years of China-Africa Trade, Overseas Development Finance and Foreign Direct Investment, Global Policy Development Center, Boston University. https://www.bu.edu/gdp/2024/04/02/10-charts-to-explain-22-years-of-china-africa-trade-overseas-development-finance-and-foreign-direct-investment/#:~:text=Africa%2DChina%20trade%20engagement%20is,%2411.67%20billion%20to%20%24257.67%20billion.
  8. USTR. (2023). Africa Trade Fact Sheet. United States Trade Representative, https://ustr.gov/sites/default/files/AGOA%20Trade%20Fact%20Sheet_final.pdf

Lions indomptables : Des nominations de Samuel Eto’o

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Dans une décision datée de ce 2 mai 2024, le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a procédé à de nouvelles nominations dans le staff des Lions indomptables. Et c’est la coordination qui en est concernée. Serge Pensy, consultant média sur les questions sportives, est nommé coordonnateur adjoint numéro un, en lieu et place d’Hervé Mveng que le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) Narcisse Mouelle Kombi avait nommé il y a quelques semaines. L’adjoint numéro deux est Ashu Ntui Nkongho Sarah qui remplace Zeinabou Evele.

En s’appuyant sur l’article 4 (1) du décret présidentiel du 26 septembre 2014 qui prévoit que « la coordination administrative, sportive et technique des activités et des programmes des sélections nationales de football (…) est assurée par un coordonnateur général nommé par le président de la Fécafoot». Les deux prochains alinéas indiquent respectivement que « le coordonnateur général est assisté de deux adjoints nommés dans les mêmes formes», et que « la rémunération du coordonnateur général et de ses adjoints est assurée par la Fécafoot».

Si Samuel Eto’o semble avoir capitulé pour les postes clés du staff, il n’a pas l’intention de céder la coordination à l’Etat. Pour autant, l’homme dans sa décision est muet sur le poste de coordonnateur général. Depuis le 12 juillet 2022, Benoît Angbwa est aux affaires. Dans les interprétations, les proches de Samuel Eto’o estiment que l’ancien défenseur des Lions indomptables « reste en poste » pour n’avoir pas été expressément remplacé.

Rien n’est dit sur le poste principal où le Minsep avait nommé Benjamin Banlock. Et c’est ce personnage qui irrite le plus à Tsinga. Benjamin Banlock est un ancien secrétaire général de la Fécafoot, sous l’ère Séidou Njoya, puis sous Samuel Eto’o. Arrivé dans l’ombre de Samue Eto’o, l’homme avait rejoint l’équipe de Séidou Mbombo Njoya, avant d’être limogé au début de la brouille entre les deux partenaires de circonstance. Et du coup, Banlock avait rejoint l’équipe de campagne de l’ancien capitaine des Lions indomptables. Pour être rétabli au même prestigieux poste une fois celui-ci avait été élu le 11 décembre 2O21. Mais les deux hommes se sont vite brouillés et le patron de l’administration a démissionné. Son désormais ex-patron s’est lancé à sa chasse, mettant à contribution la police. Banlock a échappé, Parfait Siki son remplaçant, et Liliane Mbog Binyet n’ont pas échappé. Arrêtés et incarcérés, avant d’être élargis. Le temps a apaisé les cœurs, chacun a usé de ses moyens, pour l’équilibre des forces.

Ernest Obama au garage

Et c’est là que Benjamin Banlock est nommé par Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), coordonnateur des sélections nationales de football. Dans un contexte de guerre ouverte avec Samuel Eto’o. Un poste dont l prérogative de nomination échoit au président de la Fécafoot. Celui qui est visé par les hautes sphères de la République comme le fauteur de troubles dans la sélection nationale fanion de football du Cameroun, n’entend pas perdre la main sur la sélection nationale. Samuel Eto’o qui a vertement rejeté les nominations de Marc Brys et compagnie, a promis de procéder à ses propres nominations. Depuis bientôt un mois les yeux sont rivés du côté de la maison du football de Tsinga. Entre temps, le patron des lieux a servi à la présidence des propositions restées lettre morte. L’homme s’en est remis au Premier ministre. Rien ne filtre de ses démarches. Jusqu’à ce que les nominations tombent ce 2 mai.

Dans la foulée, Ernest Obama perd son strapontin de porte-parole du président de la Fécafoot pour devenir chargé de mission auprès du président de la Fécafoot. Cédant son poste à Ibrahim Hawah qui a été team press officer des Lionnes indomptables A.

Inscriptions sur les listes électorales : la suspecte quête de légalité d’Elecam en diaspora

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«…Nous allons être précis, parce que, à la diaspora, ne doivent s’inscrire que les Camerounais qui le sont, pas des binationaux. Pour qu’on le fasse, nous allons demander ceci : le Camerounais résidant à l’étranger doit prouver qu’il est Camerounais par sa carte consulaire, qu’il a le passeport, qu’il a la carte de résident qui montre qu’il est bien établi dans le territoire. C’est clair. La loi dit ceci : la personne installée à l’étranger doit remplir toutes les conditions pour être inscrit. Et la résidence en fait partie ». Erik Essousse, le directeur général des élections à Election’s Cameroon (Elecam) a cru avoir rappelé le cadre réglementaire des inscriptions des Camerounais de l’étranger sur les listes électorales. Il ne suffira donc pas seulement de présenter une carte consulaire.

Une litanie de critères qui certes semble ordinaire pour un citoyen établi à l’étranger ; mais qui ne cadre pas toujours avec le cadre légal en vigueur. En effet, le décret du 8 août 2011 fixant les conditions d’application de la loi N°2011/013 du 13 juillet 2011 relative au vote des citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger (la présidentielle en l’occurrence), prévoit en son article 6, alinéa 1, que « pour s’inscrire sur une liste électorale, le citoyen camerounais établi ou résidant à l’étranger doit présenter une carte consulaire en cours de validité ». Rien de plus. Mais le patron technique de l’organisation des élections au Cameroun va au-delà.

Une diaspora frondeuse

Ce qui peut nourrir des soupçons dans un contexte où Elecam fait l’objet d’accusations de ne pas vouloir adhérer à la campagne d’inscriptions massives sur les listes électorales. Et la diaspora camerounaise de plus en plus nombreuse, qui est réputée être particulièrement frondeuse envers le régime de Yaoundé, réclame en vain depuis plusieurs années son droit de s’inscrire sur les listes électorales. Une situation dure depuis 2019 et Elecam est resté muet face aux plaintes. Cabral Libi’i le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) rapportait déjà en début d’année qu’en diaspora, il est dit que les kits d’enrôlement sont en panne. « Nous aurions dû être dans la diaspora au début de l’année, mais il y a eu un certain nombre de problèmes qu’il fallait adresser, pour être sûr qu’en allant à la diaspora, nous n’aurons pas d’autres problèmes », reconnaît Erik Essousse au cours de sa communication du 29 avril dernier. Après avoir avoué que « nous avons des kits de première génération depuis 2013, qui sont de très bonne qualité, qui ont été confectionnés par le premier DG, Sani Tanimou, qui nous donnent entière satisfaction. Ce sont ces kits-là que nous continuons d’utiliser aujourd’hui. On a aussi des kits de 2ème génération, qui nous ont posé quelques soucis parce que leur technicité ne donne satisfaction». Les inscriptions reprendront certainement, mais il faudra montrer patte blanche.

Assurances

De plus en plus acculé, et au moment où la campagne massive d’inscriptions sur les listes électorales engagée par l’opposition et des leaders d’opinion, emporte l’adhésion populaire, l’organe en charge de l’organisation des élections, a indiqué que tout est rentré à la normale. « Tout à l’heure j’ai discuté avec certains ambassadeurs, celui de Bruxelles notamment, vis-à-vis de l’agitation, qui nous dit que nos équipes sont là et que d’ici quelques jours, on va commencer les inscriptions. Celui de Paris aussi a fait savoir que nos équipes seront là demain. Celui d’Afrique du Sud m’a dit qu’on est en train de travailler », annonçait-il lundi dernier. Assurant que « c’est lancé dans la diaspora et nous allons faire en sorte que tout s’y passe bien ».

Au passage, Erik Essousse annonçait qu’Elecam a acquis de nouveaux kits, ainsi que des imprimantes. Et donc que la reprise de la production des cartes gelée depuis 2020 est imminente.

Finances publiques : le service de la dette intérieure à la peine

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Le Cameroun tient bien le service de sa dette extérieure. On ne saurait, en revanche en dire autant pour ce qui est de la dette intérieure qui s’accumule d’année en année. Entre janvier et mars 2024, cette dette-constituée des titres publics, de l’emprunt consolidé Beac, de la dette structurée [dette ayant fait l’objet des conventions entre les créanciers et l’Etat] et la dette non structurée [ dette constituée des arriérés constatés à une date donnée au niveau du ministère des Finances] -, a été payée uniquement à hauteur de 50,3 milliards de FCFA dont 46,1 milliards de principal et 4,2 milliards de FCFA d’intérêt. Selon la direction générale du budget. Pourtant, selon la Caisse autonome d’amortissement, elle est évaluée à 3 663 milliards de FCFA, restes à payer y compris. Ce montant doit-on le souligner est en hausse de 169 milliards de FCFA par rapport à la même période il y a un an. En effet, en mars 2023, elle était évaluée 3 494 milliards de FCFA.
Par ailleurs, d’après les projections de la loi de Finances de l’année en cours, le service de la dette intérieure annuelle est de 947,3 milliards de FCFA, dont 220 milliards de FCFA de restes à payer. Il est donc clair qu’avec seulement 50,3 milliards de FCFA réglés, l’Etat peine à payer sa dette intérieure ou tout au moins y accorde moins d’importance.
Il est pourtant difficile d’atteindre le taux de croissance économique escompté pour l’émergence à l’horizon 2035 si le service de la dette intérieure est mal tenu. En effet, cette situation affecte la trésorerie des entreprises qui conséquemment peinent, à leur tour, à investir, embaucher et même jouer leur rôle de moteur dans l’épanouissement de l’activité économique.
En outre, cette situation, si elle perdure, pourra réduire la confiance des investisseurs vis-à-vis de l’Etat, pour l’instant on en est pas encore là. Enfin, à la longue, les créanciers de l’Etat ou ses prestataires pourront exiger des taux d’intérêt plus élevés sur les futurs emprunts, en raison du risque en couru.

Service de la dette : 312,4 milliards de FCFA remboursés au 24 mars 2024

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Durant les trois premiers mois de l’année en cours, le Cameroun a remboursé sa dette publique (dette principale et intérêts) à hauteur de 312,4 milliards de FCFA. L’information a été rendue publique par la Caisse autonome d’amortissement (Caa) à travers une note de conjoncture mensuelle de la dette publique du Cameroun au 24 mars 2024.
Selon le gestionnaire de la dette publique, le Cameroun a réglé son ardoise vis-à-vis des partenaires extérieurs- dette multilatérale, dette bilatérale et dette commerciale-, à hauteur de 262 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 31,8% par rapport au montant de dette totale de 825 milliards de FCFA à payer en 2024, d’après les prévisions de la loi de Finances de l’année en cours.
De façon détaillée pour ce qui du service de la dette extérieure, le principal a déjà été remboursée à hauteur de 195,4 milliards de FCFA et l’intérêt à hauteur de 66,7 milliards de FCFA. En effet, 62 milliards de FCFA ont été versés au titre de la dette vis-à-vis des partenaires multilatéraux. Pour cette catégorie d’acteurs, il s’agit, sans être exhaustif de la Banque Africaine de Développement, le Fonds monétaire international, de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale.
172,1 milliards de FCFA et 28 milliards de FCFA ont été payés respectivement pour les partenaires bilatéraux et commerciaux, dette principale et intérêts pris en compte. Pour ce qui est de la dette bilatérale, elle concerne les pays à l’instar de la France ou la Belgique, et des structures bancaires telles qu’Eximbank- Chine, Inde, Usa et Turquie-, principaux partenaires financiers du Cameroun.
Enfin, la dette commerciale quant à elle concerne les non-résidents de l’emprunt obligataire et des structures financières telles qu’African Export import Bank, Deutsche Banque Espagne, entre autres, lit-on sur le document de la Caa.
A en croire les données suscitées, au premier trimestre de l’année en cours, toutes les échéances de la dette extérieure ont été réglées à bonne date.
Dette intérieure
De prime à bord, indiquons que la dette intérieure est constituée des titres publics, de l’emprunt consolidé Beac, la dette structurée et la dette non structurée. Selon la direction générale du budget, la dette structurée est celle ayant fait l’objet des conventions entre les créanciers et l’Etat. En revanche, la dette non structurée est constituée des arriérés constatés à une date donnée au niveau du ministère des Finances. Selon la Caa, seules la dette structurée et la dette non structurée ont été réglées au premier trimestre 2024, respectivement à hauteur de 50,1 milliards de FCFA et 0,2 milliard de FCFA. Cela fait un total cumulé de 50,3 milliards de FCFA de dette intérieure payée.
Paiement mensuel de la dette
Uniquement au mois de mars 2024, la dette publique a été payée à hauteur de 88,2 milliards de FCFA dont 71,4 milliards de FCFA de dette extérieure et 16,7 milliards de FCFA. Comparativement à la même période un an plus tôt où cette cagnotte était de 81,8 milliards de FCFA, ce paiement est en hausse de 7,1 milliards de FCFA.
En février, l’Etat du Cameroun a payé sa dette hauteur de 84,3 milliards de FCFA, soit 72,5 milliards de FCFA et 11,8 milliards de FCFA, tandis qu’au mois de janvier, la dette publique du Cameroun a été payée à hauteur de 140 milliards de FCFA. Il s’agit de 118,1 milliards de FCFA pour la dette principale et 21,9 milliards de FCFA pour les intérêts.
Indiquons que l’encours de la dette publique au 24 mars 2024 se chiffre à 12 714 milliards de FCFA, soit environ 42,9% du Produit intérieur brut. Elle reste donc en dessous du seuil de tolérance communautaire en zone Cemac qui est de 70%.

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