dimanche, mai 31, 2026
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Débarquement de Provence : la leçon de Paul Biya au monde

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« Presque partout, la grande question qui se pose est de savoir si nous devons capituler devant le pessimisme de l’inévitabilité de la guerre ou si nous pouvons encore bâtir un avenir plein d’espoir où la guerre appartiendra définitivement à l’histoire.» Paul Biya l’a demandé à l’auditoire qui assistait à la commémoration du Débarquement de la Provence hier 15 août 2024. Le président camerounais est formel « que les organisations internationales et le système mis sur pied au lendemain des deux guerres mondiales et notamment de la Deuxième guerre mondiale, restent et demeurent perfectibles». Faisant le constat selon lequel « la guerre que l’on pensait à jamais éloignée, frappe aux portes de l’Europe. Elle est désormais plus proche de nous. Des hommes se battent à nouveau à quelques heures d’ici », parlant certainement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui est en train d’embarquer de nombreux pays occidentaux, avec des conséquences au-delà de l’Europe. « Oui les fantômes de l’esprit de revanche, la violation flagrante de la souveraineté des Etats, l’intolérable mépris des peuples resurgissent du passé pour s’imposer dans notre quotidien. Le droit international diversement interprété, l’instrumentalisation des droits de l’homme, l’oubli ou le défi des autres guerres, la volonté permanente de dominer, d’exploiter, de construire un monde à son unique avantage », dénonce Paul Biya. Autant d’«ombres qui nous guettent et dont notre présence devrait révéler les lueurs », lance-t-il.

Le cas Bakassi

« Le plus vieux président en fonction dans le monde », comme aiment à le relever la presse occidentale (Paul Biya a 92 ans dont 42 passés à la tête du pays), regrette que « malheureusement la géopolitique et la géostratégie mondiales restent dominées par la course aux armements. La construction des blocs fait son retour. La guerre froide dont la chute du Mur de Berlin a sonné le glas, est à nouveau d’actualité. De nouveaux acteurs à l‘instar de sociétés paramilitaires agissent çà et là et la guerre se fait par procuration ». Du coup, « si rien n’est fait, le monde se dirige de nouveau vers une ou plusieurs guerres aux conséquences incalculables», met-il en garde la communauté internationale. Celui que les laudateurs voient plutôt comme un sage, enseigne sa méthode aux partisans de la guerre : « le Cameroun pour ce qui le concerne, a de tout temps fait recours au dialogue, aux solutions concertées. Il a fait de la résolution pacifique des différends la clé de sa démarche pour faire échec à la guerre et résoudre les conflits», a-t-il rappelé. Lui qui, malgré l’obstination du Nigéria voisin à faire la guerre pour le contrôle de la presqu’ile de Bakassi, a persisté et fait valoir la raison du dialogue. Aboutissant à une résolution pacifique de ce conflit frontalier, sous l’égide des Nations unies. Avec une issue favorable à son pays en 2002.

Pour ce qui est de l’événement qui réunissait le monde en France, le défenseur de la cause africaine soutient qu’« il n’y aurait pas eu de victoire alliée sans la contribution des autres peuples, sans les étrangers et autres tirailleurs». Du haut du pupitre de la nécropole de Boulouris, à Saint Raphaël, cet endroit mythique qui a vu tomber 464 combattants de l’armée française, le président camerounais a appelé le monde à revenir à la raison et à plus d’humanité. « Aujourd’hui encore, nous sommes là pour nous souvenir de leur vaillance, pour convoquer le souvenir d’une guerre du passé, pour la liberté et rendre à ces héros un hommage appuyé », a-t-il rappelé. « Les milliers d’hommes qui ont combattu avec bravoure étaient pour un grand nombre originaires de l’empire colonial français ; ils venaient entre autres de l’Afrique subsaharienne. C’est dire si la contribution de l’Afrique été significative pour rompre les chaînes de l’occupation allemande», a-t-il souligné. « Cette lutte a été menée ensemble, pour défendre les valeurs et idéaux universels de paix et de justice. Elle exprimait une vision de l’homme et du monde qui nous est commune. Nous les avons combattu cote-à-côte. Cette vision était respectueuse de nos différences, respectueuse de l’infinie diversité des hommes, des cultures, des religions, des civilisations. Cette vision-là reconnaît à chacun de nous un droit égal à la dignité. La solidarité exemplaire qui a ainsi prévalu, reste et demeure une leçon précieuse que nous devons perpétuer et transmettre aux générations futures, afin d’éviter les erreurs commises par le passé », a-t-il sensibilisé la France.

Reconnaissance

S’adressant à une France qui rechigne à accorder la même considération à tous les combattants qui l’ont aidée à retrouver sa souveraineté. Quatre-vingt ans après. Le Débarquement de Provence a souvent été minorée à côté du Débarquement en Normandie qui avait sur la scène entre autres les forces américaines, canadiennes, britanniques,… Mais la France, rattrapée par l’histoire, est obligée de reconnaître cet autre exploit des forces multinationales à sa juste valeur. Cette opération militaire baptisée « Anvil Dragoon » qui a mobilisé 350 000 combattants dont 230 000 Français, et plus de 120 000 combattants venus d’Afrique, pour se battre entre Toulon et Cannes, et parvenir à libérer la Provence. C’était dès la nuit du 14 au 15 août 1944.

Emmanuel Macron le président français, qui quelques jours avant, a reconnu six « tirailleurs sénégalais », rien que six, parmi les victimes, n’avait pas d’autre choix que de saluer l’exploit de soldats africains « qui grimpaient la falaise à main pour affronter l’armée allemande ». Egrenant quelques noms, François, Boudjéma, Nyakara,…le président français soulignera que les libérateurs de la France « venaient de Corse et du Poitou, du Pacifique et d’Algérie, du Sénégal, du Maroc et des Ardennes. Officiers de l’Empire ou du Sahara, natifs de la Casamance ou de Madagascar, anciens poilus de Verdun, ou jeunes hommes précipités dans les tranches des fêtes, ils n’étaient pas de même génération, ils n’étaient pas de la même confession, ils n’étaient de la même condition, ils étaient pourtant l’armée de la nation, armée la plus bigarrée et la plus fervente…les portes de la liberté s’ouvrirent sur leurs pas», a-t-il reconnu.

Conflit Banques/Cdec : le sort des épargnants aux oubliettes

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Comment l’usager qui a déposé son argent dans une banque pourra-t-il rentrer en possession de ses fonds une fois que ceux-ci sont transférés pour divers motifs à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDEC) ? Depuis que la CDEC et les banques bataillent pour le contrôle des fonds en déshérence, soit environ 1500 milliards de Francs CFA laissés par les déposants dans les comptes bancaires inactifs, aucune des parties n’aborde cette question pourtant essentielle : comment s’assurer que le titulaire du compte bancaire ou ses ayants droit puissent accéder à leurs ressources en temps voulu, comme l’exige le décret du Premier ministre ? Ainsi, qu’il s’agisse de la Caisse des Dépôts et Consignations ou des banques, chacune des parties lorgne la juteuse cagnotte oisive qui permettrait aux banques de disposer des ressources à fructifier via des crédits ou à la CDEC de constituer des fonds à placer pour générer des plus-values. Même le communiqué du gouverneur de la BEAC du 7 août dernier, en plus d’ajouter à la confusion par son refus de trancher, s’est curieusement abstenu d’aborder la question centrale du sort de l’usager de banque. Selon des sources proches de la COBAC, ce communiqué du gouverneur intervient quelques jours après une réunion infructueuse à Libreville entre la COBAC et les caisses de dépôt de la zone CEMAC, y compris celle du Cameroun. La tension est montée d’un cran, et la réunion aurait tourné court lorsque le patron de la CDEC du Cameroun a conditionné sa participation au retrait des termes de la lettre de la COBAC suspendant les transferts à la CDEC.

Un encadrement Juridique en vue

Alors que quelques banques camerounaises avaient déjà obtempéré aux injonctions de la CDEC et transféré les fonds réclamés, et que certaines hésitaient encore, se plaçant sous la menace d’un recouvrement forcé, la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC, le régulateur du secteur bancaire) est intervenue le 11 juillet 2024 pour demander aux banques « de surseoir au processus de transfert des avoirs en déshérence au profit de la CDEC du Cameroun en attendant la clarification de la nature de ces avoirs, ainsi que la définition des modalités de conservation, de gestion, voire de restitution de ces valeurs ». L’objectif de la COBAC, à en croire Marcel Ondele, son secrétaire général, est de mettre préalablement sur pied un encadrement juridique pour « maîtriser les risques opérationnels liés à la conservation et la gestion de ces valeurs, ainsi que les risques de contentieux entre les institutions nationales, les institutions financières et les titulaires de ces avoirs ou leurs ayants droit ».

 Il n’en fallait pas davantage pour faire bondir le secrétaire général de la présidence camerounaise pour qui la gestion de la CDEC est une affaire camerouno-camerounaise qui ne saurait, selon lui, souffrir l’ingérence de la COBAC. C’est ainsi qu’il a enjoint le MINFI d’« inviter la COBAC à rapporter sa correspondance du 11 juillet 2024 relative à la suspension du processus de transfert des avoirs en déshérence ». À ce jour, le MINFI, destinataire de ces injonctions du SGPR, n’a donné aucune suite connue à la missive comminatoire du SGPR, et les derniers développements, avec notamment la mise sur pied d’un groupe de travail chapeauté par la BEAC pour aplanir les divergences, ne laissent pas présager d’une entrée du MINFI dans le conflit avec la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale. Surtout que, pour le ministre des Finances Louis-Paul Motaze, il est plutôt impérieux de créer et entretenir un climat de confiance relativement aux rôles et missions de la Caisse des Dépôts et Consignations. « Il est important de travailler à dissiper toute forme de suspicion, méfiance et même des réticences à l’égard de l’opérationnalisation de cette nouvelle structure », indiquait-il déjà le 29 janvier dernier à l’occasion de la conférence annuelle des services du MINFI.

Veiller à la résilience du système bancaire

Que vient donc faire la COBAC dans une affaire camerouno-camerounaise ? Pour un expert contacté par Défis Actuels, la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale, qui a été mise sur pied suite à la triste expérience des faillites bancaires des années 90, a pour mission de garantir dans tous les pays de la zone CEMAC l’intégrité des dépôts de la clientèle en veillant à la résilience du système bancaire. « Le simple fait que les fonds à transférer par les banques soient des dépôts de la clientèle suffit pour asseoir la compétence de la COBAC sur le sujet. Elle peut légitimement s’intéresser à l’usage que peut en faire la CDEC et chercher à encadrer les risques que peut prendre la CDEC avec cet argent qui, malgré le transfert, reste la propriété du titulaire initial du compte bancaire, celui-ci devant pouvoir obtenir restitution “à la première demande” comme le stipule le décret du Premier ministre. » Reste que le réveil brutal de la Commission Bancaire a de quoi intriguer. Il existe au Gabon une Caisse des Dépôts qui pose les mêmes exigences que celle du Cameroun, et depuis des années, elle a mené ses activités en roue libre. Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de levée de boucliers comme c’est le cas avec celle du Cameroun, s’interrogent légitimement les observateurs ? « C’est une lenteur caractéristique de la COBAC, défend un cadre d’institutions sous-régionales. Elle a davantage tendance à réagir qu’à anticiper. Cette institution a malheureusement toujours fonctionné de cette manière, probablement en raison de ses effectifs limités.

On constate que la COBAC a souvent accusé des retards dans la mise en place d’une régulation adéquate pour certains segments ou opérations. Par exemple, la régulation des microcrédits (pico et nano crédits) ou celle des paiements en ligne, qu’ils soient effectués par des plateformes ou des télécommunications, ont pris du retard. Cependant, il est clair que certains domaines, comme celui des CDEC, nécessitent une régulation régionale », explique notre interlocuteur. Pour nombre d’analystes, il est contreproductif de laisser mariner la CDEC dans une ambiance conflictuelle, et surtout pas contre une instance supranationale qui a toute compétence pour surveiller tout ce qui peut mettre en péril l’épargne des déposants. Ces déposants dont justement aucune des parties en conflit ne parle. Pourtant, les fameux fonds en déshérence qui sont l’objet de la convoitise entre les banques et la Caisse des Dépôts et Consignations sont bel et bien les ressources des déposants. Et ces fonds ne cessent pas d’appartenir à leurs légitimes propriétaires ou ayants droit sous prétexte qu’ils auraient été transférés à la Caisse des Dépôts et Consignations. Or, jusqu’ici, ni les banques, ni la CDEC n’en font un sujet central dans leurs démarches.

Absence de communication

La campagne de communication plutôt chétive qui a annoncé les transferts de fonds à la Caisse des Dépôts et Consignations ne dit pas comment les Banques et CDEC s’affrontent pour le contrôle de la cagnotte des fonds oisif estimée à 1500 milliards de Francs CFA, sans un mot pour rassurer les propriétaires de ces fonds que sont les déposants.légitimes propriétaires ou ayants droit pourraient rentrer en possession de leurs avoirs s’ils le désiraient. Alors même que le décret du Premier ministre du 1er décembre 2023 fixant les modalités de transfert des fonds dévolus à la CDEC précise que « les fonds et/ou valeurs transférés à la CDEC sont conservés dans le délai légal et font l’objet d’une restitution à première demande du bénéficiaire ». Comment se passe la restitution ? L’usager qui possédait un compte dans une banque à Kousseri devra-t-il se déplacer à Yaoundé pour faire sa demande de restitution ? Comment se passe cette demande ? En ligne comme dans d’autres pays ? Via un formulaire physique ? Comment le citoyen lambda est-il informé de l’existence et de la disponibilité de ses avoirs à la CDEC ? 

Aucune de ces informations essentielles n’est communiquée et tout porte à croire que le dispositif de restitution n’existe pas encore. Pourtant, la mise en place d’un tel procédé de rétrocession, suivie d’une abondante et longue campagne d’information, aurait dû être des préalables absolus au lancement de la campagne de transfert des fonds.

Plutôt défenseur des intérêts des banques dans ce conflit, cet autre analyste préfère souligner le risque de fragilisation des banques si elles sont privées de ces ressources : « Le Cameroun est actuellement engagé dans une réforme liée à l’instauration du compte unique du Trésor, visant à regrouper dans le compte du Trésor à la Banque centrale tous les avoirs de l’État et de ses démembrements dans les banques. Cette réforme a des implications importantes sur la trésorerie des banques. Il a été décidé d’adopter une approche graduelle pour la fermeture des comptes dans les banques et leur transfert vers le compte du Trésor à la Banque centrale. Ce processus n’est pas simple. Déposséder les banques de ces fonds oisifs en plein contexte de compte unique du Trésor pourrait assécher la trésorerie des banques. Par ailleurs, il convient de considérer les difficultés potentielles de la CDEC, comme le risque qu’elle devienne trop coûteuse en fonctionnement, et soit contrainte de piocher dans des avoirs dont elle n’est que gardienne».

Un argumentaire qui ressemble à du dilatoire. Il est clair que les banques feraient tout ce qui est possible pour conserver la haute main sur ces ressources qui génèrent des intérêts précieux pour les actionnaires. D’autre part, l’argument sur la trésorerie ne tient pas non plus. Car le transfert des fonds à la CDEC ne consiste pas à sortir l’argent de la banque pour aller le placer dans un coffre-fort de la CDEC. Selon le décret du Premier ministre, il s’agit simplement d’un jeu d’écriture consistant à virer ces sommes dans un compte ouvert au nom de la CDEC dans la même banque.

Cemac : le secteur privé appelle à la révision du cadre fiscalo douanier

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 Fixer un régime fiscal harmonisé, réduire les taxes sur les billets d’avion,  le coût du transport routier, intégrer les transporteurs dans l’élaboration et la révision des textes communautaires relatifs au transport et infrastructures… sont entre autres recommandations formulées à l’issue d’une réunion tenue à Douala.

 L’administration fiscale des pays de la Cemac était  en concertation avec le secteur privé de la zone pendant deux jours à Douala. Du 8 au 10 juillet dernier, les Directeurs Généraux des Impôts et des douanes des pays de la sous-région ont  eu de longs échanges avec les présidents des Patronats et des Chambres de Commerce desdits pays. Sur la table des  échanges, les problématiques relatives à la fiscalité.

Les acteurs du secteur privé se plaignent en réalité de l’application du minimum de perception assis sur le chiffre d’affaires et non sur le bénéfice ; l’imposition concomitante des logiciels importés au titre des biens immatériels en douane et des prestations de service en matière fiscale ; l’absence de fluidité de la circulation sur les corridors douaniers ; l’absence de traçabilité des montants payés sur les contrats de transports à l’occasion du transit intra-CEMAC etc. Globalement, en dehors de la pression fiscale, le coût du transport routier dans la CEMAC est jugé très élevé. Il est estimé en moyenne à 5000USD (3,1 millions de FCFA) pour un40TEU(équivalent 20 pieds)sur 1200 km, bien au-delà des tarifs comparés en Afrique de l’Ouest à distance constante.  Ceci s’ajoute aux taxes appliqués sur les billets d’avion.

 Au terme des travaux présidés par Baltasar ENGONGA EDJO’O, Président de la Commission de la CEMAC, plusieurs recommandations ont été formulées pour améliorer le climat des affaires. Le secteur privé conduit par Célestin Tawamba, président de l’Union des Patronats d’Afrique Centrale (UNIPACE)  a notamment suggéré que soit mis en place un régime fiscal harmonisé au sein de la Cemac. Ceci pour notamment éviter la double imposition auquel font face les opérateurs économiques dans leurs opérations dans les pays membres. Il  a également été proposé de  réduire des taxes sur les billets d’avion pour les déplacements intra-CEMAC;

 La reconnaissance d’un identifiant unique pour les véhicules en transit dans la zone CEMAC; le renforcement de l’encadrement de l’agrément CEMAC de transport inter-Etats afin d’attribuer au transporteur détenteur, un statut spécial etc sont d’autres recommandations.

Cette rencontre  a été  sollicitée par le groupement des patronats de l’Afrique Centrale qui avait décliné, auprès du comité de pilotage du programme des réformes économiques et financières de la Cemac, une série de mesures portant principalement sur l’élargissement de l’assiette fiscale et sur la rationalisation de certains impôts, taxes et régimes fiscaux. Cette sollicitation a été faite  lors d’une concertation des Présidents des Patronats et des Chambres de Commerce des pays de la CEMAC tenue le 28 juillet 2023 à Douala.

 Réactions

Célestin TAWAMBA,  président de l’union des patronats d’Afrique Centrale

 « Le système fiscal dans la zone CEMAC est anormale »

 « L’Afrique Centrale est la dernière zone d’intégration dans le monde, en terme d’intégration de commerce nous sommes à peine à 3%, les problèmes d’intégration sont connus les problèmes d’infrastructures, malgré les petites avancées qu’il y a dans le processus avec quelques routes qui relient les pays voisins, les problèmes structurelles demeurent, même de communication restent extrêmement importants, de coordination de politiques fiscales et douanières. Il est difficile dans notre zone de comprendre quel est le système fiscal qui régit la zone CEMAC. Une zone a besoin d’une visibilité sur le plan fiscal et  sur le plan douanier. Il se trouve que les APE sont venus mettre en mal le Tarif Salaire Commun (TSC). Les politiques d’investissement communes ne sont pas tout à fait clair, il y a véritablement un flou. Je dirai plus tôt que la zone CEMAC est un enfer.  Tout simplement parce que le taux de pression fiscale est encore appliqué sur le chiffre d’affaire du très peu d’entreprise. Le taux réel varie entre 50 à 100 avec le système fiscal qui est aujourd’hui en train de se généraliser  au niveau de l’Afrique centrale à savoir le minimum de perception sur le chiffre d’affaire, c’est juste une anomalie intellectuelle qu’il faudra changer. Il faudra revenir à un système de fiscalisation normale du bénéfice et pas du chiffre d’affaire. »

Baltasar ENGONGA EDJO’O, Président de la commission de la  CEMAC

« La Commission de la CEMAC va institutionnaliser la réunion avec le secteur privé »

 «  A l’ouverture de cette rencontre, le 08 août dernier, j’avais émis le vœu de pouvoir parvenir au terme de cet exercice à un ensemble de propositions et de recommandations concrètes en vue de favoriser et de protéger l’investissement dans notre sous-région pour le développement harmonieux des États membres de la CEMAC, de favoriser la production, l’industrialisation et la création d’emplois stables.La Commission de la CEMAC prend l’engagement d’institutionnaliser la réunion entre le secteur privé et les administrations fiscales et douanières. Aussi, la date et le lieu de notre prochaine rencontre en 2025, vous sera communiquée le moment opportun. J’invite d’ores et déjà toutefois, les Administrations fiscales et douanières ainsi que le secteur privé, les établissements de crédit, les organes et institutions de la Communauté, chacun dans son domaine de compétence à poursuivre, dans le même état esprit les discussions engagées ici à Douala, en attendant la tenue de réunions techniques qu’il reviendra à la Commission de la CEMAC d’organiser dans les meilleurs délais en présentiel ou par visioconférence. »

Bonepoupa-Yabassi : Nganou Djoumessi accuse les changements climatiques dans l’effondrement

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Emmanuel Nganou Djoumessi sera sur le lieu de l’effondrement de la route Bonepoupa-Yabassi ce matin à 10h. Le ministre des Travaux public (Mintp) va se rendre compte personnellement de la situation réelle sur le terrain, en compagnie du secrétaire d’Etat aux Travaux publics, chargé des routes, Armand Ndjodom. La visite ministérielle survient après celle en urgence du gouverneur du Littoral du Littoral, quelques heures seulement après la catastrophe. En effet, la route Bonepoupa-Yabassi achevée en fin de l’année 2023, s’est effondrée au point kilométrique 2+375, à partir de Bonepoupa aux premières heures de la matinée de ce 14 août 2024. Un incident qui a surpris un véhicule de la mairie de Yabassi en partance pour Douala. Le véhicule qui avait à son bord un adjoint au maire de Yabassi, a échoué sur une pente attenante. La visite ministérielle sera également l’occasion d’apprécier d’« apprécier les avancées des travaux de la pénétrante Est de Douala ». Cette entrée de la capitale économique dont les travaux piétinent depuis presqu’une dizaine d’années.

Avant d’arriver sur le lieu de l’incident, le Mintp a déjà une idée de la cause de l’effondrement : « l’instabilité de l’environnement géomorphologique de la zone d’influence de la route Bonepoupa-Yabassi…aggravé par une abondante pluviométrie, conséquence des changements climatiques », a-t-il écrit dans le communiqué qui annonce sa mission.

L’effondrement en question

Le maitre d’ouvrage a « instruit le Labogénie, en rapport avec la mission de contrôle Beta consult, d’y mener une campagne de sondage géotechnique pour anticiper sur les éventuelles risques avec des solutions appropriées ». En attendant, le gouverneur a communiqué des mesures provisoires pour assurer la praticabilité de cette route, l’unique qui relie les villes de Yabassi et de Douala par voiture. Il s’agit du « balisage de la section effondrée », de « la remobilisation de l’entreprise des travaux Bun’s pour l’aménagement d’une déviation qu’emprunteront les véhicules de plus de 3,5 tonnes » et de « la conduite immédiate des études techniques en vue de la reconstruction de la section routière effondrée».

La route Bonepoupa-Yabassi (51,3km) fait partie du marché de la route régionale R0301, Douala-Yabassi. Cette section attribuée à l’entreprise Bun’s est achevée pour l’ouvrage principale, depuis fin 2023, mais le marché n’a pas encore été réceptionné. Le marché a coûté trente-neuf milliards soixante-seize millions 285 mille sept cent quatre-vingt-dix (39 076 285 790 Fcfa).

Distinction : Paul Biya décore Joël Embiid

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Joël Embiid porte désormais la médaille de Commandeur de l’Ordre de la valeur. La distinction a été remise au basketteur camerouno-américain par le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) ce 14 août 2024. Dans le cadre de la 52ème édition de la Fête nationale de l’Unité célébrée le 20 mai dernier. Dais déjà, c’est depuis le 21 novembre 2023 que le président de la République avait décidé de décerner cette médaille au plus illustre des basketteurs d’origine camerounaise, avec prise d’effet le 22 mai de la même année. Dans le lot, se trouvaient quatre personnes. Outre Joël Embiid, Paul Biya avait également pensé à Olivette Otele, professeur d’histoire coloniale à l’université de Bristol et le Dr John Nkengasong, coordinateur mondial de la lutte, du contrôle et de la prévention des maladies à Yaoundé.

Cela survient au lendemain de la clôture des Jeux olympiques 2024 qui se sont tenus à Paris. Jeux qui ont vu le natif du Mbam être sacré champion olympique avec la sélection nationale des Etats-Unis, son nouveau pays d’adoption en matière sportive. L’année dernière, l’homme avait manifesté son intention d’adopter une nationalité sportive autre que celle de son pays d’origine. La France et les Etats-Unis ont intéressé l’homme qui les a toutes, mais qui a joué pour le pays d’accueil. Un choix qui a heurté certains de ses compatriotes qui auraient souhaité voir le MVP 2019 de la NBA porter haut le drapeau de son pays. Les conditions souvent posées par l’administration du basketball américain ne facilitent pas ce choix aux joueurs de la NBA issus de pays étrangers, notamment la rigueur de la police d’assurance. Du coup, Joël Hans Embiid, Mbah à Mouthe et Pascal Siakam ne jouent pas avec les Lions indomptables de la balle orange.

Cependant, ces derniers s’attèlent à donner la chance à leurs jeunes compatriotes de pouvoir rêver comme eux, en organisation des camps de détections de jeunes talents.

Transport et Logistiques : AGL Cameroun se relève grâce à une injection de liquidités

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L’entreprise a annoncé, lors de son assemblée générale extraordinaire une restructuration financière. Réunis à Douala, les actionnaires d’Africa Global Logistics (AGL) Cameroun ont pris la décision de renflorer le capital social de la société de 7,21 milliards de FCFA. Cette mesure, apprend-on, est motivée par des pertes financières conséquentes, vise à stabiliser la situation de l’entreprise et à respecter la réglementation OHADA. La recapitalisation d’AGL Cameroun constitue une étape essentielle pour la mise en œuvre de son plan stratégique, initié en 2022.

Ce plan, axé sur la croissance, prévoit notamment de gagner de nouvelles parts de marché, d’optimiser la qualité des services offerts à la clientèle et d’investir massivement dans le renouvellement et l’augmentation de ses actifs. Les fonds levés grâce à cette opération permettront à l’entreprise de disposer des ressources financières nécessaires pour financer ces projets et renforcer ainsi sa position sur le marché. Ce renflouement financier ne se limite pas à une simple opération de sauvetage. Il s’inscrit dans le cadre d’un plan stratégique ambitieux, initié en 2022. Ce plan vise le développement des parts de marché, l’optimisation de la qualité de service, ainsi que le renouvellement et l’accroissement des actifs et équipements d’AGL Cameroun.

 La récente acquisition d’une dizaine de camions, d’une auto-chargeuse, et d’un reach stacker en est la preuve tangible. De plus, l’arrivée imminente de nouveaux portiques de quai devrait permettre à l’entreprise d’augmenter considérablement sa capacité d’enlèvement des marchandises. Pour consolider son capital social suite à des pertes enregistrées, AGL Cameroun a procédé à une augmentation de capital par émission de 214.499 nouvelles actions ordinaires. Ces actions ont été entièrement libérées en numéraire, ce qui signifie que les nouveaux actionnaires ont versé le montant correspondant. Cette opération financière s’inscrit dans un contexte de transformation plus large du groupe, depuis son acquisition par MSC en décembre 2022, qui a entraîné de nombreux réaménagements au sein de ses différentes filiales, y compris au Cameroun.

Employant près de 1000 personnes, AGL Cameroun est un acteur majeur du transport et de la logistique en Afrique centrale. Filiale du groupe MSC, l’entreprise dispose d’un solide réseau couvrant le Cameroun, le Tchad, la RCA et la Guinée équatoriale. Grâce à un capital social de 10,62 milliards de FCFA, consolidé récemment, AGL Cameroun est bien positionnée pour saisir les opportunités de croissance du marché.

SUCDEN SA. obtient 1312,2 milliards de FCFA pour soutenir les producteurs africains de cacao

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L’acteur majeur français dans le commerce des matières premières agricoles, est sur le point d’obtenir un financement de plus de 1312,2 milliards de FCFA (soit 200 millions d’euros) de la part de la Société financière internationale (IFC), la branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. Selon un communiqué récent de l’institution financière, ce soutien financier, prévu pour le 30 septembre 2024, sera destiné à l’achat et à l’exportation de fèves de cacao. Sucden considère cette opération comme une opportunité de diversifier ses chaînes d’approvisionnement. En effet, ce soutien permettra à l’entreprise d’acheter et d’exporter des fèves de cacao traçables provenant de diverses régions. En assurant une traçabilité adéquate, Sucden répond aux exigences croissantes des consommateurs et des partenaires commerciaux concernant l’origine de leurs produits.

L’objectif actualisé de l’entreprise française qui ne possède pas de plantations, est d’acquérir jusqu’à 83 000 tonnes de fèves brutes via sa filiale ivoirienne, et 25 000 autres tonnes de cacao auprès d’autres exportateurs du pays. Car si la Côte d’Ivoire reste le premier producteur mondial de cacao, le pays peine à satisfaire ses commandes, en raison d’une baisse de 30 % des récoltes, due à des conditions climatiques défavorables. Cette réduction de l’offre, face à une demande internationale stable, pousse les géants de l’industrie cacaoyère à diversifier leurs sources d’approvisionnement. En explorant de nouvelles sources d’approvisionnement, l’entreprise cherche à atténuer les risques liés aux fluctuations des marchés. Cela inclut un intérêt accru pour le cacao produit au Cameroun et au Ghana, deux pays réputés pour la qualité de leurs fèves.

En juillet dernier, le ministre de Commerce avait reçu une délégation de l’Union Européenne, pour une préparation de la mise en conformité du Cameroun avec le règlement européen 2023/1115 sur la déforestation, qui entrera en vigueur le 30 décembre prochain. Un dispositif international qui vise à interdire la mise sur le marché ou l’exportation depuis le marché européen de produits ayant contribué à la déforestation ou à la dégradation des forêts après le 30 décembre 2020.

Yuta : Un talent brut façonné par ses racines et porté par sa passion

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L’histoire de Yuta est celle d’un jeune homme doué qui, malgré la distance et le temps, a su maintenir un lien profond avec son pays natal. Après avoir passé dix ans en France, il a puisé dans ses racines pour créer un projet musical authentique et riche. Ce retour aux sources, soutenu par sa famille, notamment sa mère, a été crucial dans la réalisation de cet EP.

Composé de six titres, dont le captivant « Tchop Money » produit par Fabien Nguemo, cet opus reflète l’âme artistique de Yuta, marquée par une voix grave et un style unique. « Je fais de l’afrobeat, un style à la mode. À la base, je suis rappeur. J’ai commencé par le football, mais ma carrière s’est arrêtée après une grave blessure », a-t-il confié lors de la conférence le mois dernier à Yaoundé.

Crao le Sage Atangana, son manager, a exprimé une foi inébranlable en l’avenir de Yuta, affirmant que le chemin vers le succès se fera pas à pas : « Nous allons travailler de manière graduelle et nous n’épargnerons aucun effort pour bâtir la carrière de Yuta ». Une écoute attentive de ses morceaux laisse entrevoir un avenir prometteur pour cet artiste, dont la capacité à naviguer entre différents styles musicaux et à adapter sa voix à divers rythmes est impressionnante.

La chanson « Tchop Money », pièce maîtresse de l’EP, est une véritable ode à l’effort et au travail acharné. Lucky+2, son producteur, a assuré que tous les moyens sont déployés pour faire éclore ce talent et propulser sa carrière au sommet. Le projet « L’Enfant du Pays » sera disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal depuis le début de ce mois, ouvrant ainsi une nouvelle page dans la carrière musicale de celui qu’on appelle à l’Etat civil Merlin Enyegue.

Catastrophe: 407 maisons effondrées suite aux inondations à Blangoua

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Après les fortes canicules des mois derniers, le Septentrion et particulièrement la région de l’Extrême-Nord, subit désormais la furie des pluies. La localité de Blangoua dans le département du Logone et Chari, région de l’Extrême-Nord, en a payé les frais ces jours-ci. Pas moins de 407 maisons détruites au décompte après une forte pluie diluvienne tombée ce 12 août 2024, a emporté avec elle de nombreuses habitations. Et pas que : « J’ai pu comptabiliser près de 407 maisons effondrées, quatre véhicules inondés, et trois cas de blessures graves dont un enfant qui a subi une fracture causée par les débris d’un mur tombé sur lui », a déclaré le sous-préfet au trihebdomadaire L’œil du Sahel, édition de ce matin. C’est dire l’ampleur de ce déluge. Certaines maisons ont simplement été englouties, pendant que d’autres étaient détruites. Les images laissent découvrir des déserts humides, sur des sites ayant longtemps porté des maisons.

Les populations meurtries vivent le martyr. Certains ont trouvé refuge chez des proches qui ont pu échapper à la catastrophe ; d’autres sont désormais des sans-abris. Les autorités administratives ont fait le triste constat et sont désormais le dernier recours des sinistrés dont les villages sont très enclavés.

Stratégie:Des agences bancaires au service de la performance

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Dans un secteur bancaire camerounais  en pleine mutation, marqué par une digitalisation accélérée et une concurrence accrue, il est plus que jamais nécessaire d’innover régulièrement, pour tirer son épingle du jeu. Ceci implique une meilleure planification, une organisation parée à toute éventualité et une gestion offensive. Ces préalables revêtent également une importance capitale dans l’aménagement des différentes infrastructures dans lesquelles sont logées les banques. En effet, leur prise en compte peut permettre de comprendre les aspects techniques liés à la construction et à l’aménagement de ces éléments cruciaux qui doivent souvent s’adapter à des besoins spécifiques en matière d’espaces de travail, de sécurité et de conformité. 

Il est donc important avant d’entamer tout projet de construction d’une agence bancaire, d’évaluer son coût et sa rentabilité, élaborer des solutions optimales pour répondre aux besoins spécifiques des banques, identifier et gérer les risques potentiels liés à la construction et à l’aménagement dans le but de garantir la sécurité des clients et des employés. Un aménagement bien pensé, avec des espaces dédiés pour les différents services, facilite le parcours client et réduit le temps d’attente.  Une gestion efficace de l’espace permet d’optimiser le nombre de guichets nécessaires et d’augmenter la productivité des employés.  De plus, une infrastructure solide et sécurisée contribue à la protection des données sensibles et des biens de la banque, ce qui est crucial pour la confiance des clients et le bon fonctionnement de l’institution.

En outre, il faut investir dans l’amélioration des infrastructures existantes.  Renouveler les bâtiments, les systèmes de sécurité, les technologies et améliorer l’ergonomie des bureaux.  Ensuite, il est crucial de développer une culture de la gestion des projets et de former le personnel sur les techniques de gestion de projet dans le domaine du génie civil.  Enfin, établir des partenariats stratégiques avec des entreprises de construction et d’architecture spécialisées dans le secteur bancaire. 

Ces recommandations découlent d’une solide expérience acquise au sein de plusieurs entreprises.  Notamment au sein du Groupe Sorepco SA, où je me suis occupé de la  gestion proactive des projets BTP, en assurant la coordination entre les équipes et en veillant à la réalisation des objectifs fixés. J’ai ensuite rejoint, en tant que directeur général, l’entreprise Project Designer Africa Sarl, spécialisée dans la conception et la réalisation de projets. Le groupe Deluxcom m’a ensuite accueilli, m’offrant le poste de coordonnateur des projets. J’ai ensuite rejoint Union Bank of Cameroon PLC, dans le rôle de Project manager officer, chargé des aménagements et de la construction des agences. Sous cette casquette, j’ai piloté  des projets majeurs tels que  la construction et la rénovation des agences de Biyem-Assi, Bafoussam, Ndogpassi et Bonaberi.

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