mercredi, juin 3, 2026
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25 ans au Cameroun : MTN prime les pionniers

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 Des médailles mais aussi des primes des valeurs d’au moins 2 millions de FCFA ont été remis à plusieurs employés de l’entreprise  en récompense de leur ancienneté.

3 millions de FCFA aux personnels ayant 25 ans d’ancienneté dans l’entreprise et 2,5 millions de FCFA pour ceux totalisant 20 ans. C’est ainsi que la filiale locale du groupe sud-africain de télécommunications a décidé d’honorer sa ressource humaine à l’occasion de la célébration de ses 25 ans de présence au Cameroun. Parmi les heureux élus, nombreux ne font plus partie des effectifs de l’entreprise. D’aucuns sont déjà à la retraite. Mais tous ces pionniers ont reçu la récompense de l’entreprise pour leur contribution à son développement.  

A côté des primes,  290 employés de MTN Cameroun ont reçu des médailles d’honneur de travail. Ils ont été décorés le 21 février 2025 par le  ministre du Travail et de la Sécurité sociale.  Il s’agissait au total de 164 médailles de vermeil, 191 médailles en argent, et 13 médailles en  or.  Selon la Directrice générale sortant de MTN Cameroun, ces médailles « reflètent les nombreuses années de dur labeur et de sacrifice que vous avez consacrées avec fidélité à vos idéaux. Ces années de service signifient l’importance de la vie professionnelle dans l’épanouissement personnel de chacun », a déclaré Mitwa Ng’ambi à ses collaborateurs.

Au mois d’Août 2024, MTN Cameroun totalisait 526 employés, dont 180 femmes. Plus de 90% des employés de cette filiale témoignent positivement sur le bien-être dans leur lieu de service. L’entreprise a par ailleurs lancé en 2023, l’initiative « Shaping Your Future » permettant à ses employés de prendre en charge leur parcours professionnel et de favoriser l’apprentissage continu.

Le réseau MTN couvre aujourd’hui près de 98% de la population dans plus de 7 500 villes et villages.  L’opérateur de télécoms déclare avoir investi plus de 1 370 milliards de FCFA dans ses infrastructures et avoir contribué aux recettes fiscales du pays  avec plus de 1 300 milliards de FCFA versés dans les caisses de l’État sous forme d’impôts, de taxes et de redevances.

Réaction

 Évangéline Biboum, Directrice des Ressources Humaines MTN Cameroun 

 « Nous sommes au service des clients et des communautés »

« MTN est au Cameroun depuis février 2000. Ce qui marque 25 années de présence incontestable et leader sur le marché camerounais de la téléphonie. Nous sommes au service des clients et des communautés. Nous avons des programmes de responsabilité sociétale, mais tout ceci c’est parce que nous avons des collaborateurs engagés qui sont motivés et qui chaque jour se lèvent avec la conviction de servir le Cameroun. C’est notre leitmotiv et nous ne pouvions pas commencer cette célébration sans évidemment célébrer cette ressource dans laquelle nous investissons chaque jour. Nous avons commencé par la célébration des pionniers. Il y a des personnes qui étaient là au début, lorsqu’on a posé des conteneurs mais il y en a qui sont toujours là aujourd’hui, il y en a qui sont en retraite après de longues années de loyaux services. Il fallait célébrer ces personnes par ce qu’en interne nous avons un programme de  reconnaissance qui va de trois ans à plus de 25 ans. Je voudrais préciser que ce nous vivons ici n’est que le début d’une série d’activités qui vont s’étendre sur toute l’année. On a commencé par les employés qui sont la première ressource. Après il faudra célébrer nos clients, célébrer notre engagement vis à vis de la communauté. Après il faudra renforcer nos liens vis à vis de l’institution qu’est le Cameroun »

Infrastructures Portuaires : L’extension du Port de Kribi entre en service en mars 2025

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« Le PAK s’est développé. Dans la première phase, nous n’avions que 615 mètres. Aujourd’hui (vendredi 21 février Ndlr), nous sommes passés à 715 mètres. Cela nous permettra de gérer plus de trafic dans notre port », s’est réjoui Patrice Melom, directeur général du Port Autonome de Kribi (PAK), alors qu’il recevait officiellement la deuxième phase de construction du port en eau profonde de Kribi. L’amélioration des infrastructures du port de Kribi aide à le rendre plus compétitif et à anticiper la saturation des installations portuaires. C’est en effet l’entreprise chinoise China Harbor Engineering Company (CHEC) qui s’est chargée des travaux de construction de la phase 2 du Port autonome de Kribi (PAK) qui a procédé à la remise de cette infrastructure.

 Sa mise en service, prévue à la fin du mois de mars 2025, sera couplée à l’accostage du premier navire commercial, qui marquera ainsi, le démarrage effectif des activités sur cette nouvelle plateforme portuaire. « Cette réception technique marque l’aboutissement des travaux d’extension et confirme que les nouvelles infrastructures sont prêtes à entrer en exploitation. Sous la vision du Chef de l’État, S.E. Paul Biya, et le leadership du Directeur Général du PAK, Patrice MELOM, cette infrastructure clé incarne l’ambition du Cameroun vers l’émergence », indique le Port de Kribi sur ses pages digitales. Chen Ze, directeur général de la division Afrique centrale de la CHEC, a exprimé sa fierté et son engagement pour l’avenir. Selon lui, la cérémonie de remise des clés ne représente pas une conclusion, mais plutôt le début d’une nouvelle dynamique pour le port. « L’achèvement de la deuxième phase est une étape importante pour répondre aux demandes croissantes du commerce et améliorer la capacité de manutention du port. La remise d’aujourd’hui n’est pas un point final, mais plutôt un nouveau départ », a-t-il affirmé.

La phase 2 du développement du Port autonome de Kribi comprend l’extension de « 715 mètres du quai pour le trafic conteneurisé, l’allongement de 675 mètres de la digue de protection, l’aménagement de 30 hectares de zones d’entreposage et de stockage, la construction de terminaux aluminier et à hydrocarbures sur la digue, l’acquisition d’équipements de manutention de dernière génération, ainsi que la construction de bâtiments supplémentaires et l’extension des voiries et réseaux divers », énumère le PAK. Il s’agit en outre de l’acquisition de 5 nouveaux portiques de quai et de 15 portiques de parc, de nouveaux postes d’accostage à conteneurs, le dragage de la passe d’entrée, l’extension des brise-lames, ainsi que de nouvelles aires de stockage. Cette phase, réalisée par l’entreprise CHEC sous la forme d’un contrat EPC (Engineering, Procurement, and Construction), a coûté environ 392 milliards de FCFA. Pour cela, le financement concessionnel a été accordé par Eximbank China à hauteur de 85 % du montant total des travaux, le gouvernement camerounais assurant les 15 % restants.

A l’horizon 2040, apprend-on, il est prévu le développement d’une infrastructure portuaire comprenant 20 terminaux sur 6.5 km de linéaire de quai capable de traiter 100 millions de tonnes de marchandises par an. Ce port, inauguré en 2018 avec une première phase opérationnelle, a depuis démontré son impact économique en renforçant les échanges commerciaux du Cameroun et de la sous-région.

Ces banques qui ont aidé le Cameroun à financer son budget en 2024

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Le ministère des Finances a dévoilé les résultats de la mobilisation des fonds sur le marché des titres publics, soulignant la forte implication des banques et investisseurs dans le financement du budget de l’État. D’après les chiffres communiqués, 1 045,78 milliards de FCFA ont été levés à travers des émissions de titres sur le marché primaire et des transactions sur le marché secondaire. Les institutions financières ont investi dans deux principaux types de titres.

 Il s’agit notamment des bons du Trésor assimilables (BTA), de court terme (6 à 12 mois), servant à financer les besoins de trésorerie de l’État et les obligations du Trésor assimilables (OTA), de moyen et long terme (2 à 10 ans), visant à couvrir des dépenses structurelles.

Dans la catégorie des SVT, la (…) Retrouvez l’intégralité de l’article à cette adresse… https://app.newsstand-online.com/newspapers/10

Déficit Commercial : 544 milliards de FCFA dépensés pour importer les céréales en 2024

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En 2024, le Cameroun a dépensé 543,7 milliards de F CFA pour ces produits, soit une augmentation de 40 % par rapport à 2023, tandis que les quantités importées ont progressé de 36 %. Cette catégorie est dominée par le riz, dont la facture a atteint 318,5 milliards de F CFA, marquant une augmentation de 59 % par rapport à l’année précédente, avec une progression de 34 % des quantités importées. L’importation de blé, quant à elle, a atteint 214 milliards de F CFA, en hausse de 20 % sur la même période…

Les microfinances ont prêté 666,2 milliards de FCFA en 2024

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D’après le Rapport sur la situation et les perspectives économiques, sociales et financières du Cameroun, document annexé à la loi de finances 2025, le secteur de la microfinance camerounaise a injecté en 2023 une enveloppe de 666,2 milliards de FCFA dans l’économie nationale, marquant une progression de 10,7 % par rapport à l’année précédente. L’analyse de la distribution des crédits montre une prédominance des (…)

Des navires camerounais impliqués dans la pêche illégale en Argentine

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Une enquête met en évidence l’existence d’au moins 13 navires appartenant à des entreprises chinoises pêchant sous des « pavillons de complaisance » des pays tels que le  Cameroun et Vanuatu et dissimulant des activités illicites.

 C’est une fois de plus une affaire de « pavillon de complaisance » qui frappe l’image du Cameroun.  Une enquête  relayée par plusieurs médias argentins,  indique que des chinois dissimulent leur origine en identifiant les bateaux comme appartenant à des pays comme le Vanuatu et le Cameroun pour  pêcher dans  la zone économique exclusive (ZEE) de l’Argentine.

Les autorités ont détecté la présence de petits navires provenant de pays jusque-là non immatriculés et les pavillons les plus fréquemment observés sont de Vanuatu, une petite nation insulaire du Pacifique, et du Cameroun. La Chine a en tout déployé au moins 13 navires qui, sous des « pavillons de complaisance », pêchent le long de la bordure et même à l’intérieur de la zone économique exclusive. Sur les 13 navires, au moins 4 arborent le drapeau camerounais. Selon cette enquête, les entreprises chinoises utilisent cette stratégie pour dissimuler des activités illicites telles que la pêche illégale et le trafic d’êtres humains.

Il s’agit là d’une « une nouvelle manœuvre chinoise pour masquer la pêche illégale dans l’Atlantique Sud », relève un document du Cercle des politiques environnementales (CPA).  « Les navires chinois utilisent des pavillons de complaisance d’autres pays pour cacher leur véritable identité », renseigne ledit document.  Mais pour Milko Schvartzman, expert en pêche du Cercle des politiques environnementales, ce type de « camouflage » n’est pas entièrement nouveau. Mais le phénomène a augmenté en 2024.  A plusieurs reprises, ces navires mis en cause ont été aperçus à la limite extérieure de la zone économique exclusive (ZEE), où seuls les navires battant pavillon argentin sont autorisés à pêcher.

Milko Schvartzman indique que c’est souvent sous prétexte de « problèmes météorologiques extrêmes »,  que plusieurs navires de pêche chinois sont entrés dans la ZEE argentine. Pourtant, les navires espagnols, taïwanais et coréens n’adoptent pas la même conduite.

L’enquête révèle que le recours aux pavillons de complaisance  des pays tels que le Cameroun et Vanuatu  sert à dissimuler des activités  mais aussi à éviter les sanctions et la mauvaise publicité qui pèsent sur la Chine.

Il faut dire que c’est à cause des pavillons de complaisance que le Cameroun a écopé en 2023 d’un « carton rouge» de  la Commission européenne. Il  lui était reproché d’avoir « continué à enregistrer des navires de pêche opérant en dehors de ses eaux sans que leurs activités ne fassent l’objet d’un quelconque suivi ».  Ce qui a valu au  pays d’être classé  comme « non-coopérant » dans la lutte contre la  pêche Illicite Non déclarée et Non Règlementée (INN). 

Louis Paul Motaze, Homme de l’année 2024 (Guardian Post Achievement Awards)

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Louis Paul Motaze www.newsducamer.com
Louis Paul Motaze Homme de année 2024 du Guardian Post Achievement Award


Ministre des Finances polyvalent et charismatique, Louis Paul Motaze s’est imposé comme une figure clé du développement du Cameroun en 2024. Son action décisive dans un contexte mondial difficile a eu des retombées majeures pour les citoyens, ce qui lui vaut aujourd’hui le prestigieux prix de l’Homme de l’Année 202

La distinction lui a été attribuée lors de la 22ᵉ édition des Guardian Post Achievement Awards, le vendredi 21 février 2025, à l’hôtel La Falaise de Yaoundé. C’est le Professeur Kelly Mua, chef des opérations financières à la Direction Générale du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire du Ministère des Finances, qui a reçu le prix au nom du ministre.

Pourquoi Louis Paul Motaze mérite ce prix ?

D’après le jury des Guardian Post Achievement Awards, Louis Paul Motaze s’est distingué en 2024 par :

  • Ses réformes continues pour moderniser l’économie du Cameroun ;
  • Sa lutte acharnée contre les fonctionnaires fictifs ;
  • Son leadership et son sang-froid face aux chocs économiques mondiaux, permettant de maintenir la résilience économique du pays et sa crédibilité sur les marchés financiers.

Une reconnaissance pour son engagement

S’exprimant devant la presse après la réception du prix, le Professeur Kelly Mua a souligné l’excellence du leadership du ministre. Selon lui, cette distinction vient récompenser un travail acharné et minutieux au service du peuple camerounais.

Malgré un contexte économique mondial difficile, Louis Paul Motaze et son équipe ont su maintenir le cap, assurer la continuité des services et garantir le financement du plan de développement de l’État. Comme l’a souligné son représentant : « Ce prix est un symbole d’encouragement et de reconnaissance. Il prouve que les efforts du ministre sont suivis et appréciés, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. »

Un réformiste à l’œuvre

Depuis sa nomination au Ministère des Finances, Louis Paul Motaze a initié de nombreuses réformes structurelles, notamment en lien avec les programmes du Fonds Monétaire International (FMI). Ces réformes visent à :

  • Améliorer la productivité du pays ;
  • Optimiser la gestion et la mobilisation des ressources ;
  • Financer les grands projets d’infrastructure et assurer le bon fonctionnement de l’État.

Dans un contexte économique mondial incertain, il a su adapter les politiques financières du Cameroun pour renforcer sa résilience. « Son travail porte des fruits et est salué par tous », a affirmé le Professeur Kelly Mua.

Des réalisations concrètes

Malgré les multiples défis économiques, Louis Paul Motaze a su maintenir la stabilité financière du Cameroun, notamment face à :

  • L’insécurité dans l’Extrême-Nord due aux incursions de Boko Haram ;
  • La crise sociopolitique qui sévit depuis plus de sept ans dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ;
  • La catastrophe industrielle de la SONARA en 2019, dont il a piloté la restructuration pour garantir l’approvisionnement en produits pétroliers et stabiliser le secteur bancaire.

Il a également mené avec succès l’opération de recensement physique des fonctionnaires, baptisée COPPE, qui a permis de récupérer 14,5 milliards de FCFA de salaires indûment versés à des agents fictifs.

En fin d’année 2024, il est intervenu pour sauver la Cameroon Development Corporation (CDC), deuxième plus grand employeur du pays après l’État. Grâce à son plan de redressement :

  • 20 milliards de FCFA ont été débloqués pour régler les arriérés de salaires ;
  • 30 milliards de FCFA de cotisations sociales ont été prises en charge par l’État ;
  • 49 milliards de FCFA d’impôts accumulés ont été régularisés.

Ce plan a eu un impact positif sur le climat social et a permis à la CDC, qui emploie environ 22 000 personnes, de relancer sa production.

Un acteur clé sur les marchés financiers

Sur les marchés financiers nationaux, sous-régionaux et internationaux, Louis Paul Motaze a brillamment négocié des financements pour des projets de développement majeurs. Son expertise et sa maîtrise des tendances financières mondiales lui ont permis de conclure plusieurs accords avec des institutions comme la Banque mondiale et le FMI.

Par ailleurs, il a introduit des réformes ayant permis de limiter le gaspillage au Trésor public et de digitaliser plusieurs processus financiers, garantissant ainsi une gestion plus efficace des finances publiques.

Un homme d’exception

Au-delà de son engagement professionnel, ce qui distingue Louis Paul Motaze, c’est son sens du détail et son inlassable quête d’excellence. Diplômé de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) en 1983, où il s’est classé major de sa promotion, il a poursuivi des études en France, se spécialisant en droit et transport international.

Son parcours impressionnant l’a conduit à occuper des postes stratégiques :

  • Direction des affaires économiques à la Présidence de la République (1983) ;
  • Cameroon Shipping Lines (CAMSHIP) (1984-1989) ;
  • Cameroon Airlines (1989-1999) ;
  • Directeur Général de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) (1999) ;
  • Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (2007-2011 et 2015-2018) ;
  • Secrétaire général des services du Premier ministre (2011-2015).

Son passage au MINEPAT a été marqué par la mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), devenu la Stratégie Nationale de Développement (SND 2020-2030). Il a aussi supervisé la réalisation de grands projets comme :

  • Le port en eau profonde de Kribi ;
  • Les barrages hydroélectriques de Lom Pangar et Memve’ele ;
  • Le projet d’exploitation du fer de Mbalam.

Nommé ministre des Finances en mars 2018, il s’est distingué par sa gestion rigoureuse et son efficacité, confirmant son statut d’homme d’État exceptionnel.

Aujourd’hui, sa contribution au développement économique du Cameroun est unanimement saluée, faisant de lui un modèle de rigueur et de compétence.

Digitalisation des titres publics : la solution qui vient des fintech

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 Ejara, une application d’investissement et d’épargne propose un modèle de souscription adossé au mobile money mais aussi à la crypto monnaie à partir de 1000 francs FCFA minimum.

Moins de 0,01% de la population camerounaise investit dans les titres publics. 80% de ces titres sont  en effet détenus par les banques. Ce qui exclut une bonne franche de la population. Or, plus de 10 millions de comptes Mobile Money sont identifiés dans le pays avec un volume mensuel de transactions estimé à 2 000 milliards de FCFA. Une épargne colossale que l’Etat compte désormais capter pour faire face notamment  à une capacité limitée des banques locales à financer la dette publique en raison des contraintes prudentielles.

Présentant son plan de financement pour l’année 2025, le gouvernement s’est montré favorable à intégrer les solutions innovantes pour diversifier ses sources de financement et augmenter la part de l’épargne locale. Il est question de faire recours aux solutions de finance digitale pour  mettre la main sur 1 000 milliards  de FCFA d’épargne informelle qui restent  encore inexploitables faute de mécanismes adaptés. La Fintech camerounaise Ejara a déjà sa solution. Sa fondatrice Nellly  Chatue Diop propose une application grand public pour l’achat des titres. Cette application  sera dotée d’une technologie blockchain (système utilisé pour les crypto actifs) et va permettre l’inter opérabilité avec les systèmes existants. Une liaison est par exemple prévue avec les opérateurs de mobile money. L’investissement sera possible à partir de la modique somme de 1000 francs CFA. Ce qui vient lever un obstacle financier majeur car, actuellement les investissements sont souvent compris entre 100 000 et 1 million de FCFA. L’application va aussi briser les barrières administratives et favoriser l’éducation financière. Car, l’utilisateur pourra gérer ses placements tout seul sans aucune démarche administrative. Pourtant, avec les banques, les procédures d’acquisition  sont jugées complexes et il faut débourser des frais d’intermédiation prohibitifs, atteignant parfois 2,5% du montant investi.

La solution d’Ejara adressée aux petits épargnants est proposée comme plateforme de digitalisation du mode de souscription des titres publics. Nelly Chatue Diop est perçue comme l’une des défenseurs de la crypto monnaie en Afrique et de la démocratisation de l’investissement.  L’ingénieure en informatique et télécommunications  a obtenu  plusieurs récompenses  pour son combat en faveur de l’inclusion financière sur le continent.

Interview

Nelly CHATUE DIOP, fondatrice Ejara

 « Nos banques sont saturées. Chacun peut contribuer à l’effort de financement »

 La techwoman déroule le potentiel de la fintech dans un contexte de digitalisation du mode de souscription des titres publics et l’accompagnement que peut apporter l’Etat.

Vous avez pris part aux échanges organisés par la direction du Trésor du ministère des Finances à Douala à l’occasion de la présentation du plan de financement de l’Etat. Et vous avez souligné la contribution de la fintech à la mobilisation de l’épargne locale. Quel est l’enjeu ?

 Oui nous avons eu beaucoup de chance d’être invité à la session de réflexion autour de la mobilisation de l’épargne populaire organisée par le trésor du Cameroun. Il était question de réfléchir à une digitalisation des souscriptions et  à la mobilisation de l’épargne des petits épargnants. Nous avons évoqué énormément le potentiel, l’importance de donner la confiance, de produire la transparence, la traçabilité pour les petits épargnants, mais aussi de s’appuyer finalement sur des plateformes déjà existantes, les mobiles money notamment, pour pouvoir fluidifier tout le processus de souscription, de dépôts et de retrait de manière instantanée.

Vous proposez des solutions adaptées à la réalité, de sorte à faire participer  même la petite revendeuse communément appelée bayam selam. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Nous avons créé l’association camerounaise des Fintech depuis l’année dernière et nous souhaitons, et je suis là fondatrice de fintech Ejara qui démocratise justement l’accès à cet investissement des titres public en fractionnant les titres publics en bouts de 1000F. Ce qui permet à tout un chacun, aux bayam selam, benskineurs aux mamans qui font le poisson braisé en route, des menuisiers qui tous les deux jours viennent sur la plateforme et épargnent 1000 FCFA pour pouvoir fructifier finalement aussi leurs épargnes, mais aussi contribuer au financement des Etats de la zone CEMAC. On a projeté une vidéo de 05 minutes où les clients nous parlent de leurs expériences et nous indiquent à quel point ça leur a inculqué la discipline d’épargne premièrement, et deuxièmement leur facilite la vie. Parce que lorsqu’on est une bayam sellam et qu’on vend au marché on n’ a pas le temps de se lever aller à la banque faire la queue et essayer de discuter avec son banquier qui ne connais pas forcément les titres publics disponibles alors que devant son étal au travers son  application mobile en interagissant avec les agents Ejara qui passe souvent dans les marchés elle peut le faire tout toute seule.

Que peuvent faire les gouvernants pour encourager cette dynamique ?

Il faudrait qu’on ait beaucoup plus d’accompagnement côté règlementation, je pense qu’il est temps que tous les aspects règlementaires, que ce soit la Beac, la Cobac et la Cosumaf s’asseyent pour comprendre l’importance que cela représente  aujourd’hui, de mobiliser de l’épargne en dehors des ressources bancaires. Nos banques sont saturées par le titre public, elles ont besoin de respirer, elles ont besoin que les concitoyens contribuent finalement aussi à l’effort de financement de l’État. Par ce que je le dis souvent à nos clients, que quand vous contribuez lors d’une émission de titre public vous permettez à l’état de financer les routes sur lesquelles vous circulez, les hôpitaux dans lesquels vous soignez vos enfants, les écoles où vous envoyez vos enfants. Donc, c’est vraiment un enjeu majeur et le directeur de la CNPS a noté notamment cette composante de souveraineté économique. Est ce qu’on a envie que finalement nos émissions soient financées par des fonds internationaux qui viennent nous imposer leurs cultures et leurs façons de voir les choses et des projets sur lesquels on doit réorienter nos fonds ? Ou alors, on veut prendre en main notre destin et nous même cofinancer nos projets pour l’avenir de nos enfants ?

Jean-François Ntsama-Etoundi : « …Environ 970 hectares de parcelles ont été brûlées»

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Jean-François Ntsama Etoundi, DGA Sosucam

Monsieur le DGA, peut-on dire que tout est revenu à la normale  à la Sosucam ?

Toutes les activités ont bel et bien repris à Sosucam. L’activité de coupe, qui avait été la première touchée, ainsi que l’activité de production, et tous les départements généraux ont repris. La campagne de production est en cours et se déroule parfaitement. D’ailleurs, depuis quelques jours, nous procédons à une opération de recrutement de nouveaux coupeurs, certains pour pallier l’absence observée à Mbandjock et Nkoteng, mais aussi un plus grand nombre pour renforcer les effectifs et dynamiser l’activité de coupe afin de rattraper le retard accumulé dans le déroulement de notre campagne.

A ce jour, en savez-vous davantage sur les causes de ce mouvement ?

Globalement, il s’agit d’un mouvement né d’un léger décalage de paiement concernant les acomptes de nos salariés, mais qui a pris une tournure sociale beaucoup plus importante, et surtout en dehors du cadre du dialogue social interne, mis en place et effectif au quotidien dans l’entreprise.

À ce jour, quel bilan tirez-vous de ces événements malheureux ?

Il s’agit tout d’abord d’un bilan chiffré. Ce sont 13 jours d’inactivité, 13 jours d’arrêt de production. Sur le plan social, ce sont l’ensemble de nos collaborateurs qui ont été empêché d’aller travailler pendant un certain nombre de jours, ce sont des activités qui n’ont pas pu être clôturées. Sur le plan de nos infrastructures, environ 970 hectares de parcelles ont été brûlées, ce qui représente environ 50 000 tonnes de cannes, une véritable perte sèche pour nous. Cela n’atteint toutefois pas la détermination de la direction générale et surtout la mobilisation de tous les travailleurs de Sosucam. Bien au contraire, cela a renforcé notre motivation à aller au-delà de nos efforts pour bien terminer notre campagne de production.

Y a-t-il des risques sur l’approvisionnement du marché dans les semaines et les mois à venir ?

À très court terme, notamment avec la période de jeûne du ramadan qui commence dans une dizaine de jours, non, puisque nous avions déjà plus de 30 000 tonnes de sucre en stock. Donc, à très court terme, sur les besoins de cette période, l’offre de Sosucam ne souffre d’aucun impact. Il n’y aura pas de souci. Le bilan sera fait dans les semaines à venir pour évaluer les perspectives de fin de campagne et l’impact de cet arrêt d’activité sur le plan agronomique, et surtout sur la perte de cycle au niveau de l’agriculture que nous avons connue, laquelle aura probablement un impact sur le rendement de nos parcelles.

Quelles sont les perspectives à court, moyen et long terme ?

Comme je vous l’ai présentée, toutes les activités ont bel et bien repris à Sosucam. L’activité de coupe qui était celle qui a été touchée au départ, l’activité de production, tous les départements généraux ont repris, la campagne de reproduction est en cours et se déroule parfaitement. D’ailleurs, depuis quelques jours nous procédons à une opération de recrutement de nouveaux coupeurs: certains pour pallier à l’absence qu’on a pu observer sur Mbandjock et Nkoteng, mais aussi un plus grand nombre pour renforcer des effectifs et dynamiser l’activité de coupe afin de rattraper le retard que nous avons dans le déroulement de notre campagne.

Sur le même sujet: Mbandjock et Nkoteng: Grève mortelle à la Sosucam

À moyen et long terme, pour éviter ce genre de situation, bien évidemment c’est le rappel que la direction générale a eu à faire dans sa note d’information et d’invitation de reprise de travail du 8 février dernier, c’est de dire à l’ensemble des travailleurs de Sosucam de respecter et de rejoindre le cadre du dialogue social qui est établi de long date à Sosucam. Nous avons un cadre de dialogue clairement défini qui est renforcé par notre accord collectif d’entreprise et qui permet de recenser toutes les doléances de chaque travailleur à une fréquence qui est clairement indéfinie.

A lire aussi: Sosucam: Premier bilan d’une grève mouvementée

L’objectif aujourd’hui, et le rappel de directeur général allait dans ce sens, c’est d’inviter tous les travailleurs à respecter ce cadre de dialogue et de venir s’exprimer auprès des partenaires sociaux, auprès des cinq syndicats qui sont représentés à la Sosucam et même de toutes les directions chefs de département, directeur et autres de venir exprimer si tenter qu’il en est leurs doléances afin qu’elles soient prises en compte et qu’elles soient traitées dans le cadre qui est déjà défini au sein de Sosucam.

Vous avez dit que les champs étaient brûlés jusqu’à récemment, est-ce à dire que les champs restent vulnérables ?

La notion du temps effectivement, nous sommes le 19 février, elle est relative et propre à chacun. Jusqu’à la semaine dernière, il y a eu quelques cas encore de parcelles qui ont été touchées par des incendies criminels, des forces de maintien de l’ordre qui sont sur place, on peut dire qu’ils ont pris des dispositions. Il faut quand même constater qu’aujourd’hui ce n’est plus observé, mais c’est dire et ça a été évoqué pour renforcer le caractère criminel de ces actes.

Achta Saleh Damane, SGPR-A du TCHAD : « Sénatoriales au Tchad : Un scrutin historique pour renforcer nos institutions »

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Achta-Saleh-Damane- SGPR-A TCHAD www.newsducamer.com
Achta-Saleh-Damane- SGPR-A TCHAD - en campagne électorale pour le MPS www.newsducamer.com

Madame le ministre, les sénatoriales auront lieu le 25 février au Tchad pour la première fois de l’histoire. Quel est l’enjeu de ce scrutin pour le pays ?

Je voudrais tout d’abord vous exprimer toute ma gratitude pour l’attention que vous portez à ma candidature et surtout de vous intéresser à l’actualité de mon pays. Vous savez que le Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) a fait une recommandation dans ce sens et la Constitution de la 5ème l’a consacré. Le véritable enjeu est d’assoir définitivement des institutions républicaines fortes pour que le Tchad sorte grandement de la période tumultueuse de la transition et de permettre au Maréchal, Président de la République, Chef de l’Etat, que les tchadiens ont plébiscité en mai 2024, d’exercer pleinement son pouvoir en mettant en œuvre son programme de société décliné en 12 Chantiers et 100 actions.

Vous vous êtes engagée dans la course électorale, à l’occasion de ce scrutin historique. En tant que Secrétaire générale adjointe de la Présidence, qu’attendez-vous de ce scrutin ?

Ma candidature à ces élections sénatoriales ne résulte pas d’une décision spontanée. Elle est la consécration d’une longue et riche expérience au service de notre pays. J’ai toujours répondu avec beaucoup de conviction et de détermination aux sollicitations et fonctions que me confient les plus hautes autorités du pays. Il est venu le temps de poursuivre notre mission sous une autre forme en nous engageant davantage aux côtés de nos populations pour répondre à leurs aspirations légitimes au progrès social et économique en adéquation avec la vision du Président de la République. Ces élections sénatoriales constituent donc un moment historique dans la vie de notre démocratie. Elles nous posent un challenge exaltant et un défi passionnant pour nous permettre de nous affirmer dans une fonction élective, même si en réalité ce n’est pas la première fonction élective pour laquelle je me suis engagée et que j’ai gagnée. Pour finir, vous devriez savoir qu’au sein de ma formation politique le MPS la première richesse est celle des ressources humaines et si parmi toutes ces personnalités le choix a été porté sur ma modeste personne pour représenter ma province et bien c’est très honorant  et plein de gratitude.

Quelles sont les grandes lignes de l’offre de votre parti pour ce scrutin ?

Principalement c’est celle d’avoir le plein vote de nos grands électeurs, notamment les Conseillers Communaux et Provinciaux, afin de traduire, au niveau de nos territoires, le même élan populaire par lequel nos populations ont, tour à tour, majoritairement porté leur  choix sur notre champion, le Maréchal du Tchad, Président de la République, Chef de l’Etat, MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO, lors de l’élection présidentielle et lui accordé une majorité confortable à l’issue des élections législatives. De ce point de vue, nous n’avons aucune inquiétude à se faire puisque les Grands électeurs sont majoritairement de notre Parti.

Ensuite,  nous devrions nous mettre au devant de nos provinces pour booster le développement de nos collectivités territoriales. Enfin, la représentativité féminine aux postes de responsabilité qu’elle soit nominative ou élective est consacrée par la loi et mon parti en fait un leitmotiv pour le développement.

Votre circonscription semble déjà acquise au parti au pouvoir dans les rangs duquel vous militez. Le jeu n’est-il pas acquis d’emblée ?

Ah oui, complètement. Il est évident et cela ne fait l’ombre d’aucun doute que le Hadjer-Lamis est une zone acquise pour le MPS, rares sont les partis politiques qui essaient de s’y frayer chemin. On l’appelle le bastion du MPS. Si la victoire se profile à l’horizon certes c’est que les deux candidats de la liste du MPS se sont battus comme des grands sillonnant les quatre Départements que compte la Province du Hadjer-Lamis à la rencontre des Conseillers Communaux et Provinciaux.

A la base, vous êtes journaliste, ex-présentatrice du JT au Tchad, plusieurs fois membre du gouvernement. Quelle est la plus-value de votre candidature à ces sénatoriales?

L’essentiel se trouve dans ce que nous allons apporter pour l’émergence de notre Province, en tenant compte de notre proximité avec nos collectivités territoriales, puisque le Sénat est en réalité,  une représentation des Collectivités autonomes en l’occurrence les Communes et les Provinces en dehors bien évidemment de sa mission qui est entre autre de contrôler l’exécution effective des lois, d’évaluer les politiques publiques, d’examiner les lois sur les Collectivités.

Quelques partis politiques d’opposition sont non-partants à cause, disent-ils d’un clair-obscur dans le processus électoral. Comment vivez-vous leur absence sur le terrain politique ?

Mais non, c’est totalement faux ce qui se dit. Une centaine de partis politiques participent à ces sénatoriales. C’est de bonne guerre sachant pertinemment que parmi ceux-ci existent des aventuriers qui n’ont aucun Conseiller élu mais qui ont proposé des candidats. Comment pouvez-vous comprendre cela? Ils comptent sur les candidats des autres pour les élire ? C’est juste absurde.

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