Dans la foulée des messages de compassion et de solidarité adressés au peuple camerounais meurtri par l’attaque de Wulgo qui a fait 12 morts de une vingtaine de blessés parmi les soldats camerounais de la Force multinationale mixte (FMM), l’Union des populations du Cameroun (UPC) a tenu à dire son mot. Par la voix de Robert Bapooh Lipot, »l’UPC condamne cas actes barbares », écrit-il dans un communiqué. Et »apporte un soutien sans réserve aux Forces armées camerounaises pour leur courage et leur témérité à combattre sans relâche les ennemis de la Nation’‘.
Face à cette épreuve, l’âme immortelle du peuple camerounais, par la voix du leader de sa faction reconnue par l’administration territoriale, »invite le peuple camerounais à redoubler de vigilance face aux actes de déstabilisation du Cameroun…et à se mobiliser pour soutenir les Forces armées camerounaises et leur chef suprême, le président Paul Biya ». Bapooh Lipot n’a pas manqué d’égratigner certains »leaders politiques extrémiste de l’opposition qui usent de cette situation pour fragiliser le moral de nos forces armées, afin de semer le chaos dans notre pays comme le témoigne leur communiqué afférent à cet acte barbare de Boko Haram », dénonce Bapooh Lipot. Sans citer nommément ces ennemis de la Nation qu’il voit. Alors Bapooh Lipot »confirme notre pays doit garder sa cohésion face aux ennemis et multiples tentatives de déstabilisation du Cameroun et de ses institutions », appelle-t-il.
Dans la nuit du 24 au 25 mars dernier, des terroristes ont d’abord lancé une attaque aux drones sur le camp de la FMM de Wulgo, une ville nigériane située à 15km de la ville camerounaise de Fotokol. Une attaque de grande ampleur au cours de laquelle des armes et engins lourds ont été emportés, ainsi que des munitions. Les assaillants ont pris soin d’incendier le matériel qu’ils n’ont pas pu emporter. Côté humain, l’on a dénombré sur place 11 morts et 21 blessés, transportés dans des hôpitaux du Nigeria et du Tchad. L’un d’entre eux a succombé à ses blessures par la suite, gonflant le bilan à 12 morts.
Avec un total de bilan de 588 117 millions FCFA, dont un volume des dépôts de 434 millions FCFA, en hausse de 13%, les dirigeants de la banque parlent du résultat le plus élevé depuis le démarrage de ses activités dans le pays.
L’exercice 2024 s’est clôturé avec des résultats positifs pour Ecobank Cameroun. Les performances de la banque au cours de l’année écoulée ont été passées en revue lors de l’Assemblée Générale Ordinaire de l’institution tenue le 28 mars dernier à Douala. L’assise a permis en effet de statuer sur les états financiers de synthèse arrêtés pour l’exercice 2024.
D’après les chiffres avancés, la banque a enregistré un total de bilan de 588 117 millions de FCFA, tiré par les dépôts de ses clients qui s’élèvent à 434 millions de FCFA. Soit une progression de 13% en glissement annuel. Le Produit Net Bancaire à la fin de l’exercice connait aussi une hausse de 50 112 millions de FCFA, soit une croissance de 10 % par rapport à 2023. Le résultat avant impôt s’est établi à 22 862 millions contre 17 296 millions de FCFA en 2023, pour une hausse de 32 % sur un an. Le résultat net de l’exercice est de 21 051 millions de FCFA. Soit une variation de +47,51% par rapport à 2023, où il s’établissait à 14 272 millions de FCFA. Seul l’encours de crédit connait une baisse de 15 % avec un volume de FCFA 155 195 millions de FCFA.
Pour le management d’Ecobank Cameroun, ce résultat est le plus élevé que la Banque a enregistré depuis le démarrage de son exploitation. « Avec le résultat réalisé, le taux de rendement des capitaux propres se maintient à deux chiffres pour s’établir à 39,43 %, reflétant ainsi un formidable retour sur capital », se félicite la banque. Ces chiffres, d’après les dirigeants de l’institution financière, ont été réalisés grâce à la stratégie globale du groupe pour 2024 qui était axée sur une dynamique permettant de consolider la performance en générant des rendements durables sur les capitaux propres en mettant davantage l’accent sur la gestion rigoureuse des coûts et l’efficacité. Cette stratégie reposait aussi sur les produits. Notamment, accroître la notoriété, et la mise en avant des solutions numériques. Il était aussi question de créer un environnement favorable pour les ressources humaines. Selon, Gwendoline Abunaw Administrateur Directeur Général d’Ecobank Cameroun « ces résultats témoignent du travail remarquable accompli par l’ensemble des collaborateurs d’Ecobank Cameroun. Ils incarnent notre aptitude à dépasser les attentes en appliquant avec succès l’orientation stratégique définie par le Groupe Ecobank. Ceci a d’ailleurs valu à Ecobank Cameroun de gagner le prix de la meilleure banque de l’année 2024 décerné par le magazine international « The banker magazine ». Nous restons déterminés à renforcer l’inclusion financière, à perfectionner continuellement nos offres et services, avec pour ambition ultime de garantir à nos clients une expérience bancaire d’exception »
Ecobank Cameroun est une filiale d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), groupe financier panafricain ayant son siège à Lomé au Togo. Le groupe est présent dans 33 pays d’Afrique subsaharienne et dispose également d’une représentation en France et des bureaux à Addis-Abeba en Ethiopie ; à Johannesburg en Afrique du Sud ; à Beijing en Chine ; à Londres au Royaume-Uni ; à Dubaï aux Émirats arabes unis.
Réaction
Gisèle Chantal MBARGA, PCA d’Ecobank Cameroun
« Nous avons engagé la Cobac pour la distribution des dividendes »
« Avec le résultat réalisé, le taux de rendement des capitaux propres se maintient à deux chiffres pour s’établir à 39,43 %, reflétant ainsi un formidable retour sur capital. Le niveau de liquidité de la Banque est adéquat et tous les ratios règlementaires sont respectés au 31 décembre 2024. Fort de cette bonne performance, dans un environnement économique de plus en plus difficile et concurrentiel, le Conseil d’Administration, par l’intermédiaire de Madame l ‘Administrateur Directeur Général, a d’ores et déjà engagé la Commission Bancaire de l‘Afrique Centrale, conformément à la règlementation en vigueur (notamment le règlement R-2016/03relatif aux Fonds Propres) en vue d’obtenir son accord préalable pour la distribution des dividendes. En outre, le secteur bancaire s’est enrichi d’une nouvelle Banque, en l’occurrence l’Africa Golden Bank, ce qui a porté à dix-neuf (19) le nombre de banques en pleine activité au Cameroun au 31 décembre 2024. Dans cet environnement de plus en plus concurrentiel, il est important aussi bien pour le personnel que pour les membres des organes de gestion, de se doter d’outils leur permettant de rester compétitifs »
« J’ai toujours été fermement opposé à ceux qui ont de la conception de l’allogène la conception d’un danger. Moi je ne suis pas d’accord». Louis Paul Motaze a saisi l’occasion de la célébration de l’an 40 du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), pour dénoncer avec « fermeté » un phénomène qui prend de l’ampleur dans la région du Sud : la chasse aux allogènes. Avec des casses, des campagnes de destruction de commerces et autres biens des allogènes dits « étrangers », dans la région natale du président de la République. Un phénomène parfois encouragé par des politiques, y compris certaines pontes du régime de Yaoundé. « Je suis ministre de la République et les allogènes sont partout », rappelle le patron du Rdpc dans le Dja et Lobo.
« Si vous partez d’ici, là où vous irez, vous serez allogènes», rappelle-t-il. « Alors, ne prenez pas l’allogène comme quelqu’un de substantiellement dangereux », appelle-t-il à la raison ses « frères » sur le fait que nul ne peut échapper à ce statut dans un monde où les frontières tendent à s’effacer. Les mettant d’ailleurs en garde contre une dérive qui n’a pas raison d’être : « le chef de l’Etat a besoin de toutes les voix ; c’est-à-dire les vôtres mais également celles de ceux que vous appelez les allogènes. Donc c’est tout ce monde-là ; et lorsqu’on dit qu’on veut une victoire éclatante, j’ai envie de dire que ça veut dire au-delà du Rdpc. Donc le président a besoin de toutes les voix. Cessez de voir les allogènes comme des dangers », insiste-t-il. Soulignant que, « au Cameroun on est libre, on peut s’installer partout», rappelle le patron politique de Sangmélima. Louis Paul Motaze ne comprend pas comment « dès qu’il y a un assassinat, vous pensez d’abord aux allogènes, sans enquête préalables ; mais qui vous l’a dit ? Faites attention», attire-t-il l’attention. « Ayez un comportement responsable ; quand vous parlez à ces gens-là, ceux que vous appelez allogènes, qu’ils entent qu’ils sont chez eux ici chez vous, ici à Sangmélima. La discipline c’est la force des armées. Vous marchez ensemble, vous avez un objectif communs», conseille le pacifiste. « Et c’est cet objectif que je suis venu rappeler ici : élire clairement en octobre le président Paul Biya comme président de la République», confie-t-il. C’est un discours qui semble décaler de la ligne édictée par le sommet du parti, mais qui en réalité, est contextualisé pour épouser la couleur locale. Le Sud et notamment Sangmélima, étant devenu très cosmopolite.
Et dans un contexte de préélectoral. A 92 ans, Paul Biya reste le candidat naturel de son parti pour un 9ème mandat à la tête du pays. la bataille est rude, tant les candidats se multiplient, l’âge du président sortant constitue un argument de campagne pour certains concurrents. Au Rdpc, on tient à suivre le « patriarche » tant qu’il se dit « engagé à servir son peuple ». Les esprits s’échauffent, les coups se donnent parfois en dessous de la ceinture. Dans un contexte où le train de vie du Camerounais n’est pas des plus reluisants. Certains extrémistes voient en les allogènes des « ennemis ». Louis Paul Motaze dit non ! C’est un homme qui sait prendre son temps pour agir. L’homme qui tient le gouvernail des finances du pays, sait être prudent et tirer la sonnette d’alarme. Le message est passé à Sangmélima. En témoignent les applaudissements nourris qui ont salué la prise de parole de l’homme devant les militants et sympathisants le 24 mars dernier.
Depuis son retour à la Maison blanche à la faveur de son élection de novembre 2024, Donald Trump rivalise d’actions contre-nature par rapport à son allié d’hier qu’est l’Europe, notamment en multipliant les critiques a l’endroit des dirigeants du vieux continent et en humiliant en mondo vision l’allié ukrainien de l’Europe.. A contrario, il donne l’impression de se rapprocher de la Russie de Vladimir Poutine pour laquelle il se montre très compréhension n’hésitant même pas parfois à dire le plus grand bien, provoquant au passage l’ire des 27 pays constituant l’Union européenne. Par rapport à la Chine, Donald Trump accentue la guerre commerciale. Et pour brouiller les pistes en montrant que la Chine n’est pas sa seule cible, Trump s’attaque aussi à ses voisins mexicains et Canadiens et à l’Union Européenne. L’attitude de l’entrepreneur politique Trump découle d’un diagnostic qu’il a posé depuis son premier mandat à la Maison Blanche et selon lequel les Etats-Unis sont malades à cause de leur déficit extérieur creusé par tous les autres pays du monde. Cette attitude emprunte parfois d’un neo-isolationnisme tactique et d’un protectionnisme exacerbé qui servent en réalité de voile à des visées hégémoniques. Tout ceci opérant un revirement à 90% par rapport à la ligne de la politique extérieure américaine. Et pour celà, Trump n’hésite pas à fouler au pied les usages diplomatiques les plus élémentaires. Mais ce qu’il faut reconnaître au dirigeant politique Trump, c’est la suite qu’il a dans les idées ainsi que sa volonté quasi-obsessionnelle de tenir ses promesses électorales.
*Helsinki et l’autre combat de Trump*
La pièce que joue Donald Trump aujourd’hui découle d’un scénario écrit au cours de la réunion secrète tenue entre Donald Trump et Vladimir Poutine le 18 juillet 2018 à Helsinki en Finlande. Ce jour là, avec comme témoins leurs deux interprètes, les deux dirigeants auraient décidé de procéder à la reconfiguration de la scène géopolitique mondiale. Il a ainsi été question de sceller le sort de l’Europe afin d’anihiler son influence dans le nouveau monde qui s’ouvre et dans lequel Donald Trump voit les intérêts des États-Unis plus du côté des pays émergents que de celui de la vieille Europe, devenue selon lui, un canard boiteux d’un point de vue économique et une charge perpétuelle pour les Etats-Unis. A ce titre, Trump aurait déclaré ceci : « je ne vois pas pourquoi les Etats-Unis qui ont sauvé l’Europe de deux guerres particulièrement meurtrières et destructrices, qui ont décrété le plan Marshall pour la reconstruire et qui ont inspiré la creation de l’OTAN pour la protéger, doivent se priver aujourd’hui de faire le business avec les nations émergentes pour un soutien sentimental à une Europe où plus aucun État ne peut atteindre 2% de croissance économique « , aurait tranché Trump. Si nous restons dans cette hypothèse, la guerre Russo-ukrainienne, aussi validée lors de cette rencontre, viserait à ruiner l’Europe en l’entrainant dans la politique de l’aide à l’Ukraine, sachant que la plupart des pays européens sont financièrement exsangues et le seront davantage lorsque les nations jadis victimes de leur prédation, telles les nations africaines, recouvriront progressivement leurs indépendances économiques. Le jeu politique et diplomatique auquel s’adonne Donald Trump avec ostentation, s’apparente à une partie d’échec. Ses cibles premières risquent n’être que des épouvantails destinés à masquer la vraie cible qui est la Chine. Et pour cause : la Chine est la seule puissance aujourd’hui planétaire qui échappe totalement au contrôle des États-Unis parce qu’elle a réussi à impulser une croissance inclusive. De même, la Chine est la seule nation auprès de laquelle les Etats-Unis sont le plus endettés. Dès lors, lorsque Donald Trump aura réglé le sort de l’Europe du moins en la mettant au pas, lorsqu’il aura réussi à apprivoiser la Russie en lui rappelant qu’il a éliminé la menace que constituait l’OTAN à ses portes, son prochain combat sera de tenter de repositionner la nation américaine comme la puissance planétaire incontestée. Et pour y parvenir, les Etats-Unis vont tenter de jouer la Russie contre la Chine. Ceci dans le but d’affaiblir et même d’exploser les BRIC’S comme c’est déjà amorcé avec les sommets d’Arabie Saoudite. Face à la Chine, l’Amérique de Donald Trump procédera d’abord par la guerre commerciale qui représente pour elle une sorte de sanctions économiques et dans laquelle elle n’hésitera pas à chercher des alliés. Elle va aussi intensifier le China bashing qui consiste à « taper systématiquement sur la Chine » en ciblant l’Afrique. Par la suite, elle pourra procéder par diverses provocations, question d’espérer une déstabilisation de la Chine. Face à tout ce jeu, la Chine qui propose la construction d’une communauté de destin pour l’humanité devrait avoir un niveau de vigilance particulièrement accru et accentuer la communication pour permettre au reste du monde et notamment le Sud globale d’être au fait de son projet de nouvelle gouvernance mondiale.
Par Etienne de Tayo Journaliste au magazine « Afrique Intègre » tayoe2004@yahoo.fr
Dans une série de décisions rendues publiques ce 27 mars 2025, le président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), a nommé de nouveaux membres au sein de différentes instances au parti. Trois nouveaux chefs de délégations permanentes régionaux ont été nommés : Joseph Lé pour l’Est, en remplacement de Gilbert Tsimi Evouna pour le Centre, Théophile Baoro dans l’Adamaou, en remplacement d’Alhadji Abbo Ousmanou, et Komidor Njimoluh à l’Ouest. En dehors de l’Est où l’ancien patron régional a été déchargé des fonctions qu’il occupait, notamment le secrétariat général du Sénat, les trois autres anciens chefs sont décédés : Jean Bernard Ndongo Essomba dans le Centre, Alhadji Abbo dans l’Adamaoua et Emmanuel Nzete qui y a roulé sa bosse et ne faisait plus visiblement l’unanimité à l’Ouest.
De même, dans les départements, le sommet du parti a redistribué les cartes. Ainsi, entre autres, le ministre Etoundi Ngoa devient chef de la délégation permanente dans le Mfoundi, en lieu et place de Gilbert Tsimi Evouna qui a évolué en région. Le ministre Joseph Lé de la Fonction publique et de la réforme administrative intègre le cercle où on retrouve également son collègue Ngalle Bibehe des Transports. Paul Biya pêche dans les chefferies traditionnelles et trouve le jeune lamido de Garoua (Ibrahim El Rachidine) et le sultan roi des Bamoun (Mouhamed Nabil Mfourifoum Mbombo Njoya).
Ferdinand Ngoh Ngoh
Cela survient trois jours seulement après la célébration des quarante ans du parti au pouvoir. Une célébration qui s’est tenue dans un contexte préélectoral marqué par des tensions politiques qui n’épargnent pas le Rdpc. Des voix commencent à s’élever au sein même du parti au pouvoir, pour demander de se mettre à jour. La direction du parti, déjà décimée par l’ange de la mort, n’étant plus légitime. Sur les 23 membres, il ne reste plus que 13 actifs. Neuf sont morts et un (Marafa Hamidou Yaya) se trouve en prison. Issus du Congrès ordinaire de 2011, les dirigeants du parti qui avaient un mandat de cinq ans, sont restés les mêmes depuis 14 ans. Le Bureau politique a dû renouveler de cinq ans le mandat du président national, à la veille de la présidentielle 2018. Ce mandat a expiré depuis 2023. Le Comité central et le Bureau politique, poursuivaient depuis 2011 un mandat qui n’avait plus de légitimité. D’où la saisine par Léon Onana, militant du parti ans le département de la Lékié, des tribunaux pour contraindre la direction du parti à organiser un Congrès pour renouveler le mandat et ainsi assurer la légitimité des dirigeants du parti. Ce, avant de pouvoir désigner un candidat pour la présidentielle d’octobre 2025. Paul Biya a vite réagi, mais a préféré emprunter le chemin inverse à celui attendu. Ainsi, la question du bureau politique reste sans suite. Et lui-même
Une des grandes figures manquantes dans ce remaniement est celle de Ferdinand Ngoh Ngoh. Le tout puissant Secrétaire général de la présidence de la République, ne figure nulle part. Et ne peut d’ailleurs plus intégrer le cercle des dirigeants du parti au pouvoir. Les membres du Bureau politique étant en principe d’office membres du Comité central. Dans un contexte de luttes pour le repositionnement post-Biya. En revanche, Marafa Hamidou Yaya, lui, continue de faire partie de la short list des décideurs du parti au pouvoir, alors qu’il purge une pénitence derrière les barreaux depuis plusieurs années.
La quatrième édition de Ndema La Sue ou la fête du poisson se tient du 1er au 06 avril 2025 à Douala, avec pour but de valoriser le poisson local et les acteurs de la chaîne de valeur de la filière.
Comme un rituel depuis 2022, le grand rendez-vous national autour du poisson et des ressources halieutiques de table au Cameroun tient sa quatrième édition. L’évènement va comme d’habitude, réunir les acteurs de la chaine de valeur de cette filière du 1er au 06 avril 2025 à Bonamoussadi à Douala. Avec des expositions, dégustations et débats, cette édition a pour thème, « valorisation du Poisson 237: la place des femmes dans la démarche qualité ».
Cette rencontre sera donc l’occasion au-delà de présenter le potentiel halieutique du pays, de valoriser les femmes qui s’investissent au quotidien dans cette filière, allant de la production jusqu’à la mise à disposition des consommateurs. Les productrices, commerçantes (mareyeuses), transformatrices, cheffes de cuisine. Surtout, elles sont nombreuses qui offrent tous les soirs le plat populaire de « poisson braisé ». Ce sont elles qui seront à l’honneur à l’occasion de cette fête du poisson.
Un accent particulier sera mis sur les savoir-faire métiers. En effet, le programme de l’évènement prévoit diverses articulations. Le public va notamment assister à la présentation des produits issus de la pêche de capture et des initiatives féminines, des produits annexes de la chaîne de valeurs (épices, huiles, tubercules…). Il est également prévu des présentations de projets innovants menés par des femmes de même que des masters class. Des ateliers pratiques sont aussi annoncés et vont porter sur des sujets tels que les techniques de conservation, les bonnes pratiques, les techniques d’assaisonnement, la gestion des déchets et même des concours culinaires. Par ailleurs, il est aussi prévu des journées gastronomiques. « Chaque journée est réservée à un produit halieutique que NdemaLasue souhaite mettre en avant. C’est l’occasion de vous ravitailler pour les fêtes de Pâques et l’Iftar. Mercredi est une journée exceptionnelle, celle de la Cuisine en Scène, avec le 4 à 6 mains des Chefs de Cuisine, qui vont délivrer une expérience inédite de Cocktail d’Ouverture en Live », annonce le comité d’organisation.
L’objectif de NdemaLaSue, est de booster la consommation du poisson local, pour relever l’offre nationale en produits halieutiques de table. Car, avec 4 millions d’hectares de plans d’eau et 400 km de côtes maritimes, le Cameroun dispose d’atouts naturels pour construire une économie maritime durable, autour de la chaîne de valeurs des ressources halieutiques de table. Avec un déficit de production de plus de 100 000 tonnes de poisson par an, le secteur est par ailleurs une source de création de richesses, d’emplois pour les jeunes et d’autonomisation des femmes.
NdemaLaSue est placé sous le parrainage du MINEPIA, de la Caisse de Développement de la Pêche Maritime (CDPM), en partenariat avec la Mairie de Douala, la Chambre d’agriculture, et sous l’encadrement technique de l’Institut des Sciences halieutiques (ISH) de Yabassi.
Dans deux décisions signées le 26 mars 2025 et rendues publiques hier, Paul Biya, président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), a redistribué les cartes au sommet de son parti. Si Paul Biya a esquivé le Bureau politique, cercle très fermé des décideurs, il a renouvelé sa confiance à 28 nouvelles personnes au Comité central et dans les délégations permanentes régionales et départementales.
L’entreprise souhaite ainsi atteindre un volume d’environ 111,48 millions de tonnes, pour un chiffre d’affaires d’environ 59,64 milliards de FCFA.
Cameroun Railways ( Camrail) dévoile son ambition pour les cinq prochaines années. L’entreprise dirigée par Joel Hounsinou qui a récemment ouvert ses portes à la presse, a décliné ses objectifs à l’horizon 2029. Le transporteur veut devenir la référence en Afrique centrale, en captant au moins 40% des volumes à destination du Tchad. Pays voisin du Cameroun, le Tchad figure déjà comme le premier client africain de Camrail.
En 2023, selon l’Institut National de la statistique, le Tchad a importé autour de 278,7 millions de tonnes de marchandises via Camrail. Ceci, pour un chiffre d’affaires de 149,1 milliards de FCFA. Pour les prochaines années, le transporteur mise plus grand pour s’arroger d’importantes parts de marchés dans la sous-région. La filiale d’ Africa Global Logistics (AGL) vise 40% des volumes à destination du Tchad. Soit un volume d’environ 111,48 millions de tonnes, pour un chiffre d’affaires d’environ 59,64 milliards de FCFA.
Pour atteindre cet objectif, Camrail compte renouveler ses équipements et ses infrastructures. Le management de l’entreprise annonce qu’il est question d’acquérir une centaine de wagons et d’une dizaine de locomotives à forte capacités de traction au cours des 5 prochaines années. Il faudra aussi renouveler 330 km de voie ferrée entre Bélabo et Ngaoundéré dans le cadre du Programme quinquennal n°2. Déjà le 1er mars dernier, au moins 247 wagons ont été expédiés de Douala et réceptionnés à Ngaoundéré et 241 de Ngaoundéré pour Douala.
Il faut dire que le cheminot camerounais consacre plus de 50 % de ses capacités de transport à l’acheminement de produits de première nécessité tels que le sucre, la farine, les pâtes alimentaires et le riz à destination du Tchad. Le pays et Camrail ont récemment eu un malentendu au sujet de la pénurie de ciment au Tchad. Les cimenteries tchadiennes ont accusé Camrail d’être à l’origine du non acheminement des matières premières. Mais, les dirigeants de l’entreprise renseignent que les volumes transportés par le chemin de fer sont très faibles. Soit 6,92 %. Car, le gouvernement tchadien a confié la plus grande partie au transport routier. Ce, même si un accord signé en 2024, prévoit le transport de 60 000 tonnes de ciment par Camrail.
Droite: M. Junot Blaise Ndjinkeu keuzeta, Animya N'tchandy, sous-préfète de Saint-Denis, Ulysse
Tchikaya et Duplex Kamgang
En France, les obstacles administratifs liés à la délivrance et au renouvellement des titres de séjour continuent de peser lourdement sur le quotidien des étudiants étrangers. Une situation qui, selon plusieurs acteurs, menace non seulement les parcours académiques mais aussi la stabilité sociale et professionnelle de ces jeunes. Parmi les voix qui montent au créneau figure celle du Camerounais Duplex Éric Kamgang, fondateur de la fintech Studely, spécialisée dans les garanties financières pour étudiants.
Dans une tribune publiée par Jeune Afrique, Duplex Kamgang et Débora Koffi, présidente de l’association Voix des étudiants étrangers, dénoncent les lenteurs du système, en particulier celles de la plateforme numérique ANEF (Administration numérique des étrangers en France). Lancée en 2020 pour simplifier les démarches administratives, cette plateforme est aujourd’hui pointée du doigt pour ses dysfonctionnements. Délais d’instruction excessifs, absence de réponse, difficultés d’accès : les étudiants internationaux, notamment ceux d’origine camerounaise, sont nombreux à se retrouver en situation d’irrégularité malgré des dossiers déposés en temps voulu.
Selon les données relayées par les auteurs de la tribune, les réclamations liées aux titres de séjour sur ANEF ont explosé de 400 % ces dernières années. Près de 75 % de ces plaintes concernent spécifiquement les problèmes liés à la délivrance ou au renouvellement des titres de séjour.Pour tenter de désamorcer cette crise, Duplex Kamgang suggère l’automatisation de la délivrance d’attestations de prolongation de séjour, dès l’expiration du précédent titre, pour les étudiants ayant déjà engagé une demande de renouvellement.
Cette attestation, délivrée de manière systématique via ANEF, permettrait aux étudiants de conserver leurs droits sociaux et académiques pendant l’instruction de leur dossier. Le chef d’entreprise a récemment porté cette proposition à l’attention des autorités françaises, notamment auprès d’Animya N’Tchandy, sous-préfète de Saint-Denis. Cette prise de position s’inscrit dans un engagement de longue date. Duplex Kamgang s’était déjà opposé, en 2011, à la loi Guéant, qui restreignait les possibilités de séjour des étudiants étrangers une fois leurs études terminées.
Les conséquences de ces blocages administratifs sont concrètes. Nombre d’étudiants se retrouvent privés d’accès au travail, à un logement stable ou aux aides sociales. Certains sont contraints d’interrompre leur cursus. Beaucoup envisagent désormais de quitter la France pour des pays jugés plus accueillants, comme le Canada ou les États-Unis.
Cette situation n’est pas sans impact sur les établissements français eux-mêmes. Selon Campus France, les étudiants étrangers représentent une source importante de revenus — 1,3 milliard d’euros par an pour l’économie française — et contribuent au rayonnement universitaire du pays. En 2022, la France comptait près de 430 000 étudiants internationaux, dont 103 000 originaires d’Afrique subsaharienne et plus de 11 000 Camerounais.
Les appels à réformer le traitement des titres de séjour se multiplient, alors que les témoignages d’étudiants en détresse s’accumulent. Pour les porteurs de ces revendications, il ne s’agit plus seulement d’une question administrative, mais d’un enjeu humain et académique majeur.
Le duel entre Lions indomptables et Chevaliers de la Méditerranée a tourné en faveur des fauves. 3-1 est le score qui a sanctionné la partie au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Un doublé de Vincent Aboubacar qui a d’abord ouvert le score en transformant un penalty (26ème) qu’il a lui-même obtenu , avant de doubler en réussissant à conclure une passe de Bryan Mbeumo. Apres que Mbeumo lui-même ait inscrit le second but.
Les buts camerounais auraient pu rester vierges si Christopher Wooh avait été plus concentré face aux assauts Libyens. En revanche, le score aurait pu être plus lourd si par deux fois Franck Maigri avait bien ajusté son coup de tête et son tir croisé.
Mais le plus important est là victoire qui permet au Cameroun d’enregistrer les trois points en jeu. A 12 points,l le Cameroun demeure 2ème derrière le Cabo verde qui en lever de rideau, a pris le dessus sur l’Angola, sur un score de 2-1. la course-poursuite entre les deux principaux concurrents de la première place devrait donc se poursuivre jusqu’à la dernière journée. La finale du groupe. Ce sera à Yaoundé.