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Conseil International du cacao : Les revenus des cacaoculteurs mondiaux en débat à Yaoundé

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«Cette session de l’ICCO au Cameroun restera gravée dans les annales comme un moment charnier pour la filière cacaoyère mondiale. Elle permettra non seulement de mettre en lumière les défis auxquels fait face cette industrie stratégique, mais aussi de mobiliser les acteurs autour d’une vision commune pour l’avenir », a déclaré l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO). En effet, Yaoundé sera la capitale mondiale du Cacao du 7 au 10 avril prochain avec cette 111ème session du Conseil International du Cacao et des organes subsidiaires qu’elle accueille.

Pendant quatre jours, les participants vont tabler sur les défis mondiaux qui planent sur la filière cacao et élaborer le plan stratégique 2025-2029 de cette organisation intergouvernementale composée de 51 pays. « Le Cameroun entend, en tant que pays hôte, placer les assises de Yaoundé, avec l’assentiment du Secrétariat de l’Organisation et des pays membres, sous le signe de la poursuite du chantier sur la transparence du marché et la répartition équitable de la valeur, synonyme d’une rémunération en amélioration constante des revenus des producteurs et de leurs conditions de vie. Nous ne sommes pas encore arrivés au bout, pensons-nous. Avec pour objectif d’assurer une croissance équilibrée de l’offre et de la demande et de maintenir, a minima, les prix actuels, sinon de les améliorer, autant que cela sera possible », a rassuré Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre du Commerce, par ailleurs président de cette session. Et de poursuivre : « Il sera aussi question d’interroger la fiabilité des modèles économétriques développés par l’Organisation pour déterminer les prévisions du marché, étant rappelé que lesdites prévisions influencent la fixation du prix à la Bourse ».

 L’agenda prévoit, pour cette session, plusieurs rencontres de haut niveau. Il s’agit notamment de la réunion de la Commission consultative sur l’économie cacaoyère le lundi 7 avril 2025 ; celle du Comité économique le mardi 8 avril ; la réunion du Conseil international du cacao, les mardi 8 et jeudi 10 avril ; ainsi que celle du Comité administratif et financier, programmée pour le mercredi 9 avril. Pendant la 111ᵉ session du Conseil international du cacao, plusieurs enjeux majeurs liés à la filière seront au centre des échanges. Les participants s’intéresseront notamment aux opportunités de stimulation de la demande mondiale, avec un accent particulier sur l’augmentation de la consommation dans les pays asiatiques, en particulier l’Inde. La transparence du marché sera également au cœur des discussions. Les experts examineront les mécanismes de fiabilisation de l’information sur les stocks de cacao existants et la demande de broyage dans les pays consommateurs.

 Par ailleurs, les parties prenantes feront le point sur l’état d’avancement du projet de création d’une Bourse africaine du cacao. Cette initiative vise à permettre aux pays producteurs de reprendre la main sur le processus de fixation des prix, actuellement dominé par les Bourses de Londres et de New York. Le Cameroun a été retenu pour accueillir le projet pilote de cette future Bourse, qui ambitionne de rééquilibrer les rapports de force au sein de la chaîne de valeur. Les enjeux environnementaux et sociaux ne seront pas en reste. Les discussions porteront sur le projet de rémunération des services environnementaux rendus par les producteurs, ainsi que sur les meilleures pratiques d’inclusion des femmes, des jeunes et des communautés marginalisées dans l’économie cacaoyère.

6 avril 1984 : Ces centaines de familles qui vivent dans le désespoir depuis 41 ans

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CONDAMNÉS À MORT ET EXÉCUTÉS

N° NOMS ET PRÈNOMS Date et lieu d’exécution

1 ISSA ADOUM (Dg Fonader) 1er mai 1984, Mbalmayo

2 SALE IBRAHIM (Colonel)

3 ABALI IBRAHIM (Capitaine)

4 ABALELE ABAYA (Capitaine)

5 BOUBA OUMAROU (Capitaine)

6 YAYA MAZOU (Capitaine)

7 NDJIDDA DJIBRIL (Capitaine)

8 AWAL ABASSI (Capitaine)

9 AMADOU SADOU (Commissaire principal)

10 NGOMNA HAMAGABDO (Lieutenant)

11 OUMAROU YORONGUÉ (Lieutenant)

12 HAMZA Paul (Lieutenant)

13 SOULEY GOURNOI (Lieutenant)

14 DAMA WASSOU (Lieutenant)

15 MALIKI (Lieutenant)

16 HAROUNA (Lieutenant)

17 DOURANDI Mathieu (Lieutenant)

18 ZEBOBE Elie (Lieutenant)

19 AMINOU AMADOU (Lieutenant)

20 NGOMNA Jean (Lieutenant)

21 YAYA ADOUM (Sous-Lieutenant)

22 ALIOUM HAMAN (Adjudant-Chef)

23 SEHOU TOURÉ (Adjudant)

24 SALI OUMAROU (Adjudant)

25 ILOU OUSMAN (Adjudant)

26 ABAKOURA LIMANGANA (Maréchal des logis chef)

27 AMADOU ALADJI DJATAO (Maréchal des logis chef)

28 MEIKLANDI MEY (Maréchal des logis chef)

29 KOMANDA Réné (Maréchal des logis chef)

30 DONGUE Etienne (Maréchal des logis chef)

31 AHMADOU HAMADJOULDÉ (Maréchal des logis chef)

32 NLOHOU ADAMOU (Maréchal des logis chef)

33 SAMBOE Etienne (Maréchal des logis)

34 OUSMANOU NGAINIM (Maréchal des logis)

35 AMADOU AMINOU (Marechal des logis)

36 MARKISSAM SAIDOU (Sergent)

37 ABOU KATIL (Suicidé)

38 DALIL MOUYAL (Adjudant-Chef) 15 mai 1984, Mfou

39 DANGMO Blaise (Maréchal des logis chef)

40 TRAPTOUANG Philippe (Maréchal des logis chef)

41 DJIBRILLA BOUBA ADJI (Gendarme major)

42 KISKA ALAGAO (Gendarme major)

43 BAGANAMA (Gendarme)

44 DANLADI MAÏTOURARE (Maréchal des logis chef) 16 mai 1984, Mfou

45 OUSMANOU SALBÉ (Maréchal des logis chef)

46 SOUWE Thomas (Caporal-chef) 1er juillet 1984, Yaoundé

47 YAYA OUMAROU (Contrôleur de tour à Asecna) 09 août 1984, Yaoundé

48 AFTADI ISAAC (Maréchal des logis chef)

49 INOUA MOHAMADOU (Inspecteur de police)

50 GARGA OUDANKOUA (Maréchal des logis chef)

*Lieutenant Garba, condamné à mort lors des procès du 27 au 30 avril 1984 à Mfou, en fuite, a été repris par la Sécurité militaire en 1985 et immédiatement exécuté.

MORTS EN DÉTENTION

N° NOMS ET PRENOMS DATE DE DÉCÈS

1 WAROU Pierre (Gendarme) 03/10/1984

2 GOLDON Jean (Gendarme) 12/10/1984

3 ADAMA AHI (Gendarme) 12/10/1984

4 YODELEGON Mathieu (Maréchal des logis chef) 14/10/1984

5 WALLA Dieudonné (Maréchal des logis chef) 27/10/1984

6 DJELANI GONI (Gendarme) 27/10/1984

7 BATCHANE Daniel (Gendarme) 25/01/1985

8 MOGAPSCY Mathieu (Gendarme) 08/04/1985

9 ADAMA WAPOUO (Gendarme) 15/04/1985

10 HINBARA Marcel (Gendarme) 19/12/1985

11 DAOUDOU Dieudonné (Gendarme) 03/12/1987

12 HAMALAMOU (Gendarme) 02/02/1987

13 DJAKAYA Albert (Gendarme) 13/08/1987

14 MOUSSA DJIBÉ (Gendarme) 15/08/1987

15 AMADOU SADOU (Gendarme) 05/09/1987

16 MADI Pascal (Gendarme) 25/09/1987

17 BOUBA GONI (Sergent-Chef) 03/02/1988

18 DJIBERSOU TCHASSOU (Sergent-Chef) 03/03/1988

19 GAMBAI Joseph (Gendarme Major) 03/07/1988

20 HAMAN Jean (Gendarme Major) 27/07/1988

21 WANMENE Victor (Gendarme Major) 17/08/1988

22 TOUMBA Paul (Gendarme) 21/08/1988

23 NAGASSOU Pascal (Gendarme Major) 11/10/1988

24 MOUDIO HILDINA (Administrateur Civil) 11/04/1989

25 MADAM DOGO ABAKAR (Capitaine) 03/12/1989

26 PAGORE JONAS (Sergent-chef)

27 HAMAWA KIDJIMAWA (gendarme-major)

Transformation Rurale : Les Chaînes de valeur agricoles freinées par les défis logistiques

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Le Programme de Développement des Chaînes de Valeur Agricoles (PD-CVA) charrie espoir et renouveau pour des milliers agriculteurs au Cameroun. Soutenue par la Banque africaine de développement (BAD) et bénéficiant d’un financement de plus de 58,5 milliards de FCFA, soit 9,291 millions d’euros, l’initiative, lancée officiellement en 2017 par le gouvernement camerounais sous la houlette de BAD, vise à renforcer la sécurité alimentaire tout en rendant les filières agricoles plus compétitives. Le projet se concentre sur trois filières végétales stratégiques à savoir le plantain, l’ananas et le palmier à huile. Ces filières ont été choisies selon l’institution financière en raison de leur niveau élevé d’intégration et de maturité, de leurs débouchés commerciaux et des opportunités qu’elles offrent en matière de transformation. La Banque estime que leur importance économique, tant en termes de génération de revenus que de création d’emplois, ainsi que leur impact sur la sécurité alimentaire, en font des axes prioritaires du développement agricole.

DES USINES ENCOURS D’INSTALLATION

Dans la filière de l’ananas, les retombées de ce projet, mis en œuvre depuis 2017, se concrétisent déjà sur le terrain. Si en 2023, le Cameroun recule d’une place et se classe au 37ᵉ rang des exportateurs mondiaux d’ananas frais, derrière des concurrents africains comme la Côte d’Ivoire, qui occupe la 19ᵉ position avec 0,4 % de parts de marché, grâce au PD-CVA, la production locale d’ananas connaît un regain d’activité depuis 2024. Les produits sont aujourd’hui commercialisés en grande quantité. Selon les données de cette institution financière multinationale de développement, 3 000 tonnes d’ananas ont récemment trouvé leur chemin vers les marchés de l’Union européenne, tandis que 5 000 tonnes ont été destinées aux pays de la zone de la communauté économique des États de l’Afrique centrale (Cemac). Ce total de 8 000 tonnes témoigne de l’effort concerté pour relancer la filière locale et repart à la conquête du marché mondial.

Le PD-CVA ne s’arrête pas là. Pour la Banque africaine de développement, « le projet contribuera effectivement à l’atteinte de l’objectif de développement à terme. Le projet reste pertinent sur les plans du renforcement de la sécurité alimentaire et de l’amélioration de la compétitivité des filières cibles. La dimension liée au développement des chaînes de valeur permet d’accroître l’implication des producteurs ainsi que des acteurs du secteur privé dans les activités de transformation. Actuellement, trois usines d’extraction d’huile de palme sont en cours d’installation, accompagnées de cinq unités de transformation de bananes plantains et de deux unités de production de jus d’ananas », lit-on dans le rapport sur l’état d’exécution et sur les résultats du PD-CVA.

Cependant, malgré ces avancées significatives, certains défis subsistent. La distribution annuelle d’environ 5 000 000 de graines prégermées pour le palmier à huile, par exemple, reste un chantier en retard selon la Banque africaine de développement. Ce retard témoigne des défis logistiques et techniques auxquels le programme doit encore faire face pour atteindre pleinement ses ambitions. Sur le terrain, les initiatives individuelles se multiplient. Le dynamisme commercial se traduit par la multiplication des liens entre pépiniéristes et agriculteurs.

Ainsi, on compte à la date du 31 décembre 2024, une cohorte de 20 pépiniéristes spécialisés dans l’ananas, 30 pour le palmier à huile, et 64 pour la banane plantain. Ces partenariats stratégiques renforcent non seulement la chaîne de valeur, mais aussi la confiance entre les acteurs du secteur, essentiels à la réussite du programme. Dans le cadre du projet, et afin de renforcer les compétences des acteurs ruraux, l’institution financière rapporte la mise en place des actions de 13 sessions de formation pour la banane plantain, 3 pour le palmier à huile et 4 pour l’ananas. De plus, 8 sessions spécifiques destinées aux femmes ont été organisées, portant sur l’élaboration de business plans et l’alphabétisation bancaire. Enfin, des modules sur la gestion des coopératives, le leadership et l’élaboration d’un guide simplifié pour intégrer la dimension genre dans les coopératives au Cameroun ont également été développés.

LE RETARD DANS L’EXÉCUTION DES ACTIVITÉS

À l’origine, le projet prévoyait la construction d’infrastructures communautaires essentielles, notamment 30 magasins et entrepôts, 15 marchés, 30 petits systèmes d’adduction d’eau potable (AEP), ainsi que 30 km d’extension de réseau électrique triphasé. Il incluait également la construction et l’équipement d’un laboratoire dédié au contrôle de qualité. À la date du 31 décembre 2024, soit un an avant l’échéance prévue du projet PD-CVA, qui arrive à son terme, la BAD observe que « les travaux avancent pour 37 systèmes d’adduction d’eau potable (AEP) dans les localités ciblées au sein des bassins de production. Concernant les magasins, l’analyse des offres des soumissionnaires a été réalisée et le dossier transmis à la Banque africaine de développement (BAD).

 Pour l’extension du réseau électrique, la convention négociée avec ENEO a été soumise à la Banque pour l’approbation (ANO). En ce qui concerne la construction du laboratoire, un contrat avec un bureau d’études techniques (BET) pour les études architecturales et techniques a été signé », précise l’institution africaine tout en soulignant les retards accumulés dans l’exécution du projet. En effet, la Banque africaine de développement explique dans son rapport que le projet connaît un retard dans l’exécution des activités, en raison de la suspension survenue entre le 12 juin 2020 et avril 2022. Cela a entraîné une seconde prolongation des délais d’exécution, désormais fixés au 31 décembre 2025.

André Siaka : « Le partenariat Etat-Secteur privé revitalise l’attractivité d’une économie »

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André Siaka, homme d’affaires, 20 mars 2025

Je voudrais remercier Me Jonathan Nyemb et son équipe pour m’avoir associé à l’organisation de cette importante manifestation qui vise à faire éclore des idées voire des solutions pour l’émergence économique du Cameroun. Le thème que je vais aborder : « Dialogue public – privé : vers un renouveau du partenariat État – Secteur privé » s’inscrit en droite ligne dans cette démarche. Mais peut-on l’aborder sérieusement sans avoir fait l’état des lieux du partenariat ? Le partenariat, selon Wikipédia, se définit comme une association active de différents intervenants qui, tout en maintenant leur autonomie, acceptent de fédérer leurs efforts en vue de réaliser un objectif commun. Dans le cas qui nous concerne, les intervenants sont l’Etat du Cameroun et le Secteur privé. Mais au fond, ce partenariat a-t-il jamais vraiment existé ? Certes il y a eu des mécanismes de Dialogue entre les deux entités. Au fil du temps, ces mécanismes ont pris des formes diverses avec en toile de fond, il faut le reconnaître, une volonté plus ou moins partagée de trouver des compromis sur des questions spécifiques sans que pour autant ces mécanismes revêtissent toutes les caractéristiques d’un partenariat.

 Les premières démarches structurées qui ont prévalu jusqu’au début des années 2000 portaient l’estampille du Comité Interministériel Elargi au Secteur Privé. Cet événement annuel confinait à une forme de Conseil des ministres auquel le Secteur privé était convié. L’agenda, les participants, les dates et lieu étaient décidés par le gouvernement sans aucune concertation. Pour certains, convier le Secteur privé à une telle grand-messe était un privilège qui lui était concédé. La synergie de pensée et d’action qui aurait pu servir de trame de dialogue entre les deux entités n’existait pas.

Cependant, sur un plan strictement sectoriel et par la volonté et le leadership du Ministre de l’Economie et des Finances d’alors, de 1997 à 2001, le Patronat a été fortement impliqué dans les négociations et la mise en œuvre des programmes conclus avec le FMI et la Banque mondiale. De fait, le secteur privé était partie prenante dans la mise en œuvre des réformes qui ont entre autres abouti à l’atteinte du Point de Décision de l’Initiative PPTE en octobre 2000.

 Dans la même veine le Patronat a été pleinement impliqué dans la réforme fiscale qui a abouti à la suppression de la Taxe sur le Chiffre d’Affaires (TCA) et l’introduction de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) en 1998, dopant de manière significative la mobilisation des ressources intérieures de l’Etat. Ces initiatives isolées ne fondent pas pour autant un partenariat structuré et agissant entre l’Etat et le secteur privé.

Au Comité Interministériel Élargi au Secteur Privé a succédé à partir de 2009 le Cameroon Business Forum (CBF) sous l’impulsion d’un acteur extérieur en l’occurrence la Société Financière Internationale (IFC). L’intention louable de IFC était de dupliquer au Cameroun le modèle vietnamien réussi de dialogue public-privé. Sauf que la greffe n’a pas pris, et ce pour des raisons diverses notamment celle d’un déficit de confiance entre les deux parties et la mise en avant d’une visée essentiellement transactionnelle et comptable, le secteur privé étant perçu par certains acteurs publics sous le seul prisme de pourvoyeur de ressources pour l’Etat à travers la fiscalité.

15 ans après sa première édition qui s’est tenue en février 2010, il est difficile de faire une évaluation de l’atteinte des objectifs du CBF tant les indicateurs des dits objectifs n’ont pas été clairement définis en dehors du classement du rapport Doing Business dans lequel le Cameroun a été 167ème sur 181 en 2009 et encore 167ème sur 190 en 2020 !!!!! C’est dire que le CBF, malgré l’accompagnement technique de IFC est loin, très loin d’avoir atteint son objectif majeur. C’est dans ce contexte que le Patronat claque la porte du CBF en 2021 et depuis lors, le dialogue entre l’Etat et le secteur privé est dans l’impasse. Comme par simple coïncidence, le Cameroon Business Forum s’arrête en même temps que la Banque mondiale met un terme à la publication du rapport Doing Business. La proposition faite à l’époque par le Patronat, à savoir la création du Cameroon Business Council (CBC) n’a pas fait sourciller le Gouvernement qui y a réservé une fin de nonrecevoir.

Depuis lors les concertations entre l’Etat et le Secteur privé sont devenues velléitaires : en effet, le 29 juillet 2021, le Cameroun s’est engagé dans un programme avec le FMI, programme soutenu par deux accords triennaux au titre de la Facilité Elargie de Crédit et du Mécanisme Elargi de Crédit. Ces accords sont sous-tendus par des conditionnalités. De par l’une de ces conditionnalités imposées par le FMI, le gouvernement s’est engagé à « renforcer le format de concertation entre les secteurs public et privé en intégrant des groupes thématiques avec des réunions au moins tous les six mois pour suivre la mise en œuvre des recommandations du Cameroon Business Forum ». Cette immixtion du FMI qui aurait permis de réamorcer la pompe du dialogue entre les secteurs public et privé n’a pas non plus produit les résultats escomptés.

Il est donc loisible de constater que malgré des interventions extérieures notamment celles de IFC et du FMI, le dialogue, encore moins le partenariat, entre l’Etat et le Secteur privé est resté velléitaire. Et pourtant les enjeux sont de taille et les sorts des deux entités État et Secteur privé sont liés : il devient impérieux, si le Cameroun veut réaliser son plein potentiel, qu’un véritable partenariat soit noué entre l’Etat et le secteur privé, un partenariat allant au-delà du simple dialogue et des rencontres épisodiques dont on ne retient que la photo de famille et le gala de clôture. Par ailleurs, au-delà de la part prépondérante du secteur privé dans le volume des investissements en capital, les enjeux sont encore plus importants au regard des objectifs et de la mise en œuvre de la SND30 qui est la boussole économique du Cameroun. Le partenariat que j’appelle de tous mes vœux est un impératif absolu sans lequel les principaux piliers de la SND30 notamment, la transformation structurelle de l’économie, la promotion de l’emploi et de l’insertion économique, ou encore l’orientation stratégique relative à la politique d’import-substitution, ne seraient que des incantations. Faut-il le rappeler, la transformation structurelle de l’économie qui est le pilier central de la SND30 réfère explicitement à « une démarche et des actions qui seraient implémentées pour parvenir à un accroissement substantiel de la part du secteur secondaire (industrie) et la diversification de l’économie ». Il est évident de constater que pratiquement tous les objectifs de la SND30 relèvent de la responsabilité et des actions du Secteur privé qui en toute logique devrait être consulté à défaut d’être associé à la détermination des prérequis à l’atteinte des dits objectifs. Dès lors, il est indéniable que le partenariat entre l’Etat et le Secteur privé est un gage de renforcement de la confiance, d’amélioration du climat des affaires, de revitalisation de l’attractivité et la compétitivité d’une économie.

 Ce partenariat doit être un mécanisme institutionnel de collaboration structuré visant à produire des résultats. Pour qu’il soit fécond, le partenariat requiert la solidité et la fiabilité des superstructures institutionnelles des secteurs public et privé et de leur capacité à définir de manière concertée leurs objectifs communs, les responsabilités de chacune des parties et les mécanismes de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre des engagements des partenaires.

Au-delà des rencontres périodiques qui sont certes importantes mais ne constituent pas une fin en soi, les superstructures institutionnelles de l’Etat et du secteur privé doivent être imbriquées pour devenir un système. Et pour que ce système fonctionne harmonieusement, le partenariat doit avoir pour socle la confiance et la reconnaissance de la légitimité des partenaires. Par ailleurs, pour que ce partenariat revitalisé fonctionne de manière optimale, il doit reposer sur un postulat : L’acceptation du fait que les acteurs des secteurs public et privé ont l’impérieux devoir de travailler ensemble pour développer une économie prospère. En conclusion, comme nous l’avons montré à plusieurs reprises plus haut, la réalisation du dessein économique du Cameroun passe entre autres par l’amélioration du climat des affaires dont le préalable est le renouveau du partenariat entre l’Etat et le Secteur privé. Ce renouveau passe par des changements systémiques notamment en ce qui concerne d’une part la considération que l’Etat accorde au secteur privé et d’autre part, la représentativité du secteur privé plombée par un déficit d’inclusivité. Ne dit-on pas qu’il faut être deux pour danser le Tango ! Sans se marcher sur les pieds. Je vous remercie pour votre attention.

Par André Siaka, homme d’affaires, 20 mars 2025

Conventions fiscales: Le Cameroun veut abolir la double imposition avec la Chine et la République Tchèque

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Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, était le 1er avril 2025 devant les députés de l’Assemblée nationale pour défendre le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Convention fiscale entre le Cameroun et la Chine. Cette convention, signée le 17 octobre 2023 à Beijing, vise l’élimination de la double imposition en matière d’impôts sur le revenu et la prévention de l’évasion et de la fraude fiscale.

« Ces deux projets de loi pratiquement de même nature, nous avons signé deux conventions pour éviter ce qu’on appelle la double imposition entre le Cameroun et la Chine. La République Tchèque d’autre part. Et ces conventions doivent donc passer par le Parlement pour être ratifiées par la suite. C’est l’objet de notre présence aujourd’hui devant la Commission des Affaires étrangères », explique le ministre des Finances. Après sa présentation devant la Commission en charge des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le ministre a mis en avant les avantages économiques et fiscaux de cette ratification. Selon l’exposé des motifs, la convention permettra de supprimer les charges fiscales excessives qui pèsent sur les personnes physiques et morales exerçant des activités dans les deux pays. « Il s’agit simplement de comprendre que le monde est désormais ouvert, tout comme l’économie. Les entreprises peuvent opérer librement d’un pays à un autre. Cependant, le risque réside dans le fait qu’une entreprise soit imposée dans son pays d’origine tout en devant payer un impôt identique dans le pays où elle s’implante », a précisé Louis Paul Motaze.

 La mesure s’applique à plusieurs catégories d’impôts, notamment l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu des personnes physiques, ainsi que certaines contributions comme celles destinées au Crédit Foncier et au Fonds National de l’Emploi. « Cette convention nous offre l’opportunité de renforcer notre attractivité fiscale en facilitant les échanges économiques et en encourageant les investissements directs étrangers », a souligné le ministre devant un hémicycle.

UN LEVIER POUR L’INVESTISSEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT

Le ministre a également insisté sur les avantages qu’apportera cette convention en matière d’amélioration du climat des affaires. Grâce à des taux d’imposition préférentiels et au principe de non-discrimination, elle vise à créer un cadre fiscal plus stable et prévisible pour les investisseurs chinois au Cameroun et vice-versa. Par ailleurs, la coopération fiscale entre les administrations des deux pays sera renforcée, permettant une meilleure lutte contre l’évasion fiscale et les pratiques d’optimisation abusive. Cette disposition s’inscrit pleinement dans la dynamique de modernisation du système fiscal camerounais et de sa conformité aux standards internationaux. « C’est le type de convention qui favorise une expansion dans le domaine des relations, notamment économiques, en permettant d’attirer les investissements directs étrangers. Elle encourage l’installation d’entreprises au Cameroun en leur offrant l’assurance que, si elles ont déjà payé un impôt dans leur pays d’origine, elles ne seront pas soumises une seconde fois au même impôt ».

Au-delà des aspects purement fiscaux, la ratification de cette convention représente une avancée stratégique dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement (SND) 2020-2030. Il s’agit notamment les opportunités qu’elle ouvre en matière de transfert de technologies chinoises vers le Cameroun, un facteur clé pour le développement industriel du pays et son objectif d’émergence à l’horizon 2035.

BLONDEAU TALATALA : « La BDEAC va injecter plus de 99 milliards de FCFA sur 4 ans dans le Padi-Dja »

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BLONDEAU TALATALA, coordonnateur du Programme d’aménagement et de développement intégré́ de la boucle minière du Dja et de la zone frontalière adjacente (Padi-Dja)

Le plan de travail adopté met l’accent sur la finalisation des activités qui n’ont pas pu être achevées en 2024 et dont nous souhaitons absolument préserver les acquis. Il est impératif de les mener à terme en 2025. Toutefois, un élément encourageant est l’arrivée de deux bailleurs de fonds. Le comité a pris la décision d’exclure du budget actuel les activités qui seront financées par ces partenaires dès janvier 2025 et jusqu’en 2026. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le budget a été réduit. Il convient de préciser que la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) s’engage à financer le projet à hauteur de 99 milliards de FCFA sur quatre ans.

 De son côté, la Banque Islamique de Développement apporte un financement de 30 milliards de francs CFA. En résumé, cette baisse du budget 2025 s’explique par notre forte attente que ces deux bailleurs de fonds prennent le relais d’ici la fin de l’année. Le projet de bitumage de la route AbongMbang – Lomié – Ekong – Bengbis a bien progressé et se trouve désormais dans sa phase finale. Le dossier est actuellement sur la table du chef de l’État. Nous avons récemment obtenu l’avis favorable du Comité National de la Dette Publique pour ces deux projets.

Il ne reste plus que l’étape du décret d’habilitation du chef de l’État, qui autorisera le ministre de l’Économie à signer les accords de prêt avec la Banque Islamique de Développement et la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale. Ce décret pourrait être signé par le président de la République dans les toutes prochaines semaines, mais nous ne connaissons pas encore son agenda à ce sujet.

Développement Intégré : Le Padi-Dja adopte un budget de 1,9 milliard de FCFA pour 2025

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« Ce qu’on peut retenir du projet de budget 2025, c’est qu’il a été drastiquement diminué, je dirais d’un peu plus de la moitié », a déclaré Blondeau Talatala, coordonnateur du Programme d’Aménagement et de Développement Intégré de la boucle minière du Dja et de la zone frontale adjacente (PADI-Dja). A l’issue des 19ᵉ et 20ᵉ sessions de son Comité d’Orientation et de Supervision consacrées à l’examen du rapport d’activités 2024 et à la validation du budget 2025, une enveloppe d’un milliard 900 millions de FCFA a été allouée au projet pour l’exercice 2025 contre 3,7 milliards de FCFA en 2024. Selon le coordonnateur, ce budget adopté le 27 mars 2025 à Yaoundé, vise à « terminer les activités qui n’ont pas pu s’achever en 2024 et dont il est essentiel de préserver les acquis, ainsi que mettre en œuvre les activités d’accompagnement et de préparation à l’appui des deux bailleurs de fonds », a justifié Blondeau Talatala.

Ces assises présidées par Jean Tchoffo, secrétaire général du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minépat), a également a permis de faire le point sur l’état d’avancement du programme au cours de l’année 2024. L’un des axes majeurs du PADI-Dja est le développement rural et communautaire, avec plusieurs projets structurants mis en œuvre. Dans le domaine de la cacaoculture, deux champs-écoles de 10 hectares chacun ont été implantés à Meyomessi et Messamena. 22 000 plants de cacaoyers, associés à des bananiers plantains et des arbres fruitiers, y ont été cultivés, avec une parcellisation des terrains pour une meilleure gestion. De plus, 40 membres des coopératives Ezatom (Sud) et Socoopcam (Est) ont été formés à la production d’un cacao de qualité. Par ailleurs, 100 000 plants de cacaoyers ont été produits en pépinière et distribués aux promoteurs satellites des deux coopératives, avec 50 000 plants pour chaque site. Un autre projet phare concerne la mise en place de porcheries modernes naisseur-engraisseur à Lomié (Est) et Sangmélima (Sud). Deux missions d’identification des sites ont été menées, et un Dossier d’Appel d’Offres (DAO) a été finalisé puis soumis à la Commission Spéciale de Passation des Marchés.

Dans le secteur de la pisciculture, la phase II du projet a vu la réfection d’une écloserie à Lomié pour la coopérative SCOOPS EPIDJA, ainsi que l’aménagement de six étangs piscicoles, permettant une production annuelle d’environ 15 tonnes de poisson d’eau douce. Concernant les caisses villageoises d’épargne et de crédit, une nouvelle structure a été mise en place à Djoum et équipée, avec un renforcement des capacités du personnel. Cinq autres CVEC ont été soutenues dans la région de l’Est (Mindourou, Lomié, Mintoum, Zoulabot 1 et Messok), tandis que la COOPEC Lomié a vu son organisation se renforcer, avec l’obtention des agréments nécessaires et la construction de son siège en cours.

DES INFRASTRUCTURES EN EXPANSION

En 2024, le PADI-Dja a fait de l’aménagement des infrastructures socioéconomiques une priorité, avec plusieurs avancées notables. Le tronçon Meyomessi-Oveng (66 km) et le pont semidéfinitif sur le fleuve Ndjôw (Ampel-Messamena) ont été entièrement achevés et réceptionnés, tandis que les travaux sur le tronçon Bi-Mintom (17 km) sont terminés mais attendent leur réception. Des opérations de dégagement mécanique se poursuivent sur les tronçons Bengbis-Carrefour Ekomo (29 km sur 55 km) et Messamena-Somalomo (45 km sur 55 km). De plus, la mise en place du bac de franchissement du fleuve Dja à Bi’i progresse, avec les barges prêtes et acheminées sur site, et la construction des quais d’accostage en cours. Cependant, les travaux sur le tronçon Lomié-Fleuve Dja sont ralentis par des conditions météorologiques difficiles, atteignant seulement 39 % d’avancement. L’approvisionnement en eau potable a également été amélioré grâce à la construction et à la réception de dix forages équipés de pompes solaires dans plusieurs communes (Messamena, Lomié, Ngoyla, Somalomo, Meyomessi, Djoum et Mintom). 36 comités de gestion des points d’eau ont été mis en place et formés à la gestion et à l’assainissement des installations. Enfin, la réhabilitation des infrastructures sanitaires est en cours, avec la construction de centres de santé intégrés à Nsimalen, Alat Makaye et Ntam.

PERSPECTIVES POUR 2025

Les débats lors de ces sessions ont également porté sur la planification budgétaire et les perspectives de financement. Le budget 2025 a été réduit de plus de moitié, ce qui reflète la tension sur la trésorerie du programme. Cependant, deux bailleurs de fonds majeurs, la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) et la Banque Islamique de Développement, apporteront respectivement 99 milliards et 30 milliards de francs CFA pour assurer la poursuite des activités d’ici 2026. L’année 2025 mettra ainsi l’accent sur l’achèvement des projets en cours et la consolidation des acquis, tout en préparant l’arrivée des financements extérieurs pour garantir la pérennité du programme.

Présidentielle : le nouveau combat d’Abdouraman Hamadou

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Dans le cadre des élections à venir au Cameroun, Abdouraman Hamadou Baba propose l’implication des huissiers de justice pour fiabiliser les procès-verbaux. C’est une idée soumise à Elections Cameroon (Elecam). Pour l’activiste politique, « le procès-verbal de constat établi par l’huissier de justice serait destiné à chaque membre de la commission départementale de supervision pour faire valoir et servir ce que de droit devant la commission nationale de recensement général des votes, et éventuellement devant le Conseil constitutionnel». Il est question pour l’homme de combler un vide observé à l’occasion des processus électoraux : le fait pour les huissiers de ne pas pouvoir exercer le jour de l’élection qui est un férié. Faute pour la justice de l’en autoriser. Or l’alinéa 3 de l’article 67 du Code électoral dispose que « les travaux de la commission départementale sont consignés dans un procès-verbal signé du président et des membres présents, établi en autant d’exemplaires que de membres, plus deux » ; et que « chaque membre signataire en reçoit un exemplaire. L’exemplaire détenu par les représentants d’Elecam faisant foi…» Abdouraman pense que cette proposition participe de la quête de la transparence électorale. C’est une nouvelle bataille qu’engage l’homme sur ce champ politique qu’il pense être celui qui affecte le sportif et tous les autres. Une p

MRC

Après avoir abandonné le terrain sportif, Abdouraman Hamadou Baba est désormais engagé sur le terrain politique. Et la première grande sortie de l’ancien directeur de cabinet d’Iya Mohammed, ex-président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), était lors du dernier congrès du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). L’homme y état apparu en invité spécial. Et depuis lors, il est présent sur la scène politique. Et le premier combat qu’il a engagé a été la publication de la liste électorale nationale, tout comme Maurice Kamto, président du MRC. Et les deux saisines ont connu le même sort de la part de la justice : un aveu d’« incompétence » du Tribunal de Grande instance du Mfoundi, en octobre dernier. Mais Abdouraman ne se décourage pas. L’homme a saisi la Cour d’appel, qui a suivi la ligne tracée par la juridiction inférieure.

Liste électorale nationale

L’homme qui indique s’être inscrit le 28 juin 2019, confirme avoir retrouvé son nom sur la liste provisoire de l’antenne communale de Yaoundé 1er, n’est pas rassuré que son nom figure bien sur la liste électorale nationale dont il réclame l’affichage par Elecam comme le prévoit l’article 80 du Code électoral. « A l’issue des opérations de révision, et au vu des documents et données communiqués par les démembrements régionaux d’Elections Cameroon, le Directeur général des élections établit et rend publique la liste électorale nationale au plus tard le 30 décembre », rappelle le requérant. Ce qui n’est pas fait à ce jour par Elecam.

« Peut-on et doit-on vraiment laisser le Directeur général des élections d’Elecam continuer de décider tout seul, dans son laboratoire, du sort des élections dans notre pays, au détriment du Peuple souverain ?», se demande l’ancien homme fort de la Fécafoot, qui s’est illustré par une série de tsunamis à la Fécafoot, en faisant annuler des élections successives, pour non-respect de la législation en vigueur. 

Beac : une nouvelle gamme de pièces de monnaie en circulation

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« La Beac met en circulation une nouvelle gamme de pièces de monnaie ‘’Type 2024’’». C’est le titre d’un communiqué de presse de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) rendu public ce jour. Ces pièces de type 2024 comprend neuf dénominations, équivalant à neuf valeurs : 1Fcfa, 2Fcfa, 5Fcfa, 10Fcfa, 25Fcfa, 50Fcfa, 100Fcfa, 200Fcfa, 500Fcfa. Et donc trois nouvelles valeurs que sont 1F, 2F et 200F. En réalité, il s’agit de 200F seulement car les pièces de 1F et 2F ont déjà été adoptées par la Béac il y a une vingtaine d’années, mais les n’ont pas véritablement connu du succès. « L’introduction d’une dénomination de 200F (…) prend en compte les besoins évolutifs des consommateurs, en offrant une grande flexibilité dans les transactions en espèces», vante le communiqué signé d’Yvon Sana Bangui, le gouverneur de la Beac. 

Cette gamme de type 2024 «allie sécurité renforcée, durabilité environnementale et design distinctif », assure la Beac. Expliquant que « les pièces sont fabriquées à partir de métaux résistants et respectueux de l’environnement et arborent des gravures spécifiques illustrant l’intégration sous-régionale et l’émergence des Etats de la Cemac». Citant l’éducation, la place de la femme, l’agriculture moderne et la protection de la faune et de la flore, comme thèmes retenus sur ces nouvelles pièces. Par ailleurs, les pièces de 50F et 100F présentent « un nouveau format, avec des pans…qui renforcent leur sécurité contre les usages illicites et facilitent leur identification par rapport aux gammes anciennes », indique le communiqué de la Beac.

Cette nouvelle gamme arrive dans un contexte marqué par une pénurie de pièces due entre autres par un vandalisme marqué par l’usage de pièces de monnaie à des fins autres que les transactions commerciales. La Beac rappelle que les pièces de la gamme 2024 circuleront conjointement avec les anciennes.

Numérique: Orange Digital center annoncé à Maroua

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Selon le Directeur Général d’Orange Cameroun, cette infrastructure dont les travaux de construction vont bientôt démarrer, cadre avec l’objectif de l’entreprise de créer un centre dans chaque région du pays.

 « J’ai le plaisir de vous annoncer que nous allons démarrer dans quelques jours, les travaux  pour la  construction d’Orange Digital Center de Maroua pour la région de l’extrême nord », déclare  Patrick Benon face à la presse le 14 mars dernier à Douala.  Le Directeur Général d’Orange Cameroun pour marquer la célébration des 25 ans de l’entreprise au Cameroun, affirme la volonté de la société de tenir ses promesses d’investissements.

 En réalité, «  nous avons pris l’ambition de déployer un Orange digital center dans chacune des régions du Cameroun et j’ai le plaisir de vous dire que nous sommes à mi-parcours puisque nous avons des Orange Digital Center dans 5 régions du Cameroun à date. Douala pour le littoral, Yaoundé pour le centre, Buea pour le sud-ouest, N’Gaoundéré pour l’Adamaoua et Dschang pour l’ouest »,  a indiqué Patrick Benon.  

Orange Digital Center (ODC)  est un lieu d’apprentissage et d’incubation créé par la compagnie de télécommunications éponyme pour favoriser  l’égalité d’accès au  numérique. Ces centres proposent  plusieurs programmes gratuits aux jeunes, particulièrement aux entrepreneurs pour renforcer leurs capacités numériques et faciliter leur autonomisation via des levées de fonds et l’accès à l’emploi à travers notamment, des foires de recrutement (Speed Recruiting), des opportunités de networking, des compétitions etc. Parmi les programmes à fort potentiel qui ont favorisé la création d’emplois figure  le « Orange Summer Challenge ». Ce programme a  permis à des étudiants de filières numériques de concrétiser leurs idées innovantes et de faire croître leur esprit entrepreneurial.

Depuis sa création en 2020, Orange Digital a déjà favorisé la création de plus nombreux emplois jeunes au Cameroun.  Plus de 35 start-up  ont été accompagnées dont 5 ayant obtenu une levée de fonds. Grâce à la facilitation  d’Orange Digital Center, ce sont plus de 200 millions de fonds qui ont été levés par des jeunes entrepreneurs.   Orange a par ailleurs ouvert  05 ODC clubs dans les universités d’Etat du Cameroun. Ce qui a permis à date d’avoir plus de 3000 jeunes  formés. 

 Réaction

Patrick BENON, Directeur Général d’Orange Cameroun

 « Plus de 950 emplois  ont été créés grâce à Orange Digital Center »

 «  Nous avons lancé Orange Digital Center pour accompagner les jeunes à entreprendre dans le digital et cela participe également à améliorer l’inclusion numérique du Cameroun. Grâce à ce hub  d’excellence et à ses déclinaisons  déployées  dans les universités du Cameroun,  ce sont  plus de 3000 jeunes  qui ont été formés,  plus de 950 emplois qui  ont été créés.  Et à présent, nous avons pris l’ambition de déployer un Orange Digital center dans chacune des régions du Cameroun. L’impact direct d’Orange Cameroun est indéniable sur la  création d’emplois, sur l’économie et sur la fourniture de la culture numérique et financière. Mais, Orange Cameroun est bien plus qu’une entreprise de  télécommunications. Elle s’est positionnée à travers sa politique de responsabilité  sociétale d’entreprise comme un véritable facteur d’inclusion sociale  qui contribue fortement aux Objectifs de développement durable des Nations Unies. Elle a ainsi développé deux outils majeurs. D’un côté, nous avons la fondation Orange et de l’autre, Orange Digital Center. »

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