mardi, juin 2, 2026
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Eliminatoire Mondial 2026: Le Caeroun gagne sans être leader

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Le duel entre Lions indomptables et Chevaliers de la Méditerranée a tourné en faveur des fauves. 3-1 est le score qui a sanctionné la partie au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Un doublé de Vincent Aboubacar qui a d’abord ouvert le score en transformant un penalty (26ème) qu’il a lui-même obtenu , avant de doubler en réussissant à conclure une passe de Bryan Mbeumo. Apres que Mbeumo lui-même ait inscrit le second but.

Les buts camerounais auraient pu rester vierges si Christopher Wooh avait été plus concentré face aux assauts Libyens. En revanche, le score aurait pu être plus lourd si par deux fois Franck Maigri avait bien ajusté son coup de tête et son tir croisé.

Mais le plus important est là victoire qui permet au Cameroun d’enregistrer les trois points en jeu. A 12 points,l le Cameroun demeure 2ème derrière le Cabo verde qui en lever de rideau, a pris le dessus sur l’Angola, sur un score de 2-1. la course-poursuite entre les deux principaux concurrents de la première place devrait donc se poursuivre jusqu’à la dernière journée. La finale du groupe. Ce sera à Yaoundé.

Région du Lac Tchad: 11 soldats camerounais tués par Boko Haram

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Boko Haram a encore fait parler la poudre. Des éléments de la secte terroriste ont attaqué une base de la Force multinationale mixte (FMM) à Wulgo, situé à une dizaine de kilomètres de Fotokol, dans la région du Bassin du Lac Tchad. selon des sources dans la région, l’attaque a eu lieu aux premières heures de la nuit du 25 mars 2025. Les terroristes ont surpris les éléments de la FMM par une attaque au drone, avant de lancer l’assaut sur terre.

A la clé, un bilan particulièrement lourd. Des armes et munitions emportées, des véhicules lourds calcinés. Sur le plan humain, pas moins de 11 soldats camerounais tués et 21 autres blessés. On apprend que le camp a été démobilisé et les rescapés se sont recasés au quartier général de la FMM au Nigéria. les blessés ont été transportés par hélicoptère à Ndjamena au Tchad et au Nigéria voisin.

Liste des morts

1- Caporal HAMBOA BELOKO HERVE (Unité d’origine :RASS)
2- Caporal TSOPBENG JEUGUE (Unité d’origine :BBR)
3- Adjudant-chef ONGOLO RIGOBERT (Unité d’origine : GENIE)
4- Caporal ZOUA TEIZOUMBE FABIEN (Unité d’origine : RASA)
5- Caporal EVINA MEGONG CLAUDIN (Unité d’origine :BBR)
6- Soldat de 2ème classe DOURANDI LAURENT (Unité d’origine :RASA)
7- Soldat de 1re classe ESSOMBA ESSOMBA SYLVAIN SERGES (Unité d’origine :BSA)
8- Caporal ATEBA MELENDE PAUL (Unité d’origine :BSA)
9- Caporal DOURWE DOUNI BACKER (Unité d’origine : BSA).
10- Caporal TISSEBE BLAMSIA JEAN (Unité d’origine : BSA)
11- Sergent OHANDJA ONANA LUC (Unité d’origine :BTAP)

Cameroun-Libye : Guerre entre Lions indomptables et Chevaliers de la Méditerranée

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Libye-Cameroun de novembre 2023

C’est une bataille pour la survie que le Cameroun va engager ce soir contre la Libye. Un adversaire assez connu. Les deux sélections se sont déjà affrontés sept fois, pour 04 victoires du Cameroun, deux matchs nuls et une défaite. Et la dernière rencontre entre les deux pays le 21 novembre 2023 à Bengazi aura été une partie de guerre psychologique. Les supporters libyens avaient utilisé des lasers pour déstabiliser les Lions indomptables. Le match retour promet d’être particulièrement disputé, tant il y aura la revanche d’une sélection qui n’a pas pu prendre le dessus à l’aller, dans des conditions houleuses et surtout extra-sportives ; mais surtout, qui joue à domicile et qui se sent blessée, pour jouer les seconds rôles derrière le Cap vert (10pts), contre un adversaire qui le talonne de près (8pts).

Pour les trois fois que les Chevaliers de la Méditerranée ont affronté les Lions indomptables au Cameroun, le score de la partie a été en faveur du pays d’accueil, sur le même score (1-0). Dans le contexte qui est le sien, Marc Brys le sélectionneur des Lions indomptables, envisage un « chaos organisé» pour vaincre l’adversaire. Une attaque à outrance à engager très rapidement. Olivier Ntcham qui avait inscrit le but de l’aller n’est plus de la partie, mais il y a entre autres Bryan Mbeumo, Dany Namasso, Carlos Baleba,… qui se sont montrés prêts à assurer la relève.

En plus, Zambo Anguissa qui a manqué la dernière sortie du Cameroun, est bien présent. Lui dont l’absence a été perceptible jeudi dernier en Afrique du Sud face à l’Eswatini, de l’avis des experts. Mais il va falloir se méfier d’une sélection désormais conduite par Aliou Cissé. L’e sélectionneur des Lions de la Téranga a déjà imprimé ses premières marques sur le banc de touche des Chevaliers de la Méditerranée. Son groupe en reconstruction, sort d’un nul d’un but partout contre l’Angola, adversaire le plus coriace du groupe pour le Cameroun.

Les Lions indomptables n’ont pas droit à l’erreur car au moment où ils descendent dans l’arène, le Cap vert contrôle le groupe avec 10 points. Une courte victoire arrachée face à l’Ime Maurice, en fin de partie. Les Requins bleus dont l’équipe type avait été préservée, certainement pour le compte du match de ce soir contre l’Angola, ont pourtant bien failli passer à côté d’une (rare) chance d’être leader d’un groupe qui comprend le Cameroun. Il aura fallu un sursaut de Ryan Mendes à la 88ème minute pour servir la passe de but à Yannick Semedo. Et ce soir face aux Palancas negras, les Requins bleus dopés par leur position, et avec leur équipe type, vont certainement être redoutables.

Lutte contre le braconnage : 90 trafiquants d’espèces sauvages arrêtés dans 7 pays africains

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Les trafiquants opéraient dans le commerce illégal d’espèces sauvages protégées, incluant des défenses d’éléphant, des peaux de panthère, des peaux de lion, des primates et des écailles de pangolin. Parmi les 90 interpellés, 64 trafiquants d’ivoire ont été capturés, tandis que 474 kg d’ivoire d’éléphant ont été saisis lors de raids menés dans plusieurs pays, notamment la Côte d’Ivoire, le Togo, le Congo et le Cameroun. En outre, 13 trafiquants de peaux de grands félins ont été arrêtés dans des pays tels que le Sénégal, la Côte d’Ivoire et l’Ouganda. Les autorités ont également appréhendé huit trafiquants spécialisés dans le commerce de primates, certains étant en possession d’animaux vivants ou de parties de gorilles. Deux trafiquants au Congo ont été trouvés avec 81 kg d’écailles de pangolin, une espèce menacée.

Parmi les cas les plus marquants, quatre trafiquants de grande envergure ont été arrêtés en Côte d’Ivoire. Ces derniers opéraient à Koumassi, un fief notoire du trafic, et collaboraient avec deux syndicats criminels asiatiques. Les autorités ont découvert chez eux plus de 200 objets en ivoire sculpté. Par ailleurs, au Cameroun, des militaires révoqués impliqués dans le trafic d’ivoire ont résisté violemment à leur arrestation, exposant les risques auxquels sont confrontés les forces de l’ordre. Une autre affaire troublante concerne un greffier en chef du Tribunal de Grande Instance de Dolisie, au Congo. Utilisant sa position, il se livrait au trafic d’ivoire saisi et stocké dans les salles des scellés du tribunal. Dénoncé par d’autres trafiquants, il a été arrêté avec des preuves accablantes.

Malgré les efforts considérables déployés, le commerce illégal des espèces protégées, en particulier celui de l’ivoire, reste un fléau. Les réseaux criminels continuent de menacer la faune africaine, et les défenseurs de la faune appellent à renforcer les lois et à intensifier les sanctions. Le réseau EAGLE, constitué d’ONG comme LAGA, joue un rôle clé dans cette bataille. Actif dans plusieurs pays africains, EAGLE collabore étroitement avec les gouvernements pour renforcer l’application des lois environnementales et mettre un terme à ce commerce dévastateur. Ces opérations marquent une étape cruciale dans la lutte contre le trafic d’espèces sauvages, mais elles rappellent également l’importance de maintenir une vigilance constante pour protéger l’exceptionnelle biodiversité africaine des griffes de la criminalité organisée.

Minsep-Fecafoot: Le message de paix des Lions indomptables

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A la fin de leur séance d’entraînement nocturne de ce 24 mars 2025, les Lions indomptables ont décidé de crever l’abcès qui entretient la fièvre entre le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Face à la presse, et avec autour de lui tous ses coéquipiers, le capitaine Vincent Aboubacar a lu une déclaration que les joueurs adressent à Narcisse Mouelle Kombi et Samuel Eto’o. Une déclaration dans laquelle les Lions indomptables supplient les deux patrons de l’équipe nationale de football du Cameroun d’enterrer la hache de guerre afin de faciliter un climat serein dans la tanière. Avec en bonne place que le président de la Fecafoot permette à Joachim Mununga l’assistant de Marc Brys, de pouvoir s’asseoir au banc de touche. D’autant plus que ce technicien est l’homme de confiance et le principal collaborateur du patron du banc de touche.

Ci-dessous, la déclaration en question :

« Message officiel des Lions Indomptables

Chers compatriotes,
C’est avec une émotion profonde et un véritable esprit d’humilité que nous, joueurs de la sélection nationale camerounaise, les Lions Indomptables, choisissons aujourd’hui de prendre la parole. Ce message provient du cœur, car nous nous savons être non seulement les porte-drapeaux de notre nation sur le terrain, mais aussi les soldats du peuple camerounais, gardiens de l’héritage et du patrimoine que représente le football dans notre pays.
Nous ne prenons que très rarement la parole publiquement, car nous estimons que notre rôle en tant que sportifs est avant tout de parler sur le terrain, par nos efforts, nos performances et nos sacrifices. Mais aujourd’hui, face à la gravité de la situation que nous vivons, nous ne pouvons pas garder le silence. Nos responsabilités envers notre pays et envers vous, peuple camerounais, nous obligent à intervenir avec humilité, sincérité et sérieux.

Marc Brys, le bouc-émissaire dans la guerre, a trouvé en les joueurs des avocats


Nos objectifs restent simples et clairs : porter haut les couleurs du Cameroun, rendre fier notre peuple et remporter des titres pour glorifier notre pays. Nous avançons chaque jour avec dévouement et sacrifice pour incarner ces aspirations communes à tous les Camerounais.


Nous avons récemment accompli une qualification importante pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et poursuivons nos efforts pour emmener le Cameroun à la prochaine Coupe du Monde. Nous sommes pleinement engagés dans ces missions et, pour cela, nous avons besoin de stabilité et de sérénité autour de notre équipe.


Cependant, nous devons reconnaître que ces derniers temps, nous faisons face à des difficultés qui dépassent le cadre sportif et qui affectent directement nos performances, ainsi que l’image de notre grande nation.


Dans cet esprit, nous estimons qu’il est primordial de clarifier notre position avec humilité, mais aussi avec fermeté :

  • Nous réitérons notre soutien indéfectible à notre sélectionneur et à son staff technique, en qui nous avons une confiance totale. Nous croyons profondément en leurs capacités à nous guider vers le succès et à réaliser les ambitions collectives du Cameroun. Leur travail, leur vision et leur engagement sont essentiels pour le futur du football camerounais. Cependant, nous sommes contraints de constater que ce travail est perturbé par des tensions inutiles qui mettent en péril l’équilibre de notre équipe.
  • Nous souhaitons ici interpeller la Fédération camerounaise de football. Nous reconnaissons et remercions cette institution pour le soutien qu’elle nous a apporté jusque-là, mais il est indispensable qu’elle garantisse un environnement propice à la sérénité et au bon fonctionnement de notre équipe. Les perturbations et discordes que nous avons observées récemment n’aident ni notre entraîneur, ni notre staff, ni nous, les joueurs. Ces tensions ont effectivement des répercussions sur nos performances et notre capacité à mener à bien nos objectifs. Par conséquent, nous implorons la Fédération de tout mettre en œuvre pour permettre à notre sélectionneur et à son staff de travailler dans la paix et avec la stabilité nécessaires.
  • Nous demandons également à tous les acteurs impliqués dans le football camerounais de privilégier le dialogue, l’entente et l’unité. Nous sommes avant tout des sportifs, apolitiques et unis par une seule cause : porter haut le drapeau du Cameroun. Nous n’accepterons pas de devenir l’objet ou les victimes de conflits externes. Nous appelons donc chacun à œuvrer pour l’unité nationale et à éviter les disputes qui nuisent tant à notre image qu’à notre football.
    Au peuple camerounais, notre source de motivation et de force, nous vous disons ceci : merci pour votre soutien indéfectible. Nous sentons vos prières et vos encouragements à chaque match, et c’est grâce à vous que nous trouvons l’énergie de nous surpasser. Nous savons que vous avez soif de victoires et que vous souhaitez voir le Cameroun triompher sur la scène internationale. Nous promettons de continuer à travailler dur pour atteindre ces objectifs et pour réussir à combler vos cœurs.
    En ce mois de profonde spiritualité pour notre pays, nous adressons une pensée particulière à nos **frères et sœurs de la communauté chrétienne, actuellement dans le moment sacré du Carême, et à nos frères et sœurs de la communauté musulmane, engagés dans le mois béni du Ramadan. Nous vous exprimons notre respect et notre soutien dans ces périodes importantes de foi et de sacré. Puisse ce temps de recueillement, d’abnégation et de prières renforcer la paix intérieure de chacun, ainsi que l’unité et la solidarité de notre grande nation. Votre foi, votre dévouement et vos valeurs spirituelles sont une inspiration pour nous tous.
    Enfin, nous souhaitons adresser notre gratitude à Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Paul Biya, pour les encouragements qu’il a adressés à notre égard. Vos mots sont pour nous une source de motivation supplémentaire.
    Chers compatriotes, le football est bien plus qu’un simple sport pour notre pays. C’est une passion, un héritage et un vecteur d’unité qui transcende nos différences. Nous appelons chacun à jouer son rôle pour préserver cette flamme qui fait vibrer tout un peuple. Ensemble, avançons vers un avenir meilleur pour le football camerounais, dans la paix, la sérénité et l’unité nationale.
    Nous, Lions Indomptables, soldats au service du peuple, jurons de continuer à tout donner pour l’amour de notre drapeau. Ensemble, pour le Cameroun… toujours !

Avec respect et humilité,

Les Lions Indomptables du Cameroun« 

Les femmes ont besoin d’égalité pour jouir de la liberté économique

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Par Sonia Kouam, Administrateur civil, Cour des comptes de l’État (Consupe)& Haiwaing Djamo, Chercheur Cameroon Economic Policy Institute (CEPI)

Introduction

Une nouvelle année s’est écoulée et les femmes ont célébré la Journée des femmes avec élégance et grâce. Cependant, une question difficile se pose : les femmes sont-elles plus libres que l’année dernière et qu’est-ce qui entrave leurs droits dans notre société ? Cet article présente les lois qui favorisent et freinent les droits des femmes, dans l’espoir de remédier à cette injustice et de permettre à 50 % des Camerounais de devenir des citoyens véritablement productifs. Toutes les femmes ne sont pas des Gwendoline Abunaw ou des Rebecca Enonchong ; nous devons donc aborder les droits des femmes du point de vue de celles qui peuvent les défendre et de celles qui ne le peuvent pas.

La première partie de cet article examinera différentes lois qui sont encore discriminatoires à l’égard des femmes, tandis que la deuxième partie examinera les politiques et les lois qui défendent les femmes tout en fournissant des recommandations politiques prémonitoires pour garantir que les droits des femmes soient égaux à ceux des hommes.

Les maris ont plus de droits sur les biens du ménage.

Au Cameroun, le mari a le droit d’administrer les biens du ménage sans l’intervention de sa femme (articles 1421 et 1428 du Code civil) et les hommes peuvent décider, de manière égale, d’autoriser ou non leur femme à travailler. Cela favorise les sociétés patriarcales et réduit la capacité des femmes à contribuer à l’économie. Dans un pays où deux millions de femmes cultivent le manioc et d’autres cultures vivrières, la participation de leur femme à l’économie ne devrait pas être laissée à l’homme. Même les hommes s’accordent à dire que les femmes doivent être libres.

« La liberté économique n’est pas un droit réservé aux hommes. Si les femmes ne peuvent pas travailler sans l’autorisation de leur mari, au mieux, nous nous contentons de discours dépassés et, au pire, nous excluons des milliers, voire des millions de femmes du marché du travail. »  Hawaing Djamo, coordinateur national du CEPI.

Les femmes représentent certes 50 % des travailleurs et des entrepreneurs individuels du secteur informel, mais cette minorité silencieuse est improductive et ne s’épanouit que partiellement, leurs maris décidant de leur sort. Il est important de se rappeler queMme Djaïli AmalElle a traversé des circonstances très difficiles pour devenir l’une des écrivaines les plus acclamées du Cameroun. Nous ne pouvons pas soumettre toutes les jeunes filles à un destin où leurs futurs maris décideront de leur vie, de leur lieu de travail et de la gestion de leurs biens. Les implications économiques de telles lois sont évidentes : limiter l’autonomie professionnelle des femmes a des conséquences sur l’ensemble de la société.

Contradictions entre le Code civil et la Constitution

L’article 18 de la Constitution stipule que les femmes et les hommes sont égaux et protège contre la discrimination, mais le Code civil est discriminatoire à l’égard des femmes. Le droit coutumier est encore plus restrictif et discrimine particulièrement les femmes et les veuves. Dans tout État de droit, la Constitution est suprême. Il ne suffit plus de convaincre le système juridique de privilégier la Constitution ; il est temps d’harmoniser le Code civil et la Constitution. Il est illogique que la Constitution soit en contradiction avec le Code civil, et il n’est pas certain que les femmes aient été consultées lors de l’élaboration de ces documents, ce qui remet en question la légitimité du Code civil dans le Cameroun d’aujourd’hui.

En matière de droits de propriété, les femmes et les hommes bénéficient des mêmes droits de propriété.

En 1974, le Cameroun a mis en place un régime foncier, avecOrdonnance n° 74/1, qui a établi des règles régissant le régime foncier et les terres domaniales, ainsi que des décrets ultérieurs fixant les conditions d’obtention des titres de propriété, de gestion des terres nationales et de transactions immobilières privées. Bien que la loi reconnaisse les droits fonciers coutumiers, elle ne protège pas explicitement contre les pratiques discriminatoires fondées sur le sexe.

La Politique nationale de genre prône un environnement favorable aux femmes et aux filles. Cependant, cette politique n’a pas encore force de loi, si bien que les droits des femmes sont généralement protégés, mais cette protection n’est pas garantie sur l’ensemble du territoire national. Si elle était adoptée, elle faciliterait l’accès des femmes au travail, à la propriété et à une plus grande autonomie dans la gestion de leurs biens. Ces deux dernières décennies ont vu d’énormes progrès en matière de droits des femmes, mais il reste encore beaucoup à faire pour que les femmes soient davantage sur un pied d’égalité avec les hommes devant la loi. La prochaine étape consiste à mieux former les femmes aux sciences, aux technologies, à l’ingénierie et aux mathématiques (STEM) afin d’atteindre l’égalité naturelle sans avoir à adopter de nouvelles lois imposant l’égalité des sexes au sein des directions et des conseils d’administration.

Sur le plan économique, les femmes représentent près de 40 % des cadres supérieurs et des parlementaires. Des progrès ont certes été réalisés à cet égard, mais il est important de veiller à ce que ces avancées soient normalisées. Un effort délibéré doit être déployé pour que les PME et les entreprises dirigées par des femmes puissent se développer et s’appuyer sur de nombreux acteurs locaux plutôt que sur une poignée d’entre eux. Lors du week-end de la Journée de la femme, j’ai eu la chance d’assister à une formation dispensée par l’Institut camerounais de politique économique (CEPI) à Yaoundé, qui a réuni plus de 60 femmes entrepreneures de divers secteurs. Les femmes ont rencontré les mêmes difficultés : manque d’information sur les opportunités et méconnaissance des lois qui limitent leurs droits.

Les réformes favorables au marché, inscrites au budget 2025, comprennent la suspension du paiement des impôts pour les entreprises nouvellement enregistrées pendant trois ans et la suspension des droits d’importation sur les machines et les intrants agricoles tels que les semences et les engrais. Cependant, la plupart des femmes ont déclaré que malgré ces réformes, mises en œuvre pour la première fois en 2023, les prix des engrais restent trop élevés, ce qui suscite des inquiétudes quant à leur impact négatif sur l’économie réelle.

La trajectoire actuelle des politiques est encourageante, mais il convient de mettre davantage l’accent sur la stimulation du développement économique tiré par le secteur privé et la création d’emplois. Un cycle positif et auto-renforçant d’entreprises dirigées par des femmes est possible, ce qui est essentiel à la création d’emplois.

Conclusion

Les droits des femmes sont des droits humains. Il est temps que les décideurs politiques camerounais s’attaquent au déséquilibre juridique qui freine leur développement. Un homme ne devrait pas décider si les femmes peuvent travailler ou non, et les femmes devraient bénéficier des mêmes droits de propriété que les hommes, quel que soit leur lieu de résidence au Cameroun. Pour que les femmes jouissent pleinement de leurs droits économiques, elles doivent d’abord être libres. Nous reconnaissons les changements politiques positifs qui impactent les femmes au quotidien, mais nous devons continuer à plaider pour que les femmes camerounaises soient égales à leurs homologues masculins.

Mokolo (Mayo Tsanaga) : Le mouvement « Paul BIYA jusqu’à la gare » lancé

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Meeting de Mokolo
Meeting de Mokolo

La ville de Mokolo, chef-lieu du département du Mayo-Tsanaga, a vibré ce 24 mars au rythme des festivités marquant le 40ᵉ anniversaire du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). À cette occasion, le Ministre de la Santé Publique, Dr MANAOUDA Malachie, fils de la région, a officiellement lancé le mouvement « Paul BIYA jusqu’à la gare », une initiative visant à fédérer les forces vives locales autour de la candidature du Président Paul BIYA pour la prochaine élection présidentielle.

Une mobilisation impressionnante et des ralliements significatifs

Dès l’aube, des milliers de personnes ont convergé vers Mokolo, témoignant de leur attachement au RDPC. Ce rassemblement a été marqué par un événement majeur : plus de 200 jeunes issus des formations politiques de l’opposition (UNDP, PCRN) ont décidé de rejoindre les rangs du parti au pouvoir.

Le porte-parole de ces nouveaux militants a souligné leur volonté de suivre l’exemple du Ministre MANAOUDA Malachie, qu’ils considèrent comme un modèle d’engagement au service du Président Paul BIYA. Il a également lancé un appel aux indécis : « La maison commune RDPC vous ouvre grand ses portes ».

Une jeunesse engagée pour l’avenir

Profitant de cette effervescence, le Ministre MANAOUDA Malachie a sensibilisé la jeunesse sur les défis majeurs du moment : développement, patriotisme, paix et cohésion sociale.

L’émissaire du Comité Central du RDPC a rappelé le message central de cette célébration :
« Restons mobilisés derrière le Président Paul BIYA pour garantir une victoire éclatante, transparente et incontestable du RDPC à la prochaine élection présidentielle. »

Le Mayo-Tsanaga, qui comptait en 2021 un maillage politique dense avec 73 sous-sections, 335 comités de base, 826 cellules et 80 392 militants, constitue un socle solide que les responsables locaux s’emploient à renforcer en vue des prochains scrutins.

Un engagement renouvelé des élites locales

Plusieurs figures influentes du département ont pris la parole pour réaffirmer leur fidélité au Président Paul BIYA. Hatami Joseph, Président de la section OJRDPC du Mayo-Tsanaga 1, a salué les efforts du Chef de l’État en faveur du bien-être des populations.

Le Maire VOHOD, quant à lui, a mis en avant l’impact des initiatives du Ministre MANAOUDA Malachie, les présentant comme une preuve tangible de l’engagement du gouvernement en faveur du développement local.

S’adressant à ses compatriotes du Mayo-Tsanaga, le Ministre de la Santé a lancé un appel à la solidarité et à l’engagement :
« Faisons preuve d’unité et de détermination pour maintenir notre département au sommet du RDPC. »

Dans cet élan, il a annoncé la mise en œuvre de nouveaux projets sociaux destinés à améliorer le quotidien des populations. Il a conclu en insistant sur la nécessité de préserver la stabilité du pays :
« L’avenir du Cameroun repose sur la continuité des actions engagées par le Président Paul BIYA. Restons unis pour défendre notre avenir commun. »

Avec cette mobilisation massive, le Mayo-Tsanaga réaffirme son rôle de bastion du RDPC et entend bien le démontrer lors des prochaines échéances électorales.

Douala: un espace d’apprentissage numérique  offert à l’école publique de Bilongue

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Don de l’UNICEF et  de la fondation MTN, l‘infrastructure  construite avec des matériaux recyclés, est équipée de 70 tablettes et ordinateurs  pour environ 700 élèves et enseignants.

 En plus des cahiers et des livres, les élèves et les enseignants de l’école publique maternelle et primaire de Bilonguè  à Douala vont s’habituer aux ordinateurs et tablettes. Ces outils technologiques sont  désormais à leur portée grâce à un espace d’apprentissage numérique logé au sein de cette école. Il s’agit en effet d’e-conteneur ultramoderne, construit avec des matériaux recyclés et alimenté par l’énergie solaire. Installé sur une superficie  de 126 m²,  l’espace est équipé de 70 tablettes et ordinateurs connectés à l’Internet haut débit dédiés à l’apprentissage d’environ 700 élèves.

Cet espace d’apprentissage numérique est offert par la fondation MTN Cameroon et  l’Agence des Nations Unies pour l’enfance (Unicef).  L’infrastructure a été rétrocédée aux  bénéficiaires le 21 mars dernier lors d’une cérémonie présidée par le Secrétaire d’Etat au Ministère de l’Education de Base, Vivian Asheri Kilo. Ce projet est le fruit d’un partenariat public privé qui vise à réduire la fracture numérique et  à améliorer les méthodes d’enseignement en accord avec les objectifs de développement durable. D’ailleurs, cet espace d’apprentissage est entièrement écologique, fabriqué à partir de conteneurs maritimes, de pneus et de palettes en bois recyclés.

Le projet est réalisé dans le cadre du programme de bénévolat des employés de MTN, les 21 Jours de Y’ello Care.  Ce qui s’ajoute aux nombreuses actions de la fondation MTN au Cameroun. « Cette initiative représente plus qu’un simple espace d’apprentissage innovant ; elle incarne l’espoir, l’opportunité et la promesse faite à nos enfants d’apprendre aujourd’hui pour diriger demain. C’est aussi un témoignage de la façon dont nous avons eu un impact durable sur la vie au Cameroun au cours des 25 dernières années, et un engagement à apporter plus de valeur à nos partenaires au cours des 25 prochaines annéesCet Espace d’Apprentissage Numérique que nous ouvrons aujourd’hui est bien plus qu’un simple espace technologique. Il incarne notre engagement collectif en faveur de l’éducation et notre conviction que chaque enfant mérite les meilleures opportunités d’apprentissage et de développement», a indiqué Wanda Matandela,  le DG de MTN Cameroon.

 Ce concept d’e conteneur est inspiré de l’initiative «Connect my school » de l’UNICEF. Pour la représentante résidente de l’UNICEF au Cameroun, « Connect my school vise à améliorer les résultats d’apprentissage des enfants en âge scolaire grâce au numérique.  Ce e-conteneur est une composante essentielle d’un ensemble à la portée inclusive. En effet, au-delà du e-conteneur lui-même,  l’enseignement  numérique  et l’électricité sont maintenant accessibles dans toute l’école et permet aussi de former les enseignants. Notre objectif est d’étendre cette initiative sur tout le territoire camerounais afin que tous les enfants puissent bénéficier des mêmes opportunités d’enseignement », a déclaré  Nadine Perrault.

 Réactions

Wanda Matandela, Directeur Général MTN Cameroun

 « Nous voulons améliorer la qualité de l’éducation de base »

« La Fondation MTN soutient l’éducation au Cameroun depuis de nombreuses années.Au fil des ans, nous avons mis en œuvre de nombreuses initiatives visant à améliorer l’accès à une éducation de qualité, notamment dans les zones mal desserviesL’un des projets phares de la Fondation est le « Programme de connectivité des écoles », qui a fourni un accès à Internet et des outils numériques aux écoles de tout le pays, avec l’équipement de 75 centres multimédias. Cette initiative a non seulement amélioré l’expérience d’apprentissage des élèves, mais a également fourni aux enseignants les ressources nécessaires pour dispenser un enseignement moderne et axé sur la technologie. Par ailleurs, la Fondation MTN a joué un rôle déterminant dans l’amélioration des infrastructures d’enseignement primaire au Cameroun grâce à son programme « Écoles Yello », axé sur la construction et la rénovation de salles de classe, de bibliothèques et de laboratoires dans diverses régions, créant ainsi des environnements d’apprentissage propices à des milliers d’enfants. Dans le cadre de ce programme, notre Fondation a soutenu un total de 18 écoles primaires à travers le pays en fournissant 51 salles de classe bénéficiant à environ 16 000 élèves et 20 points d’eau potable pour assurer l’accès à l’eau potable aux élèves et au personnel avec un accent particulier sur la région de l’Extrême-Nord. L’Espace d’Apprentissage Numérique Bilongue, que nous inaugurons aujourd’hui, illustre une fois de plus notre engagement à collaborer avec le gouvernement et nos partenaires pour améliorer la qualité de l’éducation de base, incarnant ainsi notre engagement en faveur de l’innovation, de la durabilité et de l’inclusion. »

Martin Ngandion,  directeur école publique primaire groupe 2 Bilongué

« Nos enseignants pourront également enrichir leurs approches pédagogiques »

« L’objectif principal de ce E-conteneur est de  donner à nos élèves les outils et les compétences numériques nécessaires pour évoluer dans une société où la technologie joue un rôle central. Grâce à cet espace, nos enseignants bénéficieront également des moyens nécessaires pour enrichir leurs approches pédagogiques. L’éducation est un droit fondamental pour chaque enfant et notre mission est d’offrir à nos élèves les outils nécessaires pour s’épanouir pleinement et s’engager dans un futur riche en possibilités en est une autre. La salle multimédia devient ainsi un lieu de portage, d’innovation et de découverte  d’une éducation inclusive et équitable.  Ce E conteneur n’est pas seulement un espace matériel, mais un symbole de notre engagement envers la réussite scolaire de nos enfants. Une réussite qui passe par une ouverture sur le monde numérique et la préparation de nos élèves à être des citoyens responsables, critiques et créatifs dans une société numérique qui se dessine. »

Tony Elumelu, président de United Bank for Africa (UBA) : « le Président Biya me traite comme un fils, et je le considère comme un père »

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Vous êtes actuellement au Cameroun pour assister aux Rencontres Économiques du Cameroun, où vous avez prononcé un discours d’ouverture. De quoi s’agissait-il exactement ?

 J’ai été ravi d’assister à cet événement et d’écouter la présentation du Président. J’ai eu l’honneur de prononcer le discours d’ouverture des Rencontres Économiques du Cameroun, une initiative du secteur privé que je trouve formidable. Depuis mon arrivée, j’ai rencontré le Premier ministre ainsi que d’autres responsables, ce qui montre que le secteur privé et le secteur public collaborent pour la croissance économique du pays. Mon intervention portait sur l’importance de cette collaboration pour le développement économique.

 J’ai partagé mon expérience en tant que président du groupe Heirs Holdings, qui est actif dans les services financiers, l’énergie et d’autres secteurs stratégiques sur quatre continents : l’Amérique, l’Europe, le Golfe et l’Afrique. J’ai notamment insisté sur le rôle clé de l’énergie et de la sécurité énergétique pour la transformation des entreprises et la croissance économique.

 L’Afrique ne pourra se développer que si le secteur privé est pleinement impliqué dans la création de valeur et d’opportunités. Il est difficile de vous parler sans évoquer la Tony Elumelu Foundation et ses nombreuses initiatives en faveur des jeunes entrepreneurs africains. Vous étiez récemment aux Émirats arabes unis, où vous avez annoncé de nouveaux partenariats.

 Pouvez-vous nous faire le point sur les actions récentes de votre fondation ?

La Tony Elumelu Foundation, que mon épouse et moi avons créé en 2010, a investi 100 millions de dollars (62,5 milliards de FCFA) pour soutenir plus de 21 000 jeunes entrepreneurs africains, dont 700 au Cameroun. Nous avons établi des partenariats avec des organisations comme l’Union européenne, le PNUD, le Comité international de la Croix rouge (CICR), ainsi qu’avec divers gouvernements et fondations présidentielles. Chaque année, environ 400 000 personnes postulent à notre programme, mais nous n’avons les capacités que pour en soutenir 1 000.

 Nous avons déjà investi environ 3 millions de dollars (1,8 milliard de FCFA) au Cameroun pour soutenir plus de 700 jeunes entrepreneurs et souhaitons en faire davantage. Les jeunes entrepreneurs camerounais, comme ceux d’autres pays africains, sont ambitieux, innovants et motivés, mais ils ont besoin de soutien pour réussir. Notre engagement est de leur offrir les ressources nécessaires pour concrétiser leurs projets.

Quel est votre lien avec le Président Paul Biya ? Quelles facilités vous-a-t-il accordé pour faire des affaires au Cameroun ?

Le Président Biya me traite comme un fils, et je le considère comme un père. Mais au-delà de cette relation, notre engagement au Cameroun est avant tout économique. UBA est très impliquée dans le financement des infrastructures du pays, notamment le stade d’Olembé, et nous accompagnons également le gouvernement dans divers projets financiers. Nous opérons au Cameroun comme une entreprise locale et nous contribuons activement à son développement. Outre la banque, nous avons des ambitions dans d’autres secteurs, comme l’énergie, les hydrocarbures, l’hôtellerie et les transports. Je porte plusieurs casquettes, chacune représentant un engagement profond envers le développement de l’Afrique.

 En tant que Président de la United Bank for Africa, je m’efforce de soutenir la croissance économique à travers des services financiers innovants. Mais mon engagement ne s’arrête pas là. Je suis également PDG de Heirs Energies, une entreprise pionnière dans les énergies renouvelables en Afrique, qui œuvre activement pour accélérer la transition énergétique sur le continent. Par ailleurs, je préside Transcorp Power, une filiale du groupe nigérian Transcorp, spécialisée dans la production d’énergie via des centrales électriques.

Le Cameroun qui nous a toujours réservé un accueil chaleureux et respectueux, représente un terrain fertile pour de nouveaux investissements. Nous croyons fermement qu’il y a encore beaucoup à faire, et nous sommes déterminés à contribuer à son développement économique et énergétique. En tant qu’Africains, nous sommes fiers de pouvoir investir dans un pays qui nous traite comme des partenaires de valeur, et nous sommes impatients de participer à son essor.

Vous avez toujours eu une passion pour la jeunesse et vous insistez souvent sur leur rôle dans l’avenir de l’Afrique. Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes entrepreneurs camerounais qui nous regardent ?

Mon message est simple : pensez sur le long terme, rêvez grand, restez disciplinés et concentrés. Travaillez dur et adoptez une approche d’investissement. Quand vous commencez à gagner de l’argent, ne dépensez pas tout immédiatement. Épargnez et réinvestissez. Beaucoup de jeunes entrepreneurs veulent trop vite un certain style de vie, mais il faut d’abord capitaliser pour assurer la croissance de son entreprise. Je dis toujours aux entrepreneurs africains : notre succès ne doit pas être individuel ou familial, mais collectif. Nous devons penser en termes de génération, de nation et de continent.

 C’est pourquoi la Tony Elumelu Foundation joue son rôle en favorisant la prospérité et en offrant des opportunités aux jeunes. Le véritable héritage, ce n’est pas l’argent que l’on accumule, mais l’impact positif que l’on laisse sur les communautés et les vies humaines.

Lors de votre dernière visite au Cameroun, vous avez annoncé la construction du siège régional de la UBA pour l’Afrique centrale. Où en est ce projet ?

Nous sommes en train d’analyser plusieurs paramètres avant de démarrer officiellement le projet. Cependant, j’ai aussi évoqué aujourd’hui un problème majeur : la bureaucratie, qui freine parfois la transformation économique et le progrès. Le projet avance, mais nous devons encore surmonter certaines barrières administratives.

Quelle est aujourd’hui la position de UBA sur le marché bancaire camerounais ?

Selon les dernières informations que j’ai obtenues de notre directeur financier, UBA Cameroun est actuellement la deuxième banque la plus rentable du pays et occupe la cinquième ou sixième place en termes de taille. Nous pensons qu’il y a encore beaucoup d’opportunités à saisir, car l’économie camerounaise a un fort potentiel de croissance. Nous voulons être un acteur clé de cette transformation en soutenant aussi bien les grandes entreprises que les PME.

 Un entrepreneur camerounais nous a contactés pour nous signaler des difficultés d’accès à la plateforme d’inscription de la Tony Elumelu Foundation. Il semble que le Cameroun ne figure pas parmi les pays éligibles cette année. Que répondez-vous à cette préoccupation ?

J’ai récemment reçu un email similaire et j’ai immédiatement demandé à mon équipe d’enquêter. Ils ont réglé le problème pour cette personne, et nous allons vérifier s’il concerne d’autres candidats. Notre objectif est de garantir un accès équitable à toutes les opportunités offertes par la fondation. Si certains entrepreneurs camerounais rencontrent encore des difficultés, je les invite à me transmettre leurs plaintes directement, et nous ferons le nécessaire pour y remédier.

 Nous avons créé cette fondation pour démocratiser la chance et permettre à chaque jeune Africain d’avoir une opportunité de réussir, quel que soit son milieu d’origine.

Le Cameroun organisera une élection présidentielle en octobre prochain, et certains analystes estiment que cela représente un risque pour les investissements. En tant qu’investisseur, avez-vous des inquiétudes à ce sujet ?

Je ne suis pas un homme politique, mais en tant qu’homme d’affaires, nous analysons toujours les risques. Il existe plusieurs types de risques : politiques, économiques, financiers, cybernétiques, etc. Notre rôle est d’identifier ces risques et de voir comment les atténuer. Nous ne faisons pas de spéculations politiques, mais nous évaluons toujours l’environnement des affaires pour prendre des décisions éclairées.

Drame de Soulédé-Roua : la déclaration pacifiste du Mayo-Tsanaga

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« Nous comprenons le contexte dans lequel vivent nos frères et sœurs de Mbalda, confrontés à l’incertitude. Mais la douleur ne doit jamais nous pousser à des actes irréparables ». Les propos sont contenus dans une déclaration des élites du Mayo-Tsanaga, ce 22 mars 2025. Trois semaines après l’assassinat des deux chercheurs et de leur guide, à Mbalda, un village de l’arrondissement de Soulédé-Roua, département du May-Tsanaga. C’est l’occasion de la 23ème Assemblée générale de l’Association pour le développement du Mayo-Tsanaga (Ademat) que les fils et filles de ce département de la région de l’Extrême-Nord ont saisie pour se prononcer sur le drame survenu dans leur département et qui a fait la triste réputation de ce département depuis le 2 mars dernier. « Nous rendons hommage à trois vies injustement arrachées : Dr Bienvenu Bello dont la rigueur intellectuelle et l’engagement au service du savoir resteront gravés dans nos mémoires ; Frédéric Mounsi, porteur d’espérance, symbole de dialogue et d’innovation ; M. Oumarou Kalabay, prince de Douroum qui incarnait la sagesse et l’unité de nos traditions », peut-on lire dans la déclaration. Aux familles éprouvées par ce drame, les membres de l’Ademat disent leurs condoléances et assurent leur « soutien indéfectible dans cette épreuve».

Mieux que la compassion, l’Ademat condamne la « justice populaire qui ne saurait être une réponse, quelles que soient les circonstances». Indiquant que « la violence ne peut remplacer le droit et l’enquête, même dans un climat de tension extrême ». Alors que des voix se sont élevées pour accuser globalement le Mayo-Tsanaga, l’Ademat déclare que « les tentatives de stigmatisation et de généralisation abusive visant les ressortissants du Mayo-Tsanaga à la suite de ces événements tragiques sont inacceptables». L’Ademat rappelle s’il en était encore besoin, les valeurs chères aux peuples du Mayo-Tsanaga, à savoir « l’hospitalité, la tolérance et la solidarité».

A lire aussi: Drame de Soulédé-Roua: arrestations massives

Les membres de l’Ademat recadrent ainsi les choses, en disculpant une communauté prise au piège de ce drame survenu dans un contexte particulièrement tendu. En effet, « depuis plus d’une décennie, notre département est durement éprouvé par les exactions de Boko Haram», rappellent-ils. «Cette violence a semé la peur et la méfiance, bouleversant les réflexes communautaires et alimentant les réactions de suspicion », poursuit la déclaration. Pas pour justifier un crime qui du reste est condamné par l’Ademat elle-même. Organisation qui invite les siens à faire confiance aux institutions étatiques qui seules ont la légitimité pour « agir et protéger». Alors l’Ademat appelle la communauté nationale à jouer chacun son rôle dans un retour à la normale et surtout pour la préservation de la paix : l’Etat, les leaders religieux et traditionnels ainsi que les acteurs de la société civile.

Mieux comprendre le sujet:

Trois personnes brûlées vives dans le Mayo-Tsanaga

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