mardi, juin 2, 2026
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Cameroun: Un faux rapport du GAFI indexe Motaze et Ngoh Ngoh, une manipulation grossière

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Faux rapport du GAFI
Cover et Fake cover GAFI

Le Groupe d’Action Financière (GAFI), organisme international chargé de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, se trouve malgré lui au cœur d’une affaire de falsification documentaire aux relents de manipulation politique. Un prétendu « Rapport 2024 », largement partagé sur les réseaux sociaux et certains médias, tente d’imiter les publications officielles de l’institution. À y regarder de près, pourtant, le document s’avère truffé d’incohérences et d’éléments apocryphes.

Une fausse signature du GAFI

Dès la couverture et les premières pages, le document donne le ton : une mise en page désuète, des tournures maladroites, des fautes de style et des erreurs factuelles (telles qu’un rapport d’évaluation mutuelle daté de 2021 mais présenté comme un rapport 2024) sèment le doute sur l’authenticité du texte. Plus troublant encore, à la page 53, le document liste nommément des personnalités camerounaises prétendument « placées sur liste noire » — une pratique formellement exclue des méthodes et principes du GAFI.

Le GAFI ne cible jamais les individus

Comme le rappelle son site officiel, le GAFI travaille exclusivement sur les juridictions étatiques et ne publie jamais de listes nominatives d’individus. Ses évaluations mutuelles, ses listes grises ou noires, ainsi que ses plans d’action, ne concernent que les États et sont rédigés selon une méthodologie rigoureuse et standardisée, validée en plénière par ses membres. Aucune mention de personnes physiques ou de soupçons individuels n’y figure jamais, pour éviter toute forme d’arbitraire ou de diffamation.

Une manipulation ciblée et dangereuse

Le passage incriminé du faux rapport évoque une prétendue traque de fonds publics détournés, transitant par une « valise diplomatique » ou vers la ville israélienne de Herzliya, et accuse même un haut fonctionnaire proche du président Paul Biya d’avoir utilisé la signature présidentielle pour des opérations de blanchiment. De telles allégations, formulées sans preuve et en marge de tout cadre judiciaire ou institutionnel, relèvent clairement d’une entreprise de déstabilisation.

Le vrai rapport est accessible au public

Le véritable rapport du GAFI sur le Cameroun, fruit d’une évaluation mutuelle menée en 2021 et publié via le GABAC, est librement consultable sur le site www.fatf-gafi.org. Il ne comporte aucune accusation nominative, ni évocation de valises diplomatiques, encore moins de « personnalités ciblées ». Le document officiel se contente d’analyser la conformité technique du Cameroun aux 40 recommandations du GAFI, et d’indiquer les axes d’amélioration attendus.

La vigilance s’impose

La diffusion de ce faux rapport est une tentative manifeste de manipulation de l’opinion publique et de discrédit de certaines figures publiques, sous le couvert d’un rapport international. Elle démontre l’urgence d’un travail de vérification rigoureux face aux documents circulant en ligne. À l’heure de la désinformation numérique, il est vital de rappeler que seule la consultation des sources officielles garantit l’intégrité de l’information.

Les producteurs touchent 7 % de la valeur générée par l’industrie du cacao

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C’est un discours ferme, empreint de responsabilité et d’engagement, que Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce a prononcé ce mardi 8 avril 2025 à l’occasion des travaux de la 111ᵉ session du Conseil International du Cacao, accueillie par Yaoundé. Face à des enjeux économiques, sociaux et environnementaux majeurs, le président en exercice du Conseil a vigoureusement pris la défense des cacaoculteurs, appelant à une refonte profonde de la chaîne de valeur mondiale du cacao. « Nous n’avons pas le droit de décevoir », a-t-il lancé, s’adressant à l’ensemble des parties prenantes de la filière. Le ton est donné : il est temps d’agir, et l’histoire jugera ceux qui n’auront pas su écouter les attentes légitimes des producteurs.

Le Ministre n’a pas mâché ses mots. Selon les chiffres partagés, les producteurs de cacao ne perçoivent en moyenne que 7 % de la valeur générée par l’industrie du cacao. « C’est trop peu, reconnaissons-le. Au demeurant, les producteurs ne sont plus les seuls à s’en plaindre », a-t-il déclaré. Une réalité « indéniablement trop faible », qui soulève l’indignation croissante bien au-delà des seuls milieux agricoles. Il a notamment rappelé les mots forts de la Reine Mathilde de Belgique, prononcés lors de la 5ᵉ Conférence Mondiale du Cacao à Bruxelles en avril 2024 : « Lutter contre la pauvreté des petits producteurs de cacao […] est un impératif répondant à de nombreux Objectifs de Développement Durable. » Un appel clair à une redistribution plus équitable de la richesse créée par la filière. Le Ministre a tenu à souligner que si la durabilité environnementale reste un enjeu clé, elle ne saurait éclipser les urgences économiques et sociales. Les cacaoculteurs, a-t-il rappelé, sont attachés à une filière responsable mais demandent en retour transparence, prévisibilité des marchés, et prix justes.

Face à eux, industriels et consommateurs expriment d’autres inquiétudes : réduction des marges d’un côté, pouvoir d’achat en berne de l’autre. Le Ministre a reconnu la légitimité de ces préoccupations, tout en appelant à un dialogue équilibré, pour que l’équité ne soit pas un slogan, mais une réalité partagée. Autre point critique soulevé : le manque de fiabilité des données statistiques sur le cacao. « Les incohérences flagrantes d’une année sur l’autre nuisent à notre crédibilité », a reconnu le président du Conseil. Il a plaidé pour une réforme en profondeur des outils de suivi et d’évaluation, estimant que la transparence doit devenir le pilier central de la gouvernance de la filière. Les mécanismes existent Comité économique, groupes de travail mais doivent être renforcés pour aller au-delà de la seule gestion de l’offre.

Les travaux de cette session qui s’est achevé ce jeudi 10 avril ont été ainsi présentés comme un tournant stratégique. Le Ministre appelle à bâtir une filière économiquement viable, socialement juste et écologiquement durable, reposant sur une profitabilité partagée entre tous les acteurs du petit producteur à l’industriel, en passant par le consommateur. Un message fort, qui pourrait marquer un changement de cap décisif dans un secteur longtemps miné par les inégalités et le manque de dialogue.

MICHEL ARRION : « L’Asie constitue le futur pour l’expansion du marché du Cacao »

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MICHEL ARRION, directeur exécutif de l'Organisation Internationale du Cacao (ICCO)

Nous traversons actuellement une période particulièrement propice, marquée par des prix élevés au niveau mondial, ce qui offre de nombreuses opportunités à nos membres pour tenir leurs engagements pris dès 2019, à savoir augmenter le revenu des petits producteurs. Cela est absolument essentiel. Cet objectif est au cœur du programme d’action stratégique 2019-2024.

Cette semaine, nous espérons, et je suis convaincu que cela sera le cas, approuver le prochain plan d’action stratégique 2025-2029, qui réitérera cet objectif primordial : l’atteinte d’un revenu décent. J’apprécie ce mot « décent ». En espagnol, on dit « digne ». Pour les producteurs, cela est absolument essentiel. Il n’y aura pas de durabilité du secteur si nous n’avons pas une économie cacaoyère florissante, avec des producteurs qui peuvent vivre dignement de leur travail et de la vente de leurs produits. Cet objectif était déjà au cœur des discussions lors de la Conférence mondiale de Bruxelles, organisée il y a exactement un an, en avril 2024. Le thème principal de cette conférence était « Payer plus pour un cacao durable », un thème qui établissait le lien crucial entre les prix et la durabilité. Je pense qu’il est essentiel de rappeler encore et encore que les prix et la durabilité sont les deux faces d’une même médaille. Les prix dépendent de l’offre et de la demande. Concernant l’offre, nous avons abordé les difficultés à prévoir la production.

L’autre aspect fondamental est le développement de la consommation. Les marchés traditionnels de consommation, comme l’Europe et l’Amérique du Nord, sont saturés. C’est pourquoi une expansion des marchés est essentielle. Comme vous l’avez justement mentionné, l’Asie constitue clairement le continent du futur. L’Indonésie, la Malaisie et Singapour représentent déjà des partenaires clés : ce sont les seconds clients de la Côte d’Ivoire après l’Europe, avant les États-Unis, ainsi que du Ghana et de l’Équateur. Une industrie de transformation se développe pour répondre à une consommation croissante. Les géants tels que la Chine, et surtout l’Inde, sont cruciaux pour absorber potentiellement des centaines de milliers de tonnes de cacao grâce à leur classe moyenne en pleine expansion et disposant d’un pouvoir d’achat croissant. Ces économies émergentes joueront, selon moi, un rôle central dans l’expansion des marchés.

 Un point qui me tient particulièrement à cœur : l’accès au marché. Il est impératif d’améliorer cet accès, notamment dans les grandes zones de consommation. L’accès au marché américain et européen est en partie entravé par des droits de douane, mais aussi par des mesures plus insidieuses qui ne sont pas des tarifs mais qui sont des réglementations. Ces obstacles non tarifaires sont essentiels à aborder. Nous discuterons, lors du conseil, du groupe de travail sur la sécurité alimentaire qui vise à protéger la santé des consommateurs et des producteurs. Il ne faut pas oublier que les pesticides affectent en premier lieu ceux qui les appliquent, puis ceux qui les consomment.

Néanmoins, il faut également être vigilant face à la multiplication des réglementations sanitaires et phytosanitaires concernant les toxines, les métaux lourds et les huiles minérales. Toutes ces menaces représentent des défis sérieux pour l’accès au marché et seront un point clé lors du Conseil.

Fécafoot : Pourquoi Benoît Angbwa a démissionné ?

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Cinq mois après avoir été nommé secrétaire général adjoint de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), Benoît Angbwa Essomeyang jette l’éponge : « Cette décision mûrement réfléchie, est motivée par des conditions de travail devenues exécrables et incompatibles avec l’exercice serein et efficace de mes missions, en raison du harcèlement moral et psychologique dont j’ai été victime de la part du Secrétaire général en fonction. Malgré mon engagement, ma rigueur et mon attachement aux valeurs de la Fédération, l’environnement professionnel actuel ne me permet plus d’évoluer dans un cadre propice à l’épanouissement et à la performance », justifie-t-il. L’homme cite des « propos méprisants et dévalorisants, parfois insultants», ainsi que « des restrictions excessives entravant l’exercice de mes fonctions» ; sans oublier « [le] refus manifeste de collaboration et [de l’]archarnement injustifié». C’est dire que l’ancien Lion indomptable ne bénéficiait pas de la confiance de son supérieur hiérarchique qu’est le secrétaire général de la Fécafoot.

Avant ce poste dans l’ombre du patron de l’administration de la fédération, Benoît Angbwa était coordonnateur général des équipes nationales de football du Cameroun depuis juillet 2022, en remplacement d’un autre ancien Lion indomptable, Bill Tchato. Un poste que l’homme a occupé dans des conditions difficiles, tant il devait batailler au propre comme au figuré pour exister. L’Etat du Cameroun ayant nommé à tous les postes de l’encadrement de la sélection nationale fanion de football du Cameroun. Et à son poste, l’ancien défenseur des Lions indomptables était en concurrence avec Benjamin Banlock, ancien secrétaire général de la Fécafoot. Humilié en marge de la double confrontation entre le Cameroun et l’Angola et le Cap vert, en éliminatoires de la Coupe du monde 2026, l’homme verra les Lions indomptables l’ignore à l’aéroport de Douala, pour suivre l’équipe nommée par le ministre des Sports. Mais l’homme essaiera en vain d’y résister. Jusqu’à la fusion des deux staffs. Et Samuel Eto’o a remobilisé son ancien coéquipier d’Anzhy Makaschkala (en Russie), au secrétariat général de la Fécafoot. Mais l’homme y trouvera un patron peu enclin à collaborer.

Guerre de staffs

Des mois que cela dure. L’homme qui n’avait pas été proposé par Samuel Eto’o dans le staff unifié des Lions indomptables, malgré ses états de services et donc son sacrifice dans ce « combat », n’a certainement pas digéré ce manque de confiance auquel le patron de la Fécafoot n’est certainement pas étranger, ne pouvait que jeter l’éponge. A un moment où Samuel Eto’o souffle le chaud et le froid, avec une vague de démissions.

C’est un des fervents lieutenants de Samuel Eto’o qui quitte le navire. Au moment même où d’autres démissions en cascade sont enregistrées dans le navire du football camerounais. En l’espace de deux semaines, deux présidents de clubs ont jeté l’éponge : Kenmogne de l’Union sportive de Douala, a abandonné la barque des Gamakaï, et le capitaine Joseph Feutcheu a purement et simplement choisi de se retirer du football. Si l’un et l’autre accusent la mauvaise gestion du football, le militaire à la retraite, passionné de football, ne ferme pas définitivement la porte à l’objet de sa passion. Le fondateur de Djiko FC de Bandjoun compte revenir au football après l’ère Samuel Eto’o. Et des sources crédibles annoncent le tour de Camille Loé, directeur de cabinet du président de la Fécafoot.

Cela survient à un moment où le football camerounais vit une de ses périodes de vives tourmentes. A côté de la bataille pour le contrôle de la sélection nationale fanion A qui échappe de plus en plus à la Fécafoot dont le patron s’est agrippé sur l’assistant du sélectionneur, le Congolais Joachim Mununga, il y a le football amateur qui est presque à l’agonie, car ne se pratiquant plus du tout. Le football professionnel tente de survivre, dans une opacité où les clubs réclament en vain la subvention de l’Etat depuis trois saisons, les arbitres réclament leurs primes depuis l’arrivée de Samuel Eto’o à la tête de la Fécafoot. Ce dernier, pose comme condition les preuves du paiement des salaires des joueurs. Preuves apportées par quelques-uns, qui continuent pourtant de vivre la même misère que les autres.  

Electricité: Prometal se connecte au réseau haute tension de Sonatrel

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 Les deux parties ont signé le contrat d’accès au réseau de transport permettant à l’industriel  de faire passer sa puissance énergétique de 50MVA à 75 MVA,  et de bénéficier des conditions spécifiques adaptées à son profil, notamment sur la  tarification.  

En septembre 2022, le transformateur 50MVA de la Société Nationale de Transport d’Electricité (Sonatrel),  qui dessert la zone industrielle de Douala Bassa a pris feu.  Les industriels de cette zone parmi lesquels Prometal ont passé plus de 20 jours sans électricité. Depuis, le groupe Prometal ( Prometal et Proalu) envisagent des solutions durables pour être moins dépendants en termes de fourniture électrique.

Le groupe a ainsi décidé de se raccorder au réseau haute tension de la Sonatrel et bénéficie désormais d’un poste de transformation d’une capacité totale de 90/15kv-75MVA. La cérémonie de signature du contrat d’accès au réseau de transport entre la Sonatrel et le Groupe Prometal a eu lieu le 7 avril dernier à Douala. Cet acte qui répond aux normes dans le secteur d’électricité au Cameroun va permettre au groupe industriel d’augmenter sa capacité énergétique passant de 50 MVA à 75MVA. Mais surtout, de bénéficier des conditions spécifiques adaptées à son profil d’acheteur d’énergie de grande taille. Prometal va dorénavant payer directement le transport de son énergie chez Sonatrel, même si une partie de sa facture couvrant la production sera reversée chez Eneo ou chez un autre producteur. « La signature de ce contrat permettra au groupe Prometal d’avoir une meilleure qualité de service ; de bénéficier d’une tarification plus abordable comparativement aux clients MT (retrait des charges distributions) ; de négocier avec le producteur de son choix et d’avoir une diminution de sa facture », renseigne le ministre de l’Eau et de l’Energie Gaston Eloundou Essomba qui a présidé la cérémonie.

En se raccordant au réseau de Sonatrel, Prometal entend trouver une stabilité dans la fourniture électrique Car, contrairement à Eneo qui doit parfois déconnecter  les industriels  pour alimenter les ménages à la demande du gouvernement, Sonatrel se plie rarement à cette exigence gouvernementale. Prometal pourrait ainsi sereinement poursuivre ses objectifs de production. En janvier 2024,  l’entreprise a inauguré deux nouvelles usines. L’une  pour la  transformation de l’acier  qui devra porter la production annuelle du groupe à 360 000 tonnes métriques de produits en acier finis, tandis que l’autre unité est spécialisée dans la production de bouteilles de gaz et de structures métalliques. Le groupe leader de la sidérurgie  et de la métallurgie en Afrique centrale vise le marché de la Zlecaf. Il a par ailleurs annoncé son intention d’investir 150 milliards de FCFA au Gabon les cinq prochaines années, dont 30 milliards FCFA cette année,  après une convention signée avec le gouvernement gabonais en février dernier.

Pour Sonatrel, ce contrat va augmenter ses revenus et faciliter le financement de nouveaux investissements  dans un secteur en crise financière. Elle s’arrache en effet  la deuxième grande industrie consommatrice d’énergie au Cameroun dotée de cinq unités de production dans la zone industrielle de Bassa, pour un besoin en énergie de 45,5 MW.

Réactions

 Hayssam El Jammal, PDG de Prometal

« Nos outils de production vont tourner à plein régime »

«  L’histoire qui s’écrit ce jour nous invite à tous apprécier la détermination du gouvernement de la république à encourager et soutenir l’industrialisation de notre pays, un des piliers de notre développement planifié. Je suis particulièrement sensible et reconnaissant à toutes les parties prenantes qui ont œuvré à la résolution de cette problématique énergétique pour nos entreprises. Notre basculement à la haute tension de la sonatrel est un coup de puissance productive donné à notre industrie. De 50 MVA à  75 MVA avec proalu dans les travaux ont démarré, nos outils de production vont tourner à plein régime garantissant un marché couvert et fluide. Grâce à ce nouveau transformateur,  l’Etat du Cameroun nous permet de promouvoir davantage le made in Cameroun et même le made in Cemac en vue d’une conquête forte et compétitive du marché commun de la Zlecaf. Ayant en ligne de mire, le cluster du port autonome de Kribi, nos besoins passeront dans un avenir proche à  100 MVA supplémentaire. Ce qui amènera Prometal groupe à une capacité d’environ 175 MVA. C’est pour les sociétés du secteur de l’énergie un bénéfice assuré de trésorerie permanente en marge des autres avantages circulaires y liés. »

Gaston ELOUNDOU ESSOMBA, ministre de l’Eau et de l’Energie

« Le gouvernement entend accompagner les industriels »

« En soutenant des industriels comme Prometal, le gouvernement entend construire le Cameroun de demain qui se veut émergent, industrialisé, et influent sur l’échiquier géostratégique de l’Afrique. A ce titre, la recherche des financements se poursuit au niveau gouvernemental pour développer de nouvelles infrastructures énergétiques. C’est ainsi que dans le cadre d’un appui budgétaire reçu de la Banque Mondiale, une provision a été retenue pour la construction d’un poste neuf de 75 MVA sur le site de Prometal, pour améliorer sa fourniture en électricité. Dans la même lancée, nous avons instruit à la Sonatrel, l’extension du poste de Logbaba pour raccorder ladite industrie.  Je voudrais donc profiter de l’occasion qui m’est ainsi offerte pour rassurer l’ensemble des industries, notamment celles de la ville de Douala, que des travaux similaires sont actuellement en cours en vue de permettre l’évacuation de l’énergie de Nachtigal vers ce pôle industriel. En outre, les travaux de renforcement et de stabilisation des réseaux électriques de ladite ville se poursuivent pour assurer une meilleure gestion des flux d’énergie. »

Impacts des tarifs douaniers de Trump sur l’Afrique

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Par  Ferdinand Haiwang Djamo, Coordonnateur National & Analyste de Recherche Cameroon Economic Policy Institute (CEPI)

Introduction

L’administration Trump a décidé d’introduire une série de droits de douane inédits visant plusieurs pays africains. Ces mesures tarifaires, allant de 30% à 50%, affectent directement les produits textiles, agricoles, métallurgiques et automobiles exportés vers les États-Unis. Cette décision, perçue comme une rupture avec la politique de coopération économique mise en place depuis les années 2000, met en péril les acquis de l’African Growth and Opportunity Act

(AGOA), un programme clé de partenariat commercial entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne. Le secteur du textile est parmi les plus touchés, notamment au Lesotho, où 12 000 emplois sont aujourd’hui menacés. En Afrique du Sud, les exportateurs automobiles et agroalimentaires dénoncent une décision unilatérale qui neutralise les bénéfices offerts par l’AGOA.

L’AGOA : un pilier du commerce afro-américain menacé

Adoptée en 2000, l’AGOA a permis à plus de 35 pays africains d’exporter plus de 6 500 produits vers les États-Unis sans droits de douane. Le textile, les produits agricoles transformés, les pièces automobiles, mais aussi certains produits artisanaux en ont largement bénéficié. En 2019, les exportations africaines vers les États-Unis dans le cadre de l’AGOA représentaient environ 6,7 milliards USD. Mais la montée du protectionnisme américain sous Trump, notamment à l’égard de pays à faible revenu, a remis en cause l’avenir de ce partenariat. Le retrait partiel de l’AGOA pour certains pays africains et l’imposition de tarifs punitifs ont provoqué une perte de confiance et vont entraver une baisse des exportations.

Le Lesotho sous le poids des tarifs

Le cas du Lesotho est emblématique. Ce petit pays, enclavé dans l’Afrique du Sud, dépend fortement de ses exportations textiles vers les États-Unis. Grâce à l’AGOA, de nombreuses usines s’étaient installées, employant principalement des femmes. En 2024, 95 % des vêtements

 exportés du Lesotho étaient destinés au marché américain. Mais l’imposition inattendue et brutale de droits de douane de 50% sur ces produits a provoqué un effondrement des commandes. Des milliers d’emplois sont aujourd’hui en suspens, avec des risques sociaux majeurs : paupérisation, instabilité, et hausse du chômage chez les jeunes.

Quelles sont les réactions des pays africains ?

Face à cette situation, les réactions africaines sont restées timides et hétérogènes. L’Afrique du

Sud, principal partenaire commercial des États-Unis sur le continent, a dénoncé une politique commerciale « injuste et destructrice », tout en explorant des voies diplomatiques pour obtenir

une exemption. Cependant, pour la plupart des pays africains, le rapport de force est défavorable. Le continent reste fragmenté, et l’absence d’un cadre commercial continental unifié réduirait la capacité de négociation collective. C’est ici que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pourrait jouer un rôle décisif.

La ZLECAf constituerait une solution africaine face au choc extérieur. Entrée en vigueur en janvier 2021, la ZLECAf vise à créer un marché unique de 1,4 milliard de personnes, en supprimant progressivement 90 % des droits de douane entre pays africains. Si elle est pleinement mise en œuvre, cette initiative pourrait accroître le commerce intra-africain de plus de 50 % d’ici 2030, selon la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

Dans le contexte actuel, la ZLECAf offre une alternative stratégique aux marchés extérieurs instables, en réduisant la dépendance des pays africains vis-à-vis des grandes puissances. Le développement des chaînes de valeur régionales, l’amélioration des infrastructures et la coordination des politiques industrielles pourraient permettre au continent de gagner en résilience face aux chocs externes comme celui provoqué par les tarifs de Trump.

De la dépendance à l’autonomisation

Les tensions commerciales avec les États-Unis doivent inciter les États africains à accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf et à investir dans l’industrialisation locale. Le développement des capacités de transformation sur le continent permettrait non seulement de créer des emplois, mais aussi de mieux capter la valeur ajoutée. « Les lois et mécanismes de commerce sont bien simule à travers l’initiative du Commerce Guide, il est donc temps de former les officiers douanières et mettre en œuvre des approches opérationnelles propice à l’implémentation », Sonia Kouam, Chercheur Associe CEPI.

Par exemple, au lieu d’exporter du coton brut vers les États-Unis ou l’Europe, les pays africains pourraient transformer ce coton localement en textiles finis destinés aux marchés régionaux. Ce

type de logique, encouragée par la ZLECAf, réduirait les risques liés aux décisions politiques imprévisibles des partenaires commerciaux traditionnels.

Les femmes et les PME : principales victimes ?

Il est important de souligner que les PME et les femmes entrepreneures sont souvent les premières victimes de ce type de chocs commerciaux. Le secteur textile, largement féminisé dans de nombreux pays africains, souffre de manière disproportionnée des ruptures de contrats et de la fermeture des usines. La ZLECAf offre une opportunité de soutien ciblé à ces acteurs vulnérables, notamment à travers des mesures spécifiques de financement, de formation et d’accès au marché. Une attention particulière à l’inclusion économique sera essentielle pour faire de cette zone de libre-échange un levier de développement équitable.

Dans le cade de la ZLECAf, il est important d’implémenter et accentuer le Protocol des femmes et jeunes qui seront impacte par des nouvelles tarifs douanières des Etats-Unis. Il est important de favoriser une approche qui facilitent l’inclusion des femmes et jeunes a traves des politiques, formations et financement ciblée pour créer des nouvelle marche en Afrique.

Conclusion

La décision de l’administration Trump d’imposer des droits de douane élevés sur les produits africains exportés vers les États-Unis constitue un signal fort et aurait un impact dévastateur sur le commerce et le développement inclusif en Afrique. Elle rappelle à l’Afrique la nécessité de bâtir une autonomie commerciale et d’assurer sa résilience économique. Le CEPI réitère que le libre-échange à cause des bénéfices pour les consommateurs du monde entier et à favoriser le développent de l’Afrique et les pays en développement. Le leadeurship et la crédibilité des états unis ont pris du recul – sans doute – mais il est important maintenant de favoriser un débat constructif dans le cade du commence internationale. La ZLECAf représente aujourd’hui l’une des réponses les plus prometteuses à ces défis. En misant sur l’intégration régionale, la montée en gamme industrielle et la diversification des marchés, l’Afrique peut tourner cette crise en opportunité. L’urgence est désormais à la coordination, à la mise en œuvre rapide des réformes et à la construction d’un modèle commercial africain par et pour les Africains. Face à ce grand choc extérieur, l’Afrique doit plus que jamais repenser sa stratégie commerciale en misant sur la ZLECAf, par exemple.

Un programme pour professionnaliser les braiseuses de poissons

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 L’initiative du cabinet Sphinge qui a organisé la quatrième édition de la fête du poisson à Douala, vise à  reconnaître et renforcer le talent de ces dames qui valorisent au quotidien le « poisson 237 ».

 Faire d’une femme braiseuse de poisson du Cameroun une potentielle chef de cuisine. C’est un challenge que souhaite relever  le cabinet Sphinge de Loveline  Menchum. La structure vient d’organiser du 1er au 6 avril dernier à Douala, la quatrième édition de la fête du poisson ou Ndema la sue.  Cette année, l’accent était mis sur  la « valorisation du Poisson 237: la place des femmes dans la démarche qualité ».

 Les femmes intervenant dans la chaîne de valeurs de cette filière étaient donc à l’honneur.  Les commerçantes (mareyeuses), transformatrices, mais surtout, celles qui offrent tous les soirs le plat populaire de « poisson braisé ». Communément appelées braiseuses, le talent de ces femmes sur les papilles gustatives est prouvé, mais pas assez reconnu pour leur permettre de progresser professionnellement.  A travers le programme les reines de la braise, Sphinge offre des formations à ces braiseuses de poissons et entend les accompagner dans un enjeu de sécurisation et de labellisation du « poisson braisé ». Elles sont aussi valorisées dans le cadre d’un concours culinaire.  « La récompense de la reine de la braise permet de donner une grande considération à ces femmes. Les braiseuses de poissons sont des dames pour lesquelles on n’a pas forcément structuré une filière métier, pourtant elles sont un vrai relai de distribution de poissons », regrette Loveline  Menchum. 

Ce programme qui a déjà obtenu l’adhésion de certaines institutions à l’instar de la Caisse de Développement de la Pêche Maritime, permettra de renforcer les capacités et les compétences des braiseuses ainsi que leur visibilité. Le but de la fête du poisson est de promouvoir la consommation des ressources halieutiques de table du Cameroun, en mettant en avant les produits et savoir-faire locaux liés à la pêche et à l’aquaculture.  Les visiteurs ont eu l’occasion de déguster par exemple la carpe de Bamendjin, l’Ila de Tibati, le kanga d’Akonolinga, le maban de Kribi, le tilapia de Moungo Fish ou la carpe de Aquarin, les grenouilles Goliath de Manengolè, les poissons d’eau douce etc.

Au cours de cette dernière édition de la fête du poisson, un accent particulier était mis sur les savoir-faire métiers. Le public a pu assister à la présentation des produits issus de la pêche de capture et des initiatives féminines, des produits annexes de la chaîne de valeurs (épices, huiles, tubercules…).  Avec 4 millions d’hectares de plans d’eau et 400 km de côtes maritimes, le Cameroun dispose d’atouts naturels pour construire une économie maritime durable, autour de la chaîne de valeurs des ressources halieutiques de table.  Avec un déficit de production de plus de 100 000 tonnes de poisson par an, le secteur est par ailleurs une source de création de richesses, d’emplois pour les jeunes et d’autonomisation des femmes.

 NdemaLaSue  est placé sous le parrainage du MINEPIA, de la Caisse de Développement de la Pêche Maritime (CDPM), en partenariat avec la Mairie de Douala, la Chambre d’agriculture, et sous l’encadrement technique de l’Institut des Sciences halieutiques (ISH) de Yabassi.

RéactionLoveline Menchum, promotrice de l’évènement « Nous voulons valoriser les savoir-faire locaux »«C’est un festival qui célèbre les richesses maritimes et halieutiques du pays. C’est un événement qui permet, depuis 2022, l’expression de tous les acteurs de cette chaîne de valeurs, du filet à l’assiette. Donc tous ceux qui interviennent depuis la pêche ou l’élevage, la pisciculture, jusqu’à ceux qui le dégustent sont concernés par Ndema la sue.  Cette valorisation se fait à travers deux segments de la profession. Les professionnels de la restauration de la rue, à savoir les braiseuses de poissons et les professionnels de l’hôtellerie et restauration. Pour matérialiser cela, nous avons développé avec les chefs de cuisine un concept de buffet à thème qui valorise chacune des aires agro écologiques du pays.  Le but est de promouvoir la consommation des ressources halieutiques de table du Cameroun, en mettant en avant les produits et savoir-faire locaux liés à la pêche et à l’aquaculture. Il s’agit donc de dynamiser les interactions au sein de l’écosystème national du poisson, pour qu’il libère son potentiel économique, social et culturel»

Réaction

Loveline Menchum, promotrice de l’évènement

 « Nous voulons valoriser les savoir-faire locaux »

«C’est un festival qui célèbre les richesses maritimes et halieutiques du pays. C’est un événement qui permet, depuis 2022, l’expression de tous les acteurs de cette chaîne de valeurs, du filet à l’assiette. Donc tous ceux qui interviennent depuis la pêche ou l’élevage, la pisciculture, jusqu’à ceux qui le dégustent sont concernés par Ndema la sue.  Cette valorisation se fait à travers deux segments de la profession. Les professionnels de la restauration de la rue, à savoir les braiseuses de poissons et les professionnels de l’hôtellerie et restauration. Pour matérialiser cela, nous avons développé avec les chefs de cuisine un concept de buffet à thème qui valorise chacune des aires agro écologiques du pays.  Le but est de promouvoir la consommation des ressources halieutiques de table du Cameroun, en mettant en avant les produits et savoir-faire locaux liés à la pêche et à l’aquaculture. Il s’agit donc de dynamiser les interactions au sein de l’écosystème national du poisson, pour qu’il libère son potentiel économique, social et culturel»

PD-CVA : 680 km de pistes rurales réhabilités sur les 1 089 km prévus

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Autrefois négligées, les pistes rurales retrouvent leur vitalité grâce au Programme de Développement des Chaînes de Valeur Agricoles (PD-CVA). Ce programme a permis la réhabilitation de 680 kilomètres de chemins, essentiels pour connecter les producteurs aux marchés et dynamiser l’économie agricole, sur un total de 859,14 kilomètres prévus sous contrat. Ces routes, désormais modernisées, ouvrent un accès nouveau aux régions reculées, attirant un nombre croissant d’agriculteurs en quête d’opportunités.

Ce projet, qui affiche à la date du 31 décembre 2024, un taux de réalisation de 68 %, témoigne d’un engagement constant malgré les obstacles, notamment des retards liés à d’anciennes suspensions. A huit mois de la clôture du projet, la Banque africaine de développement (BAD) note des retards significatifs dans l’exécution des travaux par les entreprises suivantes : EBM (40 km), Pro Inter (66 km), Wally (40 km) et Badiason (49,50 km). Par ailleurs, 242,38 km de pistes dans la région du Centre sont encore en phase de contractualisation. L’objectif final est fixé à 1 089 km à terme par la BAD.

Parallèlement, le PD-CVA s’inscrit dans une démarche audacieuse de création d’emplois pour la jeunesse. Plus de 1 770 jeunes agripreneurs ont ainsi été accueillis dans le cadre du programme, témoignant d’une volonté forte de transmettre les outils de la réussite. Parmi eux, 914 ont déjà bénéficié de kits d’installation, d’une valeur d’un million chacun, permettant à ces jeunes talents de surmonter les barrières habituelles d’accès au financement. L’objectif est de créer 6 000 emplois avant décembre 2025.

Bien que seuls 322 emplois aient été générés jusqu’à présent, chaque avancée est un pas de plus vers un avenir durable et prometteur pour le secteur agro-business. « Des jeunes produisent et conditionnent du jus d’ananas de manière artisanale. Nous allons mettre en place des unités beaucoup plus modernes qui respectent les normes internationales et qui permettront de réduire les coûts », avait rapporté Gabriel Mbaïrobé, Minader alors qu’il présidait la huitième session du comité de pilotage de ce projet de développement des Chaînes de Valeur agricoles.

Football: Le capitaine Feutcheu démissionne

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Dans une déclaration rendue publique ce 7 avril 2025, le capitaine Joseph Feutcheu annonce son retrait des activités liées au football au Cameroun. « Avec l’arrivée de Samuel Eto’o à la tête de la Fédération camerounaise de football, j’ai été déçu du fond de moi-même car rien n’évolue pour le bien-être du football », se justifie-t-il dans sa lettre de démission. Le président de Djiko FC de Bandjoun dénonce le non-reversement aux clubs de la subvention de l’Etat depuis trois ans, le non-reversement de l’argent de sponsoring de MTN, la suspension de plusieurs acteurs du football ne partageant pas les points de vue du président de la Fécafoot de cinq et dix ans, l’exclusion de Bamboutos FC de la Coupe de la Confédération,… A propos de la gestion financière, Joseph Feutcheu fait partie d’un groupe d’acteurs du football camerounais qui ont saisi le Tribunal criminel spécial (TCS) pour dénoncer des détournements de fonds publics par le président de la Fécafoot.

C’est presqu’un tsunami dans le monde du football au Cameroun, au regard de la stature du personnage. Ancien pilote de l’armée de l’air, le capitaine Feutcheu a pendant longtemps été fan de football. Comme promoteur, l’homme a été président de la Panthère sportive du Ndé, de Panthère security de Garoua, et de Djiko FC de Bandjoun, qu’il a créé après avoir été évincé de la tête de la Panthère du Ndé. Au-delà d’être un promoteur du football, Joseph Feutcheu est un mécène, un chrétien qui a cru pouvoir changer les choses en convoquant Dieu. Candidat à l’élection à la présidence de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc) en 2013, le chrétien avait distribué des bibles aux journalistes de sports, convaincu que de par le rôle et leur mission sociale, les journalistes étaient des acteurs de premier plan de la crise qui secoue le football camerounais. Et donc de ce fait, ces acteurs devraient se convertir pour ceux qui ne l’étaient pas, et s’armer de foi pour aider au changement.

Interminables démissions

L’action n’a visiblement pas porté de fruits. En tout cas, Joseph Feutcheu n’a pas pu accéder à la tête de la Lfpc, et les mêmes acteurs qu’il combattait, sont restés aux affaires. A l’annonce de Samuel Eto’o, Joseph Feutcheu fut parmi les premiers acteurs à rejoindre le navire de la révolution. Et le tombeur de Séidou Mbombo Njoya a admis son allié au sein du Comité exécutif. Sauf que le changement auquel l’homme a cru n’est pas arrivé. Du coup, le militaire à la retraite a tôt jeté l’éponge en démissionnant, deux ans après. Pour se concentrer sur son club. Le bateau Fécafoot a continué à prendre de l’eau, pendant que le capitaine fonce droit sans écouter les sirènes de mise en gare, et les dégâts dont la détérioration des relations entre le sommet du football national et les acteurs, la détérioration des relations avec la tutelle,… Aujourd’hui, le capitaine Joseph Feutcheu démissionne finalement du football camerounais. Ce après un incident lors d’un match du championnat Elite two : le président de Djiko FC a demandé à ses joueurs de quitter le terrain, suite à un penalty accordé à FAP, l’adversaire.

Joseph Feutcheu vient allonger la liste des accompagnateurs de Samuel Eto’o qui se sont brouillés avec l’homme fort de Tsinga, avant même le terme de son premier mandat : Benjamin Banlock (secrétaire général), Parfait Siki (secrétaire général), henry Njalla Quan (membre comité exécutif), Benjamin Pondi (directeur marketing), Ernest Obama (directeur de la communication, puis porte-parole du président). Et des sources annoncent Benoît Angbwa (secrétaire général adjoint) dans le même couloir. A ceux-là s’ajoutent d’autres alliés de la première heure qui ont jeté le navire comme Justin Tagouh de Bamboutos FC de Mbouda.

Les Chaînes de valeur agricoles : Cinq millions de plants pour relancer la filière huile de palme

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Grâce au Programme de Développement des Chaînes de Valeur Agricoles (PD-CVA), 167 coopératives sont établies, dont 29 sont sous la direction de femmes, incarnant l’autonomisation féminine et renouvelant l’énergie du secteur. Au cœur de ces initiatives, les coopératives jouent un rôle important en encadrant les producteurs et en veillant à ce que 8 694 hectares de terres soient plantés avec un matériel végétal de qualité. Ce déploiement se traduit non seulement par une amélioration significative des rendements, mais également par la multiplication des opportunités économiques.

La filière palmier à huile au Cameroun a doublé sa capacité de production de graines pré-germées, atteignant 5 millions de plants par an, renforçant ainsi la filière et répondant aux défis du marché et de l’environnement. « Pour ce qui concerne l’encadrement des acteurs, 8 694.5 ha soit 69,55% ont été plantés avec du matériel végétal de qualité. S’agissant de la convention avec l’IRAD, la capacité de production des graines pré-germées de palmier à huile est passée de 2 000 000 à 5 000 000. Chaque année, des graines pré-germées sont mises à la disposition des pépiniéristes et producteurs pour la création ou le renouvellement des exploitations de palmiers à huile », souligne le rapport de la BAD rendu public en décembre 2024. « La production actuelle d’huile de palme est artisanale avec des rendements de 13%. Nous allons également mettre en place des unités de transformation qui permettront d’avoir des rendements allant jusqu’à 24%. Tout cela va occuper les jeunes et mettre sur le marché camerounais des produits compétitifs », avait expliqué Gabriel Mbaïrobé, ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), par ailleurs président du comité de pilotage dudit projet en février 2024.

Mais l’impact du programme ne s’arrête pas aux cultures. Le PDCVA soutient activement l’entrepreneuriat local en équipant 914 jeunes agripreneurs de kits d’installation pour démarrer leurs propres entreprises. Ces jeunes, porteurs d’un espoir renouvelé, incarnent la relève et apportent une vision moderne à l’agriculture camerounaise. Ces avancées visent à répondre au déficit persistant dans la filière. En effet, entre 2017 et 2023, 409 000 tonnes d’huile de palme ont été importées pour une valeur de 280,4 milliards de FCFA, selon l’Institut national de la statistique (INS). Ces importations, principalement du Gabon et de la Côte d’Ivoire, ont été multipliées par 10, passant de 12 600 tonnes en 2017 à 122 500 tonnes en 2023.

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