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Election : La Chambre de conciliation suspend le processus

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Les juges de la CCA n'ont pas été tendres envers la Fécafoot

Alors que l’on s’achemine vers l’Assemblée générale élective de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC). Dans une sentence rendue ce 6 décembre 2021, la juridiction sportive suprême nationale « suspend les effets de la décision N°009/CE/Fécafoot/2021 du 25 novembre 2021 rendue par la commission électorale de la Fécafoot portant publication des lites de candidatures aux postes de présidents et membres du Comité exécutif…et la suspension subséquente des effets de la décision N°12/FCF/CR/2021 rendue par la Commission de recours de la Fécafoot le 30 novembre 2021, dans leurs dispositions respectives relatives à la candidature de Séidou Mbombo Njoya au poste de président de la Fécafoot». Ce après avoir constaté « la non conciliation des parties». Il s’agit d’une nouvelle affaire Maboang Kessack contre la Fécafoot. Le recours a été déposé le 1er décembre 2021 par Me Esther Ngom, l’avocate du candidat à la présidence de la Fécafoot, en procédure d’extrême urgence de conciliation.

Le collège des juges présidé par le Pr Nadine Machikou a ainsi, d’une part suspendu le processus électoral, car en suspendant les effets de la décision publiant la liste des candidats, il n’y aura donc plus élection faute de candidats, mais aussi, invalidé la candidature de Séidou Mbombo Njoya. C’est une décision rendue en l’absence de la partie défenderesse qui ne s’est pas présentée. Perdant ainsi le procès d’office.

Mais ces décisions auront-elles un effet sur le processus électoral en cours ? Certainement pas, puisque d’autres précédentes n’ont eu aucun effet sur la Fécafoot dans sa marche vers l’élection de son président. Emmanuel Maboang Kessack avait déjà saisi avec succès la Chambre de conciliation et d’arbitrage pour dénoncer la présence de « clubs fictifs» au sein du collège électoral de l’élection départementale. La CCA avait alors suspendu le processus électoral ; mais la commission électorale ne s’était pas pliée. On découvrira par la suite que la Fécafoot a eu l’aval de la Fédération internationale de football association (FIFA) et de la Confédération africaine de football (CAF) pour ne pas respecter cette décision. Dans une correspondance datée du 14 septembre 2021 adressée au secrétaire général de la Fécafoot, en réponse à une sollicitation de leur association membre, les deux instances internationales « nous recommandons à la Fécafoot de poursuivre avec les différentes étapes du processus électoral, tout en procédant au(x) recours pertinent(s) au procès-verbal de conciliation rendu par la CCA». Non sans menacer : «Dans l’hypothèse où nous serions informés que le processus électoral en question demeure paralysé, nous serions contraints de présenter la situation de la Fécafoot aux organes compétents de la FIFA pour considération et prise de décision, incluant une suspension pour ingérence indue de tiers », avaient alors écrit Jean Marie Kenny, directeur de la Division Association membre, et Jean Jacques Marcel Diene, chef du bureau du secrétaire général de la CAF.

Pour la CAF et la FIFA, « il ne revient pas à la CCA dans le contexte de la conciliation de statuer sur le fond ». La Fécafoot avait ainsi le parapluie de la FIFA, et Gilbert Schlick, le président de la Commission électorale de l’instance, les pleins pouvoirs pour poursuivre le processus électoral sans inquiétude.

Election à la Fécafoot : Jules Denis Onana se désolidarise du Synafoc

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Jules Denis Onana n'est pas encore prêt à faire la passe à Eto'o

« Je suis encore en course pour l’élection du présidence de la Fécafoot». Parole de Jules Denis Onana. L’ancien Lion indomptable est toujours en course pour la présidence de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Et pourtant, en mi-journée, le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc), par la voix de son président Gérémie Sorel Njitap, a annoncé que « messieurs Jules Denis Onana et Emmanuel Maboang Kessack acceptent d’apporter leur soutien total et inconditionnel à la candidature de monsieur Samuel Eto’o ». Faux, « je n’étais pas aux travaux et cela n’est pas vrai », réagit celui qui était le premier à déclarer son intention de briguer la présidence de la Fécafoot. «Le communiqué a été écrit avant la rencontre, mais il reste valable puisque rien n’a changé », assure-t-il.

Parlant du communiqué qu’il a signé et qui est apparu sur les réseaux sociaux, contrariant les résolutions des négociations de Douala autour du Synafoc. « En tant que membre du Synafoc, j’adhère à votre proposition louable de fédérer, pour l’élection à la présidence de la Fécafoot, toutes les candidatures des anciens footballeurs en un projet commun,…je me réserve le droit de me déterminer, au sujet de votre initiative, dans le délai que je jugerai opportun », a-t-il écrit et envoyé au secrétaire général du Synafoc avant la rencontre. En clair, l’homme compte se déterminer dans un délai qui n’est pas celui du Synafoc. Du moins, pas maintenant. Mais Gérémie Njitap qui a échangé avec Samuel Eto’o et Maboang Kessack, semble être vite allé en besogne.

En invitant les trois candidats anciens Lions indomptables, le président du Synafoc voudrait que les candidats partagent leurs projets avec les membres du Comité directeur du Synafoc. « L’objectif recherché était de susciter l’unité et le consensus autour d’une candidature unique qui préserverait toutes les chances de la famille du football d’accéder à la présidence de la Fécafoot», écrit-il. Et de souligner que « les footballeuses et des footballeurs prennent la résolution d’unir leurs forces autour d’une seule candidature le 11 décembre 2021 lors de l’Assemblée générale élective à la Fécafoot ».

Le Synafoc devra encore attendre car Jules Denis Onana ne compte pas encore capituler. Peut-être que le Héros de la Coupe du monde 1990 attend de voir la direction que prendra le Collectif des anciens Lions indomptables (Calif) dont la position n’est pas encore affichée. Même si son président, Bertin Ebwelle, était de la rencontre de Douala. En 2018, ces deux associations avaient deux des leurs en course : Joseph Antoine Bell et Maboang Kessack. Le choix avait été porté officiellement sur l’ancien gardien. Jules Denis Onana avait déjà promis qu’il s’alignera sur les positions de ses anciens coéquipiers.

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Les footballeurs soutiennent Samuel Eto’o

Election à la Fécafoot : Avec le Synafoc, les anciens footballeurs optent pour Eto’o

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Au terme d’une réunion organisée par le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc) ce 6 décembre 2021 à Douala, Emmanuel Maboang Kessack et Jules Denis Onana ont décidé de se rallier à Samuel Eto’o. Le communiqué final de la rencontre du Comité directeur de l’organisation, au cours de laquelle les trois anciens Lions indomptables ont chacun présenté son projet pour le football camerounais, annonce que « messieurs Jules Denis Onana et Emmanuel Maboang Kessack acceptent d’apporter leur soutien total et inconditionnel à la candidature de monsieur Samuel Eto’o ». Se rangeant ainsi sur les positions « des footballeuses et des footballeurs [qui] prennent la résolution d’unir leurs forces autour d’une seule candidature le 11 décembre 2021 lors de l’Assemblée générale élective à la Fécafoot ». La cause est presque acquise tant Jules Denis Onana qui est candidat est avant tout un délégué du Synafoc ; et le Syndicat déclare ses délégués alignés aux positions du Comité directeur.

C’est que les trois anciens Lions indomptables conviés aux travaux de l’instance dirigeante du Synafoc, avaient à présenter leurs projets aux représentants des footballeurs et des footballeuses camerounais. Mais au-delà de la présentation de ces projets, « l’objectif recherché était de susciter l’unité et le consensus autour d’une candidature unique qui préserverait toutes les chances de la famille du football d’accéder à la présidence de la Fécafoot», souligne Gérémie Sorel Njitap Fotso, le président du Synafoc et signataire du communiqué final.

Election à la Fécafoot : Gilbert Sclick promet la transparence

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La Commission électorale veut retransmettre l'élection en live

« Parlant de transparence, nous avons l’ambition de permettre la diffusion en direct sur les chaines de télévision et de radios intéressées, du déroulement des élections proprement dites. Ainsi, le peuple camerounais en général et les acteurs du football en particulier qui ont suivi le processus par médias interposés, pourront assister à partir de leurs domiciles, à son dénouement». Gilbert Schlick, le président de la Commission électorale de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) tient à sortir par la grande porte. Et propose de retransmettre en direct sur les médias audiovisuels, la dernière étape du processus électoral en cours à la Fécafoot. L’homme a ouvert le « marché » pour vingt-quatre heures et le délai arrivait hier soir. Puis suivront les modalités de collaboration.

Le magistrat qui se félicite du succès des étapes départementale et régionale, soutient mordicus que « tout s’est déroulé jusqu’ici dans la transparence». Alors que dans diverses localités, l’on a dénoncé des actes ne concourant pas à la manifestation de la démocratie. Comme Henry Njalla Quan Junior qui avait menacé d’attaquer l’élection dans la Ligue régionale du Sud-ouest, avant de remporte la partie. Croyant percevoir des « tentatives d’imposer un choix aux acteurs du football dans le sud-ouest».

La Commission électorale ne souhaite pas être vue comme un acteur de la victoire d’un camp, en l’occurrence celui de Séidou Mbombo Njoya dont elle est accusée par nombre de candidats, de n’avoir pas invalidé la candidature au motif que l’homme n’a pas démissionné de son poste, en respect de l’article 36, al.4 des Statuts de la Fécafoot. « La commission électorale n’a enregistré aucun recours par rapport à cette question. Pour qu’un organe juridictionnel statue, il faut d’abord qu’il soit saisi d’une question », a réagi Gilbert Sclick en conférence de presse mercredi. Tous les recours ont pourtant porté sur la disqualification de la candidature du président sortant. « Les débats que vous organisez dans les médias ne peuvent pas être constitués comme une action devant une instance juridictionnelle. Aucun recours n’a été déposé devant la commission électorale. Un seul candidat n’a pas pu justifier sa candidature par rapport aux pièces ; il s’agit du candidat Boyomo qui n’a pas produit toutes les pièces», réitère l’homme de droit. S’alignant sur les positions de la Chambre de recours qui a expliqué que « dans l’organigramme de la Fécafoot, le président ne fait pas partie des salariés». Par ailleurs, beaucoup n’ont pas vu d’un bon œil que la Commission électorale siège dans les mêmes locaux qu’un candidat, et que la commission électorale ne s’en indigne pas.

Le débat est donc clos. La Commission électorale veut donc prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur la « transparence » du dernier round le 11 décembre prochain.

Transport maritime. Les ports africains veulent accélérer la digitalisation

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En plus de l’exigence de la compétitivité et de l’attractivité, la pandémie actuelle impose aux ports d’Afrique centrale et de l’Ouest de se connecter.

Les dirigeants des ports de la zone Afrique centrale et occidentale sont décidés à pousser la transition numérique. Le sujet était au centre de la conférence de l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC) qui s’est ouverte le 29 novembre à Douala.  Si le projet ne date pas d’aujourd’hui, le contexte de crise mondiale actuelle est pour beaucoup dans cette dynamique. Patrick Verhoeven, Directeur Général de l’Association Internationale des Ports intervenant à cette rencontre par visio conférence fait en réalité remarquer l’instabilité à laquelle fait face le secteur maritime à ce jour. « Dans l’histoire récente, nous n’avons jamais assisté à des perturbations aussi prolongées des chaînes d’approvisionnement maritime. Dans de nombreux cas, des entrepôts demandent des cargaisons  à la fois  dans les ports que dans l’hinterland ce qui a laissé  d’innombrables marchandises sur le quai de brouillage en attente du processus d’amarrage. Ces défis ne peuvent être relevés par une solution immédiate. Néanmoins, un moyen prouvé pour les ports  d’améliorer les flux de marchandises à court et moyen terme, est la digitalisation du transport maritime ». A t-il déclaré.

La digitalisation des services portuaires se présente ainsi aujourd’hui comme un défi majeur. En plus de répondre à un besoin conjoncturel, c’est une garantie pour la compétitivité et l’attractivité auxquelles aspirent les ports africains notamment ceux de l’Afrique centrale et de l’Ouest.  Sur la vingtaine des ports membres de l’AGPAOC,  plus de la moitié est déjà engagée dans ce processus de transition numérique, a-t-on appris.  « plusieurs ports de la Côte Ouest Africaine ambitionnent de se positionner aussi bien comme ports d’éclatement, en développant des services de transbordement, que comme des « smart sports » dotés des processus modernes de traitement des navires et des marchandises pour garantir une plus grande fluidité des opérations portuaires. La digitalisation se présente comme un avantage compétitif indéniable permettant une meilleure efficacité opérationnelle et un accroissement de l’attractivité des ports. », a souligné  Cyrus Ngo’o, le DG du Port Autonome de Douala hôte de cette conférence. Cette structure figure d’ailleurs sur la liste des ports qui se sont depuis dotés d’une politique de digitalisation.  Le port autonome de Pointe Noire au Congo est lui aussi dans la même lancée. « A travers son plan stratégique 2022 2026, le port de Pointe Noire a pour objectif de devenir un smart port. Toutes ses activités pourraient être digitalisées à l’horizon 2026. Les bases sont déjà là », affirme Rostand Oba, directeur marketing de l’entreprise. Pour le président de l’AGPAOC, Michael Luguge, la digitalisation n’est plus une option mais une nécessité.

Partenariat. Eneo expose au Gicam son plan pour les entreprises

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Les mesures pour répondre à la demande industrielle, le guichet unique des clients industriels, la sous-traitance des PME, les opportunités d’affaires dans le secteur d’électricité sont entre autres questions abordées lors de la visite d’une délégation du Gicam à Eneo.

Une délégation du Groupement Inter patronal du Cameroun (Gicam) était dans les locaux de la Direction Générale d Eneo à Douala le 26 novembre dernier.  Conduite par la directrice exécutive de ce groupement, cette délégation a été reçue par le DG d’Eneo qui leur a présenté  entre autres le plan d’investissement de cette entreprise et notamment le volet qui va au bénéfice des entreprises camerounaises. « On a eu des échanges très fructueux sur la contribution qu’Eneo peut apporter aux entreprises du Cameroun. Il y a par exemple 340 MW de puissance  qui est en attente de raccordement au Cameroun. C’est un  gage de développement pour les années à venir, autant de choses sur les quelles Eneo et le Gicam doivent travailler. 340 MW de demande industrielle en attente d’ici  à 2022 c’est des cimenteries,  des nouvelles industries qui ne demandent  qu’à démarrer et à contribuer au bon fonctionnement de l’économie camerounaise », a indiqué Eric Mansuy

Eneo a en effet souligné les projets en cours visant à soutenir la croissance industrielle. Par exemple le Guichet unique des clients industriels  déployé en 2020, qui d’après l’entreprise permet de maitriser les besoins des industries et de réduire les délais de raccordements au réseau électrique. Ce guichet aurait permis d’installer une puissance totale de 16 MW pour 4 entreprises industrielles et d’autres projets sont en cours notamment à Douala au bénéfice des industries. En l’occurrence, la construction d’une ligne d’évacuation de 50 MW depuis la centrale d’Edéa. Les échanges ont également porté sur le soutien de l’entreprise aux PMI et PME. En chiffres, Eneo parle de 40 milliards de FCFA de revenus par an pour les 700 entreprises locales qui agissent en sous-traitance dans le secteur. Il est à ce jour envisagé la création d’une filière locale de production et d’assemblage des équipements tels que les câbles, compteurs, transformateurs qui sont pour le moment importés.

La Directrice exécutive du Gicam a déclaré avoir été mieux édifiée sur ce secteur, sur cette entreprise membre du patronat camerounais et s’est dit convaincue par son plan pour les entreprises. « Le Gicam a pour objectif de défendre les intérêts des membres et pour le faire il faut  pouvoir parler en connaissance de cause des activités des membres du bout des doigts et c’est dans ce cadre  que s’inscrit cette visite. Nous avons eu des échanges qui  nous ont permis de toucher du doigt les affaires d’Enéo, les problématiques auxquelles Eneo fait face et ça nous permet de construire notre business agenda pour pouvoir avoir des plaidoyers, défendre  les sectoriels comme le secteur de l’énergie » A fait savoir Aline Mbono.

L’une des problématiques sur lesquelles est attendue le plaidoyer du Gicam, est relative à l’équilibre financier du secteur.

Arrêt des activités. Les raffineurs prennent le contre pied du Gicam

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L’Association des Raffineurs des Oléagineux rame à contre courant de la menace de suspension des importations et de la production portée par le Groupement Inter patronal et ce, quelques semaines après que l’une des plus grandes entreprises de cette association ait sollicité un soutien gouvernemental.

Dans un communiqué daté du 23 novembre dernier, l’Association des Raffineurs des Oléagineux du Cameroun (ASROC) fait une déclaration qui va dans le sens opposé, du discours du Gicam. L’Asroc rassure les consommateurs  que des « dispositions ont été prises pour assurer un approvisionnement continu en huiles végétales raffinées, en savons de ménage et de toilette durant les fêtes de fin d’année et au-delà. ». Or, le Gicam avait clairement menacé de suspendre les activités de production et d’importation dès janvier 2022. Ceci au terme d’une concertation tenue le 9 novembre dernier entre les entreprises de divers secteurs d’activités. Parmi les membres cités dans le communiqué de l’Asroc, figure  la Société Camerounaise de Raffinage  Maya et Cie. Celle-là même qui, le jour de la décision prise par le Gicam, soit le 9 novembre dernier, avait adressé une lettre au ministre du commerce pour solliciter un accompagnement du gouvernement. La structure demandait notamment un soutien pour la filière et particulièrement à elle même. Précisément une exonération de  l’impôt sur les sociétés  pour l’exercice 2022.

« Nous sommes arrivés à un point où  la santé financière de notre structure est alarmante, notre trésorerie se détériore à cause  de la perte financière », écrivait le directeur général de la SCR Maya et Cie. Il évoquait comme raisons de ces difficultés, le coût du fret maritime et la hausse des prix des matières premières,  notamment l’huile de palme brute.  La tonne étant achetée à « un prix minimum de 630 000 FCFA et le plus élevé à 860 000 FCFA».  Avait-t-il indiqué non sans lister d’autres intrants de la  production de l’huile  raffinée. Le Gicam  avait d’ailleurs précisé, s’agissant de cette la filière,  qu’entre octobre 2020 et octobre 2021, l’huile de palme brute locale  a connu une augmentation de 10%  et de 21%  pour celle  importée.  Il est également noté une hausse de 30% des préformes de 30 g, de 71%  pour la soude caustique pendant que les jerricans de 5 litres,  connaissent une hausse de 20% et  de 25% pour ceux de 20 litres.

En réaction à ce renchérissement des coûts des matières premières et du fret maritime, le gouvernement à travers le ministre des Finances a décidé le 16 novembre dernier, de procéder à une décote de 80% du montant du fret maritime  jusqu’au 28 février 2022.  Mais le Gicam reste sur sa décision de suspendre les activités de production, jugeant l’impact de cette mesure « négligeable », et sollicitant des mesures structurelles. Contrairement au Gicam qui ne compte pas baisser la garde tant qu’il n’y a pas de « véritable concertation » avec le gouvernement, l’Asroc dont les adhérents sont aussi membres du Gicam  semble plutôt poursuivre ses activités, en préservant le  «  dialogue qu’elle entretient avec le gouvernement ».

Total énergies lance une compétition de récompense des start up

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Les candidatures attendues jusqu’au 23 décembre 2021 vont permettre de sélectionner trois jeunes entrepreneurs  âgés entre 18 et 35 ans, ayant un projet soit de création d’entreprise, soit une startup de moins de trois ans.

La troisième édition du challenge Startupper organisé par le groupe Total Energies est lancée. La compétition est ouverte dans32 pays du continent où ce groupe est présent. Il est question de  récompenser dans chaque pays dont le Cameroun, trois jeunes entrepreneurs. Précisément   le « meilleur projet de création d’entreprise », la « meilleure startup de moins de trois ans »  et la « meilleure entrepreneuse ».  Cette dernière catégorie est une nouveauté pour cette 3e édition et permet  d’encourager  l’entrepreneuriat féminin.

Pour y participer,  il faut être camerounais  âgé entre 18 et 35 ans, ayant,  soit un projet de création d’entreprise, soit une startup de moins de trois ans, quel que soit le secteur d’activité. Un jury local composé d’experts, de personnes issues du monde des startups, de responsables d’entreprises d’acteurs locaux du développement durable feront la sélection des projets soumis sur la base de trois principaux critères. Leur réponse aux enjeux du développement durable ; leur caractère innovant et leur faisabilité ainsi que leur potentiel de développement.

Chacun des trois lauréats deviendra « Startupper de l’année par Total Energies » et bénéficiera d’une dotation financière, d’un accompagnement personnalisé et d’une campagne médias pour donner de la visibilité à son projet. Après la nomination des trois lauréats par pays, un jury international se réunira pour sélectionner les trois «Grands Gagnants / Gagnantes »  pour le continent.  Les inscriptions à cette troisième édition sont ouvertes en ligne et les candidats ont jusqu’au 23 décembre 2021 pour remplir leurs dossiers de candidature.

Entrepreneuriat. 50 idées de bonnes affaires autour de la CAN

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Maviance Plc, EasyGroup et The Netwok RP, trois entreprises camerounaises proposent dans un document, les différentes opportunités d’affaires qu’offre la prochaine grand-messe du football

Pour Maviance Plc, EasyGroup et The Netwok RP, toutes des entreprises camerounaises, la Coupe d’Afrique des Nations de football que le pays accueille bientôt comporte diverses  opportunités d’affaires.  Ces trois structures présentent 50 idées de business, tous secteurs confondus dans un document qu’elles viennent de rendre disponible sur internet. Ceci, en insistant sur la promotion de l’image du Cameroun dans ce qui sera proposé comme service ou produit.

La vente

Dans ce segment,  le document propose notamment la commercialisation des vêtements africains, des maillots des équipes,  des T-shirt personnalisés portant les noms des villes hôtes ; des masques de protection aux couleurs des équipes, des tickets de pari sportif etc.  En plus des gadgets comme les drapeaux, sifflets qui sont toujours commercialisés, les rédacteurs du document pensent aussi qu’il faut proposer des services  comme la livraison des repas, boissons ou encore l’abonnement TV.

La location 

Des idées autour de la location des mini bus de transport pour à destination des stades pendant les jours de match sont suggérées. De même, la location des appartements meublés ou servir d’intermédiaires peut être une bonne affaire selon ces entrepreneurs. Ils y voient aussi du bénéfice dans la location des outils comme le groupe électrogène compte tenu des coupures d’énergie électrique.

Evénementiel et des actions citoyennes

En dehors du commerce, le document propose  des activités citoyennes, mais toutes aussi rentables comme la collecte des déchets, la rénovation de la peinture des maisons. Il est aussi conseillé de participer à des campagnes de sensibilisation, entre autres autour de l’hygiène, la sécurité, le dépistage ou la  vaccination. Dans l’événementiel, plusieurs suggestions de concepts qui peuvent être développés sont fournies par ledit document. Allant des soirées à thème pour les fans clubs aux journées portes ouvertes, en passant par des soirées comédie, des fashion show ou des évènements autour de la gastronomie africaine.

Communication et relations publiques

D’autres propositions sont faites autour des relations publiques, de la communication sur les réseaux sociaux ou de la RSE pour les entreprises.  Pour les relations publiques, le document suggère par exemple de créer des salons ou des forums de discussions pour les fans, prendre la parole de type webinaire ou table ronde, ou même parrainer des émissions télévisées ou diffusées sur la radio. 

Pour des actions de communication interne ou de RSE, quelques idées sont  proposées aux entreprises. En l’occurrence, aménager un espace de visionnage des matches au sein de l’entreprise, instaurer le port du maillot de l’équipe nationale les jours de match du Cameroun ou encore offrir des tickets d’accès aux stades aux meilleurs fournisseurs ou partenaires etc. 

Job en freelance

Le document dresse une liste de petits métiers à faire en toute autonomie pendant la compétition. Par exemple,  faire le chauffeur, le traducteur, le photographe, maquilleur( peinture sur le visage avant match), décorateur, laveur de voiture, agents de sécurité, guide touristique, animateur, community manager etc.

Universités d’Etat : Maurice Aurélien Sosso vante les efforts du gouvernement dans la promotion de l’enseignement supérieur

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Les travaux de la session de novembre 2021 de la Conférence des Chefs des Institutions Universitaires (CONCIU) se sont tenus à l’Institut Universitaire de Technologie de Douala, hier 30 novembre.  La Conférence dirigée par le professeur Maurice Aurélien Sosso, président en exercice de la CONCIU,  a permis aux Vice-Chancellors et recteurs des universités présents de  tabler sur l’employabilité des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur u Cameroun.

Au sujet de l’employabilité des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, le professeur Maurice Aurélien Sosso s’est voulu interpellatif   « cette thématique, nous le savons, est très chère au chef de l’Etat, son Excellence Paul Biya. Lors de la 49ème édition de la fête nationale de la Jeunesse, le 11 février 2015, il déclarait: « Nos écoles, nos collèges et nos lycées, nos universités et grandes écoles, doivent sans cesse s’adapter à l’évolution du monde. Dans notre quête de développement, laissons-nous guider par l’impératif de former des jeunes aptes à construire notre pays », a indiqué le  président en exercice du  CONCIU.

Le recteur de l’université de Yaoundé I a également évoqué les efforts du gouvernement pour doter le pays des établissements adéquats.  « Le  gouvernement de la république n’a ménagé aucun effort pour doter notre pays de Grandes Ecoles et structures professionnelles pour implémenter cette vision du Chef de l’Etat. La preuve. Nous sommes réunis ici et maintenant dans la salle des conférences de l’Institut Universitaire de Douala, qui reste un bon exemple d’institution universitaire technique au Cameroun », a précisé le professeur Maurice  Aurélien Sosso.

Les travaux du 30 novembre dernier ont abouti à des recommandations qui seront adressées au gouvernement afin de doter le Cameroun d’une université qui s’intègre dans sa société.

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