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Des investisseurs anglais veulent transformer la banane-plantain

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Ces filières qui ont freiné la croissance en 2018.

La production, la transformation, la commercialisation de la banane plantain préoccupent le Conseil régional du Sud. Ce dernier veut maximiser le rendement, industrialiser les produits dérivés et baliser des circuits d’écoulement fiables. Et l’on peut dire que le partenariat noué en novembre 2022 entre le président de l’Association nationale des acteurs de la filière banane-plantain (Fbpc), Samuel Tony Obam Bikoué, et le président du Conseil régional du Sud, Emmanuel Mvé Elemva, commence à porter des fruits. Après la fête internationale de la bananeplantain, organisée en décembre 2022 à Mvangan, département de la Mvila, et dont l’écho du succès a retenti au-delà des frontières nationales, les deux structures ont reçu, du 24 au 27 mai dernier, une importante délégation d’investisseurs anglais de la firme internationale Belwada.

La descente, dans le Sud profond des investisseurs venus de Londres, a permis de conclure toutes les modalités pratiques et institutionnelles relatives à l’implantation d’une unité industrielle de transformation de la banane-plantain à Mvangan. Le Conseil régional du Sud, dans son plan de développement local, avait choisi, à l’entame de l’actuelle mandature, de faire de l’agriculture et du secteur forestier ses principaux leviers pour la croissance de cette collectivité territoriale décentralisée. Après le cacao, Emmanuel Mvé Elemva et ses hommes ont jeté leur dévolu sur la banane-plantain qui, jusqu’ici, est cultivée pour des besoins d’alimentation.

Il s’agit maintenant de passer à la vitesse supérieure. Les conventions conclues dans ce sens avec la firme Belwada prévoient une série d’investissements. Ce qui consacre le partenariat public-privé gagnant gagnant. Le président de l’association des acteurs de la filière Banane plantain se réjouis de l’effectivité de la décentralisation dans ce projet. « Vous avez la démonstration une fois de plus que le changement de paradigme est en marche et que la décentralisation n’est pas seulement un slogan mais qu’elle s’applique désormais aussi dans le domaine agro-pastoral », at-il déclaré.

Rappelons que la région du Sud est l’un des principaux bassins de production de la banane plantain. Accessible au Gabon et à la Guinée Équatoriale, elle veut profiter de sa position stratégique pour mieux écouler sa production. Une production améliorée qui par ricochet sera également une niche d’emploi et d’opportunités de toutes natures.

Coopération : Des investisseurs français explorent des opportunités dans le secteur des transports

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Des patrons français du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) séjournent au Cameroun dans le cadre des Journées Economiques Internationales des Communes (JEICOM 2023) qui ont débuté ce jeudi 1er juin 2023. A la veille de cet important rendez-vous d’affaires, ils ont été reçus en audience par le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe. La délégation du sous-groupe « ville durable », conduite par Eric Tchouvenel, a affiché son intérêt pour le développement du secteur des transports camerounais.

« L’objectif de cette rencontre était de présenter au MINT leur savoir-faire et de prospecter les opportunités d’investissements dans les différents sous-secteurs des transports et de la météorologie », rapporte une note du ministère des Transports. Les patrons du sous-groupe « ville durable » constitué de 15 entreprises, vont donc explorer les opportunités d’investissement dans les différents sous-secteurs.

Le ministère pour sa part a dressé un tableau non exhaustif des projets qui nécessitent des investissements à court ou à moyen terme. Il s’agit, dans le secteur ferroviaire, du prolongement du réseau ferroviaire de Ngaoundéré vers le Tchad et la reconstruction de la ligne ferroviaire Douala-Ngaoundéré ; dans le secteur maritime et portuaire, de la construction du port en eau profonde de Limbé et la réhabilitation et la modernisation du port fluvial de Garoua ; dans le secteur aérien, des aménagements des aéroports de Tiko, de Bertoua et de Kribi ; dans le secteur terrestre, de la construction de la plateforme multimodale de Ngaoundéré et de la plateforme logistique moderne et compétitive sur le corridor Bamenda-Enugu, entre autres.

Coopération : La Chine promet 18 000 milliards de FCFA pour le financement de la SND-30

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Le Cameroun est en passe de trouver une partie du financement de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (Snd-30). L’espoir vient de la Chine à travers l’un de ses fonds d’investissement. Silk Road Investment Fund, apprend-on du quotidien à capitaux publics, Cameroon tribune dans sa parution du 30 mai finissant, se propose de s’installer au Cameroun et de mettre à la disposition du pays hôte, un montant initial de 30 milliards de dollars Us. En franc cfa, cela correspond à un peu plus de 18 330 milliards.

 Comparativement aux 88 000 milliards de Fcfa recherchés pour le financement de la Snd-30, cette somme équivaut à 20,8% du montant global de la stratégie. Le directeur général de Silk Road Investment Fund, Zhu Chunyu et le mi- nistre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire(Minepat), Alamine Ousmane May, ont paraphé le 29 mai finissant un mémorandum d’entente relatif à ce financement, en présence secrétaire général des Services du Premier ministre, Séraphin Magloire Fouda.

Selon le Minepat, Alamine Ousmane Mey, la signature de ce mémorandum d’entente est probablement le début d’une démarche concertée entre les parties pour identifier des projets à fort potentiel provenant tant du secteur public comme privé. Cela permettra en sorte que Silk and Road Investment Fund soit dans les prédispositions en fonction de l’intérêt manifesté, à mobiliser les ressources qui sont disponibles, au niveau de la Chine, parce que révèle-t-il, ce Fonds d’investissement est soutenu et appuyé par diverses institutions chinoises, notamment Exximbank, China Development Bank et China Reconstruction Bank.

Source : Defis Actuels n°772 du jeudi 1er juin au 04 juin 2023

Gicam-Ecam: La fusion qui divise

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De rebondissement en rebondissement, la fusion entre le Groupement inter patronal du Cameroun et E-Cam est loin de livrer son épilogue. Pour preuve, les membres de ce patronat ont tenu leur conseil d’administration le 30 mai, malgré l’interdiction pour menaces à l’ordre public du sous-préfet de Douala 1er. Cette interdiction de l’autorité administrative, fait suite à l’ambiance délétère qui prévaut au sein du patronat. Une ambiance qui n’a pas laissé indifférent le président du Gicam. « La gravité de cet instant particulier, induite par des attaques inédites que subit notre groupement depuis plusieurs mois, m’oblige à m’adresser à vous, les souverains de notre commune organisation », a indiqué Célestin Tawamba, dans une mise au point le 30 mai dernier. « Il vous souvient, poursuit-il, de ce que je vous ai récemment indiqué que les Conseils d’administration de E-Cam et du Gicam avaient décidé de fusionner les deux institutions ».

Pour ce faire, ils ont donné leur mandat à leurs présidents respectifs, à l’effet d’élaborer et signer un traité de fusion. Chose qui est faite depuis le 5 avril 2023. Selon Célestin Tawamba, « l’étape de la signature du traité ayant abouti, le conseil d’administration a décidé à la majorité de la poursuite du processus de fusion, et à cet effet, a décidé de fixer au mardi 11 juillet 2023 la date à laquelle vous vous réunirez en Assemblée générale extraordinaire pour statuer sur la fusion », a indiqué le président du Gicam. Sauf que, entretemps, au sein de la maison Gicam, la fusion avec E-Cam ne fait pas l’unanimité. Emmanuel Wafo, le président de la Commission Economie et développement de l’entreprise pense que cette fusion consacre explicitement la mort du Gicam.

LIRE AUSSI : Patronat : La fusion Gicam-Ecam sera examinée au cours d’une assemblée générale le 11 juillet 2023

De manière invariable, précisait-il, la fusion fait référence à une nouvelle centrale patronale, une assemblée générale constitutive, de nouveaux statuts, fusion-création, etc. « Toutes choses qui, selon lui, sont contraires à l’esprit de consolidation de la maison commune qu’est le Gicam ». Bien plus, poursuit-il, en se référant à l’article 26 traitant de la dissolution, cette dernière ne peut être prononcée que par l’assemblée générale extraordinaire. Un point de vue balayé en partie d’un revers de la main, le président du Gicam. La fusion du Gicam avec E-Cam s’inscrit dans le cadre de l’unification du mouvement patronal que j’avais annoncée dès 2017- lors de sa prise de fonction, Ndlr- , présenté comme un objectif essentiel. Naturellement cet argument avait déjà été évoqué par Aline Valérie Mbono. La directrice exécutive du Gicam, s’exprimait au cours d’une interview accordée à la chaîne de télévision Canal 2 international.

Comité des sages

Au sein du Comité des sages du Gicam, la fusion n’a pas laissé indifférence. Deux camps – anti et pro/fusion- sont nés. Pour les premiers, soutenu par le président du Comité des sages, Richard Howe, il faut « surseoir immédiatement toute activité sur le traité de fusion jusqu’à l’exécution à la satisfaction du Comité des sages d’un due diligence par un cabinet compétent pour réassurer les membres du Gicam sur le bien-fondé du dossier ».

LIRE AUSSI : Fusion Gicam-Ecam: Le comité des sages du Gicam s’oppose

Dans une moindre mesure, propose-t-il, « en lieu et place d’une fusion, le président du Gicam doit inviter E-Cam à s’abonner au Gicam et de leur proposer un siège institutionnel au conseil d’administration ». Cette décision, précise le président du Comité des sages dans le procès-verbal issue de leur réunion du 25 mai dernier, a été faite à l’unanimité du comité, constitué de son président, d’Olivier Behle ; Henri Fosso et André Siaka. François A et Mbayen R étaient représentés alors que Paul Fokam et Louis Yinda étaient absents. Toutefois, ils ont été consultés. Dans la foulée, André Siaka, dans une interview, corrobore les dires de son président. L’ancien président du Gicam, non moins ancien directeur général de la société anonyme des brasseries du Cameroun, marque clairement son opposition au traité de fusion. « Il aurait été plus honnête et juste de parler d’un projet de traité de fusion », point de départ d’un processus codifié.

André Siaka condamne également l’amalgame entre les rôles et les pouvoirs du Conseil d’administration, l’Assemblée générale et le Comité des sages du Gicam. « Ni le président, ni le conseil d’administration n’ont compétence pour [dissoudre le Gicam] ». Selon lui cela relève du pouvoir exclusif de l’Assemblée générale extraordinaire des membres, après consultation pour avis de conformité du Comité des sages. Pour le président du Gicam, Célestin Tawamba, les choses doivent être claires. « Le Comité des sages est une instance consultative, composée d’anciens dirigeants du Gicam [présidents et viceprésidents] qui a pour seuls rôles d’apporter à l’exécutif du Gicam, les conseils et éclairages qui lui sont demandés ».

Procès-verbal non conforme

La position du président du Gicam est largement partagée par Henri Fosso. Ce membre du Comité des sages- présent à la réunion du 25 mai dernier-, et par ailleurs président de Fimex international, a réagi après la diffusion du communiqué final du Comité des sages que Défis actuels a relayé dans sa parution du 29 mai dernier.

LIRE AUSSI : Cameroun : De la nécessité de l’équité dans la fusion GICAM-ECAM

Selon lui, lit-on dans sa correspondance en circulation sur les réseaux, il n’a jamais été question de demander au président du Gicam, Célestin Tawamba, de « surseoir immédiatement toute activité sur le traité de fusion signé le 5 avril 2023 entre le Gicam et E-Cam », tel que l’a rendu public le président du Comité des sages, Richard Howe. « Le Comité des sages s’est réuni le 25 mai au siège du Gicam, aux fins d’examiner la fusion en cours avec le mouvement E-Cam. Le procès-verbal qui a suivi et qui circule, n’est ni conforme à nos échanges, ni même en cohérence avec la nature statutaire du Comité des sages, tel qu’il a été pensé lors de sa création. Je ne peux en toute responsabilité, et en mon âme et conscience, valider des délibérations non conformes à la réalité de nos débats », révèle-t-il.

En outre, cet ancien vice-président déclare : « toutefois, je comprends que d’aucuns dans la famille du patronat aient un avis divergent de celui-ci. Je note d’ailleurs, que cette fusion suscite des inquiétudes chez certains. C’est leur droit. Et, c’est le principe même de la démocratie associative. Nous devons respecter le sacro-saint principe du contradictoire dans notre groupement. Prenant en compte certainement ce débat, le président du Comité des sages, Richard Howe, nous a convoqués à une réunion pour requérir nos avis. C’était l’objet de ladite réunion. L’instrumentalisation des résolutions de celle-ci, porte un coup grave à l’image et la posture des sages que nous sommes et que nous devrions être ». Pour conclure, le sage indique que le comité dont il est membre ne saurait se substituer aux organes régulièrement élus du Gicam.

Soupçon d’un troisième mandat

Au-delà du Gicam, d’aucuns, accusent le gouvernement d’avoir manœuvré pour l’aboutissement de la fusion Gicam/EEcam. Pour quel objectif, s’interroge-ton ? Selon des sources au sein du gouvernement, cette fusion « instruite » par le chef du gouvernement a pour but de renforcer le patronat camerounais afin qu’il soit capable de contribuer au développement de l’économie nationale tel que l’indique le Snd-30.

LIRE AUSSI : Patronat. Le Gicam et ECAM se mettent ensemble

Au-délà de toutes ces querelles, soulignons que Célestin Tawamba dont le second mandat à la tête du Gicam est censé s’achever cette année, est soupçonné de vouloir se maintenir à la tête du patronat. En effet, après avoir claqué la porte du Gicam en 2008, à la suite d’un désaccord entre certains membres du Gicam et l’équipe dirigeante d’alors, Célestin Tawamba et Protais Ayagma créent E-Cam et deviennent respectivement président et vice-président. Le premier susmentionné revient à la maison en 2017, directement comme président pour un mandat de 5 ans.

Après son élection, il révise les statuts du Gicam, ramène le mandat à trois ans renouvelable une fois. Il est réélu en 2020. Créé en 1957, le Gicam revendique 1000 adhérents, dont 27 associations professionnelles. Selon ses données ses membres génèrent 75% du chiffre d’affaires des entreprises modernes, contribuent à 74% aux recettes fiscales de l’Etat et comptent près de 200 000 employés.

Source : Defis Actuels n°772 du jeudi 1er juin au 04 juin 2023

Nécrologie : L’ancien ministre Charles Borromée Etoundi est mort

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Un ancien du sérail vient de quitter la scène. Charles Borromée Etoundi, ex ministre d’Etat en charge de l’Education nationale et ancien ministre de la Santé est décédé ce jeudi 1er juin 2023 des suites de maladie, à en croire notre confrère de l’agence « Chine Nouvelle », Félix Cyriaque Ebolé Bola.

Charles Borromée Etoundi fut également proviseur du Lycée Leclerc, et ancien président du Conseil d’administration de l’Hôpital Général de Yaoundé.

Consécration : Le Cameroun siège désormais au conseil exécutif de l’OMS pour un mandat de 3 ans

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Le Cameroun va siéger pour la première fois de son histoire au Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour un mandant d’une durée de trois ans. C’est ce qui ressort de sa participation, sous la conduite du ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, à la 53e session du conseil exécutif de l’OMS, tenue le mercredi 31 mai 2023.

« Le groupe africain qui a choisi le Cameroun pour s’exprimer en son nom a encouragé les Etats Membres à améliorer le niveau de mise en œuvre des évaluations décentralisées prévues dans le plan de travail », rapporte une note d’information de la cellule de Communication du ministère de la Santé Publique.

Le ministre camerounais a en effet été désigné par ses pairs africains pour porter la voix des 47 pays africains membres de l’OMS. Son intervention s’est articulée autour  du rapport de situation annuel sur la mise en œuvre des activités d’évaluation. Malachie Manaouda a ensuite rappelé que la redynamisation du réseau mondial d’évaluation offre une excellente opportunité d’augmenter le nombre de pays membres bénéficiant du renforcement des capacités en évaluation, afin d’élargir encore plus la liste d’experts en évaluation et de conseillers en assurance qualité nécessaires notamment pour la généralisation des évaluations décentralisées.

Enfin, Le groupe africain note que le financement des évaluations par les fonds propres des programmes et projets comme dans d’autres organismes des Nations Unies permettra comme l’indique le rapport, d’augmenter les ressources nécessaires pour les formations, et de renforcer les capacités de l’OMS indispensables en matière de reddition des comptes, en vue de généraliser la culture de la gestion axée sur les résultats à tous les niveaux de l’organisation. En mobilisant des ressources supplémentaires à partir des contributions volontaires, le nombre d’évaluations des stratégies de coopération pays pourra augmenter de manière substantielle en 2024-2025. Ceci permettra de s’assurer que ces dernières restent pertinentes pour la réalisation des objectifs de santé publique fixés par les pays membres.

En terminant son propos, l’émissaire du Cameroun au nom du groupe africain a félicité le bureau des évaluations de l’OMS pour sa participation active aux évaluations conjointes du système des Nations Unies, et a prié le Conseil Exécutif de prendre note dudit rapport, en l’encourageant à la réalisation d’une étude des fonctions d’évaluation permettant de générer l’évidence nécessaire pour améliorer les pratiques de l’organisation en matière d’évaluation.

 APE. Un  plan d’action pour accélérer l’appui financier des entreprises

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Le  comité de pilotage du Dispositif d’Appui à la Compétitivité du Cameroun (DACC), instrument de la mise en œuvre de l’APE annonce une accélération de la démarche auprès des banques afin d’obtenir des financements pour les PME et TPE.

Lancé officiellement le 20 janvier 2020, le Dispositif d’Appui à la Compétitivité du Cameroun (DACC) affiche des résultats mitigés. 16 organisations intermédiaires et 228 entreprises ont déjà reçu l’appui du DACC selon ses propres chiffres. Mais la perception de certains acteurs du secteur privé est que le DACC a mobilisé moins de fonds en direction des entreprises. Car, la structure, ces dernières années, a surtout appuyé les organisations intermédiaires au plan technique.  Cela a consisté notamment à l’élaboration de leurs plans stratégiques, de guides de bonnes pratiques pour la totalité des entreprises d’un secteur ou d’une filière,  des formations de leurs cadres etc. Aujourd’hui, le DACC veut passer à la vitesse supérieure, en accélérant notamment le volet appui financier de son cahier de charges. C’est ce qui ressort de la huitième session du comité de pilotage tenue à Douala il y a quelques jours.

« Les résultats sont moyens mais nous voulons passer à un niveau supérieur d’où le copil de ce jour dont l’objectif est d’avoir des orientations qui permettent de se concentrer sur ces initiatives financières pour permettre aux projets qui ont été bien ficelés d’obtenir l’aval des banquiers », indique Strasfort pedie, coordonnateur du suivi opérationnel du DACC. Plusieurs démarches sont en cours pour atteindre cet objectif fixé pour la fin de cette année.

« Nous avons engagé un dialogue rapproché avec les banques. Nous avons des rencontres qui sont maintenant mensuelles,  et qui vont nous permettre d’accompagner les entreprises et leur permettre de remplir les conditions  exigées par les banques en vue d’obtenir les financements. Nous y travaillons  avec  les entreprises et nous espérons que d’ici la fin d’année nous pourrions avoir les premiers financements » ajoute Strasfort pédie.

  En plus des banques partenaires du projet, le DACC  dit avoir également  sollicité d’autres banques locales qui sont intéressées par les projets portés par les entreprises accompagnées par le DACC. Il faut dire que certains ont parfois plus attendu du DACC l’appui financier. Chantal Lewat, Présidente nationale du Syndicat patronal des industries de l’hôtellerie et du tourisme, souligne l’importance de l’assistance technique. «  Le DACC a d’abord aidé ces entreprises à faire des études, à faire des business plan  afin que ceux-ci soient bancables et réalisables. Quand on prend les choses d’un point de vue global on a l’impression que c’est facile mais maintenant que nous sommes à l’intérieur du copil, je pense qu’on a besoin de beaucoup plus de temps. Parce que parfois nos entreprises ne sont pas assez structurées pour répondre à une certaine déontologie.»

Financé par l’Union Européenne à hauteur 6, 5 milliards de Francs, le DACC est un instrument de mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Économique (APE) Cameroun – Union européenne. Son objectif est d’améliorer la compétitivité de l’économie camerounaise, notamment celle des PME et des TPE. Le DACC se déploie à travers trois composantes : l’appui direct aux entreprises et aux groupements d’entreprise ; le climat des affaires et l’appui au dialogue public-privé ; la normalisation et l’efficacité énergétique.

Le DG des Impôts, Roger Athanase Meyong en visite au Gicam pour consolider le retour à la paix

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Roger Athanase Meyong

Nommé à la tête de la Direction générale des Impôts le 20 mars 2023 par un décret présidentiel en remplacement de Modeste Mopa Fatoing, Roger Athanase Meyong effectuera sa première sortie officielle en tant que nouveau patron de l’administration fiscale camerounaise ce vendredi 2 juin 2023. A l’occasion, il effectuera une visite au siège du Groupement Inter-patronal du Cameroun (Gicam) à Douala, a indiqué le patronat sur son compte Twitter ce mercredi.

Il sera reçu par le président du Gicam, Célestin Tawamba, et les deux hommes se rencontreront ainsi pour la deuxième fois depuis la nomination de Roger Athanase Meyong. Le 27 avril dernier, une délégation du Gicam conduit par son patron a été reçue en audience par le nouveau DG des impôts à Yaoundé. Il s’agissait alors d’une prise de contact entre l’administration fiscale et le patronat au cours de laquelle les préoccupations et les attentes du patronat en matière de fiscalité ont été portées à l’attention du DGI.

« C’est en la faveur de cette volonté commune d’améliorer le climat des affaires au Cameroun que le DGI Monsieur Roger Athanase Meyong a accepté de rencontrer le GICAM préalablement au cadrage budgétaire pour l’année 2024 », avait alors précisé le GICAM au sortir de cette audience.

Ce vendredi 2 juin, Roger Athanase Meyong rendra la politesse aux hommes d’affaires. Cette démarche contribue à un raffermissement des rapports, restés biscornus entre les deux institutions au cours des trois dernières années, sous l’ère de Modeste Mopa.

Les rapports conflictuels entre le fisc et le milieu des affaires étaient davantage nourris par un nombre sans cesse croissant de contentieux fiscaux, les contribuables se plaignant régulièrement d’être victimes de redressements fiscaux abusifs. Ce qui donnait lieu à des contestations auprès des instances compétentes, notamment à la DGI elle-même, mais surtout auprès du comité de recours logé au ministère des Finances. Au cours des dernières années, ce sont en moyenne 800 dossiers par an, qui ont fait l’objet de réformes au niveau du contentieux de premier degré auprès des deux instances.

Le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) et la Direction générale des Impôts (Dgi) ont résolument enterré  la hache de guerre, avec l’arrivée à la tête de l’administration fiscale camerounaise d’un nouveau patron. Les responsables des deux institutions semblent regarder dans la même direction pour une amélioration du climat des affaires, et l’époque où il subsistait des bisbilles entre les deux administrations est révolue.

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Transport : Le gouvernement instruit de nouvelles mesures pour prévenir les accidents routiers pendant les vacances scolaires

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En cette veille du départ des élèves en vacances, le ministère des Transports s’apprête à lancer une campagne spéciale de renforcement des mesures de prévention et de sécurité sur les routes nationales, en vue de limiter les cas d’accidents routiers durant cette période de forte mobilité des personnes et des biens.

Ladite campagne devra durer du 1er juin au 30 septembre 2023, renseigne un communiqué rendu public le 29 mai dernier par le patron du maroquin des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe.

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Les agents du ministère déployés sur le terrain durant cette campagne, devront veiller au : respect de la limitation de vitesse ; le contrôle du certificat de visite technique de véhicule ; l’incitation au port obligatoire de ceinture de sécurité par tous les passagers ; la lutte contre les chevauchements de la ligne continue et les dépassements dangereux ; et la lutte contre la surcharge et le transport clandestin. Ces mesures devront s’appliquer à tous les usagers de la route, et le manquement à celles-ci est passible de sanctions à l’encontre des contrevenants.

« Le ministre des Transports rappelle à l’ensemble des usagers de la route, en particulier aux transporteurs, que la mise en œuvre et le respect strict des mesures de sécurisation optimale des passagers est un impératif », martèle Ngalle Bibehe.

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Il faut souligner que de nombreux cas d’accidents routiers ont été enregistrés au cours des dernières semaines, et les nationales n°1 et n°3 ont été parmi les plus accidentogènes.

Volleyball : les nouveaux staffs techniques prennent le pouvoir

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Les techniciens ont l'onction de Bello Bourdanne

Peter Nonembroich, Blaise Re-niof Mayam, Lavoisier Yende,… sont désormais au travail depuis ce 29 mai 2023. Les nouveaux staffs techniques ont été installés ce 29 mai 2023 dans leurs fonctions par Bello Bourdanne le nouveau président de la Fédération camerounaise de volleyball (Fécavolley). Près d’un mois après leur nomination à la tête des sélections nationales et à la Direction technique nationale de la discipline. Place désormais au travail ; le temps fait défaut. Et aussitôt, les sélections nationales attendues sur la scène internationale sont rentrées en stage ce 30 mai 2023. Jusqu’au 11 juin, les différents staffs techniques feront le premier tri pour progressivement ne garder que les meilleurs éléments devant leur permettre d’atteindre leurs objectifs.

Beaucoup d’espoir sont fondés sur les deux sélections séniors : les dames, triples championnes d’Afrique, accueillent à domicile la 21ème édition des Championnats d’Afrique du 6 au 18 août prochain. Puis les seniors messieurs prendront le relai dès le 26 août au Caire en Egypte pour la même compétition en messieurs. « L’objectif chez les seniors dames et messieurs est de jouer les premiers rôles, à savoir remporter le trophée», a réitéré le président de la Fécavolley. Ces deux sélections ayant conquis depuis des années les cimes du volleyball continental, voire mondial. Mais avant les deux sélections fanion, les U19 dames sont attendues en Croatie pour les Championnats du monde de leur catégorie. Une première pour le Cameroun. Et sans être moins exigeant, le patron de la Fédération ne veut pas non plus jouer les figurants : «nous allons tout faire pour avoir la meilleure sélection possible afin d’avoir la meilleure prestation possible et aller le plus loin possible», assure-t-il.

Pourquoi ramener Nonembroich

A ces techniciens chevronnés, Bello Bourdanne a prescrit la victoire. Et l’homme a des raisons d’y croire : « la qualité de nos effectifs et le niveau affiché lors des Championnats d’Afrique des clubs en Tunisie, nous laisse croire que le volleyball camerounais est voué à un avenir radieux », optimise-t-il. « Autant nous avons des joueurs talentueux et performants, autant nous avons des techniciens chevronnés», agrémente-t-il. A l’occasion, Bello Bourdanne a clarifié es rôles : « je voudrais préciser pour que nul n’en ignore : M. Peter Nonembroich est le manager-sélectionneur des équipes nationales dames et messieurs. En langage clair, c’est lui le boss», a-t-il indiqué. L’Allemand est de retour après avoir quitté le Cameroun en 2015. Un retour que d’aucuns dénoncent comme un « recul ». Bello Bourdanne s’en justifie : « les résultats que le Cameroun a connus en termes de victoires, aux différents Championnats, en grande partie il en est le pionnier car à la base il a encadré les joueurs, il a encadré les entraîneurs. Nous sommes en fin de cycle, il faut recommencer un nouveau cycle et nous avons besoin des expériences positives. C’est pour ça que nous avons fait revenir Peter avec un cahier de charges bien précis ». Convaincu que la mayonnaise prendra facilement avec les entraîneurs nationaux : « Nous avons des entraîneurs nationaux de qualité ; Peter a entraîné certains et donc l’osmose se fera sans problème afin d’avoir de meilleures prestations», croit-il.

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