dimanche, juin 7, 2026
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Les transporteurs disent non au transport pour compte propre

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Ils annoncent une grève dès le 17 octobre 2023, pour demander la suspension du  décret du premier ministre de 2022 qui donne la possibilité aux propriétaires de fret de devenir leur propre transporteur.

Au terme d’une réunion de crise tenue le 9 octobre dernier à Douala, la plateforme des transporteurs du Cameroun, annonce un préavis de grève de 8 jours, à compter de la date de ladite assise.  Ce mouvement vise à réitérer leur protestation contre le Décret No2022/8801 du Premier Ministre signé le 10 octobre 2022, fixant les conditions d’accès aux professions de transporteur routier et d’auxiliaires des transports routiers.  Ils estiment que les dispositions de ce décret favorisent   le transport pour compte propre. Ce qui constitue un frein à leurs activités en même temps qu’il prive l’Etat de recettes importantes.

En effet, ce décret  donne la possibilité aux propriétaires de fret de devenir leur propre transporteur.  « Durant des années transitaires, marketeurs, cimentiers, quincaillers etc….ont exercé dans l’illégalité, en transportant leurs propres marchandises. Ce qui a créé un manque à gagner  aux transporteurs, ayant pour conséquence le difficulté du maintien du prix du transport »,  relève El Hadj Oumarou, Coordonnateur du Bureau de gestion du fret terrestre (Bgft). Les transporteurs soulignent  que le transport  pour compte propre  est exonéré de TVA. Ce qui occasionne un manque à gagner estimé à environ 80 milliards de FCFA pour l’Etat.  Ils avaient déjà souligné ces points,  dans une lettre adressée le 3 novembre 2022 au chef de l’Etat.  Dans ladite correspondance, les leaders syndicaux  affirmaient n’avoir pas été consultés avant l’élaboration de ce décret et demandaient  la relecture du texte du premier ministre. Car pour eux, ces nouvelles dispositions allaient plutôt contribuer à desservir le secteur. 

A leur regret, la tutelle a plutôt pris la décision en février 2023,  d’appliquer le décret malgré les contestations.  Tandis que les transporteurs avaient jusqu’au 10 octobre 2023 pour s’aligner aux nouvelles dispositions, c’est de pied ferme qu’ils disent non. Ils annoncent une grève à compter du 17 octobre 2023 si le décret n’est pas suspendu.  « Parce que nous sommes républicains et nous respectons les institutions, nous donnons un préavis de grève de 8 jours au gouvernement, si rien n’est fait, nous allons purement et simplement cesser les activités pour se faire entendre », a déclaré Pierre Sime, Président national du Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun.

Yaoundé : ruée vers les zones non constructibles

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« C’est peut-être une caricature, cette maison qui est à votre droite, pendant combien de temps peut-elle encore résister aux intempéries ». Ces propos sont du ministre de l’Administration territoriale. Paul Atanga Nji qu’accompagnait son homologue de l’Habitat et du Développement urbain, désigne une maison de plusieurs niveaux perchée sur le flanc d’une colline non loin du lieu du drame de Mbankolo. Nous sommes le 9 octobre courant.
A une vingtaine de mètres de la maison sus-désignée, un autre immeuble de sept niveaux brille par son architecture extraordinaire et sa position. En effet, cette maison dont les murs comptent au plus deux poteaux, s’étend sur une longueur d’au moins une vingtaine. Chose curieuse encore, les linteaux séparant les différents niveaux ont une épaisseur visiblement très réduite. Au-dessus de tout cela, la maison est entourée de petits rochers qui ruissèlent sans cesse d’eau, du moins le temps de notre passage sur le terrain.
Comme cette maison, plusieurs habitations dans ce quartier essentiellement fait d’un relief escarpé auquel s’ajoutent des roches font peur et, présagent des risques d’éboulements, si rien n’est fait. La zone est déclarée non constructible par les pouvoirs publics, cependant, il s’y est développé des constructions à la fois solides –faits par des individus fortunés au regard de leurs investissements- et précaires, en contrebas des collines, pour ces dernières. Vues dehors, ces maisons-solides ou celles fragiles- constituent de véritables dangers et ne tiennent qu’au gré des caprices de la nature surtout en ce temps où les bulletins météorologiques annoncent de fortes précipitations dans la ville.
Le quartier Mbankolo n’est d’ailleurs pas un cas isolé dans la ville aux sept collines. Des maisons sur les flancs ou en contrebas des collines et dans les marécages sont monnaies courantes. Nkolbikok, Tsinga Elobie et Mokolo au lieudit Nyam-chacal dans l’arrondissement de Yaoundé II, Eloumden non loin de Nkolbisson dans l’arrondissement de Yaoundé VII ou après la Chapelle Mvog-Mbi dans l’arrondissement de Yaoundé VI, pour ne citer que ces exemples, sont des zones non constructibles où des habitations se sont développées, au vu et au su des pouvoirs publics. Ces zones à risque, apprend-on, font pourtant partie du domaine public et ne peuvent faire l’objet d’appropriation personnelle, sauf désenclavement préalable.
Si la sensibilisation des populations telle qu’indiquent les pouvoirs publics est loin de porter des fruits, il est peut-être temps de passer à la répression si l’on veut éviter d’autres drames.

Eboulement de terrain de Mbankolo : le jour d’apres

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Entrée du lieudit Nkol-Etam au quartier Mbankolo dans l’arrondissement de Yaoundé Il, le 9 octobre, un jour après le drame survenu la veille. Il est environ 10 heures. Un pick-up du corps national des sapeurs-pompiers sort du quartier, laissant à son passage des tâches de sang humain sur le sol. Sous des pleurs et cris- de détresse- des riverains, il prend la direction de l’hôpital central de Yaoundé, selon des indications révélées quelques minutes plus tard par des éléments des forces de l’ordre.

Non loin de l’entrée sus-évoquée, le portail d’une bâtisse est pris d’assaut par des individus qui tentent, en vain de pénétrer dans la maison. Ils sont retenus par des gendarmes qui y sont postés. Devant cette bâtisse en effet, sont stationnés des véhicules du corps national des sapeurs-pompiers dans lesquels sont déposés des corps sans vie extraits des décombres en contrebas de la maison, avant d’être acheminés à la morgue de l’hôpital central. Selon le bilan officiel, on dénombre une trentaine de morts ( 28), trois disparus, vingt blessés et 57 familles touchées par le drame.

En contrebas de la maison sus-évoquée- qui accueille sinistrés et corps sans vie-, et à perte de vue, des soldats du corps des sapeurs-pompiers et des volontaires, à l’aide des pelles, pioches et machettes, fouillent des décombres. Epaves des toitures, assiettes, congélateurs, planches en lambeaux, animaux morts et végétaux arrachés et emportés par le courant d’eau, entre autres, sont extraits du sol, dans de la boue, dans l’espoir de trouver des corps humains. Il est environ 10 heures 30 minutes. Les chances de retrouver des survivants sous ce décor après plus de 14 heures de temps s’amenuisent, aux dires des secouristes qui ne perdent tout de même pas espoir. La solidarité est de mise, d’aucuns se passent un mégot de cigarette.

Des riverains assis-non loin de la zone de fouille-, pour certains à même un sol totalement mouillé par la pluie de veille et les eaux de l’étang piscicole qui continuent de ruisseler à grands flots, ont des yeux larmoyants. Çà et là, pleurs et marmonnements se font entendre. Une foule de plus en plus nombreuse constituée des riverains, mais aussi des curieux, envahie les lieux au fur et à mesure que le temps passe.

A l’origine du drame, la cession de la digue d’un lac artificiel-étang piscicole- dans la soirée du 8 octobre. Encore visible au niveau qu’a eu lieu la rupture d’énormes morceaux de béton et du fer brisé, ayant cédé sous la pression des eaux des pluies qui se sont abattues sur la ville ce jour-là. Selon des riverains, cet étang date de l’époque coloniale.

A Yaoundé, ce drame survient après un précédent le 27 novembre 2022 au quartier Damas dans l’arrondissement de Yaoundé III. Des pluies torrentielles y avaient causé l’écroulement d’un terrain sur le flanc d’une colline, faisant environ quinze morts. La ville aux sept collines connaît davantage une occupation non contrôlée et rapide des zones dites non-constructibles. A l’origine de ce phénomène, le faible coût du terrain et l’absence du contrôle des autorités.

Fécafoot : snobé par les légalistes, Samuel Eto’o ouvre un nouveau front

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Ceux qui rêvaient de voir Samuel Eto’o être bouté hors de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ce 10 octobre 2023 devront déchanter. L’homme a terminé l’Assemblée générale du Centre d’Excellence de la Confédération africaine de football (CAF) à son poste de président de l’instance. Déjà, le point concernant la constatation de la vacance à la tête de la Fécafoot n’a pas figuré dans l’ordre du jour que les membres de l’instance suprême de gestion du football camerounais ont découvert sur place à Mbankomo. D’ailleurs l’Ag n’était pas extraordinaire, mais avait pas moins de 18 points au menu des travaux.

En revanche, Adolphe Nseke, président de l’Aigle de Nkongsamba, Jérôme Kome Max, président de Dragon de Yaoundé, et Gaspard Owona, président de Renaissance de Ngoumou, ne sont plus membres de l’AG de la Fécafoot. Les trois hommes déjà sous le coup d’une suspension provisoire du Comité exécutif (Comex) de l’instance, ont vu leur sanction être confirmée ce jour. Samuel Eto’o et ses pairs du Comex avaient justifié cette décision par «la violation de leurs obligations visées à l’article 14 alinéas (1k) des statuts de la Fecafoot ». Peu avant, ces hommes avaient tenu une réunion au sujet de l’avenir de la Fécafoot avec Samuel Eto’o. Ce que l’homme fort de Tsinga n’avait pas aimé. Guibaï Gatama qui venait d’être réhabilité comme membre du Comex par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne, après y avoir été éjecté par ses pairs, sur recommandation de leur tête de file, a vu la même sanction lui être infligée. C’est que le délégué de l’Extrême-Nord avait boycotté les travaux du 11 septembre dernier à Garoua, reprochant à la Fécafoot de lui avoir communiqué à l’avance le projet d’ordre du jour tel que le prévoient les textes de la Fécafoot. L’homme avait alors saisi par voie d’huissier la Fécafoot pour leur signifier son intention de ne pas faire le déplacement de Garoua.

A lire aussi: A la Fécafoot, Samuel Eto’o coupe encore quatre têtes

Dans son discours d’ouverture de l’AG de Mbankomo, Samuel Eto’o a tancé d’autres figures de la contestation de sa politique ; notamment les signataires de la lettre ouverte servie le 25 septembre dernier à Gianni Infantino le président de la Fédération internationale de fooball association (Fifa). Le Général Pierre Semnengue (président de la Ligue de football professionnel du Cameroun réhabilité par le TAS), Faustin Domkeu (vice-président de la Lfpc), Henri Njalla Quan (4ème vice-président de la Fécafoot démissionnaire), le capitaine Joseph Feutcheu (membre démissionnaire du Comex), Henri Claude Balla Ongolo (président de l’Association des clubs de football amateur du Cameroun), Abdouraman Hamadou (président d’Etoile filante de Garoua), Pierre Njili Ndengue (ex sélectionneur des Lions indomptables U23) et Guibaï Gatama (membre démissionnaire du Comex), avaient appelé le patron du football mondial à prendre ses responsabilités en arrêtant le nouveau président de la Fécafoot dans sa course folle contre les textes et les acteurs du football camerounais.

Non sans égratigner le Général Semengue qu’il dit avoir « réhabilité » mais qui « s’est fait manipuler » par ceux qui s’opposent à la modernisation du football camerounais. Et de fait, ni Pierre Semengue, ni les suspendus du jour, Guibaï Gatama et les délégués du Nord n’étaient présents. Une absence que Samuel Eto’o n’a pas appréciée. A l’occasion, le patron du football camerounais a reçu le soutien des présents, manifesté par des écharpes portés par tous les participants et portant le message clairement décliné.

Investissement. La BVMAC présente les stratégies de résilience

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Louis Banga Ntolo  a sensibilisé les potentiels investisseurs sur les techniques à développer pour tirer un meilleur profit du marché financier, lors de la semaine de l’investisseur cemac.

 A l’heure où le marché financier sous régional se dynamise davantage, de nombreuses opportunités se présentent aux investisseurs.   Bien plus, ces opportunités  devraient croitre avec l’arrivée des nouveaux types de produits sur le marché. Pour tirer au maximum profit du marché, les investisseurs ou toute personne qui a l’ambition d’investir devrait maîtriser certaines techniques.  

« Selon votre propension à épargne vous pouvez adopter une technique qui vous permet  de vous en sortir sur le marché financier. Vous devez tout d’abord apprendre à épargner,  se fixer des objectifs sur le court et le long terme », explique le Directeur Général de la Bourse des Valeurs Mobilières  de l’Afrique  Centrale (BVMAC). Louis Banga Ntolo a présenté au cours de la semaine de l’investisseur à Douala, des stratégies pour être résilient.

L’une des techniques qu’un investisseur pourrait adopter c’est le trading général.  Cette stratégie repose essentiellement sur l’observation.  « Vous devez vous donner du temps pour voir comment le  marché  fonctionne.  Et vous regardez les produits  qui performent sur le long terme. Et lorsque vous observez que le cycle d’une valeur évolue  positivement, vous mettez votre capital. C’est une méthode pour un investisseur qui ne veut pas se faire accompagner alors, il observe lui-même  les tendances  du marché », précise Louis Banga Ntolo.

 Il y a également  le trading sélectif  qui consiste à miser sur les  valeurs qui affichent généralement de bonnes performances, notamment sur une période de 12 mois au moins. C’est l’élément principal qui permet à l’investisseur de  prendre le risque  et d’avoir confiance en cette valeur. 

Une autre  stratégie présentée par le DG de la BVMAC c’est le buy low sell high.  Il s’agit d’acheter des produits  mobiliers quand leurs prix  sont au plus bas, pour ensuite les transiger.  La règle est de ne pas investir tant que la valeur n’est pas à son plus bas niveau. Seulement,  cette stratégie  a  pour  limite qu’elle repose sur l’intuition.

 Diverses autres stratégies ont été développées par Louis Banga Ntolo.  Mais  chaque investisseur, précise-t-il, devrait faire le choix en fonction de son portefeuille et de  sa volonté d’être accompagné par des experts ou non.

Ramassage des ordures à Yaoundé : Situation alarmante à deux mois de fin du contrat entre Hysacam et la CUY

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Luc Messi Atangana, édile de la mairie de la ville, a décidé d’ouvrir le marché à d’autres prestataires.

« Nous sommes à la recherche d’entreprises compétentes, dotées de capacités matérielles et financières, mais aussi de personnels qualifiés…. Tant qu’on n’aura pas d’entreprises d’un certain niveau, on croira toujours que le déchet est un déchet, pourtant c’est une ressource qui, bien exploitée, peut créer des emplois et des revenus » a indiqué Marie Solange Mbang, directeur de l’urbanisme, de l’architecture et du cadre de vie à la mairie de la ville de Yaoundé.

C’était au cours d’une réunion, récemment tenue entre Luc Messi Atangana, Maire de la ville de Yaoundé et les maires de la ville de Yaoundé. Selon l’appel à candidature lancé par l’édile de la mairie de la ville de Yaoundé, il s’agit de débarrasser la capitale camerounaise des 3 000 tonnes d’ordures ménagères produites chaque jour.

Ledit dossier d’appel d’offres est en cours d’élaboration et la société Hysacam et salubrité du Cameroun (Hysacam), principal acteur privé de gestion des déchets du Cameroun pourra aussi soumissionner, bien que son contrat avec la mairie de la ville arrive à expiration dès le 31 décembre 2023.

Selon les chiffres officiels, sur les 3 000 tonnes de déchets quotidiennement produites dans la ville de Yaoundé, seules 1 200 tonnes sont ramassées par l’entreprise Hysacam, suivant le contrat de 2019. Malgré l’arrivée récente d’un nouveau prestataire (Thychlof), la situation du ramassage d’ordures ne s’est pas beaucoup améliorée à Yaoundé.

Pour mémoire, Luc Messi Atangana, avait décidé de sélectionner des opérateurs de la collecte des ordures dans la capitale par appel à concurrence. C’était à l’issue d’une réunion tenue le 22 septembre 2023, avec les maires des communes d’arrondissement et les acteurs de la filière à l’hôtel de ville.

Les acteurs actuels, dont les contrats arrivent à expiration le 31 décembre 2023, avaient la possibilité de présenter les meilleures offres pour rester sur le marché. Il s’agit des collecteurs Hysacam et Thychlof Sarl et les bureaux de contrôle Sitram et Era-Cameroun.

Genie civil. Plus de 10 000 personnes formées par le groupe Sika

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Présent au Cameroun depuis 2016, ce partenaire de la BSTP offre des formations aux étudiants, entreprises et  particuliers afin de leur permettre d’avoir une part de son expertise reconnue au plan mondial et au Cameroun où le groupe revendique la participation à au moins 5% des constructions.

 A l’exemple des entreprises membres de la Bourse de sous-traitance et de partenariat, diverses entreprises bénéficient au quotidien des formations offertes par le groupe Sika.  Des ingénieurs, des architectes, des écoles  mais aussi des particuliers grâce à des cours en ligne sont régulièrement formés par l’académie du groupe. La force de Sika, entreprise existant depuis les années 1930 est qu’elle est mondialement reconnue pour les solutions d’étanchéité. Mais pas que.  « C‘est vrai, nous sommes leader pour les solutions  d’étanchéité,  mais nous proposons aussi des produits pour protéger les constructions. Par exemple pour les peintures. Depuis 2016, nous avons formé  plus de 10 000 personnes », affirme Audrey Entcheu, DG Sika Cameroun.

 Ce chiffre compte depuis 2016, date à laquelle le groupe a démarré ses activités au Cameroun.  Après quelques années sur le territoire national depuis lequel le groupe couvre aussi la zone Cemac, Sika fait face à la contrefaçon.  Un des axes inclus dans la formation. « Pour une bonne construction  il faut le bon architecte,  le bon ingénieur, et il faut de bons produits.  En fait c’est la combinaison  des trois qui permet d’avoir un bâtiment solide. Mais on  se rend compte aussi qu’aujourd’hui souvent les personnes qui construisent des immeubles, n’ont pas l’ensemble des  informations. Pourquoi ? Parce qu’on peut acheter le produit Sika et on  n’a pas le bon produit.  Donc on est victime de la contrefaçon  et ces personnes ont tendance à diluer les produits. D’où  la bonne utilisation que nous inculquons à nos apprenants ».

  A date, l’entreprise revendique une présence mesurable sur le marché local avec notamment une participation aux projets structurants. Sika a travaillé sur le pont du wouri, la construction  du grand mall et  est actuellement  engagé sur le barrage de Nachtigal.  « Nous travaillons avec l’ensemble  des cimenteries locales. Parce qu’en plus des produits  d’étanchéité,  on propose également  aux cimenteries  des produits  pour leur permettre  de fabriquer un ciment plus solide et pouvoir diminuer la consommation de l’énergie électrique », souligne Audrey Entcheu

 Au moins 5% des  constructions au Cameroun contiennent des produits Sika, affirme son management.

Constructions durables : plus de 20 PME et PMI formées

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 Des entreprises du domaine du génie civil ont bénéficié d’un renforcement de leurs compétences à Douala grâce à un partenariat entre la Bourse de sous-traitance et le groupe Sika,  leader mondial en solution d’étanchéité.

 Des Petites et Moyennes Entreprises et Petites et Moyennes Industries membres de  la Bourse de Sous-Traitance et de Partenariat du Cameroun (BSTP) viennent de bénéficier d’un séminaire de formation  à Douala. Ladite formation concernait les PME/PMI  du secteur des Génie-civil membres de la BSTP. Elles étaient plus d’une vingtaine à suivre  cette formation qui portait sur le « Système innovant d’étanchéité en infrastructures et superstructures des ouvrages de génie civil ».

Encore appelé waterproofing,  le système innovant d’étanchéité a pour but d’empêcher la pénétration de l’eau dans un ouvrage. Elle peut aussi empêcher le passage de la vapeur d’eau. Une problématique importante au moment où la qualité des constructions est pointée du doigt comme l’un des facteurs pouvant favoriser l’effondrement  d’une construction. En dehors  du risque d’effondrement, une mauvaise gestion d’eau dans une construction, a selon des experts des conséquences sur la santé de leurs occupants. 

La formation était dispensée par un partenaire de la BSTP, le Groupe Sika leader mondial en solution d’étanchéité. En activités depuis plus de 100 ans, il est présent dans 101 pays à travers le monde et est installé au Cameroun depuis 2016. Il était question lors de ce séminaire tenu le 04 octobre dernier, de donner des outils  à ces PME/PMI pour réaliser des ouvrages solides.  Notamment pour protéger les structures en béton contre une pénétration excessive des eaux (de pluie, du sol, agressives ou non). Cela est plus important pour les ouvrages de Génie civil, qui doivent durer longtemps, par exemple plus de 100 ans pour un pont, un viaduc, un tunnel…

 Cette formation offerte gratuitement par la BSTP et son partenaire Sika cadre avec ses missions.  Car, la Bourse de Sous-Traitance et de Partenariat du Cameroun  a pour mission de développer les relations d’affaires et améliorer la compétitivité des entreprises manufacturières afin de favoriser l’essor de l’économie. Le principal objectif de la BSTP est de fournir aux entreprises locales manufacturières les outils et les services qui amélioreront leurs performances, pratiques et leur permettraient d’accéder aux marches de sous-traitance industrielle. 

 La bourse compte à ce jour plus de  700 PME et PMI dont  26% du secteur du Génie-civil.

Réaction

Evariste YAMENI, Directeur exécutif  BSTP-CMR 

 « Nos PME/PMI doivent réaliser des prestations qui résistent aux intempéries »

« La Bourse de sous-traitance et de Partenariat du Cameroun n’est pas étrangère à l’actualité en cours dans notre pays avec les multiples effondrements d’immeubles. De nombreux experts pointent entre autre raisons de ces sinistres des défauts imputables à l’étanchéité. Nous sommes conscients que plusieurs de ces ouvrages qui s’écroulent sont pensés et réalisés par nos architectes, nos ingénieurs de génie civil et par nos PME.  Il était de bon aloi pour la BSTP de penser à une solution pour limiter les dégâts et contribuer à notre manière au renforcement des capacités des PME/PMI du secteur du Génie-civil sur l’importance du respect des normes de construction et davantage des solutions d’étanchéité. Nous avons donc retenu pour cette formation des promoteurs des PME du Génie civil, des ingénieurs de génie civil, des architectes. Le séminaire de formation vise principalement à permettre à l’avenir, aux PME/PMI du secteur du génie civil de réaliser des prestations durables qui résistent au temps et aux intempéries. Le choix du partenaire, en l’occurrence  Sika qui est leader mondial dans le domaine de l’étanchéité n’est pas anodin.  Grâce à l’expertise de ce grand groupe dans la formation et la proposition des solutions innovantes, son expertise dans le secteur de la construction des ouvrages et dans plusieurs autres secteurs, les participants seront assez outillés sur les outils et méthodes nécessaires pour prévenir et résoudre les problèmes d’étanchéité. D’autres formations seront organisées pour permettre aux PME/PMI membres de notre organisation et évoluant dans d’autres secteurs de se mettre à jour et être encore plus compétitif sur le marché des prestations des travaux de sous-traitance. »

Couverture santé universelle : les personnes sous dialyse vont faire des économies de 505 000 FCFA chaque année

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1 052 849 personnes définitivement enrôlées

Six mois après son lancement officiel le 12 avril 2023 dans la région de l’Est, la CSU compte 1 052 849 personnes définitivement enrôlées.

Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique (Minsante) a fait le point de l’opérationnalisation de la Couverture santé universelle (CSU) au Cameroun, six mois après son lancement. C’était le mercredi 4 octobre 2023 à Yaoundé.

De son échange avec la presse, le membre du gouvernement a relevé plusieurs difficultés liées à l’implémentation de ce projet. Il a entre autres mentionné : l’insuffisance des ressources financières pour la mise en œuvre de certaines activités de suivi; les difficultés de respect du plan de décaissement élaborées par le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze.

Outre le timide démarrage de certaines régions dans le processus d’enrôlement, Manaouda Malachie a aussi évoqué l’absence de documents administratifs ; le non-respect de l’offre de soins et services initialement annoncés ; l’utilisation d’un personnel de santé non qualifié ; un plateau technique obsolète entre autres.

Les bons points

Six mois après son lancement officiel le 12 avril 2023 dans la région de l’Est, la CSU compte 1 052 849 personnes définitivement enrôlées. Selon les chiffres donnés par le Minsante, l’on compte 1 684 720 personnes pré-enrôlées ; 1 052 849 personnes définitivement enrôlées. L’on apprend aussi des chiffres de Manaouda Malachie que 98% des personnes sous dialyse ayant déjà payé les 15 000 FCFA annuels requis pour bénéficier de prestations gratuites sur toute l’année.

Autres bons points, les personnes sous dialyse constituent selon le gouvernement, une cible de cette CSU qui leur permet de faire une économie de 505 000 FCFA qu’il fallait débourser pour des séances durant l’année. « Avec un chèque santé de 6 000 FCFA payé, les femmes enceintes sont prises en charge lors des consultations prénatales, de l’accouchement, même en cas de complication ou de césarienne, ainsi que son nouveau-né jusqu’à ses 42 jours de vie » a indiqué le Minsante.

Outre les enfants âgés de 0 à 5 ans qui doivent bénéficier de consultations gratuites pour toutes les maladies et du traitement de paludisme simple ou grave, les personnes vivant avec le VIH/Sida, la tuberculose verront également leur traitement pris en charge.

Eboulement de Mbankolo : Les premières victimes identifiées

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Les heures passent, la liste des victimes de l’éboulement de terrain de Mbankolo s’allonge. Les pompiers parlaient ‘une quarantaine de morts et disparus aux environs de 11h. Beaucoup de blessés se retrouvent au Centre des urgences de Yaoundé (Cury) depuis la nuit. Plus le temps passe, il devient difficile pour le secours de retrouver des survivants. Une dame interviewée par la Crtv, la télévision nationale du Cameroun, se souvient simplement que « la maison s’est écroulée sur nous». Plus rien.

Mais les morts restent à identifier. Avec le concours des riverains, des rescapés et témoins, une première liste de morts circule. La rédaction la publie pour des nécessités d’utilité publique.

Les premières victimes identifiées

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