vendredi, juin 5, 2026
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Parlement: Paul Biya reconduit Niat et Cavaye Djibril

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Au parlement camerounais,on prend les mêmes et on recommence. Marcel Niat Njifenji a été l’unique candidat en live et a été réélu. Sauvant ainsi un fauteuil qui lui échappait presque, du fait de la persistance de sa maladie. Le président de la Chambre haute du parlement avait été évacué en France où il a suivi des soins de haute facture des.mois durant. Mais revenu au pays en fin de semaine dernière, le vieillard de 90 ans a dû reprendre un lit d’hôpital à Yaoundé. Du coup, le pronostic de sa non reconduction était engagé. Mais l’homme est resté le choix du sommet de son parti, et donc de Paul Biya.

Avant le Sénat, il y a eu l’Assemblée nationale. Ici, Cavaye Yeguie Djibril est passé sans challenge. Pour la 32ème fois sans discontinuité. L’élu du Mayo Sava était lui-même sur un siège éjectable tant l’homme qui est au perchoir de l’Assemblée nationale depuis 1992 a présenté une santé précaire ces derniers temps, en plus d’être devenu un homme un peu rebelle, n’hésitant pas à poser des actes pour s’affranchir deu joug du palais présidentiel. Mais Paul Biya l’a maintenu au poste.

A lire aussi: Parlement : Biya a fait ses choix

Cette élection, le parlement camerounais peut retrouver vie. Depuis le début de la session parlementaire, sénateurs et députés se tournent les pouces. Après l’ouverture de la session il y a deux semaines, l’on était suspendu aux élections qui devaient permettre aux bureaux d’âge de prendre le relai. Désormais c’est chose faite. Avec la convocation des parlementaires du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir et à la majorité obèse dans les deux chambres, les signaux étaient clairs. Paul Biya, président du parti, avait pris sa décision. C’est une tradition : à chaque session de mars les parlementaires du RDPC sont convoqués pour recevoir a position du parti sur la composition du bureau et jne fois en salle d’élection, le sommet du parti envoie par pli fermé le nom du candidat du parti.

Parlement : Paul Biya a désigné les présidents

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Paul Biya s'est finalement décidé

Les noms des présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale seront connus ce jour. Les signaux sont clairs. Dans un communiqué rendu public hier 221 mars 2024, Jean Nkuété le secrétaire général du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), convoque les députés et sénateurs de son parti « à des séances des travail qui se tiendront le vendredi 22 mars 2024 au Palais des Congrès». Le patron de l’administration du parti au pouvoir commencera par les députés à 10h. Une séance plénière étant prévue à la Chambre basse à 11h30. Les sénateurs, eux, seront reçus à 11h.

Les signaux sont clairs : les présidents des deux chambres du parlement seront élus ce jour. C’est une tradition. L’élection au parlement est toujours précédée d’une rencontre entre le secrétariat général du Rdpc, parti à la majorité obèse, et ses élus. C’est à cette occasion que la consigne du parti est donnée. Au sujet non seulement du parti, mais de la part à réserver aux autres partis représentés dans la chambre en question, puisque la loi prévoit que tous les partis représentés soient membres du bureau. Mais le nom du candidat désigné par le sommet du Rdpc n’est généralement connu qu’en salle, lorsque les hostilités commencent. Le secrétariat général envoie un pli fermé à un des siens, qui devra l’ouvrir séance tenante et communiquer le nom du candidat du parti.

Depuis le début de la session de mars, celle au cours de laquelle est renouvelé le bureau, l’on est resté à l’ouverture puisque les bureaux n’ont pas été renouvelés. Marcel Niat Njifenji le président sortant du Sénat, est coincé par la maladie. Revenu de son évacuation sanitaire en Europe, l’homme aux affaires depuis 2013, a une nouvelle fois retrouvé un lit d’hôpital. Ce qui bloquait le fonctionnement du Sénat et même de l’Assemblée nationale, tant les cartes sont distribuées par Paul Biya lui-même. Entre temps, Cavaye Yeguie Djibril, le président de l’Assemblée nationale, non seulement est déclaré malade ces derniers temps, mais s’illustre de plus en plus par une rébellion ouverte vis-à-vis du détenteur du pouvoir central, doublé de sa gestion décriée de l’Assemblé nationale. Un changement à la tête de l’une des deux chambres induirait un rabattement des cartes aux niveaux de toutes les institutions du sommet de l’Etat. Paul Biya a-t-il finalement décidé de changer de têtes ? L’on en saura un peu plus ce jour.

Banques: L’Etat va privatiser la majorité de ses actions à la CBC

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La Commercial Bank Cameroon (CBC) va partiellement quitter le giron de l’Etat. Au plus tard en juin 2024, l’actionnariat de cet établissement de crédits que contrôle l’Etat du Cameroun avec 98% des parts, va être en partie cédé à un repreneur stratégique. C’est du moins les projections qui figurent dans un communiqué signé récemment par le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze. «Les offres fermes de repreneurs potentiels sont attendues dans les prochaines semaines par le ministre des finances. Ce processus de sélection d’un repreneur stratégique devrait aboutir à la signature d’un accord de rachat d’ici la fin du 1er semestre 2024», précise ledit document. Cependant, dans sa correspondance, Le Minfi n’a pas donné de détails concernant la proportion des actions que l’Etat souhaite céder .

Toutefois, d’après nos confrères d’EcoMatin, « la clause de désengagement contenue dans le plan de restructuration prévoit en effet que 51% des parts soient revendus à un partenaire de référence, 30% placés à la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique Centrale (Bvmac) basée à Douala, et l’Etat du Cameroun ne conserverait que 17%. Les 2% restants appartiennent à la compagnie d’assurance Allianz Cameroun». Dans le cadre de cette opération, qui doit au préalable être validée par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), via la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac), le Cameroun sera accompagné par Rothschild & Co, expert mondial indépendant du conseil financier.

La reconfiguration de l’actionnariat de la CBC est la dernière étape d’un processus de restructuration entamé en 2018. Créée en Novembre 1997, la banque a connu de nombreuses difficultés notamment, le non-respect des ratios prudentiels et à la dilapidation des fonds propres qui ont motivé son placement sous administration provisoire entre 2009 et 2016. Fort heureusement, elle a été sauvée de justesse par l’Etat du Cameroun, qui en est devenu le principal actionnaire après avoir injecté 12 milliards de FCFA dans son capital. Après avoir porté ses fonds propres à 23 milliards de FCFA en 2020, l’État a décidé de céder plus de la moitié de ses actions. Pour ce faire, Il a entamé en mars 2020, une opération dont le but était de garantir son retrait partiel du capital de la banque.

Le futur actionnaire majoritaire va reprendre une institution financière qui jouit d’une solide santé financière. Selon les données du marché bancaire consultées en 2022, l’encours de dépôt de la Commercial Bank Cameroon s’élève à 339,7 milliard de F au 31 juillet 2022. Sur le marché des crédits, elle occupe la 5e place en 2022, avec un encours de crédits consolidé de 370 milliards de FCFA. Au cours de la période sous-revue, la banque que dirige Léandre Djummo a enregistré un total bilan de 581 milliards de FCFA, en hausse de 50,3 milliards par rapport à 2021 et un bénéfice de 5,1 milliards de FCFA.

Télécommunications: Les 5 mesures du gouvernement face aux perturbations d’internet

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Loin des objectifs des caméras, Minette Libom Li Lilkeng, ministre des Postes et Télécommunications s’est entretenue pendant près de 5 heures dans ses services avec les opérateurs de communications électroniques. C’est aux alentours de 18h que le membre du gouvernement s’est présenté face à la presse, un bout de papier à la main. La lecture des premières lignes a permis à l’auditoire de se rendre compte que ce document contenait les mesures palliatives que va mettre en place le gouvernement pour atténuer les perturbations d’internet, survenues la semaine dernière, après la rupture des câbles sous-marins sur la côte ouest-africaine (Wacs, Sat-3, Main One).

De son discours l’on retient 5 principales mesures. Tout d’abord l’augmentation en urgence des capacités internet sur le câble Sail de 70 Giga Bytes/s au jour de l’incident à 170 Giga Bytes/s déjà réalisés aujourd’hui, à 370 Giga Bytes/s dans une semaine et plus tard à 500 Gyga Bytes/s. Minette Libom Li Likeng a également prescrit la restitution du crédit data non consommé par les clients à la suite de cet incident ; le renforcement de la mutualisation des infrastructures actives et passives ; le renforcement du cache local afin de sauvegarder le maximum d’information en local pour atténuer les effets des futurs incidents de même nature ; la diversification des voies d’accès à l’international avec des voies de redondances satellitaires ; et enfin, la réalisation d’un audit indépendant des réseaux des opérateurs de bout en bout, en commençant par les réseaux à fibre optique et puis radio.

La mise en œuvre de ces différentes mesures a été placée sous la surveillance de l’Agence de régulation des Télécommunications qui devra dans ce sens, «rendre compte de manière hebdomadaire jusqu’à la réhabilitation des liaisons sous-marines et au rétablissement des services de communication électroniques».

Pour mémoire, l’accès à l’internet est perturbé au Cameroun, depuis la matinée du 14 mars 2024 . Dans un communiqué rendu public ce même jour, l’Association des opérateurs de téléphonie mobile indiquait que ces perturbations sont consécutives à des « incidents majeurs » sur trois câbles sous-marins (WACS, SAT3 et MainOne). Le Cameroun est connecté à deux de ces trois câbles. Il s’agit notamment du WACS, dont le point d’atterrissement est à Limbé, dans la région du Sud-Ouest, et du SAT3, qui atterrit à Douala, la capitale économique du pays.Selon l’Autorité nationale des communications du Ghana (NCA), la réparation complète des différents câbles sous-marins endommagés pourrait prendre jusqu’à cinq semaines. Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour les millions d’utilisateurs d’internet touchés par cette panne au Bénin, au Togo, au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Liberia, au Burkina Faso, au Cameroun, au Gabon, au Niger et au Nigeria.

Théophile Abega Moussa, enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique: «La boucle internet locale peut être une alternative fiable aux câbles sous-marins »

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Depuis le 14 mars dernier, la fourniture du service internet connaît des perturbations au Cameroun. L’on parle de l’endommagement des câbles Wacs, Sat3 et Main one. Concrètement de quoi est- il question ?

Je vous remercie de me recevoir. Le 14 mars 2023, trois câbles sous-marins majeurs ont été endommagés : WACS, SAT-3 et MainOne. Ces câbles sont responsables du transport de la majeure partie du trafic internet international au Cameroun. L’endommagement simultané de ces trois câbles a entraîné d’importantes perturbations dans la fourniture d’Internet dans les pays de la côte ouest de l’Afrique, notamment, le Nigeria, le Togo, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, qui ont été fortement touchés. Les perturbations ont touché l’ensemble du territoire camerounais, avec des intensités variables selon les régions. Les vitesses de connexion internet ont été considérablement réduites, rendant difficile l’utilisation de certains services en ligne, et des coupures internet complètes ont été observées dans certaines zones. Ces perturbations ont eu un impact négatif sur l’économie camerounaise, en particulier sur les entreprises qui dépendent d’Internet pour leurs activités. Il est indéniable qu’aujourd’hui, toute entreprise sérieuse est utilisatrice d’Internet.

Selon vous qu’est ce qui est à l’origine de ce problème ?

A ce jour, les causes exactes de l’endommagement des trois câbles sous-marins ne sont pas encore déterminées. Cependant, plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de ces incidents. Les câbles sous-marins sont exposés aux conditions météorologiques extrêmes, telles que les tempêtes et les tsunamis, qui peuvent les endommager. Des navires peuvent accidentellement accrocher les câbles sous-marins avec leurs ancres, ce qui peut les sectionner ou les endommager gravement. Des travaux de construction sous-marins ou d’autres activités humaines peuvent également endommager les câbles. Bien que moins probable, le sabotage ne peut être écarté. Des actes de vandalisme ou des attaques intentionnelles peuvent également être à l’origine de l’endommagement des câbles. Des enquêtes sont en cours pour déterminer les causes exactes des incidents du 14 mars 2024.

Est-il possible d’éviter ce genre d’incident à l’avenir ?
Les câbles sous-marins sont des infrastructures critiques, mais ils sont également vulnérables aux dommages causés par divers facteurs. Il est difficile d’éviter complètement ce type d’incident, mais des mesures peuvent être prises pour en réduire la probabilité et l’impact. Nous parlons des câbles sous-marins, enfouis dans le sol marin, où la seule activité humaine serait le passage de navires ou des travaux temporaires. Il est possible de réduire le risque d’incidents impliquant des câbles sous-marins en prenant des mesures préventives et en améliorant la coordination internationale. Cependant, il est important de rester conscient du fait que ces incidents ne peuvent jamais être complètement évités. Les différents consortia, fournisseur d’Internet en Afrique connaissent les mesures qu’ils peuvent prendre. Par exemple : Le renforcement de la protection des câbles par l’Installation de protections physiques pour les câbles, comme des enrochements ou des pipelines, l’utilisation de matériaux plus résistants pour les câbles ou encore la mise place de systèmes de surveillance pour détecter les intrusions et les actes de vandalisme. L’amélioration de la coordination internationale entre les pays pour partager les informations et les meilleures pratiques en matière de sécurité des câbles sous-marins et la mise en place de mécanismes de réponse aux incidents et de gestion des crises. Mais nous parlons d’un câble qui parcours des milliers de kilomètre, mettre en place ces mesures demanderai d’énormes investissements.

Des solutions locales de fourniture du service Internet sont-elles envisageables, si oui lesquelles ?

Je ne sais pas où se trouve la boucle internet locale, qui est une superbe solution à ce type d’incident. C’est une solution prometteuse pour réduire la dépendance vis-à-vis des câbles sous-marins et améliorer la résilience du réseau internet national. La boucle internet locale est un réseau internet autonome qui relie les villes et les régions d’un pays en utilisant des infrastructures terrestres, comme la fibre optique. Ce type d’infrastructure est moins vulnérable aux dommages causés par les incidents en mer et peut fournir une alternative fiable aux câbles sous-marins.Cependant, en cas de rupture de câble dans le domaine international: Les opérateurs de télécommunications et les autorités nationales doivent avoir des plans de contingence en place pour gérer les interruptions de service causées par des dommages aux câbles sous-marins. Activation des plans de contingence. CAMTEL peut rediriger le trafic internet vers d’autres câbles sous-marins ou vers des infrastructures alternatives, comme les satellites ou les liaisons terrestres. Nous avons le SAIL qui peut aider à réduire la congestion sur les câbles restants et à maintenir la connectivité internet pour les utilisateurs.

Quelles sont les solutions que vous proposez contourner ce genre de problème à la longue ?

Le câble à fibre optique constitue la principale infrastructure de transport des données (Internet) au Cameroun. En cas de rupture du câble, nous sommes tous privés de connexion. Pour l’instant, il n’existe pas de solutions alternatives. Cependant, cette situation met en lumière l’existence de deux stations terriennes abandonnées à Douala-Bepanda et à Yaoundé-Zamengoue. Il est nécessaire que les autorités publiques diversifient l’infrastructure de transport Internet.
Sur le plan économique, il y a eu un manque à gagner. Les entreprises qui dépendent d’internet pour leurs activités, comme les commerces en ligne, les services de tourisme et les plateformes de transport comme Yango, peuvent subir des pertes de revenus importantes en cas de coupure d’internet. Les banques sont particulièrement dépendantes d’internet pour leurs opérations quotidiennes. En cas de coupure, les clients ne pourront pas accéder à leurs comptes bancaires en ligne, effectuer des transactions ou payer des factures. Les Distributeurs automatiques de billets peuvent ne pas fonctionner, ce qui peut empêcher les clients de retirer de l’argent liquide. Les terminaux de paiement électroniques (TPE) dans les supermarchés peuvent ne plus fonctionner, ce qui peut empêcher les clients de payer leurs achats par carte. Les virements et les transferts d’argent en ligne peuvent être retardés ou annulés (western union, Express exchange etc).
Les travailleurs indépendants qui utilisent internet pour se connecter à leurs clients et pour effectuer leur travail peuvent également être affectés. C’est le cas des rédacteurs web, les développeurs d’applications, les professeurs en ligne ou encore les vendeurs en ligne.

TIC: les coûts économiques du faible débit internet

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Presque tous les secteurs sont touchés. Les structures privées comme publiques connaissent des lenteurs du service, voire interruption de l’activité à cause de la perturbation de la fourniture du service internet au Cameroun depuis le 14 mars dernier.
Dans un communiqué publié le 15 mars dernier, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, informe les usagers des services fiscaux que le délai de déclaration et de paiement des impôts et taxes mensuels, fixé au 15 de chaque mois, est prorogé au 22 mars pour le compte dudit mois.
Ce report, explique-t-il, fait suite aux perturbations de la connexion internet intervenues ces derniers jours. Celles-ci ont rendu difficile le service pour de nombreux usagers qui souhaitent s’acquitter de leurs obligations fiscales dans les délais impartis.
Ces usagers vont donc bénéficier de sept jours supplémentaires en raison des désagréments afin d’éviter de pertes colossales de recettes à l’Etat pour ce qui est du recouvrement du mois en cours.
Dans le même sens, le directeur général de la Caisse nationale de Prévoyance sociale (CNPS) porte à l’attention de tous les employeurs qu’en raison de fortes perturbations de la connexion internet intervenues ces derniers jours, le délai de déclaration et paiement des cotisations sociales régulièrement fixé au 15 du mois est prorogé au 25 pour le compte du mois courant.
Le ministère des Marchés publics en pleine innovation dans la passation en ligne des marchés n’a pas été épargné par les dommages causés par la perturbation du réseau internet. On s’y plaint des difficultés dans la passation des marchés, notamment via la plateforme Cameroon Online e-Procurement System (COLEPS).
Secteur privé
De plein fouet, le secteur privé subit également l’impact de la perturbation du réseau internet. Selon l’entrepreneur digital, Daniel Richard Ndieh, les créateurs des contenus sur internet essuient de grosses pertes. « Nous ne pouvons plus travailler avec fluidité. L’ergonomie de nos médias en ligne est en chute libre parce que le débit est lent voire quasi inexistant. Pour nous qui travaillons avec de gros volumes de données, nous sommes gravement touchés. Nous ne pouvons plus facilement publier des contenus comme nous le faisions avant. Nous pouvons passer toute une journée sans que le réseau internet ne soit rétabli », déplore-t-il.
Pour Lilian Nkada, responsable d’une start-up de production des contenus audiovisuels, son entreprise a pris un coup. « Nous recevons péniblement les travaux de nos clients. Dimanche dernier, nous devions livrer un spot en France, nous n’avons malheureusement pas pu ». Même son de cloche pour Sherif Soultan, journaliste littéraire et co-fondateur du média digital littéraire « Café des mots ». « Le 14 mars dernier, j’avais terminé le montage d’un reportage que je devais immédiatement publier sur les plateformes digitales. Quelle n’a pas été ma surprise de constater que des heures après mon travail n’était pas en ligne. J’étais contraint de le republier plus tard ».
Le domaine du commerce en ligne, indique le tenancier d’une plateforme de e-commerce, connaît de pires moments. « Je poste des articles sur mon profil et lorsque je regarde plus tard, très peu de personnes en ont consulté. Depuis trois jours mes commandes ont chuté », se plaint Christine T.
Pour les tenanciers de secrétariats bureautiques, l’heure est à la survie. Impossible d’avancer dans le travail, renseigne l’un d’eux, basé au quartier Etoudi, dans l’arrondissement de Yaoundé I. « Mes clients ne parviennent pas à télécharger des documents lourds ou à envoyer des fichiers », renseigne-t-il. Même le secteur de la Finance connaît des moments difficiles. Ce milieu dont le travail est largement dépendant de la connexion internet, indiquent ses acteurs, tourne au ralenti.
Moyens du bord
Bon gré mal gré, ces entrepreneurs usent des moyens du bord pour subsister. « Nous avons des délais à tenir. Tant bien que mal, nous essayons de satisfaire nos clients. Je travaille avec trois modems -Camtel, Orange et MTN- dès que le débit d’un réseau dérange je bascule directement vers un autre. Les médias nous ont accompagnés en faisant large écho de cette situation. Cela a contribué à sensibiliser certains clients qui ont finalement compris que le problème ne venait pas de nous », indique Daniel Richard Ndieh.
La fourniture au service internet est perturbée au Cameroun depuis le 14 mars dernier. Cet incident, apprend-on, est consécutive aux « travaux menés par une entreprise de construction de routes aux environs du Rond-point Akwaba [en Côte d’Ivoire], puis des incidents survenus en haute mer », ayant endommagé les câbles WACS, Sat3, Main one et ACE. Le 18 mars dernier, le ministre des Postes et Télécommunications a tenu une réunion avec les acteurs du secteur des télécoms en vue de trouver une solution à ce problème qui paralyse l’activité économique.

Police: le tortionnaire de Maurice Kamto mis à la retraite

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Par un message-porté, Martin Mbarga Nguele a invité le commissaire divisionnaire Raymond Essogo, Délégué régional de la Sûreté nationale (Drsn) du Littoral à prendre des dispositions pour la passation de service avec son remplaçant. La cérémonie qui sera présidée par le secrétaire général de la Délégation générale à la sûreté nationale (Dgsn), aura lieu ce vendredi 22 mars 2024 à la Délégation régionale à la sûreté nationale. C’est là fin d’une ère. Raymond Essogo a passé en tout 13 ans à la tête de la Drsn

Plus qu’un délégué régional à la sûreté nationale, Raymond est un nom qui a marqué la région du Littoral. Le nom de l’homme renvoie à la terreur. Cet ancien tout puissant patron de la police dans la région du Littoral qui a usé d’un mandat de perquisition pour interpeller, insulter et torturer Maurice Kamto et ses partisans le 28 janvier 2019 à Douala.

Raymond Essogo qui était à la retraite depuis plusieurs années, sera remplacé de façon intérimaire par le commissaire divisionnaire Hervé Marie Ondoa Ongono, en attendant qu’un titulaire soit nommé au poste.

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Ndé : Le MRC dénonce un projet d’assassinats de ses militants

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Alors qu’approchent les échéances électorales au Cameroun, le département du Ndé, dans la région de l’Ouest, est secoué par un climat des plus instables. Dans un communiqué rendu public ce 19 mars 2024, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) dénonce un « Projet d’assassinat, menaces, intimidation et tentative d’achat de consciences de certains… » de ses cadres dans ce département. « Après avoir défilé dans onze villages du département le 11 février 2024, les militants du MRC ont été approchés par des émissaires venant de la part de certains membres du gouvernement pour leur proposer de l’argent et ou des motos contre leur démission du parti. Des consignes ont d’ailleurs été données dans certains quartiers aux chefs de blocs afin d’être, autant que possible, violents envers les militants du MRC qui s’aventureront dans leur secteur», peut-on lire dans ledit communiqué.

Cela survient au lendemain d’une démission groupée de 27 militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). En effet, le 8 mars dernier, 27 militants du parti au pouvoir ont quitté le navire de la Flamme, en annonçant leur ralliement au MRC dans la circonscription électorale du Ndé. Le département d’origine de Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du développement urbain, de son prédécesseur Clobert Tchatat, et surtout de Marcel Niat Njifenji, président du Sénat. Un acte que semble ne pas tolérer le parti au pouvoir. Le parti de Maurice Kamto évoque «…des réunions nocturnes, où il a été projeté de repartir 5 fous dans le département pour stopper certains cadres du parti du Ndé, des menaces et des intimidations par voie téléphonique ou en passant par des proches, se sont accentuées sur certains cadres du MRC». Citant notamment la départementale Raïssa Nono Jimegni, les membres de son bureau Valéry Tchouandep, Achille Ngabet Ngongang et Louis André Mbiakop le Secrétaire de l’unité de Banekane.

En invitant « les populations du Ndé à rester sereines et soudées derrière le parti de l’espoir qu’est le Mouvement pour la renaissance du Cameroun », le parti leader de l’opposition, invite ses militants « à ne pas céder à la panique et à continuer à accompagner les populations locales à s’inscrire massivement sur les listes électorales ». Les élections législatives, municipales et présidentielles étant programmées pour 2025. L’avenir du Cameroun devrait se jouer à ces occasions. Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, devrait avoir 92 ans, avec 42 passées au pouvoir.

Tribunal : La plainte de Rigobert Song introuvable

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Qu’est devenue la plainte de Rigobert Song Bahanag contre Théophile Awana et Pinon Omgba ? Difficile de répondre à cette question à ce jour. Toujours est-il que les parties ne se sont pas retrouvées au Tribunal de première instance de Yaoundé, centre administratif. « Moi je viens de partir du tribunal et je n’ai vu personne, ni aucune trace de l’affaire», s’en moque Théophile Awana, outré d’avoir perdu de son temps. Le journaliste en service à la cellule de communication du ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader) y a débarqué avec une équipe d’avocats prête à défendre sa cause contre l’ex-Sélectionneur manager des Lions indomptables qui leur a servi une citation directe. Pour sa part, Pinon Omgba se trouvait dans son bureau. Pas de commentaires à faire sur le sujet ; mais l’homme se dit prêt à affronter son adversaire.

Sur le roll, aucune trace d’une quelconque affaire concernant. Difficile de retrouver les traces de Rigobert Song. En l’absence de toute communication relative à son conseil. Il faudra donc attendre encore pour en savoir davantage.

A lire sur le même sujet: Rigobert Song traîne un journaliste et un consultant au tribunal

Rigobert Song avait servi une citation directe contre le journaliste et le consultant sportif, pour avoir « relayé une somme de déclarations non fondées de nature non seulement à porter atteinte à son image, mais surtout à son honorabilité ». Parlant des informations versées à son sujet au cours de l’émission Au cœur du sport diffusée sur les antennes de la chaine de télévision privée Canal 2 international, le 20 février dernier. Les Lions indomptables et Rigobert Song Bahanag étaient au menu des débats. Au sortir de la foireuse Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023, l’avenir du sélectionneur manager dont le contrat arrivait à expiration le 28 février 2023 était l’objet des débats ; et les accusés d’aujourd’hui, invités de l’émission, ont soutenu, que l’ancien capitaine des Lions indomptables, n’avait pas le niveau requis pour être à la tête des Lions indomptables, au regard du diplôme qu’ils brandissaient.

Etablissements publics: L’éternel projet de  relance de l’Imprimerie nationale de nouveau sur les rails

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Siège de l'imprimerie nationale à Yaoundé

«Après la stabilisation des salaires qui étaient irréguliers, nous nous sommes attaqués à la grosse dette fiscale». Ces mots sont ceux d’Oyono Bika Pierre Nolasque, directeur général de l’Imprimerie nationale, porté à cette fonction en juin 2023. Le dirigeant répondait ainsi aux questions de nos confrères de la CRTV, venus s’enquérir de l’état d’avancement de certains chantiers prioritaires dont la conclusion positive conditionne la relance optimale de l’imprimerie nationale, devenu un établissement public à caractère spécial en 2023, à la faveur d’un décret du président de la République. Si l’on se réfère à son discours, la question des salaires, dont l’irrégularité a poussé le Syndicat des industries polygraphiques du livre et assimilés du Mfoundi (Siplam) a observé plusieurs mouvements de grève ces deux dernières années est désormais sous contrôle. Toutefois, si Oyono Bika Pierre Nolasque est peu disert concernant la régularité des salaires mensuels, il fait également preuve de la même circonspection concernant les arriérés de salaire des années 2021 et 2022. En effet, en avril 2022, au plus fort de la grève des employés, ces derniers réclamaient 4 mois d’arriérés de salaires, quand d’autres indiquaient qu’en 2021, ils «sont passés à la banque 3 fois seulement».

Chantiers

Oyono Bika PierreNolasque révèle avoir  également engagé des négociations avec la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) et la direction générale des Impôts pour le règlement des dettes fiscales et sociales. A en croire ce dernier, les discussions sont en bonne voie. De son propre aveu, il s’attèle également à galvaniser les employés épuisés par des années de précarité financière, malgré  la vétusté de l’ensemble de l’appareil de production.  «Les négociations sont en bonne voie avec la Cnps et la direction générale des Impôts pour permettre une bouffée d’oxygène financière. Les problèmes liés aux équipements ne sont pas du reste. L’état d’esprit du personnel lui aussi, est un des grands chantiers. Démotivés aux départs, démobilisés, les efforts sont en train d’être fait au quotidien pour les remobiliser. Nous avançons méthodiquement, et avons bel bien espoir d’y arriver», a-t-il déclaré.

En réorganisant l’Imprimerie nationale en 2023, le président de la République lui a assuré le monopole de la production des documents nécessaires au fonctionnement des administrations publiques et de l’édition des textes à caractère législatif et réglementaire. Oyono Bika PierreNolasque précise que la mission de l’Imprimerie nationale s’étend désormais à l’édition du journal officiel et à la sécurisation des documents. Cette réorganisation est également une invitation, précise le directeur général de cette structure plus que centenaire, à aller conquérir  des parts de marché dans le secteur privé. Réaliste, il rappelle cependant que, s’acquitter de ces nouvelles missions, nécessite au préalable, la modernisation du plateau technique et la constitution d’un important stock d’instants. «Le monopole dans la production ne nous dispense pas du stress. Pour être à la hauteur de ce monopole il faut prendre en compte un certain nombre de paramètres. Notamment notre plateau technique, l’approvisionnement en intrants et bien d’autres  éléments. En d’autres termes, ce n’est pas tant le monopole qui cause le stress de la concurrence,  c’est notre capacité à orchestrer notre facteur de production. De ce point de vue, nous avons la volonté de mettre en place des stratégies d’optimisation de ces facteurs de production», a-t-il déclaré.

Perspectives

En attendant la mise en branle de ces différentes stratégies, Oyono Bika PierreNolasque, fait l’économie des initiatives qui sont cours d’implémentation. «Il y a la constitution d’un stock de marchés et de pièces de rechange. Je voudrais dire la constitution d’un stock d’intrants et de matières premières Il y a également des textes qui sont en développement. Il y a tout d’abord l’organigramme qui a été validé par le conseil d’administration, il y a également la directive de la gestion des marchés, vous savez que nous ne dépendons plus du code des marchés publics.IL y a bien d’autres chantiers qui sont déjà en marche», a-t-il indiqué.

Pour mémoire, la situation financière de l’imprimerie nationale «reste préoccupante» selon le rapport 2020, de la CTR sur la situation des entreprises publiques. «L’imprimerie nationale n’arrive pas à honorer ses commandes, car le magasin de papiers est constamment vide, le parc des machines à petit format est passé de dix à quatre, certaines machines ont plus de trente ans d’âge. A contrario, les commandes explosent et ont atteint un chiffre de 7 milliards FCFA en 2018. Mais, l’entreprise n’a pu honorer ses commandes qu’à hauteur de 3 milliards FCFA», indiquait l’ancien directeur Walter Paul Komo.

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