mardi, juin 2, 2026
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Eneo place la diversité comme un levier de performance

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 L’entreprise dédie une journée au multiculturalisme et du vivre ensemble pour célébrer les différences, en accord avec sa politique diversité et inclusion.

 ENEO Cameroon  fait des divergences de culture et d’opinion une force pour faire évoluer l’entreprise.  L’opérateur du secteur de l’électricité au Cameroun considère la multiplicité d’hommes et de femmes venant de toutes les aires culturelles du pays comme une ressource pour son progrès.  La compagnie a réuni le 18 septembre dernier à Douala,  l’ensemble du personnel de la région pour communier autour de la journée du bilinguisme, du multiculturalisme et du vivre ensemble instituée par la compagnie.  L’occasion de célébrer la diversité au centre de ses opérations.

L’entreprise emploie plus de 3600 agents d’horizons divers répartis dans plusieurs métiers allant du technique au commercial passant par l’administration.  Au total, plus de 200 métiers  dans l’ensemble du pays soutenus par  10 000 agents sous-traitants.  D’origine diverses, tous  sont pourtant astreints à un seul objectif : offrir une énergie en toute sécurité et une qualité de service fiable.  Surtout, se déployer pour répondre à la demande et aux exigences des consommateurs d’électricité, un secteur névralgique.

 La journée du bilinguisme, du multiculturalisme et du vivre ensemble est présentée par le Directeur Général d’Eneo Cameroon, comme un moyen de garder tout ce monde uni malgré leurs différences.  « Pour nous c’est particulièrement important par ce que ça permet à chaque région du Cameroun, à chaque culture qui fonde la richesse du Cameroun de s’exprimer,  à chacun de communier autour d’une richesse culturelle qui est extrêmement importante. Il est donc important que l’entreprise puisse s’inscrire dans cette diversité culturelle et que tous les agents  d’Eneo au-delà de la famille puissent communier avec cette diversité qui fait la richesse du Cameroun », indique Amine Homman Ludiye. 

  Cette journée est  en accord avec la politique diversité et inclusion  mise en place au  sein de l’entreprise.  Cette politique se décline autour de plusieurs autres actions. Entre autres, des concours avec des prix pour encourager les agents ;  deux journées bilingues obligatoires.  C’est aussi dans cette optique que l’entreprise s’engage à traduire tous ses documents dans les espaces clients, et à  former obligatoirement les caissiers et réceptionnistes sur les bases du français et/ou de l’anglais.

 Tout cela épouse les valeurs que s’est attribuées l’entreprise pour garantir sa croissance. «  A Eneo, nous croyons à la puissance de la diversité comme levier de performance. C’est pourquoi dans les valeurs de l’entreprise, au moins deux mettent en avant la diversité. Les valeurs respect et cohésion. Respecter les diversités, les sensibilités, les points de vue et en tirer l’énergie pour construire le présent avec optimisme et l’avenir avec audace. Et pour ce qui est de la COHESION, Eneo dit que Pour réussir, Eneo doit mobiliser l’ensemble de son corps social dans un même esprit d’équipe afin de faire de nos activités une source durable de progrès pour notre pays et d’épanouissement pour notre personnel » déclare Génie Ngongang Directrice régionale d’Eneo à Douala.

 Au premier semestre 2024, Eneo totalisait plus de 2 millions de  clients. Mais les défis subsistent. Garantir la continuité dans le service qui connait encore des interruptions, et connecter des zones rurales au réseau électrique. 40 % de la population camerounaise n’ont pas accès à l’électricité selon la banque mondiale.

Réaction

Génie  Ngongang, Directrice régionale Eneo Douala

 «  Les différentes cultures favorisent des idées constructives »

« Ce sont les hommes qui forment le socle de chaque société de chaque entreprise.  Donc pour la diversité c’est important que chaque camerounais se sente bien n’importe où  et dans n’importe quelle région. Il est ainsi important de par la diversité, de savoir que dans une entreprise, avec les différences  que nous avons; de savoir qu’on peut bâtir  quelque chose par ce que chacun viendra avec son point de vue qui est constructif. A travers cette journée, nous tous nous devons comprendre que la culture c’est plutôt une force et non une faiblesse. Donc on va le multiplier chaque fois le plus possible pour pouvoir garder cette cohésion entre les coéquipiers. Pour nous cette diversité reste la base de bonnes performances d’une entreprise.  Au niveau de la gouvernance, on a besoin qu’il y ait du respect. La cohésion est déjà là mais le simple respect entre nous permet que toutes les intelligences puissent se mettre ensemble pour qu’il n’y ait pas de frustrations  et c’est le message fort que  nous essayons de passer à tous. Que les frustrations peuvent exister mais il faut plutôt qu’on change et que cela devienne une force pour nous. On a beaucoup à donner pour pouvoir atteindre les performances. »

Formation médico-sanitaire: Les Instituts privés d’enseignement supérieur plaident pour un report de la Réforme gouvernementale

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Les membres de l'Anipes réunis le 4 juin 2024, lors d'une réunion organisée à l'Istag

Le Palais des Congrès de Yaoundé a été le théâtre d’un vibrant plaidoyer des promoteurs des Instituts Privés d’Enseignement Supérieur (IPES) le 23 septembre dernier. Réunis sous l’égide de l’Association nationale des instituts privés d’enseignement supérieur (Anipes), ces acteurs ont exprimé leur vive préoccupation face aux réformes mises en place par le ministère de la Santé publique (Minsanté) et le ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup).

Le débat porte principalement sur la capacité des IPES à former le personnel médico-sanitaire, une compétence que l’Ordre des professions médico-sanitaires (Opms) leur conteste depuis des années.

Face à l’urgence de la situation, les IPES, dans un communiqué, ont demandé un sursis afin de s’adapter aux nouvelles exigences. Ils soulignent notamment l’impact brutal de la réforme sur les étudiants inscrits et le personnel enseignant, ainsi qu’une mise en œuvre trop rapide des mesures. Parmi les demandes formulées, figurent l’élaboration de programmes harmonisés et la mise en place de dispositifs pédagogiques spécifiques pour les étudiants déjà en cours de formation.

Sur le plan économique, les promoteurs plaident également pour un temps d’adaptation, particulièrement pour ceux ayant contracté des prêts bancaires pour le développement de leurs infrastructures. En dépit de leurs inquiétudes, les IPES ont réaffirmé leur soutien aux réformes tout en appelant à une concertation pour garantir la réussite de la transition.

«les promoteurs des Ipes du cameroun  venus des 10 régions du cameroun et réunis ce jour au palais des congres de Yaoundé demandent très humblement au chef du gouvernement d’accorder un délai nécessaire afin que d’une part le comité  technique prévu dans le communiqué du 16 aout puisse se tenir et adresser tous les points que posent la mise en œuvre de la réforme de la formation des personnels medico-sanitaires au cameroun, d’autre part pour que les nouvelles mesures juridiques, académiques et pédagogiques devant encadrer les réformes soient prises au niveau de l’état», a indiqué l’Anipes.

Le point de discorde

La réforme qui cristallise ce débat a été initiée lors d’une réunion conjointe entre les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur le 16 août 2024. Désormais, les titulaires de diplômes comme le Brevet de Technicien Supérieur (BTS), le Higher National Diploma (HND) ou le Diplôme Supérieur d’Études Professionnelles (DSEP) devront passer un examen national d’aptitude à la profession médico-sanitaire pour intégrer l’Ordre des professionnels.

La première session de cet examen est prévue pour octobre 2024. En parallèle, un concours national sera mis en place pour l’admission dans les écoles de formation médico-sanitaire, tant publiques que privées, dès la rentrée 2024-2025. Une mesure qui répond à une revendication de longue date de l’Opms, qui dénonce la mauvaise qualité de formation dans certains établissements privés.

L’Opms a depuis longtemps exprimé ses réserves quant à la formation médico-sanitaire assurée par les IPES. En novembre 2020, l’Ordre avait déjà publié un communiqué dans lequel il remettait en question la légitimité des diplômes délivrés par ces établissements, comme le BTS en soins infirmiers ou le DSEP en santé.

Selon cette organisation, ces diplômes ne respectent pas les normes de formation requises pour garantir la sécurité des patients. En réponse, l’organisation a appelé à un encadrement strict des formations, à une harmonisation avec le système LMD (Licence-Master-Doctorat) et à la mise en place de concours rigoureux. Ce bras de fer avec les IPES s’est intensifié au fil des ans, jusqu’à aboutir à la réforme conjointe des ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur.

Services Bancaires : Africa Golden Bank mise sur la digitalisation pour conquérir des parts de marché

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Africa Golden Bank, veut bouleverser le paysage bancaire camerounais. La 19ème banque autorisée à exercer au Cameroun a clairement décliné son ambition mardi dernier via son compte LinkedIn. Son but est de « révolutionner l’expérience client au Cameroun. Cette institution, qui se positionne comme un acteur dynamique s’engage à offrir des services adaptés aux besoins variés de sa clientèle » ; lit-on sur le site.

C’est ainsi qu’elle s’engage dans un partenariat stratégique avec le Groupement Interbancaire Monétique de l’Afrique Centrale (Gimac), en vue de développer des solutions de paiement électronique, des services de transfert d’argent instantanés et des options de crédit adaptées aux besoins des clients, dit-elle. Dans un élan d’accroître l’inclusion financière, ce partenariat vise à développer une gamme de produits bancaires novateurs, intégrant des solutions technologiques avancées pour faciliter l’accès aux services financiers à un plus large public.

L’institution financière porté par le milliardaire Samuel Foyou prévoit concrètement lancer des solutions de paiement électronique sécurisées, des services de transfert d’argent instantanés et des offres de crédit adaptées aux spécificités locales. Ces produits visent à répondre aux attentes croissantes des consommateurs en matière de flexibilité et de sécurité, tout en facilitant l’accès aux services bancaires dans un environnement de plus en plus digitalisé.

 C’est en mars 2023 que Africa Golden Bank avait reçu l’avis favorable de la Commission bancaire de l’Afrique Centrale (Cobac). Elle entame sa phase opérationnelle le 15 juillet dernier. Actuellement la nouvelle banque dispose de cinq agences, dont trois à Douala, une à Yaoundé et une à Bafoussam, chef-lieu de la région natale de Samuel Foyou fondateur de l’institution financière. Son ambition de devenir la banque de référence pour les entrepreneurs camerounais.

 RENFORCER L’ÉCOSYSTÈME FINANCIER

Ce partenariat intervient au lendemain de la signature, le 11 juillet à Londres, d’un accord stratégique entre le Gimac, la plateforme régionale de services bancaires en ligne d’Afrique, et TerraPay, le leader mondial des paiements mobiles. Cet accord vise à renforcer l’écosystème des transferts de fonds dans la région Cemac. Grâce à ce partenariat, les fonds pourront être transférés instantanément vers des comptes bancaires et des portefeuilles mobiles dans l’ensemble des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). L’objectif du Gimac est d’établir un cadre réglementaire et sécurisé. En s’appuyant sur le service mondial de compensation et de règlement de TerraPay pour les portefeuilles mobiles, ce partenariat permettra aux migrants du monde entier d’envoyer de l’argent en temps réel vers l’Afrique centrale, rendant ainsi les transferts plus rapides et pratiques.

Djabama Land : un récit colonial entre le Cameroun et l’Allemagne

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C’était une représentation théâtrale hors du commun. « Djabama Land » : le fruit d’une collaboration entre les compagnies Liquid Mountain de Berlin (Allemagne) et Avant-Scène de Yaoundé (Cameroun). « Djabama veut dire ‘bienvenue’ en fulfulde », explique le metteur en scène Stéphane Tchonang. Et de poursuivre : « ce projet est né de la volonté de créer un pont culturel entre Yaoundé et Berlin, de comprendre les nuances de nos histoires respectives. »

Il s’est agi d’une fusion inédite des arts. Ce jour-là, à Bastos, ce quartier de la bourgeoisie camerounaise situé dans le deuxième arrondissement de la capitale du Cameroun, le metteur en scène Stéphane Tchonang a proposé un spectacle itinérant où « les tableaux prennent vie sous les yeux du public », dit-il, créant ainsi un parcours artistique immersif.

Sur ces planches de circonstance, les comédiens Elisée Omoko, Free T et Michèle Mballa, se sont déployés dans une prestation saisissante, au mieux une performance. Ceci en explorant les thèmes liés à l’histoire coloniale, à l’immigration et à l’identité. Suscitant un large éventail d’émotions chez le public, malgré la qualité de la connexion qui a entachée cet évènement simultané entre Berlin, la capitale de l’Allemagne et Yaoundé. « J’ai été transporté par la beauté des images et la force des mots », confie Franck Cédric. « C’est une pièce qui nous invite à la réflexion et à l’ouverture aux autres », ajoute son compère Michael Njiki.   

Au-delà de son expression artistique, Djabama Land a également marqué les esprits par son utilisation innovante des technologies. Des performances synchronisées entre Yaoundé et Berlin ont souligné l’importance de la mondialisation dans les échanges culturels.

Fuite des cerveaux: Le Cameroun parmi les derniers en matière de rétention des talents

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«Les autres nous piquent nos talents ou c’est nous qui ne savons pas les retenir ?». Ce questionnement est le sujet principal d’une étude publiée en juillet 2024 par l’Institut tunisien d’Etudes stratégiques. Confrontée à un exode sans précédent de ses talents, la Tunisie tente d’analyser les causes profondes de ce phénomène et de proposer des solutions adéquates.

 Au Cameroun, où ce phénomène se renforce au fil des années, la question ne se pose plus. Le régime en place est en grande partie responsable de cette quête permanente d’ailleurs. C’est du moins ce que révèle le rapport sur l’Etat de la compétitivité de l’économie camerounaise en 2023, publié par le Comité de compétitivité du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire.

Dans ce document, le pays est pourtant reconnu comme un important vivrier où les pouvoirs publics mettent en place des initiatives pour développer des talents, surtout des talents de qualité. «Le Cameroun enregistre un score de 24,5 sur 100 dans l’Indice global de compétitivité des talents et occupe le 118e rang sur 134 pays classés.

Par rapport à 2022, le score s’améliore de 4,7 points et le rang d’une position. Le pays performe le mieux en matière de compétences de niveau élevé (102e rang) et de capacité de développement des compétences (107e rang)», lit-on dans le rapport.

MAUVAIS ÉLÈVE

Cependant, le Cameroun fait partie des mauvais élèves en matière de capacité de rétention des talents. Il est classé 125e sur 134 pays classés. «Ces résultats montrent que si le pays fait des efforts dans le sens du développement des talents, il a du mal à retenir ces derniers», souligne le rapport. Pour y remédier, le comité de compétitivité, au regard des résultats de l’Indice global de compétitivité des talents, a identifié différents éléments liés à la gouvernance qui doivent être améliorés pour pouvoir retenir les cerveaux candidats à l’exode.

 Il s’agit notamment de mettre en place des politiques visant à promouvoir : le développement technologique (innovations, infrastructure TIC), la sécurité sociale (couverture de la retraite, protection des personnes, protection sociale, emplois moins vulnérables, densité des médecins), un meilleur environnement des affaires (état de droit, efficacité du gouvernement, qualité réglementaire) et une éducation de qualité (formation continue, dépenses dans l’enseignement supérieur, pertinence du système éducatif pour l’économie).

D’après les conclusions du rapport susmentionné, les pays qui mettent en place de telles politiques sont généralement les mieux classées dans l’Indice de compétitivité des talents. C’est notamment le cas de la Suisse qui occupe le premier rang au niveau mondial et l’Afrique du Sud qui occupe le premier rang en Afrique, soit 15 places au-dessus du Cameroun qui trône à la 16e place sur 34 pays.

LA DIASPORA OUBLIÉE

En dehors de la rétention et de l’attrait des talents, le Cameroun pêche également dans la capitalisation du potentiel économique que représente la diaspora. Ce manquement est illustré par une étude réalisée par le ministère des Relations Extérieures auprès de ces compatriotes installés hors du pays.

Elle a permis de relever les principaux freins à la capitalisation du potentiel de cette dernière. Il s’agit notamment : d’un déficit en termes de coordination et de communication, plus de 75% des camerounais de l’étranger interrogés ne connaissent pas les initiatives gouvernementales visant à mobiliser la diaspora ; la faiblesse des infrastructures, Il n’existe aucune plateforme en ligne dédiée à la diaspora, 50% des camerounais de l’étranger seraient prêts à investir au Cameroun si l’accès à internet était meilleur ; du manque de sensibilisation , 60% des camerounais de l’étranger ne sont pas informés des opportunités d’investissement au Cameroun, 80% des camerounais de l’étranger seraient intéressés par des programmes de mentorat et de mise en réseau.

En dernier lieu on a la fuite des cerveaux, 30% des diplômés camerounais choisissent de s’installer à l’étranger chaque année ; 70% des camerounais de l’étranger reviendraient au Cameroun s’ils y trouvaient des opportunités d’emploi adéquates

Logements sociaux: L’accès conditionné par un plafond salarial de 350 000 FCFA

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Curieux paradoxe que celui qui gangrène l’accès à l’habitat social depuis des années au Cameroun. Au sens de la loi, ces habitations dont la construction est supportée entièrement ou partiellement par des fonds publics sont destinées aux ménages à faibles revenus. C’est du moins ce que stipule l’Arrêté N° 0009/E/2/Minduh du 21 août 2008 fixant les normes d’habitat social. Cependant dans les faits cette exigence est rarement respectée, au point où l’opinion a fini par se convaincre que ces maisons sont principalement destinées aux riches.

Le gouvernement souhaite mettre un terme à cette situation, en rendant obligatoire le respect des 4 principales conditions auxquelles doit se soumettre tout usager qui sollicite à titre locatif un logement social. C’est l’objectif principal qui a sous-tendu la cérémonie de signature de deux projets d’arrêtés conjoints Minhdu/Minfi fixant pour le premier, les plafonds des revenus pour l’accès aux logements sociaux au Cameroun et pour le second, les taux minima et maxima d’affection de la redevance dans la location-accession à la promotion immobilière.

Cette initiative s’inscrit dans le Programme gouvernemental de construction de 10 000 logements sociaux et d’aménagement de 50 000 parcelles à travers le pays. L’objectif est de réguler les conditions de location et de location-accession pour les logements construits ou en cours de construction.

Le contenu de cet arrêté indique que tout éventuel locataire doit avoir un salaire mensuel inférieur ou égal à 350 000 FCFA. «Toutefois, il y a lieu de relever qu’une marge n’excédant pas 5% pourra être accordée aux personnes ayant un revenu supérieur au plafond», a précisé Roland Balogne, sous-directeur chargé du Contentieux au Minhdu. Ce dernier doit également respecter d’autres conditions comme ne pas avoir de patrimoine immobilier dans la ville où est situé le lot ou le logement à la date de l’acquisition ; ou encore s’engager à occuper personnellement le logement ainsi construit pendant une durée minimale de cinq ans .

«Nous venons de signer deux arrêtés, qui vont désormais servir de boussole à nos collaborateurs dans le cadre de la cession des logements sociaux, en termes d’éligibilité, de minima et de maxima de redevance à reverser par les personnes habilitées à avoir accès à ces logements», a déclaré Célestine Ketcha Courtès.

Consommation de la chicha : Atanga Nji lance les abeilles sur Malachie Manaouda

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Le match aura-t-il lieu?

« Malgré les multiples rappels à l’ordre des autorités administratives, il m’est revenu que vos collaborateurs effectuent encore des descentes ‘’dites inopinées’’ sur le terrain pour empêcher la consommation de la ‘’chicha’’ dans les débits de boisson, restaurants, casinos, et les lieux de loisirs. Plus grave, ces contrôles se font avec le concours des agents de maintien de l’ordre, sans en référer aux gouverneurs, préfets et sous-préfets chargés du maintien de l’ordre et de l’encadrement des missions de contrôle dans leurs unités de commandement respectives».

En ces termes, Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat) s’adresse à son collègue de la Santé publique Malachie Manaouda. Dans un ton qui sied aux instructions adressées aux subalternes. Le Minat ne veut plus voir son collègue utiliser les éléments de maintien de l’ordre dont le commandement relève de ses collaborateurs de la préfectorale, et le dit en humiliant son collègue. «Par conséquent, vos collaborateurs ne peuvent, pour quelques raisons que ce soit, mobiliser ou solliciter l’appui des forces de maintien de l’ordre sans l’accord préalable des gouverneurs, préfets et sous-préfets. ».

L’homme qui préfère la forme que le combat réel que mène son collègue, est pourtant celui qui a pris le bâton de commandement à un moment pour engager le combat contre la consommation de la ‘’chicha’’ et des drogues couramment consommées dans les lieux de loisirs populaires. « La consommation de drogues et autres substances psychotropes en milieu scolaire et en tous autres milieux, a déjà fait l’objet d’un examen scrupuleux lors de la Conférence des gouverneurs de régions», souligne-t-il. Et d’ajouter que « des mesures idoines ont du reste, été prescrites pour endiguer ce phénomène tout en évitant des dérapages et des abus ». Pour Atanga Nji, « les contrôles décriés effectués par vos collaborateurs, perturbent sérieusement la quiétude des populations et sont susceptibles de provoquer de graves troubles à l’ordre public». L’homme qui avait assimilé sa force de frappe contre Maurice Kamto le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à un essaim d’abeilles, indique que « les gouverneurs de régions ont été instruits ce jour (23 septembre 2024, Ndlr) d’y mettre définitivement un terme».

Cela survient quelques jours après une descente musclés d’éléments de la police dans un snack bar huppé de Yaoundé, que fréquentent de hautes personnalités, pour s’attaquer aux consommateurs de ‘’chicha’’. Ledit espace commercial détenu, selon des sources crédibles, par un baron du régime, a vu ces appareils de consommation de chicha être détruits. L’on a frôlé une rixe entre éléments des forces de l’ordre à cette occasion.

Cemac : comment la Beac espère ramener l’inflation à la norme communautaire de 3% en 2025

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La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), organe de régulation monétaire de la sous-région Cemac, s’efforce de contenir l’inflation à des niveaux plus soutenables après plusieurs années de pressions inflationnistes. Selon les dernières projections de l’institution, l’inflation devrait revenir à la norme communautaire de 3 % d’ici 2025. Cette annonce a été faite par le gouverneur de la Beac, Yvon Sana Bangui, lors de la 3e session du Comité de Politique Monétaire (CPM) tenue le 23 septembre 2024 à Yaoundé.

Cette prévision représente une baisse significative par rapport aux taux actuels. En effet, après avoir atteint 5,5 % en 2022 et 5,6 % en 2023, l’inflation est projetée à 4,2 % pour la fin de l’année 2024. Cette tendance baissière s’explique par des politiques monétaires rigoureuses mises en place par la Beac dans le but de freiner l’inflation, tout en maintenant un équilibre délicat avec les besoins de liquidités dans la sous-région.

Maintien des taux directeurs

L’une des principales mesures de la Beac pour ramener l’inflation à la norme de 3 % consiste à maintenir inchangés ses taux directeurs, une décision prise pour la sixième fois consécutive. Le taux des appels d’offres reste fixé à 5 %, tandis que le taux de prêt marginal est maintenu à 6,75 %. Cette décision s’explique par deux facteurs principaux. D’une part, l’inflation, bien qu’en baisse, reste encore supérieure à la norme communautaire. D’autre part, les indicateurs de stabilité de la monnaie, actuellement à 69,2 %, doivent être protégés.

Cette approche de stabilité des taux tranche avec les ajustements opérés par les grandes banques centrales internationales, telles que la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne, qui ont récemment abaissé leurs taux pour soutenir la reprise économique mondiale. Cependant, dans un contexte d’inflation encore élevée dans la zone Cemac, la Beac opte pour une politique plus restrictive, visant à freiner l’accès des établissements de crédit à ses guichets de refinancement.

Politique d’austérité monétaire

Depuis trois ans, la Beac applique une politique monétaire restrictive. Le taux des appels d’offres, par exemple, a été relevé progressivement de 3,5 % en 2021 à 5 % en mars 2023, avec pour objectif de rendre le coût du crédit plus élevé, limitant ainsi la circulation de la monnaie et réduisant la pression inflationniste.

Dans ce cadre, la Beac a également procédé à des ponctions de liquidité auprès des banques commerciales à travers l’émission de bons Beac, une stratégie visant à retirer l’excédent de liquidité et à réguler l’offre de crédit. En dépit des besoins croissants de financement des banques, la Beac a récemment réduit ses offres de liquidités à 200 milliards de FCFA, après avoir maintenu des émissions de 250 milliards durant trois opérations consécutives. Cette démarche vise à modérer la proportion d’inflation d’origine monétaire, estimée à environ 20 %.

Cependant, cette politique d’austérité, bien qu’efficace pour contenir l’inflation, pourrait affecter la croissance économique des pays membres de la Cemac. Les banques commerciales, confrontées à une liquidité restreinte, répercutent ces tensions sur le coût des crédits octroyés aux entreprises et aux particuliers, ralentissant ainsi les investissements et la consommation.

Entre austérité et soutien à la croissance, difficile de choisir

Consciente des défis économiques auxquels les pays de la Cemac font face, la Beac a assoupli sa politique en reprenant en juin 2024 ses opérations d’injection de liquidités après une suspension de plus d’un an. Cette initiative a permis aux banques commerciales d’accéder à plus de 2000 milliards de FCFA en l’espace de quatre mois, mais les besoins restent élevés, comme l’a montré la dernière souscription de 200 milliards, qui a atteint un taux de demande de 218 %. La Beac doit à la fois maintenir une politique rigoureuse pour freiner l’inflation tout en répondant aux besoins de financement des économies de la sous-région. Si l’objectif de ramener l’inflation à 3 % en 2025 est crucial pour la stabilité économique, il doit cependant être atteint sans étouffer la croissance économique (projetée à 2,9%) nécessaire à la relance post-pandémique.

Microbes à Douala: la France tousse, Ivaha s’enrhume et se bouge

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« Force restera à la loi », a réitéré Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée hier 24 septembre 2024, le gouverneur de la région du Littoral, n’a pas fait que rappeler le devoir de l’Etat en matière de sécurité envers ses citoyens et tous les habitants du Cameroun. « Sur la dizaine de jeunes qui ont attaqué le premier et le deuxième arrondissement de Douala, huit ont été interpellés à ce jour», a-t-il annoncé. Et d’ajouter que « ils sont en exploitation et tous sont passés aux aveux». A l’occasion, l’homme peut se bomber le torse face aux inquiétudes des populations de Douala et aux diplomates. « Douala n’est pas invivable comme certains veulent le faire croire ».

Répondant indirectement au consul général de France à Douala qui vient d’écrire aux Français résidant à Douala. En effet, dans un courrier adressé aux Français vivant à Douala, le diplomate sensibilise ses concitoyens sur la situation d’insécurité créée par le phénomène des microbes dans la ville de Douala depuis 2020. Ces jeunes délinquants qui surgissent dans les rues, s’attaquent aux usagers de la route qu’ils agressent et dépouillent. Ils ont encore sévi le 20 septembre dernier dans les quartiers Bonapriso et Bonapriso.

Une situation qui commence à se répéter, sans que les autorités de la ville ne puisent jamais leur opposer la force légale. Du coup, le consul général de France à Douala est inquiet pour la sécurité des citoyens français. Jean Charles Ledot a donné des mesures à prendre. Entre autres, « éviter de de marcher le soir dans les rues de Douala, y compris dans les quartiers dits résidents, éviter d’exhiber tout article de valeur ou de nature à attirer les convoitises, ne jamais apporter sur soi d’importantes sommes d’argent. En revanche, il peut être utile de disposer de quelques billets et pièces qui pourront être remis, sans délai et sans hésitation, en cas d’agression, ne jamais tenter de résister aux exigences des agresseurs qui, en général, visent seulement les valeurs ou les biens, éviter formellement d’emprunter des taxis à partir de la tombée de la nuit, surtout une personne seule,…»

En réaction alors, le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, a lancé une opération musclée de riposte contre ces délinquants qui sèment la terreur dans la capitale économique, de plus en plus sans être inquiétés. Le numéro un de la région a effectué une descente sur le terrain pour constater personnellement les dégâts causés par cette horde de braqueurs. Pui s’en est suivi une opération de nettoyage de la cité.

Le MINFI encourage une gestion proactive des dettes publiques dans le contexte des nouvelles règles OHADA

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Louis Paul Motaze www.newsducamer.com
ministre-des-finances-motaze-veut voir clair dans la gestion des fonds Covid

Ce texte, adopté le 17 octobre 2023 à Kinshasa, introduit un nouveau cadre juridique permettant l’inscription d’office des créances publiques dans les budgets des entités débiteurs après un délai de trois mois, lorsque ces dettes n’ont pas été réglées suite à une mise en demeure.

L’une des principales innovations de cette réforme réside dans l’article 30-1 de l’AUPSRVE, qui stipule que « toute créance constatée par un titre exécutoire ou découlant d’une reconnaissance de dette par une personne morale de droit public […] peut faire l’objet d’une inscription d’office dans les comptes de l’exercice et dans le budget de ladite personne morale, au titre des dépenses obligatoires. » Cette mesure vise à renforcer l’autorité des titres exécutoires tout en préservant l’équilibre financier des entités débitrices.

Cependant, conscient des risques potentiels qu’une telle procédure pourrait induire, le ministre des Finances recommande une approche prudente et concertée. Il souligne notamment l’importance de privilégier le règlement négocié des dettes afin d’éviter de recourir systématiquement à cette nouvelle procédure d’inscription d’office. « Le législateur communautaire a entendu concilier la nécessité de renforcer l’autorité attachée aux titres exécutoires, avec le souci de préserver l’équilibre financier des entités débitrices », a précisé le ministre Motaze.

Dans sa lettre, Le ministre Louis Paul Motaze invite également les administrations publiques à mettre en place des mécanismes de prévention des différends, en insistant sur la nécessité de transmettre à son ministère, chaque année, un état du contentieux assorti des risques financiers associés. « J’attache du prix à l’appropriation et à l’application diligente des actions contenues dans la présente lettre-circulaire, dont le but ultime est […] de garantir une meilleure gestion prévisionnelle des charges résultant des titres exécutoires », a-t-il ajouté. Ainsi, cette réforme de l’AUPSRVE marque un tournant important dans la gestion des créances publiques, offrant un cadre clair pour les créanciers, tout en incitant les entités débitrices à une gestion budgétaire plus rigoureuse et anticipative.

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