mercredi, mai 20, 2026
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Développement Intégré : Le Padi-Dja adopte un budget de 1,9 milliard de FCFA pour 2025

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« Ce qu’on peut retenir du projet de budget 2025, c’est qu’il a été drastiquement diminué, je dirais d’un peu plus de la moitié », a déclaré Blondeau Talatala, coordonnateur du Programme d’Aménagement et de Développement Intégré de la boucle minière du Dja et de la zone frontale adjacente (PADI-Dja). A l’issue des 19ᵉ et 20ᵉ sessions de son Comité d’Orientation et de Supervision consacrées à l’examen du rapport d’activités 2024 et à la validation du budget 2025, une enveloppe d’un milliard 900 millions de FCFA a été allouée au projet pour l’exercice 2025 contre 3,7 milliards de FCFA en 2024. Selon le coordonnateur, ce budget adopté le 27 mars 2025 à Yaoundé, vise à « terminer les activités qui n’ont pas pu s’achever en 2024 et dont il est essentiel de préserver les acquis, ainsi que mettre en œuvre les activités d’accompagnement et de préparation à l’appui des deux bailleurs de fonds », a justifié Blondeau Talatala.

Ces assises présidées par Jean Tchoffo, secrétaire général du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minépat), a également a permis de faire le point sur l’état d’avancement du programme au cours de l’année 2024. L’un des axes majeurs du PADI-Dja est le développement rural et communautaire, avec plusieurs projets structurants mis en œuvre. Dans le domaine de la cacaoculture, deux champs-écoles de 10 hectares chacun ont été implantés à Meyomessi et Messamena. 22 000 plants de cacaoyers, associés à des bananiers plantains et des arbres fruitiers, y ont été cultivés, avec une parcellisation des terrains pour une meilleure gestion. De plus, 40 membres des coopératives Ezatom (Sud) et Socoopcam (Est) ont été formés à la production d’un cacao de qualité. Par ailleurs, 100 000 plants de cacaoyers ont été produits en pépinière et distribués aux promoteurs satellites des deux coopératives, avec 50 000 plants pour chaque site. Un autre projet phare concerne la mise en place de porcheries modernes naisseur-engraisseur à Lomié (Est) et Sangmélima (Sud). Deux missions d’identification des sites ont été menées, et un Dossier d’Appel d’Offres (DAO) a été finalisé puis soumis à la Commission Spéciale de Passation des Marchés.

Dans le secteur de la pisciculture, la phase II du projet a vu la réfection d’une écloserie à Lomié pour la coopérative SCOOPS EPIDJA, ainsi que l’aménagement de six étangs piscicoles, permettant une production annuelle d’environ 15 tonnes de poisson d’eau douce. Concernant les caisses villageoises d’épargne et de crédit, une nouvelle structure a été mise en place à Djoum et équipée, avec un renforcement des capacités du personnel. Cinq autres CVEC ont été soutenues dans la région de l’Est (Mindourou, Lomié, Mintoum, Zoulabot 1 et Messok), tandis que la COOPEC Lomié a vu son organisation se renforcer, avec l’obtention des agréments nécessaires et la construction de son siège en cours.

DES INFRASTRUCTURES EN EXPANSION

En 2024, le PADI-Dja a fait de l’aménagement des infrastructures socioéconomiques une priorité, avec plusieurs avancées notables. Le tronçon Meyomessi-Oveng (66 km) et le pont semidéfinitif sur le fleuve Ndjôw (Ampel-Messamena) ont été entièrement achevés et réceptionnés, tandis que les travaux sur le tronçon Bi-Mintom (17 km) sont terminés mais attendent leur réception. Des opérations de dégagement mécanique se poursuivent sur les tronçons Bengbis-Carrefour Ekomo (29 km sur 55 km) et Messamena-Somalomo (45 km sur 55 km). De plus, la mise en place du bac de franchissement du fleuve Dja à Bi’i progresse, avec les barges prêtes et acheminées sur site, et la construction des quais d’accostage en cours. Cependant, les travaux sur le tronçon Lomié-Fleuve Dja sont ralentis par des conditions météorologiques difficiles, atteignant seulement 39 % d’avancement. L’approvisionnement en eau potable a également été amélioré grâce à la construction et à la réception de dix forages équipés de pompes solaires dans plusieurs communes (Messamena, Lomié, Ngoyla, Somalomo, Meyomessi, Djoum et Mintom). 36 comités de gestion des points d’eau ont été mis en place et formés à la gestion et à l’assainissement des installations. Enfin, la réhabilitation des infrastructures sanitaires est en cours, avec la construction de centres de santé intégrés à Nsimalen, Alat Makaye et Ntam.

PERSPECTIVES POUR 2025

Les débats lors de ces sessions ont également porté sur la planification budgétaire et les perspectives de financement. Le budget 2025 a été réduit de plus de moitié, ce qui reflète la tension sur la trésorerie du programme. Cependant, deux bailleurs de fonds majeurs, la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) et la Banque Islamique de Développement, apporteront respectivement 99 milliards et 30 milliards de francs CFA pour assurer la poursuite des activités d’ici 2026. L’année 2025 mettra ainsi l’accent sur l’achèvement des projets en cours et la consolidation des acquis, tout en préparant l’arrivée des financements extérieurs pour garantir la pérennité du programme.

Présidentielle : le nouveau combat d’Abdouraman Hamadou

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Dans le cadre des élections à venir au Cameroun, Abdouraman Hamadou Baba propose l’implication des huissiers de justice pour fiabiliser les procès-verbaux. C’est une idée soumise à Elections Cameroon (Elecam). Pour l’activiste politique, « le procès-verbal de constat établi par l’huissier de justice serait destiné à chaque membre de la commission départementale de supervision pour faire valoir et servir ce que de droit devant la commission nationale de recensement général des votes, et éventuellement devant le Conseil constitutionnel». Il est question pour l’homme de combler un vide observé à l’occasion des processus électoraux : le fait pour les huissiers de ne pas pouvoir exercer le jour de l’élection qui est un férié. Faute pour la justice de l’en autoriser. Or l’alinéa 3 de l’article 67 du Code électoral dispose que « les travaux de la commission départementale sont consignés dans un procès-verbal signé du président et des membres présents, établi en autant d’exemplaires que de membres, plus deux » ; et que « chaque membre signataire en reçoit un exemplaire. L’exemplaire détenu par les représentants d’Elecam faisant foi…» Abdouraman pense que cette proposition participe de la quête de la transparence électorale. C’est une nouvelle bataille qu’engage l’homme sur ce champ politique qu’il pense être celui qui affecte le sportif et tous les autres. Une p

MRC

Après avoir abandonné le terrain sportif, Abdouraman Hamadou Baba est désormais engagé sur le terrain politique. Et la première grande sortie de l’ancien directeur de cabinet d’Iya Mohammed, ex-président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), était lors du dernier congrès du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). L’homme y état apparu en invité spécial. Et depuis lors, il est présent sur la scène politique. Et le premier combat qu’il a engagé a été la publication de la liste électorale nationale, tout comme Maurice Kamto, président du MRC. Et les deux saisines ont connu le même sort de la part de la justice : un aveu d’« incompétence » du Tribunal de Grande instance du Mfoundi, en octobre dernier. Mais Abdouraman ne se décourage pas. L’homme a saisi la Cour d’appel, qui a suivi la ligne tracée par la juridiction inférieure.

Liste électorale nationale

L’homme qui indique s’être inscrit le 28 juin 2019, confirme avoir retrouvé son nom sur la liste provisoire de l’antenne communale de Yaoundé 1er, n’est pas rassuré que son nom figure bien sur la liste électorale nationale dont il réclame l’affichage par Elecam comme le prévoit l’article 80 du Code électoral. « A l’issue des opérations de révision, et au vu des documents et données communiqués par les démembrements régionaux d’Elections Cameroon, le Directeur général des élections établit et rend publique la liste électorale nationale au plus tard le 30 décembre », rappelle le requérant. Ce qui n’est pas fait à ce jour par Elecam.

« Peut-on et doit-on vraiment laisser le Directeur général des élections d’Elecam continuer de décider tout seul, dans son laboratoire, du sort des élections dans notre pays, au détriment du Peuple souverain ?», se demande l’ancien homme fort de la Fécafoot, qui s’est illustré par une série de tsunamis à la Fécafoot, en faisant annuler des élections successives, pour non-respect de la législation en vigueur. 

Beac : une nouvelle gamme de pièces de monnaie en circulation

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« La Beac met en circulation une nouvelle gamme de pièces de monnaie ‘’Type 2024’’». C’est le titre d’un communiqué de presse de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) rendu public ce jour. Ces pièces de type 2024 comprend neuf dénominations, équivalant à neuf valeurs : 1Fcfa, 2Fcfa, 5Fcfa, 10Fcfa, 25Fcfa, 50Fcfa, 100Fcfa, 200Fcfa, 500Fcfa. Et donc trois nouvelles valeurs que sont 1F, 2F et 200F. En réalité, il s’agit de 200F seulement car les pièces de 1F et 2F ont déjà été adoptées par la Béac il y a une vingtaine d’années, mais les n’ont pas véritablement connu du succès. « L’introduction d’une dénomination de 200F (…) prend en compte les besoins évolutifs des consommateurs, en offrant une grande flexibilité dans les transactions en espèces», vante le communiqué signé d’Yvon Sana Bangui, le gouverneur de la Beac. 

Cette gamme de type 2024 «allie sécurité renforcée, durabilité environnementale et design distinctif », assure la Beac. Expliquant que « les pièces sont fabriquées à partir de métaux résistants et respectueux de l’environnement et arborent des gravures spécifiques illustrant l’intégration sous-régionale et l’émergence des Etats de la Cemac». Citant l’éducation, la place de la femme, l’agriculture moderne et la protection de la faune et de la flore, comme thèmes retenus sur ces nouvelles pièces. Par ailleurs, les pièces de 50F et 100F présentent « un nouveau format, avec des pans…qui renforcent leur sécurité contre les usages illicites et facilitent leur identification par rapport aux gammes anciennes », indique le communiqué de la Beac.

Cette nouvelle gamme arrive dans un contexte marqué par une pénurie de pièces due entre autres par un vandalisme marqué par l’usage de pièces de monnaie à des fins autres que les transactions commerciales. La Beac rappelle que les pièces de la gamme 2024 circuleront conjointement avec les anciennes.

Numérique: Orange Digital center annoncé à Maroua

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Selon le Directeur Général d’Orange Cameroun, cette infrastructure dont les travaux de construction vont bientôt démarrer, cadre avec l’objectif de l’entreprise de créer un centre dans chaque région du pays.

 « J’ai le plaisir de vous annoncer que nous allons démarrer dans quelques jours, les travaux  pour la  construction d’Orange Digital Center de Maroua pour la région de l’extrême nord », déclare  Patrick Benon face à la presse le 14 mars dernier à Douala.  Le Directeur Général d’Orange Cameroun pour marquer la célébration des 25 ans de l’entreprise au Cameroun, affirme la volonté de la société de tenir ses promesses d’investissements.

 En réalité, «  nous avons pris l’ambition de déployer un Orange digital center dans chacune des régions du Cameroun et j’ai le plaisir de vous dire que nous sommes à mi-parcours puisque nous avons des Orange Digital Center dans 5 régions du Cameroun à date. Douala pour le littoral, Yaoundé pour le centre, Buea pour le sud-ouest, N’Gaoundéré pour l’Adamaoua et Dschang pour l’ouest »,  a indiqué Patrick Benon.  

Orange Digital Center (ODC)  est un lieu d’apprentissage et d’incubation créé par la compagnie de télécommunications éponyme pour favoriser  l’égalité d’accès au  numérique. Ces centres proposent  plusieurs programmes gratuits aux jeunes, particulièrement aux entrepreneurs pour renforcer leurs capacités numériques et faciliter leur autonomisation via des levées de fonds et l’accès à l’emploi à travers notamment, des foires de recrutement (Speed Recruiting), des opportunités de networking, des compétitions etc. Parmi les programmes à fort potentiel qui ont favorisé la création d’emplois figure  le « Orange Summer Challenge ». Ce programme a  permis à des étudiants de filières numériques de concrétiser leurs idées innovantes et de faire croître leur esprit entrepreneurial.

Depuis sa création en 2020, Orange Digital a déjà favorisé la création de plus nombreux emplois jeunes au Cameroun.  Plus de 35 start-up  ont été accompagnées dont 5 ayant obtenu une levée de fonds. Grâce à la facilitation  d’Orange Digital Center, ce sont plus de 200 millions de fonds qui ont été levés par des jeunes entrepreneurs.   Orange a par ailleurs ouvert  05 ODC clubs dans les universités d’Etat du Cameroun. Ce qui a permis à date d’avoir plus de 3000 jeunes  formés. 

 Réaction

Patrick BENON, Directeur Général d’Orange Cameroun

 « Plus de 950 emplois  ont été créés grâce à Orange Digital Center »

 «  Nous avons lancé Orange Digital Center pour accompagner les jeunes à entreprendre dans le digital et cela participe également à améliorer l’inclusion numérique du Cameroun. Grâce à ce hub  d’excellence et à ses déclinaisons  déployées  dans les universités du Cameroun,  ce sont  plus de 3000 jeunes  qui ont été formés,  plus de 950 emplois qui  ont été créés.  Et à présent, nous avons pris l’ambition de déployer un Orange Digital center dans chacune des régions du Cameroun. L’impact direct d’Orange Cameroun est indéniable sur la  création d’emplois, sur l’économie et sur la fourniture de la culture numérique et financière. Mais, Orange Cameroun est bien plus qu’une entreprise de  télécommunications. Elle s’est positionnée à travers sa politique de responsabilité  sociétale d’entreprise comme un véritable facteur d’inclusion sociale  qui contribue fortement aux Objectifs de développement durable des Nations Unies. Elle a ainsi développé deux outils majeurs. D’un côté, nous avons la fondation Orange et de l’autre, Orange Digital Center. »

Attaque de Wulgo: La compassion de l’UPC

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Dans la foulée des messages de compassion et de solidarité adressés au peuple camerounais meurtri par l’attaque de Wulgo qui a fait 12 morts de une vingtaine de blessés parmi les soldats camerounais de la Force multinationale mixte (FMM), l’Union des populations du Cameroun (UPC) a tenu à dire son mot. Par la voix de Robert Bapooh Lipot,  »l’UPC condamne cas actes barbares », écrit-il dans un communiqué. Et  »apporte un soutien sans réserve aux Forces armées camerounaises pour leur courage et leur témérité à combattre sans relâche les ennemis de la Nation’‘.

Face à cette épreuve, l’âme immortelle du peuple camerounais, par la voix du leader de sa faction reconnue par l’administration territoriale,  »invite le peuple camerounais à redoubler de vigilance face aux actes de déstabilisation du Cameroun…et à se mobiliser pour soutenir les Forces armées camerounaises et leur chef suprême, le président Paul Biya  ». Bapooh Lipot n’a pas manqué d’égratigner certains  »leaders politiques extrémiste de l’opposition qui usent de cette situation pour fragiliser le moral de nos forces armées, afin de semer le chaos dans notre pays comme le témoigne leur communiqué afférent à cet acte barbare de Boko Haram  », dénonce Bapooh Lipot. Sans citer nommément ces ennemis de la Nation qu’il voit. Alors Bapooh Lipot  »confirme notre pays doit garder sa cohésion face aux ennemis et multiples tentatives de déstabilisation du Cameroun et de ses institutions », appelle-t-il.

Dans la nuit du 24 au 25 mars dernier, des terroristes ont d’abord lancé une attaque aux drones sur le camp de la FMM de Wulgo, une ville nigériane située à 15km de la ville camerounaise de Fotokol. Une attaque de grande ampleur au cours de laquelle des armes et engins lourds ont été emportés, ainsi que des munitions. Les assaillants ont pris soin d’incendier le matériel qu’ils n’ont pas pu emporter. Côté humain, l’on a dénombré sur place 11 morts et 21 blessés, transportés dans des hôpitaux du Nigeria et du Tchad. L’un d’entre eux a succombé à ses blessures par la suite, gonflant le bilan à 12 morts.

Performance: Ecobank Cameroun enregistre des chiffres record en 2024

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  Avec un total de bilan de 588 117 millions FCFA, dont un volume des dépôts de 434 millions FCFA,  en  hausse de 13%, les dirigeants de la banque parlent du résultat le plus élevé depuis le démarrage de ses activités dans le pays.

L’exercice 2024 s’est clôturé avec des résultats  positifs pour Ecobank Cameroun.  Les performances de la banque au cours de l’année écoulée ont été passées en revue lors de  l’Assemblée Générale Ordinaire de l’institution tenue le 28 mars dernier à Douala.  L’assise a permis en  effet de statuer sur les états financiers de synthèse arrêtés pour l’exercice 2024.

D’après les chiffres avancés,  la banque a enregistré un total de bilan de 588 117 millions de FCFA, tiré par les dépôts de ses clients qui s’élèvent à 434 millions de FCFA. Soit une progression de 13% en glissement annuel. Le Produit Net Bancaire à la fin de l’exercice  connait aussi une hausse de 50 112 millions de FCFA, soit une croissance de 10 % par rapport à 2023. Le résultat avant impôt s’est établi à  22 862 millions contre 17 296 millions de FCFA en 2023, pour une hausse de 32 % sur un an. Le résultat net de l’exercice est de 21 051 millions de FCFA. Soit une variation de +47,51% par rapport à  2023, où il s’établissait à 14 272 millions de FCFA. Seul l’encours de crédit connait une baisse de 15 % avec un volume de FCFA 155 195 millions de FCFA.

Pour le management d’Ecobank Cameroun, ce résultat est le plus élevé que la Banque a enregistré depuis le démarrage de son exploitation. « Avec le résultat réalisé, le taux de rendement des capitaux propres se maintient à deux chiffres pour s’établir à 39,43 %, reflétant ainsi un formidable retour sur capital », se félicite la banque. Ces chiffres, d’après les dirigeants de l’institution financière, ont été réalisés grâce à la stratégie globale du groupe pour 2024 qui était axée sur une dynamique permettant de consolider la performance en générant des rendements durables sur les capitaux propres en mettant davantage l’accent sur la gestion rigoureuse des coûts et l’efficacité. Cette stratégie reposait aussi sur les produits. Notamment, accroître la notoriété, et la mise en avant des solutions numériques. Il était aussi question de créer un environnement favorable pour les ressources humaines.
 Selon, Gwendoline Abunaw Administrateur Directeur Général d’Ecobank Cameroun « ces résultats témoignent du travail remarquable accompli par l’ensemble des collaborateurs d’Ecobank Cameroun. Ils incarnent notre aptitude à dépasser les attentes en appliquant avec succès l’orientation stratégique définie par le Groupe Ecobank. Ceci a d’ailleurs valu à Ecobank Cameroun de gagner le prix de la meilleure banque de l’année 2024 décerné par le magazine international « The banker magazine ». Nous restons déterminés à renforcer l’inclusion financière, à perfectionner continuellement nos offres et services, avec pour ambition ultime de garantir à nos clients une expérience bancaire d’exception »

Ecobank Cameroun est une filiale d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), groupe financier panafricain ayant son siège à Lomé au Togo. Le groupe est présent dans 33 pays d’Afrique subsaharienne et dispose également d’une représentation en France et des bureaux à Addis-Abeba en Ethiopie ; à Johannesburg en Afrique du Sud ; à Beijing en Chine ; à  Londres au Royaume-Uni ; à Dubaï aux Émirats arabes unis.

Réaction

Gisèle Chantal MBARGA, PCA d’Ecobank Cameroun

 « Nous avons engagé la Cobac  pour la distribution des dividendes »

« Avec le résultat réalisé, le taux de rendement des capitaux propres se maintient à deux chiffres pour s’établir à 39,43 %, reflétant ainsi un formidable retour sur capital. Le niveau de liquidité de la Banque est adéquat et tous les ratios règlementaires sont respectés au 31 décembre 2024. Fort de cette bonne performance, dans un environnement économique de plus en plus difficile et concurrentiel, le Conseil d’Administration, par l’intermédiaire de Madame l ‘Administrateur Directeur Général, a d’ores et déjà engagé la Commission Bancaire de l‘Afrique Centrale, conformément à la règlementation en vigueur (notamment le règlement R-2016/03relatif aux Fonds Propres) en vue d’obtenir son accord préalable pour la distribution des dividendes. En outre, le secteur bancaire s’est enrichi d’une nouvelle Banque, en l’occurrence l’Africa Golden Bank, ce qui a porté à dix-neuf (19) le nombre de banques en pleine activité au Cameroun au 31 décembre 2024. Dans cet environnement de plus en plus concurrentiel, il est important aussi bien pour le personnel que pour les membres des organes de gestion, de se doter d’outils leur permettant de rester compétitifs »

An 40 du Rdpc : La leçon de vivre-ensemble de Louis Paul Motaze

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« J’ai toujours été fermement opposé à ceux qui ont de la conception de l’allogène la conception d’un danger. Moi je ne suis pas d’accord». Louis Paul Motaze a saisi l’occasion de la célébration de l’an 40 du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), pour dénoncer avec « fermeté » un phénomène qui prend de l’ampleur dans la région du Sud : la chasse aux allogènes. Avec des casses, des campagnes de destruction de commerces et autres biens des allogènes dits « étrangers », dans la région natale du président de la République. Un phénomène parfois encouragé par des politiques, y compris certaines pontes du régime de Yaoundé. « Je suis ministre de la République et les allogènes sont partout », rappelle le patron du Rdpc dans le Dja et Lobo.

« Si vous partez d’ici, là où vous irez, vous serez allogènes», rappelle-t-il. « Alors, ne prenez pas l’allogène comme quelqu’un de substantiellement dangereux », appelle-t-il à la raison ses « frères » sur le fait que nul ne peut échapper à ce statut dans un monde où les frontières tendent à s’effacer. Les mettant d’ailleurs en garde contre une dérive qui n’a pas raison d’être : « le chef de l’Etat a besoin de toutes les voix ; c’est-à-dire les vôtres mais également celles de ceux que vous appelez les allogènes. Donc c’est tout ce monde-là ; et lorsqu’on dit qu’on veut une victoire éclatante, j’ai envie de dire que ça veut dire au-delà du Rdpc. Donc le président a besoin de toutes les voix. Cessez de voir les allogènes comme des dangers », insiste-t-il. Soulignant que, « au Cameroun on est libre, on peut s’installer partout», rappelle le patron politique de Sangmélima. Louis Paul Motaze ne comprend pas comment « dès qu’il y a un assassinat, vous pensez d’abord aux allogènes, sans enquête préalables ; mais qui vous l’a dit ? Faites attention», attire-t-il l’attention. « Ayez un comportement responsable ; quand vous parlez à ces gens-là, ceux que vous appelez allogènes, qu’ils entent qu’ils sont chez eux ici chez vous, ici à Sangmélima. La discipline c’est la force des armées. Vous marchez ensemble, vous avez un objectif communs», conseille le pacifiste. « Et c’est cet objectif que je suis venu rappeler ici : élire clairement en octobre le président Paul Biya comme président de la République», confie-t-il. C’est un discours qui semble décaler de la ligne édictée par le sommet du parti, mais qui en réalité, est contextualisé pour épouser la couleur locale. Le Sud et notamment Sangmélima, étant devenu très cosmopolite.

Et dans un contexte de préélectoral. A 92 ans, Paul Biya reste le candidat naturel de son parti pour un 9ème mandat à la tête du pays. la bataille est rude, tant les candidats se multiplient, l’âge du président sortant constitue un argument de campagne pour certains concurrents. Au Rdpc, on tient à suivre le « patriarche » tant qu’il se dit « engagé à servir son peuple ». Les esprits s’échauffent, les coups se donnent parfois en dessous de la ceinture. Dans un contexte où le train de vie du Camerounais n’est pas des plus reluisants. Certains extrémistes voient en les allogènes des « ennemis ». Louis Paul Motaze dit non ! C’est un homme qui sait prendre son temps pour agir. L’homme qui tient le gouvernail des finances du pays, sait être prudent et tirer la sonnette d’alarme. Le message est passé à Sangmélima. En témoignent les applaudissements nourris qui ont salué la prise de parole de l’homme devant les militants et sympathisants le 24 mars dernier.

DIPLOMATIE DE CONTRE-NATURE : ET SI LA CHINE ÉTAIT LA PRINCIPALE CIBLE DE DONALD TRUMP

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Depuis son retour à la Maison blanche à la faveur de son élection de novembre 2024, Donald Trump rivalise d’actions contre-nature par rapport à son allié d’hier qu’est l’Europe, notamment en multipliant les critiques a l’endroit des dirigeants du vieux continent et en humiliant en mondo vision l’allié ukrainien de l’Europe.. A contrario, il donne l’impression de se rapprocher de la Russie de Vladimir Poutine pour laquelle il se montre très compréhension n’hésitant même pas parfois à dire le plus grand bien, provoquant au passage l’ire des 27 pays constituant l’Union européenne.
Par rapport à la Chine, Donald Trump accentue la guerre commerciale. Et pour brouiller les pistes en montrant que la Chine n’est pas sa seule cible, Trump s’attaque aussi à ses voisins mexicains et Canadiens et à l’Union Européenne.
L’attitude de l’entrepreneur politique Trump découle d’un diagnostic qu’il a posé depuis son premier mandat à la Maison Blanche et selon lequel les Etats-Unis sont malades à cause de leur déficit extérieur creusé par tous les autres pays du monde. Cette attitude emprunte parfois d’un neo-isolationnisme tactique et d’un protectionnisme exacerbé qui servent en réalité de voile à des visées hégémoniques. Tout ceci opérant un revirement à 90% par rapport à la ligne de la politique extérieure américaine. Et pour celà, Trump n’hésite pas à fouler au pied les usages diplomatiques les plus élémentaires. Mais ce qu’il faut reconnaître au dirigeant politique Trump, c’est la suite qu’il a dans les idées ainsi que sa volonté quasi-obsessionnelle de tenir ses promesses électorales.

*Helsinki et l’autre combat de Trump*

La pièce que joue Donald Trump aujourd’hui découle d’un scénario écrit au cours de la réunion secrète tenue entre Donald Trump et Vladimir Poutine le 18 juillet 2018 à Helsinki en Finlande. Ce jour là, avec comme témoins leurs deux interprètes, les deux dirigeants auraient décidé de procéder à la reconfiguration de la scène géopolitique mondiale. Il a ainsi été question de sceller le sort de l’Europe afin d’anihiler son influence dans le nouveau monde qui s’ouvre et dans lequel Donald Trump voit les intérêts des États-Unis plus du côté des pays émergents que de celui de la vieille Europe, devenue selon lui, un canard boiteux d’un point de vue économique et une charge perpétuelle pour les Etats-Unis. A ce titre, Trump aurait déclaré ceci : « je ne vois pas pourquoi les Etats-Unis qui ont sauvé l’Europe de deux guerres particulièrement meurtrières et destructrices, qui ont décrété le plan Marshall pour la reconstruire et qui ont inspiré la creation de l’OTAN pour la protéger, doivent se priver aujourd’hui de faire le business avec les nations émergentes pour un soutien sentimental à une Europe où plus aucun État ne peut atteindre 2% de croissance économique « , aurait tranché Trump.
Si nous restons dans cette hypothèse, la guerre Russo-ukrainienne, aussi validée lors de cette rencontre, viserait à ruiner l’Europe en l’entrainant dans la politique de l’aide à l’Ukraine, sachant que la plupart des pays européens sont financièrement exsangues et le seront davantage lorsque les nations jadis victimes de leur prédation, telles les nations africaines, recouvriront progressivement leurs indépendances économiques.
Le jeu politique et diplomatique auquel s’adonne Donald Trump avec ostentation, s’apparente à une partie d’échec. Ses cibles premières risquent n’être que des épouvantails destinés à masquer la vraie cible qui est la Chine. Et pour cause : la Chine est la seule puissance aujourd’hui planétaire qui échappe totalement au contrôle des États-Unis parce qu’elle a réussi à impulser une croissance inclusive. De même, la Chine est la seule nation auprès de laquelle les Etats-Unis sont le plus endettés. Dès lors, lorsque Donald Trump aura réglé le sort de l’Europe du moins en la mettant au pas, lorsqu’il aura réussi à apprivoiser la Russie en lui rappelant qu’il a éliminé la menace que constituait l’OTAN à ses portes, son prochain combat sera de tenter de repositionner la nation américaine comme la puissance planétaire incontestée. Et pour y parvenir, les Etats-Unis vont tenter de jouer la Russie contre la Chine. Ceci dans le but d’affaiblir et même d’exploser les BRIC’S comme c’est déjà amorcé avec les sommets d’Arabie Saoudite.
Face à la Chine, l’Amérique de Donald Trump procédera d’abord par la guerre commerciale qui représente pour elle une sorte de sanctions économiques et dans laquelle elle n’hésitera pas à chercher des alliés. Elle va aussi intensifier le China bashing qui consiste à « taper systématiquement sur la Chine » en ciblant l’Afrique. Par la suite, elle pourra procéder par diverses provocations, question d’espérer une déstabilisation de la Chine.
Face à tout ce jeu, la Chine qui propose la construction d’une communauté de destin pour l’humanité devrait avoir un niveau de vigilance particulièrement accru et accentuer la communication pour permettre au reste du monde et notamment le Sud globale d’être au fait de son projet de nouvelle gouvernance mondiale.

Par Etienne de Tayo
Journaliste au magazine « Afrique Intègre »
tayoe2004@yahoo.fr

Rdpc : Paul Biya remanie sans régler la question de la légitimité

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Paul Biya seul sait où il mène son parti

Dans une série de décisions rendues publiques ce 27 mars 2025, le président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), a nommé de nouveaux membres au sein de différentes instances au parti. Trois nouveaux chefs de délégations permanentes régionaux ont été nommés : Joseph Lé pour l’Est, en remplacement de Gilbert Tsimi Evouna pour le Centre, Théophile Baoro dans l’Adamaou, en remplacement d’Alhadji Abbo Ousmanou, et Komidor Njimoluh à l’Ouest. En dehors de l’Est où l’ancien patron régional a été déchargé des fonctions qu’il occupait, notamment le secrétariat général du Sénat, les trois autres anciens chefs sont décédés : Jean Bernard Ndongo Essomba dans le Centre, Alhadji Abbo dans l’Adamaoua et Emmanuel Nzete qui y a roulé sa bosse et ne faisait plus visiblement l’unanimité à l’Ouest.

De même, dans les départements, le sommet du parti a redistribué les cartes. Ainsi, entre autres, le ministre Etoundi Ngoa devient chef de la délégation permanente dans le Mfoundi, en lieu et place de Gilbert Tsimi Evouna qui a évolué en région. Le ministre Joseph Lé de la Fonction publique et de la réforme administrative intègre le cercle où on retrouve également son collègue Ngalle Bibehe des Transports. Paul Biya pêche dans les chefferies traditionnelles et trouve le jeune lamido de Garoua (Ibrahim El Rachidine) et le sultan roi des Bamoun (Mouhamed Nabil Mfourifoum Mbombo Njoya).

Ferdinand Ngoh Ngoh

Cela survient trois jours seulement après la célébration des quarante ans du parti au pouvoir. Une célébration qui s’est tenue dans un contexte préélectoral marqué par des tensions politiques qui n’épargnent pas le Rdpc. Des voix commencent à s’élever au sein même du parti au pouvoir, pour demander de se mettre à jour. La direction du parti, déjà décimée par l’ange de la mort, n’étant plus légitime. Sur les 23 membres, il ne reste plus que 13 actifs. Neuf sont morts et un (Marafa Hamidou Yaya) se trouve en prison. Issus du Congrès ordinaire de 2011, les dirigeants du parti qui avaient un mandat de cinq ans, sont restés les mêmes depuis 14 ans. Le Bureau politique a dû renouveler de cinq ans le mandat du président national, à la veille de la présidentielle 2018. Ce mandat a expiré depuis 2023. Le Comité central et le Bureau politique, poursuivaient depuis 2011 un mandat qui n’avait plus de légitimité. D’où la saisine par Léon Onana, militant du parti ans le département de la Lékié, des tribunaux pour contraindre la direction du parti à organiser un Congrès pour renouveler le mandat et ainsi assurer la légitimité des dirigeants du parti. Ce, avant de pouvoir désigner un candidat pour la présidentielle d’octobre 2025. Paul Biya a vite réagi, mais a préféré emprunter le chemin inverse à celui attendu. Ainsi, la question du bureau politique reste sans suite. Et lui-même

Une des grandes figures manquantes dans ce remaniement est celle de Ferdinand Ngoh Ngoh. Le tout puissant Secrétaire général de la présidence de la République, ne figure nulle part. Et ne peut d’ailleurs plus intégrer le  cercle des dirigeants du parti au pouvoir. Les membres du Bureau politique étant en principe d’office membres du Comité central. Dans un contexte de luttes pour le repositionnement post-Biya. En revanche, Marafa Hamidou Yaya, lui, continue de faire partie de la short list des décideurs du parti au pouvoir, alors qu’il purge une pénitence derrière les barreaux depuis plusieurs années.

Poissons: un festival pour booster la consommation locale

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La quatrième édition de Ndema La Sue  ou la fête du poisson se tient du 1er au 06 avril 2025  à Douala, avec pour but de valoriser le poisson local et les acteurs de la chaîne de valeur de la filière. 

Comme un rituel depuis 2022, le grand rendez-vous national autour du poisson et des ressources halieutiques de table au Cameroun tient sa quatrième édition. L’évènement va comme d’habitude, réunir les acteurs de la chaine de valeur de  cette filière du 1er au 06 avril 2025  à Bonamoussadi à Douala.  Avec des  expositions, dégustations et débats, cette édition a pour thème, « valorisation du Poisson 237: la place des femmes dans la démarche qualité ».

 Cette rencontre sera donc l’occasion au-delà de présenter le potentiel halieutique du pays, de valoriser les femmes qui  s’investissent au quotidien dans cette filière, allant de la production jusqu’à la mise à disposition des consommateurs. Les productrices, commerçantes (mareyeuses), transformatrices, cheffes de cuisine. Surtout, elles sont nombreuses qui offrent tous les soirs le plat populaire de « poisson braisé ». Ce sont elles qui seront à l’honneur à l’occasion de cette fête du poisson.

Un accent particulier sera mis sur les savoir-faire métiers. En effet, le programme de l’évènement prévoit diverses articulations. Le public va notamment assister à la présentation des produits issus de la pêche de capture et des initiatives féminines, des produits annexes de la chaîne de valeurs (épices, huiles, tubercules…). Il est également prévu des présentations de projets innovants menés par des femmes  de même que des masters class. Des ateliers pratiques  sont aussi annoncés et vont porter sur des sujets tels que les techniques de conservation, les bonnes pratiques,  les techniques d’assaisonnement,  la gestion des déchets et même des concours culinaires.  Par ailleurs, il est aussi prévu des journées gastronomiques. « Chaque journée est réservée à un produit halieutique que NdemaLasue souhaite mettre en avant. C’est l’occasion de vous ravitailler pour les fêtes de Pâques et l’Iftar. Mercredi est une journée exceptionnelle, celle de la Cuisine en Scène, avec le 4 à 6 mains des Chefs de Cuisine, qui vont délivrer une expérience inédite de Cocktail d’Ouverture en Live », annonce le comité d’organisation.

 L’objectif de NdemaLaSue, est de booster la consommation du poisson local, pour relever l’offre nationale en produits halieutiques de table. Car, avec 4 millions d’hectares de plans d’eau et 400 km de côtes maritimes, le Cameroun dispose d’atouts naturels pour construire une économie maritime durable, autour de la chaîne de valeurs des ressources halieutiques de table.  Avec un déficit de production de plus de 100 000 tonnes de poisson par an, le secteur est par ailleurs une source de création de richesses, d’emplois pour les jeunes et d’autonomisation des femmes.  

NdemaLaSue  est placé sous le parrainage du MINEPIA, de la Caisse de Développement de la Pêche Maritime (CDPM), en partenariat avec la Mairie de Douala, la Chambre d’agriculture, et sous l’encadrement technique de l’Institut des Sciences halieutiques (ISH) de Yabassi. 

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