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Yaoundé 1er : Scene de guerre entre moto-taximen et la police municipale

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La police municipale est suspendue pour un mois dans la ville de Yaoundé. Ainsi en a décidé le préfet du Mfoundi en mi-journée. Une mesure prise en urgence pour calmer la fureur des moto-taximen de l’arrondissement de Yaoundé 1er, déterminés à en découdre avec la police municipale qui venait de frapper mortellement un des leurs. « Ils l’ont interpellé, l’ont contrôlé, et après ils ont discuté et ils ont confisqué les dossiers de sa moto et les clés de sa moto », témoigne une dame. « Quand ils sont partis, il s’est rappelé que les clés de sa maison étaient rattachées à celle de la moto. Il l’a signalé et les Awara (nom donné à la police municipale à Yaoundé) ont rappelé leurs collègues qui étaient partis avec ses clés. Entre temps, le bendskiner s’agitait beaucoup et réclamait sa moto en disant qu’il est correct, mais personne ne le comprenait. Il a engagé la bagarre », poursuit la voisine. « Ils ont bagarré, entre temps, ils sont revenus avec sa moto et le frère aîné du moto-taximan est arrivé et discutait avec les awaras qui ne voulaient toujours rien comprendre. Le moto-taximan a encore foncé sur le chef des Awaras et lui a enfoncé la main dans l’œil. Il a alors arraché la barre d’un parasol et a frappé sur la tête du moto-taximan qui est tombé et s’agitait», ajoute-t-elle. La commerçante conclut que « c’est quand ils sont revenus en vive allure annoncer qu’il est finalement décédé, que ses collègues se sont rués sur le véhicule des Awaras qu’ils avaient déjà immobilisé sur place, et y ont mis le feu. Puis ils sont allés prendre la moto du chef des Awara pour jeter dans ce feu ». Mais en soirée, Yérima Hamadou, président de l’association des moto-taximen de Yaoundé 1er démentira l’information de la mort du moto-taximan.

La situation se serait envenimée lorsque les collègues du conducteur de moto ont accouru et ont constaté qu’il agonisait. « Les policiers sont venus et l’ont mis dans un taxi et imposé à celui qui l’a frappé de l’accompagner à l’hôpital », apprend-on. Les autres travailleurs de motos ont suivi le véhicule du blesse. « C’est quand ils sont revenus en vive allure annoncer qu’il est finalement décédé, que ses collègues se sont rués sur le véhicule des Awaras qu’ils avaient déjà immobilisé sur place, et y ont mis le feu. Puis ils sont allés prendre la moto du chef des Awara pour jeter dans ce feu », complète la dame témoin. Finalement, « il n’est pas mort. Il a déclaré à la police que c’est par peur des représailles qu’il a laissé dire qu’il était mort », assure Yérima Hamadou, président de l’Association des moto-taximen de Yaoundé 1er.

Trop tard. La paix est deja fragilisee. L’une des parties eternellement en conflit est desormais hors-jeu pour un mois renouvellable. La securite de la mairie en depend. La paix sociale aussi.

Justice : Maurice Kamto écroué à Kondengui

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Maurice_Kamto_et_Penda_Ekoka désormais habitants de Kondengui

Maurice Kamto et ses partisans ont passé leur première nuit à la prison principale de Kondengui. Le commissaire du gouvernement qui a reçu les sympathisants des « marches blanches » nuitamment hier 12 février 2019, s’en est aussitôt débarrassé en les envoyant en prison. Après avoir confirmé les charges retenues contre eux. Il s’agit d’attroupement, rébellion en groupe, hostilité à la patrie, insurrection, trouble à l’ordre public, association de malfaiteurs, incitation à l’insurrection, la complicité. Avant même de les entendre. Le juge d’instruction avait déjà retenu le 30 janvier dernier ces chefs d’accusation contre Maurice Kamto et compagnie. Le commissaire du gouvernement a maintenu ces charges avant de placer les inculpés sous mandat de détention provisoire. Les nouveaux locataires de Kondengui ont donc six mois minimum à passer derrière les barreaux. Sauf s’il leur est accordé une liberté sous caution.

Mais déjà, les manifestants risquent la peine de mort devant cette juridiction. Déjà, Me Emmanuel Simh, membre du collectif des avocats qui défendent les intérêts de Maurice Kamto et compagnie, soulève l’incompétence du Tribunal militaire à juger des civils.
Avant d’être présentés au commissaire du gouvernement, les manifestants avaient été maintenus dans des cellules de la gendarmerie nationale et des forces spéciales de la police pendant 18 jours pour certains, et 16 jours pour Maurice Kamto et ceux arrêtés au domicile d’Albert Dzongang. Au-delà de la détention abusive, les avocats des gardés-à-vue dénonçaient la violation du droit à la visite et du droit d’assistance judiciaire à leurs clients. Selon des sources concordantes, ce sont exactement 158 personnes qui ont été déferrées hier nuit. AU départ, l’on parlait de 200 personnes interpellées. Les barricades maintenues à l’entrée de la Direction de la police judiciaire sont la preuve de la présence de locataires jugés « dangereux » par Yaoundé.

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Manifestations du 26 janvier : Maurice Kamto et autres enfin au tribunal

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Ils affrontent la dure réalité de la justice camerounaise

L’affaire Kamto est enfin arrivée au Tribunal militaire ce 12 février 2019. Alors que s’engageait un bras de fer entre les avocats, voire le barreau et le régime de Yaoundé au sujet des conditions de leur détention dans des cellules disséminées à travers la ville de Yaoundé. Plusieurs bus gros porteur ont transporté les « prisonniers » du Mrc des différents lieux de leurs détentions vers le tribunal sis au centre-ville de Yaoundé.

Rien n’a pu filtrer jusqu’à présent de ce qui se passe derrière le mur d’enceinte du Tribunal militaire de Yaoundé où toutes les personnes interpellées dans le cadre des « marches blanches » du 26 janvier dernier. Un fort dispositif militaire a été déployé tout autour du Tribunal. La presse interdite. Ou du moins filtrée. « Ce n’est pas encore ouvert à la presse », a gentiment signifié un policier en faction au reporter de newsducamer.com.

Toujours est-il que la phase de la détention administrative est tournée, et l’on devrait en savoir davantage sur ce qui attend Maurice Kamto et ses camarades et sympathisants. Le commissaire du gouvernement devrait le leur signifier. Après les formalités d’identification.

Affaire Maurice Kamto : Les avocats dénoncent des violations des droits des gardés-à-vue

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Me Emmanuel Simh: le droit à la visite et à l'assistance ont été violés

Dans un communiqué de presse rendu publique ce 12 février 2019, le collectif des avocats constitués pour la défense des droits des personnes interpellées dans le cadre des « marches blanches » organisées par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) et ses partis sympathisants, dénonce la privation « du droit de visite et d’assistance de leurs avocats » de leurs clients détenus à Yaoundé. Après avoir manqué ce matin l’occasion de rencontrer Maurice Kamto et d’autres cadres ou sympathisants de ses manifestations détenus au Groupement spécial des opérations (Gso) à Yaoundé. Mes Souop, Simh, Meli, Woupala, Chendjou, Menkem, Nougang qui se sont rendus au siège de ce corps spécial de la police camerounaise, ont appris qu’« une autorisation du Commissaire du gouvernement doit être préalablement sollicitée par les avocats » des détenus avant de solliciter une quelconque visite à leurs clients.

Une énième fois, une de trop pour les défenseurs de la cause des justiciables. « Vendredi 08 février 2019, au Gso, à l’encontre de Mes Simh, Kamkui et Mobi Djuikom, ainsi que le Samedi 09 février 2019 au Sed où Me Meli et Me Chendjou n’ont pas pu avoir accès aux détenus. La même interdiction s’est reproduite hier 11 février 2019 à l’encontre de Me Simh au Gmi où sont par ailleurs détenus deux Avocats », répertorie le communiqué signé de sept avocats du collectifs.

Le communiqué dénonce la violation de l’article 122 al. 3 du Code de Procédure Pénale qui accorde aux personnes privées de leurs droits d’aller et venir le droit à la visite et à l’assistance judiciaire. On apprend que « le Bâtonnier de l’Ordre a été saisi de cette situation étonnante, que le collectif condamne et dénonce, et qui constitue une entrave à l’exercice professionnel des Avocats et une violation grave des droits fondamentaux de leurs clients».

Maurice Kamto, le président du Mrc, candidat déclaré 2ème à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, n’a jamais accepté les résultats proclamés par la cour constitutionnelle. L’homme du « bulletin rouge » avait d’ailleurs anticipé au lendemain du scrutin, en annonçant son élection. Avant d’être désavoué par la plus haute juridiction du pays. Depuis lors, Maurice Kamto organisé des manifestations pour « dénoncer le hold-up électoral ». C’était le cas le 26 janvier dernier dans plusieurs villes du pays. Des centaines de manifestants avaient été arrêtés, et les cadres du Mrc deux jours après au domicile d’Albert Dzongang, président de la Dynamique et proche de Maurice Kamto. Depuis, ils sont tous incarcérés dans des cellules des Corps spéciaux de la police nationale, et de la gendarmerie nationale. Sous le coup d’une garde-à-vue administrative décidée par le Préfet du Mfoundi.

David Eyenguè Nzima : « Ma pauvre maman me supplie chaque jour de ne plus aller à ce « foutu » boulot» de journaliste

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David Eyenguè n'en revient pas

Au sortir de la garde-à-vue, pouvez-vous nous parler des circonstances de votre arrestation?
Nous nous sommes retrouvés au domicile de Monsieur Albert Dzongang en début de soirée du 28 janvier 2019, où il était annoncé Monsieur Maurice Kamto, deuxième au classement de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 et président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). Théodore Tchopa et moi avions voulu -si cela était possible- obtenir une interview de ce leader de l’opposition camerounaise après les arrestations de ses militants lors de la marche du samedi 26 janvier. Aucun média n’avait encore alors pu arracher un mot à ces opposants à Paul Biya, depuis les incidents historiques du 26 pendant lesquels certains Camerounais avaient été blessés par balle.
Avant d’arriver au domicile de Monsieur Dzongang, nous avions déjà traversé une voiture de police dans laquelle se trouvaient quelques hommes. Plusieurs personnes arrivaient à ce domicile-là, où les entrées étaient filtrées. Nous n’avons pas eu de difficultés à y accéder, parce que reconnus comme des journalistes à la recherche de l’information. Quelques dizaines de personnes étaient dans ces lieux, se demandaient les unes les autres si vraiment Maurice Kamto y était aussi. Le propriétaire des lieux qui était très occupé au téléphone avait le regard vers l’extérieur où un dispositif policier se mettait en place. Le camion anti-émeutes de la police avait pris place devant le portail où plus de 60 hommes en tenues (policiers et gendarmes) étaient dorénavant en alerte. Le délégué régional de la sûreté nationale pour le Littoral (Drsn), dirigeait les troupes. Il était au téléphone et répondait de façon à faire entendre ses réponses à tout l’entourage et même au-delà. Il y avait les: « Oui Monsieur le ministre, entendu Monsieur le ministre, Bien reçu monsieur le ministre ». Puis, un « Ouvrez, sinon on casse ce portail. Nous avons un mandat de perquisition et un mandat d’amener ». C’est Albert Dzongang lui-même qui a ouvert le portail pour laisser entrer la police, et le Drsn qui était encore au téléphone a lancé: « il est même très coopérant. Oui, monsieur le ministre, nous allons embarquer tout le monde ». Les bidasses qui avaient alors investi les lieux demandaient cartes d’identités et téléphones portables à tous ceux qui étaient là. Ils nous ont fait asseoir à même le sol, le temps pour les voitures de police et gendarmerie de se positionner pour nous transporter sans ménagement vers la police judiciaire à Bonanjo où nous passerons environ quatre heures avant qu’on nous déporte nuitamment à Yaoundé.

« certains hauts commis de l’Etat comme le ministre de la Communication, ne savent pas ce que doit faire un journaliste ».

certains hauts commis de l’Etat comme monsieur le ministre de la Communication, ne savent pas ce que doit faire un journaliste
Il se dit que vous étiez traités comme des terroristes ; qu’est-ce qui meublait votre temps au GSO ?
La causerie avec mon collègue et d’autres prisonniers assis non loin de moi, les prières pour la santé de mes enfants et de mes petits enfants, les séquences de sommeil entrecoupées par la chaleur dégagée par les 45 autres bagnards de notre cellule. Voilà ce qui a meublé mes cinq jours de détention.
Et quelles étaient vos conditions de détention ?
Le Groupement spécial des opérations (Gso) est un corps d’élites de la police camerounaise. Ils n’ont que de grosses opérations à leur activité. Ce n’est pas une unité de détention. Chaque fois qu’ils ont eu des visiteurs, ce sont des visiteurs dangereux qu’ils sont allé eux-mêmes traquer. Cette fois-ci, on leur avait emmené des gens différents. C’est ce qui était dit dans les échanges que nous avions avec eux. Nous n’allons pas nous étendre sur les conditions de détention.
La liberté sous condition ressemble à une sorte d’épée de Damoclès sur vos têtes ; redoutez-vous un retour à la privation de vos libertés ?
Non, mais nous sommes libérés sous condition d’être là au moment où la justice aura besoin de nous.
Après une telle dure épreuve, demeure-t-on le même journaliste d’hier ?
Je crois que non! D’abord parce que mes enfants n’ont rien fait pour recevoir cette avalanche d’interviewes de leurs camarades dans les différents établissements où elles fréquentent. Ma pauvre maman me supplie chaque jour de ne plus aller à ce « foutu » boulot. Ensuite parce que votre quotidien n’est plus le même, votre téléphone reçoit 100 fois plus d’appels qu’avant, tout le monde vous reconnait dans la rue et veut vous arracher une amitié ou deux minutes de votre histoire de bagnard malgré vous. Il n’y a que l’écriture prochaine d’un livre qui va régler les problèmes posés par tout le monde à la fois. Sans le vouloir, vous recevez des accolades par dizaines chaque jour. Les demandes d’amitié sur les réseaux sociaux ont décuplé, les appels inconnus du monde entier font décharger votre batterie de téléphone. Votre nouvelle vie « d’homme célèbre » vous impose d’avoir plus de temps, plus d’énergie, plus d’argent à partager. C’est malheureusement la réalité au Cameroun, ceux qui sont supposé être riches doivent « faroter ». Alors qu’un tel vous convie à prendre un verre, dix autres viennent en demander en vous disant que le président de la République ne peut par ordonner qu’on vous relaxe dans une affaire aussi importante sans vous avoir donné de l’argent. C’est INCROYABLE!!!

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Marches du 26 janvier 2019 : Les journalistes libérés, incertitudes pour les autres détenus

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Les deux journalistes respirent enfin l'air de la liberté

Ce matin du 4 février 2019, David Eyengue et Théodore Tchopa sortent des studios d’Equinoxe Radio et Tv. Sac à dos, le premier avale les marches de l’escalier de l’immeuble Clinique Saint Pierre à Douala-Bonakouamouang, le pas pressé. « Tout va bien ; l’homme tient debout», lance-t-il à quelques confrères. Mais il devra se mettre volontiers à la disposition de quelques confrères rencontrés au hasard pour d’interminables interrogations. « Ils ne cherchaient pas à savoir qui était qui. Ils ramassaient tous ceux qu’ils trouvaient chez Albert Dzongang», indique le reporter du quotidien le jour. « On aurait pu ne rien manger de la journée si je ne l’avais pas presque forcé à ce qu’on prenne notre petit déjeuner avant d’engager notre journée, puisqu’ils nous traitaient comme des terroristes », agrémente Théodore Tchopa qui l’a rejoint quelques temps après. « C’est comme s’ils voulaient tuer les gens ; dans un bus largement en surcharge pour un voyage de près de 300km, ils nous ont refusé d’ouvrir les vitres alors qu’on suffoquait », « Il y a même une avocate qui s’est évanouie, ils ont préféré lui faire des gestes de premiers secours, pour qu’elle retrouve sa respiration, et qu’on l’emmène », dénonce-t-il.

Après cinq jours de détention au Groupement spécial des opérations (Gso), les deux journalistes du quotidien le jour ont respiré l’air de la liberté. Mais une liberté « sous condition ». Ce qui suppose que leurs dossiers restent sur la table de l’officier de police judiciaire. Ce qui n’affecte pas outre mesure les ex détenus. « Je ne sais pas quelle faute j’ai commise, pour qu’on me prive de ma liberté pendant autant de ours. Je continuerai à faire mon travail de journaliste », assure David Eyengue.

Leurs anciens codétenus n’ont pas eu cette « chance » d’être élargis. Alors que les proches continuent de chercher leurs lieux de détention, les manifestants du 26 janvier 2019 convergés depuis plusieurs villes sur Yaoundé, continuent de subir des interrogatoires dans différents centres de détention de la capitale. Ils risquent la peine de mort ou la prison à perpétuité, puisqu’ils devront le cas échéant être présentés aux juges du tribunal militaire. Entre autres faits à eux reprochés, apologie du terrorisme, complot contre l’autorité de l’Etat, participation à une manifestations interdites,…

Crise à la Lfpc : La Fécafoot donne 7 jours à la Ligue pour la paix

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J'ordonne la fin de la récréation dans 7 jours

« La fédération camerounaise de football a le regret de constater que le démarrage des compétitions organisées par la Ligue de football professionnel du Cameroun prévu pour le week-end du 26 au 27 janvier 2019 par les matchs comptant pour la première journée du championnat Ligue 1 n’a pas été effectif, nonobstant les engagements pris par les clubs et dirigeants de cette ligue ». Parlant des engagements pris par lors de la réunion tripartite du 3 janvier sous les auspices de Seidou Mbombo Njoya, le nouveau président de la Fécafoot. Il était question que la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc) tienne une session de son conseil d’administration, puis une assemblée générale, avant de lancer la nouvelle saison. Pour sa part, la Fécafoot a décaissé une partie de son appui, pour soutenir cette reprise. Le 24 janvier dernier, le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) tenait une autre réunion avec les mêmes acteurs de la tripartite, pour réitérer le démarrage de la saison.

Sauf qu’au sortir de cette autre réunion, les positions se sont radicalisées au point d’avoir raison de la paix négociée par les tutelles. Le Syndicat des clubs d’élite du Cameroun (Sycec) qui n’a pas apprécié le fait que le président de la Ligue continue de le traiter d’illégal au cours de cette réunion du Minsep, ne prendra pas part au conseil d’administration convoqué deux jours plus tard, et campera sur la tenue préalable de l’assemblée générale que Pierre Semengue programme mi-février. A la fin, le match d’ouverture n’a pas lieu, malgré tout le dispositif protocolaire aménagé. Et la contagion sera générale le lendemain. Alors que la Lfpc fait le constat d’une série de forfaits, la Fécafoot parle de non démarrage. En attendant le tour de l’Elite two prévu ce 30 janvier.

La Fécafoot n’a pas attendu le pourrissement de la situation pour rappeler à l’ordre. « Le fait que cette compétition n’ait pas démarré à la date consensuelle ment arrêtée préoccupe profondément la Fédération camerounaise de football qui invite tous les acteurs de la Lfpc à faire preuve de responsabilité et à mettre en avant l’intérêt supérieur du football camerounais par le démarrage effectif des compétitions organisées par la Lfpc dans les sept jours suivant la publication du présent communiqué », menace Seidou Mbombo Njoya. Délai au terme duquel « en tant qu’instance faîtière nationale de football, n’aura d’autre choix que d’exercer ses prérogatives légales et réglementaires pour sauvegarder l’intérêt et l’image de marque du football camerounais ». Une menace claire de la part de celui qui place la Lfpc au centre de ses préoccupations. Le nouveau patron du football camerounais qui tient à ce que son pays respecte le nouveau calendrier imposé par la Caf, a déjà pris la résolution de créer un comité ad hoc en vue de tabler sur l’avenir de cette instance qui, huit ans après son institution, peine à décoller. On y retrouve Franck Happi le président du Sycec et Alexandre Gaspard Owona comme représentants du Sycec. Deux « adversaires » de Pierre Semengue dans le conflit actuel.

Glissement de Can : Ahmad Ahmad dompte Alassane Ouattara

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Un pas de plus dans le glissement

Doucement mais surement, Ahmad Ahmad obtiendra le glissement des trois prochaines éditions de Coupes d’Afrique des nations (Can). Après avoir assuré Paul Biya de céder 2019 à un autre pays organisateur, le président de la Confédération africaine de football (Caf) vient de convaincre Alassane Dramane Ouattara de laisser sa Can au Cameroun, pour reprendre celle guinéenne. Ayant déjà au préalable acquis du pays d’Alpha condé de se contenter de l’édition 2025. Au sortir de l’audience qu’il a sollicitée du président de la république ivoirienne, le successeur d’Ahmad Ahmad a eu la garantie que l’Etat ivoirien ne s’oppose plus à son projet de « glissement » de Can. « Je remercie sincèrement le président de la Côte d’ivoire de soutenir cette solidarité », a salué le patron de la Caf. Indiquant que « le Cameroun est à 80% de ses travaux », et est donc plus près de l’organisation que la Côte d’ivoire qui, selon Ahmad Ahmad, « ne sera pas prêt à temps ». Se montrant aussi « favorable à une co-organisation », parlant de 2025.

Mais le chemin n’est pas encore totalement ouvert pour que le nouvel ordre imposé par l’exécutif de la Caf soit mis en œuvre. D’autant plus que la fédération ivoirienne de football (Fif) et son homologue comorien ont déposé des recours auprès du tribunal arbitral du sport (Tas) pour contester la remise en cause des acquis de 2014. Mais aussi l’Association des clubs de football amateur du Cameroun (Acfac) qui a maintenu son recours contre le retrait de la Can 2019 au Cameroun. A propos, la procédure a été ouverte hier à Lausanne. Et cette association camerounaise est un habitué des couloirs du Tas où elle a déjà obtenu plusieurs fois l’annulation des élections ou des statuts de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Après avoir retiré sa plainte contre le changement unilatéral du cahier de charges, l’Acfac ne compte pas reculer cette fois-ci. Mais si le dernier obstacle reste son recours, nul doute que l’Acfac s’alignera. Au cas où la Can 2021 devient définitivement un acquis pour le pays des Lions indomptables.

 

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Manifestations du Mrc : Deux journalistes interpellés portés disparus

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« Je suis encore sous le choc ; je réfléchis encore. Trop d’interrogations dans mon pauvre cerveau ». Au lendemain des manifestations violemment réprimées lancées par Maurice Kamto, Julio Trésor Tanon n’en revient pas. Le journaliste de Canal 2 international déclare avoir échappé à la mort. Pour avoir couvert la marche de Douala ce 26 janvier. « J’étais à Makepe comme reporter. Une fois le gaz propagé dans l’air devant l’hôpital général de Douala, j’ai foncé dans le quartier avec mon sac à dos. Tout le monde fuyait les policiers en furie, voulant arrêter tous ceux qui filmaient. Malgré le danger, j’ai voulu prendre quelques interview des populations », engage-t-il. Instinct de journalistes. « Le premier approché était réceptif mais au bout de quelques minutes, un autre monsieur en blanc approche et veut absolument parler à mon micro ; je me retourne vers lui et directement, sans que je ne lui pose même la question, il se lance : ils ont tiré sur Célestin Djamen à balle réelle », raconte-t-il. Mais c’est d’abord la population qui confond le reporter : « tapons les ; c’est eux l’Union européenne », rapporte le reporter qui avoue ne s’être pas laissé intimider. « Taper qui ? Vous êtes malades ? Je fais juste mon travail et je ne vois pas en quoi je suis fautif, leur ai-je répondu ». Refroidissant ses vis-à-vis qui se concertent en langue Bassa.

Sur les pas de Pius Njawe

Le temps pour l’infortuné de renfiler son matériel dans le sac, avant de « fuir », conseillé par une vieille dame. « Sans réfléchir, j’engage un sprint et en moins de dis secondes, je devance mes agresseurs qui alertent le quartier de m’arrêter. Après un virage, je les sème et me cache derrière une maison. Je me sens alors traqué, pris au piège car plus de route devant moi », raconte-t-il. Embusqué dans une cachette, le reporter saisir sa rédaction, puis se mettra en tricot démembré, question de mieux se dissimuler.
Mais une fois qu’il regagne la rue, il est entre deux « ennemis ». La police qui tient à avoir ses enregistrements le repère, alors que des riverains le suivent. Une nouvelle course poursuite est engagée et le journaliste ne sera sauvé que par un jeune homme : « c’est vous le journaliste que tout le monde est en train de chercher comme ça ? Descends tout droit et remonte jusqu’à Bédi (Sic)», rapporte-t-il. Une orientation qui permettra au fugitif de s’échapper définitivement.

Théodore Tchopa et David Eyengue n’échapperont pas comme Julio Trésor

Si Julio Trésor Tanon, présentateur de journaux à la chaîne de télévision canal 2 international, a pu échapper à la vindicte populaire et surtout la furie des policiers, pas Théodore Tchopa et David Eyengue. Les deux journalistes du journal le jour, se trouvaient au pire des endroits : le domicile d’Albert Dzongang. Ils seront embarqués avec les opposants, pour une destination inconnue. « Le directeur de publication et des collègues étaient au Sed (gendarmerie nationale) en matinée, ils n’y sont pas. Sur la liste de ceux qui sont gardés au Sed, leurs noms ne figurent pas. Ils sont à la Police judiciaire », suppose alors Achille Chountsa, chef du service sport du quotidien Le jour. Sauf que « là-bas, un important dispositif sécuritaire ne permet même pas l’aspect depuis la station Total, qui que vous soyez », fait-il remarquer. Mais aucune assurance que les journalistes y sont puisque selon des informations concordantes, ceux conduits à la police judiciaire ont été divisés en trois groupes répartis entre la Police judiciaire, le Commandement central du Gmi à Soa et le Gso à Mvan. David Eyengue et Théodore Tchopa s’apprêtent à passer leur deuxième nuit en détention, dans un endroit inconnu, et sans visites de proches.

Bamboutos Fc : Justin Tagouh jette l’éponge

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Bamboutos Fc de Mbouda est orphelin depuis ce le 15 janvier 2019. Par un communiqué rendu public, Justin Tagouh annonce avoir démissionné de ses fonctions de président du club phare du département des Bamboutos. Une notification bien que tardive mais qui surprend tant l’homme d’affaires a jusqu’ici réussi tant bien que mal à s’accrocher à la présidence du club, malgré les secousses dues à sa gestion très souvent décriée par les supporters et certains de ses collaborateurs. L’homme a fini par abandonner de sa propre volonté. Une décision dictée par « mes multiples occupations professionnelles », peut-on lire dans la lettre de démission de celui qui est par ailleurs promoteur d’un groupe de presse ayant pour principal organe la télévision Afrique media.

En laissant l’équipe orpheline au lendemain de la date de démarrage (raté) de la saison de football professionnel, Justin Taghouh dit donner mandat au vice-président Justin Lambo pour « assurer la coordination en vue de la mise sur pied d’un comité provisoire de gestion indispensable pour affilier l’équipe avant le démarrage du championnat prévu le 30 janvier ; et plus tard mettre sur pied un bureau définitif ».

Joan Buyle

En plus de dix années de présidence du club conduit à diverses compétitions internationales par son prédécesseur Lucas Tchoffo, Justin Tagouh aura eu le mérite de rendre davantage populaire « L’enfant unique ». Malheureusement, par lui aussi, le club a connu deux rétrogradations administratives. La première en 2007 pour une affaire de matchs truqués qui ont enfoncé le club du Mont Mangwa en une 3ème division jadis inexistante. Après une disparition forcée, Bamboutos reviendra grâce à l’arrivée du comité de normalisation à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Instance qui a appliquée la décision de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (Cca) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) qui donnait raison à Bamboutos et que l’exécutif de la Fécafoot rechignait à considérer. La deuxième rétrogradation a eu lieu en fin de saison dernière : une décision de la Fifa qui frappait le club pour une ardoise qu’il refusait de payer à un de ses anciens entraîneurs, le Belge Joan Nuyle. Malgré les négociations, Bamboutos a été maintenu en Ligue 2, après avoir été qualifié pour la Coupe de la Caf.

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