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Tensions politiques : Maurice Kamto arrêté

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des moments difficiles

La deuxième partie de la guerre que se livrent le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) et le régime de Yaoundé s’est poursuivi ce jour par l’arrestation du Pr Maurice Kamto et plusieurs autres cadres de son parti. « Il était exactement 20h35 quand ils ont mis la main sur le Pr Maurice Kamto, Christian Penda Ekoka et Albert Dzongang. Peu avant, ils avaient enlevés Célestin Djamen et certains autres blessés de samedi internés à l’hôpital général de Douala dont Guy Laurent Kouam », précise Serge Aimé Bikoï, chef service politique à la Radio Tiéméni Siantou (Rts). L’homme qui a vécu les événements sanglants de samedi dernier à Douala, ajoute que « c’est depuis la journée qu’ils ont encerclé la maison d’Albert Dzongang où se trouvaient également Maurice Kamto ». Dans le même temps, à Yaoundé, une opération similaire se déroulait. Selon Paul Chouta, lanceur d’alertes, le Pr Alain Fogue, Okala Ebode, trésorier et trésorier adjoint du parti, ont été interpellés. Les sources ne s’accordent pas sur la destination prises pour ceux de Yaoundé : entre le commissariat central N3, la délégation régionale de la Police judiciaire et la direction de la police judiciaire.

Toujours est-il que de nombreux cadres du Mrc sont entre les mains des forces de maintien de l’ordre depuis ce soir du 28 janvier 2019. Rien ne filtre pour le moment des motifs de ces arrestations. Mais nul doute que cela a un lien avec les manifestations organisées ce 26 janvier à travers plusieurs villes camerounaises et européennes. Lesquelles se sont achevées par des violences et le saccage de certaines représentations diplomatiques du Cameroun dont celles de Paris.

C’est une nouvelle phase de la crise qui met aux prises le candidat malheureux et le pouvoir de Yaoundé. Après une naissance difficile en 2012, le Mrc s’est progressivement présenté sur la scène politique camerounaise comme une force alternative pour la transition. Au passage, de nombreux pics. Jusqu’à l’élection présidentielle du 7 octobre dernier, qui a vu la victoire de Paul Biya devant Maurice Kamto. Mais le candidat malheureux n’a jamais reconnu la réélection de son challenger. Après un contentieux post-électoral riche en rebondissement et qui a parfois imposé des nuits blanches à la Cour constitutionnelle, le candidat du Mrc continue de réclamer sa victoire. Et les manifestations de samedi qui portaient sur divers points avait pour principale revendication, la dénonciation du « Hold-up électoral ». La suite se fera dans les couloirs de la justice. Toutes les personnes interpellées devraient être jugées à Yaoundé.

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Le Mrc à l'épreuve de la repression

La « marche blanche » du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a tourné à l’émeute ce samedi 26 janvier dans la ville de Douala, des tirs de gaz lacrymogènes et de balles ayant meublés la manifestation pacifique d’un groupe de militants de ce parti. Ils étaient réunis dans le 5e arrondissement de la ville, pour répondre à l’appel de Maurice Kamto à procéder à des marches pacifiques sur l’ensemble du territoire national. Au moins six personnes ont été blessées, selon les premiers témoins joints par Jeune Afrique. C’est vers 9 heures que les dizaines de militants du MRC – avec à leur tête l’opposant Célestin Djamen – ont commencé à arpenter les rues de la capitale économique du Cameroun. Selon des témoins, les manifestants ont marché sur quelques mètres, avant d’être rejoints par les forces de sécurité qui ont tiré des gaz lacrymogènes sans sommation, provoquant un mouvement de foule. « Au début ils tiraient des gaz lacrymogènes, après ils ont commencé à tirer à balles réelles », rapporte un des manifestants joint par Jeune Afrique.

Plusieurs victimes

Dans la foulée, le leader de la marche, Célestin Djamen, a reçu une balle dans la cuisse. Il a immédiatement été conduit à l’hôpital général. Alertés, les militants du MRC se sont retrouvés à l’entrée de la formation hospitalière. Ils ont une fois de plus été rejoints par les forces de sécurité qui ont engagés des tirs de gaz lacrymogènes et de balles, faisant de nouvelles victimes. Parmi elles, l’avocate Michelle Ndoki, venue s’enquérir de l’état de santé de son camarade. « Elle ne faisait pas partie des manifestants. Elle est arrivée avec sa voiture accompagnée d’Albert Dzongang [leader de la Dynamique, un parti allié au MRC, ndlr]. L’accès à l’hôpital leur a été refusé. Elle est ensuite descendue de la voiture, et un policier l’a suivi. Il a tiré à quatre reprises. Me Ndoki a reçu trois balles, et une commerçante qui se trouvait à côté d’elle en a également reçue une », raconte l’un des témoins. Selon des sources concordantes, un conducteur de moto-taxi et deux piétons ont également été touchés par des balles perdues. L’un d’eux a été conduit à l’hôpital Ad Lucem, où Me Ndoki recevait un traitement en début d’après-midi.

Manifestations à Yaoundé et Bafoussam

Les marches initiées par le MRC ont pour but de contester les résultats de la dernière présidentielle, plaider pour le retour de la paix dans les régions anglophones, et protester contre la dilapidation des fonds publics sous couvert de l’organisation de la CAN 2019, qui lui a depuis été retirée. Les manifestations annoncées sur l’ensemble du territoire avaient été interdites par les autorités. Elles se sont finalement tenues dans trois villes. A Yaoundé, les militants et sympathisants du MRC se sont retrouvés à la Poste centrale, au cœur de la ville. Ils ont entonné des chants de ralliement, avant d’être rapidement dispersés par les forces de sécurité à l’aide de jets d’eau et de gaz lacrymogènes. Même scénario à Bafoussam, où des dizaines de manifestants ont bravé l’interdiction des autorités pour dire « non au hold-up électoral ». Maurice Kamto, qui n’était à aucune de ces manifestations, s’est rendu à Douala pour rencontrer ses militants blessés. Les autorités, quant à elles, ont renforcé le dispositif sécuritaire, en déployant des dizaines de policiers et gendarmes dans les principales artères des villes de Douala, Yaoundé et Bafoussam.

Lpc-Sycec : Le football professionnel dans la rue

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Les arbitres seuls ont joué le match d'ouverture

Un stade militaire sonnant creux. Quelques individus éparpillés dans les gradins. En première ligne dans la tribune d’honneur, le général Pierre Semengue, président de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc). A ses côtés, Jean Phillipe Obama, directeur des normes et du suivi des organisations sportives, représentant le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et quelques personnalités peu connues. Toutes les cérémonies protocolaires sont exécutées, aux sons et rythmes d’une fanfare. Le décor est planté. Place au match. Eding sport et Yong sport academy (Yosa), les deux adversaires attendus, ne se présentent pas. Le collège arbitral se concerte un quart d’heure au rond central, et siffle la fin du match. Loin d’être un film de fiction, le match d’ouverture de la saison sportive 2019 vient d’échouer ce 26 janvier 2019. Le Syndicat des clubs d’élite de football du Cameroun (Sycec) a réussi son coup.

Et pourtant, la Lfpc misait sur une discorde au sein du mouvement pour remporter la partie. « De notre côté, tout est prêt », continuait d’assurer le patron de la Ligue quelques heures avant, sur la radio nationale. Alors que les nouvelles depuis la veille disaient que le club du Nord-ouest n’avait pas fait le voyage de Yaoundé. Le lendemain, le mouvement se poursuivra dans tous les stades où étaient programmés les rencontres. Si Coton sport était annoncé à Limbé pour affronter Avion du Nkam, l’adversaire, lui, avait déjà saisi la Lfpc pour solliciter le report du match, faute d’avoir de licences. Au finish, aucun match ne s’est joué.. Certains clubs se sont présentés dans les stades, d’autres pas, certains ont des licences, d’autres des listes provisoires signées du secrétaire général de la Lfpc, d’autres ne disposent d’aucune pièce dans ce sens…

Le président de la Lfpc abandonné par les clubs

Issue incertaine

« Notre règlement règle le problème du forfait», rappelle Pierre Semengue qui parle d’un forfait pour le deux adversaires. Les clubs n’ignorent pas cette menace, mais exigent la tenue de l’assemblée générale prévue par les statuts. Ce texte fondateur de la Lfpc prévoit en son article 71, al.3, que « le président de la Ligue présente à l’assemblée générale les comptes annuels consolidés de la Ligue au 31 décembre de chaque année », et l’alinéa 5 du même article indique que « l’assemblée générale accorde son quitus ou non » à ces comptes. C’est aussi l’instance qui valide les décisions du Conseil d’administration en début de saison, y compris le budget. Le général Pierre Semengue ne l’entend pas de cette oreille : « la Ligue s’est assise le 3 janvier avec la Fécafoot pour décider d’un commun accord que le championnat se jouait le 26 janvier, et il était convenu que la ligue allait tenir un conseil d’administration pour entériner tout ça. Ce conseil s’est tenu le 11 et tout le monde a signé », réitère-t-il. La même résolution parlait également d’une assemblée générale avant l’ouverture de saison. L’homme n’en fait pas cas. Ralliant plutôt à sa cause le ministre en charge des sports, qui a tenu une réunion de crise jeudi dernier, pour exhorter les clubs à baisser le bras. Le Sycec qui semblait fléchir, a ignoré la convocation d’une session extraordinaire du conseil d’administration du lendemain où il leur était demandé de présenter les documents juridiques de leur syndicat.

Retour à la case départ. Le général Semengue dénonce « l’animosité des clubs, je voudrais dire de l’entité Sycec qui n’a plus d’existence légale mais qui, je ne sais sur quelle base, tient les présidents de clubs». Le moteur semble s’être grippé au démarrage. Il faudra un autre round de négociations pour sauver la saison. Et peut-être même Pierre Semengue qui redoute que quitus lui soit refusé.

Les Lionnes indomptables : Coup de grâce contre Joseph Ndoko

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La page des Lionnes est tournée

Le 26 janvier 2019, Seidou Mbombo Njoya a relevé de leurs fonctions Joseph Ndoko et Clément Assimba, entraîneurs principal et adjoint chargé des gardiennes de buts des Lionnes indomptables senior. A ces deux postes respectifs, Alain Djeumfa et Peter Tanyi Betchem ont été nommés. La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) reste muette sur les motifs de cette sanction à quatre mois de la Coupe du monde. Au moment où Ndoko semblait maîtriser déjà les troupes. Laissant place à toute sorte de supputations. Mais il est clair que dans l’administration publique cette décision répond à une faute lourde. Quelle faute ont donc commis Ndoko et Assimba pour être limogés à un moment si délicat ? « Le sort de Ndoko était déjà scellé depuis Dakar », croit savoir un chroniqueur sportif. Indiquant que « l’entraîneur avait snobé le président de la Fécafoot » dans la capitale sénégalaise lors du tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine 2018. Si cela est avéré, ce serait le prétexte longtemps attendu. Joseph Ndoko n’a jamais été le bienvenu à la tête des Lionnes indomptables. Dès sa nomination par Tombi à Roko, en remplacement de Carl Enow Ngachu promu directeur général de l’Académie nationale de football (Anafoot), l’ancien entraîneur de l’aigle de Dschang avait été vomi par des milieux proches de la sélection nationale. Et même certaines joueuses ne l’ont jamais accepté. Et le défaut de moyens mis à la disposition de l’homme, ne l’ont pas toujours aidé à s’imposer durablement. Aucun programme de travail pris en charge dans les délais. L’échec au match amical (6-0) contre la France a fini de fragiliser l’homme. Les joueuses avaient voyagé tardivement, pour se retrouver directement sur le stade peu avant le coup d’envoi.

Signes avant-coureur

Et pourtant, l’homme a très souvent réussi à contourner ces difficultés. Déjouant les pronostics jusqu’à la finale du tournoi de la Cosafa (Afrique australe). Si Joseph Ndoko n’a pas pu faire mieux que son prédécesseur, il aura fait autant, et a qualifié le Cameroun pour la Coupe du monde France 2019. Mais à cinq mois du coup d’envoi, son programme de préparation n’avait pas encore été pris en charge. Déjà, le renforcement du staff lors de la Can dernière montrait la voie que la Fécafoot comptait prendre. Alain Djeumfa avait été appelé au secours de la préparation physique. D’aucuns avaient estimé que « Ndoko n’est pas à la hauteur de cette sélection », car il « ne connaît pas le football féminin ». D’autres trouvaient que « Clément Assimba avait beaucoup de lacunes ». Le choix jadis porté par Tombi à Roko sur un technicien venu de l’extérieur de la tanière avait été considéré par certains comme une injure à l’endroit de ceux qui ont longtemps accompagné Enow Ngachu. La cérémonie de remise d’un don à l’Anafoot par certains cadres des Lionnes indomptables, avait été perçue par le journaliste David Eyengue comme une messe noire contre Joseph Ndoko. Le temps du pestiféré est révolu.

Source: Défis actuels

Crise de succession : Le fantôme de Sa majesté Paul Bernard Kemayou hante Bangou*

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Le militant anticolonial a perdu son trône en 1961 pour son combat

Plus de deux mois après le décès de Tayo Marcel II, que la justice a fini par présenter comme Kezembou Marcel, le groupement Bangou est secoué par la crise de succession entre ceux qui contestent à la lignée Tayo la légitimité, et de l’autre, les partisans du retour à l’ordre rompu par l’autorité coloniale en 1961. Le village se trouve à la croisée des chemins. Et c’est une figure emblématique de la lutte contre la colonisation qui agite ainsi la mémoire de son peuple de longues années après sa disparition. Militant de l’Union des populations du Cameroun (Upc), et défenseur de sa terre natale, l’homme a privilégié l’intérêt de ses administrés à celui d’une administration coloniale plutôt dominatrice et portée à tuer toute idée de libération des peuples locaux.

Dès 1957, la lutte armée s’intensifie dans la région Bamiléké. «L’administration coloniale sollicite le concours des chefs traditionnels pour mettre la main sur les bandes armées… En tant qu’auxiliaires de l’administration, le chef se doit de donner les renseignements utiles pour lutte contre la rébellion », écrit Paul Tchakounté dans son mémoire de licence soutenu en 2007-2008. Alors les nationalistes engagent une lutte contre les chefs « traitres », qui pactisent avec l’administration coloniale. Les chefferies sont incendiées ; notamment celles de Baham, Bahouan, Bandjoun,…. Après avoir collaboré, Paul Bernard Kemayou se rétracta comme beaucoup d’autres chefs, après avoir constaté l’incapacité de l’administration à assurer la sécurité des populations, encore moins celle des chefs. « Pour assurer leur sécurité, plusieurs chefs se rallient au mouvement de l’Upc », écrit Paul Tchakounté. Parmi eux, Paul Bernard Kemayou. « Dans le comité de base de la chefferie, est adjointe une section de combattants. Pour camoufler le jeu, les maquisards sont ici habillés en femmes, pour ne pas attirer le moindre soupçon. C’est en ténue de combattants de l’Upc que le chef Kemayou se présente aux cérémonies organisées par ceux-ci », rapporte l’historien.

Assassiné en Guinée en 1985, et en attente d’obsèques

La guerre est ouverte avec l’administration coloniale. L’ardeur et la témérité du combattant seront vaincues par Maurice Quezel, affecté le 31 décembre 1958 comme chef de poste administratif de Bangou. Ce spécialiste de la guérilla que la France dépêcha d’Indochine pour mater les velléités indépendantistes dans une région Bamiléké qui lui échappe, mettra tout en œuvre pour réussir sa mission. Le résistant finira par céder et s’exila en Chine, terre communiste plus favorable aux indépendantistes d’Afrique française.
Une fois en terre chinoise où il trouve asile, Paul Bernard Kemayou se sent libéré et poursuit le combat sur une terre plus fertile pour la cause, de 1962 à 1972. Dès 1965, l’exilé politique a été coordonnateur et responsable du pool africain socialiste, responsable des échanges entre l’Afrique et le Chine. Pour œuvrer à l’accompagnement des luttes de libération en Afrique.

La signature et l’adresse de l’homme que la Guinée récupéra

Le fils du roi Sinkep Charles, né en 1938, a grandi avec l’âme de combattant. Porté à la défense des opprimés, le prince rencontra Ernest Ouandié à l’école primaire de Bangou carrefour, et ce sera facile pour lui de faire partie du combat que mènera le futur président de l’Upc. Son accession au trône à l’âge de 21 ans comme 12ème roi de la dynastie, ne le détourna pas de sa mission de combattant. Nommé auxiliaire de l’administration, avec pour mission le ravitaillement des troupes coloniales, l’homme profitera pour glaner des informations pour ses frères combattants. Ce qui conduira à sa destitution le 28 avril 1967, et condamné par contumace. Sept ans après qu’il a quitté son royaume, pour un exil forcé, en passant par le Cameroun anglophone. Direction le Ghana, puis la Chine. Avant de terminer ses jours en Guinée où l’homme, devenu directeur des archives nationales de la Guinée, était le représentant permanent de l’Upc. Il décède des suites d’un empoisonnement en 1985. « Le 11 mai 1995, le rituel d’inhumation du défunt Roi est interrompu par des éléments de l’armée camerounaise qui ordonnent à des prisonniers transportés sur le site par l’armée de prendre possession du cercueil », peut-on lire sur une page à lui dédiée sur wikipedia. « Le roi n’a donc jamais eu droit aux obsèques officielles et une succession digne », renseigne un natif de Bangou.

Destitué, Paul Bernard Kemayou est remplacé par Christophe Djomo, son frère consanguin et père (adoptif ?) de Marcel Kezembou (dit Marcel Tayo 2) que la population n’adoptera pas. Ce dernier régnera de 1979 au 16 novembre dernier. Depuis, le groupement Bangou est encore divisé sur la succession. Avec la nécessité de faire les obsèques du roi Paul Bernard Kemayou que la lutte anticoloniale a emporté.

Source: La Nouvelle Expression, édition du 6 décembre 2018.

*L’article a subi quelques modifications pour des besoins éditoriaux et d’actualité

Postes et télécommunications : Minette Libom Likeng fixe le cap pour 2019

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« Aujourd’hui, nous pouvons dire que le train Cameroun numérique a quitté la gare de départ dans les délais, et que l’horizon est dégagé, le cap fixé par le président de la République étant celui de l’émergence ». Plus qu’un slogan, Minette Libom Li Likeng, la ministre des Postes et télécommunications (Minpostel), peut présenter les wagons de ce train qu’elle conduira avec l’accompagnement de ses collaborateurs des services centraux et extérieurs, tous réunis ce 23 janvier 2019 dans la salle des conférences de son département ministériel. Il s’agit d’une accessibilité accrue des Camerounais à l’internet de haut débit, ainsi qu’à une offre de services diversifiée et à des coûts compétitifs ; la formation de pointe dans le secteur, pour s’arrimer aux standards internationaux en la matière, l’accompagnement et l’encadrement des initiatives et progrès, qui témoignent du génie des jeunes Camerounais, dont certains rivalisent de créativité avec d’autres au plan internationale ; la réduction de la fracture numérique ; le renforcement de la régulation en vue de l’assainissement des activités du secteur la restructuration de la poste camerounaise, grâce à un contrat plan Etat/Campost pour la période 2019-2021, afin d’en faire un secteur moderne, composante essentielle de l’économie nationale et tenant compte des mutations technologiques de l’heure, faire du réseau postal le cœur du développement de l’économie numérique.

Autant de défis que compte relever ce département ministériel. Avec parmi les éléments à ajouter au moteur de l’appareil, davantage d’investissements dans les infrastructures, un accompagnement accru de Sup’Tic (ex Ecole nationale supérieure des postes et télécommunications) dans sa réforme structurelle, le renforcement de la régulation de l’Etat, le renforcement de l’attractivité du Cameroun pour les investisseurs étrangers, la poursuite des concertations permanentes public/privé dans le domaine des postes et télécommunications.

Paul Biya la boussole

En prenant l’engagement au nom de son département ministériel, de réaliser ces défis, Minette Libom Li Likeng croit à toutes les chances de réussite. Sa boussole en est Paul Biya, le président de la République lui-même. Lequel « guide » déclarait dans son discours de fin d’année 2018 que « il est indispensable que nous fassions davantage pour intégrer les progrès du numérique dans le fonctionnement de nos services publics et de notre économie» ; et que « la société digitale qui s’annonce n’attendra pas les retardataires », rappelle la Minpostel. Alors Minette Libom Li Likeng s’érige en messager du guide ; mieux, en actrice principale de la transformation de la société camerounaise. « Cette nouvelle interpellation du président de la République constitue un marqueur prégnant des défis qui interpellent notre département ministériel, à savoir, engager toutes les mesures nécessaires, afin de permettre à notre pays de tirer pleinement avantage du développement de l’économie numérique en vue de l’émergence du Cameroun», a-t-elle insisté. C’est que, « l’économie numérique est reconnue aujourd’hui comme un catalyseur et un puissant levier d’innovation et de croissance inclusive, car étant désormais indissociable du développement de nombreux aspects de l’économie nationale, et des activités quotidiennes des populations », souligne-t-elle.

Il y a des raisons de croire que les signaux peuvent rassurer. La restructuration du secteur postal promet selon la Minpostel, de « notables et rassurantes évolutions ». L’Union postale universelle (Upu) a classé le Cameroun au 1er rang en Afrique centrale et au 6ème en Afrique en matière de services postaux ; alors que la Cnuced place le pays de Paul Biya au 10ème rang en Afrique en matière de commerce électronique. Sup’Tic a été admise par le Bureau de développement des télécommunications de l’Union internationale des télécommunications (Uit) comme centre d’Excellence de l’Uit pour 2019-2022. Une consécration à la suite d’un processus mettant en concurrences plusieurs écoles. Mais Minette Libom Li Likeng a mis en garde ses collaborateurs : « même si les actions engagées nous ont permis d’avancer, notre train n’est pas encore arrivé en gare et de nombreuses étapes restent à parcourir pour la destination finale».

Hauts plateaux : Me Fostine Fotso au chevet des veuves et orphelins

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Le département des hauts plateaux ne cesse de pleurer depuis le 16 novembre dernier avec le décès de Sa majesté Marcel Tayo II, jusque là chef supérieur du groupement Bangou. Et alors que l’on continue d’attendre des obsèques officielles au défunt roi, c’est la plus haute autorité administrative du département qui quitte la scène, sans avoir trouvé une solution à la crise de succession qui secoue une partie de ses administrés. L’honorable Fostine Fotso a ajouté à son écharpe de député, sa caquette d’actrice du développement économique et sociale, pour a aller essuyer les larmes des familles meurtries.

A la tête de l’association Flamme d’amour qu’elle dirige, l’élue du peuple a apporté des provisions aux veuves et orphelins royaux, pour alléger les souffrances de cette famille dont la peine s’alourdit avec la polémique sur la succession : des victuailles de toutes sortes, huile végétale, boissons, conserves, du savon et une enveloppe contenant de l’argent. De quoi satisfaire les besoins de base d’une famille condamnée par des querelles de succession au sein de la famille royale Bangou. A l’occasion, la « dame au grand cœur » a joué sa partition pour une sortie de crise : « je peux comprendre les tensions dans cette chefferie, mais il faut laisser Dieu résoudre les problèmes ». Convaincu que « Tout pouvoir vient de Dieu », sensibilise-t-elle. Non sans associer sa voie aux berceuses de la famille inconsolable.

La même mission consolatrice s’est poursuivie chez le préfet Félix Bilonougou des Hauts plateaux décédé lui aussi la semaine dernière. Dans un contexte de polémique sur la cause de ce décès brusque. Ici, après avoir entretenu la famille, la visiteuse a fait dire une messe pour le repos de l’âme du disparu. « C’est un sentiment de réconfort pour nous ; un geste pareil est très important lorsque vous avez perdu un membre de votre famille. Un membre si important », a reconnu Maurice Balou Lognoli, ancien député et chef de la famille du disparu. « L’acte que vient de poser l’honorable Fotso est un acte du vivre-ensemble. Elle a été vraie envers monsieur le préfet », a témoigné Odette Bilonougou, la veuve du préfet.

Camrail: Un train essuie des coups de feu

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Selon des sources concordantes, le train parti de Nagoundere hier soir, a recu des balles au niveau de la gare de Goyoum. Qur les images qui circulent sur les reseaux sociaux, l’on peut voir un impact de balle, du moins un trou beant sur une vitre d’une voiture du train.

Certaines sources ont attribue l’attaque aux separatistes du Southerns Cameroon national council (Scnc) ayant decide d’elargir leur champ d’action. D’autres balaient d’un revers de la main cette these. D’ailleurs  »il s’est agi d’un seul tir », a rapporte un homme d’affaires ayant visiblement eu des informations de voyageurs ayant vevu l’incident. Toujours est-il qu’il y a eu plus de peur que de mal. D’autant plus que le bilan fait etat d’aucun mort, ni de blesse. Le train a poursuivi son voyage jusqu’a Belabo ou les responsables de la Camrail ont evalue la situation et decide de poursuivre le voyage. En attendant de voir clair sur l’incident.

Les Lions indomptables : Seidou Mbombo Njoya engage le balayage

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Par deux décisions signées ce 18 janvier 2019, Salomon Olembe et Bill Tchato rejoignent le staff des Lions indomptables. Le premier est nommé team manager, en remplacement du second. Lequel avait succédé à Alphonse Tchami. Bill Tchato, lui, devient le nouveau coordonnateur général. L’ancien Marseillais succède à Nicolas Dikoume un autre ancien Lion indomptable. Celui-ci voit ainsi son rêve de poursuivre sa mission à la tête des quintuples champions d’Afrique s’évanouir définitivement. L’homme limogé après le Bruxellesgate, a été remplacé par Aoudou Mvotoung, pour un bref temps, avant d’être éjecté par son bienfaiteur Me Happi Dieudonné, ci-devant président du Comité de normalisation de la Fécafoot. Nicolas Dikoume reprit « son » poste. Juste le temps de rectifier un croc-en-jambe alors que son contrat courait jusqu’au 31 décembre dernier. Séidou Mbombo Njoya n’a pas renouvelé le contrat de Dikoume.

Ils gèrent désormais l’administration des Lions indomptables

Dans la foulée, l’on annonce un tsunami au sein des staffs des différentes sélections nationales. Selon des sources crédibles, si le staff des Lions A n’ont pas de souci à se faire pour la poursuite de leur bail à la tête de la sélection masculine senior, la plupart des membres nommés par le Comité de normalisation devraient libérer le plancher. Pire, les rescapés de l’ère Tombi à Roko que des fuites de limogeages avaient sauvées du balayage, ne devraient pas résister à la volonté de Séidou Mbombo Njoya de « placer ses hommes » pour son temps.

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