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Incarcération : Maurice Kamto à la porte de sortie, Me Ndoki entrant

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Un moment délicat pour la suite du procès

Maurice Kamto et les premiers manifestants du 26 janvier arrêtés à travers le pays sont devant le Tribunal de Grande instance (Tgi) ce 28 février 2019. Dans une procédure en habeas corpus. Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) et ses alliés et partisans exigent leur libération provisoire, en attendant l’issue des procès intentés contre eux. Avec peu de chance d’obtenir satisfaction, tant le pouvoir a jugé les faits commis par les partisans des « marches blanches », si graves qu’ils ont été orientés au Tribunal militaire. Avant qu’une partie ne soit redirigée vers le tribunal de grande instance du Mfoundi. Une division qui n’est pas du goût des avocats qui exigent non seulement la libération de leurs clients, mais aussi, qu’ils soient tous jugés par le même tribunal (à savoir un tribunal civil) car ayant commis les mêmes fautes. Ce sera la première fois que les militants et sympathisants du Mrc et de son leader voient Maurice Kamto depuis le 28 janvier, date de son arrestation. Après avoir été conduits à Yaoundé, le groupe arrêté au domicile d’Albert Dzongang et tous les autres interpellés le jour de la marche à travers le pays, ont passé un peu plus de deux semaines dans différents centres de détention de Yaoundé, avant d’être présentés au Commissaire du gouvernement.

Le 26 janvier 2019 de Me Ndoki en images

AU moment où la procédure en habeas corpus s’ouvre, Me Michèle Ndoki se fait auditionner au Groupement spécial d’opérations (Gso) où elle a été amenée après son arrestation mardi dernier. Après deux jours de détention, la vice-présidente du Mrc sera donc fixée sur ce qui l’attend. C’est après cette audition que celle qui avait jusqu’ici réussi à échapper aux forces de défense et de sécurité, avant d’être happée le 26 février, saura si elle rejoindra Maurice Kamto au tribunal militaire ou le groupe « affecté » au Tgi. Mais déjà, elle suit l’itinéraire de son président national, en commençant par le Gso. En attendant que le tribunal se déclare sur l’incompétence soulevée par la défense, pour les premiers interpellés.

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Elite 1 : Eding sport mise sur Joslain Mayebi

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Retour au pays natal, pour une continuité

Pour deux saisons, Jocelyn Mayébi sera sociétaire d’Eding sport de la Lékié. Le gardien de buts qui rôde autour des stades de Yaoundé depuis le début de la saison, a fini par jeter son dévolu sur le vainqueur de la Coupe du Cameroun 2018. « J’ai regardé depuis le début de la saison, j’ai observé plusieurs clubs, j’ai eu plusieurs propositions, et j’ai fait mon choix », se satisfait le joueur formé à la Kadji sport academy. « Eding est un club en restructuration, et nous avons gagné la coupe du Cameroun, sans pouvoir jouer la Coupe de la Caf ; cette année, nous avons pour challenge de gagner à nouveau cette coupe, et il nous fallait un gardien de renom car nous comptons jouer la phase de groupe d’une coupe africaine», justifie Saint Fabien Mvogo, le président d’Eding. Et l’international arrive au moment où Eding peine à maintenir le cap parmi les clubs qui ont sorti la tête de l’eau la saison dernière. Mais l’homme croit au challenge : « Le nombre de points compte peu pour le moment. Je sais où je vais. Quand la mayonnaise prendra, ça va décoller », assure le nouveau sociétaire.

Un retour qui pourrait être perçu comme le début de la fin d’une carrière riche mais qui n’a pas toujours pesé. Mais l’homme au mental fort y croit. D’ailleurs « ça semble choquer mais il y a le foot au Cameroun. Le football représente beaucoup pour moi », relativise le joueur. Aidé en cela par son manager qui a beaucoup pesé dans l’option prise par le Lion indomptable: « nous devons apprendre à valoriser notre championnat. Nous devons donner de la visibilité à notre championnat aussi », appuie Patrick Happi Mbiele. Et pour l’ancien portier buteur de Macabi Ahi Nazareth, « revenir au pays et à Eding n’est pas un nouveau départ pour moi ; c’est une continuité logique de ma carrière ». Et la nouvelle recrue sait que le défi sera grand : être le leader des buts d’un club qui aime faire confiance aux meilleurs, et dont le fondateur est un passionné du ballon rond, amoureux de la victoire.

Du coup, à 32 ans, le fils de l’ancien vice-président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) se sent encore assez jeune pour rêver encore de la tunique vert-rouge-jaune. Le concerné qui a flirté avec les Lions indomptables en 2012-2013, ne doute pas de pouvoir retrouver la sélection. « Je n’ai pas encore pris ma retraite internationale. Je suis encore en compétition. Aussi bien à l’étranger qu’au pays, il y a des gens qui recrutent pour l’équipe nationale ». Eding sport est la voie qui pourrait le conduire vers la tanière des quintuples champions d’Afrique.

Marches du 26 janvier : Me Ndoki dans les filets des forces de défense

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La téméraire Michèle Ndoki, au centre de la controverse

La rumeur a d’abord circulé sur les réseaux sociaux, avant d’être confirmée en information par des sources proches du gouvernement. « Me Michèle Sonia Ndoki avocate, vice-présidente du MRC chargée de l’organisation des femmes interpellé en compagnie de son compagnon un sujet de nationalité canadienne, ce mardi matin du 26 février 2019 par les forces de défense et de sécurité, alors qu’elle s’apprêtait selon une source sécuritaire, à quitter clandestinement le Cameroun à partir de la localité de Idenau, commune du département du Fako ( sud-ouest) frontalière au Nigeria voisin », reprennent des activistes cybernétiques proches des milieux gouvernementaux. A en croire ces sources, Michèle Ndoki est entre les mains des forces de défense et de sécurité du Cameroun. La vice-présidente du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a donc été interpellée à Idenau ce matin, selon des sources concordantes.

L’extrait du passeport de l’avocate qui circule sur les mêmes espaces virtuels, indique que Me Michèle Ndoki s’apprêtait à quitter le Cameroun pour le Canada. La cavale a tourné court lorsqu’elle a été happée par les forces camerounaises qui étaient aux trousses de l’avocate depuis le 26 janvier dernier, date des « marches blanches« . Date à laquelle le parti de Maurice Kamto avait appelé les Camerounais de l’intérieur et de la diaspora. Des manifestations qui avaient abouti au saccage des ambassades du Cameroun de Paris et Berlin. Sur place au pays, les marcheurs ont été neutralisés par des balles, avant d’être embastillés et plus tard conduits à Yaoundé. Me Ndoki, elle, avait réussi à semer les forces de défense et de sécurité.

Mais au cours du journal vespéral de Royal Fm, une radio privée de Yaoundé, Mohamadou Motta, le premier vice-président du Mrc, dément cette information. « Je ne confirme pas cette information», réagit le patron du directoire par intérim du Mrc. « Que va fuir Me Ndoki pour se terouver à la frontière Cameroun-Nigéria ? », se demande-t-il. « S’ils ont kidnappé Me Ndoki là où elle fait ses soins, qu’ils le disent ; pour l’instant, nous avons aucune information dans ce sens », poursuit-il. Toujours est-il que « Mme Ndoki se trouve actuellement à Douala », assure le leader provisoire du Mrc. Les prochaines heures et jours devraient permettre d’en savoir davantage.

Mais quelques heures plus tard, le porte-parole de Maurice Kamto confirmera l’information. mais au Mrc, on nie l’intention de fugue attribuée à la vice-présidente. Ici, on pense que Michèle Ndoki avait déjà préparé son interpellation, puisqu’en l’absence d’un mandat d’arrêt à son encontre, elle se savait pourtant la cible de la soldatesque qui avait enlevé certains de ses camarades sur des lits d’hôpitaux, pour être gardés-à-vue.

NB: Article publié à 19h, puis mis à jour à 21h09

Affaires des arriérés de salaires : La solution passera par un comité ad hoc

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Faustin_Domkeu et ses pairs contournent le problème

Une seule résolution a sanctionné la « réunion quintripartite » convoquée ce jour par le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Il s’agit de la «mise sur pied d’un comité ad hoc chargé d’étudier dans les détails la question… ». Comité qui comprendra neuf personnes, présidées par Faustin Domkeu, président de New stars de Douala, avec comme rapporteur Daniel Bassega du Synafoc. Le Synafoc étant d’ailleurs fortement représenté. Avec par ailleurs comme membres Lucien Mettomo, vice-président du Syndicat et Jacques Marcel Itiga Itiga, son responsable de la communication. Albert Ayomba et Paul Mebizo représentent la Fécafoot, pendant que le Syndicat des clubs d’élite du Cameroun, non mentionné, se voit représenté au sein du groupe par Ndi Eugène Ndi et Kome Max, respectivement manager de Bang bullet et président de Dragon de Yaoundé. La Lfpc, elle, a pour ambassadeur benjamin Beyeck, son secrétaire général. Des parties prenantes, seule le Minsep ne sera pas de ce comité. Cette équipe devra rendre sa copie le 1er mars. Soit trois jours avant le délai imposé par la Fédération internationale de football association (Fifa) pour lui rendre le rapport des mesures prises pour rétablir les joueurs dans leurs droits.

Et pourtant, à en croire le communiqué final de cette réunion à laquelle prenaient part la Fécafoot dont le président conduisait lui-même les travaux, la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc) conduite par son président, le général Pierre Semengue et deux collaborateurs, le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) représenté par deux hauts cadres, le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc) et les représentants de neuf clubs d’élite, le sujet a largement été évoqué parmi les quatre points inscrits à l’ordre du jour. Les différentes parties ont revisité l’état des lieux, émis des propositions de gestion de la crise, avant d’aboutir à la résolution prise.

Tout est parti d’une enquête menée par le Synafoc et qui a révélé que 24 des 33 clubs engagés depuis la saison dernière en championnats professionnels du Cameroun, n’ont pas payés régulièrement ou du tout même, les salaires et primes des joueurs qu’ils ont engagés selon leurs clauses contractuelles. Après avoir saisi en vain la Fécafoot, Gérémi Njitap, le président du Synafoc, s’est rabattu sur la Confédération africaine de football (Caf), la Fifa et la Fédération internationale des footballeurs professionnels (Fifpro), pour exiger réparation.

 

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La Fédération internationale de football association (Fifa) n’a pas attendu longtemps pour réagir à la saisine par la Fédération internationale des footballeurs professionnels (Fifpro). « Nous vous demandons par la présente de bien vouloir prendre de manière urgente les mesures nécessaires pour faire en sorte que les salaires et primes dus aux joueurs des 24 clubs conformément aux obligations contractuelles pertinentes soient payés à brève échéance ». La sommation est datée du 18 février 2019. Adressée à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). La Fifa a ainsi pris très au sérieux la situation constatée par le Syndicat national des footballeurs du Cameroun, qu’elle a transmise à la Fifpro, l’instance supérieure mondiale de défense des droits des footballeurs il y a quelques semaines. Non sans signaler qu’il avait déjà saisi la Fécafoot pour dénoncer cet état des lieux. Jusqu’ici, Séidou Mbombo Njoya n’avait pas encore réagi.

« Nous sommes conscients du fait qu’en tant que président de la Fédération camerounaise de football récemment élu, cette affaire précède votre mandat », admet la secrétaire générale de la Fifa. Pour autant, aucune excuse n’est envisagée du côté de Zurich. D’autant plus qu’« en tant qu’instance faitière du football camerounais, la Fécafoot a la responsabilité de veiller des droits de ses joueurs professionnels», rappelle la Fifa. Déplorant le fait que certains de ces cas de non paiement des obligations financières contractées librement « datent de la saison 2017-2018 ». Faisant remarquer que les lettres du secrétaire général de la Fifpro en date du 5 février dernier, et celle de Gérémi Njitap plus ancienne, sont restées lettres mortes. Ce qui, souligne Fatma Samoura, « ne peut rester sans suite rapide ».

Séidou répercute la pression sur Semengue

A la nouvelle Fifa que prône Gianni Infantino, on veut assumer ses responsabilités et défendre les licenciés du football association. « L’accord du 6 novembre 2017 passé entre la Fifa et la Fifpro nous engage à collaborer étroitement sur les objectifs de valeur mutuelle, dont l’amélioration des conditions d’emploi pour tous les joueurs de football professionnel à l’échelle globale », indique-t-on. Du coup, Zurich se sent obligé de répercuter ladite responsabilité sur son membre. La Fifa a donné à la Fécafoot jusqu’au 04 mars prochain pour dresser « un rapport résumant les mesures que la Fécafoot a prises dans cette affaire ».

Le président de la Fécafoot, a répercuté la pression sur le président de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFpc). Dans une correspondance datée du 20 février, Séidou Mbombo Njoya donne au général Pierre Semengue jusqu’à ce 25 février pour mettre à la disposition de la Fécafoot l’état des lieux réel dans les 24 clubs, ainsi que « les mesures que vous suggérées de prendre à votre niveau pour le règlement à brève échéance de ces arriérés de salaires et primes ». Attendant ledit document ce même jour au cours d’une réunion à laquelle prendront part toutes les parties prenantes. Notamment la Fécafoot, le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep), le Synafoc, la Lfpc et les clubs concernés. Les cinq parties devront « analyser les mesures suggérées » par chacune. A la fin, « des décisions relatives au règlement de cette affaire seront prises séance tenante ». Le temps compte. A défaut de s’acquitter, la Fécafoot pourrait subir de lourdes conséquences. En l’occurrence les clubs qui risquent des rétrogradations. La Caf ayant été saisie à l’effet éventuellement d’activer sa commission de Licences de Clubs.

Carla Montesi :« Le PIE va aussi contribuer à l’amélioration du climat des affaires »

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« Le PIE va aussi contribuer à l’amélioration du climat des affaires »

Qu’est-ce que ce plan apporte de plus en termes de plus-value dans la coopération entre le Cameroun et l’Union Européenne ?

Notre coopération avec le Cameroun est extrêmement ambitieuse, nous avons à ce jour un portefeuille actif de plus de 400 milliards de francs CFA, destinés à différents instruments. Le Plan d’Investissement Extérieur est donc un nouvel instrument, comportant de nouveaux mécanismes de financement. En effet, nous savons qu’aujourd’hui pour atteindre les objectifs de développement durable, l’aide traditionnelle publique n’est plus suffisante. Nous voulons que le secteur privé agisse désormais comme un moteur de développement, afin de contribuer de manière significative à l’émergence du pays. Nous mettons donc sur pied de nouveaux mécanismes financiers qui servent à appuyer la réponse des institutions financières intermédiaires qui soient plus aptes à financier ou à soutenir des projets d’investissement du secteur privé. Nos nouveaux instruments financiers servent donc à réduire les risques que les institutions financières doivent prendre. Ceci permet à certains entrepreneurs qui, dans le marché normal n’obtiendrait pas de crédits, d’avoir désormais accès à un financement pour un investissement privé dans le secteur de développement prioritaire comme l’agriculture, l’énergie, et le digital.

En quoi consiste exactement la garantie fournie par l’Union Européenne ?

L’Union Européenne va mettre à disposition des garanties destinées à des institutions financières internationales, qui elles vont être en contact avec des intermédiaires financiers locaux pour pouvoir financer et soutenir des projets d’investissement dans les pays.

Est-ce que le PIE aura des procédures moins contraignantes pour faciliter les opérations des investisseurs ?

En effet, les procédures sont celles qui sont appliquées au niveau international, lesquelles ont pour vocation d’assurer la transparence dans l’octroi des crédits. Elles doivent donc être respectées. Aujourd’hui, en dehors des procédures, nous mettons en place de nouveaux outils de financement que nous n’avions pas avant, c’est-à-dire la mise à disposition des garanties. Celles-ci permettent aux institutions financières d’avoir une partie des risques couverte de manière à octroyer plus facilement des crédits à l’investisseur privé. Parce que l’un des problèmes auquel font face ceux qui exercent dans ce secteur est lié à l’accès au financement. Le deuxième étant le besoin de travailler dans un environnement des affaires assaini et qui lui soit favorable.

Le PIE  va aussi financer les réformes allant dans le sens de l’amélioration du climat des affaires en accompagnant les efforts du gouvernement dans ce sens. Un élément essentiel, c’est par exemple la possibilité d’avoir une assistance technique pour finaliser les projets d’un investisseur privé banquable. Et très souvent, c’est la faiblesse liée à la préparation d’un projet qui ne donne pas la possibilité à un investisseur privé d’avoir accès aux financements

Propos recueillis par Junior Matock (Défis Actuels)

 

Financement des projets: L’UE présente le Plan d’Investissement Extérieur

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L’UE présente le Plan d’Investissement Extérieur

C’est la nouvelle trouvaille de l’Union Européenne (UE), en ce qui concerne le financement des projets. A travers le Plan d’Investissement Extérieur (PIE), l’UE met désormais à la disposition des institutions financières internationales des garanties, afin de leur permettre de financer et soutenir les projets d’investissement au Cameroun et dans les Etats africains. En clair, le PIE offre des garanties aux institutions financières internationales, lesquelles vont être en contact avec les intermédiaires financiers locaux, le but étant une augmentation substantielle des investissements capables d’accroître les emplois et favoriser une croissance durable, suivant une approche intégrée et participative. Ce nouveau bébé de l’UE a été présenté aux autorités camerounaises le 21 février à Yaoundé, en marge de la 7ème édition du Salon International de l’Entreprise de la Petite et Moyenne Entreprise et du Partenariat (Promote).

En effet, le PIE est le résultat d’un constat fait par l’UE. Selon Carla Montesi, directrice de « Planète et Prospérité »  à la direction générale du Développement de la Commission européenne, « les mécanismes d’aide traditionnelle sont devenues insuffisants pour couvrir les besoins mondiaux en investissement. Si nous tenons à atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) prescrits par les Nations Unies à l’horizon 2030, il faut renforcer la mobilisation des investissements du secteur privé dot l’apport, en termes de croissance et d’emploi, est capital, notamment en Afrique. C’est la raison principale du PIE ». Ainsi, l’UE, à travers le PIE, souhaite stimuler les instruments financiers innovants, à travers des garanties qui permettront de diminuer les risques des investissements privés et le mixage de dons-prêts. Dans la même perspective, le PIE va œuvrer à l’amélioration du climat des affaires, notamment en encourageant la tenue d’un dialogue régulier et structuré entre le secteur privé et le gouvernement. D’après le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Louis Paul Motaze, « avec les garanties qu’il apporte, le PIE devrait faciliter l’accès au financement des porteurs de projets d’investissement auprès des institutions financières, et par conséquent créer des emplois durables, améliorer la compétitivité et stimuler une croissance inclusive et durable ».

Il convient de souligner que ce nouvel outil a vu le jour en 2017, 94 opérations de financements mixtes et 28 facilités de garanties ont été approuvées. Et à ce jour, la contribution totale de l’UE pour cette initiative s’élève à près de 2 500 milliards de francs CFA. Cette initiative a ainsi permis de soutenir des projets d’investissement à hauteur de 24000 milliards de francs CFA en Afrique et dans les pays du voisinage de l’UE.

Les institutions financières internationales qui seront responsables de la mise en œuvre du PIE, sont notamment la Banque Européenne d’Investissement (BEI), l’Agence Française de Développement (AFD), la Banque Africaine de Développement (BAD), la Société Financière Internationale (SFI) et la KFW.

Junior Matock (Défis Actuels)

Nécrologie : La famille Muna endeuillée

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Wali rejoint ses parents dans l'au-delà

Par un communiqué signé de Bernard Muna, la famille éponyme annonce le décès du Pr Walinjom Fombad Tenjericha Muna. Le 5ème fils de la fratrie Muna a quitté la scène ce jour même. Mais le communiqué de la famille reste muet sur les causes de ce décès, ni le lieu du décès. Mais depuis un an, ce professeur de cardiologie a une santé chancelante. Son évacuation est d’ailleurs le déclenchement de l’affaire qui oppose devant les tribunaux depuis février 2018 Ama Tutu Muna, la cadette de la fratrie, et Akéré Muna, aujourd’hui administrateur des biens des parents décédés.

Cinquième enfant de Solomon Tandeng Muna, ancien vice-président du Cameroun occidental, premier ministre de la République fédérale du Cameroun et président de l’Assemblée nationale, Walinjom Fombad Tenjericha Muna a fait des études de médecine, et s’est spécialisé en cardiologie et en médecine interne. Après deux doctorats dans ces deux domaines, l’homme servira prioritairement son pays. Sa longue carrière lui a permis d’être nommé chef de médecine et directeur général de l’hôpital général de Yaoundé de 1988 à 1996 et coordinateur du Centre national de l’hypertension et du diabète. Sur ce plan national, le cardiologue a dirigé l’élaboration d’une législation antitabac nationale. Président de la société camerounaise de cardiologie, l’homme a par ailleurs été président du Comité d’épidémiologie du Cameroun pendant plus de deux décennies, expert et conseiller de l’Oms en matière de maladies cardiovasculaires.

A l’échelle internationale, le 5ème fils de Solomon Tandeng Muna a été très actif. Président de la société panafricaine de cardiologie, Wali Muna a été membre de plusieurs groupes de travail internationaux pour l’Académie nationale des sciences et l’Institut de médecine des Etats-Unis. Président de la commission de contrôle tabac pour l’Afrique, et du Comité d’éthique du Centre de recherche international Chantal Biya. Au moment où il quitte la scène, le Pr Walinjom Muna était président du groupe consultatif technique de l’Oms sur la santé en ligne.

L’ancien président du Conseil d’administration de la clinique Daniel Muna memorial, Walinjom Muna Fombad laisse une fille et de nombreux petits-fils. Chevalier, commandant et grand officier de l’ordre national de la valeur du Cameroun. Il a reçu diverses autres distinctions sur la scène internationale.

Football professionnel : Le temps des comptes

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Malgré le respect à sa personne, pierre_semengue ne connaît pas la sérénité.

Après six saisons de professionnalisme, le football camerounais n’a pas encore décollé. Pire, il a reculé, tant le pas « décidé » ne rime pas toujours avec un football de qualité. Alors que les joueurs des championnats locaux se font de plus en plus rares dans les fiches de la sélection nationale A à l’heure du professionnalisme, la Ligue de Football Professionnel du Cameroun (Lfpc) est constamment en guerre. Guerres entre le président Pierre Semengue et les membres que sont les présidents de clubs. Mais aussi, guerre aux seins des clubs entre les présidents et les joueurs. Avec très souvent comme pomme de discorde l’argent.

Et pourtant, la Lfpc est un géant assoiffé et avide d’argent. La Lfpc fonctionne actuellement sur fonds extérieurs : soit 560 millions de l’Etat du Cameroun via le ministère des Sports et de l’Education physique, 350 millions des Services du premier ministre (une prescription du Président de la république) et 410 millions Fcfa de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot). En plus de la quote-part de Mtn, jadis sponsor majeur des championnats professionnels (qui reversait autrefois 610 millions de franc, avant de revoir à la baisse sa cagnotte à 400 millions). Ce qui a toujours fait de Lfpc une institution financièrement gâtée. Au bénéfice des clubs qui percevaient déjà 12 millions pour les clubs d’Elite 1 et 7 millions pour ceux d’Elite 2, pour ce qui est des fonds versés par l’opérateur de téléphonie mobile.

Bamboutos Fc, déjà dans la nasse

Malgré toutes ces contributions, toutes les saisons sont agitées à leur démarrage et à l’intersaison par des mouvements d’humeur des présidents de clubs. Rivalisant très souvent les joueurs dont le malaise est parfois étouffée par le rêve de lendemains meilleurs. Et voilà que le Synafoc a levé le voile sur la réalité. Seulement sept clubs en règle avec les contrats qu’ils se sont librement engagés à signer avec ceux qui font le jeu, base de toutes les convoitises. Il faut rappeler qu’au départ, la subvention des pouvoirs publics était destinée au paiement des salaires des joueurs, dont la base était fixée à 100 000 et 50 000 francs CFA, respectivement pour les joueurs de première et de deuxième division professionnelle. A charge pour chaque club de le reverser, en y majorant selon les différents contrats.

Au moment où l’on engage la septième saison de professionnalisme, ce salaire, non seulement est resté fixé aux montants proposés par les pouvoirs publics comme ajout pour un traitement valorisant du footballeur au pays des Lions indomptables, mais ce salaire n’existe même presque plus. Les preuves de « détournements » des subventions peuvent justifier l’absence de comptes d’exploitations que les clubs refusent de présenter.
La Fécafoot et la Fifa ont les arguments nécessaires pour jouer leur partition dans le développement d’un football sain, où règne l’éthique. Quoi qu’il en soit, Bamboutos Fc de Mbouda qui, pendant plusieurs saisons, a battu le record d’instabilité sur le banc de touche, en sait quelque chose. Le club des Monts Bamboutos paie de sa rétrogradation en D2 son insolvabilité envers un de ses entraîneurs

Football professionnel : Gérémi Njitap dénonce l’esclavage des joueurs

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Avec lui, c'est la fin de l'esclavage des footballeurs

Les résultats d’une enquête menée par le Syndicat National des Footballeurs du Cameroun (Synafoc) au sein des clubs d’lite 1 et 2 pour le compte des saisons 2017-2018 et 2018-2019 révèlent que seuls « Coton sport, Stade Renard, Ums, Eding, Yong sport, Bamboutos et dans une certaine mesure Dynamo paient régulièrement leurs joueurs », selon l’expression de Jacques Marcel Itiga Itiga, responsable de la communication du Synafoc. Soit sept clubs sur les 33 qui ont pris part aux championnats depuis deux saisons. Apejes de Mfou est un élève moyen qui force admiration, mais demeure dans la mauvaise classe. Ici, le Synafoc constate seulement deux mois de salaires impayés pour le compte de la saison passée, et déjà quelques primes de matchs payées pour la nouvelle saison. Si le salaire de la saison en cours n’existe pas encore, Aimé Léon Zang a montré des signes de bonne foi : « le président demande aux joueurs d’être patients », apprend-on. Les clubs mythiques s’alignent dans la classe des très mauvais élèves. Le Tkc a choisi de ne servir que les primes de signature aux joueurs pour la saison dernière et a repris la saison avec le même traitement. Dragon de Yaoundé ne connaît pas le salaire. Mais les primes de matchs sont assurées, tandis que les primes de signatures se paient à la tête du joueur. Racing de Bafoussam a fait pire : ni salaires, ni primes de signatures depuis 2017. A l’Union sportive de Douala, l’on a fixé la barre des sommes à verser à certains joueurs, mais un seul mois de salaire payé, pour aucune prime de signature. A l’Unisport du Haut-Nkam, on a versé un mois de salaire, et les plus chanceux en ont reçu deux. La prime de signature payée à quelques joueurs et « pas toujours entièrement ».

La Fifpro en embuscade

Feutcheu Fc de Djiko semble sortir du lot. Ici, dans l’ensemble les salaires ont été payés, même si certains joueurs réclament un dernier mois et le solde de la prime de signature. Aussi, pour la nouvelle saison, après deux mois d’entraînement, en attente du démarrage de la saison, seuls les anciens joueurs percevaient déjà leurs salaires pour la nouvelle saison. La tendance aurait pu être généralisée sur les clubs unipersonnels ou qui le paraissent. Mais Cosmos du Mbam tire le groupe vers le bas. Ici, « pas de salaires et de primes de signatures à certains joueurs » pour la saison dernière. Rien pour la nouvelle saison. Chez Avion du Nkam de Pierre Batamack, on a touché le fond : la saison dernière, un seul mois de salaire payé, neuf primes de matchs impayés et des primes de signatures payées à quelques joueurs. Et pour la nouvelle saison, peu avant la reprise, les joueurs se contentaient des primes d’entraînement « payées en dent de scie », avec l’espoir de toucher les primes de signature.

La Fédération Internationale de Footballeurs Professionnels (Fifpro) qui a reçu copie de l’enquête, a saisi la Confédération Africaine de Football (CAF) : « Cette situation devient inacceptable et mérite l’attention de la CAF, de son comité exécutif notamment, mais aussi de sa commission Licence club pour envisager des mesures disciplinaires exemplaires si la situation ne devait pas être régularisée rapidement ». En interpellant la commission Licence club, la Fifpro invite certainement celle-ci à prendre des mesures en cas de résistance, pour une rétrogradation d’un club dans son classement.

La Fécafoot est par ailleurs interpellée. « Il demeure inacceptable que des dettes contractuelles aussi importantes ne soient pas encore honorées et que la fédération n’impose pas à ses clubs, un plan de régularisation rapide en accord avec le Synafoc pour permettre à ses joueurs salariés de pouvoir vivre dignement dans le respect des contrats signés et correctement honorés par ces mêmes joueurs ». Déjà que dans le courrier qu’il adresse à la Fifa, la Fifpro rappelle que le Synafoc a déjà à plusieurs reprises appelé la Fécafoot à intervenir pour résoudre cette « situation préoccupante ». Rappelant qu’« en tant qu’organe gouvernant du football au Cameroun, la Fécafoot a un devoir de régulation qui lui permet d’implémenter des mesures adéquates en vue de protéger la stabilité des contrats et doit donc s’assurer que les joueurs ont été payés… » La Fécafoot qui n’a pas encore réagi à cette affaire, est très attendue par le Synafoc. La fédération a une possibilité d’imposer des coupes à la source, puisqu’elle contribue au financement du football professionnel. Avec une subvention de 410 millions de franc CFA par an.

L’enquête a épargné les trois promus que sont As Fap, Léopard et Ofta (ex Océan de Kribi). Mais ces bleus qui ont autrefois connu la cour des grands, ou ont flirté avec le voisinage de cette cour (As Fap), savent ce qui les attend. « Nous croyons que la démarche administrative portera ses fruits », espère Jacques Marcel Itiga Itiga, responsable de la communication du Synafoc. Toujours est-il que « le Synafoc ira au bout de sa logique », assure-t-il.

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