jeudi, mai 28, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 502

Fonction publique : recrutements douteux à tous les étages

0

La conduite de l’opération dite des « 25 000 jeunes » lancée il y a dix ans pour réduire le chômage des diplômés continue de créer des remous au ministère de la fonction publique.


Ariane Sorelle. Un double prénom déjà responsable de bien de misères dans les couloirs du ministère de la Fonction publique. Il est au moins à l’origine de la suspension provisoire d’un chef de service. La faute de l’infortuné ? Avoir été intransigeant par rapport à ce dossier adossé sur un diplôme identifié comme un faux. Malgré cette sanction, la pression ne retombe pas sur la direction en charge de la gestion des carrières au ministère de la Fonction publique. Une source interne s’émeut des pressions directes du secrétaire général qui croit savoir, sur sa propre foi, que le diplôme querellé n’est pas trafiqué.

Depuis 2011, le recrutement de la dame n’a cessé d’opposer les techniciens du ministère avec le secrétariat général voire le cabinet du ministre lui même .

La dernière vérification du parchemin auprès du décanat d’une université à Yaoundé a pourtant formellement confirmé son inauthenticité. Elle remonte au 17 mars 2020. Mais qu’importe ? Les pressions se font plus pressantes dans les couloirs du ministère de la Fonction publique.

Depuis 10 ans, les cadres du ministère doivent faire face à la furia de la jeune dame et aux sollicitations de leurs patrons en rapport avec ce dossier en particulier. De quoi susciter un véritable sentiment de peur chez plusieurs personnes au contact de la « bombe ».

Le dossier « Ariane Sorelle » résume à lui tout seul le flou qui a pu entourer l’opération de recrutement des 25 000 jeunes commandée par Paul Biya. Mais plus généralement, elle illustre les errements dans les procédures de sélection des agents publics au Cameroun. Dans tous les cas, la récente suspension a ressuscité les interrogations sur la probité des patrons du ministère de la Fonction publique.

Plus de 300 faux agents de l’Etat

Les plus hauts responsables du ministère de la Fonction publique sont accusés de couvrir les faussaires ; dans tous les cas, d’être prompts à une mansuétude difficile à expliquer. Ainsi en est-il du recrutement frauduleux de quelque 314 personnes. Ces gens avaient été introduites artificiellement dans l’application Sigipes entre 2014 et 2016 sur le compte d’un recrutement de 2008 pourtant clôturé en 2010 .

Michel Ange Angoing était encore à la tête du ministère au moment où l’affaire éclate il y a cinq ans. Les Camerounais attentifs ont pu avoir vent du scandale en écoutant un communiqué-radio diffusé courant juin 2016. Le document demandait nommément à ces 314 personnes de se présenter au ministère de la Fonction publique pour « affaire urgente les concernant ».

À en croire les décharges présentées par les mis en causes dans la tentative d’enquête interne initiée par le ministre d’alors, contresignées par les commanditaires présumés de la fraude et exhumées à ce moment-là, une place de contractuel se négociait autour d’un million de francs CFA. À condition d’avoir l’information, comme le particulier même du ministre Angoing qui a bénéficié de cinq décisions !

À l’époque des faits, Michel Ange Angouing avait transmis le dossier au garde des Sceaux pour enquête. Et en interne, le principal responsable – un certain Souaibou Abdoulaye – avait écopé d’une mise à pied avec suspension de solde pendant trois mois ! Depuis, plus rien ! Nada. L’affaire a disparu, complètement évaporé sans que l’on ne sache le sort réservé à ces personnes soupçonnées, en général preuves à l’appui, d’avoir pris des raccourcis pour entrer dans la fonction publique.

Bras de fer foudroyant

Une disparition au nez et à la barbe de l’actuel ministre Joseph Le et de son secrétaire général Anatole Maïna dont les engagements sont à rebrousse-poil de l’urgence de faire la lumière sur les recrutements interlopes.

En attendant que la justice se saisisse de l’affaire et interroge les auteurs présumés de cette affaire de corruption, un lourd climat de suspicion et de défiance plane au sein du ministère de la Fonction publique. Plusieurs cadres classés « récalcitrants » sont ouvertement accusés de comploter pour faire partir le ministre et son SG ; de quoi déclencher les foudres de Jupiter.

Le dossier « Ariane Sorelle » n’est qu’une des manifestations du bras de fer sourd entre les deux pôles. Et il y a fort à parier que les cadres soient galvanisés par quelques directeurs fortement bridés par le couple MinfopraSG/Minfopra.

L’enjeu à présent pour l’ensemble des acteurs est de savoir si les cabinets du secrétaire général et celui du ministre seront à mesure de réintégrer dame Ariane Sorelle dans le fichier des agents de l’État ou si les fonctionnaires auront le dernier mot. Pour le moment, les multiples conseils, recadrages, intimidations, sanctions n’ont pas réussi à faire plier ces derniers bien décidés les uns après les autres à ne pas laisser passer un dossier rejeté depuis 2012 pour faux diplôme.

Par Jean Omb Njéé

MTN remet sa charge de clients wholesale à Camtel

0

Les deux compagnies de téléphonie mobile ont signé un Protocole d’accord sur la revente des capacités Internet le 15 avril dernier, sous la houlette du ministre des Postes et télécommunications .


Les liens se renforcent entre MTN Cameroon et Camtel. Les deux compagnies de téléphonie mobile ont signé un Protocole d’accord sur la revente des capacités Internet, encore appelé « wholesale ». L’accord a été paraphé ce 15 avril 2021 à Yaoundé, par les directeurs généraux des deux entreprises. C’était au cours d’une cérémonie présidée par le ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng. A travers le Protocole signé, MTN Cameroon s’engage à mettre fin aux contrats avec les quatre (clients wholesale qui sont en ce moment dans son portefeuille dans un délai de quatre mois au plus tard. Et Camtel pour sa part, s’engage à fournir aux clients concernés (listés dans l’accord), un niveau de qualité de service et d’accord de niveau de service (SLA) au moins similaires à ceux préalablement fournis par MTN Cameroon.

Les Contours de L’accord

Autant le dire, ce partenariat résulte de la mise en œuvre des recommandations du ministre des Postes et Télécommunications et des négociations engagées entre Camtel et MTN Cameroon depuis 2018. Cet accord «va permettre au Groupe MTN via son entité MTN Global Connect de pouvoir acquérir des capacités internet auprès de Camtel et de les revendre à des clients à l’international. De son côté, MTN Cameroon va céder son portefeuille local wholesale à Camtel», explique un cadre de la filiale camerounaise du Groupe de télécommunications de la multinationale sud-africaine MTN. «Nous sommes des Opérateurs de communications électroniques dont les clients ne sont pas que des individus. Il s’agit parfois d’entreprises de plus petites tailles ou alors qui ont une clientèle très spécifique. Ces entreprises ont besoin de grosses capacités pour mener à bien leurs activités au quotidien. Jusqu’à ce jour, MTN Cameroon fournit ce type de clients», a rappelé Stephen Blewett, DG de MTN Cameroon. Et de poursuivre : «la réglementation ayant évolué, c’est une activité qui relève désormais du ressort de l’opérateur historique Camtel, dont le statut a également changé il y a peu. De commun accord, c’est un portefeuille que nous allons leur céder. Par ailleurs, l’unité du Groupe MTN en charge de la revente des capacités internet va, dans le cadre d’un contrat spécifique, acquérir des capacités directement auprès de Camtel pour satisfaire les demandes à l’international».

Le suivi de l’exécution de ce protocole sera assuré par l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), qui en rendra compte mensuellement au ministre des Postes et Télécommunications. Parce que, l’une de ses missions principales vise à assurer le développement des communications électroniques au Cameroun, le ministère des Postes et Télécommunications entend continuer d’accompagner les opérateurs dans l’exercice de leurs activités. Il s’agit ici selon Minette Libom Li Likeng, de mettre en place un environnement favorable à la rentabilisation de leurs investissements, à travers notamment la promotion d’une régulation saine, transparente et équitable des activités du secteur. «L’assainissement et la bonne régulation du secteur dit-elle, constituent le défi majeur à relever pour favoriser l’atteinte de cet objectif. Le marché des communications mobiles, socle du développement de l’économie numérique est aujourd’hui parmi les marchés les plus concurrentiels. Et pour l’Etat, il s’agit, tout en poursuivant la libéralisation du secteur, de préserver les obligations liées au service universel». La signature du Protocole d’accord entre MTN Cameroon et Camtel sur la gestion des clients wholesale, rentre donc dans le cadre de la politique gouvernementale en matière non seulement de développement des communications électroniques de qualité dans notre pays, mais aussi d’aménagement d’un environnement propice au développement harmonieux des activités des opérateurs privés. Elle se situe surtout, en droite ligne de la mise en œuvre des conventions de concessions octroyées par l’Etat du Cameroun à la Cameroon Telecommunications (Camtel).

«Ce Protocole relève la compétence de Camtel, suite à la concession que nous avons reçu du gouvernement en mars 2020. Aujourd’hui, Camtel a le droit de gérer les clients Wholesale. Nous allons nous assurer que ces clients sont satisfaits et que le service qui leur sera offert sera de très bonne qualité, sinon d’une qualité meilleure que celle que leur offrait l’opérateur MTN», a promis la directrice générale de Camtel, Judith Yah Sunday Achidi. Pour MTN, la signature de cet accord est un événement important. Cela «témoigne de l’attachement de MTN Cameroon à ses engagements. Il s’agit entre autres, d’opérer au Cameroun dans le strict respect de la réglementation en vigueur. D’accompagner le Gouvernement dans sa vision pour un secteur des télécommunications viable au Cameroun. De collaborer franchement avec tous les acteurs du secteur des télécommunications au Cameroun, pour créer un cadre favorable au développement du pays. Et apporter une expérience d’excellente qualité à tous nos clients», a conclu Stephen Blewett.

Salaires versés aux fonctionnaires décédés : le Minfi récupère 12,6 milliards

0

Le ministre des finances Louis Paul motaze à mis sur pied une équipe pour recouvrer les sommes indûment versées dans les comptes de fonctionnaires décédés. Près de 8,3 milliards attendus pour cette année 2021.


L’opération d’assainissement du fichier solde de l’Etat continue de porter des fruits. La dernière victoire en date du ministère des Finances, en la matière, concerne le recouvrement auprès des banques et établissements de microfinance, des salaires et pensions versés aux agents publics décédés, pour le compte de l’exercice 2020. Ainsi donc, l’on apprend que le Trésor public a perçu au 31 janvier 2021, au titre desdits reversements, la somme de 12,6 milliards de francs CFA. Ce montant représente 64 % des 20,9 milliards à recouvrer au terme de cette mission.

CAMOST RETIENT 1,27 MILLLIARDS

«Cette performance, indique une source en service à la Direction de la Dépense de Personnel et des Pensions (Ddpp) de la Direction Générale du Budget (DGB), est le fruit d’une maîtrise de l’exploitation des données obtenues des banques et de la détermination des équipes de suivi mises sur pied par le ministre des Finances M. Louis Paul Motaze. D’ailleurs, n’eut été ces équipes de suivi, le Trésor public n’aurait pas atteint ce niveau des recouvrements». Illustrations ? «Jusqu’en septembre 2020 apprend-on, la SCB et la Bicec n’avaient toujours pas reversé le moindre copeck sur les 9 milliards attendus d’elles. Heureusement, au 31 janvier 2021, ces deux institutions bancaires ont respectivement reversé 75 % et 49 % de leurs créances grâce à la pression intelligente de l’équipe de suivi des reversements». Les équipes du Trésor public ont cependant été confrontées à un obstacle nommé Cameroon Postal Services (Campost). Selon nos informations, le cumul des soldes de comptes des agents publics décédés du réseau bancaire de l’opérateur historique de la poste au Cameroun, évalué à 1,27 milliard de francs CFA s’enregistre aujourd’hui comme «une perte sèche». La raison ? «La Campost oppose au reversement de cette somme, le non-paiement par l’Etat du Cameroun de sa dette envers elle», renseigne une source avisée.

8,3 MILLIARDS DE RESTE A RECOUVRER

Bonne nouvelle cependant : le suivi des reversements a permis aux équipes du Minfi d’identifier avec les établissements de crédit concernés, de nombreux agents publics et pensionnés décédés dont les comptes n’étaient pas visés par ladite opération de recouvrement. «Parmi de nombreux cas, la collaboration de la Société Générale Cameroun a permis de recouvrer plus de 500 millions de salaires versés après décès, non ciblés au départ», poursuit une source ayant consulté le rapport général du suivi du recouvrement en 2020 des soldes des comptes des agents publics décédés auprès des établissements de crédit. Et d’expliquer ensuite, que certains décédés dont les soldes ont été recouvrés disposent des ayants droit. Or, habituellement, les salaires reversés sont recouvrés au moment de la liquidation des pensions de réversion. Aussi, compte tenu de ce que leur recouvrement est déjà acté, le ministère des Finances est appelé à s’organiser pour pouvoir produire les déclarations de recettes y afférentes au moment du traitement des éventuels cas. Pour ce faire, les équipes de recouvrement nourrissent l’idée de développer une application pour permettre la gestion transparente mutualisée de ces cas, avec la Pairie Générale du Trésor .

Une source nous apprend que le reste à recouvrer s’élève à près de 8,3 milliards de francs CFA.

Covid-19 : Les défis de la relance économique

0

Le gouvernement a peaufiné son plan de relance pour les trois prochaines années : 871,8 milliards de francs CFA pour faire repartir une machine économique grippée par le coronavirus. Annexé à la loi de finance 2021, le document intitulé «Plan de relance économique post Covid-19» vise principalement un double objectif : apporter un soutien aux branches d’activités fortement impactées par la crise et à celles capables de favoriser une relance rapide du secteur productif. Les mesures envisagées s’inscrivent entre autres dans le cadre de la politique nationale d’import-substitution et de promotion de la préférence nationale, en vue de renforcer la capacité́ de résilience du tissu économique local face aux chocs extérieurs. Du soutien à la production et à la transformation des produits de grande consommation à la mise en place des dispositifs adaptés et dédiés au financement des entreprises en passant par la dynamisation des branches/filières de croissance et le renforcement de la compétitivité des entreprises, ledit plan devra répondre à plusieurs défis.

Défis Macroéconomiques

La crise sanitaire de la Covid-19 a en effet érodé certains efforts de consolidation budgétaire enregistrés avec l’appui de certains Partenaires Techniques et Financiers, dans le cadre du Programme Économique et Financier 2017-2019 (PEF), appuyé par une Facilité Elargie de Crédit (FEC) du Fonds Monétaire International (FMI). Ainsi donc, le niveau du déficit budgétaire pour 2020 initialement prévu à̀ -2,1 % du PIB est projeté́ à -4,5 % du PIB. Malgré ce contexte difficile, l’Etat entend préserver la stabilité macroéconomique et budgétaire, afin de «garantir un environnement favorable à une relance économique durable». Ceci passe notamment par : «la poursuite des efforts déjà̀ entrepris dans le cadre de la mise en œuvre des réformes structurelles, le renforcement de la transparence dans la gestion des finances publiques, la soutenabilité budgétaire, et le soutien au secteur privé pour l’accroissement des parts de marché des entreprises locales », indique le plan. Alors que les autres défis sont d’ordre sectoriel. Notamment l’agriculture, la pêche, l’industrie manufacturière, le BTP, le numérique, le tourisme, l’hébergement et la restauration, etc.

Agriculture et pêche

La pandémie de la Covid-19 a mis en exergue une forte dépendance de notre économie à l’approvisionnement extérieur, notamment en produits agricoles et halieutiques, ainsi qu’une faible capacité en matière de stockage, de conditionnement et de transformation de la production locale de ces produits, constate le gouvernement. «En vue de réduire ces dysfonctionnements économiques, ces secteurs constitueront une priorité de l’action gouvernementale», apprend-on. Ainsi donc, il sera question de renforcer les capacités de production internes, d’améliorer l’efficacité des systèmes de production, de stockage, et de conditionnement, ainsi que d’accroitre les parts de marché de la production locale. Il s’agit de mettre en place un dispositif permettant un meilleur accompagnement des producteurs, un plus grand ciblage des cultures rentables, afin de maximiser les appuis tirés des appuis de l’Etat.

Industrie manufacturière

En ce qui concerne l’industrie manufacturière, les défis prioritaires devraient porter sur les unités de production en difficulté et les chaînes de valeur impactées. De manière opérationnelle, l’accent devrait d’abord être mis sur l’accompagnement des industries agro-alimentaires en vue d’assurer l’approvisionnement régulier du marché local et la mise en place d’une industrie dynamique et compétitive. Il s’agira de restaurer leur capacité productive, managériale et organisationnelle. Ensuite, il sera question du renforcement de la production pharmaceutique nationale. Il s’agit d’améliorer et moderniser l’outil de production en conformité avec les normes internationales. Enfin, les pouvoirs publics veilleront à l’accroissement de la transformation locale du bois, notamment la deuxième et troisième transformation.

Bâtiment et travaux publics

Selon les données contenues dans le «Plan de relance économique post Covid-19», la pandémie de Covid-19 a également affecté le secteur des Bâtiments et des Travaux Publics (BTP) à travers le ralentissement, voire, l’arrêt de l’exécution de certains chantiers d’infrastructures. Ici l’un des défis du gouvernement va consister à «renflouer la trésorerie de ces entreprises, notamment en poursuivant l’apurement des arriérés de la dette intérieure ». Aussi, les pouvoirs publics devront mettre en place des mesures d’incitation à l’endroit des établissements de crédit pour la restructuration et le rééchelonnement des engagements desdites entreprises.

Tourisme, hébergement et restauration

Comme la plupart des secteurs d’activités, les branches tourisme, hébergement et restauration ont également été́ fortement impactées par la pandémie de Covid-19. Les mesures urgentes déjà̀ prises par l’Etat feront donc l’objet d’un suivi rapproché, indique une source gouvernementale. Pour le court terme apprend-on, l’accent sera mis sur la relance du tourisme intérieur, ainsi que l’adaptation et l’entretien des infrastructures pour l’accueil des touristes. En outre, des allègements fiscaux et des accompagnements financiers se poursuivront en vue de favoriser une relance des activités dans le secteur.

Numérique

Le numérique n’est pas en reste. En effet, les difficultés enregistrées dans la mise en œuvre du système de télétravail et d’apprentissage à distance en réponse à̀ la crise du Covid-19, ont mis en exergue des retards importants dans le développement de ce secteur. Or, il convient de relever que ce secteur est important pour renforcer la résilience des entreprises dans un contexte de crise. Il devrait également contribuer fortement à une relance rapide de l’activité économique post Covid-19, en raison de ses effets d’entrainement sur l’amélioration de la productivité des autres secteurs d’activitéś, et des opportunités qu’il offre en matière de e-commerce, de marketing digital et de télétravail. A cet effet, le gouvernement envisage plusieurs actions en vue de favoriser le développement des start-ups du secteur du numérique.

Etablissements de crédit

Face à̀ la crise résultante de la pandémie, les établissements de crédit ont vu augmenter le stock de leurs créances douteuses, avec des contraintes importantes sur leur capacité d’offre de crédit. Pour adresser cette situation et ainsi faire face aux difficultés de financements enregistrées au niveau des entreprises, le Gouvernement se propose de mettre en place des partenariats avec les institutions bancaires et de microfinance, en vue de mettre à la disposition de ces entreprises des instruments financiers adaptés.
Par Arthur Wandji

Gestion des fonds Covid : Le TCS prêt à accueillir les premiers suspects

0
Bientôt de nouveaux clients

C’est à l’indicatif ! Le Covid-19 va emporter davantage de personnes en cette année 2021, notamment du point de vue pénal. L’instruction du chef de l’État ne laisse guère de doutes sur sa volonté de frapper ici et maintenant les personnes impliquées dans d’éventuels détournements. L’urgence transparaît dans la transmission du secrétaire général de la présidence de la République au ministre en charge du Contrôle supérieur de l’État. Le Cameroun est en effet sous pression du Fonds Monétaire International qui lui demande de faire la lumière sur la destination d’une enveloppe de 48 milliards de francs CFA destinée à la riposte contre le Covid-19.

L’équation à résoudre par les pouvoirs publics est simple : orthodoxie dans la gestion des fonds Covid = possibilité de mobiliser des ressources sur les marchés financiers. En attendant d’y voir plus clair, le FMI refuse de débloquer la deuxième tranche de la facilité de crédit rapide d’un montant total de 135 milliards de francs. Cet argent est destiné à aider le Cameroun à faire face aux conséquences de la pandémie sur la balance des paiements. Paul Biya qui avançait jusque-là à demi-masqué sur la question de la gestion des fonds Covid a dû dévoiler complètement son jeu : des gens doivent aller en prison ! Car bien avant les menaces du FMI, le parquet général près le Tribunal criminel spécial était déjà à la tâche pour savoir la gestion qui a été faite des sommes d’argent mirifiques mobilisées l’année dernière en pleine tempête Covid. Des instructions dans ce sens ont été transmises à la procureure générale Justine Aimée Ngounou Tchokonthieu par Laurent Esso lui-même, apprend-on auprès des sources proches du dossier au ministère de la Justice.

Des procès en vue

Dans une autre correspondance qui a fuité ces derniers jours, le chef de l’Etat demande au ministre d’Etat en charge de la justice Laurent Esso, de donner des suites judiciaires au rapport produit par la chambre des Comptes de la cour suprême, au sujet de la gestion des fonds Covid. En effet, la chambre des Comptes de la Cour suprême saisie par le Premier ministre Dion Ngute a produit tout un rapport détaillant l’étendu et le détail des malversations financières présumées. La présidence de la République demande que la justice s’appuie sur ce document pour avancer rapidement. Les informations déjà compilées dans le rapport de la chambre des Comptes additionnés aux premiers résultats de l’enquête au TCS promettent déjà des étincelles. Toutes les personnes qui disent avoir eu vent de ces enquêtes parlent d’un enchevêtrement de relations d’intérêt, de rétro-commissions, de personnalités liées par l’argent : une mafia extrêmement structurée !

Les détails devraient bientôt transpirer alors que le parquet général près le TCS est sous pression des instructions d’un Paul Biya qui a hâte d’y voir clair. Le sérieux et la célérité de la justice sur le dossier de la gestion des fonds destinés à lutte contre la pandémie du coronavirus devrait influencer à court terme la signature d’un nouveau programme entre le Cameroun et le FMI.
Par la rédaction

Coalition : réforme du Code électoral : l’opposition et le RDPC s’étripent

0
Fame Ndongo est fâché contre l'opposition

Pour la première fois depuis des décennies, des leaders des partis politiques de l’opposition camerounaise se sont réunis pour collecter des contributions, en vue de l’élaboration d’un « système électoral accepté et partagé par tous pour un jeu démocratique crédible, équitable, juste, transparent et pacifique ». Le 31 mars dernier, sept partis politiques dont le MRC, le SDF, l’UDC et le Pcrn ont signé un communiqué conjoint et donné une conférence de presse le 1er avril 2021 à Yaoundé pour informer l’opinion qu’ils travaillent ensemble pour une réforme consensuelle du système électoral. « Nous, partis politiques signataires du présent communiqué,…avons décidé de travailler ensemble dans un cadre républicain inclusif, avec toutes les parties prenantes du jeu démocratique, afin de mettre en place un système électoral nouveau ou amendé pour la stabilité et la prospérité de notre pays », ont-ils écrit dans le communiqué rendu public. Les formations politiques réunies au siège de l’UDC à Yaoundé ont ainsi appelé «tous les autres partis politiques, organisations ou personnalités de la société civile désireux de participer à cette dynamique, à travailler ensemble, dans le cadre du Secrétariat Technique mis en place à cet effet».

Ils ont ensuite assuré « le peuple camerounais de leur engagement à aller jusqu’au bout de leur démarche ». Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, présidente de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) et maire de Foumban, a salué l’initiative en précisant que c’est la première fois dans l’histoire politique du Cameroun que des partis d’opposition s’accordent sur un point aussi déterminant. Le député Pierre Kwemo, président de l’Union des Mouvements Socialistes (UMS), un des signataires du document, a quant à lui souligné qu’il s’agit du coup d’envoi d’un processus. Cette rencontre a eu le privilège de réunir de grandes figures de l’opposition comme Maurice Kamto, Joshua Osih, ou encore Cabral Libii. Si l’initiative a été saluée par l’opinion, le Rdpc n’a pas manqué de critiquer « un conclave lové dans l’évanescence nébuleuse de certaines imaginations fécondes ».

Ils terrorisent le parti au pouvoir

Dans un communiqué qui a été publié, le même jour, Jacques Fame Ndongo, secrétaire national à la communication du Comité central pense qu’une telle démarche ne saurait prospérer en dehors du parlement. « Le code électoral en vigueur est le fruit d’un projet de loi déposé par le gouvernement, voté par le parlement et promulgué par le chef de l’Etat, S.E Paul BIYA, élu par le peuple camerounais libre, souverain et maître de son destin », écrit-il. Pour lui, « il ne s’agit donc point, simplement, de collecter des suggestions et de les exploiter. Encore faut-il braver victorieusement les fourches caudines démocratiques et incontournables du Parlement. Les contributions émanant des partis politiques, organisations ou personnalités de la société civile et exploitées par un secrétariat technique ad hoc ne peuvent pas, au regard des lois et règlements de la République, être adoptées par la rue, ou par un conclave lové dans l’évanescence nébuleuse de certaines imaginations fécondes, mais par le Parlement. Tout le reste ne serait que logorrhée et fantasmagorie », a lancé le communicant du Rdpc.
Par Joseph Essama

Réforme du Code électoral : L’ « opposition institutionnelle » prend sa revanche sur le front du boycott

0
L'opposition en ordre de batallle

L’initiative de mise en place d’un secrétariat technique chargé de recueillir les propositions pour améliorer la loi électorale dévoile le désir de puissance des partis représentés à l’assemblée nationale.
En se séparant après minuit, ils avaient pris l’option de garder secrètes leurs tractations jusqu’à la mi-journée du jeudi, 1er avril. Un vœu que les leaders de MP, du MRC, du Pcrn, de l’UDC, de l’UMS et du SDF savaient pieux. Car alors même qu’ils juraient, la main sur le coeur, qu’ils seraient muets comme des carpes, ils s’étaient laissé prendre en photo par leurs équipes respectives. Et comme il fallait s’y attendre, les premières fuites ont fusé sur les réseaux sociaux dès les premières heures de la matinée.

Une contradiction incompréhensible qui illustre très bien l’ensemble de ce rapprochement inédit depuis la présidentielle de 2018. Une source dans le collège des cinq explique que la photo de famille a été un piège à miel pour éprouver le niveau d’engagement des différents partis présents au sein de la plateforme. L’idée était de voir de quel état-major la fuite partirait en premier. Avec son « scoop de la matinale », l’activiste Boris Bertolt, réputé proche du Prof Kamto, n’a pas aidé le MRC. Au-delà de l’écume, les informations à la disposition de Défis Actuels permettent de comprendre dans quelles conditions des ennemis politiques aussi intimes que Cabral Libii et Maurice Kamto ont pu se retrouver autour de la même table devant les caméras.

Tout serait en réalité parti de l’Assemblée nationale lors de discussions entre Adamou Koupit de l’UDC et Cabral Libii du PCRN. Ces échanges ont ensuite été élargis à Joshua Osih du SDF toujours à l’Assemblée. Adamou Koupit, n’étant pas à un niveau de décision dans son parti, a dû laisser la main à Tomaino Ndam Njoya.

La première hypothèse était donc de rassembler les partis d’opposition présents au Parlement. Elle a évolué pour concerner les formations présentes dans les institutions –parlement et conseils municipaux– dont l’intérêt objectif est la réforme du Code électoral. Les premières consultations ont permis de convaincre Pierre Nkwemo de l’UMS de rejoindre le mouvement.

DE l’importance d’être à l’assemblée

Mais question : pour quelles raisons Hilaire Nzipang du MP et Maurice Kamto du MRC se retrouvent-ils autour de la table ? La question est d’autant plus porteuse d’incertitudes que le « Front du changement » version Kamto est inflexible sur son rapport aux institutions depuis plus de trois ans. Et sa position en apparence n’a pas bougé d’un iota. Le 1er mars encore, le MRC demandait aux autres acteurs de la classe politique de se rapprocher de lui afin de lui soumettre leurs propositions en vue de réformer le même Code électoral. L’intérêt d’étudier plus en avant la question intervient quand on apprend qu’à la vérité, le président du MRC n’a été appelé à rejoindre les travaux que le 31 mars à 23 heures c’est-à-dire quelques minutes seulement avant la fameuse photo que l’on voit circuler sur les réseaux sociaux. Et sa question à ses hôtes présents dans la salle des travaux après avoir pris connaissance de leurs projets mérite le détour : qu’est-ce que je fais de toutes les personnalités qui m’ont contacté dans le cadre de l’initiative lancée par le MRC ? a-t-il demandé en somme. Réponse de Cabral Libii, faites-en ce que vous voulez professeur, pourvu que nos propositions communes puissent être déposées sur la table de l’Assemblée nationale.
Par Omb Njéé

Les entreprises publiques font perdre 59 milliards à l’Etat en 2019

0
L'incendie à la Sonara augmente le déficit de l'entreprise

es entreprises et établissements publics continuent d’être un risque budgétaire pour le Trésor public camerounais. Selon le récent rapport du Comité Technique de Réhabilitation des entreprises et établissements publics, elles ont fait perdre 59, 5 milliards de francs CFA à l’Etat en 2019. C’est la somme des pertes affichées par les 50 entreprises et établissements publics examinés cette année. Ce qui baisse de 15, 7 % le chiffre d’affaires réalisé par ces entités entre 2018 et 2019. Il est passé de 1 536 milliards de francs CFA en 2018 à 1 295 milliards de francs CFA en 2019. Une mauvaise performance qui selon le CTR, émane de la crise sécuritaire dans les régions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest, de l’environnement du commerce international et de l’état de gouvernance de ces entités et de leur fort d’endettement.

Malgré cela, le secteur des hydrocarbures, de l’eau et de l’électricité, bien qu’impacté par l’incendie de la Société Nationale de Raffinage (Sonara) reste le plus grand contributeur à ce chiffre d’affaire. Il en a généré 56%, grâce notamment à l’entrée en activité de la Sonatrel dont le chiffre d’affaires est de 0 à 62 milliards de francs CFA. A ce secteur s’ajoute également celui de la santé, de l’emploi, de la sécurité sociale et de la recherche scientifique. Il s’est également démarqué au travers d’un résultat net positif. Soit un bénéfice de 74 milliards de francs CFA en 2019, grâce notamment aux bonnes performances de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (Cnps) qui à elle seule contribue pour 18 % au chiffre d’affaire global.

De l’autre côté du tableau, les entreprises et établissements publics du secteur industrie et commerce présentent une perte cumulée de 28 milliards de francs CFA en 2019. Une contreperformance due entre autres à la mauvaise santé financière de la cotonnière industrielle en proie à une âpre concurrence sur le marché camerounais du textile, dominée par les produits de Chine. Avec la Mission d’Aménagement des Zones Indus-
trielles (Magzi) et le CHC Hilton , ces trois entités publiques ont cumulé une
perte de 28 milliards de francs CFA. Bien que principal contributeur au chiffre d’affaire global, le secteur des hydrocarbures, de l’eau et de l’électricité a enregistré en 2019 les plus grosses pertes, soit 96 milliards de francs CFA.

Le CTR présente également la situation d’endettement des entreprises et établissements publics. Il révèle que bien qu’en légère baisse, l’endette-
ment global de ces entités reste important. L’endettement à court terme représente 115, 2 % du chiffre d’affaires combiné contre 128 en 2018. Les dettes à moyens et long terme équivalent à 37,9 % du chiffre d’affaires contre 82, 9 en 2018. La dette globale est quant à elle détenue à
hauteur de 68 %, par le secteur des hydrocarbures, de l’eau et de l’électricité.

Ces entreprises à risque pour le budget de l’Etat

Avec un taux d’endettement inquiétant, une dizaine d’entreprises inquiètent particulièrement. Avec un endettement supérieur ou égale à 500 milliards de francs CFA, ces entreprises sont classées entreprises à « risque très élevé » par la Commission technique de réhabilitation. Viennent en tête de liste, la Sonara avec 638 milliards de francs CFA de dette, la Camtel et la Camwater dont les chiffres actualisés n’ont pu être fournis. Mais en 2018, leurs dettes respectives étaient de 608 et 528 milliards de francs CFA. Ensuite viennent les entreprises qui cumulent au moins 100 milliards de
dettes au 31 décembre 2019. Classées entreprises à « risque fort », elles sont
entre autres la Cnps (250 milliards), les ADC (170 milliards), l’EDC (155 mil-
liards) et la Sodecoton (132 mil liards).

Les entreprises à risque moyens ( au moins 20 milliards de dettes) sont la Scdp, la Crtv, la Sonatrel, la SIC, la Cicam, l’Alucam et la Campost.

En plus d’inquiéter par leur taux d’endettement, d’autres entreprises ou établissements publics inquiètent à travers leur productivité. C’est le cas notamment de la Cicam, dont La dégradation de la situation s’est poursuivie avec une baisse des capitaux propres de – 5 %, du chiffre d’affaires de -24,3 % malgré l’amélioration du résultat net de 14, 82 % bien que restant négatif. Le faible rendement de cette entreprise s’explique par l’absence de nouveaux produits et la chute des ventes qui provoquent des tensions de trésorerie et par conséquent des difficultés d’approvisionnement des usines en pièces de rechange et en matières premières.

Les entreprises à Potenciel

Les entreprises à potentiel représentent selon le rapport CTR 2019, les entités publiques qui ont réussi à dégager un résultat d’exploitation et un résultat net positif au 31 décembre 2019, avec des dividendes générées.
Le rapport en dénombre six. Ce sont le Port Autonome de Douala (PAD), avec un chiffre d’affaires de 56 milliards de francs CFA, un résultat d’exploitation de 2, 716 milliards pour un résultat net de 5, 37 milliards de francs CFA. Ensuite la Sodecoton, avec un chiffre d’affaires de 154 milliards, un résultat d’exploitation de 11, 68 milliards et un résultat net de 3 milliards de francs CFA. La troisième entreprise au classement est la Cameroon Hotels Cooporation (CHC Hilton), dont le chiffre d’affaires est de 949 millions, le résultat d’exploitation 966 millions et le résultat d’exploitation 324 millions. Se suivent jusqu’à la sixième position les Aéroports du Cameroun (ADC), la Société Nationale de Dépôt Pétrolier (Scdp), la SIC, la Maetur , la Cnps et la Csph. Selon le CRT, les performances des entreprises à potentiel sont certes encourageantes, mais elles ne sont pas assez représentatives du potentiel réel de l’ensemble des entreprises et établissements publics, qui continuent pour plusieurs de dépendre des subventions de l’Etat. Ces subventions sont estimées selon le ministère des Finances à 1 % du budget de l’Etat. Mais au final, la production n’y est pas toujours.

Le Minepat explore les axes de coopération avec la Turquie

0

Volkan Işikçi est le nouvel ambassadeur de la Turquie au Cameroun. Il a présenté la copie figurée de sa lettre de créance à Félix Mbayu, ministre élégué au ministre des Relations extérieures chargé de la Coopération avec le Commonwealth, le 1er avril dernier. Et pour entamer sa tournée de prise de contact,c’est au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire qu’il s’est rendu. Un choix qui trahit les ambitions de coopération entre les deux pays. Pas étonnant donc que les échanges du 14 avril dernier entre le ministre Alamine Ousmane Mey et l’ambassadeur turc ont essentiellement été axés sur la densification de la coopération économique. « Nous avons d’une part passé en revue les relations qui existent entre nos deux pays et d’autre part, exploré les futurs axes de coopérations possibles. Qu’il s’agisse des investissements dans les domaines des infrastructures, du financement des projets et autres, nous allons décider ensemble des domaines sur lesquels mettre l’emphase », révèle l’ambassadeur Volkan Işikçi.

La qualité des relations qui lie les deux pays a également été abordée entre
les deux personnalités. L’ambassadeur Turc s’est notamment satisfait de
l’implantation des entreprises turques dans les domaines tels que la construction, la restauration, l’éducation. Une présence que souhaite davantage affermir le nouvel ambassadeur. « Nous allons garder le contact continue dans la construction, la restauration et l’éducation, que nous aimerons développer davantage », a-t- il précisé.

En matinée déjà, le nouvel ambassadeur était reçu par le ministre des Fo-
rêts et de la Faune. Avec Jules Doret Ndongo, Volkan Işikçi a discuté de la protection des espèces animales et végétales. Sa tournée de prise de contact avec les membres du gouvernement s’est poursuivie au ministère des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat.
Cinquième ambassadeur de Turquie au Cameroun depuis l’ouverture d’une
représentation diplomatique pour les deux pays en 2010, Volkan Işikçi
remplace Ayse Sarac. Elle aura passé deux ans au Cameroun. A son départ

en février dernier, Ayse Sarac a été reçue en audience d’au revoir par le mi-
nistre Alamine Ousmane Mey, se félicitait des avancées observées dans la coopération entre les deux pays. « Nous entretenons d’excellentes relations avec le Minepat qui a diversifié et approfondi sa coopération avec les
institutions du secteur privé ainsi que dans les domaines de coopération humanitaire et internationale. Notamment à travers des échanges économiques denses (produits agricoles d’exploitation, ciment, acier, produits alimentaires…, ndlr), la formation artistique et culturelle et le transfert des compétences dans le développement des infrastructures », précisait- elle.

JO Tokyo 2020 : Le Cameroun ne sera pas au japon

0
Alain Djeumfa: Espoir brisé

Les Lionnes indomptables ne seront pas aux Jeux olympiques Tokyo 2020. L’équipe nationale de football féminin du Cameroun a fait match nul vierge ce soir face à son homologue du Chili. Un score qui cloue les filles d’Alain Djeumfa à la maison. D’autant plus qu’au match aller le 10 avril dernier, les Lionnes indomptables ont été battues (1-2) par les Rojas du Chili. Et avaient donc besoin d’un minimum de deux buts à zéro pour se qualifier. Elles n’en ont pas été capables. Nchout Njoya Ajara n’a pas pu trouver le chemin des filets comme au match aller sur ce stade d’Antalya en Turquie.

Les deux pays avaient un ticket à disputer dans le cadre d’un barrage intercontinental entre l’Afrique et l’Amérique du Sud. En match aller et retour. Le match s’est joué en terrain neutre. La Roja ira donc à Tokyo et le Cameroun regardera le tournoi devant le petit écran. Manquant ainsi l’occasion de jouer la deuxième fois les JO. A contrario, le Chili jouera sa première compétition du genre chez les dames.

Le football féminin était la dernière chance du Cameroun d’être représenté aux sports collectifs. Les Lionnes indomptables l’ont gâchée. On comptera sur les sports individuels.

Sur le même sujet:

JO 2020: Les Lionnes compromettent leurs chances

- Publicité -
Google search engine