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Barrages JO 2020 : Les Lionnes indomptables perdent le manche aller

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Le Cameroun est passé à côté du sujet

Les Lionnes indomptables se sont inclinées ce 10 avril 2021 au stade Zeke d’Antalya en Turquie sur un score de 1-2. Dans un match qu’elles ont subi, notamment dans le milieu de terrain largement dominé par le Chili. Après avoir pris la mesure de la rencontre, la Roja a asséné un premier coup contre le Cameroun à la 25ème minute. Avant que les lionnes indomptables ne trouvent du rythme. Juste pour tenir jusqu’à la fin de la première partie. Mais la reprise se fera sur le même ton. Le Cameroun perd ses repères et Inès Michaely Bihina, la gardiennes des buts camerounais se retourne une seconde fois dans ses filets.

Il faudra compter sur la détermination d’une Nchout Njoya Ajara, pour calmer les ardeurs chiliennes. Lancée sur une longue passe par Raissa Feudjio, l’attaquante se battra seule contre une défense pourtant bien regroupée, pour lober le cuir dans les filets adverses. La volonté camerounaise butera contre l’organisation tactique chilienne. « Cela n’a malheureusement pas été suffisant pour atteindre notre objectif de ce jour», commentera la buteuse sur son mur facebook. Le score en est resté là jusqu’au coup de sifflet final.

Le match comptait pour le barrage intercontinental des qualifications des Jeux olympiques 2020 renvoyés en 2021. L’Amérique du Sud et l’Afrique ont ainsi une chance de qualifier un dernier pays pour le tournoi final qui aura lieu au Japon, en aller et retour. Ayant perdu dans la double confrontation avec la Zambie, le Cameroun devait affronter le deuxième de la Copa américa pour le dernier ticket des Jeux olympiques de Tokyo. Initialement prévus pour se jouer au Cameroun et en chili, l’organisation a finalement opté pour un terrain neutre pour abriter les deux rencontres. Le Chili a remporté l’aller. Le retour aura lieu mardi sur le même stade. Alain Djeumfa et ses filles ont eu l’occasion de se rattraper. «Nous ne sommes qu’à la première manche, nous avons encore notre carte en mains. Nous nous battrons pour cette qualification jusqu’aux ultimes secondes », promet Nchout Ajara.

Zoom : Comment l’Etat va financer le Plan de relance économique

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Si le gouvernement a pu élaborer un Plan de relance économique post-Covid-19, l’on est aussi également déjà fixé sur les outils qui seront mobilisés pour son financement durant les trois prochaines années. Le document annexé à la loi de finances 2021 renseigne en effet que le gouvernement envisage de mettre la main dans sa poche, mais aussi de solliciter ses partenaires financiers extérieurs. «Le Plan de soutien et de relance économique post Covid-19 apprend-on, sera financé aussi bien par des ressources internes que des ressources extérieures».

Au niveau des ressources intérieures, il est prévu de recourir notamment à une partie des ressources du compte d’affectation spéciale Covid-19 doté en 2021 d’un budget de 150 milliards, dont 50 milliards pour la relance de la production locale des produits de grande consommation; aux ressources résiduelles des projets clôturés dont l’évaluation du montant se fera en collaboration avec la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA). Au niveau des ressources extérieures, il est prévu la prise en compte des ressources relevant des conventions de financement en cours de négociation, notamment avec la Banque arabe de développement économique en Afrique (Badea), des ressources à mobiliser dans le cadre du «Basket Fund» à mettre en place avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), ainsi que la sollicitation d’une contribution de certains partenaires techniques et financiers à savoir la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, Afreximbank, etc.
Par Arthur Wandji

Covid-19 : 871 milliards pour relancer l’économie

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Le gouvernement camerounais veut agir efficacement face à la crise sanitaire due à l’épidémie de Covid-19. Outre les actions de riposte qui concourent à freiner la propagation de la maladie, l’autre priorité consiste à sauver l’économie nationale, entrée en récession en 2020 (-2,6 % contre 4 % initialement prévu) du fait de cette pandémie. L’Etat compte pour ce faire, investir près de 871,8 milliards de francs CFA sur les trois prochaines années (2021-2023). Annexé à la loi de finance 2021, le document baptisé «Plan de relance économique post Covid-19», vise principalement un double objectif : apporter un soutien aux branches d’activités fortement impactées par la crise et à celles capables de favoriser une relance rapide du secteur productif. «Il s’avère important de renforcer l’efficacité des mesures déjà prises afin de relancer l’activité économique pour retrouver le sentier de croissance compatible avec nos objectifs de développement», renseigne le document qui tend non seulement à redéfinir notre modèle de développement, mais aussi à remédier à certaines tendances qui pèsent sur l’économie comme la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Comment ? «En produisant davantage ce que nous consommons d’une part, et en construisant des bases solides pour pénétrer efficacement les marchés internationaux», apprend-on. De ce fait précise le document, les mesures envisagées s’inscrivent entre autres dans le cadre de la politique nationale d’import-substitution et de promotion de la préférence nationale, en vue de renforcer la capacité de résilience du tissu économique local face aux chocs extérieur. Le but visé étant de «situer la croissance économique sur le taux de référence de la Vision 2035». Soit un taux de croissance moyen annuel de 4,7 % entre 2020- 2022, 7,7 % entre 2023-2025 et 9,3 % entre 2026-2030.

80 milliards pour soutenir la production/transformation

Concrètement, le «Plan de relance économique post Covid-19» comporte plus de 80 mesures réparties en quatre principaux axes. Le premier concerne le soutien à la production et à la transformation des produits de grande consommation, pour lequel l’Etat compte injecter 96,4 milliards. Les différentes actions à implémenter ici vont consister à renforcer la production et la transformation agricole des spéculations jugées sensibles dans la mise en œuvre de la politique d’import-substitution et de préférence nationale. Il s’agit principalement du riz, du mais, du soja, du mil/sorgho, du poisson, et de l’huile raffinée.

709,4 milliards destinés aux entreprises

Le second axe du Plan est relatif à la mise en place des dispositifs adaptés et dédiés au financement des entreprises. Les pouvoirs publics prévoient à cet effet une enveloppe de 709,4 milliards, destinée à favoriser un plus grand accès au financement à moindre coût pendant cette période critique par certaines entreprises. «Il s’agit ici de résoudre les difficultés d’accès au financement du haut et du bas du bilan des entreprises, à travers des lignes spécifiques de financement logés dans les établissements bancaires», précise le document. Deux administrations seront responsables de ce portefeuille : le ministère des Finances, et celui en charge de l’Economie.

50 milliards dans les filières de croissance

La pandémie du Covid-19 a en effet, en plus de son volet sanitaire, eu des conséquences sur le fonctionnement des entreprises, en raison notamment des mesures de restriction imposées par le gouvernement pour limiter sa propagation. De plus, du fait des principaux canaux de transmission, certaines branches d’activités ont été durement affectées par cette pandémie. C’est pourquoi le troisième axe du Plan de relance économique 2021- 2023 repose sur la dynamisation des branches/filières de croissance. L’Etat envisage d’injecter une enveloppe de 50 milliards de francs CFA à l’effet de «renforcer la résilience des entreprises de ces différentes branches et favoriser une relance rapide de l’activité économique». Il s’agit ici de renforcer l’offre locale, satisfaire la demande intérieure et conquérir les marchés internationaux, avec des actions prioritaires en faveur de la restauration de l’activité des entreprises des filières les plus affectées par la pandémie, à travers la dynamisation des branches/filières de croissance, dans la perspective de satisfaire la demande intérieure et conquérir les marchés internationaux.

21 milliards pour la compétitivité des entreprises

Afin de lever certains goulots d’étranglement qui obèrent la production des entreprises locales, le gouvernement envisage la mise en œuvre des actions visant à renforcer leur compétitivité. C’est toute la mission soulevée par le quatrième axe du Plan en question. Evaluées à un montant de 21 milliards de francs, les mesures à mettre en œuvre ici visent à alléger les coûts des facteurs des très petites, petites et moyennes entreprises exerçant particulièrement dans le secteur agricole. De manière spécifique, il sera question de favoriser le renforcement : des infrastructures de facilitation du commerce ; des capacités des acteurs dans les techniques de développement des chaines de valeur ; de la recherche et l’innovation en particulier dans le développement agricole. Par ailleurs, il sera question de renforcer les capacités de mobilisation de l’épargne privé pour favoriser le financement des entreprises. De même qu’un effort sera consenti en vue d’améliorer l’accès au marché national des entreprises locales, à travers notamment la commande publique.
Par Arthur Wandji

Francis Ngannou : Parcours d’un combattant déterminé

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Francis Ngannou-Champion

Francis Ngannou est champion du monde d’arts Martiaux Mixtes (MMA). Et c’est un exploit inimaginable, tant le parcours de ce Camerounais a été semé d’embûches. « Je sais où je suis né mais je ne pourrais pas dire où j’ai grandi », explique souvent celui qui a vu le jour à Batié, dans l’Ouest du Cameroun, en 1986. Son enfance ? Un père accusé d’être brutal, des parents qui se déchirent et divorcent, des passages d’un foyer à l’autre. Durant l’adolescence, il commence à travailler dans une sablière pour payer sa scolarité… Sa vie est alors très loin de ressembler à la success story que tout le monde connaît.

Ngannou fière aux mamans

Sept tentatives avant d’arriver en Europe

Un jour, le chauffeur de mototaxi se prend de passion pour la boxe anglaise. A 22 ans, l’intéressé plaque tout pour ce sport, à la grande stupeur de sa famille. Francis Ngannou n’est toutefois pas au bout de ses peines. Convaincu qu’un meilleur sort l’attend en Europe, il se lance dans un périlleux voyage vers le Vieux continent, en 2012 : Niger, Algérie, Maroc… A chaque fois, il se prend les barbelés dans les dents. « Les barbelés de Melilla, je ne pourrai jamais les oublier », confesse-t-il en 2018 à InfoMigrants. De ces tentatives, il conserve des cicatrices. « J’en ai partout : sur les côtes, les jambes, les pieds… ». Ce n’est qu’au bout de sa septième tentative qu’il parvient à traverser la Méditerranée jusqu’en Espagne.

Sans domicile fixe à Paris

En 2013, Francis Ngannou se retrouve en France un peu par défaut, lui qui visait plutôt l’Allemagne ou le Royaume-Uni. A Paris, il dort souvent dans un parking, mange très rarement à sa faim. Mais il refuse de s’apitoyer sur son sort. « A un moment, j’ai décidé de ne plus être la victime de la vie, de ne plus subir mais de faire face, de combattre, et j’ai pris des initiatives. Quand je suis arrivé en France, c’était l’occasion tant rêvée de me réaliser », affirme-t-il à l’AFP en 2018. Le sans domicile finit par trouver une salle de boxe dans l’est parisien. Il y rencontre Didier Carmont qui, ému par son histoire, décide de l’aider. Ce dernier, qui pressent le potentiel du Camerounais l’encourage toutefois à se lancer en MMA.

La victoire de Ngannou est le fruit de grands efforts

Des débuts fracassants en MMA

Quelques mois plus tard, Francis Ngannou finit cependant par se lancer. Il débarque à la MMA Factory où Fernand Lopez Owonyebe conduit des champion(ne)s. « Il voulait s’entraîner mais n’avait pas les moyens de payer un abonnement, raconte le coach. Il était déjà sûr de lui et de ses performances. J’ai pensé que c’était encore un beau parleur, comme les autres. Puis, je l’ai regardé combattre et j’ai été impressionné ». En 2015, en moins de deux ans et au bout de 6 combats (5 victoires et 1 défaite), celui qui a pris pour surnom « The Predator » est repéré par l’Ultimate Fighting Championship (UFC). L’UFC est au MMA, ce que la NBA est au basket-ball. Dans cette ligue valorisée à plusieurs milliards de dollars, Francis Ngannou étale pourtant ses adversaires à la suite, avec une puissance sidérante. En décembre 2017, il met KO le Néerlandais Alistair Overeem d’un uppercut devenu légendaire.

Deux défaites qui font mal

Quelques semaines plus tard, en janvier 2018, l’UFC lui offre donc un combat pour le titre de champion du monde des poids lourds face à l’Américain Stipe Miocic. Francis Ngannou aborde ce « title shot » gorgé de confiance et d’espoirs. «Etre champion du monde serait l’occasion de mettre derrière moi la frustration de mon enfance, d’enterrer cette triste enfance, lance-t-il à RFI. C’est en partie pour cela que ce rêve est né : se proclamer, se reconnaître, revendiquer sa place». Mais le jour du combat, il s’incline par décision unanime. Dominé par ses émotions, il se lance sur Miocic comme un taureau furieux dans une arène. Epuisé au bout du premier round, le challenger subit ensuite le récital du tenant du titre, qui le met au sol à de nombreuses reprises durant les quatre rounds suivants. Consternation.

Le début de l’ascension

Six mois plus tard, le Camerounais se retrouve à nouveau dans l’octogone. Face à lui se trouve cette fois l’Américain Derrick Lewis, réputé pour sa capacité à éteindre ses adversaires d’un seul coup. Ce choc des titans accouche néanmoins d’une parodie de combat. Personne n’ose rien et surtout pas le Lion indomptable, encore marqué par son revers face à Miocic. Francis Ngannou part ensuite à Las Vegas, rejoindre l’écurie Xtreme Couture. Sous la direction d’Eric Nicksick, l’Africain reprend son ascension. L’Américain Curtis Blaydes ? Écrasé en 45 secondes, en novembre 2018. L’ancien champion du monde Cain Velasquez ? Pulvérisé en 26 secondes, en février 2019. Le Brésilien Junior Dos Santos, autre ancien roi des lourds ? Dominé en 71 secondes, en juin 2019. Le Surinamien Jairzinho Rozenstruik ? KO au bout de 20 secondes, après une charge aussi rageuse que désordonnée.

Nous sommes en mai 2020 et le colosse fulmine. Il attend en fait sa revanche face à Stipe Miocic depuis plus de deux ans. Mais l’UFC s’est lancée dans une série de trois combats entre Miocic et l’Américain Daniel Cormier, entre juillet 2018 et août 2020. En coulisses, les relations entre le « roi sans couronne » et les dirigeants de l’Ultimate Fighting Championship semblent glaciales. L’organisation ne peut toutefois plus lui refuser un deuxième « title shot ». Le 27 mars 2021, Francis Ngannou s’impose avec brio. Il prend sa revanche sur Miocic, sur l’UFC, sur son parcours.
Par Arthur Wandji

Sacre : le monde salue le champion Francis Ngannou

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Francis-Ngannou reçu par le ministre camerounais des sports

C’est une fierté qui va au delà du Cameroun. Un des fils du pays porte le drapeau national au top du podium de la scène mondiale. Francis Ngannou est depuis le 28 mars dernier, le champion du monde de boxe dans la catégorie des poids lourds de l’Ultimate Fighting Championship (UFC). Un exploit qu’il réalise en battant Stippe Miocic, jusqu’ici champion du monde de cette même catégorie. Dans les rues de la capitale, ce n’est certes pas le carnaval qui a suivi la victoire des Lions indomptables de football en 2017, mais on y est presque arrivé. En plus d’avoir veillé pour attendre le combat du siècle qui s’est joué à 4h du matin, les réjouissances ses sont faites entendre dès l’annonce de sa victoire. Les cris stridents de joie se sont déportés sur les réseaux sociaux. C’est un carnaval de publications qui déferle à l’endroit du nouveau héro national. Artistes, sportifs, professionnels de médias, politiques, personnes lambda…Tous le monde s’y met, pour célébrer le prodige camerounais. « Bravo champion ! La Nation est fière ce matin », écrit la député Nourane Foster. « Je suis fière de toi Francis Ngannou, l’Afrique au top, champion du monde Mpiang », réagit Chantale Ayissi. « Bravoo Patron. C’est toi le boss », s’exclame le journaliste Camus Mimb. Des félicitations qui sont allées au delà même du Cameroun. Le Nigérian Kamaru Usman, l’un des deux africains a avoir porté le titre s’est également réjouit de la victoire de Francis Ngannou, de même que le compatriote et basketteur Joel Embiid, qui est allé dans la même lancé, en postant une photo de lui avec le champion.

Ngannou est resté l’homme du peuple

Des félicitations sont également venues du club de football Arsenal et de plusieurs autres figures internationales. Et lorsque ce n’est pas une vidéo ou une photo qui démontre ses virulents coups de poings assénés à son adversaire, c’est cette belle image du combattant debout, les mains levés et la ceinture noire dorée de victoire autour de la taille, qui est repris à presque toutes les publications. Le temps d’une victoire, Ngannou a fait découvrir la beauté d’un sport pas toujours en vue au pays. Il a comme on le dit si familièrement, « mis tout le monde d’accord ».
Par Canicha Djakba

le port de Kribi tient ses vainqueurs du Hackathon

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les trois premiers vainqueurs du concours

La première édition du Hackathon de Kribi s’est achevée le 27 mars dernier à Kribi. La compétition organisée par le Port Autonome de Kribi (PAK) a récompensé les trois meilleurs projets sur les 10 finalistes. Innovative Clan remporte la compétition ainsi qu’un chèque d’un million de francs CFA. La seconde équipe est Geo advantage, qui encaisse 500 000 francs CFA tandis que la troisième équipe, Team Bolloré, se contente de 300 000 francs CFA. En plus de ces appuis financiers, « le premier projet bénéficiera en plus d’un accompagnement de trois à six mois », a annoncé Habib Iya, responsable du département commercial et marketing du Port Autonome de Kribi.

Ces équipes étaient appelées à proposer des projets de logiciel ou d’applications dédiés à améliorer la qualité du service de cette plateforme portuaire. Des 140 équipes qui ont souscrit du 15 février au 7 mars dernier, une première phase de sélection a permis de maintenir 35 équipes pour la deuxième phase. « Les critères de sélection reposaient sur l’apport du projet dans la gestion logistique du PAK et ou de ses partenaires », apprend-t-on d’une source officielle au Port. S’en est alors suivie la deuxième phase du concours, organisée le 24 mars. Elle a vu émerger les 10 premiers finalistes qui étaient: « Aef Tech, Alain web Creator startup, Excellogistic, Geo-Advantage Innovative Clan, Pegasus, Team Bolloré, Techies Bot, Wobevi et Nashma », renseigne la liste de finalistes publiée par le PAK. La troisième phase consistait en une autre présentation des projets devant les membres du Jury, au cours d’une cérémonie organisée pour la circonstance. Les 10 équipes ont à nouveau défendu leurs solutions, cette fois devant un Jury composé de professionnels de la logistique et de divers services portuaires, notamment Norbert Belinga, chef secteur des Douanes Sud 2 et Mikael Mama Awoumou, directeur d’exploitation du PAK.

L’objectif attendu au terme de cette compétition et de la phase d’accompagnement qui s’en suit est de challenger les problématiques récurrentes de l’écosystème portuaire en recourant à l’intelligence informatique dans le but de développer des solutions innovantes, modernes et efficaces à tous, précisément aux clients, aux partenaires et même à la place portuaire. « C’est également l’occasion de rapprocher le Port de son environnement et d’intéresser la jeunesse à ce bijou », a précisé le chef du département commercial et marketing, en lançant la compétition le 15 février dernier. La cérémonie de samedi dernier a justement été une occasion pour ces jeunes d’effectuer des visites guidées au Port Autonome de Douala.

Nécrologie : Alim Hayatou est décédé

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Alim Hayatou n’est plus. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Santé publique, est mort ce matin à Yaoundé, des suites d’une courte maladie. Rien de précis sur la maladie dont souffrait l’homme qui trône depuis 23 ans à son poste ministériel. Toujours est-il que le lamido de Garoua montrait des signes de fatigue depuis quelques années. Amorti par l’âge, l’homme qui totalisait 75 ans, quitte la scène au plus fort moment où il était appelé par ses fonctions. Secrétaire d’Etat auprès du Minsanté, Alim Garga Hayatou était en charge des épidémies et des pandémies. Il décède alors que le Cameroun, comme le monde entier peinent à endiguer la pandémie du Covid-19. Le prince du lamidat de Garoua n’aura pas vaincu le virus, convoqué par le destin.

Né le 09 août 1946 à Garoua, le lamido de Garoua est le frère cadet de la puissante famille Hayatou, avec des aînés aussi illustres que l’ancien premier ministre Sadou Hayatou et Issa Hayatou, ex patron de la Confédération africaine de football (CAF) pendant 23 ans, et président par intérim de la Fédération internationale de football association (FIFA). Diplômé de l’Ecole nationale du trésor de France en 1971 et de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) de Yaoundé en 1972, ce féru des sciences économiques aura servi son pays comme inspecteur du trésor, directeur du trésor au ministère des Finances, directeur des affaires générales dans plusieurs départements ministériels.

Désigné lamido de Garoua en 2000 à la suite du décès du lamido Hayatou son père, l’homme vivait entre Yaoundé et la capitale régionale du Nord. Afin de concilier ses deux fonctions républicaine et traditionnelle. Le monarque de Garoua laisse orphelin une veuve et six enfants, mais surtout le lamidat dont il avait la charge de l’administration depuis 21 ans.

Transport : le port de Kribi tient ses vainqueurs du Hackton

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La phase finale de la compétition qui mettait aux prises 140 projets de développement informatique s’est soldée par le sacre de trois équipes le 27 mars dernier.


La première édition du Hacktone de Kribi s’est achevée le 27 mars dernier à Kribi. La compétition organisée par le Port Autonome de Kribi (PAK) a récompensé les trois meilleurs projets sur les 10 finalistes. Innovative Clan remporte la compétition ainsi qu’un chèque d’un million de francs CFA. La seconde équipe est Geo advantage, qui encaisse 500 000 francs CFA tandis que la troisième équipe, Team Bolloré, se contente de 300 000 francs CFA. En plus de ces appuis financiers, « le premier projet bénéficiera en plus d’un accompagnement de trois à six mois », a annoncé Habib Iya, responsable du département commercial et marketing du Port Autonome de Kribi.

Ces équipes étaient appelées à proposer des projets de logiciel ou d’applications dédiés à améliorer la qualité du service de cette plateforme portuaire. Des 140 équipes qui ont souscrit du 15 février au 7 mars dernier, une première phase de sélection a permis de maintenir 35 équipes pour la deuxième phase. « Les critères de sélection reposaient sur l’apport du projet dans la gestion logistique du PAK et ou de ses partenaires », apprend-t-on d’une source officielle au Port. S’en est alors suivie la deuxième phase du concours, organisée le 24 mars. Elle a vu émerger les 10 premiers finalistes qui étaient: « Aef Tech, Alain web Creator start-up, Excellogistic, Geo-Advantage Innovative Clan, Pegasus, Team Bolloré, Techies Bot, Wobevi et Nashma », renseigne la liste de finalistes publiée par le PAK. La troisième phase consistait en une autre présentation des projets devant les membres du Jury, au cours d’une cérémonie organisée pour la circonstance. Les 10 équipes ont à nouveau défendu leurs solutions, cette fois devant un Jury composé de professionnels de la logistique et de divers services portuaires, notamment Norbert Belinga, chef secteur des Douanes Sud 2 et Mikael Mama Awoumou, directeur d’exploitation du PAK. L’objectif attendu au terme de cette compétition et de la phase d’accompagnement qui s’en suit est de challenger les problématiques récurrentes de l’écosystème portuaire en recourant à l’intelligence informatique dans le but de développer des solutions innovantes, modernes et efficaces à tous, précisément aux clients, aux partenaires et même à la place portuaire. « C’est également l’occasion de rapprocher le Port de son environnement et d’intéresser la jeunesse à ce bijou », a précisé le chef du département commercial et marketing, en lançant la compétition le 15 février dernier. La cérémonie de samedi dernier a justement été une occasion pour ces jeunes d’effectuer des visites guidées au Port Autonome de Douala.

Nécrologie : Christian Cardinal Tumi dira la messe de Pâque au ciel

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Christian-Tumi n'est plus

Christian Tumi n’est plus. Le cardinal s’est éteint dans la nuit du 2 au 3 avril dans sa chambre de l’Archevêché de Douala, des suites de maladie. La nouvelle parvenue dans les réseaux sociaux comme une rumeur a été confirmée aux premières heures du jour par un communiqué de Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala : « Le diocèse de Douala a le regret d’annoncer le décès du cardinal Christian Wiyghan Tumi à l’âge de 91 ans des suites de maladies », a écrit le patron de l’église catholique dans le diocèse de Douala.

C’est la fin sur terre d’un homme sur qui l’âge pesait de plus en plus ces derniers mois. L’homme qui a été aperçu lors de la toute première et dernière session du Comité de suivi du Grand dialogue national (GDN) les 3 et 4 septembre 2020, se montrait presque complètement amorti. De longues minutes à parvenir à grimper dans sa voiture. Avec le soutien de ses proches.

Acteur du Grand dialogue national

Et pourtant, le cardinal a tenu à assister à ces assises qui rentraient dans le cadre de son dernier combat sur terre : la fin de la crise sécessionniste dans les Régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Lui qui, après avoir longtemps critiqué ouvertement le régime de Yaoundé, notamment l’entêtement du président Biya à s’éterniser au pouvoir, a, accepté de prendre part au GDN organisé pour tenter de trouver des solutions à cette guerre qui déchire le pays depuis bientôt cinq ans. Paul Biya jettera son dévolu sur ce prélat incompris, pour présider la Commission de réinsertion des ex-combattants. Depuis lors, l’archevêque émérite de Douala était redouté des deux camps : le pouvoir de Yaoundé qui ne croit pas à sa franchise, alors que les séparatistes le considèrent désormais comme un pion de Yaoundé. Christian Tumi ne s’en est jamais laissé perturber. C’est dans ce contexte que le natif de Kumbo affrontera l’adversité du terrain en novembre 2020. Pour être kidnappé par des groupes séparatistes qui le maintiendront en captivité, ainsi qu’un chef traditionnel local qu’il accompagnait dans son village.

Tumi-échange-avec-Grégoire-Owona-lors-du-Grand-dialogue-national

Prise d’otage

Après une nuit d’échanges avec ses ravisseurs, l’homme retournera à Douala poursuivre son combat. Dans Ma nuit en captivité, le livre qu’il commet quelques semaines après cet épisode, l’ancien captif écrira : « Je ne soutiens pas ces personnes dans la brousse, bien que le gouvernement me soupçonne d’être l’un de leurs partisans. Je ne suis pas d’accord avec ce qu’ils font… je ne soutiens pas la répression du gouvernement, qui a conduit à la prise d’armes. Je maintiens ma neutralité. Tout ce que je veux, c’est que les armes se taisent et que la paix revienne dans le pays ». Maintenant ainsi sa position de départ sur cette crise socioprofessionnelle qui a débouché sur une guerre.

Né le 15 octobre 1930 à Kikaikelaki (Kumbo) dans la Région du Nord-ouest, Christian Wiyghan Tumi a été ordonné prêtre le 17 avril 1966, dans le diocèse de Buéa. Après le primaire et le secondaire au Cameroun, ses études supérieures l’ont conduit au Nigeria pour une formation en sciences de l’éducation, puis à Londres. Plus tard, la France l’accueillera pour approfondir ses études en théologie à l’Institut catholique de Lyon, d’où il sort nanti d’une licence. La soif de connaissances conduit le prélat à opter pour la philosophie à l’Université de Fribourg, et plus tard en Suisse pour un doctorat.

La ALL Anglophone conference

C’est cet homme épris de justice et de paix que le pape Jean Paul II choisit pour succéder à Yves Plumey à Yagoua le 6 janvier 1980 comme évêque. Juste pour quatre ans, avant d’être nommé archevêque de Garoua le 17 mars 1984. Le 28 juin 1988, il est désigné cardinal. Le premier et seul cardinal camerounais jusqu’à l’heure actuelle. Trois ans plus tard, Jean Paul II transfère le prince de l’église catholique à Douala, le 21 Septembre 1991, pour occuper les mêmes fonctions.

Tumi-reçu-par-le-pape-François

Comme cardinal, Christian Tumi assiste à deux conclaves au Vatican : le premier à la mort de Jean Paul II, pour l’élection de Benoît XVI, puis pour désigner François, le successeur de ce dernier qui abdiqua. Depuis 2009, l’homme a renoncé à sa charge du fait de son âge et est devenu évêque honoraire de Douala. Mais n’a jamais pris de repos face aux souffrances du peuple de Dieu qui est au Cameroun. Il quitte la scène sans avoir pu organiser la All anglophone conference qu’il comptait ouvrir aux ressortissants des autres régions résidant dans les deux régions en crise. Pour trouver des interlocuteurs à d’éventuels pourparlers avec Yaoundé. Dieu a rappelé son serviteur la veille de la Paque. Un signe. Un symbole pour le chrétien engagé et accompli qu’il était. Il dira sa messe auprès du Père Créateur.

CAN 2021 : Dissake sera le directeur du tournoi

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Michel Dissake bénéficie encore de la confiance de Mouelle KKombi

A la direction du tournoi de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Cameroun 2021, on aura Michel Dissake Mbarga. Narcisse Mouelle Kombi, le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) a renouvelé sa confiance à l’inspecteur général de ses services. Certainement en récompense au travail bien fait par l’équipe en place durant le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2020. Avec comme adjoints Thérèse Manda et David Ojong. Mais cette fois-ci, Thérèse Manda qui officie en adjointe du directeur depuis la CAN féminine 2016, ne sera plus de la partie.

Les deux adjoints de Michel Dissake sont : David Ojong et Paul Mebizo. Le premier est le secrétaire général du Comité national olympique et sportif et le second cadre à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), officiant en qualité de secrétaire général par intérim de la Ligue de football professionnel du Cameroun, du moins ce qui en tient lieu, du côté de la Fécafoot, dans le cadre de l’organisation du football professionnel.

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