mercredi, mai 27, 2026
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Bangangté : Eric Niat, le maire qui divise

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Eric-Niat, nouveau maire de-Bangangté

Après l’échec des sessions du conseil municipal du 3 et 6 mai dernier dédiées à l’élection du nouveau maire de la commune de Bangangté, officiellement pour défaut de quorum et de consensus, la session du mercredi 19 mai 2021 a finalement donné lieu à l’élection d’Éric Niat, seul candidat à la course. Sur les 40 conseillers municipaux qui ont participé à ce scrutin, 21 ont plébiscité le fils de l’actuel président du Sénat, contre 18 bulletins nuls.

Même si après son élection, Eric Niat entend, tourner la page sur les péripéties qu’il y a eu autour de son élection, il doit s’attendre, selon plusieurs avis, à faire face à un conseil municipal où plusieurs conseillers ne le portent pas à coeur. Plusieurs conseillers municipaux dont la plupart ont voté bulletin nul pensent toujours qu’Éric Niat n’est pas la personne qu’il faut à la tête de la commune de Bangangté. Ils lui reprochent principalement le délit de patronyme. Ce qui n’a pas empêché qu’il soit élu avec 21 voix contre 18, malgré qu’il était le candidat unique.

Une fois élu, Éric Niat doit manœuvrer fort pour vaincre les résistances qui pourront se dresser devant lui. Plusieurs observateurs estiment que les sessions du conseil municipal ainsi que l’administration au quotidien de la mairie, risquent d’être houleuses. « Eric Niat fera à coup sûr face aux conseillers municipaux teigneux qui ont d’ailleurs défier au préalable le Comité central du Rdpc », commente un politologue, qui prédit « une gestion sinueuse dans cette commune dont la profondeur des intrigues n’a pas cessé d’étonner la République ».

Malgré cet avenir qui semble sombre, Eric Niat est resté optimiste jusqu’à présent, il entend d’ailleurs tourner la page et travailler pour l’intérêt de la commune de Bangangte. « Nous travaillerons main dans la main pour développer notre belle commune et une partie de notre cher et beau pays. Nous ferons de Bangangté et des 7 groupements des zones émergentes où il fera bon vivre. Nous attendons les investisseurs pour booster l’économie locale, ils sont déjà là et nous mettrons tout en œuvre tout ce que nous avons tissé en amont. Nous développerons les coins et recoins de notre cité. J’exprime également ma reconnaissance aux prédécesseurs qui ont fait un important travail et nous nous devons plus que jamais d’apporter notre pierre à l’édifice. Vive la commune de Bangangté, vive le département du Ndé, la région de l’Ouest et le Cameroun, avec son sage guide le président Paul Biya», a-t-il écrit sur sa page Facebook officielle, au soir de son élection.

Par Joseph Essama

Tirage au sort : les exigences de la CAF

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Patrice Motsepe, le nouveau président de la CAF

Une semaine avant l’arrivée de la mission conjointe en cours avec la FIFA, des experts de la CAF ont séjourné au Cameroun. C’était du 9 au 12 mai dernier. La délégation conduite par le directeur des Compétitions Samsun Adamu avait en effet la charge d’inspecter le Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé. L’infrastructure va accueillir le 25 juin prochain, la cérémonie de tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021. Et les conclusions de cette mission d’inspection sont notamment bonnes pour le pays hôte. « En confrontant les exigences théoriques de la CAF avec la réalité, l’on se rend compte qu’il y a une adéquation. Entre les impératifs du cahier des charges et les réponses qu’offrent ce Palais des Sports en termes de répartition des salles, de volume. Et de commodités technologiques en phase avec la CAF », rassure le ministre camerounais des Sports, Narcisse Mouelle Kombi.

Les exigences techniques

Certes, l’inspection du Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé a constitué la principale articulation de cette mission. Au plan des directives techniques, il est demandé au pays hôte, 2 micros numériques, des casques sans fil. Il faut aussi un minimum de 4 micros sans fil, 2 entrées audio PC, des sorties audio HD. La salle principale du Palais des Sports devrait avoir au moins un écran géant HD, et plusieurs écrans Led. Le Cameroun doit fournir deux moniteurs au bureau du contrôle informatique de la CAF. En plus, d’une connexion internet à haut débit de minimum 20 mégabits par seconde. Une bande passante internet destinées à la diffusion de la cérémonie sur le site officiel de la CAF. Et ensuite ses pages sur les réseaux sociaux sont aussi exigées.

Dispositif de production TV

Pour la production TV, la liste des équipements demandés prévoit : 5 caméras HD, 3 objectifs minimum x40 et 2 autres objectifs x15. Un serveur vidéo ralenti, un Xdcam VTRS, un enregistreur USB, 5 clés USB. Un mélangeur vidéo avec 16 entrées minimum sont prévus. Tout comme un console audio avec 16 micros minimum, 12 sorties, 2 grues, un générateur d’effets dynamiques, un compresseur, un minuteur et un equalizer 4 bandes. Le pays d’accueil doit aussi prévoir un audiobox pour l’élimination des parasites, une grille vidéo, un matrix intercom 16×16, 2 codeurs téléphoniques. Des micros nécessaires au dispositif de production TV. Des lumières, des câbles audiovidéos nécessaires pour la production TV et un groupe électrogène. Pour la transmission satellite, une antenne bande KU de taille moyenne de 1m20, également prévue. En plus d’un amplificateur de 200 watts minimum, un monitoring associé détaillé, un moniteur vidéo etc. Concernant la presse, la CAF exige ainsi la mise en place d’un centre de médias. Il doit pouvoir accueillir un minimum de 150 journalistes. Le centre doit avoir une connexion Wi-Fi, des câbles d’extension. De deux téléviseurs, une imprimante à très haute vitesse, une photocopieuse, des sièges avec des tablettes, des bureaux.
Par Jean Luc Fassi

Complexe sportif d’Olembé : le doute persiste

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La-maquette-du-complexe-dOlembe. Entre le projet et la réalisation, le chemin est long

Une mission conjointe de la CAF et de la FIFA séjourne au Cameroun. Les experts dépêchés par les deux instances du football africain et mondial ont entamé le 22 mai dernier une visite d’inspection des infrastructures de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021. La compétition, la première sous l’ère Motsepe aura lieu du 9 janvier au 6 février 2022, au pays des Lions Indomptables. Pendant une semaine, l’équipe d’inspecteurs va faire le tour des stades et hôtels des villes hôtes du tournoi notamment Yaoundé, Douala, Limbe, Buea, Bafoussam et Garoua.

Olembé, un chantier complexe ( ?)

Parmi toutes les infrastructures au programme de cette visite, le Complexe Sportif d’Olembé, situé dans la capitale, sera au centre des attentions. Le joyau futuriste censé abriter le match d’ouverture et de la finale de la CAN 2021 aurait dû être livré… avant la CAN 2019. Mais le gouvernement a résilié un an plus tôt (décembre 2019), le contrat de l’italien Piccini, en charge des travaux depuis 2015 pour défaut de résultat. Pour rattraper les retards, le Cameroun a confié la suite des travaux à Magil. Mais l’entreprise canadienne a, elle aussi, connu un arrêt brusque des travaux entre janvier et mars 2021. La vie a repris sur le site en avril. Et depuis, l’on assiste à une véritable course contre la montre sur le chantier où le ministre camerounais des Sports multiplie des visites inopinées ces derniers temps.

L’infrastructure doit être définitivement livrée en novembre 2021. Et selon des ingénieurs sur le terrain, le Cameroun n’a aucune raison de s’inquiéter. Tout le gros oeuvre est achevé. Les deux stades annexes sont quasi prêts : les esplanades ont été coulées et les pistes d’athlétisme attendent d’être terminées. Quant au stade principal de 60 000 places assises, la pelouse est déjà exploitable. Les premiers tests de sonorisation ont été effectués avec succès. La pose des écailles de pangolins sur la charpente métallique du stade se poursuit. Idem avec la pose des premiers casiers de vestiaires, les aménagements des espaces verts et du bétonnage des parvis extérieurs. On note également l’achèvement à 90 % du carrelage du centre commercial et de 40 % des chambres de l’hôtel etc. Et pourtant, le doute persiste. Ce n’est en effet pas la première fois que les ingénieurs sur le chantier promettent de livrer l’infrastructure, sans y parvenir.

Tirage au sort

Outre l’inspection du Complexe d’Olembé, la préparation de la cérémonie du tirage au sort de la CAN camerounaise constitue également un pan important de la mission conjointe CAF-FIFA. Le groupe d’experts vont faire une halte au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé, le site retenu pour la cérémonie prévue le 25 juin prochain. Anthony Baffoe, le Secrétaire général adjoint, en charge du développement du football, est à la tête de la délégation CAF. Tandis que du côté de la FIFA, l’on pourrait retrouver des cadres bien connus comme le directeur des compétitions Jaime Yarza Gonzalez, le responsable des tournois et officier des évènements Colin Smith.
Jean Luc Fassi

Le rapport controversé de la chambre des comptes

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Les conclusions des auditeurs la chambre des Comptes qui ont « fuité » sont une cascade d’allégations vivement contestées par les mis en cause.


Le ministère du Commerce et celui de la Recherche scientifique, deux des quatre administrations épinglées par le rapport d’étape de la juridiction financière de la cour suprême, ont riposté avec véhémence au document qui anime les débats depuis vendredi matin.

Le ministère du Commerce est accusé d’avoir validé des prix des tests Covid astronomiques proposés par Mediline Medical Cameroon, une filiale de la firme sud-coréenne Mediline Medical Korea. Pour un test qui valait 7 084 francs auprès du fabricant sud-coréen, la filiale camerounaise demandait 17 500 francs à l’État. La plus-value de 10 415 francs a entraîné une perte du « coût d’opportunité » de 14,5 milliards de francs CFA, notent les enquêteurs.

Ces prix n’auraient jamais pu être pratiqués si le ministère du Commerce ne les avait pas acceptés, souligne la chambre des Comptes.

Effectivement, rétorque-t-on dans les couloirs de l’Immeuble Rose. Sauf que le auditeurs ont bâclé leur travail. Le prix de 17 500 francs par test n’a jamais été validé par la commission spéciale de validation des prix mise en place par Luc Magloire Mbarga Atangana. Les 17 500 francs correspondaient au prix d’un kit de 25 tests, soit 700 francs par test. Vu sous cet angle, le Cameroun a fait une bonne affaire.

L’affaire du siècle même, ricane-t-on du côté de la chambre des comptes. Dans sa synthèse, la chambre note que les prix du marché au plus fort de la pandémie du Covid variaient entre 7 084 francs et 2 932,3 francs. La question que les commentaires du ministère du Commerce posent est la suivante : comment est-ce qu’il a été possible de trouver des tests Covid à 700 francs en pleine tempête pandémie ? D’autre part, on note qu’un kit est différent d’un pack et qu’en tout état de cause, le Mincommerce a bien validé l’achat d’un kit-test unitaire à 17 500 francs au lieu de 7 084 francs. Pour quelles raisons ? La réponse officielle est attendue dans les mémoires en défense que le ministre et ses collaborateurs vont servir à la justice.

TCHUENTE SE DÉFEND

Le ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation (Minresi) a réagi par le même canal que les responsables de la fuite de la fin de semaine dernière (Voir encadré). Les services de Madeleine Tchuenté ont négligemment laissé circuler des scans des correspondances de diverses administrations.

Parmi les courriers en circulation, se trouve une lettre du secrétaire général de la présidence de la République. On y lit que Ferdinand Ngoh Ngoh a demandé à madame la ministre de surseoir la production locale de l’hydroxychloroquine et de l’Azithtromycine en novembre 2020.

Les autres courriers sortis opportunément des archives du Minresi sont des accusés de réception de lettres initiés par le payeur spécialisé auprès du ministère de la Santé et adressées à trois administrations : le Centre de Recherche pour les Maladies Emergentes et Reémergentes (Cremer), l’Institut de Recherche Médicale et des Plantes Médicinales (Impm) et le Centre National de Développement et de Technologie (Cndt). Ils datent d’avril 2020 et informent sur l’utilisation d’une partie de l’argent alloué au Minresi.

Les trois centres et institut associés ont décaissé un total d’un peu plus d’un milliard de francs (1 012 089 524). Si Madeleine Tchuenté renvoie la balle auprès de ses administrations-satellites et dans le camp du secrétaire général de la présidence, les courriers du Minresi ne répondent pas aux questions posées par les enquêteurs de la chambre des comptes. L’une d’entre elles est la suivante : pour quelle raison a-t-elle demandé au chef de l’État des financements pour la production locale de l’hydroxychloroquine et de l’Azithtromycine alors qu’elle savait que le Cremer était incapable de produire ces médicaments qui ont finalement été importés, déballés et reconditionnés d’une manière approximative ? Et surtout où est passé le reliquat du budget de 4 milliards de francs alloué à son ministère au titre du Fonds de solidarité nationale pour la lutte contre le coronavirus ?

PRÉSOMPTION DE CULPABILITÉ

Une victoire déjà vendue à l’opinion publique qui considère ces conclusions liminaires comme un verdict sans appel. Sauf qu’en réalité, ce rapport de synthèse, qui n’aurait jamais dû se retrouver, dans cet état, dans les forums WhatsApp, n’est que le résultat de premières enquêtes. Toute la phase contradictoire est encore attendue, à condition que ses conclusions « fuitent » aussi avec autant de bonheur que le premier document à charge.

Beti assomo tire la sonnette d’alarme

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Le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense a indiqué dans un communiqué que les services spécialisés de l’armée vont désormais traquer les personnes civiles qui s’exhibent avec les masques anti-Covid-19 de l’armée.


Parmi les mesures de lutte contre la pandémie du Covid-19, le ministère de la Défense a conçu des masques faciaux estampillés Mindef et fabriqués par l’Atelier central de confection de la Réserve logistique des Armées et de la Gendarmerie. De plus en plus ces masques de protection sont arborés par des personnes civiles. C’est fort de ce constat que Joseph Beti Assomo a décidé de tirer la sonnette d’alarme.

Dans un communiqué signé et publié le 6 mai dernier, le ministre délégué à la présidence, chargé de la Défense a souligné que « les masques du Mindef ou de la Gendarmerie sont gracieusement destinés aux seuls personnels militaires et civils régulièrement répertoriés dans les registres du ministère de la Défense ». Joseph Beti Assomo a ensuite relevé que le port frauduleux desdits masques est assimilé au port illégal des uniformes et autres effets militaires par des individus non habiletés, en violation de la loi N°82/19 du 26 novembre 1982 interdisant l’achat, la vente, la confection, la distribution, le port ou la détention d’effets et insignes militaires par toute personne physique ou morale non autorisée. Dans les prochains jours, prévient Joseph Beti Assomo, les services spécialisés de l’armée sont désormais dehors pour traquer les contrevenants afin de les en dessaisir et ce, sans préjudice des poursuites judiciaires.

La mauvaise habitude

Il n’y a pas que le masque «militaire » qui intéresse les civils. Dans la pratique, il est courant de voir des civils qui arborent des tenues vestimentaires et insignes militaires. Notamment des uniformes complets, pantalons, culottes, pantacourts, bérets, casquettes, chaussures de combats.

Le plus désolant est que certaines personnes affublées de ces uniformes se passent pour les militaires et agressent des citoyens. Ce qui a aussi provoqué l’ire de Joseph Beti Assomo .

Le panier de la ménagère en difficulté

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En plus du poisson frais, les prix d’autres produits alimentaires de grande consommation ont grimpé sur le marché.


Pour plusieurs ménagères interrogées, la vie est devenue plus chère ces derniers mois dans la ville de Douala. « Tout est devenu cher. Avant, tu pouvais faire le marché avec 1500F mais aujourd’hui ce n’est pas évident de préparer même le riz aux enfants avec ce montant », nous dit Nadine Ngo Nguimbous. Ce matin, elle a fini par acheter le mulet, l’un des rares poissons frais qu’on peut s’en procurer à un prix raisonnable. Elle l’a pris à 900 francs le kg. Les autres poissons très prisés comme le maquereau ne sont plus à la bourse de tout le monde. « Le kilo du maquereau dépend des variétés. Mais actuellement, je peux dire qu’il a augmenté de 150F le kilo. Maintenant en fonction des grosseurs, les prix vont de 1300 à 1700 le kilogramme », renseigne Marie Nadège, tenancière d’une poissonnerie. En gros, il faut prévoir au moins 1300F si vous souhaitez avoir des petits maquereaux et autour de 1500 et plus pour le maquereau moyen. Le poisson fumé vers lequel certaines ménagères se tournaient en pareille situation est devenu aussi plus coûteux. « Le tas de « mbouga » de 500F aujourd’hui c’est 3 à 4 poissons. Pour 1000F, c’est 6. Or, par le passé c’était environ 5 parfois 6 à 500F », déclare Christelle Njoya qui dit varier les repas en intégrant ceux qui ne nécessitent pas de poisson au moins trois fois la semaine.

D’après l’institut national de la Statistique, l’Indice des Prix à la Consommation finale des ménages a progressé de 0,2% au mois de mars à cause de la hausse de ces produits. Les poissons frais, (carpe, morue), produits de mer congelés (maquereau, machoiron, capitaine, bar) autres produits séchés ou fumés (« mbouga ou Bifaka » et crevettes séchées ou fumées. Ces dernières à savoir les écrevisses, contrairement aux autres, connaissent une rareté surtout du fait de la saison, nous dit-on sur le marché. « Le ballot qu’on prenait à 75 000F est actuellement à 120 000F », nous confie une commerçante. Mais en dehors de ces produits listés par l’INS les ménagères se plaignent de l’augmentation des prix des denrées comme le riz ou la tomate. « Le sac de riz que j’achetais souvent pour la maison à 23 000 francs est déjà entre 24500 », indique Bernadette, une autre ménagère. Pour la tomate, une revendeuse nous confie que le cageot autrefois à 3500 coûte autour de 14 000 francs.

Par Tatiana Meliedje

Cameroun – Fmi : un programme de plus de 375 milliards en négociation

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Les négociations menées au pas de charge devraient aboutir à un accord avec le FMI en juin prochain.


Le Cameroun souhaite signer un nouvel accord avec le Fonds Monétaire International (FMI). Cela n’est pas un secret, tant le ministre des Finances l’a plusieurs fois indiqué depuis le début de cette année. Pour Louis Paul Motaze, la conclusion d’un nouveau Programme Economique et Financier (PEF) est d’autant plus important que de sa signature dépend la réussite de l’exécution de la loi de finances 2021. Ce qu’on ignorait jusqu’ici, c’était le montant exact du soutien financier que le FMI accorderait dans le cadre de cet accord en négociation. Depuis quelques jours, des sources proches des négociations évoquent une enveloppe de plus de 370 milliards de francs CFA, objet des pourparlers entre le FMI et les autorités camerounaises. Depuis la fin du mois dernier et ce jusqu’au 23 mai prochain, des discussions techniques entre les deux parties se font par visioconférence. Au terme des négociations, les grands points de ce nouveau programme devraient être rendus publics. L’objectif étant d’atteindre à moyen terme une croissance forte, soutenue et inclusive, et surtout de poursuivre la lutte contre l’expansion de la pandémie de la Covid-19. Toutes choses qui, selon le gouvernement camerounais devraient favoriser la reprise de la croissance économique, et la réduction de la pauvreté. Les financements obtenus dans le cadre de ce programme 2021 – 2024 permettront également de rehausser les réserves de change de la Beac. Pour atteindre ces objectifs, le Cameroun devra améliorer la mobilisation des recettes budgétaires, renforcer la fiabilité des dépenses publiques, et être plus regardant sur la gestion des entreprises publiques dont beaucoup sont très endettées envers le système bancaire. La transparence, la protection sociale (la continuité du projet filets sociaux) et la dynamisation du secteur privé en vue d’améliorer le climat des affaires. Et plus globalement, l’amélioration de la gouvernance publique au Cameroun et l’amélioration substantielle du climat des affaires, gages de la croissance économique du pays sont également au menu de ce programme.

Le nouvel accord économique et financier qui s’étale sur la période 2021-2024 devrait passer sur la table du Conseil d’administration de l’institution financière internationale en juin prochain. En cas d’approbation, les premiers décaissements devraient suivre à partir du mois de juillet 2021. Le dernier Programme Economique et Financier conclu entre le Cameroun et le FMI remonte à 2017. De 2017 à 2018, il s’évaluait à 415 milliards de francs CFA, et était articulé autour de l’assainissement des finances publiques par l’augmentation des ressources non pétrolières, la priorisation des dépenses et l’amélioration de la qualité de la dépense publique. Le ministre des Finances indiquait dans la lettre d’intention pour l’accès aux ressources de la Facilité de Crédit Rapide, adressée à la directrice du FMI, Kristalina Georgieva, qu’« en raison de l’impact plus fort qu’initialement prévu de l’arrêt des activités de raffinage sur les recettes publiques, de l’urgence à rembourser plus rapidement une partie des arriérés intérieurs, du ralentissement des réformes structurelles pendant la période de la pandémie liée à la Covid-19 et des difficultés techniques à mener la 6e revue dans les délais impartis, nous avons convenu qu’il fallait laisser l’arrangement FEC expirer à la fin du mois de septembre 2020 ». Le programme avec le FMI a déjà permis au Cameroun de bénéficier des appuis budgétaires de plus de 1100 milliards de francs CFA, selon Eco Matin.

Covid-19 : les contaminations en baisse

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(200412) -- YAOUNDE, April 12, 2020 () -- People wear cloth face masks to protect themselves against the COVID-19 in Yaounde, Cameroon on April 9, 2020. Recently, the wearing of a protective mask has become mandatory for all Cameroonians wishing to approach certain hospitals and public services, like the General Hospital of Yaounde, and government bodies in the country's southwest region. (Photo by Jean Pierre Kepseu/) |

En un mois, le nombre de cas actifs est passé de 4 717 patients à 3 297. Le taux de guérison a augmenté de 4 % et celui de l’occupation des lits a chuté de 13,5 % à 8,5 %.


La propagation du coronavirus avance au ralenti au Cameroun. La situation dans les hôpitaux a commencé à s’améliorer et les contaminations sont en baisse. «Depuis environ deux à trois semaines, la situation est stable. Nous sommes d’ailleurs en train de redescendre un tout petit peu ; parce que nous avons une baisse de contaminations et aussi une chute du taux de mortalité. Au Centre de prise en charge de Orca, nous avons aujourd’hui moins de 30 personnes internées, alors qu’on frôlait les 300 patients dans ce lieu», a indiqué vendredi dernier le ministre de la Santé publique Manaouda Malachie, au micro du Poste national de la Crtv.

Le nombre de cas actifs enregistrés est en effet en baisse : de 4 717 patients le 1er avril 2021, on est passé à 3 297 cas. Soit près de 20 000 patients guéris dans cet intervalle de temps (70 497 rémissions contre 51 769 il y a un mois). On est passé d’un taux de guérison de l’ordre de 90 % à 94 %. Si le nombre de décès a augmenté (1 152 au 6 mai contre 851 au 1er avril), le taux de sévérité lui, a chuté de 2,5 % à 1,9 % en un mois. Idem pour le nombre de patients sous oxygène. De 122 cas au 1er avril, le chiffre est passé à 65 début mai. Avec un taux d’occupation lits qui a chuté de 13,5 % à 8,5 %. «Une fois de plus, comme lors de la première vague, nos efforts à tous, sont en train de porter des fruits, s’est réjoui le ministre de la Santé publique sur Twitter. Renforçons encore plus le respect des mesures de santé publique et le port systématique des masques, pour définitivement infléchir la courbe de la transmission du Covid-19» .

Plus de 40000 vaccinés

La stratégie gouvernementale de riposte au coronavirus initiée en mars 2020, porte donc des fruits. Malgré le relâchement observé chez les populations en début d’année, les résultats enregistrés à ce jour laissent présager une baisse continue du nombre de contaminés dans les semaines à venir. Le Premier ministre et son équipe gouvernementale sont en première ligne. Aujourd’hui, la stratégie repose actuellement sur 2 piliers : le respect des mesures barrières et la vaccination. Le Cameroun a reçu 591.200 doses de vaccin en avril. Et au 6 mai 2021, près de 40 000 personnes avaient déjà été vaccinées soit 23 882 au vaccin Sinopharm et 16 089 à l’AstraZeneca. Selon le plan de vaccination mis sur pied par le ministère de la Santé publique, priorité a été accordée aux personnels de santé de première ligne (près de 2000 d’entre eux ont été infectés depuis le début de la pandémie en mars 2020 et 33 en sont déjà officiellement décédés), y compris les agents de santé communautaire. Priorité également aux personnes présentant des comorbidités (hypertension, diabète, pathologies respiratoires, obésité), aux personnes âgées de plus de 50 ans et les autres catégories professionnelles exposées (personnel de sécurité et enseignants), considérés comme «cible de haute sécurité».

Prix Marc Vivien Foé : Gaël Kakuta sacré en 2021.

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Le Prix Marc Vivien Foé 2021 a été attribué à Gaël Kakuta. Le Congolais est donc selon le jury de ce prix le meilleur joueur africain de la Ligue 1 française. Le milieu offensif de Lens devance l’Algérien Andy Delort de Montpellier et le Zimbabwéen Tino Kadewere de l’Olympique lyonnais. Coincé entre deux attaquants, le milieu de terrain a fait valoir son caractère offensif pour supplanter ses concurrents. Le lensois totalise 219 points, creusant l’écart avec son poursuivant immédiat Andy Delort qui se contente de 118 points, mais mieux que les 70 de Tino Kadewere.

C’est la suite qui est serrée entre les concurrents qui étaient encore en lice. Parmi eux, un autre lensois, l’Ivoirien Seko Fofana, 7ème avec 58 points, et Karl Toko Ekambi, déjà vainqueur du Prix en 2018. L’unique Camerounais dans le palmarès de ce prix, se classe 8ème avec 32 points.

C’est un sacre à plusieurs symboles. L’homme qui est né un 21 juin (1991), remporte l’édition 2021 du prix dédié à un milieu de terrain comme lui. Marc Vivien Foé lui-même ancien joueur de Lens, club avec lequel il a remporté le championnat de France en 1998. Lens est le club formateur du Prix Marc Vivien Foé 2021. Du coup, même si le joueur est né à Lille, il tes resté attaché au RC Lens qu’il a quitté en 2007. Après cinq championnats extérieurs, notamment les championnats anglais, hollandais, italien, espagnol et chinois, pour 11 équipes, le Franco-congolais est retourné à la maison en 2020, pour aider le club alors en deuxième division, à remonter en élite. Pour cette saison, Gaël Kakuta a inscrit 11 buts et signé cinq passes décisives en 34 matchs de championnat, pour belge. Le vainqueur est né le mois du décès de Foé. Le Lion indomptable est décédé le 26 juin 2003 au stade Gerland de Lyon en France. Un écart de cinq jours entre les deux dates. Suffisant pour être le meilleur joueur africain de Ligue 1. Donnant ainsi à Lens et à la République démocratique du Congo leurs premiers prix du genre.

Le prix Marc Vivien Foé a été institué en 2009 pour perpétuer la mémoire de l’international camerounais décédé lors de la demi-finale de la Coupe des confédérations. Il est une initiative de Rfi et France 24. Lors des deux premières éditions, à savoir 2009 et 2010, le prix ne portait pas encore le nom de Marc Vivien Foé.

Classement du prix Marc Vivien Foé 2021

  1. Gaël Kakuta (RC Lens/RD Congo) : 219 points
  2. Andy Delort (Montpellier HSC/Algérie) : 118 points
  3. Tino Kadewere (Olympique lyonnais/Zimbabwe) : 70 points
  4. Boulaye Dia (Stade de Reims/Sénégal) : 69 points
  5. Idrissa Gueye (Paris Saint-Germain/Sénégal) : 62 points
  6. Farid Boulaya (FC Metz/Algérie) : 60 points
  7. Seko Fofana (RC Lens/Côte d’Ivoire) : 58 points
  8. Karl Toko-Ekambi (Olympique lyonnais/Cameroun) : 32 points
  9. Reinildo Mandava (LOSC/Mozambique) : 21 points
  10. Alexandre Oukidja (FC Metz/Algérie) : 7 points
  11. Nayef Aguerd (Stade rennais/Maroc) : 4 points

Palmarès du Prix Marc Vivien Foé
2021 : Gaël Kakuta (RC Lens/RD Congo)
2020 : Victor Osimhen (LOSC/Nigeria)
2019 : Nicolas Pépé (LOSC/Côte d’Ivoire)
2018 : Karl Toko-Ekambi (Angers SCO/Cameroun)
2017 : Jean Michaël Seri (OGC Nice/Côte d’Ivoire)
2016 : Sofiane Boufal (LOSC/Maroc)
2015 : André Ayew (Olympique de Marseille/Ghana)
2014 : Vincent Enyeama (LOSC/Nigeria)
2013 : Pierre-Emerick Aubameyang (AS Saint-Etienne/Gabon)
2012 : Younès Belhanda (Montpellier HSC/Maroc)
2011 : Gervinho (LOSC/Côte d’Ivoire)
2010 : Gervinho (LOSC/Côte d’Ivoire)
2009 : Marouane Chamakh (Girondins de Bordeaux/Maroc)

Commune de Bangangté : L’élection du nouveau maire sous le diktat du RDPC

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Le préfet du Ndé coincé entre la loi et le diktat du parti au pouvoir

L’élection du maire de la commune de Bangangte dans le département du Ndé n’a pas eu lieu le jeudi, 6 mai dernier. Et pourtant, le Code électoral prévoit la tenue du scrutin à cette date, quelles que soient les péripéties, sans condition d’atteinte du quorum. Après l’échec du 3 mai. Et pourtant, les 40 conseillers municipaux étaient présents. C’est que, malgré le désistement de Jean Lambert Tchoumi, le conseil municipal a vu une nouvelle candidature ; celle d’Eveline Nkwangwa Nana, vice-présidente de la section Ofrdpc Ndé-Nord.

Clobert Tchatat se substitue au préfet(?)

Un nouveau front face au choix du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir. Le préfet du Ndé, Ernest Ewango, coincé, a préféré marcher sur les textes, en renvoyant sine die l’élection du nouveau maire. Jusqu’à ce que Clobert Tchatat, le chef de la délégation du Comité central du parti, annonce pour le 19 mai 2021. Dans un courrier qu’il adresse au préfet du Ndé, en maintenant la position du Comité central, à savoir « l’unique » candidature d’Eric Niat, conformément aux assises en interne tenues le 2 mai dernier. Il est fort probable que le patron de l’Administration territoriale se soumette à cet autre calendrier ainsi qu’à la volonté du parti au pouvoir de garder une seule candidature.

Eric Niat, victime de son patronyme, tient à y arriver

Initialement prévu le 3 mai dernier, le scrutin a été reporté pour ce jeudi à 11 heures. Selon Ernest Ewango Budu, le préfet du département du Ndé, « la session s’est effectivement tenue, mais malheureusement on ne pouvait pas aller jusqu’au bout de ce conseil, tout simplement parce que le quorum n’était pas atteint. Et nous avons invité le bureau d’âge qui a été constitué, à faire cette constatation. Et nous avons renvoyé la session dans 3 jours, c’est-à-dire, le jeudi 3 mai 2021 à 11 heures précises, suivant les dispositions de la loi.»

Concrètement, sur les 40 conseillers que compte cette Collectivités Territoriales Décentralisées seuls 16 se sont présentés à la session de plein droit relative à l’élection du maire. Cette abstention fait suite, selon plusieurs sources à la commune de Bangangté à une réunion qui s’est tenue le 2 mai dernier à la maison du parti à Bangante. Et au cours de laquelle, Daniel Lamare Njankou, le chargé de mission du Comité central aurait désigné Eric Niat comme candidat de l’instance suprême du parti. Une désignation qui n’a pas été du gout de plusieurs conseillers municipaux qui ont exprimé leur mécontentement séance tenante. Malgré les réticences de certains élus, le représentant du Comité central a fait prévaloir l’argument du respect de la discipline du parti.

Mais cet argument n’a pas suffi pour convaincre les conseillers municipaux contestataires. Plusieurs sources confirment que « certains conseillers municipaux, avec en tête le président du groupe communal Rdpc, les 2ème, 3ème, et 4ème adjoints au maire, le doyen du bureau d’âge, quelques autres conseillers se sont retrouvés tôt le matin à l’esplanade de la mairie de Bangangté. Après des échanges et analyses de la situation actuelle, ils ont décidé de ne pas prendre part au scrutin », a affirmé une source à la commune de Bangangté.

L’appel au calme du patron de la section Ndé-Nord n’est pas passé

Contrairement à cette version des faits, le candidat querellé Eric Niat a expliqué que le « jour de l’élection du 2 mai dernier, des conseillers ont été séquestrés dans des maisons dans le but de faire que le quorum ne soit pas atteint. Ainsi, sur l’ensemble des 40 conseillers, 16 ont répondu présents à la convocation du préfet du département du Ndé », a-t-il affirmé répondant à nos confrères du quotidien Le jour. « Pourtant à la veille et suivant les principes du parti, Eric Niat est élu et investi par le Rdpc pour cette élection. Le mandataire du Rdpc, Lamaire Ndjankou qui a coordonné cette élection a déclaré que tout s’est passé dans la transparence, dans l’expression libre de son choix et dans le calme. Les deux candidats, Tchoumi Jean Lambert ayant obtenu 19 voix contre 21 pour Eric Niat, se sont donné la poignée de main, signe de discipline et de concorde qui règnent dans le parti », ajoute-t-il.
Par Joseph Essama et Ludovic Ngouéka

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