mercredi, mai 27, 2026
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TIC : Huawei et l’IUC renouvellent leur contrat

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Huawei est définitivement engagé à partager son expertise avec les étudiants camerounais. C’est dans ce cadre que le géant chinois a renouvelé il y a quelques jours un accord de partenariat avec l’Institut Universitaire de la Côte. Un partenariat qui va permettre aux étudiants de l’IUC  d’augmenter leurs compétences en TIC grâce à l’appui et l’expertise de Huawei qui est reconnu comme un géant dans le secteur.  Selon Paul Nguimezap le promoteur de l’institut universitaire de la Côte, « c’est une grosse plus-value que Huawei donne aux étudiants de l’IUC à travers cette initiative. Ces derniers sont de plus en plus sollicités en entreprise grâce à ces formations. Notre but ultime étant de former pour l’entreprise, il va se soit que c’est un partenariat qui nous satisfait pleinement ».

Pour  Edmonde DJIOKENG Teboh, Directrice des Relations Publiques de Huawei zone CEMAC, «  l’IUC est l’un des premiers établissements du Cameroun à souscrire au programme ‘Huawei ICT Academy’ au Cameroun. Après un premier contrat qui était considéré comme un essai, nous pouvons constater que plusieurs étudiants sont aujourd’hui passés par cette formation.

Il faut noter que c’est depuis 2013 que Huawei a lancé son programme « Huawei ICT Academy » qui est un projet de coopération école-entreprise impliquant des établissements d’enseignement supérieur pour aider à bâtir cet écosystème de talents. Associé officiellement au MINESUP depuis 2018 dans le cadre du lancement des programmes « Huawei ICT Academy» au Cameroun, c’est plus de 1000 étudiants et enseignants  qui ont déjà été formés par Huawei.

CBLT : le Forum des gouverneurs se tiendra en octobre

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Initialement prévue pour 2020, puis reportée à une date ultérieure en raison de la pandémie, la 3e édition de cette rencontre annuelle sous régionale se tiendra les 4 et 5 octobre prochains.

La date est désormais calée. Le Cameroun abritera la 3e édition du Forum des gouverneurs de la Commission du Bassin du Lac-Tchad (Cblt) du 4 au 5 octobre prochain. Les autorités camerounaises et les représentants de la Cblt s’y sont accordés le 1er juin dernier. C’était au cours d’une séance de travail présidée par Paul Tasong, ministre délégué auprès du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), représentant le ministre Alamine Ousmane Mey. Avec le chef de Mission de la Force Multinationale Mixte (Mfmm) et la délégation de la CBLT que menait l’ambassadeur Mamman Nuhu, sécrétaire exécutif du Bassin du Lac-Tchad, cette rencontre avait pour principal objectif, de sélectionner une date à cet évènement repoussé d’un an du fait des restrictions liées à la Covid-19 et d’adopter les modalités pratiques suivant lesquelles se tiendra l’évènement. Pour l’un et l’autre point, la mission a été accomplie. « Nous avons atteint les objectifs de la séance de travail. La 3e édition du Forum des gouverneurs de la Cblt se tiendra en octobre prochain. Nous avons opté pour une participation hybride au Forum, soit en présentiel pour certains et en visio-conférence pour d’autres. Cette décision dépendra néanmoins de l’évolution de la pandémie d’ici au mois d’octobre », a annoncé le secrétaire exécutif de la Cblt.

Les défis sécuritaires au programme de la prochaine chaine

La Forum des gouverneurs de la Cblt est un organe consultatif et opérationnel de cette institution destiné à affirmer le leadership unique et la promotion du dialogue sous régional sur les défis transnationaux et transversaux et à coordonner les actions communes des 08 provinces ou régions du Cameroun, du Tchad, du Nigeria et du Niger, les plus touchées par les affres de Boko Haram. C’est dans ce sens que se tiendra à Yaoundé la 3e édition dont les objectifs spécifiques sont « d’une part d’évaluer le développement humanitaire et sécuritaire dans le bassin du lac Tchad, les progrès réalisés dans la mise en œuvre des interventions de stabilisation, ainsi que de la contribution de la société civile à la stabilisation de la région », renseigne- t-on au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire. D’autre part, « il sera question d’examiner l’état de la coopération civilo-militaire et humanitaire, d’analyser les opportunités et les défis de la coopération transfrontalière et d’examiner les différentes options et solutions pour réhabiliter et réintégrer les personnes jadis associées à Boko Haram », indique la même source. Après les éditions de 2018 à Maiduguri au Nigéria et 2019 à Niamey au Niger, le Cameroun s’était proposé d’accueillir l’édition 2020 en juillet 2019, et avait reçu l’accord du président de la République pour ce faire. Le contexte sanitaire imposant de nouvelles restrictions, l’évènement avait été repoussé.

Par Canicha Djakba

Huawei veut intensifier la formation des jeunes au digital

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Lors du Webinaire

La formation est un gage de l’avenir des TIC, et de l’économie Numérique de chaque pays, c’est le credo formulé par l’entreprise Huawei lors de la dernière édition de l’Africa Digital Expo Live. Lors de cet échange en ligne, Edmonde DJIOKENG TEBOH la Directrice des Relations Publiques de Huawei Cameroun zone CEMAC a expliqué qu’il était nécessaire d’investir dans le numérique pour favoriser une automatisation et améliorer les capacités numériques et de gestion des risques des PME.

Concrètement, son intervention a porté sur : Comment profiter de l’extraordinaire potentiel de la digitalisation pour développer et moderniser la PME africaine ? Les freins à cette digitalisation et comment les surmonter, les infrastructures technologiques et l’importance d’instaurer une culture digitale au sein des managers des PME, entre autres. Selon la responsable de Huawei, l’entreprise chinoise est pleinement engagée dans la formation des jeunes dans le Domaine des TIC, via différents programmes d’accompagnement et initiatives telles que TECH4ALL, Seeds for the Future et ICT Academy ; afin de les former aux métiers du numérique et de faire émerger les talents de demain.

Le top manager de Huawei a ajouté que les managers, les investisseurs et notamment les PME, devraient se former à l’usage et a l’importance du numérique comme outil de développement de leurs entreprises. Car la culture digitale instaurée dans la PME permet une dynamique d’intégration des enjeux qui profite à tous.

Une rencontre de haut niveau

Tenu le 27 mai 2021 ce webinaire dont le thème était « Digital : la clé de la renaissance des PME », réunissait de hauts responsables de diverses nationalités. A l’instar de Kouassi Kouamé Brice, Secrétaire d’État au ministère de la Fonction publique en Côte d’Ivoire, Zakaria El Moujahid, Directeur Ecosystème Digital de l’Agence digital du développement au Maroc, Jean Marie Louis Bagda, DG de l’Agence de promotion des PME au Cameroun, sous la modération de Cathie-Rosalie Joly du cabinet Bird & Bird basé en France.

Un programme ouvert à l’international

Pour mieux outiller les jeunes à la connaissance adéquate et l’usage approprié des outils des TIC, le géant mondial des TICs a mis sur pied le programme de formation Huawei ICT Academy dédié aux Universités et ouvert à l’international. A travers ce projet, les Universités participantes accèdent à des cours de TIC dispensés par des instructeurs de Huawei agréés.

Cette académie Huawei prépare les élèves à relever les défis et à saisir les opportunités créées par l’évolution rapide et les innovations multiples de l’industrie des TIC, et produit des ingénieurs multi-qualifiés, à même de travailler sur les technologies actuelles et du futur. Elle vient combler l’écart qui existe entre l’industrie et le milieu universitaire, en améliorant les possibilités pour les employeurs de trouver des personnes ayant les compétences requises par l’industrie.

ALAMINE OUSMANE MEY, « Le cap de l’émergence nous impose un grand volontarisme »

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Réformes, financements, risques, suivi-évaluation… le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire analyse avec cameroun Emergent, les conditions de réussite de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.


La Stratégie nationale de développement 2020-2030 (Snd30) a été présentée au public le 16 novembre 2020. À quand le début de sa mise en œuvre ?

Permettez-moi d’emblée de dire que la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), nouveau cadre de référence de l’action gouvernementale, a été adoptée lors du Conseil de Cabinet du 28 novembre 2019 et présentée au grand public le 16 novembre 2020, comme vous l’avez indiqué. Toutefois, sa mise en œuvre est effective depuis l’exercice budgétaire 2020, par l’implémentation de plusieurs orientations et considérations clés. Il s’agit notamment de la promotion de l’import-substitution, à travers une provision budgétaire en faveur de la production des biens de grande consommation qui grève notre balance commerciale ; l’accélération de la mise en service intégrale des grands projets de première génération, entre autres.

Le budget 2021 s’appuie-t-il sur la Snd30 ? peut-on avoir quelques éléments qui l’illustrent ?

Le budget 2021 est effectivement adossé à la SND30. C’est d’ailleurs une instruction du Président de la République. À travers la circulaire N° 001/CAB/PRC du 10 juillet 2020 relative à la préparation du budget de l’État pour l’exercice 2021, il a instruit un arrimage du budget de l’exercice 2021 aux réformes sous-tendues par la SND30, qui opérationnalise la seconde phase de la Vision de développement 2035. Le Débat d’orientation budgétaire qui s’est tenu en 2020 pour le triennat 2021-2023, s’est appuyé sur les orientations de la SND30 comme socle de formulation des politiques publiques pour le triennat 2021-2023. Concrètement, la plupart des réformes et innovations du budget 2021 portent sur la transformation structurelle de notre économie, qui constitue le pilier fondamental de la SND30. On peut ainsi retrouver dans le budget 2021 : une dotation de l’ordre de 50 milliards de FCFA pour la production des biens de grande consommation (riz, poisson, mais, mil, sorgho) dans le cadre de l’import-substitution à laquelle nous avons fait mention plus haut ; les innovations fiscales et douanières de la loi des finances 2021 qui visent à favoriser et protéger la production dans les secteurs agricole et industriel ; l’accroissement des dotations en faveur des Collectivités Territoriales Décentralisées etc.

Le cameroun lance simultanément la Snd30 et un plan triennal de relance de l’économie post-covid-19. comment vont se déployer ces deux outils de planification ?

Il faut noter que le Plan triennal de relance de l’économie post-Covid-19 fait partie intégrante de la SND30, prévue pour se déployer en trois grandes phases. Ce plan de riposte, ainsi que d’autres initiatives comme le Plan de soutien aux produits de grande consommation, nous permettront de renforcer la résilience de notre pays face aux chocs exogènes. Il convient également de souligner que la pandémie de la Covid-19 est venue conforter les options stratégiques de la SND30, notamment la nécessité de nous appuyer, plus que par le passé, sur nos potentialités et ressources nationales pour bâtir notre développement socioéconomique.

La SND30 envisage de réaliser une croissance moyenne de 8% sur les 10 prochaines années. au regard du contexte de crise dans lequel la stratégie est lancée, ce chiffre n’est-il pas trop ambitieux ?

Permettez-moi de rappeler à ce stade que le taux de 8% de croissance moyenne envisagé a des fondements objectifs. Il est le résultat d’un exercice rigoureux de cadrage macroéconomique et budgétaire, réalisé lors de l’élaboration de la stratégie. 8% est le niveau de performance que nous devons réaliser en termes de croissance économique, si nous voulons atteindre notre objectif ultime qui est d’accéder au stade de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure en 2030. Il est donc tout à fait réaliste, dans la mesure où des simulations ont montré que ce niveau de croissance sera atteint si les réformes et plans préconisés dans la SND30 sont effectivement mis en œuvre. Il s’agit notamment de : l’orientation de la commande publique vers les prestataires locaux ; la promotion de nos meilleures entreprises dites « Champions nationaux » ; la valorisation du label « Made in Cameroon » ; l’accroissement de la production et de la productivité agricoles ; la mise en œuvre des plans et initiatives majeures de la stratégie. Dans ce contexte, la place du secteur privé est essentielle.

Parmi les risques pouvant compromettre la réalisation de cette performance, il y a les retards dans l’exécution des projets. Qu’est-ce qui est fait à ce jour pour minorer ce risque ?

Il est important de relever qu’après l’évaluation globale du Dsce, il est ressorti que les nombreux retards accusés dans l’exécution des projets de la première phase ont impacté négativement le taux de croissance tout au long de cette période. L’immaturité des projets et le manque de financements en étaient les principales causes. Pour minorer ce risque, la SND30 a mis l’accent sur la maturation des projets et un financement des projets par l’approche (Pro-jet-Finance) qui privilégie le partenariat publicprivé, en trouvant des financements alternatifs au Budget d’Investissement Public, limité face à l’ampleur des grands projets à réaliser.

Une cinquantaine de réformes ont été pré-identifiées pour accompagner la mise en œuvre de la Snd30. n’est-ce pas aussi un défi à relever pour le succès de cette stratégie ?

Cela pourrait paraître très ambitieux, mais ces réformes sont absolument nécessaires et indispensables. D’autres sont des réformes à caractère législatif ou réglementaire, avec l’avantage de ne pas générer des coûts importants. En tout état de cause, le cap de l’émergence nous impose un grand volontarisme et un réel changement de paradigme qu’induisent les réformes.

Lors de la présentation de la Snd30, des points de vigilance ont été soulevés par de nombreux acteurs, relativement à l’absence d’une stratégie de financement, de gestion des ressources humaines ou encore à l’architecture du suivi-évaluation. ces observations vous semblentelles pertinentes ?

En matière de financement, l’on devra recourir à différents leviers, notamment : les ressources budgétaires propres, à travers une politique fiscale adéquate ; les ressources du marché financier ; les ressources de la coopération bilatérale et multilatérale ; les ressources propres du secteur privé ; les partenariats publicprivé (PPP) ; la mobilisation de l’épargne nationale et les transferts de fonds de la diaspora. Par ailleurs, un travail est en cours au Minepat à l’effet de décliner de façon opérationnelle les options de financement prises par la SND30. En matière de gestion des ressources humaines, la SND30 a mis l’accent sur la qualité du capital humain qui devra être utilisé pour atteindre les objectifs d’industrialisation de la seconde phase de notre Vision de développement. Un accent particulier sera mis sur l’accroissement de l’offre de formation technique et professionnelle, en relation avec les filières prioritaires de la stratégie.

Concernant le dispositif de sui-vi-évaluation de la SND30, encadré par le décret du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, il permettra d’identifier les points de contreperformance et d’apporter le cas échéant des corrections nécessaires à la gestion de l’action, pour atteindre les objectifs d’une part, et d’autre part de réorienter les choix stratégiques en vue d’accroitre l’impact des politiques sur le développement. Nous comptons aller vite dans la mise en œuvre de ce dispositif qui se veut inclusif. Il comprendra les représentants des différentes catégories des acteurs du développement.

Entretien réalisé par Rosine Nkonla Azanmene (Cameroun Emergent)

La Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 en vitrine

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Dans son magazine n°003 de mai 2021, le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire fait la promotion des grands axes de cette nouvelle boussole qui guidera les actions du gouvernement durant la décennie en cours.


« SND30, tous à l’action !». L’éditorial signé par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) plante assez bien le décor. Plus qu’une invite à «agir ensemble» dès «maintenant», le Minepat News Magazine, édition n°003 du mois de mai 2021, met en vitrine les grands axes de la Stratégie Nationale de Développement 2020- 2030 (SND30). Question d’amener les différents acteurs de développement de même que les populations à s’imprégner davantage de cette nouvelle boussole qui guidera les actions du gouvernement durant la décennie en cours. «Cette Stratégie, explique Alamine Ousmane Mey, ambitionne de favoriser une transformation structurelle de l’économie nationale et promouvoir un développement plus inclusif» .

Le Cameroun est en effet «sur les sentiers de l’émergence». Et cette émergence, présentée par le ministre en charge de l’Economie comme «une cause nationale», passe nécessairement par une bonne compréhension de la SND30, un vaste programme gouvernemental qui repose sur quatre principaux piliers. Notamment : la transformation structurelle de l’économie ; le développement du capital humain et du bien-être ; la promotion de l’emploi et l’insertion économique ; puis l’amélioration de la gouvernance, l’accélération de la décentralisation et la gestion stratégique de l’État.

Emploi et Pauvreté

Le Minepat News Magazine de mai 2021 nous apprend que la SND30 a été élaborée dans une démarche consultative, inclusive et participative. Le document mis en œuvre depuis 2020 est le fruit de la participation de toutes les composantes de la société parmi lesquelles les universitaires, le patronat et la société civile. Elle met le cap sur une croissance économique moyenne de 8 %. «Cette projection, informe le magazine, repose sur une dynamisation tous azimuts des activités dans les secteurs clés de l’économie et une réduction drastique du déficit de la balance commerciale». D’abord en matière d’emploi et de lutte contre la pauvreté. Si les efforts déployés par l’Etat pour diminuer la proportion de la population qui vit encore sous le seuil de la pauvreté (37,5 % en 2014) n’ont pas produit les résultats escomptés, la SND30 ambitionne de ramener le taux de pauvreté dans le pays à «moins de 25 % en 2030», à travers de nombreuses réformes et autres investissements, apprend-on. Alors qu’en matière de promotion de l’emploi, la SND30 préconise «la thérapie par la commande publique et la réduction de l’informel». Les leviers à actionner pour asseoir l’insertion socio-économique des populations étant entre autres, l’approche Himo dans les projets, la migration des activités de l’informel vers le formel, l’accroissement de la productivité en milieu rural et des emplois dans le privé…

Transformation structurelle de l’Economie

Ensuite, il y a la question de la gestion publique. Ici, l’objectif visé est de consolider la gouvernance financière et économique. Plusieurs défis s’imposent : l’efficacité de la dépense publique, la mobilisation des recettes internes, l’attractivité de l’environnement des affaires, la gestion efficiente de l’endettement etc. Concrètement, lit-on, il s’agira de parachever l’ensemble des réformes induites par l’entrée en vigueur, en 2007, du nouveau régime financier de l’État, dont l’une des retombées les plus stratégiques est l’adoption du budget-programme. L’objectif ici étant de faire du pays, une destination attractive pour des potentiels investisseurs, renseigne le magazine. Mais cela passe aussi par la transformation structurelle de l’économie nationale. L’outil d’information du Minepat indique que la SND30 veut faire du Cameroun à la fois le grenier et l’usine de l’Afrique centrale, grâce notamment à des mutations profondes envisagées dans l’industrie manufacturière, les infrastructures, la production agricole et les services. Il s’agira d’investir massivement pour profiter de toutes les opportunités qu’offrent les secteurs clés tels que l’énergie, les services financiers, l’agro-industrie, le numérique, les filières forêtbois, textile-confection-cuir, mines-métallurgie-sidérurgie, hydrocarbures, pétrochimie-raffinage, chimie-pharmacie etc.

Capital Humain

Dans le cadre de la transformation structurelle de l’économie nationale, il est également question de porter de 1650 à 5000 MW en 2030, les capacités d’énergie électrique installées dans le pays ; accueillir 3,5 millions de touristes en moyenne par an (contre à peine un million de nos jours) ; faire passer le taux de bancarisation de 12,2 % à 80 % en 2030, tout en boostant le taux de financement bancaire de l’économie de 15,9 % du PIB en 2018 à un minimum de 70 % du PIB en 2030. Il s’agit, par ailleurs, de réduire substantiellement les importations par la mise en œuvre d’une politique d’import-substitution, dont le corollaire est la promotion du «made in Cameroon». Toutes ces actions requièrent cependant la disponibilité d’un capital humain compétent et compétitif. Pour capitaliser ce pilier, la SND30 suggère la mise en œuvre de politiques de santé, de formation, de protection sociale (porter le taux de couverture sociale de 22 % actuellement à plus de 50 % d’ici 2030) et d’éducation, qui «permettront le développement d’un capital humain sain et productif».

Décentralisateur et Gouvernance

Dans son 4e pilier, la nouvelle stratégie de développement prône l’autonomisation de la gestion des collectivités territoriales et l’efficience dans la conduite des politiques publiques. Un coup d’accélérateur est attendu de la SND30, explique le Minepat News magazine. Il est principalement question de rendre pleinement effectif le transfert des compétences de première génération aux communes, de transférer aux régions les compétences prévues par la loi et, en conformité avec les résolutions du Grand Dialogue National, de parachever et approfondir le processus de décentralisation, de renforcer le développement local pour faire des CTD (Collectivités Territoriales Décentralisées) des pôles de croissance et de développement. Pour tous ces piliers, le document du Minepat fait appel à une «nécessaire synergie entre les secteurs public et privé». Les défis étant vastes.

Pourquoi le budget de l’Etat a été modifié

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Une ordonnance du président de la république signée le 26 mai dernier permet au gouvernement d’émettre des eurobonds de 450 milliards de francs cfa cette année.

Le 26 mai dernier, le président de la République a signé une ordonnance. Elle modifie en effet l’article 49 de la loi de finances 2021, traitant du plafonnement de l’endette cette année. Ainsi, le président de la République autorise notamment le gouvernement à recourir à 750 milliards de francs CFA de prêts non concessionnels au lieu des 300 milliards d’abord prévus. Un changement qui intervient afin de permettre au Cameroun d’émettre un nouvel eurobond, nécessaire au rachat de celui de 2015, souligne l’acte présidentiel.

En effet en 2015, le gouvernement a eu recours, pour la première fois, au marché financier international, en vue de trouver des financements pour entre autres, le plan d’urgence triennal. Il avait alors obtenu 450 milliards de francs CFA, à un taux d’intérêt de 9,5 %, sur une échéance de 10 ans, soit d’ici 2025. Depuis 2015 donc, le Cameroun paie 38 milliards de francs CFA, en guise d’intérêt annuel issu des eurobonds. Le principal de la dette devant être payé à hauteur de 150 milliards de francs CFA de 2023 à 2025. En vue de se préparer à rembourser cet emprunt, le gouvernement annonce pour juin prochain une nouvelle émission d’eurobonds. Cette nouvelle sortie sur le marché international vise à capter 450 milliards de francs CFA, nécessaires au paiement des mêmes 450 milliards levés en 2015. Le Cameroun compte certes deux années pour se préparer, mais préfère le faire en 2021, et ce pour deux principales raisons. La première est qu’« au vu du contexte sanitaire actuel et de l’incertitude des investisseurs, les taux d’intérêts ont baissé sur les marchés, et en attendant la reprise de l’économie mondiale, le gouvernement a intérêt à sortir sur la marché international en 2021 », expliquait déjà Moh Sylvester Tanghongo, directeur général du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire, au cours de la conférence annuelle du ministère des Finances en début d’année. Aujourd’hui, cela se traduit par une possibilité pour le Cameroun d’obtenir ces 450 milliards à un taux d’intérêt de moins de 6%, pour une maturité de 10 ans, contrairement au 9,5 % de 2015, a indiqué Cyrill Edou Alo’o, directeur général du Budget, au cours d’un entretien le 27 mai dernier avec la presse. L’autre raison est le rallongement des échéances de paiement. Le Cameroun s’accorde 10 nouvelles années pour payer l’eurobond de 2021.

Les résultats attendus un mois avant la rentrée

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L’instruction a été donnée par le pm aux ministres en charge de l’éducation jeudi, lors du conseil de cabinet. Le communiqué publié à l’issue de la session.


Le Premier ministre, chef du gouvernement Son Excellence Joseph Dion Ngute a présidé le jeudi 27 mai 2021 dès 10 heures, un Conseil de cabinet auquel ont pris part les ministres d’Etat, les ministres, les ministres délégués et les secrétaires d’Etat. Les travaux ont porté sur le déroulement de l’année académique et scolaire 2020- 2021, suivi de l’évolution de la pandémie du Covid-19 au Cameroun et de la stratégie vaccinale y afférente.

Intervenant en premier lieu à l’issue de l’adresse introductive du chef du gouvernement, le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur a souligné qu’en raison de la persistance du Covid19, l’organisation de l’année académique 2020-2021 a induit le réaménagement du calendrier universitaire. Cette démarche a permis de rattraper le décalage constaté à la fin de l’année précédente et de prendre en compte la nécessité de dispenser les cours en présentiel et en distanciel. A date, les programmes sont couverts à 600/0 et les enseignements du second semestre se poursuivent sereinement, la clôture de l’année académique étant prévue le 14 août 2021.

Par ailleurs, les résultats de la seconde phase du recrutement spécial ordonné par le chef de l’Etat ont été publiés et 549 nouveaux enseignants prendront service dans les prochains jours. A son tour, le ministre des Enseignements secondaires a fait savoir qu’en dépit des contraintes imposées par le Covid-19, le taux de couverture des travaux pratiques pour l’année en cours se situe à 60 %, tandis que celui des programmes scolaires est actuellement de 85 %, grâce au déploiement du Distance Education, en particulier dans les régions du Nord Ouest et du Sud-Ouest où l’on observe une véritable dynamique dans la reprise des classes. S’agissant des préparatifs des 27 examens et concours officiels relevant de cet ordre d’enseignement, des dispositions ont été prises aux plans matériel et sécuritaire pour un meilleur encadrement des 1 131 360 candidats inscrits. Ces examens ont effectivement débuté le 18 mai 2021 par les épreuves du Common entrance, du concours d’entrée en 6ème ou en 1ère année des lycées et collèges. Relativement à l’enseignement primaire et maternel, le ministre de l’Education de base a indiqué que le taux de couverture quantitative des programmes est de 85%, tandis que 541 206 candidats ont été inscrits aux examens qui se dérouleront jusqu’au 30 juin 2021, avec les épreuves écrites et orales du Certificat d’Etudes Primaires et du First School Leaving Certificate. Par ailleurs, des mesures spécifiques ont été prises pour la sécurisation des centres d’examen dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où des candidats ont été enregistrés dans tous les arrondissements, contrairement à la session 2020. Le Conseil a enfin suivi le rapport du ministre de la Santé publique faisant état de 78 929 cas de Covid-19 déjà recensés au Cameroun, avec 1 275 décès et 73 974 personnes guéries, soit un taux de létalité de 1.6 % et un taux de guérison de 93,3 %. L’analyse de la courbe épidémique révèle une baisse continue du nombre de cas depuis le mois de mai 2021. Néanmoins, une attention particulière est accordée à la conduite des actions de prévention et à l’intensification de la campagne de vaccination en cours, qui a déjà permis de vacciner plus de 60 000 personnes au Cameroun. Au terme de ces exposés, le chef du gouvernement a demandé aux ministres en charge du secteur éducatif de veiller à la bonne organisation sur l’ensemble du territoire national, des différents examens de fin d’année universitaire et scolaire. Ils devront également s’assurer que les résultats de ces examens soient publiés au moins un mois avant la prochaine rentrée, afin d’éviter tout décalage du calendrier scolaire. Le Premier ministre a en outre instruit le ministre de la Santé publique de poursuivre les opérations visant à optimiser la campagne de dépistage et de vaccination en cours contre le Covid-19. Le Conseil s’est achevé à 12 heures ».

Par Séraphin Magloire Fouda, Secrétaire général des services du PM

Infrastructures sportives : la CAF et la FIFA séduites

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Qualité des installations et des pelouses, construction de terrains supplémentaires… Les experts des deux instances ont été bluffés par le cameroun. même si les doutes persistent au chantier d’olembé.


Les experts de la CAF et de la FIFA semblent convaincus que le Cameroun a de quoi organiser une belle Coupe d’Afrique des Nations (CAN) du 9 janvier au 6 février de l’année prochaine. En séjour au pays des Lions Indomptables du 21 au 28 mai dernier, la mission conjointe a inspecté les infrastructures consignées dans le cahier de charge du tournoi. Et de ce qu’il leur a déjà été donné de voir, les émissaires des deux instances ne cachent pas leur satisfecit. Notamment au sujet de la qualité des installations et des pelouses dans les stades de la ville de Garoua, capitale de la région du Nord.

«Nous sommes très contents d’être sur le terrain avec la CAF et le Comité local d’organisation, a assuré Jaime Yarza Gonzalez, l’un des représentants de la FIFA. A Garoua, de ce qu’on a vu, les stades sont d’une qualité exceptionnelle. Pour un tournoi si important pour l’Afrique, nous espérons que toutes les installations sont comme ici». Le chef de mission, par ailleurs secrétaire général adjoint de la CAF partage le même enthousiasme. «Je suis un ancien footballeur et lorsque j’entre dans un terrain, la première chose qui m’intéresse c’est la pelouse. Je suis content de ce que j’ai vu à Garoua. Tout est au top, que ce soit le terrain principal (Roumde Adjia, Ndlr.) ou son annexe. Les installations sont simplement fantastiques», soutient Anthony Baffoe.

Bafoussam : un surplus de stades

Mardi, l’équipe des inspecteurs s’est rendue à Bafoussam. Scindés en trois groupes (stades, hôtels et hôpitaux), les émissaires des instances faîtières du football africain et mondial ont passé en revue l’offre infrastructurelle de la région de l’Ouest du Cameroun. Entre la visite des hôtels et des Centres hospitaliers de la ville éponyme, le Cameroun a également marqué de bons points en matière de stades. Le terrain principal de Kouekong qui va accueillir les rencontres est opérationnel. Idem pour les quatre terrains d’entraînement destinés aux équipes de la poule. «Le Cameroun est même allé plus loin», rapporte un membre de la délégation.

Compte tenu du fait que certaines équipes seront logées hors de la ville de Bafoussam, le pays hôte a pris des dispositions à l’effet de rapprocher les joueurs des lieux d’entraînement. «La CAF a été agréablement surprise de voir qu’une nouvelle aire de jeu est en construction dans le Complexe Tagidor de Bangou qui pourrait accueillir deux équipes. Un autre terrain d’entraînement, notamment dans la ville de Bafang est également en cours de finition», rapporte notre source.

Olembé : le doute persiste, mais ….

Les inspecteurs de la CAF et la FIFA sont donc séduits. Mais pas entièrement. A Yaoundé, la visite du Complexe Sportif d’Olembé ne leur a pas procuré les mêmes assurances que Garoua et Bafoussam. L’infrastructure qui est appelée à être le symbole de la compétition est loin d’être achevée. Sur le site, c’est la course contre la montre. Au moins 800 ouvriers enchaînent les heures de travail. Initialement sensé être prêt avant la CAN 2019, le chantier traine en longueur. Au point où beaucoup de commentateurs craignent que le délai de livraison fixé à novembre 2021 ne devrait pas être respecté. Ce qui laisse présager que le stade Ahmadou Ahidjo pourrait être utilisé en cas de défaillance de celui d’Olembé. Notons que la mission conjointe CAF-FIFA s’achève le 28 mai prochain.

Cameroun-Nigéria : Les Lions indomptables prennent le dessus

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Grâce à Zambo-Anguissa, le Cameroun l'emporte

Des Aigles étaient au menu des Les Lions ce 4 juin 2021. Servis dans l’arène de Vienne, les Fauves d’Afrique centrale ont donné un sens à leur qualificatif d’ »indomptables », en battant le grand voisin qui n’a pu justifier son épithète de « Super », sur la plus petite des marques (1-0). But inscrit à la première période par Zambo Anguissa (37ème).

Le 11 du Cameroun ce 4 juin 2021
Le 11 entrant du Nigéria ce 4 juin 2021

Pour un match amical, les deux adversaires se sont plutôt engagés. Comme à l’accoutumée, car Cameroun et Nigéria ont toujours été des rivaux engagés en matière de football. Cette fois-ci, en amical, Gernot Rohr a préféré tourner l’effectif, alignant davantage de jeunes loups en quête de places chez les A. Une jeune garde qui essaiera en vain de remonter la pente. Jusqu’à la fin de la partie. Face à une équipe camerounaise qui a pris moins de risques dans cette quête de jouvence. Les deux équipes se retrouvent mardi 8 juin sur les mêmes installations autrichiennes. Peut-être une occasion pour les Nigérians de réimposer une hégémonie sur un adversaire qu’ils ont éliminé en 8ème de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 en Egypte ; mais qui s’est généralement imposé chaque fois en finale de la même compétition.

CNC : Peter Essoka abattu en plein vol

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Peter-Essoka ne donnera plus aucune suite aux résolutions de l'atelier organisé à l'intention de la presse privée

Joseph Chebonkeng Kalabubse est le nouveau président du Conseil national de la communication (CNC). L’ancien journaliste de la Cameroon radio television (CRTV) vient d’être nommé à la tête de cette instance de régulation du secteur de la presse au Cameroun. Paul Biya remplace ainsi un ancien employé de la CRTV par un autre. Un Anglophone par un autre. Mettant ainsi un terme au mandat échu de sa doublure anglophone dans les discours, plusieurs années après.

Le président de la République surprend Peter Essoka en pleine séance d’yeux doux à la presse privée. En effet, l’homme dont les décisions sont très souvent contestées par une partie de la presse privée, tantôt pour «incompétence », en raison de ce que son mandat expiré n’a pas été renouvelé, tantôt en raison de ce que Peter Essoka n’a pas souvent été tendre envers la presse à capitaux privés, la seule à intéresser le CNC, du moins son désormais présent. Mercredi dernier, le CNC a organisé un atelier sur la viabilité des entreprises privées de presse. Un événement très couru par les patrons de presse relevant du secteur privé, et qui en fondaient beaucoup d’espoir. Paul Biya n’a pas donné le temps à l’homme pour essayer d’implémenter les résolutions, ou du moins d’en donner une suite.

Joe Chebonkeng Kalabubse, le nouveau président du CNC

En nommant le nouveau président du CNC, le chef de l’Etat a renouvelé six autres têtes au CNC. Ainsi, Serges Ngando Ntone, Michel Moindjel (deux journalistes, le premier étant un ancien de la CRTV), Rolande Nguekeng, Christine Hamadjoulde, Oumarou Monglo et Enow Tandjong. Tous entament ce jour un mandat de trois ans renouvelable. Suzanne Kala Lobe, Christophe Bobiokono, Nadin Machikou Ngameni, Alfaki Abdourahman, Jean Claude Ottou et Charly Ndi Chia accompagnent Peter Essoka hors de la maison. Seuls Guibaï Gatama (directeur de publication de L’œil du Sahel) et Mvotto Obouno échappent. Leurs mandats étaient encore en cours. Le premier a été nommé en novembre 2013 et le second en mars 2016.

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