mercredi, mai 27, 2026
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Les élus locaux et les membres du gouvernement sensibilisés sur la redevabilité

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L’atelier y relatif s’est tenu à Yaoundé le 3 juin dernier à l’initiative du groupe de réflexion arts, religions et Civilisations en collaboration avec l’ambassade des etats-Unis au Cameroun.


Les élus locaux sont désormais mieux outillés sur la notion de redevabilité. Ils ont été formés sur cette question à Yaoundé le 03 juin dernier à l’initiative du Groupe de Réflexion Arts, Religions et Civilisations en collaboration avec l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun. Justifiant la raison d’être de cet atelier, le professeur Albert Jiotsa, coordonateur du Groupe de Réflexion Arts, Religions et Civilisations et par ailleurs point focal de l’initiative, a expliqué que « la redevabilité est une question pertinente, d’actualité et porteuse pour les pays qui aspirent à l’émergence comme le Cameroun. A l’ère de la Stratégie Nationale de Développement (SND30), il faut poser des actes qui impactent le quotidien des Camerounais. Ces actes doivent se faire de manière concertée. Il faudrait que les gouvernants posent des actes en fonction des attentes des populations. Et ces gouvernants doivent rendre compte à leurs populations. Ils doivent travailler de manière concertée et en collégialité avec les populations, d’où la pertinence d’un atelier sur la redevabilité ». Selon Hilaire Kamga, l’un des formateurs, il s’est agit d’un atelier qui « vient à point nommé dans un contexte où la question de la redevabilité, de la transparence et surtout du rendre compte est une question tabou ». Pour l’expert des questions électorales, le Cameroun a un problème de gouvernance, car redevabilité, bonne gouvernance, et transparence vont ensemble et toutes ces notions sont liées à celle de la démocratie. Hilaire Kamga pense que la redevabilité doit s’appliquer à toutes les personnes qui reçoivent un mandat.

Le Cadre Juridique

S’agissant du cadre juridique sur la question de la redevabilité, le professeur Albert Jiotsa a précisé « y a des lois qui existent, seulement, l’on constate un déficit de l’appropriation de la connaissance des lois sur la redevabilité au niveau des populations. C’est ce qui explique que les populations ne comprennent pas que les gouvernants leur sont redevables ». Un argumentaire repris par Hilaire Kamga qui a ajoute qu’ « il n’y a pas un code général sur la redevabilité, mais il y a un ensemble de texte qui régissent la question de la redevabilité. Il s’agit des textes nationaux et surtout internationaux qui fixent les fondamentaux en matière d’encadrement juridique concernant la redevabilité et la transparence». Mais l’acteur de la société civile regrette que ce cadre juridique ne soit pas suffisant. « Il faut un arrimage aux normes internationales qui renforce le dispositif national en la matière. Car ce dispositif est éparse, il est en fonction des domaines, en fonction des secteurs d’activités », souligne-t-il.

Le satisfecit des séminaristes

« Ce séminaire permet d’être édifié sur le sens profond de ce que c’est que la redevabilité, qui est une obligation dans une démocratie, c’est un prédicat essentiel de gouvernance. C’est une obligation de gouvernance internationale à laquelle le Cameroun a souscrit depuis 2011 en ratifiant la charte africaine de la démocratie et des élections et de la gouvernance notamment en son chapitre 9 qui fixe les fondements de la redevabilité par la gouvernance politique, économique et sociale. C’est important de toujours venir se ressourcer auprès des experts qui ont approfondi la question et qui nous rappellent le sens profond, quels en sont les mécanismes, quels en sont les avantages, parce qu’il faut bien devoir passer de la redevabilité par contrainte juridique et politique à la culture de la redévabilité», a indiqué le député Cabral Libii. Sous le thème : « renforcement des capacités des élus locaux et des membres du gouvernement sur la redevabilité », cet atelier rentre dans le cadre du projet d’« appui à la connaissance et l’appropriation des lois camerounaises pour une meilleure redevabilité des gouvernants ».

Parlement : Une nouvelle session s’ouvre le 8 juin

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Electricité, eau, foncier et droits de l’enfant sont entre autres sujets qui vont meubler les plénières au sénat et l’assemblée nationale.


Les élus des deux Chambres du parlement reprennent le chemin des hémicycles ce mardi 8 juin 2021 pour une session qui se veut riche en échanges aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au Sénat. Sur la table, plusieurs sujets dignes d’intérêt pour l’opinion nationale. D’abord, l’épineuse équation d’accès à l’énergie électrique et à l’eau. Malgré les efforts du gouvernement en la matière, de nombreux Camerounais se plaignent au quotidien de l’insuffisance de l’offre. Autre sujet annoncé, la problématique foncière au Cameroun. Dans un contexte de conflits engendrés par l’accaparement des terres, cette question fera l’objet d’éclairage avec le concours du ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières.

Sénateurs et députés devraient également adresser des questions relatives au plaidoyer sur l’amélioration de la législation relative à la protection des enfants. En effet, il existe au Cameroun un arsenal juridique sur les droits de l’enfance, mais il subsiste encore des points d’ombre quant à l’application des textes. Par exemple la loi de 2005 sur la lutte contre le trafic et la traite des enfants. Face à la représentation nationale, le ministre de la Femme et de la Famille et d’autres membres du gouvernement sont attendus. La question de l’entrée en vigueur du Code de la famille pourrait également resurgir. A l’Assemblée nationale, les députés parleront aussi de finances. Il devrait en effet y avoir débat sur l’orientation budgétaire instaurée depuis deux ans et sur le projet de loi de finances rectificative suite à l’ordonnance signée le 26 mai dernier par le président de la République. Laquelle ordonnance modifie et complète certaines dispositions de l’article 49 de la loi de finances 2021, et autorise le gouvernement «à recourir à des émissions sur le marché international pour un montant de 450 milliards de francs CFA dans la limite du plafond des emprunts non concessionnels» autorisé à l’article 49 sus évoqué, «en vue principalement du rachat partiel ou total de l’Eurobond en cours».

A côté du débat sur les deux points sus évoqués, il faut s’attendre à des séances d’informations et d’échanges entre les membres du gouvernement et les Commissions générales suivant leurs domaines d’intervention. Autre rendez-vous important de cette session, le Parlement des enfants qui se déroulera pour la première fois en mode hybride en raison de la persistance de l’épidémiede coronavirus. Celui-ci devrait se tenir en présentiel à l’hémicycle pour les députés juniors de la région du Centre, et en vidéoconférence pour les députés juniors des 9 autres régions du pays. Par ailleurs, la problématique de vaccination repoussée lors de la session de mars dernier pourra être remise sur la table.

Des équipements pour la résilience économique de Bibémi

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D’une valeur de 26 millions de francs CFA, cet appui a été accordé aux jeunes porteurs de projets par le gouvernement en collaboration avec le programme des nations Unies pour le développement.


Le ministère de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), avec l’appui du Programme des Nations-Unies pour le Développement ont remis des équipements de 26 millions de francs CFA aux populations de Bibemi. De jeunes porteurs de projets et des groupes organisés autour des chaînes de valeur prioritaires, ont reçu le 03 juin 2021 dans cette localité, des équipements visant à booster l’activité économique de la circonscription administrative. Ces dons sont constitués entre autres du matériel informatique, du matériel de bureau et des machines à coudre, du matériel agricole, des ustensiles électroménagers… Le transfert des équipements informatiques et du matériel roulant offert à la Commune de Bibemi vise l’opérationnalisation du Bureau d’Emploi Municipal, qui contribuera au renforcement de l’employabilité des jeunes et des femmes dans cette commune. Les intrants agricoles remis aux acteurs organisés autour de la filière maïs identifiée comme filière porteuse de croissance, permettront d’améliorer les revenus des bénéficiaires, tandis que les appuis matériels apportés aux jeunes porteurs de projets innovants, contribueront à assurer leur insertion socioéconomique et leur pleine participation au développement de la Commune de Bibemi. « Cette action a pour objectif de contribuer à la réduction de la pauvreté et des inégalités à travers l’amélioration de l’accès des jeunes et des femmes aux opportunités d’emploi, en vue de renforcer leur résilience économique », a précisé le directeur général de la planification et de l’aménagement du Territoire par intérim, Zoutene Doufene, représentant du Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey. La remise du matériel se poursuivra dans huit autres Communes des régions du Nord, de l’Extrême Nord, de l’Adamaoua et de l’Est, pour un coût total de plus de 187,5 millions de francs CFA. Ce qui « témoigne de l’engagement du gouvernement, soutenu par le PNUD, à renforcer l’autonomie des communes dans la gestion des questions d’emploi, et à assurer l’inclusion économique et financière de toutes les couches de la population au niveau local », a précisé le représentant du Minepat. En rappel, ces interventions font suite à des consultations participatives ainsi qu’à l’exploitation du rapport de l’étude diagnostique et du plan de développement des filières potentiellement porteuses dans la Commune de Bibemi effectuée en 2013 dans le cadre du sous-programme de réduction de la pauvreté à la base.

Une nouvelle application pour traquer les véhicules non dédouanés

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Portrans.cm permettra d’authentifier les documents douaniers dans le processus de délivrance des certificats d’immatriculation.


Les véhicules dédouanés avec de faux documents devraient ne plus pouvoir être immatriculés au Cameroun, grâce à la nouvelle application de la Douane camerounaise. Il s’agit de Portrans, le nouveau logiciel qui permet à l’administration douanière d’authentifier les documents douaniers dans le processus de délivrance des certificats d’immatriculation des véhicules. Le ministre des Transports Ernest Massena Ngalle Bibehe a récemment signé une note donnant quitus à High Tech Telesoft, entreprise camerounaise spécialisée dans les TIC et partenaire de son administration à « bien vouloir intégrer dans le bordereau électronique à l’usage des demandes de délivrance des certificats d’immatriculation une rubrique attestant du statut douanier, en référence à l’application Portrans.cm, mise en place par l’administration des Douanes ». Autrement dit, désormais, toute délivrance du certificat d’immatriculation ou de carte grise d’un véhicule, sera conditionnée par l’authentification du bordereau de dédouanement présenté par le demandeur par la plateforme Portrans. En cas de faux document, l’application bloque la suite du processus d’immatriculation. C’est donc la traque aux faux bordereaux de dédouanement qui est ainsi lancée et qui devra permettre à l’administration douanière de mieux collecter et recouvrer les recettes dans ce segment du commerce international de plus en plus florissant au Cameroun, du fait notamment des démantèlements tarifaires progressif sur le dédouanement des véhicules

Quelques mois plutôt, la Douane présentait une autre application du même registre que Portrans. C’était l’application Cosmos, grâce à laquelle, à partir du numéro de châssis d’un véhicule entré dans la plateforme, il est possible de connaître l’état douanier de ce véhicule. Car selon la Douane, « plusieurs véhicules sont immatriculés, mais non dédouanés. Or, dans la procédure normale, le véhicule est d’abord dédouané avant d’être immatriculé ».

Le FMI livre son rapport sur les entreprises publiques

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Les conclusions et recommandations de l’institution internationale présentent la nécessité d’une restructuration profonde.


Les entreprises publiques constituent un réel risque budgétaire au Cameroun. Non seulement parce qu’elles sont fortement endettées (15% du PIB), mais aussi parce qu’elles entretiennent des passifs croisés avec l’Etat. Ce qui, de l’avis du Fonds Monétaire International (FMI), interpelle les autorités camerounaises à une restructuration profonde du système de gestion des entreprises publiques. C’est le principal constat dressé par l’institution de Bretton Woods, dans son récent rapport technique sur la surveillance, la gouvernance et la maîtrise des risques budgétaires dans la gestion des entreprises publiques au Cameroun. Rendu public en mai dernier, il fait suite à une mission d’assistance technique à distance menée par le FMI à la demande du ministère des Finances (Minfi). Une demande qui a conduit à une mission du FMI au Cameroun du 15 au 26 février dernier. Cette mission financée par l’Union européenne a permis de relever bien nombres d’irrégularités dans la gestion des entreprises publiques, des anomalies qui laissent planer des risques sur la bonne exécution du budget de l’Etat et bien audelà, sur la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement (SND30), qui fait de la rentabilité des entreprises publiques l’un de ses principaux axes.

Trop d’intervenants dans la surveillance des entreprises publiques

Le FMI interpelle les autorités camerounaises sur l’absence d’un organe de surveillance des entreprises publiques au Cameroun. « Le cadre institutionnel de surveillance des entreprises publiques est fragmenté entre de multiples intervenants. La CTR, qui devrait être du fait de ses attributions cette structure transversale de pilotage et de coordination de la politique de l’Etat actionnaire, ne parvient pas à jouer ce rôle. La coordination des tutelles technique et financière n’est pas totalement effective. L’effectivité des conseils d’administration (CA) apparaît variable en l’absence de critères objectifs de sélection des administrateurs par leurs compétences et leur diversité. La Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) et la Société Nationale d’Investissement (SNI), elles-mêmes en charge du suivi d’un portefeuille significatif de participations, demeurent en dehors du périmètre de pilotage des entreprises publiques au Cameroun», souligne-t-il. Une fragmentation qui a pour conséquence d’entretenir le flou sur les différentes responsabilités, et de ce fait, affaibli la capacité de l’Etat actionnaire à maîtriser son portefeuille.

Raison pour laquelle, le FMI l’établissement du Comité Technique de Réhabilitation en organe transversal de surveillance est nécessaire. « Asseoir un pilotage transversal et harmonisé de la politique de l’Etat actionnaire. La CTR doit pouvoir jouer effectivement son rôle de conseil et de pilotage pour la politique de l’Etat actionnaire (suivi et analyse financière, suivi de l’endettement, réforme du cadre juridique, diffusion des bonnes pratiques de gouvernance). Il pourrait être envisagé pour cela de la fusionner avec la Commission technique de privatisations et des liquidations (CTPL) au sein d’une direction unique, rattachée au secrétariat général du Minfi », renseigne le document. Ce positionnement permettrait aussi « de renforcer le rôle de cette structure transversale dans la sélection, la constitution et la professionnalisation d’un réseau unique des administrateurs de l’Etat ouvert à des membres extérieurs », car « faute de structure de pilotage harmonisé de la politique de l’Etat actionnaire, la tutelle financière des entreprises publiques n’est pas exercée de manière efficace».

Une connaissance approximative du portefeuille de l’Etat

Curieux mais pourtant vrai. L’Etat en tant qu’actionnaire de plusieurs entreprises publiques et parapubliques ne maîtrise pas l’étendue de son portefeuille. C’est ce que relève également le Fonds Monétaire International (FMI). « La connaissance approximative du périmètre du portefeuille de l’Etat et certaines pratiques ne favorisent pas la transparence et accroissent les risques budgétaires. L’absence d’un répertoire unique, exhaustif et régulièrement mis à jour des entreprises publiques crée une incertitude sur le périmètre du portefeuille de l’Etat », indique le document. « Leur suivi est handicapé par : l’opacité qui entoure certaines opérations extra- budgétaires réalisées pour le compte de l’Etat ; la non valorisation des dépenses pour missions de services publics ; des pratiques de compensation des dettes et créances réciproques dont le dénouement ne respecte pas les règles de la comptabilité publique ; des garanties, avals et passifs conditionnels non renseignés ; et l’absence d’une gestion active des risques budgétaires », précise le FMI. De ce fait, « la remontée d’informations exhaustives, fiables et à jour reste un défi permanent. La démultiplication des systèmes d’information pour capter les données des entreprises publiques induit des inefficiences », indique le rapport. Il préconise dans ce cadre, de « définir un répertoire unique et exhaustif des entreprises publiques, en croisant les différentes listes des entreprises publiques disponibles dans toutes les structures du Minfi » notamment la Direction générale du Budget, la Direction générale du Trésor, de la coopération financière et monétaire et la Commission technique de réhabilitation.

Les coalitions instables du MRC

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La stratégie des alliances adoptée par maurice Kamto dès la naissance de son parti a créé un ensemble hétéroclite où les points de tensions et les défections sont nombreux.


La dispute a pris plusieurs mois avant d’exploser en rixe. Au final, la coalition qui liait Agir/Act et le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a implosé emportant avec elle deux années de compagnonnage. Le degré d’inimitié entre les partisans de Christian Penda Ekoka et ceux de Maurice Kamto a été tel que les deux leaders ont dû se résoudre à se lancer des anathèmes par interview et direct Facebook interposés fin avril dernier. Des attaques violentes au terme desquelles il n’a plus été important de signer des documents de fin de collaboration. Désormais, le mouvement Agir/Act de Penda Ekoka dit revenir dans le marché politique en quête de nouvelles alliances, tandis que le MRC, impérial, continue son chemin. L’adage dans les rangs du parti est bien connu : « Personne n’est obligé de rester dans le train de la Renaissance » !

Sauf qu’avec une telle devise, le fameux train roule de plus en plus seul et ses contempteurs lui souhaitent de rencontrer bientôt un roc sur lequel il va s’aplatir.

Les critiques du MRC semblent toutefois ignorer que le parti et son leader continuent de bénéficier du soutien jusqu’ici indéfectible de personnalités telles qu’Albert Dzongang. L’homme politique a rejoint Maurice Kamto en 2016. Des documents qui ont fuité du Comité central du Rdpc expliquent en gros que n’eût été l’opposition de Peter Agbor Tabi – de regrettée mémoire, le leader du mouvement baptisé « La Dynamique » aurait à nouveau rejoint les rangs du parti au pouvoir à Douala, au lendemain de la mort de madame Foning. Rejeté par le Rdpc pour avoir démissionné au milieu de la décennie 1990, M. Dzongang a dû se résoudre à rallier au MRC en 2016. Et là, soutiennent ses proches, il a accompli un véritable travail de ratissage. « Il est l’un des principaux adjuvants du maillage territorial que nous observons actuellement dans le département du Wouri », confie-t-on. Du fait de ce poids politique et de la considération dont il jouirait auprès de Maurice Kamto, c’est lui qui a été choisi pour porter la contradiction aux camps de Penda Ekoka à la télévision. Lors d’une émission sur Equinoxe, il a défendu avec hargne la probité de Maurice Kamto dans le cadre de l’opération Survie Cameroun/Cameroon Survival. Son point de vue sur le président du MRC est prophétique : « Les gens n’acceptent pas aujourd’hui que c’est Kamto que le seigneur a désigné pour sauver le Cameroun ». Pas moins !

Le cas de Paul Eric Kingue

Des belles paroles, gage de solidité de l’alliance MRC/La Dynamique ? Cela pourrait bien être le cas. Car force est de constater que les défections parmi les alliés du Prof. Kamto proviennent en général de personnes qui le suivent avec le frein à main. C’est par exemple le cas de Paul Éric Kingue. L’ancien maire de Njombé-Penja – paix à son âme – au moment de reprendre la vie politique après sa sortie de prison des suites des événements de février 2008, avait dit qu’il n’a pas vocation à rejoindre Maurice Kamto comme un second. « La politique, c’est comme l’armée, s’était-il expliqué. Quand vous êtes lieutenant, vous devez être commandé par un colonel. Et en politique, je suis colonel ». Sous-entendu, Kamto est un lieutenant. En 2018, le ton avait quelque peu changé. Mais même en rejoignant Maurice Kamto comme directeur de campagne pendant la présidentielle et en l’accompagnant derrière les barreaux, la hiérarchie qu’il a établi lui-même n’a pas beaucoup évoluée. Résultat des courses, au moment de rompre les liens avec le MRC, il n’a pas hésité à dire sur un plateau de télévision en janvier 2020 que « Maurice Kamto est quelqu’un qui est très inconstant dans son comportement ». De quoi lancer des hordes de militants fanatisés contre lui.

L’équation des « Talibans »

Les plus exposés sont surtout ceux qui ont la mauvaise idée de critiquer les méthodes de management du professeur Kamto. Christian Ntimbane Bomo en a fait l’amère expérience ces derniers temps en prenant le cinque d’exposer les incohérences managériales supposées dans la conduite de l’initiative SCSI. L’avocat prétend qu’en tout, l’initiative a permis de mobiliser une enveloppe de presque 5 milliards de francs CFA, bien au-delà du demi-milliard que reconnaît Maurice Kamto.

En qualité de parrain de l’initiative, il demande que le président du MRC et concepteur du projet et à Christian Penda Ekoka, le chef exécutif, de s’expliquer sur ce gap. Non content de cette hardiesse, Ntimbane Bomo dit prendre ses distances avec le MRC. Il n’en a pas plus fallu pour être pris à parti par les armées de résistants amenées par Boris Bertolt. Les internautes ont vite fait d’apprendre qu’en réalité, l’ancien allié est « le porte-parole » du pouvoir. D’ailleurs, il nourrirait une « haine viscérale contre les Bamiléké ». Soit !

Qu’en est-il de Patrice Nganang

C’est Kand Oswalski – un faux profil extrêmement proche de la hiérarchie du MRC – qui répond : « Au sujet de SCSI, ton problème est exactement le suivant : il t’aura fallu toute une année entière pour mobiliser un peu moins de 100.000 euros ; alors que Maurice Kamto a fait plus que ça en une seule journée ». L’écrivain a été exclu du mouvement « Je suis Kamto » en novembre 2019. Son tort ? Avoir critiqué le message de remerciement de Maurice Kamto au président français après sa sortie de prison alors qu’il y a « toute une équipe qui s’est battue pour eux ». Une mobilisation intéressée, rétorque-t-on encore aujourd’hui dans les rangs du MRC. Patrice Nganang, promoteur d’une web TV de propagande en faveur de Maurice Kamto est aujourd’hui soupçonné d’avoir utilisé le malheur de ses anciens camarades pour promouvoir la sécession.

À noter que la furie contre les démissionnaires est une mécanique récente. En tout cas, elle date de la période 2017- 2018 et correspond à la polarisation des réseaux sociaux. Adversaire désigné et assumé du prof Kamto, son homologue Mathias E. Owona Nguini a même forgé la notion de « Taliban » pour désigner la horde des activistes qui propagent des fake news et profèrent des menaces contre toute idée dissonante. Dans le panthéon, des personnes prises pour cible, un ancien allié comme a pu l’être Paul Éric Kingue occupe une place toute particulière.

Dossier réalisé par Jean Omb

Cameroun-Nigéria : Zambo Anguissa brise la malédiction

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Zambo_Anguissa, le dompteur du Nigéria

« On avait à cœur de gagner un adversaire légendaire comme le Nigeria. Le plus important c’est cette victoire. Que ce soit amical ou pas, au Cameroun, on sait que les Lions indomptables n’ont pas droit à l’erreur ». Frank Zambo Anguissa a le triomphe modeste. Mais il est clair que l’unique buteur du match Cameroun-Nigéria le 4 juin 2021 a offert au Cameroun son plus beau cadeau de cette reprise des compétitions après la trêve covid-19 : une victoire du Cameroun sur le Nigeria. Au football. Chez les A. C’était un match amical certes, mais à grand enjeu pour les deux voisins rivaux sur les terrains de football.

C’était leur première retrouvaille depuis les 8èmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019. Le Nigéria avait éliminé le Cameroun par 3-2. Le champion en titre d’alors n’avait pas encore digéré cette pilule. « On est motivé, même si c’est un match amical, car on joue contre un rival, qui est aussi une grande nation. On n’a pas oublié non plus le match à la CAN et on veut corriger ça. C’était un match très intense en Egypte, malheureusement avec un happy-end pour le Nigeria, mais aujourd’hui c’est un autre jour», avait indiqué Eric Maxim Choupo-Moting en conférence de presse d’avant-match. De toutes les façons, «ce match n’avait rien d’amical pour nous », a insisté Toko Ekambi à la fin du match. Pari tenu pour les quintuples champions d’Afrique.

Mieux, c’est une première victoire depuis 21 ans. En effet, depuis leur victoire (2-2, 4-3 aux Tirs aux buts) en finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Ghana-Nigéria du 13 février 2000, les Lions indomptables n’avaient plus eu droit à la saveur de la victoire chaque fois qu’ils avaient au menu des Super Eagles. Samuel Eto’o, Patrick Mboma, Alioum Boukar, Rigobert Song,… avaient mis un terme au rêve de la génération dorée des Jay Jay Okocha dont l’invincibilité dans leur antre de Surunlere était presque mythique. Après avoir annulé l’avance de deux buts qu’avait le Cameroun, le Nigeria s’était déchaîné et malmené le pays de Roger Milla. En vain. Comme leurs aînés des CAN 1984 et 1988, les Lions indomptables avaient infligé une claque à domicile aux Super Eagles, pour soulever leur 3ème trophée continental. Depuis lors, le Nigéria ne s’était plus laissé dompter par le Cameroun. Avec au passage cette élimination de la CAN 2019. Et surtout, les Super Eagles se coucheront sur le chemin du Cameroun en éliminatoire de la Coupe du monde Russie 2018, en humiliant les Lions indomptables 4-0 en terre nigériane.

Des Super Eagles amoindris, mais pas affaiblis

Mais c’est une équipe du Nigéria pour le moins amoindri qui a affronté le Cameroun. D’autant plus que nombre de cadres n’étaient pas présents. Et même si Gernot Rohr a voulu faire tourner son effectif en rajeunissant, des cadres comme les attaquants Victor Osimhen et Samuel Chukwueze, et les défenseurs Semi Ajayi, Zaidu Sanusi et Ola Aina, ont déclaré forfait. Tous sont des titulaires presque incontestés. Le patron du banc de touche a dû se contenter des jeunes Aigles qu’il observe encore, comme le Lorientais Terem Moffi qui a quelque peu secoué la défense camerounaise ; ou encore Simy Nwankwo, qui est sur le retour en sélection, après une saison prolifique en Série A. En ace, le Cameroun pouvait aussi brandir le même argument. Alors qu’André Onana le portier principal est sous le coup d’une suspension, son premier adjoint Fabrice Ondoa s’est blessé deux jours avant le match, et a cédé la place à Simon Omossola de Vita club de Kinshasa. Christian Bassogog, Vincent Aboubakar et Clinton Njie n’’étaient pas de la partie. Et même le capitaine Choupo pourtant présent, n’a pas commencé le match. Le capitaine qui a été presque étouffée par une défense nigériane jouant désormais serrée, malgré son option offensive. Le retour ce mardi pourrait être un peu plus difficile à gérer. Le Nigéria a montré des velléités offensives. C’est pourquoi Zambo Anguissa reconnaît que, « on peut encore s’améliorer». Et même Antonio Conceiçao, le coach lui-même qui avoue que « je suis fier de l’attitude de mes joueurs, mais on a besoin du temps pour travailler».

L’homme l’a réitéré au match retour ce 8 juin à Vienne. Malgré le nul qui a départagé les deux adversaires. De toutes les façons, le Cameroun avait déjà fait le plus important. Même si les Lions indomptables ont mieux développé leur jeu au retour, ils ont été accrochés par les super Eagles blessés dans leur chair quatre jours avant.

Cyclisme : Kamzong Abossolo remporte le Tour du Cameroun

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Kamzong Abossolo, roi despistes du Cameroun

C’est une victoire méritée, s’est-il réjoui à l’arrivée de la dernière étape. Il y a longtemps que j’espérais remporter à nouveau cette course. Je suis un compétiteur satisfait. Je suis heureux d’avoir gagné, mais surtout de mettre de la joie dans les cœurs des Camerounais ». Sa victoire était pour le moins attendue. Clovis Kamzong Abossolo a logiquement remporté le Tour cycliste international du Cameroun ce dimanche 6 juin. Détenteur du maillot jaune au soir de la sixième étape entre Douala et Kribi jeudi dernier, le coureur de SNH Vélo Club a maintenu l’écart (12 secondes) avec son poursuivant, le Bulgare Andreev Yordan, jusqu’au sacre final.

Après l’édition de 2015, le Lion de la pet ite reine confirme, avec cette deuxième victoire, son statut de phénomène du cyclisme au Cameroun. Ma is en 2015, celui qu’on appelle « El pistolero » avait porté le maillot de la deuxième à la dernière étape. Cette année, la stratégie était différente. «Notre stratégie n’a jamais consisté à remporter une étape en particulier, dit-il. Il était question de rester proches des leaders et attendre le bon moment pour attaquer. C’est que j’ai fait lors de la sixième étape. Une fois le maillot jaune sur mes épaules, je devais ensuite conserver l’écart avec m es poursuivants ». Mission accomplie donc pour le Camerounais, arrivé 6e lors de la 8e et dernière étape de ce dimanche. La caravane est partie d’Ebolowa dans le Sud pour le Boulevard du 20 mai de Yaoundé (région du Centre). Une étape longue de 149 km remportée par le Burkinabé Paul Daumont, précédemment vainqueur de la 2e étape.
Par Arthur Wandji

Domaine portuaire : des limites en cours de sécurisation

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Les travaux placés sous le contrôle d’un Comité interministériel se déroulent en trois phases


Où se situent exactement les limites du domaine portuaire de Douala-Bonabéri ? Qui empiète et est occupant illégal sur les quelque 1000 hectares sur lesquels s’étend la zone ? C’est pour avoir des réponses à ces questions, devenues préoccupantes au fil des années en raison non seulement des besoins d’extension du port mais aussi des installations anarchiques qu’il a subies que des travaux de reconstitution des limites ont été initiés par les pouvoirs publics. Face aux difficultés rencontrées dans la gestion du domaine portuaire de Douala et au niveau des autres places portuaires du Cameroun, qui sont occupées de manières anarchiques et illégales par les populations riveraines, la Direction Générale du Port Autonome de Douala (PAD) a engagé, depuis 2006, une importante action de sécurisation et de préservation des domaines portuaires publics confiés ou susceptibles de l’être à l’activité portuaire dans les circonscriptions de Douala/Bonabéri, Kribi/Campo et Limbe/Tiko.

En effet, le Port de Douala, qui s’étend sur 1000 ha environ, est l’objet de nombreuses convoitises, matérialisées par des occupations anarchiques, des contestations de communautés coutumières riveraines et d’attributions faites par des autorités non habilitées. Des réunions ont été organisées à cet effet sous l’égide du Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (Mindcaf). Et ont débouché sur la rédaction d’un document ayant permis d’aboutir à l’identification des sites dédiés ou susceptibles de l’être aux activités portuaires au niveau des circonscriptions de Limbe et de Kribi ; à la détermination de la consistance des prétentions foncières du port appuyée par de croquis ; à l’établissement d’une fiche technique destinée à définir les activités à mener, au chronogramme et aux coûts de leur mise en œuvre et à la détermination des procédures, des intervenants dans chaque activités et des résultats attendus. Un Comité interministériel a même été mis sur pied le 28 juillet 2011 avec pour mission prioritaire, la reconstitution des limites du domaine public portuaire de Douala et le classement des dépendances convoitées.

Une délimitation en trois phases

La première phase de cette opération consistait en la sensibilisation des autorités, des chefs traditionnels et des occupants du domaine public portuaire. Puis la fabrication de 100 bornes et 20 balises géantes estampillées PAD et leur implantation par les brigades topographiques. Malgré les difficultés d’accès à certains sites et des intempéries, apprend-on, une soixantaine de bornes et la quasi-totalité des balises ont pu être implantées. Cette phase a été clôturée le 20 décembre 2016. « L’opération a pris du temps (…) mais on ne peut que se réjouir du résultat », a déclaré Cyrus Ngo’o, le DG du Port autonome de Douala (Pad), lequel a besoin que les espaces occupés à tort soient libérés. Et souhaite même en acquérir de nouveaux, dans un processus d’extension qui est un des garants de sa compétitivité.

La deuxième phase de cette opération, étalée sur deux mois, a commencé ses travaux le 13 mars 2017. Cette phase consistait à identifier et sensibiliser les occupants des zones de prétention qui sont : la crique Tokoto (en contrebas de la préfecture du Wouri) ; le magasin ex-génie militaire (en contrebas de l’hôtel Pullman) ; le site abritant l’immeuble siège du PAD ; le site abritant le Club House du PAD ; la zone de Youpwè ; Mabanda ; Alpicam et alentours. La troisième phase elle, consistera à poursuivre l’opération de sécurisation dans la circonscription portuaire de Limbe/Tiko encore sous la gestion transitoire du PAD.

Par Yves Tchenang

Le Port de Douala poursuit sa transformation

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Construction de 10 km de voies de dessertes et d’une voie de contournement, aménagement d’une zone de parking… la direction générale du pad est sur plusieurs chantiers. Objectif : offrir une meilleure fluidité dans l’espace portuaire.


Le Schéma directeur du Port Autonome de Douala (PAD) comporte un ambitieux programme de développement des infrastructures et superstructures du combinat portuaire de Douala-Bonabéri. Le but recherché ici est d’arrimer le Port de Douala aux standards internationaux du secteur et d’en faire un véritable catalyseur de croissance de l’économie nationale.

C’est dans cette mouvance rénovatrice et de modernisation que s’inscrivent entre autres, le vaste chantier de la construction et de la réhabilitation de la voirie portuaire. En effet, les voies d’accès occupent une place importante dans le développement du Port de Douala-Bonabéri. C’est ainsi que, pour une meilleure fluidité dans l’espace portuaires, de nombreux chantiers ont été lancés et d’autres achevés. Il s’agit notamment des projets de : construction de 5 km de voie de contournement (du carrefour restaurant les mangroves, pour le carrefour du marché des fleurs, avant de tourner vers la droite, pour être parallèle à la Route Nationale 3 jusqu’au rond-point du monument du soldat du cinquantenaire à l’entrée de Youpwè) ; construction de 10 km cumulées de voies de dessertes à l’intérieur de la zone industrialo-portuaire d’Essengue. Il est également question de la construction de 20 000 m2 de parking pour véhicules de type poids lourds entre la Route Nationale 3 et la voie de contournement entre le carrefour marché des fleurs et le monument du soldat du cinquantenaire. Et aussi l’aménagement : d’une zone de parking à Essengue de 5 hectares pour véhicules et camions afin de libérer les emprises portuaires ; de 10 hectares pour base logistique et parkings poids lourds à Essengue ; de la zone industrialo-portuaire à ESSENGUE et installations des amodiataires du PAD, vecteurs de l’accroissement du trafic marchandises pour le port de Douala-Bonaberi.

Dans la foulée de ces chantiers routiers nouveaux, le PAD réalise également des travaux de maintenance de la voirie existante. Ceux-ci ont été réalisés sur l’ensemble des voiries du domaine portuaire, afin de prolonger la durée de vie des voies d’accès principales et névralgiques du Port. Grace à ces travaux, l’étanchéité des voiries a été rétablie, offrant ainsi plus de confort et de sécurité aux transporteurs des marchandises entrant et sortant du port. A ces travaux routiers, il faut ajouter ceux qui concernent la réhabilitation, à plus de 98%, de l’éclairage public portuaire dans la zone amont (Cimenterie DANGOTE), en passant par les zones sous Douane, le Terminal à Conteneurs, jusqu’à la zone aval, Ex-place de l’Udeac.

Route de Contournement : le marquage a commencé

Le directeur général adjoint du Port Autonome de Douala, Charles Michaux Moukoko Njoh qu’accompagnait le Sous-Préfet de Douala 1er Christophe Fofié Mbouedia était à Essengue pour le lancement de la sensibilisation des populations illégalement installées sur les emprises du domaine public portuaire. Il s’agit de faire comprendre à ces populations, l’importance et l’urgence du développement du Port de Douala-Bonabéri et de sa ville. «Le PAD entend accompagner à la réinstallation et non indemniser ceux qui sont appelés à déguerpir», martèle un cadre de la plateforme.

Par Yves Tchenang

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