jeudi, mai 28, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 480

Budget 2021 : une évaluation à mi-parcours pour plus d’efficacité

0

La première conférence d’exécution du budget s’est tenue le 21 juillet dernier à Yaoundé, une occasion pour les administrations de relever les griefs qui plombent sa bonne mise en œuvre.


Six mois après le lancement du budget de l’Etat pour l’exercice 2021, le rapport d’exécution de celui de 2020 n’est toujours pas disponible. Il aurait dû être publié au plus tard fin janvier, tel que le prescrit le régime financier de l’Etat. Mais cette année encore, et comme généralement, il tarde à être présenté. La faute à l’indisponibilité dans les délais, des informations à collecter auprès de toutes les administrations publiques. Résultats de courses, au-delà de l’indisponibilité à temps des synthèses d’exécution du budget, il est aussi difficile de rendre compte de certaines opérations de l’Etat telles que le Plan national d’urgence triennal, le Plan triennal spécial jeune, l’organisation du Chan, de la Can, la gestion du Compte unique du trésor, les fonds de garantie et plus récemment la gestion des fonds Covid-19. « C’est toujours une tâche très titanesque, parce qu’il faut rassembler les informations dans l’ensemble des administrations, tâche pas toujours aisée, et ce encore moins avec la décentralisation. Il faut rassembler des informations sur les centimes additionnels, la dotation générale de la décentralisation… » Ce constat que dresse Cyrill Edou Alo’o, directeur général du budget au ministère des Finances est celui qui, couplé à d’autres difficultés que rencontre son administration, a motivé la tenue de la toute première conférence d’exécution du budget de l’Etat, le 21 juillet dernier à Yaoundé.

Cette évaluation a mi-parcours de l’exécution du budget a rassemblé les services financiers de l’ordonnateur, du contrôleur financier et du comptable publique des différentes administrations, afin de leur permettre d’examiner les problématiques qui constituent les goulots d’étranglements à la bonne exécution du budget de l’Etat, et ce afin d’y apporter des solutions appropriées, avant les dates butoirs d’arrêt des engagements et des ordonnancements. « Autant nous avons fait des avancées sur la préparation du budget avec des rendez-vous que nous maîtrisons déjà, autant nous avons des difficultés à maîtriser l’exécution de la loi de finances et du budget », a rappelé le DGB. « C’est la raison pour laquelle, il est important que nous puissions nous organiser pour avoir une maîtrise de l’exécution du budget de telle enseigne que nous puissions rendre compte de son exécution journalière, hebdomadaire, mensuelle, bimensuelle, trimestrielle, semestrielle et annuelle », a t-il précisé. Les premières actions envisagées sont entre autres, l’organisation d’un calendrier des grands rendez-vous de l’exécution du budget, afin de doter les administrations des conférences d’exécution du budget qui sont établies dans le calendrier budgétaire conçu. « Nous devons définir ensemble les indicateurs de suivi qui nous permettent de faire un pilotage stratégique de l’exécution budgétaire, réfléchir sur le système d’information et organiser la collecte des informations afin de les mettre en corrélation. Ces indicateurs nous devons les élaborer ensemble de manière à ce que nous puissions les analyser. Car le tout n’est pas d’exécuter le budget, il est question d’établir des données qui permettront de questionner le passé et se projeter dans l’avenir », a indiqué Cyrill Edou Alo’o.

Carnet noir : Jean de Grâce Moutassi est mort

0

Jean de grâce Moutassi n’est plus. La nouvelle a été confirmée par des sources familiales en milieu de cette matinée du 23 juillet 2021. Selon un message attribué à un certain Yannick Nzouankeu, présenté comme un membre de la famille du journaliste, l’homme a fini ses jours sur un lit d’hôpital à Douala. L’on n’a pas publiquement annoncé la maladie de celui qui a fait les beaux jours des radios et télévisions camerounaises depuis les années 90.

L’homme avait fait ses classes pendant les années 90 à la station régionale de la Cameroon radio television (Crtv) pour l’Ouest à Bafoussam. Pour poursuivre au groupe La Nouvelle Expression vers la fin des années 2000, en prêtant sa voix sur les ondes de Radio et Télévision Equinoxe. Présentant avec brio le programme télévisuel Disons tout, en étant chef des programmes des deux médias audiovisuels. Jean De Grâce Moutassi quitte le groupe de presse créé par Séverin Tchounkeu, pour l’Union africaine. Jusqu’à ce qu’on apprenne ce jour son décès.

Programme économique et financier : décision imminente du Fmi

0

Le dossier du Cameroun devrait connaître la sentence du conseil d’administration de l’institution d’ici les
prochains jours.

Le dossier du Cameroun est sur la table du Fonds monétaire international. Selon le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le FMI devrait se prononcer sur le nouveau Programme économique et financier avec le Cameroun le 21 juillet dernier, avait-il annoncé au cours de son passage devant les sénateurs le 19 juin dernier. La décision officielle sera connue dans les prochains jours. Mais au vu de l’actualité, le Cameroun vient d’accroître ses chances de décrocher ce nouveau programme, et ce, en obtenant le refinancement à 80% de son eurobond de 2015 le 30 juin dernier à Paris. En effet, souligne une source au ministère des Finances, « l’opération de refinancement des eurobonds influe sur le programme avec le FMI, car il fait changer le profil du niveau d’endettement du pays et donc, sur les nouvelles capacités d’endettement de celui-ci ».
Autrement dit, en repoussant les échéances de remboursement de son eurobond initial, le Cameroun a augmenté ses capacités d’endettement et peut se permettre la signature d’un nouveau programme pour relancer son économie. A cela s’ajoute également la récente publication de l’audit sur la gestion des fonds Covid-19, qui constituait l’une des conditions à satisfaire par le Cameroun, pour la signature de ce programme avec FMI.

Un mécanisme élargi de crédit et une facilité élargie de crédit

Les discussions entre les deux parties ont débuté le 13 mai dernier et ont abouti à un accord le 21 mai. «Les services du FMI ont achevé les discussions de politique générale avec les autorités sur un nouveau programme de 36 mois, qui pourrait être soutenu par des ressources du FMI, au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et du Mécanisme Elargi de crédit (Medc)», a annoncé l’institution de Bretton Woods dans un communiqué officiel signé le 27 mai dernier. Autrement dit, en plus de la Facilité élargie de crédit (FEC), le prochain programme devrait également inclure le Mécanisme Élargi de Crédit (Medc). En supplément au premier qui vise à aider les pays bénéficiaires à rétablir la stabilité et la viabilité macroéconomique tout en favorisant une croissance vigoureuse au travers des appuis budgétaires, le second quant à lui (Medc) est un accord plus prolongé à l’accompagnement d’un programme, avec des délais de paiement plus longs. « Lorsqu’un pays se heurte à de graves problèmes de balance des paiements à moyen terme, en raison de faibles structurelles qui tarderont à être corrigées, le FMI peut apporter son concours au moyen du mécanisme élargi de crédit (Medc). Par comparaison à l’assistance au titre d’un accord de conformation, le Medc prévoit un accompagnement plus prolongé du FMI à l’appui d’un programme, ainsi que des délais de remboursement plus longs», explique le FMI. Ce nouvel ac-
compagnement rentre dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 20-30 (SND) et prend en compte les objectifs de croissance attendus par ce document. Le programme à moyen terme des autorités est axé sur la reprise post-Covid-19, la viabilité macroéconomique et un ambitieux programme de réformes structurelles. « Dans ce contexte le programme supporté par le FMI s’appuie sur la SND-30 des autorités, avec un accent transversal sur les mesures de renforcement de la bonne gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption. Il se base sur quatre principaux piliers : atténuer les conséquences de la pandémie, tout en garantissant la durabilité macroéconomique ; accélérer les réformes pour moderniser l’administration fiscale et douanière, mobiliser les recettes, améliorer la gestion des finances publiques, accroître l’efficacité des investissements et réduire les risques fiscaux des entreprises publiques ; renforcer la viabilité et la gestion de la dette ; et intensifier les réformes structurelles pour stimuler la diversification économique et la résilience du secteur financier. Le soutien financier du FMI devrait également contribuer à stimuler les investissements du secteur privé et à catalyser des financements supplémentaires de la part des partenaires de développement» , liste l’institution monétaire.

Canicha Djakba

Budget 2021 : une évaluation à mi-parcours pour plus d’efficacité

0

La première conférence d’exécution du budget s’est tenue le 21 juillet dernier à Yaoundé, une occasion pour les administrations de relever les griefs qui plombent sa bonne mise en œuvre.

Six mois après le lancement du budget de l’Etat pour l’exercice2021, le rapport d’exécution de celui de 2020 n’est toujours pas disponible. Il aurait dû être publié au plus tard fin janvier, tel que le prescrit le régime financier de l’Etat. Mais cette année encore, et comme généralement, il tarde à être présenté. La faute à l’indisponibilité dans les délais, des informations à collecter auprès de toutes les administrations publiques. Résultats de courses, au-delà de l’indisponibilité à temps des synthèses d’exécution du budget, il est aussi difficile de rendre compte de certaines opérations de l’Etat telles que le Plan national d’urgence triennal, le Plan triennal spécial jeune, l’organisation du Chan, de la Can, la gestion du Compte unique du trésor, les fonds de garantie et plus récemment la gestion des fonds Covid-19. « C’est toujours une tâche très titanesque, parce qu’il faut rassembler les informations dans l’ensemble des administrations, tâche pas toujours aisée, et ce encore moins avec la décentralisation. Il faut rassembler des informations sur les centimes additionnels, la dotation générale de la décentralisation… » Ce constat que dresse Cyrill Edou Alo’o, directeur général du budget au ministère des Finances est celui qui, couplé à d’autres difficultés que rencontre son administration, a motivé la tenue de la toute première conférence d’exécution du budget de l’Etat, le 21 juillet dernier à Yaoundé.

Cette évaluation a mi-parcours de l’exécution du budget a rassemblé les services financiers de l’ordonnateur, du contrôleur financier et du comptable publique des différentes administrations, afin de leur permettre d’examiner les problématiques qui constituent les goulots d’étranglements à la bonne exécution du budget de l’Etat, et ce afin d’y apporter des solutions appropriées, avant les dates butoirs d’arrêt des engagements et des ordonnancements. « Autant nous avons fait des avancées sur la préparation du budget avec des rendez-vous que nous maîtrisons déjà, autant nous avons des difficultés à maîtriser l’exécution de la loi de finances et du budget », a rappelé le DGB. « C’est la raison pour laquelle, il est important que nous puissions nous organiser pour avoir une maîtrise de l’exécution du budget de telle enseigne que nous puissions rendre compte de son exécution journalière, hebdomadaire, mensuelle, bimensuelle, trimestrielle, semestrielle et annuelle », a t-il précisé. Les premières actions envisagées sont entre autres, l’organisation d’un calendrier des grands rendez-vous de l’exécution du budget, afin de doter les administrations des conférences d’exécution du budget qui sont établies dans le calendrier budgétaire conçu. « Nous devons définir ensemble les indicateurs de suivi qui nous permettent de faire un pilotage stratégique de l’exécution budgétaire, réfléchir sur le système d’information et organiser la collecte des informations afin de les mettre en corrélation. Ces indicateurs nous devons les élaborer ensemble de manière à ce que nous puissions les analyser.
Car le tout n’est pas d’exécuter le budget, il est question d’établir des données qui permettront de questionner le passé et se projeter dans l’avenir », a indiqué Cyrill Edou Alo’o.

Canicha Djakba

Budget 2021: plus de 2 232 milliards déjà dépensés

0

Le rapport de l’exécution du budget présenté ce mercredi 21 juillet 2021 par le gouvernement révèle que 1 198 milliards de francs CFA ont été engagés tandis que 1 034 ont été ordonnancés depuis le début de l’année.

Le budget général de l’Etat pour 2021 est de 5 235 milliards de francs CFA, pour 2 645,6 milliards de dépenses courantes, 1 352 de dépenses d’investissement et 1 392,63 pour le remboursement de la dette publique. A fin juin 2021, l’Etat a engagé des dépenses s’élevant à 1 198 milliards de francs CFA, soit 955 milliards en fonctionnement, et 243 en investissement. Un total de 23,91% sur la base des engagements par rapport à la loi de finances qui prévoit sur l’année 3 869 milliards. Il a par ailleurs émis des ordres de paiement de 1 034,88 milliards, soit un taux d’ordonnancement de 22,16 % sur les 1 365,34 milliards prévus sur l’année. Les chiffres ont été présentés le 21 juillet dernier au cours de la première conférence d’exécution du budget. Cette rencontre que présidait Cyrill Edou Alo’o, directeur général du budget au ministère des Finances, a permis de dresser un bilan à mi-parcours de l’exécution du budget de l’Etat ainsi que d’identifier les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la loi de finances.

De manière détaillée, le Budget d’investissement public en Ressources internes ordinaires (RIO) a déjà bénéficié de 243 milliards de francs CFA sur les 631 que prévoit la loi de finances, alors que le BIP sur Financement extérieur (Finex), doté de 733 milliards reste non engagé. Au cours du premier semestre, l’Etat a engagé 49 milliards pour le règlement de la dette intérieure sur les 672 milliards prévus sur l’année. Concernant la dette extérieure, il a déjà débloqué 102 milliards sur les 720 prévus sur l’année. Sur la même période, les subventions et transferts lui ont coûté 98 milliards. Pour les factures d’eau, d’électricité et de téléphone, 24 milliards y ont été consacrés sur les 45 milliards du budget y alloué sur l’année. 332 milliards ont été destinés à la fourniture en biens et services sur les 805 milliards sur l’année. Les pensions ont coûté 57 milliards. 249 milliards sur les 1014 milliards prévus ont déjà été payés en guise de salaire.

Une exécution laborieuse du budget

Toutefois, l’exécution du budget de l’Etat se heurte à plusieurs difficultés, parmi lesquelles, le volume très élevé des dépenses exécutées par procédures dérogatoires dans l’exécution du budget de fonctionnement. « De 282 milliards en 2019 à 348 milliards en 2020, soit 10,08% de l’ensemble des dépenses de l’Etat (hors financement extérieurs et services de la dette), au 30 juin 2021, le montant de ces dépenses (hors consommation publique) est d’environ 100 milliards », décrie la direction générale du Budget, qui interpelle les administrations à renforcer les mesures de limitation des procédures dérogatoires. Bien plus, la DGB regrette que les administrations ne fournissent pas assez d’efforts pour maîtriser les dépenses relatives à la consommation de l’eau, de l’électricité et des frais téléphoniques. « Ces dépenses tardent à diminuer et continuent d’être couvertes par le Minfi à hauteur des provisions inscrites sur le budget et non pas sur la base des consommations réelles de l’Etat », indique le ministère des Finances.
Le dépassement des dépenses relatives aux frais de justice, la difficile prise en charge de la dette flottante de l’Etat dues aux impayés, le non respect des quotas d’engagement des dépenses, l’abandon de certains chantiers en raison du retard dans le paiement des décomptes des contractantes de l’administration…sont entre autres les autres griefs que rencontre le Minfi, et qui lui font dire qu’au « premier trimestre 2021, l’exécution du budget a été laborieuse d’où une nécessaire prise de conscience collective pour assurer une meilleure exécution du budget ».

Scandale de la sextape : Camus Mimb et Wilfried Eteki demandent la liberté provisoire

0

Martin Camus Mimb et Wilfried Eteki ont comparu pour la première fois au Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo le 21 juillet 2021. Les deux complices ont plaidé « non coupable » des faits qui leur sont reprochés, à savoir « atteinte à l’intimité de la vie privée » et « publications obscènes d’ébats sur les réseaux sociaux ». Faits commis le 16 juin 2021 et qui ont causé du tort à Malicka Bayémi, la jeune fille de 24 ans dont la vidéo a fuité sur les réseaux sociaux, la montrant en pleins ébats sexuels avec Wilfried Eteki, dans le bureau du directeur général de Radio sport infos (RSI). Les avocats des deux hommes qui ont avoué le « crime » n’ont pas attendu pour demander une libération provisoire. En l’absence de la partie adverse qui n’était pas conviée à l’audience du jour.

«Il fallait écouter le premier témoin du ministère public, à savoir la victime, n’était pas là, alors le ministère public a formulé une demande de renvoi pour la faire citer », justifie Me Kouokam Henri, un des avocats des prévenus. Lesquels sont défendus également entre autres par Mes Um Patrice, Ngo Mbiga et Kouokam Henri. En revanche, le collectif des avocats de la défense a formulé une demande de liberté provisoire au bénéfice de ses clients. En respect de l’article 301 du Code de procédure pénale qui exige le cas échaant, de présenter des « garants ». La défense l’a fait, mais le ministère public n’a pas fait de réquisitions, et a préféré demander le renvoi. Il faudra attendre le 4 août 2021, date de ce renvoi, pour que le ministère public puisse éventuellement formuler ses réquisitions.

Rendez-vous le 4 août 2021

Même si le tribunal accède à la demande des prévenus, la partie ne sera pas terminée car Malicka Bayémi , défendue par un collectif conduit par Me Dominique Fousse, a saisi la justice tant par une citation directe (audience du 21 juillet) que par une plainte avec constitution de partie civile (audience du 22 juillet). De toutes les façons, les deux amis devront minimalement continuer de séjourner derrière les barreaux jusqu’au 4 août prochain, date de la prochaine audience de la première saisine. Pour ce qui est de la seconde procédure ouverte hier 22 juillet, elle a été renvoyée au 26 août, en labsence des prévenus qui n’ont pas été extraits de leurs cellules. Seuls les conseils se sont présentés avec retard devant le tribunal.

Crise à la Fécafoot : Abdouraman accuse le TAS de corruption

0

La crise à la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) recèle-t-elle un scandale de corruption ? Abdouraman Hamadou Babba, le chef de file de l’opposition au bureau déchu mais maintenu à la tête de l’instance par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), évoque une manipulation du verdict publié le 15 Janvier 2021. L’invité du programme « Echange » diffusé en direct dans la soirée du 16 Juillet 2021 sur la télévision Bnews1 a soutenu que le point de la sentence n’était qu’un commentaire. Il a expliqué que c’était la résultante d’une manœuvre « politique ». Et pointé l’action de personnes aux sombres desseins. « Cette mafia locale a acheté ce point 235 à un million de Francs Suisses. Aujourd’hui, je peux vous le dire que c’est un point qui est tombé comme un cheveu dans la soupe ».

Nous avons des traces de transactions d’argent entre des gens ici au Cameroun et certains responsables de la FIFA et un responsable du greffe du TAS. Nous avons porté ces éléments à la connaissance de la justice suisse.

Le président du club de football Etoile Filante de Garoua croit savoir que c’est parce qu’il fallait tripatouiller le verdict du procès intenté par Olympic de Meiganga et de nombreux autres clubs amateurs qu’il a tardé à être rendu public. « Ce point 235 a été acheté 600 millions. Quand vous regardez comment ça a été agencé, quand vous arrivez au point 235, il y a une rupture. C’est comme un cheveu dans la soupe. Parce que c’est un point qui n’avait jamais été discuté par personne. C’est pour cela que la sentence a été bloquée pendant des mois et des mois. Parce qu’il fallait trouver quelque chose. Ces gens sont supportés par des gens très influents qui sont dans l’ombre ici au Cameroun et qui sont capables de vendre du vent et transformer ça avec la complicité des médias », a accusé Abdouraman Hamadou.

Il déclare qu’un responsable du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) est cité dans la plainte que ses compagnons de combat et lui ont déposé auprès de la justice helvétique. « Pour la première fois je vais le dire ici. Nous avons des traces de transactions d’argent entre des gens ici au Cameroun et certains responsables de la FIFA et un responsable du greffe du TAS. Nous avons porté ces éléments à la connaissance de la justice suisse. Je vais m’arrêter là. J’espère que les enquêtes vont progresser. Nous l’espérons. Parce que c’est entre les mains de la justice. J’ai voulu le dire parce que je ne viens pas parler des choses au hasard », a assuré l’ancien responsable de la communication de la Fecafoot.

Il a ensuite expliqué que son camp n’était pas allé au TAS demander une interprétation du verdict du 15 Janvier 2021 non seulement parce que cela n’aurait eu aucun sens mais aussi parce qu’ils ne pouvaient pas également attaquer à ce moment-là. Il annonce cependant qu’il fera annuler l’assemblée générale extraordinaire organisée au forceps le 13 Juillet 2021 à Yaoundé.

Source: cameroon-info.net

Intimidation : Le domicile de Fridolin Nké encerclé

0

Le ton est monté d’un cran ce jour. Le domicile de Dr Fridolin Nké a été encerclé aux premières heures de la journée: « Urgent : Le colonel Bamkoui localise mon domicile depuis ce matin. Ce sont des « Eton » de la SEMIL qui sont chargés de m’interpeller ! », a-t-il alerté sur son compte facebook. Mais le propriétaire du domicile est libre de ses mouvements. Au lendemain du 21 juillet 2021, date à laquelle Fridolin Nké était convoqué à la Sécurité militaire (SEMIL) pour une enquête de sécurité, doublée d’une accusation d’« incitation à la mutinerie au sein des forces de défense et de sécurité ». Convocation que l’homme a boudée, au motif de n’avoir pas été notifié par les voies autorisées. Joint au téléphone, le philosophe répond par un message court : « RAS», pour dire « Rien à signaler ». Puis plus rien. Toujours est-il que l’homme est (encore) libre de ses mouvements.

Il semble que les hommes armés soient arrivés alors que l’enseignant d’université était déjà parti. Mais échappera-t-il aux hommes de Joël Emile Bamkoui ? Difficile de parier, tant le commandant de la Sécurité militaire est réputé être un jusqu’au-boutiste. Lui qui a promis de « traiter» Fridolin Nké.

Tout est parti d’un directeur facebook dans lequel l’enseignant de philosophie appelait les forces de défense et de sécurité à ne pas exécuter les ordres de leurs supérieurs si ceux-ci ne concordent pas avec les lois en vigueur au Cameroun et le respect des droits de l’homme. En rapport avec la torture subie par l’activiste pro-Mrc Sébastien Ebala qui croupit en prison à Kondengui, après avoir été torturé à la SEMIL.

Sur le même sujet

Affaire Fridolin Nké: le général Wanto menace de s’en prendre au colonel Bamkoui

Convocation: Fridolin Nké snobe Emile Bamkoui

Fridolin Nké convoqué à la SEMIL

Convocation de Fridolin Nké : La menace qui vient de la diaspora

0
Robert Wanto dit Général, le président du CCD

« Le CCD tient à dire à l’opinion nationale et internationale qu’en cas d’une voie de fait exercée sur le Docteur Fridolin Nke ou d’une éventuelle détention de cet intellectuel et libre penseur ce 21 juillet 2021 ou plus tard, la Diaspora Combattante et Révolutionnaire se sentira investie de représailles». Plus concrètement, « il devra s’ensuivre une fermeture jusqu’à nouvel ordre de l’ambassade du Cameroun à Paris, assortie d’une interdiction à ce tortionnaire professionnel, M. Bamkoui Emile Joël, agissant pour le compte de l’Etat liberticide du Cameroun, d’effectuer tout voyage au sein de l’U.E et aux USA, sous peine de troubles graves à l’ordre public ». La mise en garde est du Conseil des Camerounais de la diaspora (CCD). A l’intention du colonel Emile Joël Bamkoui, commandant de la Sécurité militaire (Semil). Au sujet de la guéguerre que ce chef militaire très craint au Cameroun anime avec le Dr Fridolin Nké, philosophe et enseignant à l’université de Yaoundé I.

Le philosophe était attendu ce 21 juillet 2021 à la Semil pour être entendu dans le cadre d’une « enquête de sécurité », mais soupçonné, mieux, accusé d’« incitation à la mutinerie au sein des forces de défense et de sécurité ». Le ton entre les deux hommes était allé très haut dans une conversation téléphonique la semaine dernière, dans laquelle le militaire reprochait à l’enseignant de le citer dans ses sorties sur les réseaux sociaux « sans [le] connaître ». Mais surtout, Emile Bamkoui promettait de « traiter » Fridolin Nke. Avant de lui servir dès le lendemain une convocation pour ce 21 juillet 2021. « Suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’un audio révélant un échange houleux entre M. Bamkoui Emile Joël, colonel de l’armée camerounaise, chef de Division de la Sécurité Militaire et le Docteur Fridolin NKE, enseignant à l’université de Yaoundé 1, ledit colonel aurait d’ores et déjà mis ses menaces et intimidations à exécution à travers une convocation méprisante et hautaine.. », constate le mouvement dirigé par Robert Wanto.

Organisation qui ne compte pas que dénoncer. « Le Conseil des Camerounais de la Diaspora s’insurge fermement contre cette énième tentative grossière d’abus de pouvoir. Le CCD saisit une fois de plus cette opportunité pour attirer l’attention de l’opinion internationale et les organisations de défense des droits de l’homme sur le non-respect criard des libertés fondamentales au Cameroun», écrivent-ils dans un message daté du 19 juillet 2021.

Sur le même sujet

Convocation: Fridolin Nké snobe Emile Bamkoui

Dr Fridolin Nké attendu à la SEMIL

Semil : Fridolin Nké ne s’est pas présenté chez Emile Bamkoui

0

De sources concordantes, Fridolin Nké n’a pas déferré à la convocation du colonel Emile Bamkoui ce 21 juillet 2021. Ce malgré les conseils et autres pressions à lui adressées depuis une semaine que la « guerre », a éclaté entre le philosophe et le commandant de la Sécurité militaire (SEMIL). L’homme qui n’a cessé de dénoncer les pratiques du patron de la SEMIL, ne s’est finalement pas présenté au quartier du Lac où son « adversaire » l’attendait.

Dans une sortie en live sur facebook hier, le Dr Fridolin Nké avait déjà prévenu qu’il n’avait pas l’intention de se soumettre à la justice personnalisée. « je suis bien disposé à répondre à une convocation d’Emile Bamkoui, mais au moins, qu’il me serve la convocation par les canaux prescrits par la loi», a-t-il déclaré. Condamnant ainsi les méthodes choisies par le patron de la Semil pour l’e convoquer : «ce monsieur a fini de me proférer des menaces, pour me convoquer lui-même à la Semil. C’est être juge et partie. Il n’avait qu’à saisir la gendarmerie et nous nous y trouverions tous ensemble », propose-t-il. Mieux, « qu’il me serve une convocation par voie d’huissier, s’il tient à me convoquer lui-même», poursuit-il. « Le colonel Bamkoui ne sait peut-être pas que j’ai des problèmes à l’université. Il n’avait pas à envoyer des militaires déposer une convocation aux responsables de l’université», souligne-t-il. Avant d’insister sur sa casquette de philosophe. «Un philosophe n’a pas peur ; moi je n’ai pas peur… », a-t-il assuré. Déclarant avoir découvert sa convocation sur les réseaux sociaux, avant d’apprendre qu’elle a été déposée auprès des responsables de l’université de Yaoundé I.

A l’origine de cette crise, des sorties de Dr Fridolin Nké sur les réseaux sociaux, invitant les Forces de défense et de sécurité (FDS) à « désobéir aux ordres illégaux de leurs supérieurs ». L’homme estime que beaucoup de bavures des FDS sur le front sont le fait de leurs supérieurs qui outrepassent les droits de l’homme. Mais s’appuie principalement sur le cas de l’activiste politique Sébastien Ebala qui a été torturé à la SEMIL avant d’être écroué à la prison de Kondengui. Le colonel Bamkoui l’accusent d’« incitation à la mutinerie au sein des forces de défense et de sécurité ».

Sur le même sujet
Fridolin Nké convoqué à la SEMIL

- Publicité -
Google search engine