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Douala : pourquoi des immeubles s’affaissent

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Sur les décombres d'un immeuble à Douala

Le non-respect des normes d’urbanisme est pointé du doigt. Annuellement, moins de 10% de constructions sont couvertes par des permis de bâtir.

Deux incidents, dont un ayant fait des morts, ont été enregistrés en l’espace d’un mois dans la ville de Douala. Le cas le plus récent date du 14 juillet dernier. L’échafaudage d’un immeuble au quartier Akwa lieu dit Douala Bar a complètement lâché, faisant deux morts et plusieurs ouvriers blessés. D’après des informations glanées, cet échafaudage en bois avait fini par s’affaiblir du fait de la variation des intempéries. Mais, la véritable cause de ce drame serait le non-respect des dispositions du permis de bâtir. D’après le coordonnateur du guichet de facilitation des actes d’urbanisme à la communauté urbaine de Douala, le promoteur de cet immeuble avait obtenu une autorisation en début d’année 2020 pour la construction d’un bâtiment de type sous-sol, rez de chaussée et deux étages. Pourtant ; il était déjà à quatre étages. « il y a eu des sommations qui ont été faites à ce promoteur d’arrêter ce chantier et à se conformer aux dispositions de son permis de construire. Malheureusement, les travaux ont continué », a expliqué Beb A Ikoue lors d’une sortie médiatique.

Avant le cas d’Akwa, un immeuble R+7 au quartier Bonanjo s’est écroulé en fin juin. Les architectes et urbanistes interrogés sur la question sont unanimes. La construction est un travail de chaîne et une fois qu’une étape n’est pas respectée, ce type de situation peut survenir. En dehors des aspects techniques comme les études préliminaires, le respect des normes, la qualité des matériaux, la mobilisation de diverses expertises, l’un des éléments importants c’est l’obtention du permis de bâtir. Cette pièce semble d’autant plus essentielle qu’elle est délivrée par la communauté urbaine suite à l’avis d’une commission qui regroupe plusieurs acteurs. Notamment les ministères en charge de l’habitat et de l’environnement, les ordres professionnels des ingénieurs architectes, urbanistes, le corps des sapeurs-pompiers, le labogénie, les différentes mairies d’arrondissements.

D’après les données de la CUD, peu de personnes sollicitent ce document. « 600 à 1000 permis de construire sont délivrés dans la ville de Douala alors que les statistiques montrent que les occupations du sol se font à un rythme de 5000 -6000 constructions par an », indique Beb A Ikoué. Interrogés, les habitants accusent les difficultés liées à l’obtention du titre foncier, pièce préalable pour la demande du permis de bâtir. Le circuit d’obtention de ce permis étant lui aussi réputé sinueux. Dans le même temps, la qualité du sol de la ville de Douala est présentée comme un facteur majeur dans la chute des immeubles.

Interview

Robert Medjo Eko, geotechnicien

« Les sols de Douala se tassent assez facilement« 

Le professeur titulaire de géotechnique précise les divers facteurs pouvant contribuer à l’affaissement des immeubles. Il éclaire spécifiquement sur l’impact du sol de Douala et le rôle du géotechnicien dans la prévention des accidents.

Nous avons observé ces dernières semaines, l’effondrement d’immeubles dans la ville de Douala. Comment percevez-vous vous de ce phénomène ?
Chaque fois qu’un bâtiment en construction ou un vieil immeuble s’effondre, on enregistre une onde de choc au sein de la population. Si on s’en tient aux statistiques, il n’y a pas lieu de paniquer parce qu’au cours d’une période donnée, le nombre d’immeubles qui s’effondrent est très négligeable lorsqu’il est comparé à celui des bâtiments qui demeurent stables. C’est un phénomène que connaissent beaucoup de villes à travers le monde. Il est très souvent causé par une combinaison de plusieurs facteurs. Pour le cas spécifique de Douala, les effondrements peuvent être causés par l’un au moins des facteurs suivants : erreurs dans la conception du bâtiment ; usage de matériaux de mauvaise qualité pendant la construction ; mauvaise exécution des travaux couplée à une supervision laxiste ; vieillissement précoce du bâtiment ; absence de maintenance du bâtiment ; défaillance des fondations du bâtiment ; exécution d’une excavation qui déstabilise l’immeuble construit dans la propriété adjacente etc. Il y a également lieu d’attirer l’attention du citoyen ordinaire sur le fait que l’apparition de fissures dans un bâtiment est un signe qui annonce que le ‘’bâtiment est stressé’’. Et ce signe avant-coureur peut se muer en un effondrement plus tard.
Quelles sont les caractéristiques des sols de douala et quelle est leur incidence sur les constructions ?
Les sols fermes de Douala sont généralement des sols constitués d’un mélange de sable et d’argile. Sur le plan technique, on les désigne par les termes d’argile sableuse ou de sable argileux. L’usage d’un terme au détriment de l’autre dépend des proportions de sable et d’argile que l’on retrouve dans le mélange. Une étude récente (Zoa Ambassa et Amba Chills, 2020) a révélé que sur le plan géotechnique, les sols de Douala appartiennent à la famille de sols compressibles. Ces sols se caractérisent par une déformabilité élevée, une faible perméabilité qui varie avec la déformation, une résistance limitée c’est-à-dire que ces sols se tassent assez facilement sous l’effet d’une charge appliquée. Ces sols présentent cependant une résistance de plus en plus élevée vers la base du profil d’un site. Sur la base de ces informations, le Géotechnicien conçoit son système de fondation en veillant que la charge transmise par un élément structural (poteau ou voile) au sol support soit compatible avec la capacité portante de la strate de sol qui supportera cet élément structural. Compte tenu de la faible résistance du sol, il faut s’attendre à ce que les immeubles qui appliquent des charges importantes au sol support (R+4 et plus) soient ancrés suffisamment profondément dans le sous-sol.
En tant que géotechnicien, quelles recommandations pouvez-vous formuler ?
Quelle que soit la taille du projet, pour éviter des inquiétudes et un éventuel effondrement de bâtiment générés par un comportement erratique du sol support, il est conseillé à chaque promoteur de se faire accompagner par un géotechnicien. Selon une adaptation de la norme française NF P 94 500 qui définit les missions des activités géotechniques, l’intervention du Géotechnicien peut être décomposée en 3 phases dans un projet de fondation d’immeuble : étude préliminaire du sol, étude géotechnique de conception et étude géotechnique d’exécution. Le géotechnicien fait l’étude, puis le suivi de l’exécution des travaux de fondation afin de contrôler le contexte géologique du sous-sol réel qui se révèle au fur et à mesure que les travaux évoluent. Il doit alors déceler toute anomalie, tout écart par rapport à ses prévisions, de façon à prendre au plus vite les mesures qui s’imposent pour prévenir tout accident.

Jeux olympiques 2021 : Deux éliminations, une qualification pour le Cameroun

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La Cameroon olympic team est entrée en scène par une défaite. Et c’est la doyenne Sarah Hanffou qui a donné le mauvais ton, en se faisant laminer 1-4 par la Bulgare Trifonova Polina au Gymnase Métropolitain de Tokyo. Ce 6ème match a été arbitré par le duo constitué de la Hong-kongaise Wong Loy King et de l’Australienne Waizinger Joseph. Agée de 29 ans, l’adversaire de la Camerounaise était partie pour être la meilleure. 407ème du Classement mondial ITTF Femmes, elle totalisait avant la rencontre 7 victoires contre 3 défaites en 2021. Face à la meilleure pongiste du Cameroun, qui partage sa passion de pongiste avec son métier d’avocate. Les 2èmes Jeux olympiques se terminent à peine commencés pour la Lionne de 34 ans dont les statistiques actualisées sont inexistantes, et qui en 2019 était à deux victoires pour trois défaites.

Mais très vite, le Cameroun a retrouvé le sourire avec Albert Mengue Ayissi. Le boxeur des -69kg a neutralisé l’Eswatinien (Swaziland) Dlamini Thabiso par K.O au 3ème round. L’homme redescend dans l’arène de Kokugikan ce mardi en 8ème de finale contre l’Irlandais Walsh Idan. Et voudrait bien rééditer l’exploit. Pour sa deuxième participation aux Jeux olympiques, Wilfried Seyi Ntsengue a perdu son premier combat ce lundi matin contre le Congolais (Rdc) David Tshama dans les -75kg. Le combat qui comptait pour les 1/16 de finale, a tourné à l’avantage de cet éternel concurrent africain dans la catégorie.

Chez les judokates, Arrey Sophina (- 70kg) entre en scène ce mercredi au Nippon Budokan en 1/16 de finale contre le Coréenne Kim Seongyeong. Vanessa Mballa Atangana (+78kg) descendra à son tour dans l’arène vendredi prochain, pour affronter la Turque Sayit Kayra. En cas de victoires, elles enchaîneront le même jour jusqu’en finale. En lutte, Essombe Tiako attendra le 6 août. Dans sa catégorie, ça se jouera en finale directe, avec possibilité de repêchage. Les Lions indomptables de natation, d’haltérophilie et de lutte attendront encore pour agiter leurs crinières dimanche prochain.

Sarah Hanffou n’aura pas été assez adroite (Ph. Sport news Africa)

Football Féminin: la Zambie tente de survivre

Dans l’ensemble, l’Afrique se comporte assez bien. Le destin a par moments voulu que certains enfants d’Afrique se dévorent entre eux, mais les autres sortent la tête de l’eau face aux adversaires des autres continents. Ainsi, dans la même catégorie qu’Albert Ayissi, l’Algérien Abdelhafid Benchabla a également empoché son ticket des 8èmes de finale en battant aux points l’Ouzbek Sanjar Tursunov (4-1). Ce mardi, il rencontrera un autre Européen de l’Est, le Russe Muslim Gadzhimagomedov.

Le Kényan Nicholas Okoth, champion d’Afrique 2017 des 57kg, a été battu par le Mongol Tsendbaatar Erdenebat (3-2). Il a mieux combattu que le Marocain Mohamed Hamout humilié dans la même catégorie, par l’Iranien Daniyal Shahbakhsh (5-0). Si l’Afrique a peu de chance dans des disciplines comme la boxe, la natation, le cyclisme, il est certain que les courses de demi-fond et de fond lui ont toujours souri. Dans les sports collectifs, le football est particulièrement animé. Les Zambiennes qui avaient éliminé et contraint les Camerounaises au football féminin à jouer une place intercontinentale (place manquée), ont reçu une douche froide d’entrée, avec une lourde défaite 10-3, administrée par les Pays Bas. Avant de se relever en seconde rencontre face à la Chine. Menées 3-1, les Copper Queens ont remonté la pente au point de mener 3-4, avant de terminer la partie à égalité de points. Du coup, leurs chances de qualification pour le second tour restent intactes. Le Chili qui avait remporté le duel intercontinental contre le Cameroun, a été cueilli à froid par la Grande Bretagne (2-0). Le Canada a scellé son sort par la suite (2-1). Chez les hommes, la Côte d’ivoire a imposé son salut à l’Arabie saoudite (2-1), pendant que le Japon, pays organisateur, neutralisait l’Afrique du sud (1-0). L’Egypte a pu accrocher l’Espagne (0-0).

Hortense Vanessa Mballa Atangana : Si près d’une médaille olympique

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Vanessa Mballa Atangana a la rage de vaincre

« Je pars quelque peu diminuée…», avait craché Hortense Vanessa Mballa Atangana, au quotidien Le jour, en quittant le Cameroun pour le Japon. Curieuse sortie d’un combattant qui va au front. La judokate de 29 ans ne doute pourtant pas de ses performances. La Lionne indomptable du judo n’en finit pas de réclamer son entraîneur personnel dans le staff à accréditer pour la Cameroon olympic team. Rodrigue Chenet est perçu par l’athlète comme l’élément immanquable pour sa victoire. Ce technicien français qui l’a repérée en 2011, un an après son arrivée en France. Depuis, l’entraîneur du Judo Club de Château-Gontier n’a plus abandonnée sa graine de championne. Et d’ailleurs, celle qui est constamment en conflit avec la Fédération camerounaise de judo, a aussitôt déserté le camp d’acclimatation de l’équipe camerounaise à Hita au Japon, pour rejoindre son entraîneur personnel en France. Ignorant ainsi Donna Ngo Batang, entraîneuse nationale des dames.

Quoi qu’il en soit, la judokate des plus de 78kg a un seul objectif : offrir au Cameroun sa première médaille en judo. « Une médaille à Tokyo, moi j’y crois et mon coach aussi », a-t-elle indiqué. Et a des arguments pour son rêve. 14ème au classement olympique dans sa catégorie, la Lionne indomptable est quatre fois championne d’Afrique. Le dernier titre ayant été obtenu à Antanarivo en décembre 2020, face à Sonia Asselah, le porte-étendard de l’Algérie aux JO Ryo 2016. En janvier dernier, la mal aimée de la famille du judo camerounais arrachait une 5ème place aux Masters de Doha en janvier 2021.

Mais pour arracher une médaille à Tokyo, la native de Bikok devra se défaire d’adversaires aussi coriaces que la Cubaine Idalys Ortíz, 1ère mondiale et vice-championne olympique en titre, Romane Dicko, double championne d’Europe et 10ème au classement mondial ou encore la Brésilienne Maria Suelen Artheman, N°3 mondiale. Cette dernière a la particularité d’avoir été disqualifiée aux Masters de Doha face à Mballa. Et devrait nourrir une revanche. Celle qui fut l’unique judokate camerounaise à Ryo 2016, n’en nourrit pas moins une depuis qu’elle a été éliminée au premier tour par la Polonaise Daria Pogorzelec. Pour sa 1ère participation aux JO.

Programme economique et Financier : décision imminente du Fmi

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Le dossier du cameroun devrait connaître la sentence du conseil d’administration de l’institution d’ici les prochains jours.


Le dossier du Cameroun est sur la table du Fonds monétaire international. Selon le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le FMI devrait se prononcer sur le nouveau Programme économique et financier avec le Cameroun le 21 juillet dernier, avait-il annoncé au cours de son passage devant les sénateurs le 19 juin dernier. La décision officielle sera connue dans les prochains jours. Mais au vu de l’actualité, le Cameroun vient d’accroître ses chances de décrocher ce nouveau programme, et ce, en obtenant le refinancement à 80% de son eurobond de 2015 le 30 juin dernier à Paris. En effet, souligne une source au ministère des Finances, « l’opération de refinancement des eurobonds influe sur le programme avec le FMI, car il fait changer le profil du niveau d’endettement du pays et donc, sur les nouvelles capacités d’endettement de celui-ci ». Autrement dit, en repoussant les échéances de remboursement de son eurobond initial, le Cameroun a augmenté ses capacités d’endettement et peut se permettre la signature d’un nouveau programme pour relancer son économie. A cela s’ajoute également la récente publication de l’audit sur la gestion des fonds Covid-19, qui constituait l’une des conditions à satisfaire par le Cameroun, pour la signature de ce programme avec FMI.

Un mécanisme élargi de crédit et une Facilité élargie de crédit

Les discussions entre les deux parties ont débuté le 13 mai dernier et ont abouti à un accord le 21 mai. «Les services du FMI ont achevé les discussions de politique générale avec les autorités sur un nouveau programme de 36 mois, qui pourrait être soutenu par des ressources du FMI, au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et du Mécanisme Elargi de crédit (Medc)», a annoncé l’institution de Bretton Woods dans un communiqué officiel signé le 27 mai dernier. Autrement dit, en plus de la Facilité élargie de crédit (FEC), le prochain programme devrait également inclure le Mécanisme Élargi de Crédit (Medc). En supplément au premier qui vise à aider les pays bénéficiaires à rétablir la stabilité et la viabilité macroéconomique tout en favorisant une croissance vigoureuse au travers des appuis budgétaires, le second quant à lui (Medc) est un accord plus prolongé à l’accompagnement d’un programme, avec des délais de paiement plus longs. «Lorsqu’un pays se heurte à de graves problèmes de balance des paiements à moyen terme, en raison de faibles structurelles qui tarderont à être corrigées, le FMI peut apporter son concours au moyen du mécanisme élargi de crédit (Medc). Par comparaison à l’assistance au titre d’un accord de conformation, le Medc prévoit un accompagnement plus prolongé du FMI à l’appui d’un programme, ainsi que des délais de remboursement plus longs», explique le FMI. Ce nouvel accompagnement rentre dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 20-30 (SND) et prend en compte les objectifs de croissance attendus par ce document. Le programme à moyen terme des autorités est axé sur la reprise post-Covid-19, la viabilité macroéconomique et un ambitieux programme de réformes structurelles. « Dans ce contexte le programme supporté par le FMI s’appuie sur la SND30 des autorités, avec un accent transversal sur les mesures de renforcement de la bonne gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption. Il se base sur quatre principaux piliers : atténuer les conséquences de la pandémie, tout en garantissant la durabilité macroéconomique ; accélérer les réformes pour moderniser l’administration fiscale et douanière, mobiliser les recettes, améliorer la gestion des finances publiques, accroître l’efficacité des investissements et réduire les risques fiscaux des entreprises publiques ; renforcer la viabilité et la gestion de la dette ; et intensifier les réformes structurelles pour stimuler la diversification économique et la résilience du secteur financier. Le soutien financier du FMI devrait également contribuer à stimuler les investissements du secteur privé et à catalyser des financements supplémentaires de la part des partenaires de développement» , liste l’institution monétaire.

Les actions à mener

Les autorités camerounaises et le FMI se sont accordés pour poursuivre les réformes entamées dans le cadre du Programme Economique et Financier 2017-2020, achevé en septembre dernier, mais aussi, à mettre en œuvre de nouvelles initiatives. Sur le plan de la politique budgétaire, il sera question d’élargir la base des recettes non pétrolières, réduire les exonérations fiscales discrétionnaires, lutter contre la fraude et l’évasion fiscale et améliorer l’administration fiscale et douanière. L’achèvement de la réforme du compte unique du Trésor et le recours réduit aux interventions directes et aux procédures de dépenses exceptionnelles contribueront à améliorer la gestion de la trésorerie et l’exécution du budget et à renforcer la transparence budgétaire et la Crédibilité budgétaire», renseigne le document. Dans le cadre de la gestion des entreprises publiques, « le programme vise également à faire face aux risques financiers et fiscaux associés aux entreprises publiques. Les efforts de restructuration de la raffinerie nationale de pétrole (Sonara) seront fondés sur une analyse coûts-avantages approfondie de toutes les options disponibles. Les audits prévus des grandes entreprises publiques et l’apurement des dettes croisées du gouvernement avec les entreprises publiques et des arriérés de l’État contribueront à atténuer les risques éventuels», indique le FMI. Au sujet de l’endettement du Cameroun, le FMI précise que « compte tenu du risque élevé de surendettement du Cameroun, les efforts visant à renforcer la gestion de la dette publique et à limiter les emprunts non concessionnels restent essentiels pour assurer la viabilité extérieure. En conséquence, le programme limitera les emprunts non concessionnels aux projets qui sont essentiels pour le développement national et qui font partie intégrante de la SND-30 et pour lesquels un financement concessionnel n’est pas disponible». Une emphase devra aussi être mise sur l’amélioration du climat des affaires. Selon des indiscrétions, si le nouvel accord est approuvé par le FMI, le Cameroun pourrait bénéficier de 375 milliards de francs CFA, devant lui permettre de remettre son économie sur les rails de la croissance les trois prochaines années.

JO 2020 : Wilfried Seyi éliminé

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Séyi éliminé dès son premier combat

Tokyo 2020 ne sera pas la bonne participation de Wilfried Séyi aux Jeux olympiques (JO). Le boxeur camerounais des plus de 71kg vient d’être battu par le Congolais David Tshama, aux points. Et c’est au 3ème round que le Lion indomptable négocie mal la partie, en péchant par moins de protection. Et du coup, a encaissé plusieurs coups. Ce qui lui sera finalement fatal. Deux juges sur cinq ont penché pour le Camerounais. Pas de quoi aller au-delà des 1/16 de finale.

L’aventure s’arrête donc pour celui qui figurait parmi les meilleurs éléments de la Cameroon olympic team. Le porte-étendard du Cameroun à Rio 2016 n’a pas pu remporter un combat comme il l’avait réussi il y a quatre ans, alors qu’il n’était qu’à sa première expérience aux JO.

C’est le 2ème Camerounais à quitter les arènes, après Sarah Hanffou au tennis de table. La victoire d’Albert Mengue Ayissi n’a pas contaminé Wilfried Seyi. L’homme devra continuer à travailler, en espérant être mieux outillé dans quater ans.

Covid-19 : pourquoi l’Afrique a moins de 2 % de vaccinés

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Alors que le continent fait face à une troisième vague brutale, l’urgence de vacciner se fait plus pressante. Mais les obstacles sont nombreux, et beaucoup d’africains sont encore réticents…


La vaccination contre le Covid19 reste un défi en Afrique. Le variant Delta se propage sur le continent et la troisième vague de la pandémie fait craindre des arrivées plus soudaines et plus concentrées de malades gravement atteints dans les hôpitaux. Or, les moyens de les prendre en charge manquent et certaines structures sont déjà saturées. La situation de l’Afrique australe (en plein hiver) et de l’Afrique du Nord (notamment la Tunisie), tout comme celle de l’Ouganda, inquiètent particulièrement. À tel point que le spectre d’un scénario « à l’indienne » est de plus en plus souvent évoqué.

Situation « inacceptable »

Jusqu’à présent, un peu plus de 6 millions de cas et 155 000 décès ont été recensés sur le continent. Mais ces chiffres pourraient être sous-évalués tant les données sont parcellaires. En tout, 51 pays du continent (Maghreb inclus) ont reçu un peu plus de 69 700 000 doses, toutes origines confondues, et 18 millions d’habitants sont désormais protégés par deux injections. Toujours est-il que moins de 2 % de la population africaine a été vaccinée. La pénurie est telle que le directeur des opérations de la Banque mondiale, Axel van Trotsenburg, qualifiait ce mercredi 14 juillet la situation d’ »inacceptable ».

« Le dispositif Covax était censé nous fournir des doses mais on voit qu’il ne fonctionne pas très bien, déplore le Dr Moumouni Kinda, directeur général de l’ONG Alima, qui vient de lancer dans six pays une opération de soutien et de sensibilisation à la vaccination. La situation est très disparate. Dans certains pays on manque de doses, dans d’autre des gens ont reçu la première mais n’arrivent pas à avoir la deuxième… Il faut changer de méthode, sinon la troisième vague qui frappe l’Afrique australe va arriver aussi en Afrique de l’Ouest et ce sera un échec pour tout le monde. Il faut opter pour une vaccination active, c’està-dire qu’il faut sensibiliser les populations et aller vers elles, pas attendre qu’elles viennent dans les centres. »

Complotisme et contradictions

Dans ce contexte tendu, où parvenir à recevoir des doses relève presque de l’exploit, une part importante des populations africaines est, de plus, réticente à se faire vacciner. La défiance est même alimentée par certains dirigeants. Aux interrogations légitimes s’ajoutent préjugés et discours complotistes contre de présumées tentatives d’empoisonnement, voire de stérilisation déguisée. En décembre dernier, seul un quart des personnes interrogées dans le cadre d’une enquête du Centre de contrôle de prévention des maladies (CDC) de l’Union africaine menée dans 18 pays du continent pensaient que les vaccins contre le coronavirus ne présentent pas de danger. Néanmoins, 79 % d’entre elles se disaient prêtes à accepter une injection dont la sûreté serait prouvée.

« De trop nombreuses fake news circulent, en particulier sur les réseaux sociaux, dénonce le Dr Amavi Edinam Agbenu, point focal sécurité vaccinale de l’OMS Afrique, en appui à l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Les citoyens n’ont pas forcément toutes les données pour les analyser et nous nous employons à leur apporter des informations dès que nous le pouvons. » Campagnes médiatiques, création de vidéos d’information et appui à la communication des États font désormais partie des priorités de l’organisation sur le continent.

« La résistance au vaccin a de nombreuses sources : les amalgames dans la communication, le manque de clarté des informations, la réputation de l’AstraZeneca, que certains pays européens ont un temps suspendu… expose le Dr Kinda. Nous avons donc recours à des réseaux communautaires, des gens qui sont capables d’expliquer les choses aux populations. Mais nous devons aussi faire preuve de transparence sur les effets secondaires des vaccins, les documenter et informer sérieusement, pour rassurer les gens. » Le directeur des opérations de l’ONG Alima déplore aussi les « messages contradictoires » : « Certains qui envoient des doses en Afrique refusent aux ressortissants de nos pays, pourtant vaccinés, d’entrer sur leur sol. C’est très regrettable et ça ne rassure pas les gens. Il faut que cesse la suspicion : nous avons une très bonne expérience des vaccinations de masse, nous sommes capables s’il le faut d’aller dans les villages, de faire du porte-à-porte… Nous savons faire, il faut arrêter de penser qu’en Afrique, on ne vaccine pas comme il faut ! » « Les pays africains ont certes des revenus limités mais leurs systèmes de santé sont souvent aguerris et capables de déployer des campagnes de vaccination de grande envergure, confirme Amavi Edinam Agbenu, docteure en pharmacie et experte en immunologie. Ils ont l’habitude de vacciner plus de 10 millions de personnes en une semaine contre la fièvre jaune, la méningite ou la polio par exemple ».

Livraisons en juillet et Août

En plus du dispositif Covax, qui annonce 31,5 millions de doses de Pfizer pour l’Afrique d’ici à la fin août, l’Union africaine a sécurisé 400 millions de doses du vaccin Johnson & Johnson, qui ne nécessite qu’une injection. Elles sont attendues dès ce troisième trimestre 2021. Selon le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour le continent, les livraisons (tous dispositifs confondus) devraient être beaucoup plus importantes en juillet et en août – l’OMS évoque notamment 25 millions de doses envoyées par les États-Unis dans les prochaines semaines et 3,5 autres millions venues de Norvège, de Suède, de France et du Royaume-Uni.

La Banque mondiale et plusieurs dirigeants africains se réunissaient par ailleurs ce jeudi à Abidjan au sujet de l’aide au développement attendue pour les trois années à venir, notamment pour lutter contre la pandémie. Mais des ONG craignent que les dons de doses n’arrivent trop rapidement à expiration pour que les pays aient le temps de déployer leurs campagnes.

Course contre la Péremption

Paradoxalement, malgré la pénurie, des lots de vaccins ont récemment périmé en RDC, a annoncé le 14 juillet le ministre de la Santé Jean-Jacques Mbungani. Et ce n’est pas un cas isolé. D’autres pays ne parviennent pas à les administrer à temps. En mai, le Malawi a ainsi détruit près de 20 000 doses arrivées à expiration. La RDC, le Soudan du Sud et l’Afrique du Sud en ont par ailleurs renvoyé à l’expéditeur, soit parce qu’elles allaient expirer, soit par refus d’administrer le vaccin AstraZeneca, peu probant face au variant sud-africain. Voyant la date limite de ses doses approcher, le Cameroun a de son côté intensifié ses campagnes de vaccination la semaine dernière. En tout, une vingtaine de pays subsahariens se trouveraient toujours confrontés à ce risque, certaines doses périmant d’ici à la fin de l’été.

L’OMS et les centres CDC d’Afrique épaulent depuis des mois les États dans l’organisation de leurs campagnes vaccinales. Un suivi régulier des stocks et de leur date limite a été mis en place. « Dans certains pays, l’utilisation de certaines marques de vaccin a été gelée pour écouler les doses prioritaires, précise Amavi Edinam Agbenu. La vaccination a également été ouverte plus tôt que prévu à des cibles non prioritaires. » Mais le taux d’utilisation des vaccins reçus varie considérablement d’une région à l’autre. Ainsi, selon les derniers chiffres dont dispose l’OMS, le Maroc, l’Angola et le Rwanda auraient administré la totalité de leurs doses, suivis de près par le Nigeria, le Malawi, le Kenya, la Tunisie, le Ghana, l’Ouganda et le Soudan du Sud, qui dépassent les 90% d’utilisation. Le Soudan, la Côte d’Ivoire, la Gambie et l’Eswatini tournent quant à eux autour de 80 %. Moins prompts à développer leurs campagnes vaccinales, une trentaine de pays ont utilisé entre 30 et 80 % de leurs doses et sept autres sont vraiment à la traîne. Certains ont commencé tardivement leurs campagnes. Et il est possible que toutes les données n’aient pas été transmises…

Par Camille Lafrance et Olivier Marbot

Régie du dragage : plus de 100 milliards à faire gagner à l’Etat

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D’après des analyses financières, la gestion de l’activité du dragage en régie qui a débuté en janvier 2021, va permettre de faire des économies considérables au cours des prochaines années.


Le Port Autonome de Douala (PAD) vit une nouvelle histoire avec la Régie Déléguée de Dragage (RDD). Le dragage, une technique qui vise à faciliter l’accès des navires au port via le nettoyage du fond d’eau, était par le passé géré par des entreprises étrangères. Ce qui semblait coûter très cher à cette entreprise publique. La plus petite offre semble-t-il était de 16 milliards pour le chenal et de 24 milliards pour les plans d’eau. A la suite des réformes opérées ces dernières années, cette activité est désormais assurée par le PAD lui-même qui a acquis de nouveaux équipements pour cette tâche. Les résultats affichés sont positifs. Du 31 janvier 2021 au 30 juin dernier, ce sont près de 2 millions de m3 qui ont été dragués soit près de 50% de ce qui était fait en une année par les anciens prestataires. Bien plus, d’après des études économiques et financières qui ont été réalisées par le PAD, l’option de gestion par régie annonce des gains significatifs pour le Port dans les années à venir. Il apparaît que le prix unitaire du dragage par m3 dans le cadre de la régie permettrait de réaliser en moyenne des gains de 307 F CFA sur l’entretien du chenal et de 3 915 F CFA pour le dragage des plans d’eau, des quais et des darses du port de Douala. Le dragage a en effet coûté sur les quinze dernières années environ 176 milliards de F CFA au PAD pour des volumes qui n’étaient pas constants. Ceci pour une moyenne de 10,5 milliards de F CFA par an. Mais en réalisant les travaux de dragage en régie, les dépenses reviendraient à 76 milliards de F CFA en moyenne pour les 15 prochaines années. Soit une économie projetée de 103 milliards de F CFA sur la même période. Les nouveaux équipements acquis pour atteindre cet objectif comprennent des engins flottants et des engins terrestres destinés aux travaux d’aménagement des sites de refoulement des résidus du dragage. Pour leur acquisition, le PAD a engagé sur fonds propres une contribution de 4.5 milliards de F CFA représentant 17,2 % des 26,2 milliards F CFA qui ont été mobilisés. Ceci, via un mécanisme ayant fait intervenir des banques locales pour 13,3 % et deux crédits acheteurs conclus avec le fournisseur des dragues représentant 69,4 %. L’objectif visé à terme est de ramener l’ensemble des dépenses du dragage du chenal d’accès ; des plans d’eau darses et des pieds de quai à moins de 5 milliards de FCFA par an. Y compris les charges d’exploitation de la Régie. En plus de l’aspect technique, il est à noter qu’une fonction commerciale est également attribuée à cette régie

Par Tatiana Meliedje

Numérique : Le Cameroun et le Gabon interconnectés

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L’infrastructure d’interconnexion a été inaugurée par les autorités en charges des télécommunications des deux pays, le 15 juillet dernier à meyo-Kyè, à 18 kilomètres de Bitam au Gabon.


Une avancée remarquable dans le processus d’intégration numérique entre le Cameroun et le Gabon». Minette Libom Li Likeng n’a pas pu contenir sa joie en cette journée du 15 juillet 2021. La ministre camerounaise des Postes et Télécommunications (Minpostel) assistait à la cérémonie officielle d’inauguration de l’interconnexion des réseaux de transmission numérique entre la République du Cameroun et celle du Gabon. Ce rendez-vous historique qui rentre dans le cadre de la mise en œuvre du projet Central African Backbone (CAB), marque l’aboutissement d’un processus engagé depuis deux ans, pour l’interconnexion numérique et physique entre les deux pays voisins, à l’effet d’une mutualisation de l’accès à l’infrastructure haut débit, et par conséquent, de l’amélioration conséquente du partage d’informations et de données. «Cet acte vient concrétiser la volonté des deux chefs d’Etats, de doter leurs pays d’un réseau de fibre optique sécurisé et interconnecté en vue d’accroître l’accès au numérique et de renforcer l’intégration régionale», a expliqué la Minpostel.

L’avènement de cette infrastructure d’interconnexion se matérialise donc par la mise en place des systèmes intégrés d’infrastructures de télécommunications fiables, efficaces, et qui sont soutenues, par des politiques numériques d’inter connectivités harmonisées. Le réseau de transmission du Cameroun qui s’interconnecte désormais avec celui du Gabon comprend un backbone national à fibres optiques d’un linéaire de près de 15 000 Km. Les câbles déployés comprennent : 18, 24, 48 et 96 brins. En termes de couverture au Cameroun, les dix chefs-lieux de régions, 51 sur 58 départements, et 209 sur 360 arrondissements sont aujourd’hui desservis.

La nouvelle infrastructure va permettre d’augmenter la capacité offerte, environ 100 terabits par seconde; de faciliter l’elearning, l’e-commerce, le télétravail, le transfert des fichiers, l’amélioration de la coopération sous régionale par l’interconnexion des universités et des grandes écoles. La mise en place de l’interconnexion entre le Cameroun et le Gabon va contribuer sans aucun doute à l’édification d’une intégration durable dans la sous-région, à travers les TIC. Il s’agit d’un signe de la volonté des deux gouvernements de faire de l’interconnexion numérique, un levier de coopération pour le développement numérique dans leurs pays. Il y a lieu de rappeler que c’est en date du 24 juillet 2019 les ministres des Télécommunications du Cameroun et du Gabon se sont retrouvés à Yaoundé, pour adopter, de manière consensuelle, un projet de Mémorandum d’Entente. Le document a été ensuite signé de manière solennelle à Libreville le 28 novembre 2019. Cet important document, qui a fixé le cadre général d’une coopération entre les deux Etats en matière d’interconnexion des réseaux de transmission numérique, portait sur quatre principaux axes : l’interconnexion physique et logique des réseaux à fibre optique du Gabon et du Cameroun ; la coordination des circuits et de la bande passante pour l’acheminement du trafic entre les deux réseaux ; l’offre mutuelle des voies de restauration pour la sécurisation des communications des deux réseaux ; la mise en œuvre des projets d’intégration de la sous- région Afrique Centrale.

SND 30 : l’équipe de suivi-évaluation à pied d’œuvre

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La première session du comité national a eu lieu le 15 juillet dernier et a abouti à la mise en place de sept sous-commissions sectorielles chargées de veiller à la bonne exécution de la Stratégie nationale de développement.


Ils ont la responsabilité de faire de la Stratégie Nationale de Développement (SND30) une réussite sur tous les plans. Eux, ce sont les secrétaires généraux des ministères, des directeurs généraux d’entités publiques, des représentants du secteur privé, des représentants des Collectivités territoriales décentralisées (CTD) et des membres de la société civile. Ils forment le Comité national de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la SND-30, le nouveau cadre de référence pour le développement du Cameroun. Présidé par Paul Tasong, ministre délégué au ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, représentant du ministre Alamine Ousmane Mey, le Comité a tenu sa première session de suivi six mois après le début de l’exécution de la SND-30. Pour cette première rencontre, l’objectif était davantage de mettre en place le Comité de suivi-évaluation que de procéder à l’évaluation de la stratégie en elle-même. Pour cela, trois principales articulations ont meublé les échanges : le rappel des missions du Comité et la création des sous-commissions, un rappel des considérations et orientations clés de la SND et la présentation de la stratégie de communication.

S’agissant des missions du Comité national de suivi-évaluation de la Stratégie nationale de développement, celles-ci tiennent en un décret, celui du 23 mars 2021, signé du Premier ministre Joseph Dion Ngute. Portant création du comité, il précise que la mission dévolue à ladite commission consiste à suivre et à évaluer les actions entreprises pour la réussite de la SND-30. Mieux que les indiquer, Paul Tasong a appelé chacun des membres du comité à en prendre la mesure. Pour une meilleure appropriation de ces missions, le Comité a constitué sept sous-commissions sectorielles de suiviévaluation, représentant les sept secteurs déclinés dans la Stratégie. Pour chaque secteur, il est question de veillé à une bonne appropriation de la Stratégie, à une bonne coordination des actions à mener et à un financement adéquat de la SND-30. « Ces commissions devront faire le suivi-évaluation de leur secteur et sur la base de leurs observations, préparer les travaux du Comité national. », a indiqué le ministre délégué. Chaque membre du Comité fait partie d’au moins une des sous-commissions que sont : les infrastructures productives, le développement rural, le développement des industries et des services, l’éducation et la formation professionnelle, la santé, les services sociaux et la protection sociale et la gouvernance. Toutefois, a fait remarquer le ministre délégué, de l’expérience acquise au cours du suivi-évaluation du Dsce (document qui a précédé la SND-30), certaines de ces sous commissions seront désormais coiffées par plusieurs ministères. « Avant, le découpage de ces sous-commission était rigide. Il est désormais plus flexible. Pour exemple, la stratégie sectorielle de la santé ne sera pas seulement coiffée par le ministère de la Santé publique. D’autres administrations y seront aussi impliquées pour un meilleur rendu », a-t-il précisé. L’autre point de la rencontre a été l’actualisation des connaissances des membres du Comité sur la Stratégie en elle-même. Ce à quoi a servi l’exposé du ministre délégué sur la Stratégie Nationale de Développement, sa vision, ses considérations et orientations clés, ses piliers et ses stratégies sectorielles. « Il était question de se rassurer que le Comité sait exactement où il va et dans quels buts », a indiqué le membre du gouvernement.

Une stratégie de communication pour vulgariser la Snd-30

Parce qu’elle nécessite une appropriation de tous les acteurs, la SND-30 doit être vulgarisée. C’est la première tâche à laquelle compte s’attaquer le Comité national de suivi-évaluation. « La préoccupation initiale pour la mise en œuvre de la Stratégie consiste entre autre à veiller à une appropriation totale de celle-ci par les différents acteurs de développement et par les bénéficiaires des actions de développement », a indiqué le ministre délégué Paul Tasong. Pour cette raison, « nous avons songé à élaborer une stratégie de communication qui a pour objectifs de procéder à une communication structurée. Elle balise le chemin en indiquant comment nous allons procéder pour atteindre les différentes cibles. Nous allons entamer la phase physique de l’implémentation de cette stratégie qui consiste à faire connaitre la SND à tous les Camerounais », a-t-il précisé.

Assistant à ces travaux en sa qualité de représentante de la société civile, le professeur Viviane Ondoua Biwole a quant à elle apprécié le grand intérêt qu’accorde le gouvernement à la réussite de ce nouveau cadre de développement. « Le Comité national de suivi-évaluation du Dsce était présidé par le secrétaire général du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire. Désormais, il est présidé par le Premier ministre, chef du gouvernement à terme, et celui qui nous concerne par le ministre en charge de l’Economie. On se rend donc compte qu’il y a un niveau stratégique supplémentaire, certainement pour corriger le précédent dispositif », at-elle indiqué, au sortir des travaux. La SND-30, nouveau cadre de référencement pour les actions de développement à mener au Cameroun entre 2020 et 2030 a été présenté en novembre dernier. Il devra permettre au Cameroun d’atteindre un taux de croissance moyen de 8% par an, de porter à 25 % la part de la production manufacturière au PIB et de réduire à 10 % le taux de pauvreté au Cameroun. Pour cela, il s’appuie sur quatre piliers que sont la transformation structurelle de l’économie, le développement du capital humain et du bien-être, la promotion de l’emploi et l’insertion économique et la gouvernance, la décentralisation et la gestion stratégique de l’Etat. La SND-30 remplace le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (Dsce), expiré en 2019.

Alamine ousmane mey porte la voix du Cameroun

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Le ministre de l’economie a représenté le chef de l’etat au mini-Sommet continental sur la 20ème reconstitution des ressources de l’ida à abidjan, le 15 juillet dernier.


La capitale économique ivoirienne, Abidjan, a accueilli le 15 juillet dernier, la réunion de haut niveau sur la 20e Reconstitution des ressources de l’Association Internationale de Développement (IDA 20). Ce mini-Sommet continental qui a réuni une quinzaine de décideurs africains a connu la participation du ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, représentant personnel du chef de l’Etat Paul Biya. Selon Alamine Ousmane Mey, il a été question au cours de ce rendez-vous, de porter en terme de plaidoyer, le point de vue des pays africains en matière de reconstitution ambitieuse des ressources de l’IDA 20.

100 milliards de dollars à mobiliser

Cette reconstitution vise à soutenir la relance des Etats membres, suite à la crise engendrée par la pandémie du Covid-19 et à aider le continent africain à poursuivre sa transformation économique. Au terme de cette rencontre, les participants ont réitéré l’appel lancé lors du Sommet sur le financement de l’Afrique à Paris le 18 mai 2021, pour un soutien plus accru au continent en vue de mieux se reconstruire après la crise sanitaire en cours. Ainsi donc, les donateurs ont été exhortés à soutenir une reconstitution ambitieuse et importante des ressources de l’IDA 20 pour une mobilisation d’au moins 100 milliards de dollars, afin d’atteindre les objectifs énoncés dans la déclaration commune approuvée pendant la réunion. Dans le même cadre, ils se sont engagés à travailler pour l’amélioration significative de leur capacité d’absorption des ressources pour une exécution diligente des projets et programmes mais aussi à poursuivre les efforts de mobilisation des recettes fiscales, et à utiliser de façon transparente et efficiente les ressources mobilisées, tout en renforçant la gouvernance. Sur le front de l’emploi, les dirigeants se sont engagés à soutenir le développement du secteur privé, en insistant sur le renforcement de la productivité à travers la généralisation de la numérisation, de la mécanisation et de l’industrie manufacturière en Afrique — y compris pour les vaccins — mais également en améliorant l’accès aux financements et l’environnement des affaires.

En ce qui concerne le capital humain, les dirigeants ont appelé de leurs vœux des systèmes éducatifs favorisant l’acquisition et l’utilisation des compétences nécessaires pour les emplois de demain, ainsi que des systèmes de santé et de prestation de services et des filets sociaux adaptatifs résilients. Enfin, sur le plan de la reprise économique, les chefs d’État ont souligné leur détermination à soutenir la transformation structurelle et spatiale des économies, à travers une diversification économique accrue et un meilleur développement régional au sein des pays et des régions sur fond de stabilité macroéconomique, en accordant une attention particulière à la soutenabilité de la dette publique, aux enjeux sécuritaires et de maintien de la paix, ainsi qu’au renforcement des capacités d’anticipation afin de protéger les économies et les populations des crises à venir.

Pour mémoire, l’IDA, institution du Groupe de la Banque mondiale, est l’une des plus importantes sources de financement pour lutter contre l’extrême pauvreté dans les pays aux revenus les plus faibles du monde. Elle accorde des prêts et des subventions à taux zéro ou faible à ces pays. L’objectif de ce mécanisme de financement est de stimuler la croissance économique, de renforcer la résilience et d’améliorer la vie des pauvres dans le monde. Depuis 1960, l’IDA a fourni environ 422 milliards de dollars pour des investissements dans 114 pays.

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