Budget 2021: plus de 2 232 milliards déjà dépensés

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Le rapport de l’exécution du budget présenté ce mercredi 21 juillet 2021 par le gouvernement révèle que 1 198 milliards de francs CFA ont été engagés tandis que 1 034 ont été ordonnancés depuis le début de l’année.

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Le budget général de l’Etat pour 2021 est de 5 235 milliards de francs CFA, pour 2 645,6 milliards de dépenses courantes, 1 352 de dépenses d’investissement et 1 392,63 pour le remboursement de la dette publique. A fin juin 2021, l’Etat a engagé des dépenses s’élevant à 1 198 milliards de francs CFA, soit 955 milliards en fonctionnement, et 243 en investissement. Un total de 23,91% sur la base des engagements par rapport à la loi de finances qui prévoit sur l’année 3 869 milliards. Il a par ailleurs émis des ordres de paiement de 1 034,88 milliards, soit un taux d’ordonnancement de 22,16 % sur les 1 365,34 milliards prévus sur l’année. Les chiffres ont été présentés le 21 juillet dernier au cours de la première conférence d’exécution du budget. Cette rencontre que présidait Cyrill Edou Alo’o, directeur général du budget au ministère des Finances, a permis de dresser un bilan à mi-parcours de l’exécution du budget de l’Etat ainsi que d’identifier les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la loi de finances.

De manière détaillée, le Budget d’investissement public en Ressources internes ordinaires (RIO) a déjà bénéficié de 243 milliards de francs CFA sur les 631 que prévoit la loi de finances, alors que le BIP sur Financement extérieur (Finex), doté de 733 milliards reste non engagé. Au cours du premier semestre, l’Etat a engagé 49 milliards pour le règlement de la dette intérieure sur les 672 milliards prévus sur l’année. Concernant la dette extérieure, il a déjà débloqué 102 milliards sur les 720 prévus sur l’année. Sur la même période, les subventions et transferts lui ont coûté 98 milliards. Pour les factures d’eau, d’électricité et de téléphone, 24 milliards y ont été consacrés sur les 45 milliards du budget y alloué sur l’année. 332 milliards ont été destinés à la fourniture en biens et services sur les 805 milliards sur l’année. Les pensions ont coûté 57 milliards. 249 milliards sur les 1014 milliards prévus ont déjà été payés en guise de salaire.

Une exécution laborieuse du budget

Toutefois, l’exécution du budget de l’Etat se heurte à plusieurs difficultés, parmi lesquelles, le volume très élevé des dépenses exécutées par procédures dérogatoires dans l’exécution du budget de fonctionnement. « De 282 milliards en 2019 à 348 milliards en 2020, soit 10,08% de l’ensemble des dépenses de l’Etat (hors financement extérieurs et services de la dette), au 30 juin 2021, le montant de ces dépenses (hors consommation publique) est d’environ 100 milliards », décrie la direction générale du Budget, qui interpelle les administrations à renforcer les mesures de limitation des procédures dérogatoires. Bien plus, la DGB regrette que les administrations ne fournissent pas assez d’efforts pour maîtriser les dépenses relatives à la consommation de l’eau, de l’électricité et des frais téléphoniques. « Ces dépenses tardent à diminuer et continuent d’être couvertes par le Minfi à hauteur des provisions inscrites sur le budget et non pas sur la base des consommations réelles de l’Etat », indique le ministère des Finances.
Le dépassement des dépenses relatives aux frais de justice, la difficile prise en charge de la dette flottante de l’Etat dues aux impayés, le non respect des quotas d’engagement des dépenses, l’abandon de certains chantiers en raison du retard dans le paiement des décomptes des contractantes de l’administration…sont entre autres les autres griefs que rencontre le Minfi, et qui lui font dire qu’au « premier trimestre 2021, l’exécution du budget a été laborieuse d’où une nécessaire prise de conscience collective pour assurer une meilleure exécution du budget ».

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