Pour la Banque centrale, il s’agit d’une stratégie visant à freiner l’injection des fonds dans le système bancaire.
C’est fait ! Depuis fin novembre 2021, la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), chargé de gérer le système monétaire et de mener à bien la politique monétaire des pays de la Cemac (Cameroun,Congo Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale), a revu à la baisse le volume hebdomadaire de liquidité mis à la disposition des banques désireuses de se refinancer sur le marché monétaire. La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), n’a pas expliqué les raisons de cette stratégie visant désormais à freiner l’injection de la liquidité dans le système bancaire. Mais, la décision est prise au moment où les effets du Covid-19 sur les économies de la Cemac sont en train de s’atténuer. Depuis l’avènement de cette pandémie, la BEAC avait relancé, puis augmenter le volume de ses opérations d’injection de liquidité dans les banques en avril 2020, alors qu’elle s’apprêtait à les suspendre. Cette enveloppe, qui était de250 milliards de FCFA depuis le début de la pandémie du Covid-19 en mars 2020, est désormais de 230 milliards de FCFA depuis le 23 novembre 2021.Une compilation des données de la Beac permet de constater une intensification des opérations de reprise de liquidité à maturité longue. Périodique jusqu’à une époque récente, ces opérations qui consistent plutôt en des ponctions dans les coffres-forts des banques sur liquides sont devenues hebdomadaires depuis la fin de l’année2021.Selon les sources officielles, ce changement de stratégie visait à garantir aux banques de la liquidité pour le financement des économies, en cette période de crise sanitaire planétaire. Malgré la persistance de la pandémie, les prévisions de croissance économique sont redevenues optimistes dans la zone Cemac. Le test prévisionnel de conjoncture que vient de publier la banque centrale abonde annonce des embellies dans de nombreuses filières de production au cours du premier trimestre 2022. Selon les prévisions révélées au terme de la4e session ordinaire du Comité de politique monétaire de la Beac, pour le compte de l’année 2021. Après la récession de l’année 2020 (-1,7%), consécutive aux ravages de la pandémie du coronavirus, il y a eu une reprise timide en 2021 (1,9%) et la croissance économique dans les six pays de la Cemac est projetée à 3,7% en 2022.
Un accord bilatéral y relatif a été signé le 9 janvier 2022, entre le ministre camerounais des Finances Louis Paul Motaze et le Fonds Saoudien de Développement (FSD).
Le ministre des Finances Louis Paul Motaze a reçu en audience des représentants du Fonds Saoudien de Développement (FSD) mercredi 9 février 2022. Les échanges entre les deux parties ont principalement porté sur le remboursement d’une dette contractée par l’Etat du Cameroun auprès de cette institution saoudienne. Au terme de cette entrevue, un accord bilatéral entre les deux parties a été signé. Celui-ci porte sur le rééchelonnement de ladite dette, laquelle culmine à 1,13 milliard de francs CFA. En clair, grâce à cet accord, le Cameroun bénéficie d’une prolongation des délais de remboursement de cet emprunt sollicité et obtenu pendant la période allant de janvier à décembre 2021. « Ce rééchelonnement de la dette permettra aux autorités camerounaises de retrouver les ressources nécessaires pour le développement du pays », a indiqué Saïd Alkahtani, représentant du FSD. En effet, l’accord bilatéral signé il y a quelques jours s’inscrit dans le cadre de l’Initiative de suspension du service de la dette extérieure (ISSD) décidée parle groupe des 20 pays les plus industrialisés du monde (G20), à l’effet de soutenir les pays à faibles revenus face à la pandémie du coronavirus. Lors de la première phase de cette initiative, le Cameroun a bénéficié d’un allègement d’une dette d’un montant de 562 millions de Fcfa due au Fonds saoudien de développement. Cette dernière, représentant des sommes dues au titre du principal et intérêts des prêts présentiels pour la période allant de mai 2020 à décembre 2020. A noter que la coopération financière entre le Cameroun et l’Arabie Saoudite est multiforme et date des années1980. Elle se caractérise par des prêts contractés pour la réalisation des projets de développement dans divers secteurs tels que l’agriculture, les bâtiments et travaux publics (BTP) et l’éducation. Au 30 novembre 2021, le portefeuille de la dette publique envers le FSD fait ressortir un encours d’environ 5,7 milliards, soit 0.07% de la dette publique extérieure totale.
Avec la décision des meuniers de suspendre l’approvisionnement en farine de blé, l’éventualité d’opter pour des farines fabriquées à base des produits locaux est questionnée.
L’option de la farine locale en question. Elle se pose depuis l’annonce faite il y a quelques jours par le Groupement des Industries Meunières du Cameroun (GIMC). Ce dernier a déclaré qu’il suspendait la livraison jusqu’à nouvel ordre de la farine de blé sur toute l’étendue du territoire national. Une décision prise tandis que ses acteurs constituent 70 % de parts de marché et alors que cette farine de blé est la principale matière première utilisée pour la fabrication du pain, une denrée de consommation de masse au Cameroun. Ce qui fait craindre une augmentation de la baguette de pain. Une situation qui pour d’aucuns ne saurait être envisagée si l’on faisait recours aux farines fabriquées à base des produits locaux comme le manioc, le macabo ou encore la patate.
La farine de manioc semble être l’option la plus plausible. La filière se présente comme la plus structurée. Des résultats quant à la qualité de cette farine et de son utilisation pour la pâtisserie sont aussi palpables grâce à de nombreuses initiatives individuelles mais aussi collectives à travers des GIC. L’option de cette farine est présentée comme une alternative à la farine de blé mais aussi une solution pour ne plus dépendre des aléas du marché international. Car, les meuniers expliquent cette mesure « prise à contrecœur » comme une décision visant à limiter les pertes enregistrées par les entreprises du secteur depuis 3 mois. Des pertes qui découlent de l’augmentation «ininterrompue et sans précédent du cours du blé, et des mesures insuffisantes que prennent les pouvoirs publics pour les accompagner dans l’acquisition de celle-ci ». Il faut dire qu’en dehors de la pandémie qui a globalement occasionné la hausse des cours des matières premières, le prix du blé est allé à la hausse du fait aussi du dérèglement climatique en Europe avec la sécheresse. Ce qui a induit une offre inférieure à la demande. A défaut d’un accompagnement adéquat du gouvernement, les meuniers, se trouveraient face à la seule option de répercuter les pertes sur le prix de vente de la farine. Or cette denrée a déjà connu une augmentation de 2000 francs CFA en moins de six mois l’année dernière sur le sac de 50 kg. Ceci à la suite d’un accord entre le secteur et le ministère du commerce, au moment où les meuniers se plaignaient des coûts supplémentaires liés à l’application du programme d’évaluation de la conformité des produits avant l’expédition (PECAE).
La SABC entend consolider sa place de leader du secteur des boissons au Cameroun, tout en diversifiant ses activités par une forte implantation dans l’agro-industrie. Emmanuel De Tailly, son DG depuis 2017, dévoile les ambitions d’une entreprise qui veut allier croissance économique et engagement social.
Vous avez récemment inauguré une maïserie à Yaoundé en présence de hauts responsables du Gouvernement et du Groupe Castel. Qu’est-ce qui justifie cet investissement avec de surcroît un pied dans le secteur avicole ?
L’ambition du Groupe SABC – et qui fait partie désormais intégrante de notre Vision – est de devenir un acteur clé de l’agro-industrie au Cameroun. Cette ambition a été confortée par les deux enseignements que nous tirons de la pandémie du Covid-19, à savoir la réduction de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur, et l’accroissement de la solidarité entre acteurs économiques et sociaux. Il s’agit de développer les circuits courts et l’économie circulaire, ainsi qu’une forme de souveraineté nationale avec des champions nationaux sur des produits et filières stratégiques. Le projet Compagnie Fermière Camerounaise (CFC) est la concrétisation de cette ambition qui est directement née d’un engagement pris par le Président Pierre Castel auprès du Chef de l’État, son Excellence Paul Biya en décembre 2019. Il consiste à apporter la contribution du Groupe SABC à la promotion de la filière agricole pour créer de la valeur ajoutée locale en lien avec les exploitants agricoles et les éleveurs. Tout cela participe au ‘’Made in Cameroun’’ et au développement durable et solidaire de ce pays. La CFC, filiale à 95% du Groupe SABC, a ainsi pour objectif la valorisation de la filière maïs au Cameroun au travers d’un site agro-industriel intégré, alliant agriculture et élevage. Le gritz de maïs produit par CFC est acheté par SABC, et les sous-produits sont valorisés pour la production de poussins d’un jour et d’œufs à couver, avec alimentation animale et production de farine de maïs alimentaire. Vous l’aurez compris, CFC a donc pour vocation non seulement de développer la production du maïs et d’autres filières agricoles, mais aussi d’autres secteurs tels que la meunerie et l’aviculture. Pour cette dernière, La CFC dispose d’un couvoir capable de produire 90000 poussins d’un jour par semaine, destinés à l’élevage de poulets de chair par des éleveurs camerounais. Avec la CFC, le Groupe SABC donne non seulement vie aux paysans qui cultivent le maïs mais également vie aux projets des éleveurs qui souhaitent entrer dans l’aviculture. Le projet de la Compagnie Fermière Camerounaise s’est donc construit autour de 4 métiers sur 3 filières, avec pour objectif de produire localement ce que nous consommons et de consommer ce que nous produisons afin de créer des opportunités d’emplois et de développement durable, circulaire et solidaire.
Avec cette unité moderne de production, quelle est la nouvelle configuration du parc industriel du Groupe SABC ? Pour quelle valeur ?
Le Groupe SABC dispose désormais de 06 sites industriels avec 10 usines qui fonctionnent autour du principe du moteur industriel qu’est SABC (8 usines) et de ses 2 turbos, l’un agricole qu’est la CFC (une usine) et l’autre manufacturier qu’est la SO-CAVER (une usine). C’est un patrimoine industriel et logistique évalué à 2 milliards d’euros (plus de 1.300 milliards Fcfa). Pour la CFC par exemple, l’investissement global s’élève à 25 milliards de Francs CFA. Pour maintenir à flot un business modèle de cette importance (10 usines, 42 centres de distribution et 1500 véhicules), il faut réinvestir en moyenne annuelle 35 milliards de Francs CFA, soit la quasi-intégralité de nos résultats. L’enjeu est en définitive d’accroitre notre compétitivité pour maintenir un niveau de rentabilité suffisant et éviter d’affaiblir ce business modèle. Il s’agit aussi de se préparer aux enjeux de la ZLE-CAF (Zone de libre échange continentale africaine) avec un grand voisin nigérian qui bénéficie d’une compétitivité plus grande pour plein de raisons objectives (dimension du marché et économies d’échelle, fiscalité incitative sur le local, coût de l’énergie,…).
Quel est l’impact socio-économique de ce large champ d’activité du groupe ?
L’impact socio-économique est significatif (voir l’encadré). SABC est le premier groupe citoyen (étude AS-COMT), l’un des premiers employeurs avec 70% de valeur ajoutée locale sur tous nos produits depuis l’amont jusqu’à l’aval de notre activité, soit l’équivalent de 210 milliards de FCFA annuel. Nous sommes finalement, année après année, décennie après décennie, devenus l’un des premiers contributeurs à l’économie du Cameroun, sous tous ses aspects sociaux et culturels – une sorte de champion national avec un ADN vraiment camerounais fait d’une marche en avant continue et nous en sommes très fiers et conscients.
Pour un si grand groupe industriel, le défi environnemental est de taille. Comment le Groupe fait-il face à ces enjeux ?
Il est important pour un leader d’avoir le minimum d’impact environnemental dans une activité de cette amplitude. Il s’agit donc pour nous de traiter intégralement nos eaux usées avant de les restituer à la nature. Il s’agit de trier et de recycler tous nos déchets et de les valoriser grâce à des partenariats avec des acteurs du recyclage dont nous avons favorisé l’émergence comme NAMéRecycling et RED-PLAST. Il s’agit enfin de faire un ‘’bilan carbone’’ précis et de privilégier un usage combiné de l’énergie hydroélectrique, du gaz et peut-être un jour du solaire, dans notre usine du Nord-Cameroun, par exemple. Toutes ces actions devront nous permettre d’être certifiés ISO 14001 en 2022, afin de faire la démonstration d’un impact environnemental le plus faible possible associé à un impact sociétal le plus grand possible. Nous avons ainsi en 2021 décidé de l’utilisation de palettes plastiques recyclables plutôt que de palettes bois. Nous avons également engagé dans notre responsabilité sociétale des actions de reboisement dans quatre régions du Cameroun et qui portent sur une surface totale de 1200 ha. Enfin, grâce à notre filiale SOCAVER, nous privilégions sans cesse l’utilisation du verre recyclé comme conditionnement de nos boissons.
Concernant spécifiquement la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE), quelle est la stratégie du Groupe ?
À partir de nos cinq axes de stratégie RSE (éducation, santé, arts et culture, environnement, sport), le Groupe SABC est au cœur de la vie des communautés par une implication dans des actions aussi diverses que l’octroi de bourses scolaires, la préservation des richesses culturelles, l’accès à l’eau potable, l’équipement de centres de santé, le partenariat avec des écoles, les relations avec l’Ordre des médecins et l’Institut français du Cameroun, etc. Dans le cadre de la crise sanitaire du Covid, c’est plus d’un milliard de francs CFA que le Groupe SABC a dépensé, en lien avec son écosystème. En octobre 2020, le Groupe SABC s’est engagé auprès du Gouvernement et avec le concours du PNUD, pour une contribution d’un milliard de FCFA sur deux ans dans le cadre du Plan Présidentiel pour la Reconstruction et le Développement (PPRD) du NOSO. C’est sûrement au regard de toutes ces actions que l’étude de perception de la responsabilité sociétale des entreprises faite par ASCOMT/MALARIA nous place pour la quatrième fois (et dont trois fois consécutives) comme la première entreprise citoyenne au Cameroun. Nous en sommes fiers et cela nous encourage à poursuivre sur la voie passionnante de la solidarité, en redonnant finalement une grande partie de la confiance que placent les consommateurs dans nos produits aux communautés de ces mêmes consommateurs avec un investissement annuel de trois milliards de FCFA.
Votre Groupe a récemment débloqué un milliard de francs CFA en soutien à la reconstruction des régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest. Quelle perception peut-on avoir de cet acte ?
En effet, avec la crise sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud- Ouest, ce sont 500 000 personnes déplacées avec une crise sociale et économique majeure ; il manque finalement sept points de PIB au Cameroun avec 23% de son territoire difficilement accessible. Nous pensons donc, avec le GICAM, qu’en plus de la solution politique et de la solution de sécurisation, il faut une solution économique et sociale. Nous nous sommes donc investis résolument et courageusement sur cette voie, avec d’autres entreprises du secteur privé, pour redonner un souffle à ces régions dont la souffrance et la détresse sont importantes. Il s’agit en définitive de procurer de l’emploi, de faire des actions sociétales et de participer à la réhabilitation des infrastructures essentielles, de base.
Au-delà d’être un manager expatrié, vous êtes considéré comme un Camerounophile. Pourquoi ?
Je suis tout d’abord un Africain. Après 24 ans passés sur ce continent dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale (douze au total), mon cœur est ici en Afrique francophone auprès de ceux qui m’ont tant donné et envers qui, en retour, j’ai essayé de m’investir avec engagement et dévouement, et toujours avec l’intention ferme d’être utile et bienveillant car je ne suis que l’hôte de ces pays d’adoption. Pour moi, la règle est de se faire accepter non pas par la fonction mais plus par la capacité à apporter une pierre solide à la formidable construction de ce continent où il faut faire la preuve de sa compétence, de son expertise mais également de ses capacités de cœur, car c’est avant tout un continent de cœur. Dans ce parcours africain, le Cameroun occupe une place particulière, car c’est le seul pays où je fus amené à séjourner à deux reprises en 2011 et 2013 comme directeur régional de Maersk, et aujourd’hui, depuis 2017 en tant que directeur général du Groupe SABC. Voilà donc huit ans que je suis au Cameroun qui est donc mon premier pays d’adoption ; ayant succédé à l’un des plus grands capitaines d’industrie, le Président André Siaka, et donc dépositaire d’un patrimoine, d’un héritage depuis 1948 à faire fructifier pour le bien de tous. C’est une grande responsabilité qui pèse tous les jours ; et comme vous les avez, au Cameroun ce n’est pas qui veut mais qui peut ! Alors je m’investis corps et âme avec mes équipes, car le Cameroun le mérite avec le GICAM, les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et mes pairs de CAPA. Mon intention est aussi de participer à cette grande amitié entre la France et le Cameroun, car je crois fermement au destin de la francophonie où le futur, le destin de cet espace de solidarité et de bienveillance sera de mon point de vue essentiellement africain. C’est pourquoi chez SABC nous ne sommes plus que six expatriés, et je m’emploie à diminuer encore ce nombre tant l’intelligence, l’expertise et les compétences dans ce pays sont disponibles. Bref le Cameroun reste le Cameroun et je veux faire du Groupe SABC le modèle agro-industriel du Groupe Castel où chacun de nos produits est un engagement au développement de ce pays. Là est mon ultime ambition avant de quitter ce continent car c’est très probablement mon dernier grand « commandement opérationnel »…
Lors d’un récent plaidoyer, vous avez suggéré au Gouvernement camerounais de faire le choix de l’agro-industrie comme ‘’l’océan bleu’’ du Cameroun. Pouvez-vous être plus clair ?
Nous l’avons exprimé dans le Livre Blanc du GICAM : l’un des piliers du développement inclusif de ce pays et sûrement une des explications de sa résilience actuelle, c’est l’agro-industrie. Le Cameroun a été l’un des tout premiers pays exportateurs des produits de rente comme le café, le cacao, le bois, la banane, le palmier à huile, le caoutchouc, le poivre et même les fleurs ! Mais il est également l’un des premiers pays -compte tenu de sa formidable géographie – pour la culture des matières premières locales comme le maïs, le sorgho, le plantain, le manioc, etc. La transformation agricole, en adossant l’agriculture à l’industrie pour consommer ce que l’on produit et produire ce que l’on consomme, est donc à mes yeux l’une des priorités absolues, à côté des infrastructures à vocation sous régionale et de l’énergie hydro-électrique – les deux autres piliers exposés dans le livre blanc du GICAM – et sur lesquels doit s’appuyer le décollage économique du Cameroun à l’aune de son émergence et surtout de l’ouverture progressive de la ZLECAF. L’agro-industrie avec son moteur et son turbo a donc des impacts à la fois sur le secteur primaire et secondaire. Il a un effet démultiplicateur sur le PIB, ce qui permettra au Cameroun de poursuivre son ambition d’être la locomotive de la zone CEMAC, afin que tous ses acteurs économiques et sociaux puissent couvrir ce marché de cent millions d’habitants qu’est la zone CEMAC et d’accéder en partie à celui de 2,5milliards d’habitants qu’est la ZLE-CAF. Pour cela il faut des champions nationaux sur des filières stratégiques, pour faire de la SND30 une réalité et permettre de relever le défi de l’extrême compétitivité du futur marché de la ZLECAF. Toutes ces propositions ont été exprimées par le GICAM dans son Livre Blanc sur l’économie Camerounaise, publié en 2020.
Après l’inauguration de votre unité de production de gritz de maïs, CFC, quelles sont les perspectives de développement ?
Le Groupe SABC va poursuivre sa profession de foi dans l’avenir agro-industriel du Cameroun, avec l’appui du Groupe Castel qui a fait résolument le choix de ce pays pour développer sa vision agro-industrielle. De moins en moins nous serons des brasseries et de plus en plus nous serons une agro-industrie. C’est la raison pour laquelle le B de SABC va être changé de ‘’Brasseries’’ en ‘’Boissons’’, afin de devenir la Société Anonyme des Boissons du Cameroun pour refléter cette ambition. Nous avons ainsi un plan d’investissement dans notre phase 2, de 90 milliards de FCFA, avec une nouvelle usine en projet dans la région de l’Est et une nouvelle maïserie à l’Ouest. Nous avons aussi l’ambition de poursuivre nos acquisitions pour une croissance externe soutenue tant pour SABC que pour SOCAVER et CFC. L’ambition est d’accélérer notre intégration verticale, pour élaborer un modèle agro-industriel extrêmement performant et compétitif pour affronter les défis de demain tant en termes de taille que d’autonomie sur la base des circuits courts et de l’économie circulaire. Nous porterons ainsi la valeur ajoutée locale à plus de 70%, et pour cela nous souhaitons conclure un pacte de performance avec l’État pour garantir cette vision de long terme et être le partenaire loyal et fidèle du gouvernement dans la mise en œuvre du SND 30 en vue de l’émergence du Cameroun en 2035. Pour bâtir sa souveraineté économique, l’État du Cameroun comme partout ailleurs dans le monde a besoin de construire des champions nationaux par secteur d’activité. Et c’est de cette bienveillance de l’État que le secteur privé, à travers le GICAM et le Groupe SABC, s’est toujours exprimé à travers plusieurs plaidoyers. Plus que jamais, demain LE GROUPE SABC C’EST VOUS, patrimoine et héritage de tous les Camerounais où chacun de nos produits est un engagement au développement de ce pays. Je vous souhaite une très belle année 2022 sous le signe de l’agro- industrie et du « Made in Cameroun » !
« Je voudrais vous le dire pour le déplorer, que l’image de l’institution et de son chef est écornée et traînée dans la boue chaque jour qui passe par le seul fait d’un fonctionnaire irrespectueux, méprisant et véreux». Cavaye Yeguie Djibril n’a pas usé de la langue de bois pour cracher son venin contre Gaston Komba ce 12 février 2022. Avant d’inviter ses 15 collaborateurs du bureau de l’Assemblée nationale à lui donner leur onction pour relever de ses fonction celui qui était encore secrétaire général de la Chambre basse du Parlement jusqu’à ce 12 février 2022, Cavaye Yeguie Djibril a exposé les motifs de l’acte pour lequel il n’a même pas attendu une quelconque réaction contraire de ses collègues. Sans être plus clair, le Président de l’Assemblée nationale (PAN) se contente de balancer que, « en liaison incestueuse avec la presse, il est dans tous les débats télévisés et dans les réseaux sociaux, pour vilipender et salir sans cesse notre chef d’Etat, le patron du parti, et moi-même votre serviteur». Désormais, l’ex député du Nkam est libre de poursuivre cet exercice qu’il affectionne et qui ne plaît pas au vieux député de 82 ans. « Il n’a qu’à aller s’amuser avec les réseaux sociaux. Il n’a qu’à écrire. Il n’a qu’à nous insulter. Nous sommes de grands hommes. Nous ne pouvons pas écouter ce que M. Komba nous dit », gueule-t-il.
Alors que le débat enfle encore sur l’affaire de la police d’assurance qui laisse éclater la crise de confiance entre les deux premières personnalités de l’Assemblée nationale, Cavaye accuse de façon sibylline son ancien principal collaborateur d’avoir mal géré les fonds. « Après des contrôles de routine effectués par les questeurs, la gestion financière du Secrétaire général est catastrophique et chaotique avec une gabegie sans précédent qui exige que des comptes soient rendus », lâche-t-il. Invitant les questeurs à « rendre compte de la gestion de M. Komba ».
Comment pouvait-il en être autrement lorsque le PAN ne se reconnaît pas en le choix qu’il a fait pour gérer l’administration de la 3ème institution de la République ? « Vous le savez, c’est le chef de l’Etat qui nous l’avait proposé et nous l’avons élu», trahit celui qui compte à la pelle les secrétaires généraux de cette institution qu’il dirige depuis 1974. Lui que l’on dit diriger l’Assemblée nationale « comme son patrimoine », ne tolérant aucune marge de liberté à ses collaborateurs, notamment le secrétaire général. « J’ai été amené à saisir le chef de l’Etat pour lui dire clairement que je ne travaillerai plus, que nous ne travaillerons plus avec l’intéressé», a-t-il informé les membres du bureau présents à la réunion de ce samedi. En clair, le sommet de l’exécutif qui lui avait confié son choix, est d’accord, ou tout au moins informé de ce que l’homme parachuté depuis Etoudi, n’est plus le bienvenu à Ngoa-Ekelle.
Haine contre l’opposition
Au passage, Cavaye peste contre un homme que d’aucuns considèrent comme celui qui aura modernisé l’administration de l’Assemblée nationale, mais que lui, voit davantage comme un rescapé politique. « Un fonctionnaire…qu’on avait cru utile d’aider en son temps, en le repêchant d’une élection législative perdue, où il a été littéralement battu sur le terrain, pour le laisser à ce poste», regrette-t-il visiblement. « Aujourd’hui, monsieur Komba est devenu un opposant », a-t-il constaté. Alors, « nous ne pouvons plus travailler avec lui », dit-il. Une « haine » contre l’opposition que l’homme qui avait présidé une cérémonie d’autodafé des gadgets du Mouvement pour la renaissance du Cameroun à Maroua en 2018, ne cache plus. Lui qui dirige une institution où se retrouve l‘opposition, y propulsée par une partie du peuple camerounais. Lui qui doit encore son strapontin à la dictature du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir dont la base de Tokombéré l’avait vomi en 2013 aux primaires. Lui-même qui a failli se retrouver dans la même posture. « Si M. Komba a eu des problèmes avec certains d’entre nous, M. Komba n’a pas eu de problèmes avec nous tous, honorables membres du bureau, chers collègues», s’indigne-t-il. En tout cas, « j’ai dit ‘’ça suffit, ça suffit avec M. Komba », a-t-il tranché le monologue.
Suspendu de signature le 28 janvier 2022, l’homme qui est arrivé à la tête du secrétariat général de l’Assemblée nationale le 14 avril 2020, aura livré une bataille médiatique contre son désormais ancien patron, parfois sans en être le donneur direct de coups. Avant qu’une délégation de chefs traditionnels et de dignitaires du Littoral ne volent à son secours en implorant le pardon du PAN. Peine perdue. Cavaye qui est spécialiste en matière de neutralisation des secrétaires généraux de la Chambre basse du Parlement, avait déjà décidé de couper la tête du fils du Nkam.
Ce sont en tout 48 femmes issues des milieux défavorisés ou appartenant à des couches vulnérables, qui ont pris part du 3 au 5 février à une session de formation à l’auto-emploi. Cette session de formation qui s’est étalée du 3 au 5 février 2022, se situe dans le sillage de la Semaine de la femme à venir, sous le thème « La promotion de l’égalité des genres à travers l’autonomisation économique et développement des compétences». Au programme de cette activité coordonnée par Martin Bekono, coach en développement personnel et chef de projets à No limit international, quatre modules ont été dispensés par des experts des différents domaines en question: valorisation des déchets, leadership féminin et développement personnel, éducation financière, et pisciculture hors-sol. « Il était nécessaire de donner des rudiments de connaissances à ces filles et femmes afin qu’elles aient des outils nécessaires pour se lancer dans des activités qui peuvent leur permettre de se prendre en charge, ainsi que leurs familles», a expliqué Orlyanka Tantchou, cofondatrice de l’Ong No limit international. Pour cette dernière «la femme pour être autonome, doit avoir le know how ; et c’est ça qui va l’aider à pouvoir s’engager et investir, et cela participe du développement durable ».
Les apprenantes ont saisi cette opportunité avec engagement. « C’est la connaissance qui manque souvent aux femmes », avoue Esther Yobo, responsable de l’animation sociale à la mairie de Soa. « Nous partons avec l’idée ferme de faire de la pisciculture à Soa. Par la grâce de Dieu, Soa va être un pôle de production de poissons », entreprend-elle déjà. Autant pour Irène Kamwa, présidente du Réseau des femmes pour l’entreprenariat et le développement durable : « nous avons vu comment on fabrique des pavés, le charbon écologique, et dans les jours à venir, nous allons mettre sur pied des unités de production, pour pouvoir être autonomes», annonce-t-elle.
Mais avant d’y arriver, la bienfaitrice n’entend pas laisser ces femmes formées gratuitement, à leur sort. « La suite consistera à les aider à faire des business plan, afin qu’elles puissent éventuellement bénéficier de financements pour pouvoir lancer leurs activités avec des garanties certaines de ne pas échouer », promet Orlyanka Tantchou.
C’est à l’issu du concours Miss Éco International Cameroun qui se tiendra le 19 février 2022 au Djeuga Palace que le nom de celle qui représentera le Cameroun en Égypte sera connu.
200 candidates se sont faites enregistrées mais 20 participeront à la grande finale du concours. Toutes d’origine camerounaises, une seule retiendra l’attention du jury qui la mènera tout droit au prestigieux concours en Égypte.
Dans un contexte marqué par les changements climatiques, dus à une pollution permanente de l’environnement, les Etats du monde notamment ceux des pays africains signent des accords et multiplient des rencontres pour lutter contre ce fléau.
C’est dans cette optique que la miss Biopharma 2017, Audrey Fortuna BIEME et son équipe ont décidé de mettre sur pied le concours MISS ECO internationale Cameroun, qui sera à sa première édition au Cameroun cette année. Plusieurs pays déjà organisent ce concours notamment aux Etats-Unis, en France, Palestine, Allemagne, Afrique du Sud, Egypte, Espagne en autres. Chaque pays qui organise ce concours envoie la finaliste nationale à la grande finale internationale qui se déroule chaque année en Égypte .
Le concours à caractère culturel aura pour principal objectif d’appeler à la prise de conscience commune pour la préservation de l’environnement. Entre autres, les objectifs tels que sensibiliser sur la protection de l’environnement, mettre la beauté au service de la préservation de l’environnement et diffuser des messages nobles pour la cause environnementale seront également mis en exergue par la présidente et son comité d’organisation.
Gaston Komba n’est plus le secrétaire général de l’Assemblée nationale du Cameroun. Par un arrêté pris ce 12 février 2022, Cavaye Yeguie Djibril, le président de l’Assemblée nationale (PAN) a définitivement mis un terme aux fonctions de celui qui était secrétaire général de l’Assemblée nationale depuis le 28 janvier dernier. Le motif est « fautes lourdes ». Au terme d’une réunion extraordinaire du bureau convoquée ce même jour.
C’est la fin de l’espoir d’une résurrection pour le successeur de Geoffroy . Lui qui depuis sa suspension le 28 janvier 2022, était en guerre contre le Président de l’Assemblée nationale, par médias interposés. Entre temps, une délégation de chefs traditionnels du Littoral a effectué le déplacement de Yaoundé pour implorer le pardon de Cavaye Yeguie Djibril. Avant eux, c’est Atlantiqueinsurance, adjudicataire du marché à l’origine des ennuis du natif du Nord-Makombe, qui avait saisi l’Assemblée nationale pour l’implémentation du contrat déjà en cours, sans que l’Assemblée nationale n’ait régularisé. Une sortie qui pourrait disculper Gaston Komba qui l’aurait agi sur instruction du PAN. La 3ème personnalité de la République n’a pas eu une oreille attentive à ces interventions.
L’arrêté du président de l’Assemblée nationale
Komba qui est arrivé à ce poste le 14 avril 2020, quitte la direction de l’administration de la Chambre basse du parlement comme ses prédécesseurs. Dans une brouille avec son patron. Avant lui, Efoua Mbozo’o, Samson Ename Ename, Victor Yene Ossomba, Michel meva’a M’Eboutou, Louis Claude Nyassa, Désiré Mbock Geoffroy sont également passés par l’échafaud. En attendant, Abdoulaye Daouda le secrétaire général adjoint qui assurait déjà l’intérim depuis le 1er février 2022, reste en poste pour gérer les affaires courantes. En attendant le prochain client de l’échafaud.
Depuis hier, plusieurs abonnés du service orange ont reçu des milliers de mégas de connexion internet gratuits.
« Gars tu connais le code orange pour recevoir les mégas njohh » demande Eric à son ami Henri. « Oui c’est le #131*4*2*1*3*7500*1#. Je viens de recevoir le code et ça marche » répond l’ami.
Comme une poudre dans le vent, ce code s’est très vite répandu et plusieurs abonnés du service Orange ont bénéficié de milliers de mégas internet. Lorsque certains bénéficient de ce qu’on pourrait appelé « cadeau de fête de la jeunesse » d’autres très sceptiques, ont préféré ne pas essayer de peur d’être débité automatiquement de leur crédit de communication ou de leur compte Orange Money. Mais qu’a cela ne tienne, c’était bel et bien réel et gratuit. Du moins pour les prompts.
Défaillance dans le service Orange
Dans un communiqué, la téléphonie mobile Orange parle d’incident survenu depuis la journée du 10 février ce qui a occasionné des souscriptions anormales à des offres à des offres et services générant des perturbations dans leur réseau. À la suite de l’intervention fructueuse de ses techniciens, Orange Cameroun informe son aimable clientèle du retour à la normale et l’invite à continuer à bénéficier de ses services en toute sérénité sur les plateformes habituelles.
Orange rassure ses abonnés
Dans ce même communiqué Orange affirme qu’il ne procède et ne procédera à aucun prélèvements ur le compte principal ou sur le compte Orange Money de ses clients contrairement aux informations contenues dans un faux communiqué ayant circulé sur les réseaux sociaux.
En attendant la fin de la journée marquant la fête de la jeunesse (11 février), les consommateurs et abonnés de la téléphonie mobile espèrent une nouvelle défaillance mais cette fois ci du côté du service Orange Money. Peut on lire sur les différentes plateformes.
Le Sénégal a honoré son rang de première nation africaine avant la CAN 2022 qu’il a remportée. Du coup, le pays des Lions de la Téranga qui conforte sa position continentale et devient 18ème nation mondiale de football. L’Egypte qui a perdu la finale, en gagne 11 et se positionne au 34ème rang. Le Cameroun, médaillé de bronze à ce tournoi qu’il organisait, gagne 12 points et se classe 38ème nation mondiale de football.
La meilleure prestation est à mettre à l’actif de la Gambie qui gagne 25 places et est 125ème nation mondiale de football, grâce à sa prestation à sa première CAN de l’histoire. La sélection dirigée par Tom Sainfiet a atteint les quarts de finale. La Guinée équatoriale qui a également atteint le même niveau de compétition, et occupe le 99ème fauteuil, intégrant ainsi le Top 100 pour la première fois. En Afrique, le Malawi (119, +10), le Gabon (82ème, +7) et le Mali (48ème, +5) ont également progressé. Ce dernier a moins évolué que les autres, mais intègre au moins le Top 50 mondial. Ce qui fait que l’Afrique place huit pays dans le classement des 50 meilleures nations de football, soit une en plus. La zone CAF devient ainsi la 3ème zone confédérale, pendant que l’AFC (Asie) qui n’en compte que quatre pays, perd une place. L’UEFA avec 26 pays, occupe le premier rang des confédérations, suivie de la CONMEBOL.
La Belgique est restée indétrônable dans le premier classement FIFA de l’année 2022. Se positionnant au sommet. Le Brésil et la France la suivent respectivement, se maintenant ainsi à leurs positions du dernier classement. Mais il est clair que les derniers matchs des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 ont grandement influencé le Top 5, avec notamment l’Angleterre qui a arraché la 4ème place mondiale à l’Angleterre, gagnant ainsi une place, pendant que l’Angleterre recule d’un pas. Dans la zone Concacaf, le Canada et le Costa rica évoluent dans la même logique. Le premier bondit de sept rangs et occupe désormais le 3ème rang, autant pour le second mais qui occupe la 42ème loge.