samedi, juin 13, 2026
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Fête de la jeunesse : ce que Paul Biya a dit à la jeunesse

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Le président de la République du Cameroun s’est adressé hier à la jeunesse camerounaise pour le compte de la 56e Édition. La rédaction de Newsducamer vous propose toute l’intégralité du discours. 

Mes chers jeunes compatriotes,

Je m’adresse à vous, quelques jours seulement après la clôture de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des Nations, CAN TotalEnergies Cameroun 2021, que notre pays vient d’abriter, du 9 janvier au 6 février 2022.

Comme je vous l’avais dit à la même occasion il y a un an, je souhaitais que la CAN TotalEnergies Cameroun 2021, soit la plus belle de toutes les éditions de la Coupe d’Afrique des Nations organisées sur notre continent.

Au bout du compte, grâce à la forte mobilisation et à l’implication de tous les Camerounais, et particulièrement celle de la jeunesse, cette compétition sportive s’est déroulée de manière satisfaisante dans plusieurs villes de notre pays, et restera certainement dans les mémoires, comme l’une des mieux réussies de l’histoire du football africain.

Il y a lieu assurément de s’en féliciter et d’en tirer une légitime fierté : la CAN TotalEnergies Cameroun 2021 aura été, sans conteste, un grand moment de Communion pour tous, mais aussi, une grande opportunité et une belle vitrine, qui a permis à toute l’Afrique et au monde entier d’apprécier les nombreux atouts du Cameroun, et singulièrement l’hospitalité légendaire, la vitalité et le dynamisme de son peuple. Ainsi, il a su administrer la preuve de sa capacité à faire face aux grands défis.

Cet événement sportif de grande envergure a été, hélas, marqué par la mort de huit de nos compatriotes, victimes d’une bousculade à l’entrée Sud du stade d’Olembe.

Je tiens ici, une fois de plus, à saluer la mémoire de ces disparus. De même, je souhaite un prompt rétablissement aux personnes blessées, au profit desquelles j’ai instruit une prise en charge intégrale.

L’enquête que j’ai prescrite et les mesures qui s’en sont suivies, ont permis la réouverture du stade d’Olembe et une meilleure fluidité de la circulation vers ce stade.

Je peux donc affirmer, qu’au-delà de ce fait malheureux, la CAN TotalEnergies Cameroun 2021 a été un franc succès qui honore non seulement le Cameroun, mais aussi toute l’Afrique.

Bien évidemment, nous avions une ambition commune : celle de gagner cette Coupe d’Afrique des Nations de football, pour ajouter ainsi un sixième trophée au palmarès de nos Lions Indomptables.

Mais le sort en a décidé autrement. Je peux comprendre la déception de certains, sinon de tous, ce d’autant plus que la CAN était organisée sur notre sol.Mais, vous savez aussi que le sport a ses réalités qu’il faut accepter avec dignité et fair-play.

Qui plus est, les amoureux du football savent mieux que quiconque, que l’on peut bien jouer et gagner un match, tout comme on peut bien jouer et le perdre. C’est pourquoi, ce que nous devons, je crois, retenir à l’issue de cette grande fête sportive, c’est la belle odyssée de nos Lions Indomptables qui n’ont, à aucun moment, démérité. Ils ont su faire preuve de combativité et de persévérance, pour occuper une troisième place honorable.

Je les en félicite chaleureusement, en même temps que je les exhorte à mieux se préparer pour aborder avec confiance les échéances sportives qui les attendent dans les mois à venir.

Mes chers jeunes compatriotes,

En dépit d’une crise économique mondiale persistante, aggravée par les effets néfastes de la pandémie à Coronavirus qui n’a épargné aucun pays, vos problèmes et aspirations figurent parmi les grandes priorités de ce septennat.

A cet égard, notre pays a, au courant de l’année écoulée, poursuivi ses efforts de développement, en tirant avantage de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030, et du parachèvement du processus de décentralisation, en droite ligne des grands axes de sa marche résolue vers l’émergence en 2035.

Grâce à une bonne maitrise de notre économie, nous avons continué la mise en place du Plan Triennal Spécial-Jeunes, qui a permis le financement de 8430 projets, 119 clusters économiques, 132 villages pionniers de seconde génération ainsi que la création de près de 22.000 emplois directs.

A cela, il convient d’ajouter, la construction d’une quarantaine de Centres Multifonctionnels de Promotion des Jeunes et la mise en place effective de l’Observatoire National de la Jeunesse.

Les premières actions de cette instance sur le terrain, ont permis la production de 50.000 cartes biométriques pour les jeunes, destinées à faciliter leur accès à plusieurs produits et services sociaux de base à des coûts réduits.

Avec la participation de plus en plus manifeste des jeunes de la diaspora à la construction de notre pays, le Gouvernement a mis en place un cadre incitatif favorable à leurs initiatives entrepreneuriales, à travers le Programme d’Aide au Retour et à l’Insertion des Jeunes de la Diaspora.

C’est le lieu de redire que le Cameroun a besoin de tous ses fils, y compris ceux de sa diaspora, qui désirent s’impliquer et s’engager dans la dynamique nationale et républicaine de l’émergence de notre pays.

Aussi, le Gouvernement entend-il au cours de cette année, soutenir davantage l’initiative d’appel à projets lancée pour la participation des jeunes de la diaspora au développement de notre pays.

Cet ambitieux programme devra, à terme, encourager celles et ceux parmi les jeunes qui le souhaitent, à revenir investir au Cameroun et à intégrer de façon durable le tissu économique national.

Mes chers jeunes compatriotes,

Toujours en matière d’emplois, d’énormes efforts sont consentis chaque année pour en créer et permettre ainsi aux jeunes d’intégrer le monde du travail.

C’est ainsi que, grâce à la politique de promotion de l’emploi des jeunes, inscrite dans le Plan d’Action Prioritaire à l’horizon 2030, il est prévu la création de 600.000 emplois par an, avec l’implication des Collectivités Territoriales Décentralisées.

Ces actions vont s’intensifier avec la mise en place du Conseil National de l’Emploi, qui est appelé à apporter des solutions nouvelles, visant à inverser la courbe du chômage et à améliorer la productivité de nos entreprises.

Mais, je sais que sur ce plan, le principal handicap a toujours été l’accès des Petites et Moyennes Entreprises aux financements les plus courants.

C’est pourquoi, le Gouvernement envisage à court terme, de mobiliser des financements spécifiques nationaux, bilatéraux et multilatéraux, pour accompagner la mise en place d’un Fonds de Garantie en faveur des jeunes entrepreneurs.

Ce Fonds devra permettre aux porteurs de projets et aux jeunes entreprises, de disposer de la garantie nécessaire pour lever les capitaux disponibles sur les marchés financiers, ou obtenir des financements auprès des banques classiques.

Mais, d’ores et déjà, de nombreux programmes sont actuellement mis en œuvre dans le cadre de l’action quotidienne de plusieurs départements ministériels à fort potentiel d’employabilité. La finalité de toutes ces actions étant de stimuler et d’encourager l’entrepreneuriat des jeunes.

Je note du reste, avec satisfaction, que pour l’année 2021, le financement de l’ensemble de ces programmes et projets se chiffre à 190 milliards de Francs CFA.

Il y a là, sans conteste, un effort significatif, qui traduit bien l’important rôle que les Petites et Moyennes Entreprises sont appelées à jouer au sein de notre économie.

Mais, le Gouvernement entend mobiliser davantage de ressources en faveur du soutien aux PME, avec l’appui de nos partenaires au développement.

Car, il est indéniable que les Petites et Moyennes Entreprises, et particulièrement l’entrepreneuriat des jeunes, peuvent et doivent constituer de puissants vecteurs de transformation économique et sociale de notre pays.

Mes chers jeunes compatriotes,

Au nombre des grands défis qui nous interpellent aujourd’hui, il y a aussi celui de la disponibilité des compétences de qualité, à même de répondre aux nouveaux impératifs de développement.

Il nous faut pour cela augmenter notre offre de formation, afin de donner l’opportunité à tous les jeunes d’acquérir des compétences utiles et adaptées, susceptibles de leur ouvrir des opportunités d’emploi dans tous les domaines.

C’est dans ce sens que j’ai récemment décidé de la création de trois nouvelles universités d’Etat dans les régions de l’Est, du Nord et du Sud, afin de doter chacune de nos régions d’un cadre de formation supérieure propice à la production de diplômés compétents et compétitifs.

A cet égard, vous le savez, la nouvelle économie mondiale est aujourd’hui tournée vers le numérique, et, de ce fait, nous invite à encourager les jeunes à saisir toutes les opportunités qu’offrent les communications digitales, à travers leurs différentes appropriations et applications socio-économiques.

Je me réjouis d’ailleurs de constater la maitrise remarquable du numérique dont font montre la plupart de nos jeunes, notamment à travers la création de nombreuses start-up dans divers domaines.

Je les engage à se montrer davantage plus inventifs et créatifs dans ce secteur de l’économie numérique, qui offre de belles perspectives d’avenir.

Pour autant, si l’on peut se féliciter de l’appropriation rapide de la digitalisation par notre jeunesse, il y a lieu de déplorer par ailleurs, les dérives que l’on observe dans l’usage de ces avantages technologiques, notamment dans les réseaux sociaux où le vice, les discours de haine et la violence verbale foisonnent et ont de plus en plus droit de cité.

J’invite par conséquent nos jeunes à faire un usage responsable, instructif et constructif des réseaux sociaux, dont la vocation première est d’offrir des espaces et des opportunités d’échange, d’information et de communication dans des domaines les plus variés.

Mes chers jeunes compatriotes,

Les nombreuses actions que je viens de rappeler, sans être exhaustif et qui, pour l’essentiel, visent à répondre à vos aspirations et à vos attentes en matière d’emplois, indiquent à suffisance toute la constance et l’importance de l’attention que vous porte le Gouvernement de la République.

Il en va certes de l’intérêt de tous et de chacun d’entre vous, mais aussi de l’intérêt de toute la Nation dont vous êtes les garants du devenir.

C’est dire le rôle qui est également attendu des jeunes, face aux défis auxquels la Nation est confrontée.

De l’avis d’observateurs de bonne foi, le Cameroun a accompli des avancées remarquables dans le cadre de son développement économique et social. Il avance résolument vers l’atteinte de son émergence à l’horizon 2035.

En dépit d’un contexte économique difficile, notre pays se transforme chaque jour davantage, et de nombreuses opportunités s’offrent à vous dans tous les domaines.

Sachez les saisir, non seulement pour votre épanouissement personnel, mais aussi pour votre contribution à l’œuvre de construction nationale qui constitue le grand défi qui interpelle tous les Camerounais, sans exception.

Je vous exhorte également à œuvrer à la préservation de nos précieux acquis que sont la paix, l’unité nationale et la stabilité des institutions, car c’est à eux que nous devons ces avancées remarquables qui font notre fierté.

Dans le même sens, restez sourds aux sirènes de la déstabilisation et des antagonismes de toutes sortes, émanant de contempteurs incorrigibles qui ont la prétention de tout savoir et se délectent de la critique systématique.

Il vous faut aussi vous réapproprier nos valeurs sociétales et républicaines, qui, il faut le dire, ont malheureusement tendance à disparaître dans les mœurs de la jeunesse.

Je pense notamment au patriotisme, au civisme, au respect de la chose publique et de l’intérêt général, au culte de la probité, à la préservation de nos us et coutumes, au sens de la famille et au respect des aînés, pour ne citer que ces valeurs-là, qui doivent sans cesse inspirer et guider notre jeunesse.

Il est par ailleurs évident que la perception que l’on a de notre pays dépend aussi de l’image que certains d’entre vous lui donnent, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, et qui malheureusement, ces derniers temps, se trouve être aux antipodes de la réalité.

En d’autres termes, vous devez prendre conscience du rôle qui est le vôtre, où que vous soyez, dans la projection de l’image de marque du Cameroun et son rayonnement.

Prenez exemple sur quelques-uns de vos valeureux compatriotes, dont Francis NGANNOU, Francis TCHOFFO et Eric Salvador TCHOUYO, qui ont récemment été sacrés dans leurs disciplines respectives. Leurs performances exceptionnelles, leur sens du devoir et du sacrifice, ont mis en relief la force du patriotisme et constitué un motif de fierté pour le Cameroun.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je ne saurais terminer ce message sans vous redire combien vos problèmes me tiennent à cœur, et ma détermination ainsi que celle du Gouvernement à y apporter des solutions. Car, votre avenir en dépend et partant, celui de la Nation tout entière.

A toutes et à tous, je souhaite une bonne et heureuse fête.

Ambiance : la victoire de la ferveur populaire

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Le public camerounais a massivement accompagné toutes les équipes qui ont pris part à cette 33ème fête du football africain.

La CAN 2021 restera marquée par la bousculade mortelle quia entaché l’organisation en marge du match Cameroun-Comores le24 janvier 2022. Mais cet incident qui a fait huit morts trahissait une folle envie des masses populaires d’assister aux rencontres de la 33ème édition de la CAN. D’ailleurs, face à la presse, le président de la CAF Patrice Motsepe indiquera que « les portes qui devaient être ouvertes étaient fermées ». La faute à des agents de police débordés par une foule surexcitée. Narcisse Mouelle Kombi, le président du Comité local d’organisation de la CAN (COCAN), avait clairement reconnu dans le rapport qu’il a dressé des événements macabres que « les premiers éléments d’information disponibles indiquent que cet incident mortel a été provoqué par un afflux massif et tardif des spectateurs au stade. En effet, alors même que les portes d’accès étaient ouvertes dès 15h, plusieurs spectateurs se sont déportés au stade vers 18 heures, en dépit de la mesure exceptionnelle prise par le gouvernement, à savoir la fermeture des écoles et des services publics dès 14 heures, pour permettre au plus grand nombre de prendre part aux matchs de la CAN 2021 ».

C’est que c’est un peuple « affamé » qui a accueilli la CAN 2021. Deuxième événement du genre tenu au Cameroun, il arrive 50 ans après la première expérience, dans un contexte marqué par une crise profonde que traverse le football camerounais ; avec un éternel processus électoral ouvert depuis juin 2013 et qui a renvoyé les acteurs plutôt devant les prétoires et les bureaux administratifs que dans les stades. Privant un peuple de footballeurs de sa « drogue».

Du coup, la chronique négativiste du stade d’Olembe qui a entretenu le spectre de l’annulation de la CAN camerounaise pendant des mois, voire des années, a nourri une envie démesurée chez les Camerounais, que seul le coronavirus a cassée, obligeant la CAF à imposer une jauge à 80% des capacités des stades. A Yaoundé, les billets d’accès pour le match d’ouverture avaient été arrachés comme des bouts de pain en quelques jours. Puis les organisateurs baisseront la garde. Et dès la veille de l’ouverture, Yaoundé et l’ensemble du pays vibraient au rythme de la CAN. Pas un pas sans rencontrer un supporter. Les couleurs des Lions indomptables dominent, notamment la couleur verte. Parfois l’on vole au secours ou vend ses talents aux pays amis. Dépassant ce seuil à la faveur et l’invincibilité des Lions indomptables, et de l’émerveillement de jeunes nations comme les Comores ou la Gambie qui se sont avérés être des jeunes loups aux dents longues. L’enjeu et l’émotion commandant la raison, on a vu un public camerounais apprendre l’hymne national de l’Egypte en quelques heures, pour accompagner les Pharaons contre une Côte d’ivoire «cousine » mais un peu « capricieuse »,selon un partisan de la « guerre amicale » Cameroun-Côte d’ivoire. Sifflets, vuvuzelas créent le vacarme sur l’ensemble du pays, avec un peu plus d’intensité les jours des matchs de l’équipe locale. Aux entrées des stades, la foule est plus dense et est multipliée aux environs des stades où sont érigés des fans zones de fortune.

Mais l’ambiance était encore plus animée dans les fans zones officiels et officieux érigés dans les enceintes des municipalités. Comme à l’hôtel de ville de Yaoundé, au lieu-dit Rond-point Express, lieu choisi par la mairie de Yaoundé 6, ou encore au village des Lions indomptables érigé par le Collectif des anciens Lions indomptables, à la Poste centrale de Yaoundé. Le petit commerce se porte bien. L’alcool coule à flot. Les mesures barrières sont aux oubliettes. « L’ambiance dans le Fan zone est presque la même que dans les stades, et est même plus agréable ici. Il n’y a pas de tracasseries policières où on va barrer la route et on va à pied ; on n’a pas besoin de ticket pour entrer ici. Avec le peu d’argent qu’on a, on peut s’acheter de la bière entre amis et savourer pendant le match », justifie Eric, un habitué de fans zones. Son expérience du premier match à Olembe l’a détourné vers «ces stades d’un autre genre où l’écran géant donne l’impression d’être au stade »

« Un important concours financier pour la conduite des réformes »

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ALAMINE OUSMANE MEY, ministre de l’Economie

Selon le ministre de l’économie, les moyens financiers mis à la disposition du Cameroun par la France à travers l’AFD vont contribuer à accélérer la mise en œuvre de la stratégie Nationale de Développement (SND30).


Encore des conventions de financement signées entre le Cameroun et la France. Qu’est-ce que cela représente au plan diplomatique ?

Ces engagements, d’une envergure financière considérable, sont pris en ce début d’année 2022, en présence du Directeur général de l’Agence Française de Développement. Cette présence honore le Cameroun et témoigne avec éloquence de l’excellence des liens de coopération et d’amitié qui existent, si heureusement, entre le Cameroun et la République de France. En plus de consolider la vitalité de notre coopération, les importants moyens financiers mis à la disposition du Cameroun vont certainement accélérer la mise en œuvre de notre Stratégie Nationale de Développement, la SND30. L’ambition qui est la nôtre, conformément à la Vision 2035 du Chef de l’Etat, est de parvenir à la transformation structurelle de l’économie, d’assurer le développement harmonieux du capital humain et du bienêtre, de veiller à la promotion de l’emploi et à l’insertion économique. Un processus dont l’ancrage se trouve dans la bonne gouvernance, l’approfondissement de la décentralisation et une gestion stratégique de l’État.

Quel rôle joue la France dans la consolidation budgétaire du Cameroun ?

La France, pays ami, partenaire stratégique du Cameroun a constamment apporté son soutien à notre pays. Surtout lors des conjonctures difficiles et face aux défis majeurs de diverses natures. A cet égard, le Programme Économique et Financier, conclu avec le FMI pour la période 2017-2019, a bénéficié du soutien financier français à hauteur de 197 milliards de F CFA. Un concours précieux ayant facilité la consolidation budgétaire dans notre pays et la conduite satisfaisante des réformes structurelles idoines dans la gestion de nos finances publiques. Plus récemment, à la suite de la conclusion avec le FMI d’un nouveau Programme Économique et Financier pour la période 2021-2024, la France a manifesté à nouveau sa solidarité à l’égard du Cameroun. Elle se traduit par un Prêt de Soutien Budgétaire à hauteur de 150 millions d’euros. Dans ce sillage, notre Programme Économique et Financier bénéficierait dès cette année 2022 d’une importante injection financière de nature à stabiliser le cadrage budgétaire de l’exercice en cours. Je salue cette action, qui découle de l’engagement pris par la France lors du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays de la Cemac, à l’issue duquel la communauté internationale était invitée à apporter son soutien au plan de riposte de la Cemac face aux crises multiformes. Je me réjouis de ce que le Sommet extraordinaire du18 août 2021, à l’initiative du président de la République du Cameroun Paul Biya, a déclenché une dynamique favorable auprès des partenaires au développement, à l’instar de la Banque mondiale, de la Banque Africaine de Développement qui envisagent également la mobilisation de financements additionnels afin d’accompagner efficacement les programmes des réformes économiques et financières initiés par les pays de la sous-région.

Un troisième Désendettement Développement (C2D) était-il nécessaire pour le Cameroun ?

Il vous souvient qu’en 2016, la France et le Cameroun célébraient le dixième anniversaire du Contrat Désendettement Développement (C2D).Un instrument devenu emblématique pour notre coopération. A l’occasion et au regard des succès engrangés, nos deux pays ont convenu d’un troisième C2D, dit de maturité. Par le biais de cet instrument de coopération novateur, il est question d’investir également plus de 1 000 milliards F CFA dans l’économie camerounaise. Aussi, dans le cadre de l’exécution du programme de modernisation des villes en général et en particulier de l’amélioration de la mobilité urbaine et l’assainissement, l’AFD vient de consentir des financements à cette fin à partir des ressources du 3ème C2D.

S’agissant de la croissance, comment le pays entend-il booster les efforts de consolidation?

A l’instar des autres pays du monde, le Cameroun fait face à de nombreuses crises dont la plus récente est la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19 avec ses multiples conséquences. A cet effet, le retour à une croissance économique forte, durable et inclusive est nécessaire. Fort de la résilience dont fait preuve l’économie camerounaise, une reprise a été amorcée en 2021 avec un taux de croissance estimé à 3,6 %. A moyen terme, il est envisagé une croissance de l’ordre de 5 %. L’accent sera mis sur l’approfondissement de l’intégration sous régionale, la diversification de l’économie et le renforcement du rôle principal du secteur privé soutenu par une amélioration du climat des affaires. J’invite les entreprises françaises à prendre activement part à cette dynamique. L’économie camerounaise regorge d’énormes potentiels dans l’agro-industrie, l’énergie, les infrastructures, le tourisme etc…
Par Amandine Atangana


Appui budgétaire : La France accorde 46 milliards de F CFA au Cameroun

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Ce financement permettra de stabiliser le cadrage budgétaire de l’exercice en cours et soutenir le nouveau Programme économique et Financier avec le Fonds monétaire International (FMI).

La France s’engage à décaisser au cours de l’exercice 2022 en cours, près de 46 milliards de francs CFA pour soutenir le nouveau Programme Economique et Financier du Cameroun avec le Fonds Monétaire International (FMI). Ce financement représente la première tranche d’un « accord-cadre multi-tranches» d’un montant de 150 millions d’euros (98,4 milliards de F CFA)signé le 4 février entre l’Agence Française de Développement (AFD) et le gouvernement camerounais, au titre du Prêt de Soutien Budgétaire (PSB).

ENVIRON 197 MILLIARDS ACCORDES DEPUIS 2016

Outre ce premier décaissement attendu de 70 millions d’euros (45,9milliards de F CFA) représentant la tranche 2022 de ces appuis budgétaires de la France, le reste des fonds sera progressivement décaissé jusqu’en 2024, date de la fin du nouveau Programme en cours entre le Cameroun et le FMI. Ce concours financier accordé par la France dans le cadre de l’Accord-cadre multi tranches au titre du Prêt de Soutien Budgétaire devrait donc aussi permettre de stabiliser le cadrage budgétaire de l’exercice en cours. « Dans le cadre du Programme Economique et Financier du Cameroun soutenu par le FMI depuis 2016, la France, à travers l’AFD, a apporté un soutien d’environ 197 milliards de F CFA. Cette fois-ci, dans le cadre du programme 2022-2024, la France apporte un soutien de 98 milliards de F CFA, avec pour l’année 2022 déjà un décaissement probable de près de 46 milliards de F CFA », s’est félicité Alamine Ousmane Mey, le ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire. A noter que c’est le 29 juillet 2021 que le Conseil d’administration du FMI a approuvé le nouveau programme économique et financier avec le Cameroun, qui s’étend jusqu’en 2024. Ce programme est assorti d’un montant de crédits de près de 375 milliards de FCFA, à décaisser par cette institution de Bretton Woods, pour accompagner le programme des réformes économiques et financières du Cameroun sur une durée de 3 ans. A cette enveloppe, il faut ajouter les appuis budgétaires à mettre à la disposition du Cameroun par d’autres partenaires financiers multilatéraux et bilatéraux.

Par Amandine Atangana

Espace de loisir : ces failles sécuritaires qui mettent en danger les usagers

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Absence d’issues de secours et d’extincteurs, mauvais système d’aération et de ventilation, manque de portes coupe-feu constituent quelques carences sécuritaires constatées dans plusieurs établissements de loisir et tourisme dans la ville de Yaoundé.

L’origine de l’incendie qui a ravagé une boite de nuit à Yaoundé le 23 janvier dernier est connue. De sources policières, le feu est parti d’un problème d’électricité qui est survenu au niveau du plafond. Si l’origine de l’incendie est connue, l’on sait aussi davantage sur ce qui a facilité la mort d’au moins 16 personnes dans cette discothèque. Selon Taybe Ngaba, directeur du tourisme au ministère du Tourisme et des Loisirs (Mintoul), « des contrôles a posteriori du drame effectués sur les lieux par nos services techniques ont permis de relever des irrégularités telles l’absence des issues de secours, des extincteurs, un mauvais système d’aération et de ventilation ».Comme dans cette boite de nuit, des irrégularités sécuritaires sont récurrentes dans la plupart des établissements du tourisme ou de loisir de la ville de Yaoundé, mettant ainsi en danger la vie des usagers. Pourtant martèle-t-on au Mintoul, « l’exercice de l’activité de loisirs est subordonné à la délivrance d’une autorisation par le ministère du tourisme, après avis obligatoire d’une commission interministérielle instituée par la loi et notamment la Commission technique nationale des entreprises touristiques et des loisirs (CTN-ETL) ».

Pour ces établissements, « il est primordial de mettre un accent sur la sécurité incendie dès la conception même de ces lieux de loisir afin de respecter l’arrêté039/MTPS/IMT relative aux mesures générales de santé et sécurité des personnes et des biens à travers les moyens de prévention passif appliqués lors de la conception du bâtiment »,note Kevin Oyambe, spécialiste en sécurité incendie. Pour cela, il faut des installations électriques conçues et installées par des professionnels et respectant les normes de sécurité relatives aux installations électriques pour éviter des court-circuit pouvant provoquer des incendies ; il faut mettre en place des moyens de détection et d’extinction automatique des feux au vu des quantités importantes et diversifiées de produits (chimiques, textile , électroniques…) présents dans ces boîtes de nuit ; il faut construire des issues de secours et des zones de rassemblement fortement recommandés en cas d’incendie ou d’incident, explique le spécialiste den sécurité incendie. Kevin Oyambe, déplore le fait que les promoteurs de boite de nuit se limitent à l’installation des extincteurs qui sont pour la plupart du temps inappropriés pour lutter contre les feux auxquels la boite peut faire face. Tout ce travail doit selon lui être coordonné par les services techniques qui s’assurent du respect des normes, de la conformité de la structure avec les plans architecturaux, mais aussi de l’insonorisation de l’infrastructure et de la sécurité des lieux.

Malheureusement cette règlementation n’est pas toujours respectée soit à cause l’ignorance des promoteurs des boîtes de nuit qui ne sont généralement pas au courant de l’existence d’une pareille réglementation, soit à cause de l’incivisme de certains promoteurs qui décident de ne pas appliquer la réglementation au mépris de la sécurité des consommateurs , des locaux et des employés. Mais aussi à cause de la nonchalance des autorités compétentes chargées de veiller sur le respect de cette réglementation, déplorent certains observateurs. Au ministère du tourisme, l’on se défend : « il n’est pas toujours aisé de contrôler les établissements dont l’activité est essentiellement nocturne », soutient le directeur du tourisme au ministère du Tourisme et des Loisirs. Il ajoute que les missions de contrôle inopinées sont régulièrement effectuées pour débusquer les établissements clandestins.

Vincent Aboubakar, un leader bien entouré

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Troisième de la classe au terme de cette CAN 2021, l’équipe du Cameroun a vécu au rythme de son capitaine. Un Vincent Aboubakar auteur de 8 buts dont 5 offerts par ses coéquipiers.

En 2017 au Gabon, Vincent Aboubakar n’a été qu’un second rôle. Même pas un lieutenant. Juste un soldat qui a eu du mal à s’imposer comme un atout clé de l’effectif des Lions indomptables. Tantôt titulaire, tantôt sur la banquette, il aura mis du temps à sortir les griffes. Enfin, en finale, lorsqu’il inscrit le but de la victoire contre l’Egypte de Mohamed Salah (2-1). Près de cinq ans plus tard, celui qui aura manqué la CAN 2019 pour cause de blessure, a pris du galon. Le joueur de 30 ans a été fait capitaine de l’équipe du Cameroun à la faveur de cette 33ème édition de la grand-messe du football africain. Son pays a décroché la troisième place de la compétition, après une série de sept matchs sans défaite au cours du temps réglementaire. Une performance acquise grâce au talent collectif certes. Mais aussi par un état d’esprit qui ne pouvait être mieux incarné que par son fer de lance : Vincent Aboubakar. « C’est un exemple sur le terrain mais également en dehors. Il a toujours les bons mots pour motiver ses coéquipiers », a révélé le sélectionneur Antonio Conceiçao.

LE GROUPE AU SERVICE DU LEADER

Dans cette CAN 2021, Vincent Aboubakar est un leader adoré. Il a réussi à construire une osmose autour de lui. Et à force de vivre au rythme de son capitaine, l’équipe du Cameroun est devenue à son image : insatiable et déterminée jusqu’au bout. « Vincent est un excellent joueur qui a toujours faim et qui a envie d’aller toujours plus loin et plus haut. Ce sont ces caractéristiques là qu’il inculque à ses jeunes coéquipiers. Il veut écrire son nom dans l’histoire », explique son entraîneur. Les matchs de l’équipe camerounaise à cette CAN ont démontré que c’est le groupe qui s’adapte à son leader. S’il est le patron dans le vestiaire, sur le terrain, il est bien entouré par ses coéquipiers qui font tout pour le mettre dans des conditions idéales. La preuve : il termine meilleur buteur avec 8 réalisations dont 5 sur des passes limpides de ses partenaires. Ce qui fait de lui le nouveau détenteur du record du plus grand nombre de buts inscrits par un Camerounais à une CAN, devant un certain Samuel Eto’o (5 buts en 2006 et 2008). « C’est vraiment quelqu’un qui nous donne des conseils, surtout à nous les attaquants. C’est un vrai leader dans le vestiaire. Quand il faut parler, il le fait et nous encourage. Je suis bien content de ses bonnes performances sur le terrain. On espère qu’il va terminer meilleur buteur», a assuré l’attaquant camerounais Ignatius Ganago. Tous ses coéquipiers l’apprécient. Et ce n’est rien de le dire. C’est grâce à lui et son doublé samedi dernier, que le Cameroun a décroché la médaille de la troisième place.

Can 2021 : près de 1000 milliards de F CFA investis

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Entre emprunts bancaires et fonds propres, l’Etat camerounais aura cassé sa tirelire pour accueillir la 33 ème grande messe du football africain qui s’est achevée le 6 février dernier.

Organiser une Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football coûte cher. Très cher même. Et pour le Cameroun, hôte de la 33ème édition (9 janvier – 6 février 2022), la facture comporte plusieurs zéro. De sources bien renseignées, le pays des Lions Indomptables a investi plus de 1000 milliards de francs CFA pour l’organisation de ce tournoi. Cet argent qui provient prioritairement des emprunts bancaires a en effet servi à financer non seulement la construction et la rénovation des infrastructures sportives et hôtelières retenues pour la compétition, mais aussi le déploiement du Comité local d’organisation (Cocan).

AU MOINS 700 MILLIARDS POUR LES STADES ET HÔTELS

Parmi les infrastructures qui ont le plus englouti de l’argent figure en tête le Complexe Sportif d’Olembé. Initialement évalué à 163 milliards de francs CFA dont138 milliards obtenus à travers deux accords de crédit signés en août 2016 avec la banque italienne, Intesa Sanpaolo, le projet a finalement coûté plus de 210 milliards de francs. Face aux multiples retards accusés sur le chantier, l’Etat avait en effet dû recourir au milieu de l’année 2021, à la Standard Chartered Bank pour un financement supplémentaire de 55,17 milliards de F CFA.

A Douala, les investissements ont été concentrés sur plusieurs infrastructures sportives. D’abord, le Complexe flambant neuf de Japoma. Le joyau constitué entre autres d’un stade de compétition de 50000 places a coûté 140 milliards de francs CFA. Il a été financé à hauteur de 116 milliards de francs CFA par un accord signé avec Eximbank-Turk et 24 milliards par un prêt auprès de la banque gabonaise BGFI. Les autres investissements ont aidé à la construction et/ou rénovation du stade de la Réunification, de ceux de Mbappé Leppé, l’Annexe du gymnase multisport et le stade de Bonamoussadi qui ont constitué un même lot avec les stades de Bandjoun et de Mbouda dans la région de l’Ouest. Montant de l’enveloppe dépensée: 60 milliards de francs CFA, financés parle Canada.

A Garoua, le financement des infrastructures a été partagé en deux lots. Le premier, d’une valeur de 26 milliards était consacré à la construction de quatre terrains d’entrainement dont ceux du complexe sportif de Coton Sport, de Poumpouré, de Raeré et du Cenajes ; la réhabilitation de l’hôtel Benoue ; et la construction d’un hôtel 4 étoiles. La seconde enveloppe a permis de financer la réhabilitation du stade Roumde Adjia (30000 places), la construction de son stade annexe, ainsi qu’un hôtel quatre étoiles pour un montant de 40 milliards de francs CFA financés par un crédit contracté auprès de la Banque Marocaine du Commerce Extérieur (Bmce Bank).

Ce n’est pourtant pas tout. Courant 2018, le gouvernement a levé 200 milliards en guise d’emprunt obligataire toujours dans l’optique de la préparation de la CAN initialement prévue en 2019. Selon la note d’information qui a accompagné cette opération de levée de fonds, une enveloppe globale de 36 milliards de francs CFA devait être affectée au financement des travaux finaux du Complexe sportif d’Olembé, de ses stades annexes et ses voies d’accès ; et 26 milliards pour le Complexe de Japoma, ses annexes et ses voies d’accès. Le stade de la Réunification de Douala devait recevoir une dotation de 8 milliards de francs CFA pour des travaux de réhabilitation. A Garoua, une somme de 20 milliards de francs CFA devait être investie, dont 8 milliards pour la réhabilitation du stade Roumde Adjia et ses voies d’accès, contre 12 milliards de francs CFA pour la réhabilitation de quatre stades d’entraînement. A Bafoussam, 17 milliards de francs CFA devaient être investis dans la construction d’un stade annexe et la réhabilitation de quatre autres stades d’entraînement dans les villes de Mbouda, Bafoussam et Bandjoun.

13 MILLIARDS ALLOUES AU COCAN

Pour faciliter l’entrée des délégations à Yaoundé, les pouvoirs publics ont lancé en mai 2014, la construction d’une autoroute entre l’aéroport international de Nsimalen et la capitale. Evaluée à 276 milliards de F CFA selon le site internet investir aucameroun.com, l’infrastructure qui s’étend sur un linéaire de 10,6 km sera composée d’une route de 29 m d’emprise à 4 voies, 11 échangeurs et 10 passerelles pour piétons, un terre-plein central, 2 bandes d’arrêt d’urgence, des voies de service et des équipements connexes (éclairage public, signalisation, aménagement paysager). La phase rase campagne de cette autoroute a été ouverte le 5 janvier 2021, en prélude à la compétition qui a démarré quatre jours plus tard. A côté de toutes ces dépenses, il faut ajouter les 13 milliards de budget arrêté pour l’organisation matérielle de la compétition. Cette enveloppe a été répartie entre 14 départements ministériels et autres administrations publiques impliquées dans l’organisation du tournoi.

Innovations : Le Centre de Développement de l’économie numérique opérationnel

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L’infrastructure inaugurée mardi à Yaoundé ambitionne d’accompagner 1 000 projets pour 500.000 emplois directs et au moins 5 millions d’emplois indirects à créer au cours des cinq prochaines années.

C’était une promesse du ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) aux jeunes Startuppers. C’est désormais une réalité :le Cameroun tient son Centre de Développement de l’Economie Numérique (Cdic).L’infrastructure logée au quartier Bastos à Yaoundé a été inaugurée mardi dernier par le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo, qu’accompagnait Minette Libom Li Likeng. Pour les deux membres du gouvernement, cet immeuble de six niveaux R-2+2, plus une mezzanine offrant 2000mètres carrés d’espace utilisable) est destiné à soutenir le processus de développement de l’écosystème entrepreneurial numérique camerounais en favorisant la création d’une industrie locale du numérique et le développement des applications «Made in Cameroon».

Les porteurs de projets dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont donc bien lotis. Car le Centre ambitionne d’accompagner 1 000 projets pour 500.000 emplois directs et au moins 5 millions d’emplois indirects à créer au cours des cinq premières années. « Le Cidc est un espace d’incubation qui offre un accès à du matériel de pointe pour des jeunes équipes dynamiques. Pour les startups qui y seront admises, le Cdic leur permettra de se concentrer sur la création de leurs prototypes et services en confiant le networking et la gestion clients à l’équipe qui les encadrera », explique Olivier Madiba, promoteur de Kiro’o Games. « Le Cdic est un levier majeur de développement économique pour le Cameroun àl’ère numérique. Il est l’incarnation matérielle des demandes de l’écosystème numérique camerounais depuis des décennies. A nous d’en faire un outil de rayonnement mondial pour le savoir-faire camerounais dans l’économie digitale, où la donnée est le nouveau pétrole», ajoute William Elong, jeune start-upeur, promoteur de Will and Brothers.

Retombées

Avec l’avènement du Centre de Développement de l’Economie Numérique, les porteurs de projets innovants gagneront en effet en attractivité. Parce qu’au fond, « le Cdic se veut être une réponse efficace et adéquate à la problématique de l’entrepreneuriat numérique dans notre pays », rassure le Minpostel. De façon spécifique, le Centre apporte des solutions aux priorités stratégiques du gouvernement à savoir : offrir aux porteurs de projets un cadre propice à l’expression du génie créateur ; développer une industrie locale du numérique ; apporter des solutions aux besoins exprimés parles entreprises camerounaises à la recherche de solutions techniques ; favoriser la création d’entreprises TIC &soutenir les processus de développement des entreprises. Il s’agit aussi de : mettre en place des relais technologiques entre l’entrepreneuriat, la recherche, les PME et les multinationales ;impliquer les différents secteurs créateurs de richesses dans les activités menées par le Cdic ; promouvoir un environnement global favorable à l’innovation ; apporter des solutions à l’épineuse problématique du financement de la startup ; et drainer des investissements directs étrangers.

Filière avicole : les acteurs rassurent

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Selon les aviculteurs, la production est à l’abri et que les marchés resteront approvisionnés malgré la détection des cas de grippe aviaire à l’ouest, principal bassin de production de la volaille.

L ’Interprofession Avicole du Cameroun (Ipavic) affirme qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter au moment où des cas de grippe aviaire ont été signalés à l’ouest du pays. Sans donner le nombre, les autorités, notamment le gouverneur de la région, ont annoncé que «des mortalités importantes » de volailles ont été enregistrées dans une ferme de l’arrondissement de Bafousssam III. Face à cette alerte dans une région qui représente 80% de la production nationale de poulet, le président de l’Ipavic relativise.« Un seul foyer a été découvert. Il a été isolé et est sous contrôle », indique François Njonou. Il est d’autant plus rassurant, à la suite des mesures de prévention qui ont été prises par les autorités afin d’éviter que la grippe se répande dans toute la région et ailleurs. Ces mesures selon lui vont permettre que « les produits avicoles circulent normalement »tandis que les producteurs craignent pour leur cheptel et les consommateurs redoutent la rareté du poulet.

D’après l’arrêté signé le 6 février le gouverneur de la région de l’Ouest, il est question de mettre en œuvre des opérations d’abattage sanitaire d’urgence dans les foyers identifiés, la destruction par incinération et enfouissement sous le contrôle des responsables des services vétérinaires avec l’appui des forces de maintien de l’ordre. Il doit également être érigé une barrière sanitaire au niveau de la ferme avec interdiction d’accès à toute personne non-autorisée pendant la période d’abattage. La surveillance des mouvements des animaux sensibles et des produits avicoles sur l’ensemble de la région de l’Ouest est également à renforcer. De même, une veille sanitaire dans toute la région est annoncée avec des enquêtes épidémiologiques dans les fermes avicoles, marchés et couvoirs. Par ailleurs, les déplacements de volailles et produits avicoles sont désormais soumis à la présentation par les fermes d’un test PCR négatif de moins de 72h.

Les dernières épizooties de grippe aviaire ont été déclarées au Cameroun en 2016 dans un complexe avicole à Yaoundé où on avait enregistré plus de 15 000 morts. Les prix du poulet et des œufs avaient alors chuté. Les pertes étaient estimées après de 16 milliards de FCFA.

Accord bilatéral : la dette du Cameroun rééchelonnée

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Le ministre des Finances (Minfi) a signé ce 09 février 2022, un accord bilatéral avec le Fonds Saoudien de Développement (FSD) sur le rééchelonnement de la dette de l’Etat du Cameroun, évaluée à 11 million de Riyal Saoudien.

Le report du paiement de la dette de plus d’1,6 milliard FCFA dûe à l’Arabie Saoudite reportée sur une année et demie devra permettre aux autorités camerounaises d’utiliser le montant des échéances, pour soutenir non seulement l’économie du Cameroun, mais également la lutte contre le Covid-19.

Louis Paul Motaze et l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite au Cameroun, Abdullelah Mohammed Alsheaiby et le Représentant des Fonds de Développement Saoudien (Fsd) Saïd Alkahtani, acteurs principaux de l’accord ont porté leurs signatures sur les documents attestant le rééchelonnement en faveur du Cameroun.

A noter que la coopération financière entre le Cameroun et l’Arabie Saoudite est multiforme. Elle se caractérise par des prêts contractés pour la réalisation des projets de développement dans divers secteurs tels que l’agriculture, les bâtiments et travaux publics (BTP) et l’éducation. Au 30 novembre 2021, le porte-feuille de la dette publique envers le Fsd fait ressrir un encoursde dette publique d’environ 5,7 milliards, soit 0.07% de la dette publiqueexterieure totale. Par rapport à la dette bilatérale, la dette envers le Fsd represente 0.17%.

Le montant des Soldes Engagées et Non Encore Décaissés (SEND’s) aupres de la Fsd s’eleve à 20.9 milliards FCFA, soit 0.7% des SEND’s globaux hors appui budgetaires. En raison de la participation du Cameroun à l’initiative G20, le Cameroun n’a réglé aucun montant en faveur du Fsd de janvier à décembre 2021. Dans ce cadre (initiative du G20), la Fsd a consenti à un allègement de dette en faveur du Cameroun d’un montant de 562 millions de F CFA, représentatifs des sommes dues au titre principal et intérêts des prêts préférentiels pour la période allant de mai 2020 à décembre 2020.

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