Minoterie : pourquoi pas la farine de manioc ou de patate ?

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Avec la décision des meuniers de suspendre l’approvisionnement en farine de blé, l’éventualité d’opter pour des farines fabriquées à base des produits locaux est questionnée.

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L’option de la farine locale en question. Elle se pose depuis l’annonce faite il y a quelques jours par le Groupement des Industries Meunières du Cameroun (GIMC). Ce dernier a déclaré qu’il suspendait la livraison jusqu’à nouvel ordre de la farine de blé sur toute l’étendue du territoire national. Une décision prise tandis que ses acteurs constituent 70 % de parts de marché et alors que cette farine de blé est la principale matière première utilisée pour la fabrication du pain, une denrée de consommation de masse au Cameroun. Ce qui fait craindre une augmentation de la baguette de pain. Une situation qui pour d’aucuns ne saurait être envisagée si l’on faisait recours aux farines fabriquées à base des produits locaux comme le manioc, le macabo ou encore la patate.

La farine de manioc semble être l’option la plus plausible. La filière se présente comme la plus structurée. Des résultats quant à la qualité de cette farine et de son utilisation pour la pâtisserie sont aussi palpables grâce à de nombreuses initiatives individuelles mais aussi collectives à travers des GIC. L’option de cette farine est présentée comme une alternative à la farine de blé mais aussi une solution pour ne plus dépendre des aléas du marché international. Car, les meuniers expliquent cette mesure « prise à contrecœur » comme une décision visant à limiter les pertes enregistrées par les entreprises du secteur depuis 3 mois. Des pertes qui découlent de l’augmentation «ininterrompue et sans précédent du cours du blé, et des mesures insuffisantes que prennent les pouvoirs publics pour les accompagner dans l’acquisition de celle-ci ». Il faut dire qu’en dehors de la pandémie qui a globalement occasionné la hausse des cours des matières premières, le prix du blé est allé à la hausse du fait aussi du dérèglement climatique en Europe avec la sécheresse. Ce qui a induit une offre inférieure à la demande. A défaut d’un accompagnement adéquat du gouvernement, les meuniers, se trouveraient face à la seule option de répercuter les pertes sur le prix de vente de la farine. Or cette denrée a déjà connu une augmentation de 2000 francs CFA en moins de six mois l’année dernière sur le sac de 50 kg. Ceci à la suite d’un accord entre le secteur et le ministère du commerce, au moment où les meuniers se plaignaient des coûts supplémentaires liés à l’application du programme d’évaluation de la conformité des produits avant l’expédition (PECAE).

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