Autonomisation des femmes : Une Ong américaine outille des femmes camerounaises

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Ce sont en tout 48 femmes issues des milieux défavorisés ou appartenant à des couches vulnérables, qui ont pris part du 3 au 5 février à une session de formation à l’auto-emploi. Cette session de formation qui s’est étalée du 3 au 5 février 2022, se situe dans le sillage de la Semaine de la femme à venir, sous le thème « La promotion de l’égalité des genres à travers l’autonomisation économique et développement des compétences». Au programme de cette activité coordonnée par Martin Bekono, coach en développement personnel et chef de projets à No limit international, quatre modules ont été dispensés par des experts des différents domaines en question: valorisation des déchets, leadership féminin et développement personnel, éducation financière, et pisciculture hors-sol. « Il était nécessaire de donner des rudiments de connaissances à ces filles et femmes afin qu’elles aient des outils nécessaires pour se lancer dans des activités qui peuvent leur permettre de se prendre en charge, ainsi que leurs familles», a expliqué Orlyanka Tantchou, cofondatrice de l’Ong No limit international. Pour cette dernière «la femme pour être autonome, doit avoir le know how ; et c’est ça qui va l’aider à pouvoir s’engager et investir, et cela participe du développement durable ».

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Les apprenantes ont saisi cette opportunité avec engagement. « C’est la connaissance qui manque souvent aux femmes », avoue Esther Yobo, responsable de l’animation sociale à la mairie de Soa. « Nous partons avec l’idée ferme de faire de la pisciculture à Soa. Par la grâce de Dieu, Soa va être un pôle de production de poissons », entreprend-elle déjà. Autant pour Irène Kamwa, présidente du Réseau des femmes pour l’entreprenariat et le développement durable : « nous avons vu comment on fabrique des pavés, le charbon écologique, et dans les jours à venir, nous allons mettre sur pied des unités de production, pour pouvoir être autonomes», annonce-t-elle.

Mais avant d’y arriver, la bienfaitrice n’entend pas laisser ces femmes formées gratuitement, à leur sort. « La suite consistera à les aider à faire des business plan, afin qu’elles puissent éventuellement bénéficier de financements pour pouvoir lancer leurs activités avec des garanties certaines de ne pas échouer », promet Orlyanka Tantchou.

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