vendredi, juin 12, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 401

RDPC : louis Paul Motaze reconcilie à Bengbis

0

L’installation des nouveaux responsables politiques de la sous-section Dja-et-Lobo VI a été l’occasion pour le chef de la délégation départementale du comité central de tourner définitivement la page des violents affrontements observés lors des élections locales.

Le dernier renouvèlement des organes de base du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) a créé des tensions dans certaines sous-sections du parti au pouvoir. Notamment à Bengbis dans le département du Dja-et-Lobo, région du Sud. Les élections ont presque viré au chaos entre camarades et partisans de la même chapelle. Plusieurs mois après ces opérations de renouvèlement, il est apparu nécessaire au chef de la délégation départementale du Comité central pour le Dja-et-Lobo de concilier les différentes parties prenantes pour une marche harmonieuse de leur formation politique. Louis Paul Motaze a donc profité de la cérémonie d’installation des nouveaux responsables politiques de la sous-section Dja-et-Lobo VI pour tourner définitivement la page des violents affrontements observés lors des dernières élections locales.

LE CALME APRÈS LA TEMPÊTE

Le ministre des Finances a appelé ses camarades de parti à l’unité et à la solidarité entre tous et chacun, étant entendu que ce n’est que grâce à la paix que le parti peut envisager de futures confrontations politiques. Le ministre a dit à ses proches qu’il était temps de laisser de côté les souvenirs des opérations de renouvèlement des organes de bases et d’aller de l’avant en réparant toutes les barrières brisées à cette occasion.« Je suis venu ici aujourd’hui pour leur dire que ce qui s’est passé appartient au passé. Maintenant, il est question d’un nouveau départ pour toutes les sections de Dja-et-Lobo », a déclaré le responsable de la délégation permanente du Rdpc aux militants. Louis Paul Motaze s’est réjoui de l’esprit d’unité qui règne désormais entre les perdants et les gagnants de la dernière élection organisée au sein de la sous-section.

« Nous sommes heureux parce que ceux qui ont perdu les élections et ceux qui le sont gagnées ont décidé de rester ensemble et de travailler ensemble », a déclaré le ministre des Finances, exhortant les nouveaux responsables du parti à fédérer les forces et à faire en sorte que la flamme, symbole du parti, continue de briller ardemment et éclairer davantage les 26 sous-sections qui composent la section Dja-et-Lobo du parti.« Motaze a profité de l’occasion pour distribuer la somme de 36 millions de F CFA pour l’achat d’un pick-up destiné au conseil municipal de Bengbis afin de faciliter le déplacement du personnel et d’autres tâches administratives », notent nos confrères de The Guardian Post. Selon le journal d’expression anglaise, les militants Rdpc de Bengbis ont profité de la visite du ministre pour réaffirmer leur loyauté et leur soutien indéfectible au président Paul Biya et aux valeurs qu’il incarne.« Nous voulons rassurer le chef de la délégation départementale du Comité central du Rdpc pour le Dja-et-Lobo de notre entière disponibilité à œuvrer pour le rayonnement du parti dans notre localité, a déclaré Paul Eric Ebolo, élite de Bengbis. Sa venue chez nous est un acte courageux car après les incidents qui ont émaillé les renouvellements des organes de base c’est la première fois qu’un membre du gouvernement arrive ici».

Pour mémoire, le renouvèlement des organes de base à Bengbis a tourné à la violence lorsqu’un groupe de partisans en colère a mis le feu à la résidence officielle du sous-préfet de la commune dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 septembre 2021. Les partisans du Rdpc mécontents ont crié au scandale en affirmant que les élections étaient truquées. D’aucuns ont notamment accusé le sous-préfet d’avoir installé le camp adverse dans ses fonctions, alors que d’autres témoignages indiquent que l’administrateur s’est rendu sur le lieu des élections afin de rétablir l’ordre, car tout était tombé en désordre.

Défis Actuels

Transports : Grève annoncée dès le 28 mars 2022

0
Exif_JPEG_420

Au sortir des concertations entre le ministre des Transports (Mintransports) et les leaders syndicaux du secteur des transports, le mot d’ordre de grève des travailleurs du secteur est maintenu. Il y aura donc grève dès le 28 mars 2022, ont réitéré les représentants des travailleurs du secteur. « Si c’est le Premier ministère qui bloque, il n’y a pas de problème : nous maintenons aussi la grève», a annoncé Patrice Samen, le porte-parole du collectif des syndicalistes. Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe n’a donc pas pu éteindre les étincelles. Pire, l’intervention des autorités administratives qui ont empêché les syndicats de donner une conférence de presse, et l’échec du Mintransports à faire des propositions concrètes à ses interlocuteurs, ont constitué des ingrédients nécessaires à ce que la situation s’enflamme.

La conférence de presse des syndicalistes en vue d’en faire l’annonce avait déjà été interdite en fin de matinée. Daouda Ousmanou, le sous-préfet de Yaoundé II, à la tête d’une escouade de policiers et de gendarmes, a empêché la tenue de l’événement. «La conférence de presse est interdite; vous ne l’avez pas déclarée», se justifie le patron de l’administration territoriale dans l’arrondissement qui abrite la Bourse du travail, le siège des syndicats, à Messa. «Est-ce qu’on a besoin de demander une autorisation quand nous tenons nos activités dans notre propre maison», lui demande Patrice Samen. Le sous-préfet estime que la conférence de presse n’est pas une activité interne aux syndicalistes. La présence des journalistes dérange. L’entrée des lieux est bouclée. le ton monte par moment, mais rien n’avance.

Choc avec le sous-préfet

Finalement, l’option de la conférence de presse est abandonnée. « Si vous prenez donc l’engagement de ne plus faire de conférence de presse, je demande au président ou à deux syndicalistes de me suivre au bureau et puis vous reviendrez tenir votre réunion. Le ministre vous attend à 13h ; c’est vous qui êtes en train de perdre le temps». Niet! s’opposent les syndicalistes : «non, on va se préparer à quelle heure ? » demande Jean Collins Ndéfossockeng, un des leaders syndicaux. «Si on ne se prépare pas, on va dire que le sous-préfet a interdit qu’on se réunisse ; nous, on ne part plus à la réunion », appuie Patrice Samen. Et Ndéfossockeng de renchérir : «on a écrit au gouvernement depuis un mois. Nous on dira que c’est le sous-préfet qui est venu exciter à la grève. Nous irons jusqu’au bout, et c’est le sous-préfet de Yaoundé II qui est venu exciter la grève ». Et l’autre de riposter: «allez donc dire ça ; ça ne me dérange pas », avant de regagner sa voiture.

Quelques minutes plus tard, l’homme qui a repris place dans sa voiture, revient sur sa décision, ou plutôt celle de sa « hiérarchie », et laisse les syndicalistes se réunir. A la seule condition que les journalistes n’y prennent pas part. Une trentaine de minutes d’échanges suffiront aux transporteurs de s’accorder sur la position et l’attitude à adopter face au Mintransports qu’il rejoindront aussitôt. Pour des formalités, puisque rien n’a plus changé. Les usagers devront se préparer à la marche dès le 28 mars prochain. Sauf si le gouvernement parvient entre temps à ramener les leaders syndicaux à la raison.

Les travailleurs du secteur du transport se plaignent de leurs mauvaises conditions de vie. Dans le prospectus qu’ils ont préparé pour vulgariser l’annonce du message de la grève, on peut lire entre autres « nous avons aussi droit à la vie, à un salaire raisonnable, à un travail décent». Indiquant que « le salaire du chauffeur taxi est de 20 000F/mois, celui du chauffeur de bus 70 places est de 40 000F/mois, et celui du chauffeur camion 70 000F/mois)». Or, « la plupart des prix ont connu une augmentation remarquable dans notre pays et nos salaires restent inchangés ; le transport clandestin a augmenté, nous empêchant de travailler,… ».

Les transporteurs attendent du gouvernement des actions concrètes dans la lutte contre le transport clandestin, la signature d’un nouvel arrêté d’assurance qui couvre aussi les moto-taxi, les véhicules du péri urbain et rural, la baisse des prix d’huile de vidange moteur et autres accessoires automobiles, le renchérissement du prix du taxi à 300F le jour et 350 F la nuit, le bouchage de tous les trous sur les axes routiers et la réfection des routes secondaires, la lutte contre les tracasseries policières et de gendarmes, la signature des décrets d’extension des deux conventions collectives des transports routiers, la limitation et le respect des zones réservées aux motos-taxis, la levée de la prévention routière du ministère des Transports, l’assainissement de leur secteur d’activités à travers la publication des résultats de la capacité spéciale et la multiplication des examens spéciaux.

Blaise Ndedi Ndedi : «Améliorer la qualité de vie du plus grand nombre »

0

Qu’est-ce qui justifie l’organisation de ce séminaire ?
Ce séminaire se justifie par trois principales raisons : d’abord, l’augmentation exponentielle de la Communauté camerounaise au Maroc ; avec la nouvelle donne de nombreux candidats à l’immigration qui s’installent finalement. Ensuite, les membres de notre communauté initient des actions entrepreneuriales individuelles souvent limitées par la faiblesse des ressources tandis que la crise consécutive au Covid a rendue les choses encore plus difficiles; la COCAM a entrepris un travail d’amont d’organisation et de structuration fonctionnelle des Camerounais sur toute l’étendue du Royaume de ce fait la mutualisation des efforts dans le cadre de cette association permettra de lever des capitaux plus important ouvrant la voix à des actions entrepreneuriales bien ciblées de plus grandes envergure, susceptibles d’améliorer la qualité de vie du plus grand nombre et peut-être de réfréner les envies d’aller risquer sa vie dans l’Atlantique pour quelques uns. Enfin, ce séminaire qui est le premier du genre organisé par la COCAM. A travers cette belle initiative, elle entend promouvoir l’entrepreneuriat communautaire.

« Entrepreneuriat communautaire et insertion sociale des migrants subsahariens au Maroc : enjeux et défis pour la communauté camerounaise». Qu’est-ce qui justifie le choix de ce thème ?

Il s’inscrit tout simplement dans la politique gouvernementale d’intégration et d’insertion sociale des Subsahariens au Royaume du Maroc et s’inscrit davantage dans les orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui place la promotion de l’entrepreneuriat en priorité nationale pour un développement inclusif.

Qu’est-ce qu’il y a au menu concrètement ?

Plusieurs exposés sont prévus au menu, animés par des experst marocains, Camerounais et subsahariens. Il y aura des conseils des experts en entrepreneuriat, des témoignages des success stories entrepreneuriales, des rencontres entre entrepreneurs camerounais et étrangers. Nous avons l’accompagnement de la Chambre de commerce de Casablanca qui nous sera très important dans notre projet. Beaucoup d’opportunités de création d’emplois et de richesses existent au Maroc, mais sont peu connues des migrants.

Quelles sont vos réelles attentes ?

Nous espérons que ce séminaire suscite un réel intérêt au sein de notre communauté et booste les Camerounais à se lancer dans l’entrepreneuriat de manière sereine! Cela pourrait aider à lutter contre l’immigration vers un eldorado inconnu.
Réalisée par Ludovic Ngouéka

Lions indomptables : Des nouvelles d’André Onana

0

« André Onana va tout à fait bien et sera bien de la partie pour les deux rencontres cruciales». Le Dr William Ngatchou a eu raison de prendre le risque d’en faire l’annonce en mi-journée. Le médecin de l’équipe nationale fanion de football du Cameroun, était d’autant plus convaincu de la bonne santé du gardien titulaire des Lions indomptables, que « l’examen clinique est tout à fait rassurant », indiquait-il au journal parlé de la radio nationale camerounaise en mi-journée. « Il y a tout un bilan imagérique, notamment plusieurs scanners faits juste par mesure de prudence. Et si ces résultats sont négatifs, il pourra s’entraîner ce soir », renseignait l’expert.

Le pronostic du patron de l’encadrement technique de la sélection nationale sera le bon. André Onana ne souffre d’aucun mal. Lui qui a été victime d’un accident de circulation ce matin à Sombo, alors qu’il rejoignait l’équipe nationale actuellement en stage à Douala, en vue de préparer le match aller des barrages des éliminatoires de la Coupe du monde 2022. Le véhicule du sociétaire de l’Ajax d’Amsterdam a percuté un autre véhicule personnel en pleine allure. Les deux engins ont été lourdement endommagés, sans pour autant faire de victimes. André Onana a poursuivi le chemin par un autre véhicule, abandonnant le sien sur place.

L’homme s’est donc entraîné ce soir avec le reste du groupe. En revanche, Nicolas Moumi Ngamaleu ne sera pas de la double confrontation entre le Cameroun et l’Algérie. Le joueur de Young boys de Bernes en suisse s’est blessé en club le week-end dernier et sera indisponible pour quelques jours. Le passeur décisif des Lions indomptables ces derniers mois, rejoint Zambo Anguissa que le service de communication de la sélection nationale annonce malade, alors que l’homme a joué intégralement le match de la Série A, le championnat de première division d’Italie, contre Udinese (match que Napoli a gagné 2-1).

Rigobert Song a appelé en rescousse Souaibou Marou de Coton sports de Garoua pour remplacer Moumi Ngamaleu, et Arnaud Djoum, un revenant, pour palier l’absence de Zambo Anguissa.

Sur le même sujet:

Route Douala-Yaoundé: André Onana victime d’un accident

Accès à l’eau potable : la grogne des consommateurs camerounais

0

Saisissant l’opportunité de la célébration de la Journée mondiale de l’eau ce mardi 22 mars, la Ligue Camerounaise des Consommateurs interpelle le gouvernement.

Avoir accès à l’eau potable reste un grand défi pour de nombreux Camerounais. Selon des chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms), le taux de couverture en eau reste encore très faible dans le pays : 30% en zone périurbaine contre 55% en zone urbaine.

En cause, les longues coupures intempestives. Pendant que l’eau ne coule pas des robinets, les factures elles, continuent d’affluer dans les domiciles dit-on pour « les frais de l’entretien du compteur ».

Une situation difficile qui a fini par provoquer le courroux de la Ligue Camerounaise des Consommateurs. Pour les membres de cette organisation, la célébration ce 22 mars de la Journée mondiale l’eau est l’occasion de tirer la sonnette d’alarme.  « Trop c’est trop, les Camerounais ont soif d’eau », ont-ils déclaré. La Ligue Camerounaise des Consommateurs-LCC, saisit ainsi l’opportunité de la célébration de la Journée mondiale de l’eau, pour rappeler au gouvernement camerounais que, l’accès à l’eau potable est un Droit de l’homme. De ce fait, elle exige que les stratégies mises en œuvre, pour accroître l’accès à cette précieuse denrée, devenue rarissime, soient concrétisées dans de meilleurs délais.

La Ligue Camerounaise  des Consommateurs demande par ailleurs la mise en œuvre d’un programme de rationnement de la distribution de l’eau potable dans les quartiers, assortie d’une large communication. Elle s’engage auprès de ses adhérents et sympathisants, consommateurs d’eau, à poursuivre ses activités de plaidoyer et lobbying.

Insécurité : André Onana victime d’un accident

0

Sur les images qui circulent, une Range rover à moitié froissée. Nez-à-nez avec un autre véhicule de moindre calibre un peu plus touché. La Range Rover appartient à André Onana, selon des sources concordantes. Le gardien principal des Lions indomptables vient de faire un accident sur la route Yaoundé-Douala, au niveau de Sombo.

Selon les premiers témoignages diffusés sur les réseaux sociaux, le joueur de l’Ajax d’Amsterdam se rendait à Douala où est regroupée l’équipe nationale de football fanion en vue du match aller des barrages des éliminatoires de la Coupe du monde de football Qatar 2022.

On apprend qu’André Onana qui était personnellement au volant, s’en est sorti sain et sauf. Mais l’homme devrait emprunter un autre véhicule pour continuer le voyage car le sien doit prendre la direction du garage.

Yaoundé : le business florissant des vendeurs de monnaie

0

Commerçants, boutiquiers et chauffeurs de taxi profitent de la rareté de la petite monnaie pour développer des stratégies de gain rapide d’argent.

Il n’y a pas de monnaie». On a tous une fois entendue une phrase de ce genre devant la Bayam sellam du marché, dans un coin de la rue ou même encore devant son boutiquier du quartier. Une situation qui semble pérenniser lors des échanges et transactions monétaires mais qui présente aussi une opportunité de se faire de l’argent. C’est le « business des vendeurs de monnaie ».

Monnayer pour avoir son billet de 10 000 F CFA ou de 5 000 FCFA réduit en petites coupures. C’est le calvaire que beaucoup rencontrent lorsqu’ils tentent d’effectuer des achats. Alice, commerçante de friandises et de boissons énergisantes en face de l’immeuble rose à Yaoundé se donne à cette activité luisante. Elle vend sa marchandise normalement et dans d’autres circonstances, « aide » des passants à avoir de la monnaie. « C’est une proposition. Je demande 100 F pour casser 5 000 francs et 200 F pour casser 10 000 francs. Si tu es d’accord, je le fais tout de suite et sur place. Si je ne l’ai pas, je demande à mon voisin de le faire et je te remets ta monnaie. Sinon tu peux continuer à essayer de chercher ailleurs », explique-t-elle d’une voix rassurée. « Je suis ici pour vendre la monnaie et faire du commerce. Et ça m’arrange d’ailleurs puisque plusieurs me connaissent et se rapprochent de moi quand ils en ont besoin. A la fin de la journée je peux compter jusqu’à 5000 francs de gain », renchérit-elle.

Le business est florissant. Tenez, au boulevard du 20 mai, des gens sont prêts à former des rangs devant dame Bernadette, pour acheter de la monnaie. Chez elle, les prix varient d’un client à un autre. Les habitués sont prioritaires, apprend-on. « Situ as 10 000 ajoute à ça 200francs et donne à la dame assise avec la sacoche rouge. Elle va comprendre et te donner la monnaie », souffle un vendeur. Selon lui, la source de ravitaillement de cette dame provient de deux messieurs qui viennent de temps en temps lui remettre des coupures de 500 francs et reviennent dans la soirée prendre leur cote part. Un peu différent chez les taximen mais le principe reste le même. Et il consiste pour celui qui le pratique, à ajouter sa cote part à l’addition. Dans ce secteur, il est aussi important d’avoir de la petite monnaie au risque de payer plus cher pour une destination. «Si le client se rend à une destination où il est censé payer 100francs ou 200 francs et qu’il a un billet de 500 francs, je lui fais signe de payer 50 francs ou 100francs de plus pour le transporter», raconte un chauffeur. Une «taxe » qui en fin de journée « me permet d’augmenter ma recette», rigole Collins D. chauffeur de taxi depuis 3 ans. Ce qui semble faire son bonheur dans ce business n’enchante cependant pas tout le monde. Mais comme on ledit souvent, « le malheur des uns fait le bonheur des autres ».

Numérique : Le premier antivirus camerounais voit le jour

0

Baptisé « Meye Protect », ce logiciel disponible en ligne a remporté le Prix spécial du chef de l’Etat, à l’issue du concours du meilleur projet TIC de l’année, organisé par le ministère des Postes et télécommunications.

Au Cameroun, les entreprises et les particuliers dépensent chaque année des millions de francs CFA pour équiper leurs ordinateurs de logiciels antivirus. Une précaution indispensable face aux dangers que représentent les pirates informatiques devenus de plus en plus actifs et ingénieux. Or, ces achats viennent aggraver le déficit de la balance commerciale, car le marché de l’antivirus est entièrement aux mains de sociétés étrangères notamment américaines, russes et japonaises. Dans l’espoir de remédier à cette situation, Serge Stéphane Meye-Ba-Ntyam a lancé le tout premier antivirus 100 % camerounais. Baptisé « Meye Protect», il s’agit d’un logiciel disponible en ligne, « qui possède des fonctionnalités garantissant la protection des ordinateurs et des Smartphones contre les virus informatiques et tout type d’attaque cybernétique », explique l’inventeur.

Son projet a pour but d’impacter le monde en apportant un plus dans les domaines de la technologie, de la cybersécurité et aussi de révolutionner l’univers de l’informatique de par son champ d’utilisation bien large à savoir : la protection des infrastructures en général ; le scan approfondi des équipements ; le format age avancé ; l’immunisation contre des attaques virales ; la protection maximale des disques amovibles ; sécurisation des cartes de crédit ; la navigation Web sécurisée et la gestion des pertes de données. L’invention de cet ingénieur en électronique sorti de l’Institut Universitaire de Technologique (UIT) Fotso Victor de Bandjoun dans l’ouest du pays, a reçu le Prix spécial du chef de l’Etat au terme du concours du meilleur projet TIC organisé cette année par le ministère des Postes et Télécommunications. Le lauréat a reçu à cette occasion, un chèque de 10 millions de francs CFA. La cérémonie de récompense qui s’est tenue le 18mars dernier au Centre de Développement de l’Economie Numérique (Cdic) à Yaoundé, marquait la clôture de la semaine de l’innovation numérique au Cameroun. Outre l’antivirus Meye Protect, 14 autres projets innovants ont été primés. Notamment : Automate Programmable PLC8X810, un dispositif électronique programmable destiné à automatiser des processus tels que la commande de machines au sein d’une usine, piloter des robots industriels etc. ; et la table radiante néonatale avec photothérapie, une table de réanimation néonatale tropicalisée, conçue et réalisée à base des matériaux disponibles localement et constituée de modules de photothérapie amovibles, pèse bébé, stérilisation, cassette radiographique et de supervision à distance.

Défis Actuels

Grève des enseignants : Atanga Nji s’en prend à Equinoxe TV

0

L’objet de la lettre que le gouverneur de la région du Littoral sert à Séverin Tchounkeu, « promoteur d’Equinoxe Television » le 10 mars 2022 est clair : «Incitations répétées à la révolte populaire par Equinoxe TV ». Le Samuel Dieudonné Ivaha Diboua écrit que « lors de l’émission ‘’Droit de réponse’’ diffusée le 28 février 2022, l’un de vos panélistes, au terme d’une analyse incongrue, a clairement appelé les parents et les élèves à rejoindre le mouvement d’humeur des enseignants, l’objectif étant d’obstruer les efforts du gouvernement dans la recherche d’une issue heureuse à la crise ». L’homme poursuit que « cet appel à la révolte a même eu l’effronterie de s’inspirer des manifestations de 2016 ayant débouché sur la crise sécuritaire et ses dérives extrémistes sécessionnistes dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest ».

Pour le patron administratif du Littoral, la Chaîne du peuple n’en est pas à son premier coup : «Depuis plusieurs années, la chaîne de télévision Equinoxe TV dont vous êtes le promoteur, s’illustre par une ligne éditoriale outrancièrement belliqueuse ». Reprochant à la dernière née du groupe La Nouvelle Expression, « l’apologie de la violence et de la déstabilisation…» A cet effet, l’homme «met en garde Séverin Tchounkeu contre tout récidive face à laquelle sera appliquée la loi dans toute sa rigueur ». Sans évoquer la loi en question, lorsqu’on sait que la loi sur la Communication sociale au Cameroun, accorde le pouvoir de gestion du secteur de la presse au ministre de la Communication, avec une marge de pouvoir de régulation au Conseil national de la communication (CNC). lequel régulateur n’a jamais trouvé une faille dans l’activité éditoriale de la chaîne.

En mars 2020, les deux parties s’étaient déjà affrontées

Quelques jours plus tard, c’est Cédric Noufélé, le rédacteur-en-chef d’Equinoxe TV qui sera convoqué au ministère de l’Administration territoriale (Minat) par le ministre Paul Atanga Nji lui-même. Le présentateur des journaux de 20h et de Droit de réponse sur Equinoxe TV ne se présentera pas. Séverin Tchounkeu, le Président directeur général du groupe La Nouvelle Expression, ira à la convocation, pour essayer de raisonner le Minat qui n’en est pas à ses premières menaces. En vain. Puis c’est le promoteur lui-même qui sera cette fois-ci convoqué dans les locaux du patron de l’administration territoriale. L’homme qui est par ailleurs président de la Commission nationale de délivrance de la carte de presse, a réitéré la réglementation en vigueur à l’autorité.

L’affaire est prise au sérieux par les syndicats et organisations de défense des droits des journalistes. En attendant, la chaîne de télévision, par la voix de son rédacteur-en-chef, tient à ne pas se laisser intimider par une autorité en qui la loi n’accorde aucune autorité de contrôle dans le secteur de la presse.

Cameroun-Algérie : Lions indomptables et Fennecs ont déjà la tête dans le duel

0

Les Lions indomptables version Rigobert Song Bahanag se sont entraînés pour la première fois ce lundi à 18h au stade annexe N°1 du stade de Japoma. Une séance qui s’est déroulée à huis clos. La seule information parvenue au grand public est l’absence de Zambo Anguissa. Le joueur du Napoli ne sera pas de la double confrontation contre l’Algérie. Selon la communication de l’équipe nationale fanion, le milieu de terrain des Lions indomptables s’est blessé le week-end en championnat contre Udinese. Match qu’il a pourtant joué en intégralité. Une blessure imaginaire ? L’homme dont les relations avec Choupo Moting n’étaient pas des plus amicales lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021 en janvier-février dernier au Cameroun boude-t-il la sélection avec le retour annoncé de son « ennemi » qui avait pourtant claqué la porte de la sélection, dans un contexte de conflit ouvert avec Antonio Conceiçao jadis à la tête de la sélection ? Difficile de parier. Toujours est-il que les prochains jours devraient en dire plus. En attendant, l’on annonce l’arrivée d’Arnaud Djoum en remplacement de ce dernier.

Il l’a sélection avec le retour de Choupo Moting?
Photo by Icon sport

Rigobert Song Bahanag et ses collaborateurs étaient déjà présents dans la tanière érigée au Best Western hôtel de Douala depuis dimanche soir, et attendaient le gros de l’effectif. Simon Omossola, Samuel Oum Gouet, Vincent Aboubakar, Ignatus Ganago, Jean Charles Castelleto, Harold Moukoudi et Olivier Mbaïzo étaient les premiers joueurs arrivés hier dimanche. Etaient donc attendus ce lundi Faï Collins, Léandre Tawamba, Michaël Ngadeu, Martin Hongla, Olivier Ntcham, Fuchs Jeando, Karl Toko Ekambi, Ambroise Oyongo Bitolo, Duplexe Tchamba, Pierre Kunde Malong, Jean Junior Onana, Eric-Maxim Choupo Moting, Davis Epassy, Gaël Ondoua, Kevin Soni.

De leur côté, les Algériens se sont retranchés du côté de la Guinée équatoriale ce week-end pour mieux peaufiner leurs stratégies loin d’un adversaire redoutable. Djamel Belmadi, le sélectionneur des Fennecs, a une séance de rattrapage. Lui qui, étant champion d’Afrique en titre, a quitté la CAN camerounaise au premier tour, face à moins côtés. L’homme et ses poulains avaient aussitôt tourné la tête vers les barrages des éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022 qui arrivaient dans à peine un mois et demi. Et le sort a voulu que le chemin du sauvetage passe par le Cameroun. Le pays organisateur qui, s’il n’est pas sorti du tournoi la queue entre les jambes, a tout au moins déçu ses fans en se faisant éliminer en demi-finale par une sélection égyptienne peu engagée dans le match, mais qui a travaillé sur la durée et l’épreuve des tirs aux buts qui lui a beaucoup souri durant ce tournoi.

Ce sont donc deux adversaires revanchards qui s’affrontent ce 25 mars 2022 au stade de Japoma qui a vu les Fennecs souffrir à s’imposer pendant la CAN, et qui récusent déjà cette pelouse dont la qualité a fait jaser pendant la CAN, imposant la délocalisation de certaines rencontres. En face, le Cameroun peut compter sur un public qui a su montrer pendant la CAN qu’il souhaitait désormais accompagner les Lions indomptables. Les médaillés de bronze de la CAN 2021 doivent impérativement empocher les trois points en jeu avant de s’envoler pour Blida où les reçoivent des Fennecs le 29 mars prochain.

- Publicité -
Google search engine