jeudi, juin 11, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 400

Secteur brassicole : le marché se diversifie

0

En plus de la Sabc et du groupe Ucb, un nouveau brasseur camerounais fait son entrée sur le marché. ses activités démarrent en juin prochain.

Le marché brassicole camerounais prend une nouvelle configuration. Jusqu’ici dominé par le groupe SABC, leader du marché, Guinness Cameroun (Diageo) et l’Union camerounaise des brasseries (UCB), il faudra désormais compter « le Brasseur camerounais ».C’est le nom de la nouvelle brasserie portée par l’homme d’affaires Serge Bruce Kaptué Tagne. Dotée d’un capital de 100 millions de FCFA, cette entreprise qui devrait lancer sa production au plus tard en juin 2022, va se consacrer à diverses activités. La production, la fabrication, le conditionnement, l’importation, l’exportation et la distribution des boissons hygiéniques et dérivées, la recherche et la formation en industrie agroalimentaire. Cet acteur arrive ainsi en cinquième position, après la société dénommée Brasseries Samuel Foyou (Brasaf) dont l’inauguration est attendue depuis.

Il s’agit d’une unité agro-industrielle située à Douala et appartenant au milliardaire du même nom. L’homme d’affaires est déjà propriétaire d’une distillerie (Fermencam) et de d’autres entreprises dans divers secteurs d’activités. Brasaf ambitionne d’innover dans l’emballage de la bière en Afrique. Au lieu des bouteilles de verre ou des canettes, Brasaf compte emballer ses produits dans une sorte de plastique.« le Brasseur camerounais » nouveau venu est quant à lui présenté comme une société brassicole artisanale d’une capacité de 10 000 bouteilles/jour. Son promoteur, explique que l’artisanat ici n’est pas dans le sens des techniques utilisées puisque l’entreprise dispose d’une usine à Yaoundé. Cette qualification selon lui fait plutôt référence à une fermentation de 14 jours au lieu de10 jours. Cette diversification de l’offre pourra ainsi favoriser la concurrence et peut être permettre aux consommateurs d’avoir des produits à moindre coût.

Défis Actuels

Numerique : à l’ère des startups milliardaires

0

Promises à une croissance forte et rapide, bon nombre d’entreprises font l’objet d’une admiration sans borne, avec tout ce qu’elles symbolisent : la jeunesse, l’ingéniosité et la capacité de lever des fortes sommes.

On ne conteste plus les bénéfices du numérique. D’ailleurs, le Cameroun participe lui-même à ce mouvement ! L’émergence d’un écosystème numérique au début des années 2010 a entrainé avec elle, la création sans cesse croissante de nouvelles structures d’accompagnement de startups. L’État ne lésine plus sur les moyens pour créer des incubateurs associés aux universités et grandes écoles publiques. Illustrations ? Le ‘’Technopole’’ de l’École Polytechnique de Yaoundé, et ‘’Sup’ptic Business Academy’’ de l’École Nationale Supérieure des Postes, des Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication. Les programmes d’accompagnement proposés font éclore plusieurs champions dans différents secteurs d’activité. Notamment le e-commerce, la santé, la tech, le sport, l’agriculture et la finance. Et on dénombre plus de 3 000 startups du numérique au Cameroun (rapport 2018 du Minpostel) avec quelques success stories : Kiro’o games, Gifted Mom, Scolasxtyx, Hilmore Medical, Kiroorebuntu, Maibeta Inc, Wecashup, AgrixTech, etc.‘’

CROWD FUNDING A SUCCES

Les startups camerounaises sont parmi les plus dynamiques de l’Afrique centrale, aussi bien en termes d’inventivité que de mobilisation des financements via les plateformes de ‘’crowd funding’’.Au point où certaines ont atteint le cap de « startups milliardaires », c’est-à-dire celles-là qui réussissent, au moyen d’une seule opération de levée de fonds, à mobiliser une enveloppe supérieure ou égale à un milliard de FCFA pour développer leurs activités. La startup camerounaise Diool, spécialisée dans l’agrégation des moyens de paiements mobiles via une plateforme unique, l’a fait en mobilisant en 2021, près de 3,5 millions de dollars, soit 1,8milliard de F CFA. Auparavant, Alain Nteff, promoteur de la start-up Healthlane, qui a mis au point une application éponyme, a annoncé le 7 septembre 2020 sur son compte Twitter, avoir clôturé avec succès une opération de levée de fonds visant à mobiliser une enveloppe de 1,3 milliard de F CFA.

OPPORTUNITES ET PERFORMANCES

Pour maintenir le cap, le système académique propose désormais une panoplie de formations plus ou moins adaptées au monde professionnel. Ce système a connu des réformes avec l’introduction notamment des TIC comme support d’apprentissage. « Des efforts sont mis en œuvre pour fournir une formation de qualité et garantir l’employabilité et l’insertion professionnelle des jeunes », explique un cadre du ministre des Postes et Télécommunications. Selon ce dernier, de nombreux jeunes sont formés chaque année dans différentes spécialités comme : l’ingénierie polytechnique, scientifique et numérique avec près de 5000 ingénieurs et 4500 techniciens supérieurs formés par an ; l’ingénierie minière et extractive avec en moyenne 300 ingénieurs par an; l’ingénierie agricole, pastorale, halieutique, sylvicole, environnementale, avec près de 270 diplômés par an ; les formations médicales (humaine et vétérinaire), pharmaceutique, bucco-dentaire, médico-sanitaire et biomédicale auprès de 6 établissements publics et44 instituts privés (près de 500 médecins, 150 médecins dentistes,5000 biomédicaux et médicaux sanitaires par an) ; l’ingénierie communicationnelle avec près de 600 jeunes formés chaque année.

SND30

Le gouvernement a en effet bien identifié les enjeux de la transformation numérique ; en témoigne le plan« Cameroun Numérique 2020 » qui s’était donné l’ambition d’investir près d’1,2 milliard de FCFA. Objectif : faire du Cameroun un pays numérique. «Le développement d’une industrie locale du numérique, dont l’objectif est de développer au niveau national, des biens et services numériques produits localement et susceptibles d’être exportés, s’inscrit dans la mise en œuvre de cette stratégie», expliquait la ministre Minette Libom Li Likeng. Selon cette dernière, il existe une nouvelle stratégie du gouvernement en matière de développement du numérique. Secteur économique en forte croissance et créateur d’emplois, le Cameroun a décidé de placer le numérique au cœur de son agenda 2020-2030 pour le développement, la SND30, qui compte s’appuyer sur neuf sous-secteurs, dont le numérique, afin de porter la part du secteur secondaire dans le PIB de 28,2 % en 2018 à 36,8 %.

Défis Actuels

Bière : vers une hausse de 50 F sur les prix ?

0

Le Groupement Inter-patronal du cameroun (Gicam) s’est expliqué sur les raisons de cette hausse souhaitée lors d’une concertation avec le gouvernement, les opérateurs économiques et la société civile à Yaoundé.

Due à la hausse des prix dans certaines filières de production notamment des matières premières, du fret, du fuel et des engrais, le Groupement Inter-Patronal du Cameroun (Gicam) a déroulé devant le premier ministre un ensemble de propositions visant à atténuer les effets de la conjoncture parmi lesquelles l’augmentation de 8 % sur le prix de la bière. A en croire le porte-parole des entreprises privées au Cameroun, cette augmentation de 50 francs par bouteille de 65 cl permettra de compenser 28 milliards de F CFA sur les surcoûts d’importation de 35 milliards de FCFA enregistrés entre 2020 et 2022 par les sociétés brassicoles du pays. Ces surcoûts sont consécutifs à l’explosion des prix des matières premières et du fret à l’international, après l’atténuation de la pandémie du Covid-19 et le déclenchement, fin février 2022, du conflit russo-ukrainien.

« L’industrie brassicole utilise massivement des matières premières, des emballages, des équipements et des pièces de rechange majoritairement importés, l’offre locale étant soit insuffisante soit inexistante (…) Sa dépendance aux importations pour environ 50 % de son coût de production fait qu’elle est exposée aux facteurs exogènes…», explique le Gicam. En effet, selon les chiffres relayés par Investiraucameroun.com, les cours mondiaux des principales matières premières des entreprises brassicoles (malt, sucre, gritz, préforme, monopro-pylène, capsules vis, etc.) ont cru de 10 à 201 %. Dans le même temps, le fret maritime a explosé de 300 % au départ de l’Asie, et de 200 % pour les embarquements depuis le continent européen.

La conjoncture internationale a ainsi plongé le monde dans un déficit de production et d’exportation des matières premières. Ce qui implique des répercutions sévères sur le coût de production élevé à 20 % par hectolitre de produits brassicoles, ainsi que des pertes cumulées d’un montant de plus de 44 milliards de F CFA, du fait, entre autres «du non ajustement des prix» des produits finis des entreprises brassicoles. Rappelons que cette décision du Gicam intervient quelques jours seulement après la confirmation du gouvernement par le biais de son ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana de l’augmentation du prix de la farine de blé et de la baguette de pain. Soit 5000F CFA de plus pour le sac de farine de blé de 50 kg et 25 F CFA de plus sur la baguette de pain de 200 grammes.

Défis Actuels

Poivre de Penja : la reconnaissance européenne

0

L’union européenne vient de classer le produit comme première Indication géographique protégée sur son marché.

Le poivre de Penja a la cote en Europe. L’épice cultivée dans la commune de Njombe-Penja, département du Moungo, région du Littoral vient en effet d’être reconnue par l’Union européenne comme première Indication Géographique Protégée (IGP) de l’espace de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (Oapi). Le poivre de Penja est le deuxième produit à recevoir cette reconnaissance européenne en Afrique après l’huile d’argan du Maroc.

Cette reconnaissance arrive après que l’Union européenne en collaboration avec l’Oapi a décidé d’appuyer l’Association des producteurs de poivre de Penja, dans le cadre du projet Droit de Propriété Intellectuelle et Innovation en Afrique (AfriPi). Un appui visant à permettre à cette Association de remplir les conditions requises pour l’obtention de la reconnaissance européenne de ce grain de poivre tropical réputé pour ses qualités d’assaisonnement et sa saveur. « Avec l’annonce de cet enregistrement, explique un communiqué de l’Union européenne, l’UE reconnaît que le poivre de Penja a une origine géographique spécifique et possède des qualités particulières dues à cette origine unique. Par conséquent garantit la protection du droit des membres de l’Association des producteurs locaux d’avoir l’exclusivité d’utiliser le non « Poivre de Penja ». Cela permettra d’éviter l’abus de l’image et de la qualité de leur produit unique et la concurrence déloyale des autres producteurs qui ne se conforment pas aux normes européennes applicables».

Une hausse des prix en perspective Au plan économique, cette reconnaissance devrait augmenter la valeur marchande du poivre de Penja et sa commercialisation notamment sur le marché européen. Ce qui devrait favoriser la production. Des effets déjà observés après l’enregistrement, en 2013, du poivre de Penja comme IGP par l’Oapi. «Il est bonde se souvenir que le prix du kilogramme du poivre de Penja était passé de 2500 FCFA avant septembre 2013 à 14 000 FCFA en 2015. Dans le même temps, la production avait plus que triplé puisqu’elle culminait à 300 tonnes en 2015. Soit un peu moins deux ans seulement après sa labellisation en IGP par l’Oapi », fait observer Yanick Yemga, expert en propriété industrielle, cité par investiraucameroun.com.

L’analyse de l’expert est partagée par l’Oapi elle-même. L’Organisation explique que, désormais avec cette labélisation au niveau européen du poivre de Penja, ce produit mérite désormais un prix plus élevé, parce qu’il a une qualité jugée supérieure comparée à ce qui est sur le marché. Donc de ce fait, il devrait coûter plus cher. Il s’agit donc d’une bonne nouvelle pour les producteurs camerounais et les exportations du pays.

Défis Actuels

Yokadouma : cinq enfants meurent suite d’empoisonnement

0

L’affaire se passe dans la région de l’Est du pays.

Le phénomène d’empoisonnement prend plus d’ampleur dans notre entourage. Cette fois ci il ne s’agit plus des 4 enfants du père Mbouy de Batouri mais plutôt de cinq autres résidant à Yokadouma, tous issus d’une même mère.

Pour l’histoire, les enfants auraient mangé du pain chocolat offert par l’ex copain de leur maman et dans lequel étaient contenues des substances toxiques dédiées à en finir avec la vie de ces deux filles et trois garçons. Selon plusieurs messages délivrés sur la toile, le présumé coupable de cette scène macabre et virale sur les réseaux sociaux tue les enfants après que la famille de son ex compagne la mère des enfants ait refusé que ce dernier épouse leur fille. Le monsieur a pris pour raison « qu’il avait déjà trop dépensé » sur celle qui était sensée être sa promise.

« Après avoir découvert qu’elle le trompait avec un autre, il décide de passer à l’acte et de terminer avec les jours de ces derniers. Il va leur donner du pain empoisonné ».

L’autorité administrative en charge de cette affaire a dès lors ouvert une enquête après s’être rendue sur les lieux afin que justice soit rendue pour cet homme et la famille éplorée.

Comment la concurrence a « tué » la Cename

0

Confrontée depuis plusieurs années à d’énormes difficultés structurelles aggravées en 2020 par la pandémie de la Covid- 19, elle se trouve dans l’incapacité d’accomplir pleinement ses missions.

112 milliards FCFA. C’est l’excédent budgétaire par lequel la Centrale Nationale d’Approvisionnement en Médicaments et Consommables Médicaux (Cename), a clôturé l’exercice 2020.Ceci résulte selon des sources officielles, d’un report de l’exercice 2019, qui représente 9 % des émissions, ainsi que du faible taux d’exécution des dépenses par rapport aux prévisions (33,64 %) et des recouvrements hors budget (163 % des émissions). En effet, la principale activité du Cename à savoir la vente des produits pharmaceutiques et consommables médicaux essentiels, qui représentaient 38 % de son chiffre d’affaires en 2019, abaissé de 58,34 % en 2020 en raison des difficultés de recouvrement des créances sur les Fonds régionaux et les hôpitaux. La Centrale totalise un montant de 11 milliards FCFA de créances sur les clients au31 décembre 2020. Comparativement à l’exercice 2019,le stock de créances a diminué de 14% grâce aux efforts de recouvrement effectué auprès des clients. Le recouvrement exceptionnel suscité n’a pas impacté significativement sa trésorerie car une bonne partie des factures financées par les fonds de contrepartie de l’année 2015 reste impayée, pour un montant de 1,6milliard F CFA. L’accumulation des arriérés auprès des fournisseurs est à l’origine du gel des approvisionnements et par ricochet de la rupture des stocks des molécules. L’analyse des données financières de l’exercice montre que la Cename est possède en 2020 une dette à court terme d’un montant total de 9,5 milliards F CFA composée de la dette-fournisseurs (8 milliards FCFA), de la dette fiscale (448 millions F CFA), de la dette sociale (75 millions F CFA) des autres dettes (1,1 milliard F CFA).Toujours d’après les sources officielles, à l’exception de la dette fournisseurs qui a connu une baisse de 22 % entre 2019 et 2020, les autres postes de dette ont augmenté sur la période. La valeur des immobilisations dans le patrimoine actuel de le Cename (4,97 % du total du bilan en 2020) ne semble pas refléter le potentiel réel dont dispose la Centrale pour l’accomplissement de ses missions. Idem pour les stocks et les créances dont les valeurs devraient être déterminées à l’issue des travaux d’inventaire. A cet effet, la mise en place d’une comptabilité conforme au droit comptable Ohada (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires), va permettre à la Cename d’avoir une meilleure évaluation de son patrimoine. La Cename dispose d’un énorme potentiel qui devrait lui permettre de satisfaire les commandes de ses clients de près de 80%.

DOMINATIONS DES IMPORTATIONS

Toutefois, une source au sein de cette entreprise renseigne que son environnement marqué par une forte concurrence des entreprises privées d’une part, et la réticence des fournisseurs à répondre aux sollicitations de la Centrale d’autre part, entrainent une couverture de la production nationale en médicament par cette dernière de moins de 5% de la demande domestique, estimée en valeur monétaire à 200 milliards de FCFA en moyenne annuelle, dans un secteur quasi-dominé par les importations. « Nous avons trouvé une structure affaiblie par les difficultés de trésorerie et une image peu reluisante. Les fournisseurs se plaignent du non règlement de leurs factures échues, tandis que les clients déplorent la faible disponibilité des produits pharmaceutiques. Nous avons cependant observé que la structure dispose d’un énorme potentiel, et avons tout de suite décidé d’affronter les plus grands obstacles, notamment le faible taux de recouvrement. L’accroissement du taux de recouvrement nous permettrait de reconstituer le stock pour reconquérir la clientèle. Nous avons également noté qu’il est nécessaire de rétablir la confiance avec les divers partenaires, notamment ceux spécifiques au renforcement de la chaîne d’approvisionnement en produits des Programmes de santé publique. Nous saurons compter sur le soutien indéfectible du gouvernement, du Conseil d’administration, du Minsante (tutelle technique), du Minfi (tutelle financière) et d’autres départements ministériels et surtout du personnel très dévoué », a indiqué Vandi Deli, Directeur général de la Cename dans une interview au journal Echos santé. A noter que d’après lui, la crise sanitaire de la pandémie de la Covid-19 a contribué à la dégradation de la situation de la Cename tout au long de l’année 2020. La reprise post-Covid-19, annoncée dans le nouveau Programme Economique et Financier 2022-2024 conclu avec le FMI, devrait être une opportunité pour la relance de ses activités et son retour à l’équilibre financier. Pour ce faire, l’on pourrait envisager un assainissement du stock des créances et des dettes de la Centrale d’après la CTR. Ceci, au travers de la signature des conventions de dettes croisées avec l’Etat et des moratoires de paiement avec ses clients insolvables constitués pour la plupart des Fonds régionaux et les hôpitaux. En outre, l’arrimage de la Centrale au Syscohada (système comptable préconisé par l’acte uniforme n°7 portant Organisation et Harmonisation des comptabilités sises dans les Etats membres qui ont signés le traité de l’Ohada), pourrait être un atout majeur dans la maitrise des coûts et la quête d’une plus grande compétitivité. Une autre source confie que pour faire face à la dégradation de sa situation, traduite par le gel des approvisionnements parles fournisseurs et les difficultés de recouvrement des créances, le top management de cet organisme a renforcé les outils de gouvernance et a sollicité un accompagnement de l’Etat pour juguler ces difficultés. Le Conseil d’administration a décidé en décembre 2020 de la création en son sein d’un Comité ad-hoc chargé de mener un plaidoyer pour le recouvrement des créances, et a pris la résolution relative au recrutement d’un cabinet à l’effet de faire un audit portant sur les dettes, les créances, le stock et les ressources humaines de l’organisme. « Nous allons rétablir la relation de confiance avec les fournisseurs pour leur manifester l’assurance à procéder au paiement de leurs factures échues. Un élément important consiste à mener un plaidoyer à l’endroit du Gouvernement afin de pouvoir améliorer la capacité de recouvrement des créances énormes (près de 10milliards) de la structure. Le recouvrement desdites créances permettra de redonner une santé financière à la Cename afin de pouvoir régulariser sa situation vis-à-vis des fournisseurs. Un autre aspect est celui relatif à la restructuration de la Centrale par le renforcement du taux de technicité pour une bonne gestion, un stockage et un meilleur circuit logistique », assure-t-il. « Il est également important poursuit-il, de rendre plus fluide et diligent, le processus d’acquisition des médicaments (qui sont pour la plupart des produits d’urgence) à travers la mise sur pied parle gouvernement, des mesures appropriées. En interne, nous procéderons à la révision de certains documents stratégiques (manuel de procédures) pour améliorer la performance par la réduction des délais de traitement des factures et de livraison.

LES DEBOIRES DU DG VANDI DELI

L’atmosphère est mouvementée du côté de la Centrale Nationale d’Approvisionnement en Médicaments et Consommables Médicaux (Cename).En l’espace d’une semaine, le patron de la Cename a été suspendu de ses fonctions, s’est vu interdit d’accès à son bureau et son véhicule de fonction retiré, à la demande du Conseil d’administration. Les scellés apposés sur son bureau ont été levés le 22 mars, renseigne un membre du Conseil d’administration, contacté par lurgentiste.com.

HUIT FAUTES DISCIPLINAIRES

Les rapports avec la présidente du Conseil d’administration (PCA), Marie Mélanie Bell, se sont davantage dégradés la semaine dernière, débouchant sur la tenue d’une session extraordinaire du Conseil d’administration. Des sources internes à ce conseil confient que le directeur général a été sanctionné pour «fautes disciplinaires ». « Le Conseil d’administration a relevé 8 fautes disciplinaires à l’encontre du DG ». D’où la suspension d’un mois retenue par les membres du Conseil, contre ce natif de Mogodé à l’Extrême-Nord. Dans la même veine, la gestion des affaires courantes et financières a été respectivement confiée au Dr Souaibou, et le nommé Edoa Mvogo. Le premier est directeur des Approvisionnements à la Cename et le deuxième est représentant du ministère des Finances au Conseil d’administration.

ARTIBRAGE INUTILE DU MINSANTE ?

Toujours selon lurgentiste.Com, le ministre de la Santé publique (Minsanté) et tutelle administrative de la Cename, a« attaqué certaines résolutions du Conseil d’administration »,confie un proche du Dr Vandi Deli. Et pour cause,« le ministre dit qu’il n’a pas été associé à cette décision »,confie-t-on au Minsanté. Dans le camp de la PCA, l’argument avancé par le Minsanté n’a pas lieu d’être, car « il n’est que la tutelle de la Cename et n’est pas membre du Conseil. Il ne peut donc pas être associé aux décisions qui y sont prises », précise notre source. Mais ce qui est sûr, c’est que les événements de ces derniers temps ne font pas l’unanimité au sein du Conseil d’administration. Certains membres trouvent que la PCA a eu la main lourde. « Il n’y a pas eu détournement de fonds. On ne devait donc pas avoir une pose de scellés», commente l’un d’eux.

CLIMAT SOCIAL TENDU

Chez le personnel, ces événements ne rassurent pas. D’autant plus qu’ils interviennent dans un contexte où le climat social est tendu par plus d’un problème. D’abord, la gestion des congés du personnel. Le remous vient de ce que des employés sont mis en congés pour une durée indéterminée. Certains cadres sont en congé depuis 9 mois et d’autres 11 mois, en violation de la réglementation, apprend-on. L’absence d’une assurance maladie oppose également le personnel au directeur général. Cette situation perdure depuis deux ans.« Nous n’avons plus d’assurance maladie depuis que le Dr Vandi a pris fonction ici. Avant, lorsqu’un employé était malade ou un membre de sa famille, l’assurance leur garantissait une prise en charge. Nous n’avions donc pas à débourser de l’argent pour des soins de santé. Mais, les choses ont changé », déplore un cadre. Ces problèmes font partie du chapelet de griefs présenté au Minsanté ce 22 mars. Les employés souhaitent ainsi que le patron de la Cename « humanise son management ». Le Dr Vandi Deli n’a pas encore réagi à ces informations et accusations. Toute tentative de communication avec le concerné est restée veine.

Par AA

Défis Actuels

MTN Elite One : Le Président de la République exige Garoua comme autre ville hôte du championnat

0

La ville de Garoua n’était pas comptée parmi les villes devant accueillir le championnat Elite One  jusqu’à aujourd’hui. Dans une correspondance signée du Secrétaire général à la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh et rendue publique, le Président de la République du Cameroun a exigé que la ville de Garoua fasse partie des villes qui doivent accueillir le championnat qui se déroule actuellement. Ainsi on peut lire dans la correspondance « J’ai l’honneur de vous faire connaître que, MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE instruit d’intégrer la ville de Garoua sur la liste des sites d’accueil des matches du Championnat MTN ELITE ONE 2021-2022 » « A cet effet, vous voudrez bien prendre, en liaison avec la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT). Toutes les dispositions utiles et nécessaires en vue de la programmation effective des rencontres dudit Championnat, dans la ville de Garoua. », poursuit le ministre d’Etat.  

Rappelons que le président de la Fédération camerounaise de football Samuel Eto’o et le ministre des Sports Narcisse Kombi Mouelle n’avaient pas donné leur quitus pour que cette partie du septentrion soit ville hôte du Championnat Elite One.

Vie chère : le Gicam exige un plan gouvernemental anti-inflation

0

Cet outil selon le patronat devrait permettre de sauvegarder le pouvoir d’achat des camerounais et éviter la faillite des entreprises dont les chiffres d’affaires ont déjà baissé de près de 3 000 milliards de F CFA du fait de la conjoncture actuelle.

Il est temps d’agir, selon le patronat camerounais, afin de contenir la hausse généralisée des prix des produits sur le marché. Les entreprises camerounaises d’après les données du Gicam connaissent une baisse de leurs chiffres d’affaires de près de 3 mille milliards de FCFA. Cette situation engendrée par la pandémie avec la hausse des cours des matières premières et du fret maritime (plus de 200 milliards de surcoûts à l’importation à décembre 2021 dans 6 filières) est en train de s’aggraver avec la crise russo ukrainienne. La Russie et l’Ukraine étant deux poids lourds en matière d’exportation. Les denrées comme le blé risquent d’être en pénurie. Les prix du ciment, de l’huile de palme déjà à la hausse risquent de s’envoler, et même les produits vivriers du fait de l’augmentation des cours d’engrais. Plus qu’une inflation, le Gicam alerte sur une « stagflation» c’est-à-dire une hausse des prix et l’absence de croissance. Il recommande donc au gouvernement de mettre urgemment en place un plan gouvernemental anti inflation. Ce plan aura trois objectifs. Sauvegarder le pouvoir d’achat des populations ; éviter les faillites d’entreprises et préserver les marges budgétaires de l’Etat. Dans le détail, ledit plan devra comprendre un mécanisme d’information systématique de l’opinion sur l’évolution des prix et de la situation économique. Il devra aussi définir des mesures urgentes, à caractère économique, fiscal et social ainsi que des mesures structurelles à moyen terme dont les réformes structurelles convenues avec le FMI. Parmi les mesures urgentes à prendre, le Gicam suggère entre autres d’optimiser le système de contrôle des prix, d’apporter un soutien à la trésorerie des entreprises, et de lever certaines contraintes opérationnelles sur les entreprises. Il s’agit notamment de la pause dans les contrôles fiscaux et la suspension provisoire, pour les produits sensibles, de l’application du décret de mai 2021 portant extension du PECAE à l’ensemble des produits importés au Cameroun.

Chefferie Bangou : Tchihou Arnaud a la faveur des chefs de 3ème dégré

0

Après près de deux ans de tiraillements, le Conseil des sept et neuf notables est sorti de son silence le 21 mars. Pour s’aligner sur les positions du ministre de l’Administration territoriale (MINAT). Paul Atanga Nji qui avait tranché dans le litige qui oppose deux clans au sein de la chefferie supérieure Bangou. En faveur de Sa majesté Tchihou Tayo Arnaud, au détriment de Maurice Gambou (héritier au trône du roi Kemayou Paul Bernard). Le chef choisi par le patron de l’administration territoriale camerounaise est le fils du défunt chef Tayo Marcel qui a régné sur cette chefferie pendant 39 ans et est mort en 2019. Pour le Conseil des notables qui font allégeance à la faction soutenue par l’honorable Théodore Datouo, « Sa Majesté Tchihou Tayo Arnaud a été arrêté publiquement… comme le veulent nos rites coutumiers… le jeune roi a été ensuite présenté officiellement sur l’esplanade de la chefferie devant 25 chefs traditionnels, des membres du gouvernement, des parlementaires, des élus locaux, des étrangers, de nombreuses délégations, de la diaspora et bien sûr de la communauté Bangou d’ici et d’ailleurs ». Précisant que, « aucune entorse n’a entaché la procédure, et nous avons respecté tous nos rites avant, pendant et après». De même que « le premier adjoint préfectoral a présenté officiellement le nouveau roi, après avoir lu son curriculum vitae, ainsi que sa suite dans la tradition». Ce qui de ce fait, ouvrait son « dossier d’homologation [qui] a été transmis au MINAT ».

Ainsi, ces gardiens du temple disent « ignorer toute autre personne présentée comme chef, à moins que ce ne soit pour un autre village différent de Bangou». Indiquant que « les princes ne participent pas et se mêlent pas de la désignation du roi (SIC)». Mais surtout que, «il n’existe pas de roi sans volonté et onction rituelles des notables qui sont à la fois gardiens, censeurs, porteurs des secrets, des liens de sang et des liens de la terre avec la bénédiction constant des ancêtres ». Avant d’inviter les Bangou à faire allégeance à Tchihou Tayo Arnaud, les notables signataires de la mise au point rappellent que « l’administration ne nous impose pas un chef et n’imposera jamais un chef à Bangou», mais « il constate notre travail et prend simplement acte comme le dit spécialement l’arrêté régissant les chefferies traditionnelles en ses articles 10, 11 et 12 », écrivent-ils. Pour conclure que « la lettre du 15 mars 2022 [du MINAT] n’a rien apporté de plus, ni de moins ».

Sortie du Laa’kam de Maurice Gambou le 9 avril 2019, arrêté le même jour qu’Arnaud Thihou

La chefferie de 2ème degré de Bangou vit une crise depuis le décès le 16 novembre 2018 de Tayo Marcel. L’homme qui a régné pendant 39 ans sur cette chefferie du département des Hauts-plateaux, succédait ainsi à un trône laissé vacant par Sa majesté Kemayou Paul Bernard parti en exil en Guinée en 1967, dans le contexte de la guerre d’indépendance. Le monarque y décèdera en 1985, alors que son frère consanguin Christophe Djomo qui l’avait remplacé l’a précédé dans l’au-delà, laissant le trône à son fils Marcel Tayo . Inhumé au pays de Sekou Touré, la famille royale qui n’a pas organisé les obsèques officielles, n’a pas non plus organisé sa succession. A la mort de Tayo en 2018, deux tendances se sont opposées : une qui exigeait le retour à la lignée antérieure, celle de Kemayou, et une qui s’accrochait sur la lignée Tayo. Avec comme figures de proue respectivement l’ex fonctionnaire international Nana Sinkam, lui-même prince Bangou, et l’honorable Théodore Datouo, vice-président de l’Assemblée nationale, fils du groupement.

La chefferie Bangou attend son monarque

Deux chefs seront arrêtés le 29 janvier 2019, pour subir les rites d’initiation. Le MINAT a tranché le 15 mars en reconnaissant Tchihou Tayo Arnaud. Le 21 mars dernier, la chefferie a été envahie par des partisans de Kemayou, pour s’opposer à l’installation de son « adversaire ». Le conseil des sept et neuf notables (une partie, apprend-on), s’y oppose et souhaite le respect de la décision des institutions républicaines. En attendant, le trône royale demeure « vide ».

Championnats nationaux d’élite : Paul Biya instruit l’intégration du Grand Nord

0
Paul Biya décide d'un deuil nationl

Dans un courrier adressé au ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), le Secrétaire général de la présidence de la République (SGPR) informe la tutelle des sports que « monsieur le président de la République instruit d’intégrer la ville de Garoua sur la liste des sites d’accueil des matchs du championnat MTN Elite one 2021-2022». Demandant à Narcisse Mouelle Kombi, le Minsep, de « prendre, en liaison avec la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), toutes les dispositions utiles et nécessaires en vue de la programmation effective des rencontres dudit Championnat, dans la ville de Garoua».

Le responsable de la communication de Coton sports

Dans le courrier dont l’urgence de l’implémentation, est signalée, Ferdinand Ngoh Ngoh fait référence à une lettre du président de la Fécafoot en date du 24 février 2022. Aucun détail sur le contenu de ladite lettre. On sait simplement que le SGPR avait informé le Minsep le 22 février, de la mise à disposition des stades de la République à sa disposition, pour les besoins de tenue des championnats d’élite. Et le lendemain, le Minsep à son tour en informait la Fécafoot. Laquelle s’est réuni pour organiser la relance du championnat, sous une formule de poules (deux) devant se jouer sur quatre sites : Douala, Yaoundé, Bafoussam et Buéa. Aussitôt, Coton sport de Garoua avait contesté l’exclusion de Garoua. Fernand Sadou, le président du club des contonculteurs, avait souhaité voir sa base être intégrée, en faisant des propositions concrètes de révision de l’organisation arrêtée par la Fécafoot et implémentée par le Conseil transitoire du football professionnel (CTFP). Samuel Eto’o, le président de la Fécafoot, elle, avait fait la sourde oreille.

La lettre du SGPR au Minsep

Des sources annonçaient que Coton qui n’avait pas assisté à la réunion de concertation convoquée par la Fécafoot quelques jours plus tôt, comptait boycotter le championnat. Il n’en sera rien, même si à Garoua on continuait de dénoncer cette organisation. Paul Biya vient de siffler la fin de la polémique, en instruisant la réintégration de la ville qui s’était particulièrement montrée engagée dans l’animation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en janvier-février dernier.

Pour comprendre le sujet :

Organisation du championnat national d’élite: Garoua entre en rebélion

- Publicité -
Google search engine