Bière : vers une hausse de 50 F sur les prix ?

0
54

Le Groupement Inter-patronal du cameroun (Gicam) s’est expliqué sur les raisons de cette hausse souhaitée lors d’une concertation avec le gouvernement, les opérateurs économiques et la société civile à Yaoundé.

- Publicité -

Due à la hausse des prix dans certaines filières de production notamment des matières premières, du fret, du fuel et des engrais, le Groupement Inter-Patronal du Cameroun (Gicam) a déroulé devant le premier ministre un ensemble de propositions visant à atténuer les effets de la conjoncture parmi lesquelles l’augmentation de 8 % sur le prix de la bière. A en croire le porte-parole des entreprises privées au Cameroun, cette augmentation de 50 francs par bouteille de 65 cl permettra de compenser 28 milliards de F CFA sur les surcoûts d’importation de 35 milliards de FCFA enregistrés entre 2020 et 2022 par les sociétés brassicoles du pays. Ces surcoûts sont consécutifs à l’explosion des prix des matières premières et du fret à l’international, après l’atténuation de la pandémie du Covid-19 et le déclenchement, fin février 2022, du conflit russo-ukrainien.

« L’industrie brassicole utilise massivement des matières premières, des emballages, des équipements et des pièces de rechange majoritairement importés, l’offre locale étant soit insuffisante soit inexistante (…) Sa dépendance aux importations pour environ 50 % de son coût de production fait qu’elle est exposée aux facteurs exogènes…», explique le Gicam. En effet, selon les chiffres relayés par Investiraucameroun.com, les cours mondiaux des principales matières premières des entreprises brassicoles (malt, sucre, gritz, préforme, monopro-pylène, capsules vis, etc.) ont cru de 10 à 201 %. Dans le même temps, le fret maritime a explosé de 300 % au départ de l’Asie, et de 200 % pour les embarquements depuis le continent européen.

La conjoncture internationale a ainsi plongé le monde dans un déficit de production et d’exportation des matières premières. Ce qui implique des répercutions sévères sur le coût de production élevé à 20 % par hectolitre de produits brassicoles, ainsi que des pertes cumulées d’un montant de plus de 44 milliards de F CFA, du fait, entre autres «du non ajustement des prix» des produits finis des entreprises brassicoles. Rappelons que cette décision du Gicam intervient quelques jours seulement après la confirmation du gouvernement par le biais de son ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana de l’augmentation du prix de la farine de blé et de la baguette de pain. Soit 5000F CFA de plus pour le sac de farine de blé de 50 kg et 25 F CFA de plus sur la baguette de pain de 200 grammes.

Défis Actuels

- Publicité -

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.