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Inclusion Financière Par Axel Abanda : L’Etat vise 750 établissements de microfinance.

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Le pays entend accroitre le nombre des établissements de microfinance à travers une stratégie basée sur le développement de leurs activités dans les 10 régions et leur viabilité financière.

Le Cameroun mise sur la microfinance pour réaliser ses objectifs en matière d’inclusion financière. La Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30) indique clairement que : « l’inclusion financière sera fortement favorisée par le maintien et la densification des établissements de microfinance ». En droite ligne avec l’objectif de densification du réseau des Etablissements de microfinance (EMF), le pays espère porter à 750 le nombre de ces structures à l’horizon 2030. Aussi, est-il question de doubler le nombre des EMF, estimé au 31 décembre 2021 à 402.

 La stratégie du Cameroun est aussi basée sur le développement des activités de microfinance dans toutes les régions du Cameroun. En plus de favoriser l’inclusion financière, les EMF serviront aussi dans la stratégie d’augmentation du taux de bancarisation de 28,3 % à 80 % en 2035. Il est question notamment d’augmenter le nombre de banques, grâce à un programme d’incitation à la transformation des EMF en banques commerciales ou de détail.

Le secteur se caractérise aussi par la sortie plus ou moins récurrente des acteurs, avec notamment la liquidation de City Trust Crédit Fund et Amicale finance S.A en 2018. L’on sait déjà qu’il y aura une plus grande supervision des EMF pour veiller à leur viabilité financière. En attendant les premières actions visant à implémenter la nouvelle stratégie dans le secteur de la microfinance, la situation sécuritaire dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, connues pour accueillir un grand nombre d’EMF, en réseaux principale ment, pourrait constituer une contrainte. Si pour l’heure, les chiffres concrets en termes de dépôts et de prêts ne sont communiqués au ministère des Finances, il existe au moins un tableau de classification des EMF par catégorie.

Statistiques

De façon décroissante, le Nord-Ouest est classé en tête avec à lui seul, 101 EMF soit, trois de première catégorie, trois de deuxième catégorie et 71 EMF de réseau pour un pourcentage de 25.12 %. L’Ouest vient en 2ème position avec un total de 79 microfinances (trois de 1ère catégorie, cinq de 2ème catégorie et 71 de réseau) pour 19.65%. Le Centre n’est pas en reste ;

il compte 69 établissements de microfinance (16 de première, 28 de seconde catégorie et 25 de réseau) ; ce qui fait un pourcentage de 16.16%. Pour sa part, le Littoral, région qui abrite la capitale économique du pays, s’en sort avec 60 établissements de microfinance (six de première catégorie, 27 de 2è catégorie, un de 3è cat, et 26 de ré seau) ce qui lui vaut un pourcentage de 14.92%.

 Bien que victime de la crise sécuritaire comme le Nord-Ouest depuis 2016, le Sud-Ouest totalise 56 microfinances au 31 décembre 2021(02 de première catégorie, de 2ème cat. Et 48 MF de réseau) contre 13.93 % des 402. Les cinq derniers rangs sont respectivement occupés par l’Adamaoua, l’Extrême- Nord, le Nord, le Sud et l’Est qui totalisent chacune, 10 ; 10 ; 08 ; 06 et 03 microfinances agrées pour un pourcentage de 2.48 % ; 2.48 %, 1.99 %; 1.49 et 0.74 %. Au 31 dé cembre 2019, le Cameroun comptait 418 établissements de microfinance agréés, dont 88,04 % en première catégorie (123 indépendants et 245 en réseau), 11,24 % en deuxième catégorie (47 établissements) et 0,72 % en troisième catégorie. Le nombre de microfinances agrées a régressé de 16 entre 2019 et 2021. Entretemps certaines d’entre elles sont sanctionnées et d’autres font leur entrée sur le marché.

Carnet noire: Amadou Ali est mort

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Amadou Ali n’est plus. Le ministre chargé des missions à la présidence est décédé ce 27 septembre 2022 dans un avion médicalisé. Lequel appareil le ramenait au pays, après une évacuation médicale il y a quelques jours, qui a tourné court. Il semble que les signaux présageaient des lendemains incertains. D’où un retour  » précipité » qui n’a pas connu son terme. On le savait malade depuis des années. Une situation sanitaire qui aurait valu que Paul Biya ramenat à la présidence comme Chargé de mission celui qui n’avait que très rarement assumé ses fonctions de ministre délégué à la présidence de la République, chargé des Relations avec les assemblées.

C’est une ponte du régime qui quitte ainsi la scène. Amadou Ali a été une figure importante de la vie de la vie politique de la Nation. Militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Amadou Ali aura occupé plusieurs postes importants au sein de l’appareil de l’État. Entre autres ministères importants dirigés par ce Kanuri, les départements de la Justice et de la défense. Avec comme faits d’armes et traces laissées, l’explosion de la poudrière du quartier général dans les années 2000, l’affaire des écoutes téléphoniques qui a permis à l’opinion d’apprendre la théorie du  » rouleau compresseur ». Théorie qui a vu passer sous l’échafaud un certain Titus Edzoa, ancien secrétaire général de la présidence de la République (SGPR), arrêté et jugé dans le cadre de plusieurs affaires qui l’ont vu passer 19 ans en prison.

L’une des dernières affaires qui a mis au-devant de la scène Amadou Ali, est l’affaire des confidences de l’homme à l’ancienne ambassadrice des États-Unis au Cameroun. La diplomate avait fait fuiter des projets d’Amadou l’arrestation au sujet de l’alternance à la tête de l’Etat: l’homme laissait entendre que le Grand Nord ne tolérerait sous aucune condition qu’un Bamileke succède à Paul Biya. En même temps, le Nordiste écartait du pouvoir un ressortissant du grand groupe ethnique Beti dont est issu le successeur d‘Ahmadou Ahidjo. L’homme est décédé sans avoir pu défendre ce bifteck.

Duel: le Cameroun tombe une 3ème fois face à la Corée

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Léandre Tawamba serait un peu plus adroit que le Cameroun n’aurait pas perdu (1-0) en match amical face à la Corée du Sud ce 27 septembre 2022. Alors que l’on joue la 94eme minute de de jeu, l’attaquant des Lions indomptables hérite d’une balle dans l’axe, ‘on suivi par la défense, mais place mollement et manque de l’objet le portier coréen. Une réplique de Son Heung Min, le capitaine de la Corée du Sud qui venait trois minutes plus tôt, de placer un coup franc centré des 20 mètres au coin supérieur de la transversale d’André Onana. Au terme d’un pressing fait sur les Lions indomptables sans plus parvenir à dominer la défense camerounaise.

Dans cette seconde mi-temps, les Lions indomptables ont essayé en vain onduite par Nicolas Nkoulou. Et de fait, Rigobert Song Bahanag est revenu à une défense à quatre, plutôt que le dispositif du match précédent contre l’Ouzbekistan qui a vu le sélectionneur manager des Lions indomptables s’essayer dans un 3-4-3 expérimental. Cette fois-ci, en laissant Enzo Ebosse au banc, le patron du staff technique a adjoint à Nkoulou, Castelleto et Faï, Nouhou. Au milieu de terrain, une nouvelle équipe, en dehors de Hongla. Oum Gouet et Bella Gaël Ondoua ont complété pendant que Moumi évoluait en attaqué sur le côté, autant que Mbeumo. Vincent Aboubacar étant positionné à la pointe, jusqu’à son remplacement par Léandre Tawamba. Mais même si les Lions n’encaissent qu’un but au finish, ils auront souffert face à une sélection coréenne rapide et technique. Et qui a multiplié les occasions en vain.

L’occasion de la 35eme minute aura été la bonne pour Son Heung Min, le capitaine de la Corée du Sud, doyen et locomotive de cette sélection. Le très remuant attaquant de couloir qui s’était déjà illustré sans succès comme un porteur de danger, a repris de la tête un bolide armé par un de ses coéquipiers et qui a été repoussé par André Onana qui a déjà été sollicité deux fois ; cette fois-ci, la claquette du portier camerounais n’a pas pu empêcher le cuir de terminer sa course dans les filets. La réplique camerounaise ne connaîtra pas le même destin. L’a frappé de Bryan Mbeumo, déviée par un coude coréen, effleure la transversale. Le Cameroun ira à la pause avec un retard au score. Et un remplacement déjà : Gaël Ondoua est sorti sur blessure, cédant sa place à Olivier Ntcham.

Le 11 de départ des Lions indomptables

La reprise verra encore les Coréens plus présents sur le plan offensif. Même si la ligne défensive camerounaise tient le coup. Les deux adversaires se sont mesurés, mais au finish, l’équipe locale a été plus réaliste.

C’est la cinquième confrontation entre les deux pays en sélections A, avec trois victoires coréennes et deux nuls. La Corée qui passe à dix buts marqués contre le Cameroun, qui maintient son compteur à trois buts. Les deux pays jouaient en amical pour le compte de la période FIFA, et surtout en préparation de la Coupe du monde 2022.

BAD-DSP : 94 milliards d’appuis pour le gouvernement camerounais.

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Faisant suite à la visite d’évaluation du Document de Stratégie pays 2015-2022, les membres du gouvernement et le Directeur de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour l’Afrique centrale ont retenu 94 milliards comme financement.

Le ministre de l’Économie de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey précise que dans les prochains jours, le Cameroun et la BAD signeront deux nouvelles conventions dans le cadre d’un appui budgétaire.

En effet, il s’agit d’une enveloppe globale de 94 milliards de FCFA. Donc la première est chiffrée à 53 milliards de FCFA pour le compte de l’année en cours et la seconde à 41 milliards de FCFA pour 2023. Rappelons , que le portefeuille de la BAD au Cameroun s’élève à date, à 1302 milliards de FCFA avec 51, 69% accordé au secteur des transports.

Selon le Minepat, il est question de se focaliser sur les « lenteurs dans la passation des marchés, les retards dans la signature des accords de prêt, de la non-disponibilité à temps des ressources de contreparties », pour mieux atteindre les Stratégies fixées pour l’exercice qui débute en 2023.

CEMAC-BVMAC : la SCG-Re veut lever 5 milliards de FCFA.

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Dans le but de financer son déploiement stratégique dans la sous-région CEMAC, la Société Commerciale Gabonaise de Réassurance (SCG-Ré), projet investir sur le marché boursier.

Filiale du Fonds gabonais des investissements stratégiques (FGIS), la SCG-Ré ambitionne se hisser au sommet en devenant premier réassureur de la Zone Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance (CIMA). Il faut dire qu’étant première du secteur de réassurance au Gabon, la compagnie ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

En 2021, la SCG-Ré a augmenté de « 26% correspondant à plus de la moitié de la réassurance légale ». Cette croissance s’explique par le développement commercial et la volonté du Management de réduire la part des cessions légales sur le chiffre d’affaires et de développer les cessions commerciales tant au niveau national qu’à l’international. Il faut préciser que la mise en œuvre de son Plan Stratégique et de Développement en 2021 « PSD 2021-2025 » a été réalisée à 100%. Elle clôture l’ « exercice 2021 avec un résultat social de 1,018 milliard de Francs CFA, un surplus de marge de solvabilité de 11% et un taux de couverture des engagements réglementés de 117%, conformément aux dispositions du code CIMA », indique le rapport 2021 de la compagnie.

Vie chère : le commerce de proximité pour atténuer l’inflation.

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Selon le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana, cette nouvelle stratégie vise à démocratiser l’accès aux produits de grande consommation.

Le gouvernement multiplie les stratégies pour lutter contre la vie chère. Le ministère du Commerce vient de mettre sur pied un nouveau concept qui consiste en la mise en place d’entrepôts dans les quartiers pour faciliter l’accès aux produits de grande consommation. « Nous voulons promouvoir un commerce dit de très grande proximité à travers ces entrepôts destinés aux consommateurs individuels. Avec cette spécificité on va dans les quartiers avec des prix qui sont généralement destinés plutôt aux grossistes. Nous avons pu voir des entrepôts qui sont lourdement achalandés », a déclaré, à la radio nationale, le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana.

La distribution des produits alimentaires va ainsi se matérialiser par la mise en place d’un programme national d’implantation de boutiques de proximité au Cameroun afin de combattre l’insécurité alimentaire, l’inflation et la vie chère. « Nous avons développé des boutiques de proximité sur l’ensemble du territoire. On apporte des produits de qualité accessibles à tous à leur juste prix. Le concept vise vraiment à développer la proximité vis-à-vis des consommateurs avec des produits de grande consommation de qualité, avec une force devant derrière, c’est-à-dire avec des commandos. Leur apporter des solutions avec des produits alimentaires de qualité sur place », explique le responsable marketing de la Société alimentaire du Cameroun (Soacam), dont le groupe accompagne le gouvernement dans sa politique de lutte contre la vie chère.

Depuis le 09 septembre, le nouveau concept a déjà été implémenté depuis à Bertoua (Est) puis à Yaoundé (Centre). Les autorités entendent étendre le projet sur l’ensemble du territoire national, selon le ministre du Commerce, qui est convaincu que ces ventes directes aux consommateurs vont permettre de mettre hors du circuit de commercialisation les intermédiaires qui sont souvent « responsables » des spéculations.

Pour démocratiser davantage l’accès aux produits de consommation et améliorer l’offre de services dans le cadre de la lutte contre la vie chère, l’Etat et ses partenaires sont en train de développer une application digitale à travers laquelle le consommateur pourra, depuis son télé phone portable, commander son produit depuis son domicile.

Ballon d’or camerounais : Jean Lambert Nang présidera le jury

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Comme annoncé par le nouvel exécutif de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), le Ballon d’or camerounais est de retour. Et pour cette première édition prévue le 13 octobre, Jean Lambert Nang sera aux commandes du jury. Une décision du secrétaire général de la Fecafoot nomme l’ancien journaliste de la télévision nationale. L’ancienne vedette conduira une équipe composée du magistrat Landry Tsogo comme rapporteur; et comme membres, l’ancien gardien des buts des Lions indomptables Alioum Boucar, l’ancienne sportive multidisciplinaire Victorine Fomum et le juriste Stéphane Edzigui.

La décision qui nomme le jury du Ballon d’or

Le ballon d’or camerounais sera désigné par un jury composé de journalistes (30%), des capitaines et entraîneurs de football (40%) et du public (30%). Si les représentants des autres catégories ne sont pas clairement identifiés, la liste des journalistes est déjà spécialement identifiée. On y retrouve la crème des plumes et hommes du micro connus dans le domaine du journalisme sportif. Entre autres Christian Tchapmi du journal Le Messager, Josiane Matia de Cameroon tribune, Joseph Valéry Fotso de la Radio Tiemeni Siantou, Éric Kouam de Royal FM, Marc Chouamo de canal 2 international, Simon Lyonga de la CRTV, David Eyengue du journal Le Jour, Nana Paul Sabin d’Equinoxe TV, Raoul Tabou Foe d’Equinoxe radio,… Autant de journalistes parmi ceux qui font le relai quotidien de l’activité footballistique nationale.

Les modalités de désignation du Ballon d’or

La cérémonie du ballon d’or clôture la saison sportive en ce sens qu’elle récompense les meilleurs acteurs de la saison finissante, mais en ouvrant la nouvelle saison. La cérémonie sera précédée en après-midi, de la Super coupe du Cameroun, le trophée des champions. Il s’agit d’un match de football qui opposera le champion du Cameroun au vainqueur de la Coupe du Cameroun. Et le 13 octobre prochain,ce match opposera Coton sport de Garoua à Bamboutos FC de Mbouda. Les deux équipes déjà qualifiées pour la finale de la Coupe du Cameroun prévue le 3 octobre prochain. Mais déjà, le club phare du Nord est champion du Cameroun 2022. Du coup, la Fecafoot a prévu que,  » quelle que soit l’issue de la finale, Bamboutos sera considéré comme le vainqueur de la finale ».

Interdiction d’exportation des grumes : le Cameroun dans l’attente des retombées.

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Grumes

Le ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo , a indiqué à la presse que la décision prise par les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) devrait avoir un impact sur l’emploi, les recettes, le PIB et la transformation locale. Des retombées qui pourraient changer beaucoup de choses sur le plan économique.

Le Cameroun ambitionne de progresser de 35% de plus sur les 75% existant de grumes traitées dans la première transformation. Ceci en augmentant le niveau de transformation dans les autres étapes de transformation.

Selon le ministre Jules Doret Ndongo , l’interdiction de l’exportation de grumes permettra, d’ici 2030, « une augmentation substantielle des quantités de bois prélevées dans les concessions forestières camerounaises ». Le nombre d’emplois pourra croître positivement en passant de 40 000 à 100 000. Car étant transformées localement, les populations locales seront plus sollicitées. Investir au Cameroun, indique que « ces prélèvements sont projetés à 15 millions de mètres cubes par an, contre 7 millions de mètres cubes actuellement. Cette augmentation, correspondant à plus de 100 %, devrait également, soutient le ministre, conduire au doublement de la contribution de la filière bois au PIB ».

Il faut noter qu’il ne sera pas du tout facile pour les gouvernements de s’en sortir au début. Car les recettes publiques seront impactées. « Globalement, les pertes annuelles pour le début pourront se chiffrer à environ 13 milliards de FCFA pour les droits de sortie sur les grumes, 1,8 milliard de FCFA de taxe d’abattage sur les grumes destinées à l’exportation, 580 millions de FCFA de taxe d’inspection des grumes…Mais, progressivement, vont rehausser la taxe d’abattage et toutes les autres taxes liées à la transformation du bois », explique le ministre Doret Ndongo. Il faut donc user des stratégies performantes pour que le Cameroun trouve son compte.

Rappelons que, cela fait plusieurs années que les forêts de la sous-région Afrique centrale sont menacées. C’est dans cette logique que le plaidoyer des parlementaires du gouvernement camerounais s’est tenu le 29 juin 2022 au palais de congrès de la capitale. Ceci, dans le but de tabler sur la question de l’exploitation des grumes. En effet, en accord avec les pays membres de la communauté économique et monétaire des États de l’Afrique Centrale, l’assemblée générale ordinaire du réseau dédié à la gestion des écosystèmes du Cameroun souhaite mettre un terme à cette pratique. En application à la prise effective dès janvier 2023.

Transports de bétail : les convois nocturnes désormais interdits dans l’Adamaoua.

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Selon Adamou Adamou, l’un de nos confrères dans la région, cette décision intervient après de nombreux cas de voles de troupeau de bœufs et d’agression des bergers donc fait face l’Adamaoua depuis de nombreuses années.

Il est désormais interdit de convoyer à pied le bétail entre 9 h et 6 h. Seules les transhumances encadrées et les transports de ceux-ci en camions homologués sont encore possibles la nuit. Ceci dans le but de mieux sécuriser les bergers et leurs animaux.

Par ailleurs, il est aussi interdit de transporter des carcasses de bœufs la nuit à moto, tricycles ou sur des engins improvisés. Pour Abakar Haman, éleveur de bœufs, dans la ville de Meiganga, l’un des départements de la région de l’Adamaoua, « cette décision est une bonne chose pour les éleveurs et les commerçants de bovin. Car je perds près de 7 bœufs chaque année. Sans compter les agressions de mes bergers. »

Tout comme lui, le président de l’Union départementale des éleveurs du Mayo-Banyo, Mohamoudou Bachirou, il s’est fait déjà voler plusieurs animaux lors des convois. « On est obligés de créer des solidarités avec nos éleveurs qui sont au Nigeria. Dès qu’ils voient des animaux suspects, ils arrêtent, ils filment, ils nous envoient les images par WhatsApp. Et nous aussi, de ce côté de la frontière, nous faisons de même. Et on parvient quand même à bloquer certains voleurs. Si le gouverneur intervient pour bloquer ces mouvements nocturnes, vraiment, nous sommes contents », explique-t-il.

« Nous aussi, ça nous donnera la force d’informer les vigiles, les chefs de village que maintenant, ils peuvent appréhender les mouvements nocturnes. Parce que les éleveurs eux-mêmes n’ont pas besoin de déplacer les animaux la nuit. Toute personne qui chercherait à déplacer l’animal la nuit est suspecte. L’éleveur, s’il veut déplacer les animaux, il y a la journée ! ».

Il faut noter que, le trafic d’animaux volés s’étend de plus en plus dans les régions septentrionales. Un bœuf volé, se revend généralement à plus de 300 000 FCFA. Dans la ville de Maroua et Garoua, des mesures avaient déjà été prises quelques années avant. Aussi, la célèbre application Mokine du Jeune ingénieur Emmanuel Foka, créé pour suivre le trajet du bétail a favorisé la baisse du trafic. MokIne contribue à l’amélioration de la sécurité des troupeaux de bœufs ou moutons et autres, tout en réduisant l’impact environnemental des éleveurs. Il assure la traçabilité tout au long du cycle de vie des bovins, et même informe sur l’état sanitaire d’un animal. Il est à remarquer que, les vols se font généralement dans la nuit. Ceci en suivant une chaîne bien organiser, jusqu’à l’écoulement de l’animal décapité sur les étages des bouchers.

Gouvernance minière : exploitation illégale : 135 000 ha de forêt détruits au Cameroun.

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Entre forêts dévastées, rivières détruites, populations menacées et contaminées… l’orpaillage illégal est le principal fléau social, sanitaire et environnemental qui menace la paix sociale.

Des chiffres de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (Ocde) publiés en février 2022, depuis 2001, 135 000 ha de forêt ont été détruits par l’ex traction de l’or, et 72% de cette dégradation est apparue depuis 2008. Si l’on retrouve des gisements aurifères sur presque toutes les régions, la région de l’Est figure parmi les plus gros bassins d’extractions d’or, avec 40% de la production nationale selon l’Institut National de la Statistique. En effet au Cameroun, l’ex traction à petite échelle, informelle ou il légale, est majoritaire. Invariablement, le mercure est massivement utilisé pour séparer l’or du minerai. Ainsi selon le rapport de la Commission Nationale Anti-corruption du Cameroun (Conac) de 2021, les orpailleurs utilisent en moyenne 1,3 kg de mercure pour récupérer 1 kg d’or. Et pourtant, l’activité des exploitants est déclarée et encadrée par la législation camerounaise. Certaines dispositions via le Code minier visent à limiter les dégâts notamment, l’interdiction de l’usage du mercure, la gestion de l’eau en circuit fermé, l’obligation de revégétalisation, et l’obligation, pour chaque négociant, de renseigner un livre de police.

En revanche, l’activité des orpailleurs illégaux est soumise à la seule loi du profit à court terme et provoque des dégâts colossaux sur l’environnement et la société. Des sources au ministère des Forêts et de la Faune, l’exploitation aurifère clandestine concourt à la structuration de véritables filières d’immigration sauvages et au développement de réseaux de prostitution, de trafics (armes et drogues) et de délinquance. Les échanges de tirs et les assassinats de militaires ces dernières années viennent cruellement rappeler que dans certains secteurs, l’insécurité est réelle et le climat est tendu. Selon les analystes, l’or illégal grève les perspectives de croissance économique et de développement durable du territoire. De son côté, l’Agence de Coopération Internationale Allemande (GIZ) avoue que cette combinaison d’effets néfastes grève le développement économique du territoire, qui voit ses principaux secteurs d’activités impactés comme l’écotourisme qui subit la destruction de paysages remarquables. Aussi, la filière forestière pâtit de la perte de capital sur pied. La filière minière déclarée assiste au pillage de la ressource aurifère, sans compter le coût de la ré pression pour le gouvernement qui, malgré les moyens humains et financiers investis, ne parvient pas à éradiquer le phénomène et c’est la fiscalité locale qui paie la note.

Le Mercure utilisé pour Amalgamer l’or

De l’avis de la société civile, le massif forestier de l’Est-Cameroun constitue la plus grande réserve forestière tropicale continu encore relativement intact mais en l’espace de 20 ans, l’orpaillage incontrôlé y est devenu le premier facteur de dégradation environnementale. D’après une étude du Réseau de lutte contre la faim parue en 2016, l’or illégal nuit gravement à la santé humaine. A en croire un fonctionnaire au ministère de l’Environnement, le mercure utilisé pour amalgamer l’or est un polluant dangereux qui s’accumule dans les milieux naturels. Lorsqu’il intègre les milieux aquatiques, des bactéries le transforment en méthyl mercure, composé facilement assimilable par les êtres vivants et neurotoxique puissant. La contamination mercurielle, à la fois d’origine naturelle et liée aux pratiques aurifères illégales, peut ainsi se concentrer le long des chaînes alimentaires aquatiques, atteignant des concentrations particulièrement importantes dans la chair des poissons carnivores.

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