samedi, juin 13, 2026
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Dénouement : Yaoundé libère en cascade les militants du MRC

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La prison principale de Yaoundé et celle de Mfou viennent de libérer sept militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Parmi eux, la célèbre Maman Pilon, cette sexagénaire qui déclarait en 2020 vouloir  » piler le régime Biya » dans le mortier afin de libérer le peuple. Ces sept personnes retrouvent la liberté 24h seulement après 22 autres des geôles de la prison centrale de Douala. Le 21 septembre dernier, cinq autres prisonniers politiques du MRC avaient déjà bénéficié de cette  »mesure » décidée par Yaoundé.

La liste des 22 militants libérés, première partie
La liste des 22 militants libérés, deuième partie

C’est une issue heureuse pour ces marcheurs qui ont été embastillés le 22 septembre 2022 à travers la République. A l’appel du directoire du parti, les militants du parti dirigé par Maurice Kamto, avaient envahi certaines places publiques, dans le cadre des  » marches blanches » pour dénoncer entre autres la fraude électorale, les détournements de fonds publics et notamment les fonds destinés à la construction du stade d’Olembe à Yaoundé, et revendiquaient un Code électoral consensuel. La marche avait été étouffée dans l’œuf mais des centaines de personnes arrêtées parfois à tâtons. Certains convoqués de leurs maisons, pour être arrêtés, comme Olivier Bibou Nissack et Alain Fogue. Après des détentions arbitraires, les procès se sont tenus dans des tribunaux militaires. Malgré les protestations des avocats des parties. De premières vagues ont déjà été libérés et d’autres sont restés en détention. Deux années après, la justice a décidé de désengorger une nouvelle fois.

Première

Marché africain : Lisa Mennucha conseille aux entreprises tunisiennes à opérer par groupements.

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Le jeudi 29 septembre, en Tunisie, sur les ondes de la Radio Express FM, la représentante de l’agence allemande de coopération internationale en Tunisie et directrice des programmes PEMA et AACA, Lisa Mennucha, a invité les entreprises à s’implanter sur le marché africain par groupement.

« La conquête du marché africain est coûteuse, ce qui nécessite un bon networking et une bonne connaissance de ce marché. S’adresser au marché africain sous forme de groupements permet de réduire les coûts d’installation et de pénétration de ce marché », précise directrice des programmes PEMA et Appui aux Accords Commerciaux avec l’Afrique (AACA).

En application avec l’adage « L’union fait la force », elle mise sur le regroupement des entreprises pour gagner en efficacité.

Selon la directrice, Lisa Mennucha 80 entreprises investissent dans les services, la technologie, la production alimentaire et les cosmétiques. Avec à leurs têtes, des femmes, il est préférable que ces entreprises tunisiennes s’implantent sur le marché africain sous forme de groupements pour mieux réussir. Car, avec une estimation de 70 % des actifs dans le secteur du commerce (informel) en Afrique subsaharienne détenu par les femmes, il importe pour elles de se regrouper. Ceci pour sortir de l’informel.

Necrologie: Paul Ngougnou est mort

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La nouvelle est tombée comme un couperet. Paul Ngougnou est mort. Le journaliste est décédé ce 29 septembre 2022 des suites de maladie, à l’hôpital général de Yaoundé. Surprenant sa famille professionnelle dont peu de membres savaient l’homme malade. Et pourtant  » il a souffert pendant longtemps  », confie une source à la CRTV, la télévision nationale où l’homme exerçait et qui faisait partie de la crème des présentateurs vedettes des journaux télévisés.

Il avait disparu de l’espace public depuis quelques temps, sans que l’on ne s’en rende compte. L’auteur de la signature célèbre  » Ici Paul Ngougnou, dans la République », aurait souffrir d’insuffisance rénale, apprend-on d’une source journalistique. Une maladie qui l’aura rongé des années durant, mais que le précurseur de la revue de la presse sur la télévision nationale n’en laisse parvenir les échos sur la place publique. Jusqu’à ce que le destin en décide autrement.

La CRTV porte le deuil, le département des Bamboutos perd une voix importante. Quelques mois seulement après Fidèle Tchinda, un autre artiste de la plume et du micro, ayant également exercé à la Crtv, et originaire du même département.

Banque et Finances : C-GIFT s’installe au Cameroun.

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La nouvelle microfinance du promoteur Jean Brice OZOUF, s’installe au Cameroun dans l’optique de promouvoir les valeurs africaines, répondre aux besoins des plus démunis, lutter contre la pauvreté et la réduction du taux de chômage.

Il s’agit de la microfinance de 2e catégorie que promeut le groupe Green Impact Fiducial Trust Projet créé en fin 2019 et ayant obtenu le visa de la Cobac en juillet 2022. Ce qui lui octroie la possibilité de se déployer sur le territoire camerounais. En fait, C-GIFT ambitionne au travers de sa microfinance offrir une vitrine à la production artisanale africaine en dehors du continent. Selon les informations apportées par la société, au-delà du strict contexte de centrale d’achat, elle nouera ainsi des relations de confiance de plus en plus étroites avec les start-ups agricoles, dans un climat porteur pour l’innovation. En effet, elle importe pour elle de dynamiser la croissance économique et l’innovation africaine tout en créant des synergies utiles en faveur de l’emploi et de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

La vocation

Selon le directeur Jean Brice OZOUF, « la vocation première de la microfinance est éminemment sociale. Elle vise avant tout à soulager la pauvreté et à réduire les inégalités. Nous voyons comment une certaine jeunesse africaine se trouve désabusée en Europe à cause des discriminations pour avoir accès à un logement, discriminations à l’embauche…Nous comprenons qu’il faille aider cette jeunesse à se prendre en main eux-mêmes. C-GIFT Financial est pour nous un engagement fort contre ces discriminations. Ainsi, peut-être un excellent ascenseur social pour certains ». Il faut noter que, l’accompagnement des start-ups locales se fera à travers C-GIFT FINANCE. Car son principal objectif est de lutter contre l’exclusion financière qui est la principale cause de pauvreté. L’objectif de ces financements est de rendre les produits locaux sur une échelle de haute gamme en ayant des produits adaptés à une clientèle qui n’est pas forcément africaine et à ses standards de goûts liés à sa culture et son environnement.

Dans un environnement où les entreprises étrangères prennent le dessus, le directeur de C-GIFT Finance, précise que leur « touche particulière sera de ne point s’occuper de la concurrence ». De suivre leur « propre chemin. A savoir rester une institution financière différente des autres et c’est cela qui fera la différence ».

Objectif de C-GIFT

Relevons par ailleurs que, la microfinance a un double objectif : elle permet tout d’abord de favoriser l’accès des petits producteurs exclus du circuit bancaire à des services financiers de proximité et adaptés à la taille de leurs activités (micro-entreprises / microcrédits). Ensuite, elle contribue à réaliser une meilleure collecte de l’épargne des ménages et des petits entrepreneurs pour la réinjecter dans le circuit économique. Donc, le microcrédit peut être considéré comme un moyen d’intégration sociale.

D’ailleurs, les Pouvoirs publics, comme les bailleurs de fonds, ont toujours présenté les structures de la microfinance comme l’un des instruments alternatifs pour répondre aux besoins des plus démunis et de lutte contre la pauvreté et la réduction du taux de chômage. C’est le cas du Cameroun au travers de cette nouvelle microfinance qui voit le jour. « Au travers de C-GIFT, c’est d’abord notre manière d’assumer aussi un choix à vocation financière, car notre ambition est aussi de créer une infrastructure financière pérenne pour réaliser la mission sociale de lutte contre la pauvreté, l’exclusion financière et bancaire. Concernant la bancarisation, ce n’est pas un secret aujourd’hui que l’accès des jeunes à un compte bancaire est un luxe. Il est par conséquent important de nous rapprocher de cette population à travers leur mode de consommation, mais des moyens financiers qu’ils disposent pour consommer. En clair, aider le gouvernement à atteindre ses objectifs de bancarisation du plus grand nombre », déclaration le directeur général.

Ainsi, il sera question de mettre en place des partenariats avec des organismes de financement pour faciliter l’attribution de fonds aux start-ups. Les jeunes entreprises bénéficieront d’un large réseau de partenaires financiers ou réseau associatif de financement des créateurs d’entreprise. D’une manière générale, la particularité de l’économie sociale et solidaire et son mérite proviennent du fait qu’elle s’attaque aux difficultés des plus démunies et aux besoins individuelles et collectives, souvent difficiles à gérer par l’État en raison de leur complexité.

En attendant le déploiement de C-GIFT d’ici le premier trimestre 2023, l’entreprise prévoit d’avoir « 2 millions de clients en 2022 ; la création de 1 000 emplois directs au Cameroun. Ceci à travers des valeurs d’innovation, de solidarité et d’équitabilité ».

Portrait : tout savoir sur Célestin Guela Simo

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Agé de 52 ans, ce baroudeur a gravi toutes les marches à Afriland First Bank Cameroun en 22 ans. Il en est le nouveau Directeur général depuis décembre 2021.

1/ Filiation

Célestin Guela Simo est le fils adoptif de Paul Fokam, le président du conseil d’administration d’Afriland First Group qui l’a pris sous son aile alors qu’il était âgé de… 3 jours ! Il succède à Alphonse Nafack, directeur général Afriland First Bank Cameroun de 2012 à 2021.

2/ Jack Bauer

Dans les couloirs d’Afriland First Bank, son nom évoque vitesse, résultat, sanction, changement. Adepte d’un management pragmatique, il veut bien faire et vite, ce qui l’amène généralement à bousculer la nonchalance et la roublardise.

3/ Ingénieur

On le sait féru de management, titulaire notamment de trois diplômes en la matière : un Master Droit, Economie, Gestion, Mention Management et Administration des Entreprises, délivré par l’université Paris I Panthéon Sorbonne ; un MBA de l’IAE de Paris (Sorbonne Business School )et un Global Executive MBA de l’IFG Executive Education. Pourtant, c’est une formation au métier d’ingénieur civil architecte qu’il a préalablement suivie avec succès à l’université de Liège en Belgique.

4/ Africain dans l’âme

Son CV mentionne trois langues internationales : le français (bien parlé et écrit) ; l’anglais (moyen parlé et écrit) et l’espagnol (basic). Mais attention ! Fait curieux pour être relevé, tout ceci vient à la suite de sa première langue, que ce ressortissant du département des Hauts-plateaux dans la région de l’Ouest du Cameroun, Africain dans l’âme, met en exergue, avec fierté et orgueil : le ghomala avec, comme mention élogieuse,« parlé excellent ».

5/Parcours minutieux

Il n’a pas eu un parcours fulgurant à Afriland First Bank. Bien au contraire, il a pris le temps de se bonifier à chacun de ses postes d’affectation successifs : chef de division projet, chef de départe ment études et projet, chef de département financement des entreprises, directeur régional centre-ouest, Directeur Réseau, directeur des risques, directeur central de l’exploitation. En tout 22 ans au sein de cette banque pour parvenir au sommet. Il aura activement contribué à plusieurs mutations technologiques, un temps travaillé au sein de la société faîtière Afriland First Group, à Abidjan.

6/Monsieur Formation permanente

Amateur de la plus grande bibliothèque mondiale et salle de cours virtuelle qu’est YouTube mais bien plus. Toutes les formations pouvant apporter la plus-value à sa carrière de ma nager sont bonnes à prendre : Cryptographie, Business Process Management ; Risk Management Process ; Credit Risk Management ; Trade Finance, leadership, financement de le PME…

7/ Communication

Il aime partager l’information et en recevoir. C’est, pour lui, le secret du succès de tout travail en équipe. Son management, il l’a annoncé lors de la réunion annuelle du personnel de l’entreprise à Yaoundé, le 1er mai 2022, sous les couleurs du pilotage aéronautique : « On voit le pilote, mais derrière lui, il y a une multitude de personnes qui travaillent pour que l’avion vole. »

8/ International

Avant de poser ses valises en 2000 à CCEI Bank qui deviendra Afriland First Bank en 2002, il avait tâté deux expériences internationales au sein d’« Eric Courrier et Messagerie » à Brus sels et de « Mac Donald » à Washington DC et Interpaking à Washington DC aux USA.

9/ Santé du cœur

Membre actif de la branche camerounaise de l’association « La Chaîne de l’espoir » fondée par son ami le chirurgien cardiaque français le professeur Alain Deloche, il œuvre passionnément pour l’accès à la santé du cœur, une passion qui l’amène à côtoyer des cardio logues pédiatres tels que le professeur Daniel Sidi en France et d’autres médecins tels que Dr Blondel Oumarou Djam Yaya, le professeur Mouaffo Tambo, le pédiatre Tetanye Ekoe ou encore le Pro fesseur Ngatchou William…. Cette passion est vécue si intensément qu’on comprend pourquoi son épouse Edvine est médecin cardiologue.

10/Handball

Plus jeune, il se rêvait handballeur. Sélectionné dans l’équipe de handball junior du Cameroun, il n’a pas vécu cette passion jusqu’au bout. Depuis des années, il préfère la marche athlétique. Membre influent du Team « Les marcheurs de 4h30 du Mont Febe » à Yaoundé, qui rassemble la crème du business et de l’administration publique, il est également féru de football et plus particulièrement de la Première League anglaise, en raison du Fighting Spirit qui s’en dégage. Néanmoins, il est attentif à tout ce qui augure la relève du championnat local.

Doumaintang: Des kits scolaires pour 550 élèves méritants

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Ce sont entre autres, une vingtaine d’écoles primaires, un lycée, un CES, un CETIC et 4 écoles maternelles qui ont été primés le weekend dernier à Doumaintang. Soit un total de 550 élèves de la maternelle au secondaire, bénéficiaires de la seconde édition du  » Back to school to Doumaintang 2022 ». Cette cérémonie de récompenses de l’excellence scolaire. Une initiative de l’association  » Les Bâtisseurs du Futur », appuyée par Gilles Mekok Ndongo, surnommé ici le  »Bulldozer du développement ». Au bonheur d’une foule estimée à un peu plus de mille personnes venues des coins reculés de cette partie de l’Est du Cameroun pour vivre  » le plus grand rendez-vous humanitaire et sociale’‘ de la contrée.

A l’occasion, Doumaintang a réaffirmé son attachement aux institutions républicaines, mais surtout a sa culture savamment vendue par des danses traditionnelles exécutées pour rehausser l’éclat de la cérémonie, en présence des autorités traditionnelles venues magnifier et apporter leur bénédiction au projet. Gilles Mekok Ndongo le promoteur, président de l’association porteuse du projet et président de la section OJRDPC de l’arrondissement de Doumaintang, a reçu un fauteuil traditionnel fait de bambous et un chasse-mouche. Une sorte de bénédiction ancestrale portée par l’ensemble des chefs de ce groupement venus ici encourager et appeler à la poursuite de  » cette oeuvre humaine et sociale salutaire pour la relève« .

Dans l’arrondissement de Doumaintang, département du Haut-Nyong, région de l’Est, le temps s’est arrêté le temps d’une cérémonie qui aura mobilisé l’élite administrative et politique. Parmi, le patriarche Ange Michel Angouin , ancien ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative, fils du terroir. La cérémonie était présidée par Julien Biye, sous-préfet de la localité.

Doumaintang a une superficie d’environ 2800 km², est limité au nord par l’arrondissement de Diang, au sud par l’arrondissement de Mboma, au sud-est par l’arrondissement d’Angossas, à l’est par l’arrondissement de Doué, à l’ouest par l’arrondissement de Nguelemendouka. La ville de Doumaintang se trouve à 330 km de Yaoundé, à 110 km de Bertoua, et à 110 km d’Abong-Mbang.

Agroéconomie : le marché des arachides s’annonce difficile.

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Suite à une pluviométrie instable et à l’état piteux des routes, la production et la commercialisation de l’arachide deviennent de plus en plus difficiles.

Dans la ville de Garoua, le prix d’un sac de 50 kg d’arachide est passé de 33 mille FCFA à 60 mille FCFA. A Maroua, le sac de 50 kg se vend désormais à 65 mille FCFA. Dans la région de l’Adamaoua, le prix varie entre 55 mille et 65mille FCFA. Une forte hausse des prix qui s’explique par l’imprévisibilité et l’irrégularité de la pluviométrie. « On peut avoir pendant 2 semaines une forte précipitation avec des inondations de partout. Les deux autres semaines, plus rien. Une chaleur et un soleil qui surchauffent et détruit les plantes. C’est cette situation qui ne favorise pas la production de certaines cultures, dont l’arachide », précise Isabelle Djoda, technicienne d’agriculture. En effet, le septentrion en général et la région du Nord en particulier, sont les plus importants bassins de production d’arachides du pays. Si depuis plusieurs années, ces régions font face à un changement saisonnier, les plantes, elles, ne se sont pas encore adaptées. Et les producteurs peinent à observer le nouveau calendrier pluviométrique qui change presque chaque année. Et cela entraîne une production déséquilibrée, et occasionne la hausse des prix sur le marché.

Depuis le début du mois de janvier à ce jour, les prix de l’arachide sur les étalages comme dans les magasins de dépôt, grimpent de plus en plus. « Nous ne sommes passés de 33 mille FCFA (janvier 2022) à 65 mille FCFA (septembre 2022) un sac de 50 kg dans le septentrion. C’est pareil dans les villes de Bertoua, Yaoundé Douala, ou un sac de 50 kg coûte aujourd’hui entre 70 – 80 mille FCFA ».

Plusieurs régions touchées

Dans la ville de Yaoundé, là où la tasse d’arachide dite de Garoua coûtait 125 FCFA, aujourd’hui les petites commerçantes montent les enchères à 175 FCFA et plus. Le seau de 5 litres, généralement vendu à 2 500 FCFA, coûte désormais 4 000 FCFA. Selon les commerçantes du Marché du Mfoundi et de Mokolo, « les fournisseurs se plaignent de l’état des routes et sont obligés de hausser les prix pour amortir les charges. Et nous faisons pareil ». Pour certaines, pendant la saison des cultures, les arachides se vendent chères, car sélectionnés pour les semis.

Dans la région de l’Est, les arachides vulgairement appelés « teintées » ou de Garoua, coûtent très cher. Le prix de cinq litres de cette spéculation a doublé en quelques semaines (passe de 2 500 FCFA à plus 4 000 FCFA).

A Douala pour avoir un verre d’arachide, il faut débourser au moins 200 FCFA. Au Marché de Dogpassi, le seau de 5 litres varie entre 4 000 et 5 000 FCFA. Parfois plus. Selon la variété, les prix changent. Les arachides dit du village, coûtent plus chère que les autres. Selon les spécialistes de la question agricole, il s’agit de plusieurs facteurs qui entrent en jeu. Ils peuvent favoriser une bonne production comme faire le contraire.

Les contraintes à la production arachidière

Parmi les principales contraintes qui affectent la production arachidière, on peut retenir le prix au producteur. En effet, la production est attaquée sur le plan mon dial par le jeu de la spéculation : « La baisse considérable des cours mondiaux ». « Les céréales constituent la base de l’alimentation. Sa culture comme sa consommation couvre presque toute l’étendue du territoire. Elle a toujours oc cupé la première place au niveau des cul tures. Ce qui laisse une moindre surface pour les autres, parmi laquelle l’arachide. Ainsi ne favorise pas la production ».

Selon Albert Pakamé, ingénieur en agroéconomie, « au-delà des contraintes majeures qui limitent l’évolution des surfaces emblavées en arachide, on note aussi une action sur la conduite de la culture de l’arachide. Les efforts fournis pour les céréales se font souvent au détriment des autres cultures dont l’arachide. Entraînant des retards dans les travaux ». Et la saison de production est ainsi bouleversée. Il faut noter qu’en-dehors des contraintes liées à l’importance des céréales la production arachidière est confrontée à d’autres problèmes : « Les moyens de production dont disposent les paysans sont archaïques ; le manque d’une politique de commercialisation franche en matière de culture ».

Comme l’explique l’ingénieur agropastoral Bayan Bayan, « les facteurs climatiques conditionnent la croissance et la production de l’espèce et l’extension de sa culture. En effet, c’est entre 32 – 34°C que la germination est la plus rapide. Les températures de 15 à 45 OC apparaissent comme des extrêmes en deçà et au-delà desquels la germination est inhibée. Aussi, aucune fleur ne se forme lorsque les écarts de température entre le jour et la nuit atteignent 20 °C. Il faut observer qu’au stade de la fructification l’exposition des gynophores à la lumière retarde leur croissance et les fruits ne peuvent se développer qu’à l’obscurité. Ainsi, lorsqu’il y a des inondations, les fruits sont pour la plupart hors de la terre et exposés à la lumière. Ce qui ne favorise pas l’évolution de la gousse ».

« La sécheresse et la forte pluviométrie constituent l’un des principaux facteurs limitants de la production. L’irrégularité des pluies à certaines époques de l’année constitue un handicap sérieux. L’amélioration de la structure du sol par le travail donne généralement aux producteurs des augmentations notables des rendements qui atteignent 40 à 50 % », indique Isabelle Djoda.

Par ailleurs, il faut noter que l’état piteux des routes, reste un véritable problème pour écouler les marchandises. La nationale numéro 1 reliant le grand Sud aux régions septentrionales est depuis fort longtemps abandonnée à elle-même. Avec des spéculations sur les travaux de réhabilitation qui pour plusieurs chaînes évoluent pourtant. En effet, l’axe Ngaoundéré-Garoua, Moutourwa-Maroua et Maroua-Kousseri sont en très mauvais état. « Nous faisons 8 à 9 heures de temps sur un axe qui normalement demande 4 heures de route. Parfois, les marchandises se renversent suite à plusieurs nids de poules. Franche ment, comment voulez-vous que nos marchandises soient à des prix aborda bles ? », affirme un commerçant faisant le trajet Yaoundé-Garoua. « D’ici la fin d’année, les prix risque de tripler si la route reste ainsi. Car plusieurs abandonnent la commercialisation et ne font plus la route. Le peu d’individus qui continuent à faire la route pour la commercialisation de l’arachide devra doubler les prix d’ici décembre », déclaré Austin Mbella. Des propos qui indique qu’à l’allure où vont les choses, l’arachide risque rait d’être la denrée la plus chère sur les étalages.

Bassin de haute production

Il faut rappeler que la région du Nord est l’un des plus grands bassins de production d’arachides au Cameroun. Elle pour voit à elle seule plus de la moitié des quantités consommées sur le territoire national. Même si la filière reste l’une des plus mal loties du secteur agricole à cause de l’absence d’une structure faîtière qui encadre les producteurs, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle revêt une importance capitale dans la vie économique du pays. La preuve, l’arachide fait partie de la liste des céréales interdites d’exportation par la Direction générale des Douanes (Dgd) en décembre 2021, à l’effet de stopper la flambée des prix sur le marché local et d’assurer l’approvisionne ment des populations et de mieux lutter contre l’insécurité alimentaire.

Bien que l’arachide ait enregistré une flambée de prix depuis quelques années, sa commercialisation fait de bons comptes dans l’informel. Il suffirait de mieux l’encadrer pour qu’elle puisse mieux contribuer au développement économique du Cameroun.

Fécafoot-Coq sportif : la conciliation a échoué

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Après deux audiences auprès du médiateur, les lignes n’ont pas bougé entre la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et La Coq sportif. C’est le moins qu’on puisse dire en lisant le communiqué de presse rendu public ce 28 septembre 2022 par l’équipementier sportif.  » La Fecafoot a maintenu sa position de rupture de contrat qui la lie au Coq sportif  », peut-on lire dans ce document qui vise à  » apporter des éclaircissements ‘‘ sur ce dossier litigieux entre les deux parties depuis trois mois. « Aucune conciliation n’a été possible avec la Fecafoot, malgré la volonté du Coq sportif de trouver une issue positive  », regrette Marc-Henri Beausire, le PDG de l’a firme française.

Le communiqué de Le Coq sportif

Pour autant, les dirigeants du Coq sportif disent leur soutien aux Lions indomptables qui s’apprêtent à participer à la Coupe du monde 2022 dans moins de deux mois au Qatar. Lors de leurs audiences à Yaoundé il y a deux semaines, Marc-Henri Beausire et Yannick Noah avaient essayé en vain un lobbying auprès des autorités camerounaises, notamment le ministre des sports et de l’éducation physique et le Directeur du cabinet civil de la présidence de la République, faisant valoir les accords et engagements mutuellement pris par les parties signataires du contrat de 2019, et surtout la disponibilité des équipements validés depuis des mois par la Fecafoot, et déjà retenus par la FIFA pour le Mondial. En bonus, les deux dirigeants de l’entreprise française avaient promis de confectionner désormais les équipements des Lions indomptables avec du coton camerounais. Si des sources laissent croire que le Yaoundé politique a eu une oreille attentive au discours des responsables du Coq sportif, il reste que la Fecafoot n’a plus jamais caché sa détermination à tourner la page de son désormais ancien partenaire. Et bien qu’ayant échoué à obtenir les équipements estampillés One all sports que la Fecafoot a retenu pour remplacer le Coq français lors des deux matchs de la période FIFA de septembre 2022, la fédération camerounaise de football avait assuré l’opinion que le Mondial se jouera avec le nouveau partenaire.

Pour mieux comprendre le sujet

Rupture : Samuel Eto’o tourne définitivement la page Coq sportif

Développement Agropastoral : PCP-Acefa vers la création d’une agence de conseil autonome.

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La question est au cœur d’une rencontre entre les praticiens du conseil agricole de Madagascar, du Sénégal et du Cameroun sous l’impulsion de la France.

L’Agence Française de Développement (AFD) et les professionnels du conseil agricole de Madagas car, du Sénégal et du Cameroun sont déterminés à mettre en place une agence de conseil national autonome. C’est le principal enjeu de la réunion qui se tient du 26 au 29 septembre 2022 à Yaoundé. Présidée par Gabriel Mbairobe, ministre camerounais de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader), cette concertation qui ambitionne d’« adapter le service de conseil à un environnement changeant (crises économiques et climatiques) », connait la participation du ministère de l’Élevage, des pêches et des Industries Animales (Minepia).

Entre autres points inscrits à l’ordre du jour figurent, la réflexion sur le système du conseil agricole en phase avec les besoins et les problématiques du producteur et celle sur la garantie du financement pérenne y compris la gestion rigoureuse des fonds pour assurer l’efficacité et la durabilité. De l’exposé de Virginie Dago, directrice de l’AFD au Cameroun, l’on retient que, les trois pays participants ont en commun d’avoir mis en place à travers le PCP-Acefa au Cameroun, Cap Malagasy et Fifata à Madagascar, le Cger au Sénégal, des dis positifs qui placent l’agriculture familiale et le producteur au cœur du service de conseil agricole.

Les participants en plein atelier de travail

Modernisation de l’appareil de production

A en croire Berthe Jeanine Tsafack, coordonnatrice stade C2D, le dispositif national de conseil agricole a été rénové. Il couvre à date tout le pays avec notamment 2 000 conseillers formés, 250 000 exploitations familiales touchées et 17 000 organisations de producteurs accompagnés. Soulignons que le Programme de Consolidation et de Pérennisation du conseil agropastoral (PCP-Acefa) inter vient en continuité du Programme Acefa démarré en 2008 et qui a été financé par les fonds du Contrat de Désendette ment et de Développement (C2D) à tra vers l’AFD. Il poursuit trois objectifs notamment, l’amélioration des revenus des exploitations familiales par la consolidation et l’amélioration du dispositif public de conseil agropastoral et la modernisation de l’appareil de production par le financement des projets d’investissement des organisations de producteurs. Mais également, le renforcement des capacités des producteurs, afin qu’ils participent activement à la concertation, au pilotage et la conduite des actions de développement et à l’élaboration de la politique agricole.

Yaoundé-Poste centrale : la police encourage les agressions.

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Poste centrale de Yaoundé vue de haut

Les enfants de la rue agressent les usagers de la ville de Yaoundé jour et nuit au vu de tous et en présence des agents de police. Une situation qui devient de plus en plus récurrente au centre-ville de la capitale.

Poste centrale, il est 18 h, un usager voit son sac arraché juste au niveau de la Cathédrale notre Dame de Victoire. A moins de 100 m de là, deux policiers regardent la scène et ne bougent même pas le doigt pour interpeller l’enfant. L’usager qui est une dame se rapproche du petit en le menaçant, mais celui-ci brandit un couteau. Personne pour défendre la dame. « Il faut laisser et partir. La police ne fera rien. C’est une habitude », déclare une dame qui passait par là. Plus bas au niveau du supermarché Casino, juste sur l’axe longeant le mur du supermarché jusqu’au kiosque de journaux, deux jeunes garçons d’à peine 15 ans arrachent le téléphone d’un chauffeur de taxi. Devant eux, un policier assure la circulation et un autre qui assis sur le capot de sa voiture menace simplement du doigt les agresseurs, sans pour autant se lever. Ce genre de scène est monnaie courante au niveau de la poste centrale de Yaoundé.

La situation

En fait, malgré la présence permanente de quelques policiers au niveau du carrefour de la poste centrale, à la montée cathédrale et au niveau de l’avenue Kennedy, les pickpockets règnent toujours en maître. Les piétons, les automobilistes et les commerçants ambulants sont systématiquement dépouillés par les enfants de la rue qui infestent les rues environnantes. Il faut remarquer la gent féminine est la plus visée par ceux-ci. Là encore, c’est gérable. « Lorsque l’on appelle la police, il faut du temps avant qu’elle n’arrive », explique un jeune marchand de chaussures.

En effet, on leur arrache leurs sacs à main même en pleine journée, devant des passants qui ne lèvent pas le petit doigt. Pourtant, les policiers réclament chaque jour plus de moyens pour travailler. On ne peut compter le nombre d’agressions dans les quartiers. Personne n’est à l’abri, même en présence de la police ou des militaires dans les rues.

La police

Selon les agents de police rencontrés au niveau du rond-point poste centrale, gérer la circulation des usagers, les enfants de la rue au même moment reste un véritable problème. « Les patrouilles font ce qu’elles peuvent, mais elles ne sont pas assez nombreuses ». Bien que bien organisés, ils ne parviennent pas à pourchasser des enfants qui prennent la fuite entre les véhicules, dans les rigoles et autres. Une affirmation qui montre à quel point le policier aujourd’hui ne ménage aucun effort pour engager une chasse. Ne sont-ils pas formés pour cela ?

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