Transports de bétail : les convois nocturnes désormais interdits dans l’Adamaoua.

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Selon Adamou Adamou, l’un de nos confrères dans la région, cette décision intervient après de nombreux cas de voles de troupeau de bœufs et d’agression des bergers donc fait face l’Adamaoua depuis de nombreuses années.

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Il est désormais interdit de convoyer à pied le bétail entre 9 h et 6 h. Seules les transhumances encadrées et les transports de ceux-ci en camions homologués sont encore possibles la nuit. Ceci dans le but de mieux sécuriser les bergers et leurs animaux.

Par ailleurs, il est aussi interdit de transporter des carcasses de bœufs la nuit à moto, tricycles ou sur des engins improvisés. Pour Abakar Haman, éleveur de bœufs, dans la ville de Meiganga, l’un des départements de la région de l’Adamaoua, « cette décision est une bonne chose pour les éleveurs et les commerçants de bovin. Car je perds près de 7 bœufs chaque année. Sans compter les agressions de mes bergers. »

Tout comme lui, le président de l’Union départementale des éleveurs du Mayo-Banyo, Mohamoudou Bachirou, il s’est fait déjà voler plusieurs animaux lors des convois. « On est obligés de créer des solidarités avec nos éleveurs qui sont au Nigeria. Dès qu’ils voient des animaux suspects, ils arrêtent, ils filment, ils nous envoient les images par WhatsApp. Et nous aussi, de ce côté de la frontière, nous faisons de même. Et on parvient quand même à bloquer certains voleurs. Si le gouverneur intervient pour bloquer ces mouvements nocturnes, vraiment, nous sommes contents », explique-t-il.

« Nous aussi, ça nous donnera la force d’informer les vigiles, les chefs de village que maintenant, ils peuvent appréhender les mouvements nocturnes. Parce que les éleveurs eux-mêmes n’ont pas besoin de déplacer les animaux la nuit. Toute personne qui chercherait à déplacer l’animal la nuit est suspecte. L’éleveur, s’il veut déplacer les animaux, il y a la journée ! ».

Il faut noter que, le trafic d’animaux volés s’étend de plus en plus dans les régions septentrionales. Un bœuf volé, se revend généralement à plus de 300 000 FCFA. Dans la ville de Maroua et Garoua, des mesures avaient déjà été prises quelques années avant. Aussi, la célèbre application Mokine du Jeune ingénieur Emmanuel Foka, créé pour suivre le trajet du bétail a favorisé la baisse du trafic. MokIne contribue à l’amélioration de la sécurité des troupeaux de bœufs ou moutons et autres, tout en réduisant l’impact environnemental des éleveurs. Il assure la traçabilité tout au long du cycle de vie des bovins, et même informe sur l’état sanitaire d’un animal. Il est à remarquer que, les vols se font généralement dans la nuit. Ceci en suivant une chaîne bien organiser, jusqu’à l’écoulement de l’animal décapité sur les étages des bouchers.

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