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Télécommunications :720 étudiants formés au bon usage des réseaux sociaux.

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Issus de 24 institutions d’enseignement supérieur basées à Yaoundé, ces cops ont participé le 30 novembre dernier, à un Forum sur « La face cachée des réseaux sociaux ».

Ils sont étudiants et ils ne devraient plus tomber dans les multiples pièges des réseaux sociaux. Les 720 cops, issus de 24 institutions d’enseignement supérieur de la ville de Yaoundé, ont en effet été ou tillés sur l’utilisation responsable des réseaux sociaux le 30 novembre dernier. C’était à l’occasion de la première édition du Forum sur « La face cachée des réseaux sociaux ». L’événement qui s’est tenu au sein de l’amphithéâtre de l’Ecole Nationale Supérieure des Postes, Télécommunications et TIC (Sup’ptic) à Yaoundé, était organisé par l’ambassadrice de bonne volonté pour la promotion de la cybersécurité et l’utilisation responsable des réseaux sociaux, Angela Ngo Njel et le mouve ment « Jeunesse et déviances dans les réseaux sociaux ».

L’objectif de la rencontre placée sous le parrainage du ministère des Postes et des Télécommunications (Minpostel) avait pour objectif « d’attirer l’attention des étudiants qui constituent la tranche la plus exposée aux dangers cybernétiques, sur les risques encourus dans les réseaux sociaux, et de les amener à adopter des attitudes citoyennes pendant leur déploiement dans le cyber espace », dixit la ministre Minette Libom Li Likeng. Ainsi, il s’est agi : d’identifier les principales menaces du cyber espace et d’éveiller l’attention des étudiants sur ces menaces ; de susciter leur adhésion dans la mise en place de mesures de cybersécurité ; de pro diguer des conseils pratiques aux jeunes sur les comportements à adopter pour assainir leurs réseaux sociaux ; de former des pair-éducateurs dans l’utilisation responsable des réseaux sociaux.

« Aller au front contre la cybercriminalité »

Plusieurs exposés étaient au menu des échanges. Notamment : la lutte contre la cybercriminalité et l’utilisation malveillante des réseaux sociaux ; la règlementation en vigueur au Cameroun en matière de cybersécurité ; le contrôle et les sanctions en matière de cybersécurité au Cameroun ; et enfin, l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale. Quatre exposés au terme desquels, les participants se sont dit prêts à « aller au front contre la cybercriminalité » et à « s’engager pour une utilisation responsable des réseaux sociaux » dans leurs entourages respectifs. « De nombreux étudiants sensibilisés ont accepté de rejoindre la coalition nationale pour la cybersécurité dans notre pays, en s’engageant à leur tour dans cette noble bataille qu’est la lutte contre la cyberdélinquance », a assuré Angela Ngo Njel, ambassadrice de bonne volonté. Rappelons que ce Forum rentre dans le cadre de la campagne nationale pour la promotion de la culture de la cybersécurité et la sensibilisation à l’utilisation responsable des réseaux sociaux menée par le ministère des Postes et Télécommunications.

Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et télécommunications : « Créer une coalition nationale pour la cybersécurité au Cameroun »

« Pour les jeunes d’aujourd’hui, utiliser les réseaux sociaux représente l’une des activités les plus courantes tant pour leurs apprentis sages que pour des besoins de loisir. Ainsi, bien que plusieurs avantages dé coulent des réseaux sociaux, les inconvénients et les dangers qui en résultent sont aussi nombreux que variés. Dans les réseaux sociaux, presque tout est virtuel (les amis, les interactions, l’argent, …). Une seule chose est sûre, les dangers sont bien réels. Nous citerons entre autres :

• Addiction : les utilisateurs passent la majeure partie de leur temps sur les ré seaux sociaux ;

• Exposition de la vie privée : les photos de toutes sortes qui sont ainsi exposées sur la place publique ;

• Perte de la propriété des données échangées : tout ce que l’on publie sur le mur ou la page web de son réseau social (photos, vidéos, écrits, etc.), ne vous appartient vraiment plus après le clic. Ce qui n’est pas sans conséquences sur votre vie future ;

• Usage du faux : il est possible de créer de faux profils afin d’usurper la personnalité d’autrui ou pour toute autre raison ;

• Vol d’identité : l’un des dangers des réseaux sociaux est de ne pas protéger correctement la confidentialité de votre profil, car le vol d’identité est très courant ;

• Harcèlement et cyber intimidation : Les informations recueillies à travers les ré seaux sociaux favorisent ces délits qui font beaucoup de victimes ;

• Désinformation : les réseaux sociaux sont souvent utilisés pour véhiculer des informations erronées engendrant souvent des conséquences néfastes sur les individus ou les institutions.

Quoiqu’il en soit, la mauvaise utilisation de ces réseaux sociaux malheureuse ment, parce qu’elle porte atteinte aux biens et aux personnes, constitue une menace grave pour les individus, les entreprises et les Etats. Et le Cameroun n’est pas épargné par cette vague déferlante que constituent les réseaux sociaux. Autant les réseaux sociaux contribuent à l’essor de l’économe numérique si chère au président de la Ré publique et au développement économique social et culturel, autant leur utilisation malveillante, aux fins de désinformation et de distorsion de la réalité, est de nature à créer la psychose au sein de l’opinion publique et à rompre l’équilibre social. En un mot, nous en sommes aujourd’hui au règne des « fake news » et des « deep fake ».

L’usage des réseaux sociaux a été dangereusement dévoyé, au point que ce qui apparaissait au premier abord, comme une formidable opportunité pour la démocratie numérique, s’est mué en menace sur notre vivre-en semble. Il convient de relever que la principale raison du succès des auteurs de ces actes est l’ignorance de leurs victimes. D’où l’importance de la sensibilisation. Plusieurs programmes sont donc engagés dans le cadre de la campagne nationale de promotion de l’utilisation responsable des réseaux sociaux.

Au cours de la première année, plusieurs rencontres et fora se sont te nues avec les Administrations, les entreprises, les experts et la société civile, dans le but d’intégrer toutes les composantes sociétales dans la coalition nationale pour la cybersécurité au Cameroun. Des sessions de renforcement de capacités se sont déroulées à l’intention des influenceurs et surtout à l’intention des journalistes, afin de les capaciter sur les enjeux liés à l’utilisation des ré seaux sociaux.

La campagne s’est poursuivie, par des programmes de formation des acteurs locaux, des ateliers de sensibilisation des jeunes, étudiants et élèves, la sensibilisation par SMS, qu’une campagne média, y compris dans la presse en ligne et les réseaux sociaux.

Cette sensibilisation, il convient de le signaler, s’accompagne d‘une opération d’affichage dans les administrations et institutions publiques, ainsi que dans les établissements d’enseignement supérieur, secondaire et primaire. Le véritable enjeu ici est de créer une coalition nationale pour la cybersécurité au Cameroun ».

Aïssatou Diallo, coordonnatrice principale Zlecaf au CCI  : « La Zlecaf va accroître les exportations intra-africaines »

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Passionnée par l’intégration commerciale du continent qu’elle sillonne pour encourager les parties prenantes à se lancer dans le commerce intra-Africain, Aïssatou Diallo, Administrateur principal du portefeuille (Afrique de l’ouest et océan indien), coordonnatrice principale Zlecaf au Centre du Commerce international (Genève),présente les opportunités offertes aux états Africains et aux opérateurs économiques par le développement de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (ZLeCAF).

Que peuvent véritablement offrir les pays africains dans le cadre de la Zone de Libre-échange continentale Africaine (Zlecaf)?

Dans chacun des pays, il y a tellement de produits qu’on peut faire découvrir au reste de l’Afrique. Vous avez aussi la possibilité de transformer ces produits. La Zone de Libre Echange Continentale Africaine

(Zlecaf) c’est aussi cela. Met tre sur pied des chaines de valeurs qui vont au-delà des matières premières telles que le cacao- café que nous avons tout le temps exporté vers les marchés hors d’Afrique. C’est une opportunité pour les États africains de pouvoir valoriser leurs paniers de produits et de pouvoir faire connaitre certains produits. Le litchi par exemple c’est très important. Comment le positionner au-delà de Madagascar et au-delà de l’Océan indien et faire de sorte qu’un égyptien puisse par exemple avoir envie du litchi de Madagascar ? C’est très important. Cela va non seulement permettre d’accroitre les exportations intra-africaine, mais aussi de faire tourner l’économie. De donner à ces entreprises qui transforment, la possibilité de recruter plus de main d’œuvre et c’est bon pour l’économie.

Vous semblez encourager les Etats Africains à se focaliser sur le secteur des services…

Non, les pays sont souverains dans leurs choix. Ils prennent leurs décisions dans le cadre des plans nationaux de développement qu’ils élaborent. Nous sommes là pour encourager les pays dans la mise en œuvre des décisions prises. Cependant nous pensons qu’au jourd’hui, les services sont un secteur incontournable. Les pays nordiques parlent de la servicification des économies. Même dans l’agriculture, il y a le coté service. Nous pensons que même dans les chaines de valeur agricole pour la transformation de la mangue en confiture, il y a les services de conception. Il faut d’abord concevoir le nouveau produit et ensuite faire le marketing de ce produit. Tout cela ce sont des services. Ce que nous disons c’est qu’il ne faut pas rester sur les produits de base, il faut aller vers de nouveaux produits. Il faut aussi encourager la conception, la recherche et le développement pour pouvoir satisfaire les gouts du consommateur africain. En Afrique aujourd’hui nous avons une classe émergente moyenne qui a un certain pouvoir d’achat. Il y a quand même un espace pour pouvoir venir avec des produits qui peuvent satisfaire cette classe moyenne. Il ne faut pas aussi oublier les populations qui sont en milieu rural. On peut aussi transformer des produits qui peuvent participer à la sécurité alimentaire dans ces zones vulnérables. Des pays comme le Cameroun qui ont un important potentiel en matière d’agriculture et qui ont également un potentiel pour développer certaines activités de services compte tenu tenus de la spécificité du pays, la Zlecaf dans ce sens est une opportunité pour accroitre le commerce des biens et des services.

« …Mettre sur pied des chaines de valeurs qui vont au-delà des matières cacao-café que nous avons tout le temps exporté vers les marchés hors d’Afrique. C’est une opportunité pour les états Africains de pouvoir valoriser leurs paniers de produits et de pouvoir faire connaitre certains produits… »

Sur le plan continental, quels sont les derniers obstacles au bon fonctionnement de la Zlecaf ?

Je dirai que la première chose c’est la circulation de l’information sur l’accord. Je pense que vous les journalistes vous avez un grand rôle à jouer pour informer, sensibiliser et impliquer le secteur privé. Et au-delà du secteur privé, la société civile africaine. Ensuite il y a tous les obstacles cités régulièrement, notamment les obstacles logistiques : le transport aérien, maritime, routier etc. Cependant on ne va pas attendre que toutes les infrastructures du commerce puissent se développer davantage pour commencer les échanges. Ce qu’il faut c’est, d’abord, informer le secteur privé par rapport aux opportunités de marché, puis amener ces acteurs du privé à mieux se renseigner et à connaitre les opportunités qui existent sur le marché africain. En même temps, les pays doivent travailler à améliorer l’environnement des affaires. Ça veut dire inciter les institutions financières, pas seulement les institutions de microfinance, à pouvoir accompagner les entreprises qui veulent accéder aux opportunités de marché dans la Zlecaf. Aider ces entreprises ambitieuses à avoir les financements requis pour pouvoir soutenir leur production et leurs transformations et les accompagner dans la commercialisation. Parce que cela implique aussi l’organisation des missions de prospection commerciale. C’est aussi le problème de la digitalisation. L’utilisation des technologies de l’information et de la communication au service du commerce. En bref, mettre en place un dispositif juridique et réglementaire qui est favorables aux transactions intra africaine.

Comment lever ces handicaps ? Toute l’Afrique a besoin de booster la chaine logistique. Il faut travailler sur le stockage, le conditionnement. Il faut pouvoir mettre en place des équipements pour la transformation, mais des équipements qui soient adaptés au contexte local. Pas besoin d’aller acheter des équipements trop sophis tiqués qui pourront poser des problèmes de maintenance par la suite. Utiliser des équipements qui fonctionnent avec de l’énergie solaire. Dans le domaine de l’horticulture, le Sénégal a un panier de produit intéressant à la fois pour le marché domestique et pour le marché africain. Si vous améliorer la qualité de vos produits pour le marché africain, il n’y a pas de raisons que vous ne trouvez pas de débouchés sur le marché international.

Comment structurer la cohabitation entre la Zlecaf et les communautés économiques régionales ?

Les communautés économiques régionales sont le fondement. On part de l’existant comme on l’a dit par exemple dans certaines communautés économiques des Etats de l’Afrique de l’Est ou de l’Ouest, on a déjà des minis Zlecaf. Inspirons-nous de ce qui marche pour le porter au niveau continental. Ces communautés ont un certain nombre d’acquis et de réalisation, qui serait bon d’analyser et transporter au niveau continental.

Pour un pays comme le Cameroun quelles sont les opportunités que vous entrevoyez ?

Au Cameroun actuellement on parle beaucoup de l’impact de la crise ukrainienne sur l’alimentation du continent africain. Au Cameroun vous avez le manioc. Le manioc est un produit qui a tellement de déclinaison, tellement d’opportunités de créer de la valeur ajoutée. Le manioc est un produit qui aujourd’hui pourrait être utilisé pour se substituer au blé. Pour créer par exemple du pain. Je l’ai dit tout à l’heure au sujet de Madagascar qu’il faut faire évoluer les gouts du consommateur africain. Le Cameroun a aussi le poivre de Penja, le cacao. Le Cameroun fait par tie aujourd’hui avec la Cote d’Ivoire et le Ghana, de ces pays qui sont entrain de transformer le cacao sur place, de créer de la valeur ajoutée sur place, de monter en gamme. Le Cameroun aura ainsi la possibilité de vendre son cacao à l’Afrique. Ça pourrait être formidable. Le Cameroun sera ainsi spécialisé sur un produit à forte valeur ajoutée et suffisamment rémunérateur pour les entreprises productrices. Donc vous voyez vous avez une formidable opportunité avec la Zlecaf. Il faut trouver ces produits, il faut encourager la transformation locale, qui va permettre d’accroitre le chiffre d’affaire des entreprises et des entrepreneurs et bien évidemment de booster l’emploi ou l’Entrepreneuriat. 

Taekwondo: Qui pour poursuivre l’œuvre de William Ndongo?

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L’élection du président de la Fédération camerounaise de taekwondo (FECATAE) n’a pas eu lieu le 3 décembre 2022 comme initialement prévu. Elle a été reportée à une date ultérieure. Prolongeant ainsi le suspense sur la fin du statut d’orphelin de cette fédération qui a perdu Édouard Tchoquessi, son président, le 27 avril 2022.
En course pour ce fauteuil présidentiel, quatre candidats dont Axel et André Tsafack. Tous sont des membres de la FECATAE assez connus de la famille du taekwondo. Mais l’homme appelé à présider aux destinées de la fédération aura la lourde mission, non seulement d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire de cette fédération que beaucoup ont connue comme écrite par Edouard Tchoquessi, mais surtout de poursuivre une œuvre initiée par des amoureux engagés de taekwondo, dont un certain Ernest William Ndongo, il y a une trentaine d’années.  » c’était un homme de charisme dimensionnel, avec des élans altruistes », salue un admirateur. Attendant du prochain président de la FECATAE, le même engagement. Ernest William Ndongo et ses compagnons pères fondateurs, avaient souhaité  » hisser le Cameroun au sommet du monde’‘. Ils ont permis au taekwondo camerounais de côtoyer les cimes continentaux et mondiaux. Aux successeurs de poursuivre la mission.

Prévention routière : la gendarmerie nationale applique la tolérance zéro.

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Magistrats, militaires, policiers et particuliers pris en excès de vitesse n’ont pas échappé à la vigilance et au professionnalisme des pandores déployées le week-end dernier sur l’axe.

Samedi 3 décembre 2022, il est 10 heures et des poussières au poste fixe de Bikok près de Mbalmayo. L’émetteur, posé sur une table annonce l’arrivée imminente d’un véhicule privé de marque Toyota. L’automobiliste au volant a été flashé par un radar, à une vitesse bien au-dessus de la limite autorisée (60 km/h) dans cette zone. « Message reçu », lâche le commandant du détache ment « Bravo », le Chef d’Escadron Alain Paktano qui fait signe à ses éléments de se tenir prêts pour l’intercepter. Le chauffeur, une dame, est invitée à se garer. Elle feint d’obtempérer, avant d’engager la fuite. Un motard et un véhicule de la gendarmerie se mettent à sa poursuite.

Contrôle – surveillance – répression

La fugueuse est interceptée quelques kilomètres plus loin. L’in fortunée est ramenée au poste de contrôle où elle s’empresse de jouer la carte professionnelle dans l’espoir d’éviter une contravention. La dame est en effet militaire. Mais cela ne suffit pas à la tirer d’affaire. Car en plus de l’excès de vitesse et du refus d’obtempérer, elle n’a sur elle, que les photocopies des papiers de son véhicule. Le verdict du commandant du détachement « Bravo » est sans appel : « vous allez être entendue et votre véhicule sera placé à la fourrière ». La dame fond en larmes. Mais le chef d’état-major de la Légion d’Ebolowa est in différent. Déjà, il a deux autres dossiers sous la main. Cette fois, il s’agit d’un inspecteur de police et un magistrat, pris en excès de vitesse. Les deux hommes tentent les négociations. Mais le commandant Alain Paktano ne transige pas : « la vitesse qui apparaît sur l’image du radar n’est pas manipulable. Nous ne fabriquons pas les radars. Tout ce qu’il y a à faire dès cet instant, c’est de payer votre contravention. Elle s’élève à 25 000 francs CFA. Il n’y a rien d’autre que vous puissiez faire à part payer. A défaut de cela, le véhicule sera mis en fourrière ».

Depuis la veille, la 406e phase, 3e génération de l’opération « contrôle – surveillance -répression » des in fractions de la circulation routière se tient sur l’axe Yaoundé-Mbalmayo Ebolowa, une route très empruntée, qui mène dans la région du Sud du Cameroun. Le dispositif impressionne les automobilistes de passage. C’est justement l’un des effets escomptés. Au total, une vingtaine de gendarmes sont mobilisés en deux groupes, sur cet axe. Les uns et les autres ne laissent rien passer. Outre le contrôle des limitations de vitesse, les équipes sur le terrain procèdent aussi à l’identification des automobilistes et les passagers qu’ils transportent, et parfois, à la fouille des coffres de véhicules qui vont et viennent.

Ces opérations de la Gendarmerie nationale contribuent à infléchir de manière substantielle la courbe des accidents de la circulation dans notre pays, apprend-on. Pour cette phase qui s’est notamment tenue sur les axes Yaoundé – Boumnyébel – Pouma et Yaoundé – Mbalmayo – Sangmélima – Ebolowa, un accent a été mis sur l’application des me sures anti-Covid-19, un déploiement plus dynamique des équipes de contrôle, une plus grande mobilité des patrouilles motorisées et un durcissement des contrôles des camions et bus de transport public des passagers.

Interview 

Alain Paktano, Commandant du détachement Bravo : « nul n’est au-dessus de la loi »

Le Commandant du détachement Bravo, par ailleurs chef d’état-major de la Légion d’Ebolowa explique les enjeux des opérations de contrôles routiers menées le week-end dernier sur l’axe Yaoundé – Ebolowa.

Pour cette opération de contrôles routiers sur l’axe Yaoundé – Mbalmayo – Sangmélima – Ebolowa, avez-vous reçu des consignes particulières ?

Depuis vendredi, le détachement dont j’ai la responsabilité a été dé ployé sur deux points fixes. Le premier étant Bikok et le second, au-delà de l’école Nationale des Eaux et des Forêts. Les consignes que nous avons reçues du commandement sont nombreuses. Il s’agit dans un premier temps de sensibiliser les usagers de la route et réprimer quand besoin se fait ressentir. Il est question non seulement de les sensibiliser et les encourager à respecter les mesures barrières édictées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19, mais également contre l’incivisme sur cet axe qui dessert trois pays : le Cameroun, la Guinée Equatoriale et le Gabon. C’est un axe qui est suffisamment fréquenté, d’où l’importance de notre déploie ment sur le terrain.

Au regard justement de la proximité avec ces pays voisins, y a-t-il un travail de sécurité supplémentaire que vous menez sur le terrain des opé rations ?

En réalité, notre travail ne se limite pas qu’au contrôle des limitations de vitesse ou encore des documents relatifs à la circulation des véhicules. Nous pouvons considérer notre dé ploiement comme un poste avancé dans le cadre de la sécurisation. Nous procédons effectivement à l’identification des usagers et également à la fouille de leurs bagages pour connaître la nature des biens qui sont transportés sur cet axe.

Les usagers que vous contrôlez sont-ils toujours réceptifs ?

Au moment où nous commencions cette opération vendredi dernier, beaucoup étaient réfractaires. Mais avec le temps et la sensibilisation, ils commencent à comprendre que c’est avant tout pour leur propre sécurité que nous menons ces opérations.

Comment réagissez-vous face aux tentatives de trafic d’influence de la part de certains usagers indélicats ?

Nous représentons l’Etat camerounais. Cet axe mène dans la région de celui qui incarne l’Etat du Cameroun. Et nul n’est au-dessus de la loi. Nous avons une mission et nous la menons avec professionnalisme. Les usagers sont tenus de se conformer car nous ne faisons que notre travail. Les infractions les plus récurrentes ici sont : l’excès de vitesse, le non port de la ceinture de sécurité et les roues usées.

Commerce : les exportations de banane en baisse de 4,4 %.

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Selon les données compilées de l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), le Cameroun a exporté 18574 tonnes de bananes en novembre 2022, contre 19430 tonnes l’année dernière.

Les exportations de banane au Cameroun sont en baisse. Selon les données compilées de l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), le Cameroun a ex porté 18574 tonnes de bananes en novembre 2022, contre 19430 tonnes l’année dernière. Ce qui correspond à une baisse de 856 tonnes (4,4%) en glissement annuel.

Ces mauvais résultats s’expliquent selon l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), par les mauvaises performances enregistrées par le leader du marché sur la période. En effet, Plantations du haut Penja (PHP), filiale locale de la Compagnie fruitière de Mar seille, a exporté 15141 tonnes de bananes en novembre 2022, contre 16 899 tonnes au cours de la même période il y a un an, soit une baisse de 2 536 tonnes.

Cette contreperformance contraste avec les prévisions faites l’Association bananière du Cameroun (Assobacam). Les exportateurs de banane annonçaient une hausse de la production au troisième et quatrième trimestre du fait d’un climat et d’une météo favorable et des pluies et l’arrivée à maturité des plans réhabilités depuis 2021. Mais à côté les autres acteurs ont connu des performances assez reluisantes. La Cameroon Development Corporation (CDC), entreprise publique dont l’unité industrielle est basée dans le Sud-ouest du pays, affiche des exportations de 1 634 tonnes de bananes au mois de novembre 2022, contre 1377 tonnes il y a un an, soit une hausse de 257 tonnes entre les deux périodes. Pour sa part, Boh Plantations (BPL) a exporté 1337 tonnes de bananes au mois de novembre 2022, contre 1194 tonnes au cours du même mois en 2021, soit une hausse de 143 tonnes. Malgré cette embellie, les résultats de la production de la banane restent encore très loin des objectifs fixés par le gouvernement. Au cours du conseil de cabinet tenu le 29 septembre 2021, le Premier ministre chef du gouvernement avait annoncé que « la stratégie du gouvernement devrait nous permettre à l’horizon 2030 de produire 500 000 tonnes de banane ». Et pour accompagner les producteurs, l’Etat a prévu dans le projet de loi 2023, des avantages fiscaux pour les entreprises agricoles. Une sorte de mesures incitatives pour donner plus d’entrain aux entreprises agricoles. Parmi ces facilités, l’on note l’exonération de la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) sur l’achat des pesticides, des engrais, des intrants etc.

D’autres facilités plus intéressantes sont prévues en 2023 pour les entreprises agricoles en phase d’investisse ment. Notamment les exonérations sur les droits d’enregistrement des mutations de terrains affectés à l’agriculture, exonération de la taxe foncière ou encore la « dispense des charges fiscales et patronales sur les salaires versés aux ouvriers agricoles saisonniers ». Et enfin des avantages fiscaux pour les entreprises en phase d’exploitation.

Agriculture : la production du café triple entre 2021 et 2022.

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Selon le Premier ministre Joseph Dion Ngute, le Cameroun a produit 38 047 tonnes de café pour la saison 2021-2022, en hausse de 25 890 tonnes par rapport à la campagne 2020-2021.

La production caféière a triplé au Cameroun en une saison. Selon les chiffres rendus publics par le Premier ministre, Joseph Dion Nguté, lors de la présentation à l’Assemblée nationale du programme économique, fi nancier, social et culturel du gouvernement pour l’année 2023, au cours de la campagne caféière 2021- 2022, le Cameroun enregistre une production totale de 38047 tonnes de café. Cette production représente un peu plus du triple des 12157 tonnes de la saison 2020-2021 (en baisse de 50,7% par rapport à la campagne précédente), au cours de laquelle la production nationale est descendue pour la première fois sous la barre des 20000 tonnes enregistrées depuis la campagne 2015-2016. Pour cette année seulement le Cameroun a produit 6386 tonnes de café arabica contre seulement 412 tonnes lors de la campagne précédente, selon les données publiées le 16 février 2022 par l’Office national du cacao et du café (ONCC). La production nationale de l’arabica a progressé de 5974 tonnes sur un an, ce qui correspond à une hausse record de 1450% en valeur relative.

Même si le gouvernement et l’interprofession cacao-café n’ont pas encore expliqué les causes de ce rebond de la production caféière en 2022, l’on sait néanmoins que production haussière au cours de la dernière campagne est due aux performances de la variété robusta. En effet, la production de cette variété est passée de seulement 11745 tonnes en 2020-2021, à 31661 tonnes au cours de la dernière campagne. Ce qui correspond à une augmentation de 19916 tonnes, soit une progression de 169,5% en valeur relative.

Malgré cette embellie, la production annoncée par le Premier ministre n’a pas encore atteint les prévisions du gouvernement. Dans son plan de relance des filières cacao-café (2015-2020), l’Etat du Cameroun tablait sur une production de 185000 tonnes de café, toutes variétés confondues, au cours de l’année 2020. Malheureusement la production caféière ces dernières années a connu de très mauvais résultats. Par exemple, au cours de la campagne 2020-2021, la production commercialisée (qui intègre les stocks de la campagne précédente) du café au Cameroun a connu une baisse drastique, atteignant son niveau le plus bas des cinq dernières campagnes. Elle a culminé à 12157 tonnes, selon le bilan effectué par l’Office national du cacao et du café (ONCC), au cours de la cérémonie de lancement de la campagne 2021- 2022 à Mélong, dans la région du Littoral.

A en croire le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), cette chute drastique de la production caféière au Cameroun, qui tarde à être résorbée depuis plus d’une décennie, est la conjonction de plusieurs facteurs. Il s’agit principalement, apprend-on, de la vieillesse et la faible productivité des vergers, le désintéressement des jeunes en raison de la faible rentabilité, la pénibilité du travail et des offres plus lucratives dans d’autres secteurs d’activité.

Projet de performance : Cap sur la dynamisation du secteur privé.

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C’est l’une des priorités du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) pour l’exercice budgétaire 2023.

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménage ment du Territoire (Minepat), était devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale le 28 novembre 2023. Paul Tasong est allé dé fendre le budget prévisionnel de l’exercice 2023, dont l’une des priorités porte sur la dynamisation du secteur privé. Ainsi, pour le compte de l’année qui vient, le ministère dirigé par Alamine Ousmane Mey sollicite une dotation budgétaire de 62,233 milliards de F CFA, dont 25,173 milliards de F CFA pour le fonctionnement et 37,060 milliards de F CFA destinés à l’investissement. Dans ce projet de budget, les ressources allouées au fonctionnement connaissent une augmentation de 5,480 milliards de F CFA par rapport à 2022. Selon Paul Tasong, cette augmentation découle principalement du relèvement des financements extérieurs alloués au fonctionnement de certains projets et pro grammes de coopération.

Renforcement de la planification

L’intervention ministre délégué auprès du Minepat était donc articulée autour de deux principaux axes : l’état de mise en œuvre du Plan de Travail Annuel (PTA) 2022, et les priorités du Minepat pour l’année 2023. Ainsi apprend-on, les activités à mener en 2023 restent arrimées à la cartographie des programmes du Minepat. Le premier programme, dit « 019 », porte sur le « Renforcement de la planification stratégique et intensifica tion des actions d’aménagement durable du territoire ». Celui-ci affiche un taux d’exécution financière de 65,58 % au 30 septembre 2022. Les activités me nées portent notamment sur la réalisation des infrastructures d’aménagement du territoire, la mise en valeur des potentialités des zones frontalières, l’opérationnalisation et le suivi-évaluation de la mise en œuvre de la SND 30, ainsi que l’appui aux actions de développement régional et local.

Pour l’année prochaine, il sera question de poursuivre entre autres : la mise en route progressive du Programme d’Im pulsion Initiale (P2I) et des plans et programmes phares de la SND 30 ; la finalisation du plan de zonage du territoire national ainsi que des schémas régionaux d’aménagement du territoire en cours d’élaboration ; la réalisation des travaux de mise à jour de l’Atlas de développement physique du Cameroun en lien avec les indicateurs de la SND 30 ; l’organisation d’un colloque sur l’aménagement du territoire, etc.

Appui à LA transformation structurelle

Le second programme (Programme 022) est relatif à un « Appui à la trans formation structurelle pour l’accélération de la croissance ». Les actions majeures concernent la production des statistiques et données sur la production et le développement économique permettant d’accompagner la mise en œuvre du programme d’investissement du gouvernement ; la poursuite de l’assainisse ment du climat des affaires ; et le suivi étroit de l’exécution des réformes structurelles convenues dans le Programme Economique et Financier conclu avec le FMI sur la période 2021-2024. L’exécution financière de ce Programme est de 67,82 % au 30 septembre 2022.

En 2023, le Minepat devra mettre un accent sur l’intensification des efforts visant à transformer structurellement l’économie nationale, à travers une plus grande diversification de l’économie, la dynamisation du secteur privé, le renforcement des activités d’import-substitu tion et de transformation locale de nos matières premières et l’amélioration du climat des affaires. Le Minepat veillera également à consolider le dispositif de préparation des projets, à l’effet de maximiser le taux d’exécution du budget d’investissement public.

Développement ET intégration régionale

 Le troisième programme est consacré au « Renforcement du partenariat au développement et de l’intégration régionale ». Son taux de réalisation financière est de 75,78 % au 30 septembre 2022. Les activités portent sur la négociation des financements relatifs aux projets conte nus dans le plan d’endettement 2022, la mise en œuvre de la Stratégie d’intégration régionale au Cameroun, et le suivi de la mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique Cameroun-Union Européenne et Cameroun-Royaume Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord.

Dès janvier 2023, le Minepat s’attèlera apprend-on, à améliorer la nature et la portée de la contribution des partenaires extérieurs au processus de développement du Cameroun et de poursuivre l’intégration régionale. Ceci, à travers l’opérationnalisation des nouveaux instruments financiers islamiques participatifs ainsi que les mécanismes de coordination de l’aide chinoise au Cameroun, le suivi de la mise en œuvre du Pref-Cemac et de la Stratégie nationale relative à la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (Zlecaf), la poursuite de la mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique (APE) et de leurs impacts sur l’économie camerounaise.

Gouvernance ET appui institutionnel

Le quatrième et dernier programme re pose sur la « Gouvernance et appui institutionnel du sous-secteur de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire ». Selon des informations du Minepat, celui-ci a permis : le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne de performance, la production des extrants de la chaîne PPBS, la défense des intérêts de l’Etat relevant du Minepat devant les juridictions et la traduction, dans les deux langues officielles, des productions du Minepat ainsi que la promotion du bilinguisme. Au 30 septembre 2022, le taux d’exécution financière de ce Programme est de 86,11%. La priorité en 2023 consistera au renforcement des missions d’audit et de contrôle, afin de pro poser des mesures utiles à l’amélioration et l’efficacité des services du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire.

Notons que le Plan de Travail Annuel (PTA) du Minepat au titre de l’exercice 2022 a bénéficié d’une dotation budgétaire de 56,995 milliards de F CFA. « Ce plan s’exécute dans un contexte difficile, marqué par la persistance de la pandémie du Covid-19, le conflit russo-ukrainien, ainsi que la crise sécuritaire dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. En dépit de ce contexte, le Minepat s’emploie à mettre en œuvre les activités inscrites dans son PTA 2022, afin d’atteindre les objectifs fixés par ses quatre Programmes, en relation avec les orientations de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND 30) », apprend-on. D’après Paul Tasong, le taux d’exécution (base engagements) de ces Pro grammes affiche 68,41 % au 30 septembre 2022.

Jean Brice Ozouf : « ce qui me définit c’est l’action et l’inaction est ma pire ennemie».

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 Camerounais d’origine, l’entrepreneur ne cesse d’investir pour offrir à tous un environnement socio-économique pouvant faire sortir la jeunesse africaine de la facilité et du chômage.

Aujourd’hui, l’un des rares Camerounais de son clan à investir dans la finance, Jean Brice Ozouf, à penser allier finance et social. Car son intérêt pour l’action sociale ne peut qu’atteint via des investissements importants. En effet, le jeune camerounais de la Diaspora a pensé concrétiser des projets de développement durable ceci dans le but de toucher tous les secteurs de la vie. Cela facilitant l’intégration de tous dans ces projets.

Dès son plus jeune âge, alors qu’il vivait encore dans son Cameroun natal, Jean Brice avait un rêve d’enfant peu commun : créer son entreprise. Un désir notamment lié à ses racines. « Je suis issu d’une famille d’entrepreneurs, ma maman avait un business qui modeste, mais porteur», qui m’a permis d’être ce que je suis aujourd’hui. Comprendre que l’entrepreneuriat est un peu dans son ADN.

Il faut noter Jean Brice a atteint son objectif en lançant sa boîte : C-GIFT, une entreprise donc l’optique est de promouvoir les valeurs africaines, répondre aux besoins des plus démunis, lutter contre la pauvreté et la réduction du taux de chômage. C’est ainsi, qu’il obtient l’agrément de C-GIFT finance qui est une microfinance qui aidera sûrement la jeunesse à prendre son envol grâce à des projets porteurs. Bien que déjà en pleine activité dans la région parisienne, le déploiement de C-GIFT d’ici le premier trimestre 2023, prévoit d’avoir « 2 millions de clients en 2022 ; la création de 1 000 emplois directs au Cameroun. Ceci à travers des valeurs d’innovation, de solidarité et d’équitabilité ».

Entretien avec le promoteur

Qui est Jean Brice Ozouf ?

Je laisse le soin à chacun de se faire sa propre opinion de moi. Jean Brice d’hier ce n’est pas celui d’aujourd’hui. Je suis une construction en perpétuelle évolution. Ce qui me définit, c’est l’action et l’inaction est ma pire ennemie. Sinon j’ai grandi entre un milieu très strict d’un camp militaire (Etoudi) et un environnement ouvert qui se situe entre les quartiers Mvog-ada et Essos, dans la capitale Yaoundé. Les rivalités entre le TKC et Canon. En somme, je sais manier rigueur et flexibilité quand il le faut !

Comment arrivez-vous dans l’entrepreneuriat ?

Pas par hasard, car j’ai eu un modèle qui est ma mère. Une femme dynamique qui le soir pouvait tenir un commerce de poisson braisé et le matin tenir un beignet-haricot (BH).

Votre parcours professionnel

À la base, je suis d’abord un littéraire. J’ai un bac lettre philosophie. L’essentiel de ma scolarité s’est effectuée dans l’enseignement confessionnel, de la maternelle au secondaire. Je suis donc loin d’être un pur produit de la Finance. Ma carrière professionnelle a d’ailleurs commencé à la fondation des orphelins d’Auteuil où j’ai travaillé comme moniteur éducateur. C’est après cet épisode que j’ai compris l’importance de l’inclusion financière dans la lutte contre l’exclusion sociale. Ma carrière en banque va commencer à la Banque Postale dont on connaît le rôle historique pour la bancarisation des plus fragiles en France. La Banque Postale m’a façonné dans mon approche sociale du métier de banquier.

Une carrière bancaire débutée après l’obtention d’un BTS Banque option marché des particuliers, d’un CQP de conseiller financier obtenu au CFA Stephenson et l’université de la Poste, d’un bachelor en Gestion de Patrimoine, d’une licence professionnelle en droit option banque, d’un master en ingénierie financière… Société Général, le groupe Crédit Agricole ou enfin PSA Banque.

En fait, cette dernière entreprise m’a fait prendre conscience de la place même du noir dans la société française. L’importance de contribuer au développement de l’africain. C-GIFT est par conséquent une synthèse de ma vie.

Camerounais de la diaspora, pourquoi penser à investir dans son pays à travers la finance et la culture ou encore le sociale ?

Camerounais de la Diaspora, en soit ne veut pas dire grand-chose. Je suis une synthèse d’un monde qui a besoin de rêver, d’une jeunesse qui a besoin de s’engager. De croire à un autre monde, un monde où chacun trouvera sa place, ne se sentira pas exclu parce qu’il est africain, juif, femme, jeune, vieux en somme différent.

 La Finance, la culture, le social sont des notions liées, voilà pourquoi je ne puis faire autrement. J’ai eu une bonne partie de mon enfance à Mvog Ada! Ce quartier de la ville de Yaoundé, c’est la joie, c’est cette grande majorité des camerounais qui tous les matins se disent est ce que je vais trouver à manger ce jour, est ce que je pourrais payer la scolarité à mes enfants, est ce que je pourrais me soigner si je suis malade, est ce que je peux sortir le soir en toute sécurité, mais qui sort le même soir pour faire la fête au carrefour de la joie !

Qui ne connait pas les temples de la culture qui a été le parisien, Lido, Pakita, Escalier ?

Et vous savez quand j’allais à Douala, c’était new bell. Mvog Ada ou New bell, ce sont aussi leurs marchés.

Combien de projets jeunes avez-vous soutenu au Cameroun ?

Je pense qu’on ne devrait pas quantifier son engagement. Ce ne serait pas respectueux pour les personnes bénéficiaires, je préfère les laisser eux-mêmes communiquer s’ils le souhaitent. Mais sachez que la jeunesse est une priorité dans mes engagements, car elle représente l’avenir. Un jeune sans espoir est un risque pour toute la société.

Que pensez-vous de l’emploi-jeune au Cameroun et quel est votre part dans la lutte contre le chômage ?

Ce que je pense de l’emploi-jeune est résultante de ce que je pense du système éducatif. Pourquoi dans un pays en voie de développement on construit surtout des lycées généraux ? Est-ce qu’on travaille automatiquement avec le baccalauréat L ou la licence en droit après obtention de ce diplôme ? Mais est ce que le Cameroun a besoin de bon cuisinier, des logisticiens, des ingénieurs en informatiques, des artisans pour développer des PME transformatrices des produits locaux et qui peuvent exporter et réduire le déficit commercial de nos pays hors matières premières ? En clair, je pense que nous devons sortir de la logique de formation à un diplôme pour une logique de formation à un métier. En clair plus de lycées professionnels, moins de lycée généraux, plus d’universités technologique…

Joël Godjé Mana

Cameroun-Brésil: Une partie de qui perd gagne

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C’était un match pour l’honneur. Le Brésil n’a pas assuré face au Cameroun qui était contraint de gagner. Et les poulains de Rigobert Song ont assuré leur mission. Un but de Vincent Aboubakar dans les arrêts de jeu. Centre de Ngom pour une tête du capitaine. Ederson est planté. La gloire est venue par un footballeur local, Jérôme Ngom de la Colombe du Dja et Lobo a brisé le mythe. Le seul local à être aligné à servi la passe essentielle. Pour la première fois de l’histoire de la Coupe du monde, un pays africain inflige une défaite au Brésil.


Mais les Lions indomptables ne poursuivront pas l’aventure de la Coupe du monde. La faute à la Suisse qui a battu la Serbie (3-2). Du coup, la Nati passe à quatre points, synonyme de seconde place. Une défaite de la Suisse aurait facilité le passage au Cameroun.

Il avait donc raison !


Au terme de cette 3ème journée de poule, le Brésil termine en tête à 6 points, suivi de la Suisse. Les Lions indomptables, eux, se contentent d’avoir brisé le mythe de l’invincibilité du Brésil face aux pays africains. Et particulièrement le pays des Lions indomptables qui bat enfin la Seleçao en Coupe du monde.

 Plan d’urgence triennal :près de 4 milliards de F CFA pour accompagner les agro-industries en 2022.

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Selon le Premier ministre chef du gouvernement, cette enveloppe a permis de renforcer et de Moderniser les outils de production de certaines unités industrielles.

En présentant le programme économique, financier, social et culturel du gouvernement pour l’exercice 2023, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a fait le point, le 25 novembre au parlement, de la mise en œuvre du Plan d’Urgence Triennal pour l’accélération de la croissance économique (Planut), exécuté depuis 2015. Au cours de sa sortie, le chef du gouvernement a passé en revue les actions réalisées par le gouvernement en 2022. De cet exposé, on apprend que les actions menée par l’Etat au sujet du Plan d’Urgence Triennal pour l’accélération de la croissance économique (Planut), en 2022, se sont articulées autour de l’aménagement urbain ; l’agriculture et l’élevage ; etc…

Dans le secteur de l’agriculture, Joseph Dion Ngute a annoncé qu’en 2022, l’Etat apporté un accompagnement à certaines agro-industries et organismes, en vue du renforcement et de la modernisation de leur outil de production, pour une enveloppe de 3 milliards686 millions 616 mille 125 francs CFA de marchés déjà contractualisés et en cours de réalisation. Le chef du gouvernement a ajoutéque d’autres marchés sont en cours d’attribution pour un montant de 2 milliards 950 millions francs CFA.

En outre, des études techniques et architecturales ont été réalisées pour le projet de construction et d’équipement d’un complexe de stockage et de conditionnement de 5 000 tonnes de semences de maïs dans la localité de Batchenga. L’Etat a également lancé un projet de construction de six (06) grands Marchés de ravitaillement localisés à Ngong, Mamfé, Dibombari, Gasawa, Obala et Foumbot. Coté élevage, le Premier ministre a annoncé la réception récente des travaux de la phase I relative à la construction d’une chaîne d’abattage et des entrepôts frigorifiques. Ouvrage qui selon Joseph Dion Ngute, est déjà exploité par la Société de Développement et d’Exploiitation des Productions Animales (Sodepa). Une deuxième phase du projet est en cours de finalisation. Celle-cicomprend : « un centre national de production de la semence animale et de trois centres de relais à Louguéré, Dogba et Jakiri ; deux bateaux chalutiers au profit de la Mission de Développement de la Pêche Artisanale à Douala, pour la valorisation de la crevette camerounaise.

En plus de cela, l’Etat a injecté 2 milliards 531 millions 351 mille 736 de francs CFA pour la création des « agropoles ». Le taux d’exécution financière actuel de ce projet est 47,7%. En matière de développement des industries animales, les efforts consentis par le gouvernement ont permis de produire 206 mille 821 tonnes de viande (porc, bœuf, poulet) , contre 194 mille 564 tonnes pour la même période en 2021, soit une augmentation de 6%. La production de poissons, a également enregistré une augmentation de l’ordre de 13%. Passant de 169 mille 740 tonnes en 2022, contre 150 mille 826 tonnes pour la même période en 2021, soit une variation de 13%.

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