jeudi, mai 28, 2026
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Rigobert Song Bahanag : « On fera tout pour avoir nos trois points »

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Son regard sur le match

Demain, nous avons un match important pour nous. Je pense que c’est le match le plus attendu parce que de toutes les Nations qui font partie de ce groupe, rien n’est encore fait en tant que tel. Donc toutes les chances sont ouvertes. Demain, nous nous préparons dans l’état d’esprit de pouvoir traverser le premier tour. Par rapport aux enjeux de demain, je pense que nous connaissons très bien cette équipe, et aujourd’hui, nous n’allons pas dans le sens de voir comment ils vont se comporter, mais comment nous on va se comporter. C’est vrai qu’ils ont une avance d’être qualifiés, mais on ne veut pas trop avoir une pensée sur comment ils vont venir : peut-être que ce ne sera pas l’équipe qui est probable, ils feront peut-être un changement. Mais je ne veux pas à savoir ce qu’ils vont faire, mais ce que nous devons faire, comment nous devons nous comporter. Je pense que nous nous préparons pour que nous puissions faire un match digne de ça. Peut-être que nous pouvons déjà nous dire que pour nous c’est une finale. Ça va être un match très important pour nous. On va faire tout pour que nous puissions avoir les trois points et après on verra bien la suite de ce qui pourra arriver.

Souvenir de son match Cameroun-Brésil du Mondial 1994

Je pense que le rêve de tout enfant lorsqu’il joue contre le brésil, j’avais 17 ans, c’était aux Etats-Unis, je me retrouve titulaire à un match contre cette équipe qui faisait partie des meilleures ; n’ayant pas encore eu cette opportunité de rencontrer de grands joueurs, mois qui sortait du championnat local du Cameroun, j’ai pu faire ce que je pouvais et je me suis imposé à ma façon ; je ne savais pas qu’il y avait des règles à respecter et le carton rouge est arrivé. Ça m’a permis de gagner en maturité et de pouvoir évoluer. Aujourd’hui, en tant qu’entraîneur, je ne le transmettrai pas à mes joueurs. Je ne leur demanderai pas de prendre des cartons rouges, surtout que le football a évolué. Par contre, le message que je leur transmets aujourd’hui, c’est de se battre, de faire plus d’efforts encore sur tous les plans et surtout sur le plan psychologique. Pour nous le résultat est important et je sais que mes joueurs sont capables de le faire s’ils mettent tout juste de petits points qui font partie du jeu, sur le plan de la concentration, sur le plan de la détermination, de l’engagement. Et ils les ont dans l’ensemble. Mais on peut parfois perdre un peu de concentration et au haut niveau, quand on perd la concentration, on peut être victime de ce qui peut arriver. On doit garder la concentration du début à la fin du match. On va corriger les erreurs qu’on a pu faire, être très disciplinés, avoir cette détermination et cet engagement qui va nous permettre de pouvoir avoir cette qualification.

Sur le turn-over annoncé du Brésil

Je pense que comme le Brésil, tout pays est arrivé ici avec un effectif pour jouer. Donc que ce soit l’équipe qui joue tous les jours ne veut pas dire que ceux qui sont venus pour être sur le banc n’ont pas la capacité ou l’opportunité de pouvoir s’exprimer. En ce qui me concerne, aujourd’hui je parlerai plus de mon équipe que celle du Brésil parce que ce qui me préoccupe c’est de savoir qu’est-ce que je peux faire pour mettre cette équipe en difficulté ? C’est ça qui est important pour nous, et je pense que peu importe l’équipe, on a vu hier l’équipe de France a fait un turn-over, mais ce n’est pas ça. Eux ils peuvent être rassurés, mais nous on a besoin de résultat déjà pour la continuité dans le tournoi. On fera tout pour avoir nos trois points pour pouvoir continuer cette compétition.

Le Sénégal, un modèle qui inspire ?

Dans l’ensemble, nous représentons un continent, ça fait toujours plaisir de savoir que l’Afrique aussi est représentée à ce niveau de compétition. Nous aussi nous devons faire comme le Sénégal. Quand on suit l’histoire du football africain, le Cameroun reste l’équipe qui a plus de titres que le Sénégal. Vous comprenez bien que si le Sénégal a eu à le faire, pourquoi pas le Cameroun ? Je me dis que ça va être juste la continuité. C’est aussi un signe de motivation et je pense que ce sont aussi des atouts sur le plan psychologique, et pour pouvoir faire comprendre à mes joueurs, et ils le savent, que tout est possible, et qu’aujourd’hui, nous avons des capacités et les qualités pour pouvoir atteindre aussi y arriver. C’est un facteur motivant qui est important.

Sur des approximations et déchets de ses joueurs

Quand je dis que demain je vais jouer le va-tout, je pense qu’il y a du positif dans cet effectif. Lorsqu’on a vu une équipe qui est menée 3-1 revenir au score, je pense qu’il y a quelque chose de positif. Je pense aussi qu’il faudrait que nous restions sur le positif et je pense qu’on s’améliore tous les jours. Entre le premier match et le second, je pense qu’il y a quand même amélioration, et je pense que demain aussi il y aura amélioration. Nous venons pour jouer. Il ne faut pas attendre parce que nous avons besoin de trois points. Demain je mettrai une équipe pour gagner, et je suis convaincu que demain ça va être un autre visage parce qu’on n’a plus rien à perdre. Donc il faut jouer le va-tout ; il n’y a plus de réserve et après on verra comment les choses se passeront.

Sur la « méforme » de Karl Toko

En ce qui concerne Toko, nous le connaissons très bien et je pense que c’est un joueur important. On va voir d’ici demain, mais peut-être qu’il changera demain. Il a besoin de plus de confiance. Vous savez, ce n’est pas facile : il y a des joueurs qui, compte tenu du fait que leurs programmes en clubs sont un peu plus difficiles, on peut avoir des blessés, des fatigues. Donc ça peut arriver. Mais peut-être que demain il aura l’occasion de montrer un autre visage car c’est quand on sait qu’on est en danger qu’on n’est plus en danger. Peut-être que ça va le réveiller.

Sur les victoires passées du Cameroun sur le Brésil

C’est bien de savoir que le Cameroun a déjà gagné le Brésil, mais il ne faudrait pas que ça nous endorme. C’est une belle équipe, nous avons beaucoup de respect pour elle, mais au football, il y a aussi des réalités. Tout est possible au football. C’est pour ça que je reste convaincu que nous pouvons les gagner. En Coupe des confédérations, on n’y croyait pas, mais quelque chose est arrivé. Ça m’encourage ; c’est un signe de motivation pour faire comprendre que tout est possible. Il y aura un match d’une grande dimension. Pour nous c’est l’essentiel, on va manger avec, on va dormir avec. On l’a déjà fait et on peut le faire.

L’équipe a-t-elle des difficultés ?

Ce n’est pas le temps de parler de nos difficultés. On n’en a pas eus, il fallait se qualifier, on l’a fait et nous sommes arrivés dans cette compétition dans la logique et tout le monde a vu que sur le terrain les joueurs se sont bien comportés. On n’a pas eu des difficultés en tant que tel ; les difficultés, ce sont les équipes que nous avons rencontrées, c’est vrai que ce n’était pas facile, mais on s’est qualifiés certes difficilement, mais le Cameroun a démontré une fois de plus qu’il avait des qualités de faire partie de cette compétition qui regroupe le monde entier.

Confiance en Devis Epassy ?

Tout l’effectif qui est là est constitué de professionnels ; ils savent ce qu’ils ont à faire. Quel que soit celui qui va jouer, il sait ce qu’il a à faire et sait pourquoi il est là. Aujourd’hui, Epassy a toute la confiance. Il faudrait qu’il le démontre ; il l’a déjà fait par le passé : il a joué les matchs éliminatoires de la Can 2021, donc il sait ce qu’il a à faire. Il est vrai que le contexte est peut-être différent mais ça reste un professionnel et le professionnel s’adapte. C’est peut-être le nom qui va apporter de l’influence parce qu’on parle du Brésil, mais je ne vais pas dans ce sens. Ce n’est pas parce qu’on parle du Brésil avec respect qu’il va avoir de l’influence sur moi. Ce sont les mêmes joueurs qui jouent en clubs, donc ils se connaissent. C’est psychologique et il faudrait qu’il se mette dans le sens du jeu et qu’il y a des règles à respecter et il faudrait que mes joueurs soient prêts. Il n’y a pas une équipe qui est meilleure que l’autre. Ce n’est pas le nom qui a de l’influence ou qui va nous mettre dans des moments difficiles. Nous-mêmes nous sommes des Lions indomptables. A l’équipe nationale du Cameroun, tout joueur qui est appelé a le devoir de montrer de quoi il est capable. C’est dans cet état d’esprit que nous serons demain. Donc Epassy sait ce qu’il doit faire.

Franck Zambo Anguissa : «Je ne suis pas un tricheur »

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Son regard sur le duel contre le Brésil

C’est un match hyper important. C’est le genre de match pour lequel on fait ce métier. Si on est à la Coupe du monde, on sait que ça va être un match hyper difficile, mais aussi, c’est un match hyper excitant et on a envie de le jouer. On fera tout pour donner le meilleur de nous, déjà apporter du réconfort et une belle victoire à toutes ces personnes qui croient en nous. On sait que ça ne va pas être facile pour nous mais on sait aussi qu’on a des armes pour le faire. On pense juste aller au combat et à la fin, faire les comptes.

Son bilan à ce jour

Pour ma part, le bilan ne peut être que collectif, parce qu’il s’agit de l’équipe nationale du Cameroun ; il ne s’agit pas d’un individu. Donc je pense qu’au vu des deux matchs que nous avons discutés, on a montré une belle image, on continue de donner le meilleur de nous, et on verra à la fin. Ce qu’on peut attendre de moi demain, c’est un compétiteur. J’espère être dans la meilleure forme de Zambo que je pourrais donner, pour toutes ces personnes qui me font confiance, qui croient en moi et pour le peuple camerounais. Parce qu’on défend l’image du Cameroun, on défend le Cameroun et on compte se battre, je compte me battre pour mon pays et ne rien lâcher jusqu’à la fin.

Son regard sur le Brésil et le match

Honnêtement, le Brésil, je ne vous apprends pas l’équipe qu’il est ; on fait ce métier pour vivre ce genre de match, ce genre d’émotion. On sait que ça va être un beau match, ça va être difficile, compliqué à des moments, mais on ne doit pas être focus sur eux, mais on doit être focus sur nous. Jouer contre une équipe hyper forte, je compte donner le meilleur de moi, pour que nous soyons à leur niveau. Je pense qu’on a aussi des armes pour leur faire mal. Donc on sera focalisés sur nous et donner le meilleur de nous et on verra ce qui sortira à la fin.

C’est de gagner notre match, ne pas penser à ce que feront les autres, donner le meilleur de nous pour qu’au final le Cameroun sorte avec trois points et à la fin, on fera les comptes. Si tu vas jouer un match en disant, ‘’si les autres font ça’’, avec des si on refait le monde. On sera concentrés sur nous. Nous sommes 26 guerriers plus notre staff pour aller à la bataille, au combat, parce que ça va être un match hyper difficile où on annonce le Brésil favori. A nous de déjouer les pronostics et montrer qu’on a une belle équipe. On a montré de belles choses, et même le Brésil on a de quoi les inquiéter ; à nous de jouer notre courage à fond. J’ai confiance à mes coéquipiers, j’ai confiance à notre collectif, j’ai confiance à notre staff, et on sera poussé par 26 millions de Camerounais. Quoi de plus beau ? On se doit de mouiller le maillot. Quelle que soit l’issue de cette rencontre, on veut en sortir en sachant qu’on a tout donné, et s’il y a une victoire, ce sera parfait ; et si la Serbie gagne contre la Suisse, ce sera idéal. Mais nous ne devons pas penser à tout ça, on sera concentrés sur le Brésil et on va là-bas pour gagner. On n’a pas d’autre issue, on n’a pas d’autre choix. On doit gagner pour passer et on ira avec nos armes pour gagner.

Sur son engagement « en deçà » de celui en club

Tout ce que je peux dire comme je le fais toujours, c’est en donnant le meilleur de moi. Vous dites des choses qui ne sont pas forcément vraies, parce que je ne sais pas comment vous regardez les matchs, mais quand on vient jouer pour une sélection, sachez qu’on vient jouer avec le cœur. Aujourd’hui, je me permets de vous le dire : vous ne pouvez pas comparer un joueur qui joue en club et un joueur qui joue en sélection. Ce ne sont pas les mêmes coéquipiers, ce ne sont pas les mêmes terrains, ce ne sont pas les mêmes conditions, ce n’est pas la même tactique. Ce sont deux joueurs différents. Quand on vient jouer pour l’équipe nationale du Cameroun, c’est le cœur ; je m’en fous que ce soit des bons joueurs ou pas. Tout ce que j’ai-je donne, parce que je suis comme ça. Si vous regardez les statistiques, si vous regardez les courses que j’ai faites, peut-être que je cours plus en sélection qu’en club. Excusez-moi de le dire mais ce que vous dites, c’est un peu du n’importe quoi. Je suis Zambo Anguissa, j’essaie tout le temps de donner le meilleur de moi. Je ne suis pas un tricheur ; mes coachs le savent. Que ce soit en club ou en sélection, je suis quelqu’un qui donne tout le temps le meilleur de lui ; donc demain j’essaierai de faire ce que je sais faire, donner le meilleur de moi et à la fin on verra.

Comment il compte engager le match

Pour ma part, je vais parler du collectif parce que c’est ce qui est important. Il ne s’agit pas d’un individu. Je retiens juste le discours du coach : ‘’on n’a rien à perdre’’. Je suis quelqu’un qui a rarement la pression ; donc on va jouer sans pression, on va prendre du plaisir parce que ça reste du football. Donnons le meilleur de nous et quoi qu’il arrive, soyons fiers de nous. Sortons de ce match sans regrets. Sur le plan individuel, j’en ressortirai toujours grandi. Il est vrai qu’en Coupe des confédérations, j’ai été décisif mais ce n’est pas forcément mon rôle premier. Je suis quelqu’un qui prône le collectif et si demain je peux être décisif, tant mieux pour le collectif ; sinon, j’essaierai d’aider un de mes coéquipiers à être le joueur décisif et que l’équipe gagne.

Cameroun-Brésil: La recette victorieuse pour les Lions

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Pour le compte de la dernière journée du groupe G, le Cameroun sera opposé au Brésil. Un match a priori plié, tant la Seleçao est plus cotée à la bourse des valeurs de la Fifa que le Cameroun, et en plus, est déjà qualifié et joue presqu’un match de gala. Pour autant, Tite, le sélectionneur du Brésil, qui annonce vouloir faire tourner son effectif, compte « aligner des joueurs pour gagner ». Rigobert Song en est conscient : « comme le Brésil, tout pays est arrivé ici avec un effectif pour jouer. Donc que ce soit l’équipe qui joue tous les jours ne veut pas dire que ceux qui sont venus pour être sur le banc n’ont pas la capacité ou l’opportunité de pouvoir s’exprimer », rappelle le sélectionneur manager des Lions indomptables. Si Tite redoute le Cameroun pour la « vitesse » de ses joueurs et « leurs compétences techniques », il sait que « ce sera un match très difficile ». En revanche, le technicien brésilien qui a déjà composté son ticket pour le second tour, n’entend pas céder un seul des neuf points qu’il a à conquérir au premier tour. Et les Lions indomptables sont conscients de la rage de vaincre des Brésiliens. Déjà, Neymar Junior qui s’est blessé au premier match contre la Serbie et qu’on annonçait de retour seulement en 8ème de finale en cas de qualification, a peut-être plus vite quitté l’infirmerie, et pourrait éventuellement rentrer en cours de jeu; pour tenter de se rattraper. Le doyen Dani Alves est annoncé dans la liste face au Cameroun. L’homme de 39 ans veut terminer sa carrière internationale, et notamment sa dernière Coupe du monde en beauté et pourrait essayer de laisser des traces indélébiles contre tout adversaire qu’il aura l’occasion de rencontrer dans ce Mondial. « Honnêtement, le Brésil, je ne vous apprends pas l’équipe qu’il est », admet Franck Zambo Anguissa. Même chanson chez Nouhou Tolo : « C’est vrai que c’est le Brésil, mais il ne faut pas avoir peur. Je pense que nous tous nous jouons au foot, chaque humain a deux pieds. C’est vrai que sur le papier ils ont de très bons joueurs, des joueurs de très haut niveau, mais nous aussi nous ne nous sous-estimons pas », embraie le défenseur. Et Zambo Anguissa se tient déjà prêt pour le défi : « on fait ce métier pour vivre ce genre de match, ce genre d’émotion », clame-t-il.

Rigobert Song, lui, ne veut pas se laisser distraire : « Nous n’allons pas dans le sens de voir comment ils vont se comporter, mais comment nous on va se comporter. C’est vrai qu’ils ont une avance d’être qualifiés, mais on ne veut pas trop avoir une pensée sur comment ils vont venir : peut-être que ce ne sera pas l’équipe qui est probable, ils feront peut-être un changement. Mais je ne veux pas à savoir ce qu’ils vont faire, mais ce que nous devons faire, comment nous devons nous comporter ». Les joueurs l’ont également compris : « L’essentiel c’est de gagner notre match », a intériorisé Franck Zambo Anguissa. Pour le Napolitain, la recette consiste en « ne pas penser à ce que feront les autres, donner le meilleur de nous pour qu’au final le Cameroun sorte avec trois points et à la fin, on fera les comptes. Si tu vas jouer un match en disant, ‘’si les autres font ça’’, avec des si on refait le monde ». Alors, « on sera concentrés sur nous. Nous sommes 26 guerriers plus notre staff pour aller à la bataille, au combat, parce que ça va être un match hyper difficile où on annonce le Brésil favori. A nous de déjouer les pronostics et montrer qu’on a une belle équipe ».

Assurance

De quoi rassurer le sélectionneur des Lions indomptables : « Je sais que mes joueurs sont capables de le faire s’ils mettent tout juste de petits points qui font partie du jeu, sur le plan de la concentration, sur le plan de la détermination, de l’engagement. Et ils les ont dans l’ensemble », est-il convaincu. « Mais on peut parfois perdre un peu de concentration et au haut niveau, quand on perd la concentration, on peut être victime de ce qui peut arriver. On doit garder la concentration du début à la fin du match », sait-il a priori. « Ne jamais baisser les bras, ne jamais lâcher. Il faut absolument gagner il ne faut pas s’affoler », ajoute Nouhou Tolo. En passant, « on va corriger les erreurs qu’on a pu faire, être très disciplinés, avoir cette détermination et cet engagement qui va nous permettre de pouvoir avoir cette qualification », promet le sélectionneur.

Si le Brésil es un géant sur la planète football, avec déjà cinq titres de Coupe du monde, il reste un adversaire connu du Cameroun qui lui a déjà fait respecter son qualificatif ‘’indomptable’’. En cinq rencontres entre les deux pays, le Brésil a certes été plus fort, et notamment en Coupe du monde (3-0 en 1994, 1-0 en 2002 et 3-1 en 2014), mais pour le reste, c’est le Cameroun qui s’en est sorti victorieux : 1-0 à la Coupe des confédérations 2003 et surtout lors des jeux olympiques 2000. Rigobert Song qui a été de l’expédition 1994 aux États-Unis, le sait très bien, mais se refuse à l’endormissement : « C’est bien de savoir que le Cameroun a déjà gagné le Brésil, mais il ne faudrait pas que ça nous endorme », est-il prévenu. « C’est une belle équipe, nous avons beaucoup de respect pour elle, mais au football, il y a aussi des réalités. Tout est possible au football. C’est pour ça que je reste convaincu que nous pouvons les gagner. En Coupe des confédérations, on n’y croyait pas, mais quelque chose est arrivé. Ça m’encourage ; c’est un signe de motivation pour faire comprendre que tout est possible », optimise le patron de l’encadrement technique des Lions indomptables. Entrevoyant « un match d’une grande dimension ». A cet effet, « on va manger avec, on va dormir avec. On l’a déjà fait et on peut le faire », se bombe-t-il.

Source: La Nouvelle Expression

Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie : « impulser la transformation structurelle de l’économie ».

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Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire dresse le bilan technique des actions menées dans le cadre de son Plan de Travail Annuel (PTA) 2022.

« Avec l’arrimage des cadres stratégiques de performance du Minepat à la SND30 les activités du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire sont, depuis l’exercice 2022, structurées autour de quatre programmes […] Grâce au budget dont le Parlement l’a doté en 2022, le Minepat a conduit ses activités, afin d’atteindre les résultats poursuivis par ses programmes ».

Bilan satisfaisant

« A cet égard, le bilan technique de mise en œuvre des programmes du Minepat se présente ainsi qu’il suit : S’agissant du Programme 019 intitulé : « Renforcement de la planification stratégique et intensification des actions d’aménagement durable du territoire », dont les indicateurs sont le « Taux des activités budgétisées alignées sur les cadres d’interventions stratégiques » et la «Proportion des outils stratégiques à jour et arrimés à la SND30 », ceuxci affichent au 30 septembre 2022, respectivement 78,18 % et 80,12 %.

Dans le cadre de l’appui et du suivi des actions de développement régional et local, la mise en œuvre des programmes et projets s’est poursuivie avec le Sous-Programme de Réduction de la Pauvreté à la Base (SPRPB) ; le Programme National de Développement Participatif (PNDP) ; le Programme Agropoles ; le Programme d’Exécution de la Convention « Riz-Maïs » et de la Convention« Manioc » ; le contrat-plan Etat Commune de Lagdo ainsi que le Projet Filets Sociaux. Dans le même ordre d’idées, quelques études ont démarré. Il s’agit entre autres de l’étude pour la création du Centre des réseaux des filières de croissance au Cameroun ainsi que de celle sur l’impact du transport frontalier dans le développement des Communes riveraines au Cameroun, cas de la Région de l’Extrême-Nord».

Mise EN œuvre de LA snd30

« Relativement à l’opérationnalisation et au suivi-évaluation de la mise en œuvre de la SND30, la vulgarisation de la SND30 s’est poursuivie. De même, les programmes ministériels assortis des Cadres Stratégiques de Performance alignés aux orientations de la SND30 ont été élaborés et validés par le Comité Interministériel d’Examen des Programmes. Les travaux d’opérationnalisation des plans phares identifiés dans la SND30 quant à eux se sont poursuivis avec le

Programme d’Impulsion Initiale de la SND30 (P2ISND30). Le P2I-SND30 vise à donner une première impulsion rpide à la transformation structurelle de l’économie à travers un portefeuille d’interventions et d’opérations bien structurées.

Ce portefeuille comprend 30 interventions réparties dans les branches prioritaires identifiées par la SND30Des conférences spéciales de budgétisation des projets du P2I-SND30 ont été organisées avec les différentes administrations concernées en vue de sa mise en œuvre dès 2023. Par ailleurs, les revues sectorielles de mise en œuvre de la SND30 ont été organisées dans les sept secteurs que sont : l’Education et la Formation professionnelle, la Santé publique, les Infrastructures, la Gouvernance et Souveraineté, le Rural, les Industries et Services, le Social. A l’issue de ces revues, les rapports sectoriels ont été validés.

S’agissant du rapport national de suivi de la mise en œuvre de la SND30, il est en cours de finalisation et sera validé dans le cadre de la 2ème session du Comité National de Suivi-Evaluation de la SND30 ».

Aménagement du territoire

« En ce qui concerne le renforcement de la dimension population dans les plans et programmes de développement, les travaux préparatoires au dénombrement principal du 4ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) se sont poursuivis. Le gouvernement a confié au Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) la mission d’évaluer la mise en œuvre de cette activité. Au terme de cette mission, il est apparu nécessaire de procéder à l’actualisation de la cartographie censitaire, de solliciter les partenaires au développement pour un financement partiel du dénombrement proprement dit, et de conforter l’option de la mutualisation effective des opérations du Recensement Général de l’Agriculture et de l’Élevage (RGAE) et du 4ième RGPH.

Quant à la maîtrise et la mise en valeur des potentialités du territoire et de ses frontières, les travaux d’élaboration du Plan de Zonage du Territoire National se sont poursuivis. La prochaine étape va consister à dresser un plan indicatif d’affectation des terres.

Par ailleurs, le Schéma National d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire a été achevé ainsi que les Schémas Régionaux de l’Est et du Sud. Les travaux d’élaboration des schémas des autres Régions sont rendus à une étape intermédiaire avec la contractualisation territoriale pour la plupart. S’agissant des études d’aménagement, certaines sont achevées à l’instar de l’Atlas de développement physique du Cameroun, du Programme de développement des aires aménagées le long des routes nationales et du réseau intégrateur d’Afrique Centrale. D’autres sont en cours de finalisation notamment, le Programme de développement des zones frontalières du Cameroun, la réalisation des études en vue de la protection des berges, la construction des digues de protection et autres aménagements connexes dans la péninsule de Bakassi et les localités environnantes.

En outre, les Projets d’Aménagement et de Valorisation des Investissements dans les Vallées de la Bénoué (VIVA-Bénoué) et du Logone (VIVALogone) ont démarré. Ces projets visent à fournir les services d’irrigation et de drainage durable en vue d’améliorer la production agricole dans les localités concernées. Pour ce qui est de la réalisation des infrastructures d’aménagement du territoire, les travaux d’extension du réseau d’adduction d’eau potable de Soulédé Roua ainsi que ceux de l’adduction d’eau potable de Mindif ont été achevés. Les études techniques en vue de la construction de la route Gazawa-Hina-Bourha-Boukoula ont également enregistré de réelles avancées.

Enfin, les travaux prescrits dans la mise en œuvre du Planut relevant de l’aménagement du territoire ont également connu des avancées notables.

Lions indomptables : des nouvelles d’Olivier Ntcham

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« Après les difficultés que j’ai pu avoir, je suis de retour ». les mots sont d’Olivier Ntcham. Le milieu de terrain des Lions indomptables a été approché hier par la presse en zone mixte. C’est la première fois que l’homme accorde la parole à la presse, et surtout, qu’il est aperçu dans l’entraînement avec le groupe. Lui qui depuis l’arrivée au Qatar a un protocole d’entraînement personnalisé et ne travaillait donc pas avec le groupe. La presse a soupçonné un malaise, mais le staff a toujours nié, sans être clair sur le cas. Jusqu’à ce que le joueur soit autorisé à s’ouvrir enfin. La veille du 3ème match de groupe.

Et justement, le joueur de Swansea city qui a déjà été réclamé lorsque le milieu de terrain actuellement alignés ont parfois montré des signes de fébrilité. « Je me sens bien sur le terrain ; j’espère être sur le terrain contre le Brésil », espère-t-il. Et peut même déjà regarder les choses avec la même conviction que les autres coéquipiers : « Quel que soit celui qui est en face, la suisse, la Serbie ou le Brésil, on aborde le match et on joue pour gagner ». Et au sujet du Brésil, déjà qualifié, mais qui tient à terminer ses matchs de poule sans faute.

En conférence de presse d’avant-match, Tite le sélectionneur du Brésil, a annoncé qu’il va faire tourner son effectif, mais assure qu’il va « aligner une équipe pour gagner ». le doyen du groupe de la Seleçao, Dani Alves, fait partie des onze qui devraient être titulaires. De même, Neymar Junior qui s’est blessé lors du premier match, et qui avait été annoncé sur le retour plutôt en huitième de finale, sort progressivement de l’infirmerie. D’aucuns ont pensé que le numéro 10 de la Seleçao pourrait même jouer contre le Cameroun, mais finalement l’homme n’a pas repris les entraînements ce mercredi. A son retour en forme il aurait pu jouer et certainement essayer de se rattraper. A l’évidence, ce ne serait pas face au Cameroun.

Olivier Ntcham n’a pas peur du nom de l’adversaire, ni de ses stars : « Si je suis ici, ce n’est pas pour dire que le Brésil est une équipe fantastique, qu’on va perdre ; pas du tout. En plus on est camerounais, et la mentalité ce n’est pas ça. On est des conquérants et on va gagner ce match », défie-t-il la Seleçao. Le mental a déjà été dopé par le sélectionneur manager : « En quelques mots, le coach nous a dit que rien n’est impossible, que tout peut arriver dans le football, qu’il faut toujours positiver, que malgré les bruits de fond, il faut toujours rester positif et aller de l’avant », rapporte Olivier Ntcham qui se dit prêt à jouer sa partition dans cette partie. Lui qui est particulièrement attendu dans ce milieu de terrain qui reste particulièrement sujet à des critiques. Rigobert Song pourrait donner l’occasion à son poulain de montrer de quoi il est capable.

Energie : plus de 30 mégawats d’électricité injectés en 2022.

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Produit à partir du barrage hydroélectrique de Mekin et des centrales photovoltaïques modulaires de guider, cet additif a permis d’améliorer l’offre énergétique.

Selon le Premier ministre, Joseph Dion Ngute qui présentait le Programme économique, financier, social et culturel du gouvernement pour l’exercice 2023, la part du gouvernement dans la fourniture de l’électricité en 2022 a été impor tante. Au total l’Etat a injecté plus 30 mégawats dans le réseau de l’électricité en 2022.

Ainsi dans la composante électricité, les faits marquants de l’année 2022 sont : la mise en service de la mini-centrale hydroélectrique de Mbakaou carrière d’une capacité de 1,4 Mégawatts (MW) ; l’opérationnalisation du barrage hydroélectrique de Mekin d’une capacité de 15 mégawatts (MW) ; la mise sous tension de la ligne de 225 Kilovolts (KV) entre Nkong samba et Bafoussam, ainsi que de son poste de transformation à Bafoussam. Enfin la mise en service des centrales photovoltaïques modulaires de 15 mégawatts (MW) à Guider. Toujours dans le secteur de l’électricité, le gouvernement a poursuivi de nombreux projets portant sur les lignes de transport de l’énergie électrique, d’après le Premier ministre. Par exemple, les travaux du projet de renforcement et de stabilisation des réseaux électriques de la ville de Yaoundé, affichent un taux d’exécution global d’environ 77,65%, apprend-on du discours du Premier ministre.

Dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement liquide, le gouvernement a accéléré la mise en œuvre du Projet d’Alimentation en Eau Potable de la Ville de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (Paepys). Financé par un prêt d’Eximbank China, pour un coût total de 399 milliards francs CFA (736 millions $) et exécuté par l’entreprise chinoise Sinomach, ce projet devrait mettre un terme au déficit en eau potable de la ville de Yaoundé. Dans sa phase initiale, le Paepys doit apporter un complément de 300 000 m3/j, puis 400 000 m3/j dans la phase d’extension. Il per mettra également de couvrir les villes et localités riveraines, notamment Batchenga, Obala, Nkometou, Soa et Ntui. A ce jour, le projet enregistre un taux d’exécution physique global de 91,8%.

Toujours dans le secteur de l’eau potable, le gouvernement a achevé le projet de construction, réhabilitation et extension des systèmes d’approvisionnement en eau potable dans 52 centres.

La première phase du Planut volet eau a permis de construire huit cents (800) forages et des adductions d’eau dans les Régions de l’Est, du Centre, de l’Extrême Nord, de l’Adamaoua, du Sud, du Littoral, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest ; soit un taux de réalisation de 97,8%, pour un coût total de 7 milliards 869 millions francs CFA. Pour ce qui est de la phase deux du Planut, le Premier ministre a annoncé que plus de cent quatre-vingt (180) forages ont déjà été finalisés, soit un taux de réalisation d’environ 63%.

Dans le segment des produits pétroliers et du gaz, le gouvernement a assuré l’approvisionnement régulier du marché, en dépit des contraintes induites par la hausse du prix desdits produits à l’international.

Le Cameroun célèbre la 35ème journée mondiale de lutte contre le VIH-sida

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Lancée en 1988, la Journée mondiale de lutte contre le sida a été la première journée internationale dédiée à la santé au niveau mondial. Chaque année, les gouvernements et la société civile s’unissent pour mettre en avant des aspects spécifiques au VIH.

Alors que 75 % des adultes vivant avec le VIH sont sous traitement dans le monde, seuls 52 % des 1,7 million d’enfants de 0 à 14 ans sont traités d’après les données de l’ONU SIDA. Cette triste statistique tombe à 35 % en Afrique de l’Ouest et du centre (AOC).

Selon Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, « aucun autre jour n’est plus approprié pour lancer cet appel qu’aujourd’hui, 1er décembre, jour au cours duquel nous nous joignons chaque année au reste de la communauté mondiale pour observer la Journée mondiale de lutte contre le sida. Nous apportons un appui aux personnes vivant avec le VIH et rendons hommage par la même occasion aux personnes qui ont perdu la vie à cause du sida. Le thème retenu pour l’édition de cette année, « Égalité maintenant », nous enjoint à agir toutes et tous contre les inégalités qui alimentent l’épidémie et freinent les progrès pour mettre fin au sida ».

Le GICAM sensibilise

Selon Célestin K. TAWAMBA, Président du Groupement Inter-patronal du Cameroun (GICAM), « Malgré les apparences, cette pandémie demeure un problème majeur de santé publique dans le pays. Le VIH-sida a la particularité de toucher principalement la population en âge actif (35-39 ans), c’est-à-dire la force productive des Entreprises et du pays. Nous ne devons donc pas baisser la garde ».

A cet effet, les Unités Mobiles des Groupes Techniques Régionaux de lutte contre le Sida, l’Hôpital Laquintinie de Douala et le Programme VCT@WORK du Bureau international du Travail ont manifesté leur disponibilité pour apporter un appui technique aux Entreprises qui le souhaitent dans l’organisation de campagnes de dépistage volontaire et gratuit au profit des personnels et de leurs familles.

En fait, le top manager des entreprises camerounaise indique, relancer la dynamique de mobilisation face à ce fléau. Elle pourra se faire à travers l’organisation des activités de sensibilisation et de dépistage qui restent les facteurs clés pour le succès de la lutte contre cette maladie. « Les effets néfastes de la pandémie du VIH-sida sur nos Entreprises et sur nos populations ne sont pas une fatalité » ajoute l’entrepreneur.

Il faut rappeler que l’augmentation du financement de la riposte au sida, la sensibilisation accrue concernant l’impact du VIH sur la vie des personnes, l’éradication des stigmatisations et discriminations, mais aussi l’amélioration de la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH restent essentiels.

 L’Initiative contre le VIH pédiatrique via les projets

L’année 2022 s’est voulue une année de prise de conscience et de lancement d’actions collectives en faveur du VIH pédiatrique.Cette année L’Initiative a participé, organisé et soutenu différents événements sur le sujet : Webinaire de Sidaction et du réseau Grandir Ensemble, 6ème séminaire régional sur le VIH pédiatrique organisé par le réseau EVA, Table ronde sur le VIH pédiatrique à l’AFRAVIH 2022, Réunion régionale organisée par l’Institut de la société civile pour le VIH et la santé en Afrique de l’ouest et du centre organisé au Cap Vert.

Entre 2018 et 2021, 31 projets ont été engagés avec une composante VIH/sida représentant un budget engagé sur la période de 28,7 millions d’euros.Sur le Canal Projets, les efforts de L’Initiative se concentrent principalement dans les régions du Grand Sahel (27 % des projets avec une composante sur le VIH/sida engagés entre 2018 et 2021) ainsi que l’Afrique de l’Est, le Golfe de Guinée et Trois Océans (respectivement 13 % des projets). Plus de 23 % des projets luttant contre le VIH/sida sont portés par des ONG internationales.

En plus d’un meilleur accès aux traitements pédiatriques, un effort est nécessaire en matière de prévention de la transmission verticale du VIH (prévention transmission de la mère à l’enfant (PTME).

En 2021, 40 % des femmes enceintes vivant avec le VIH n’ont pas été traitées au cours de leur grossesse en AOC (versus 19 % à l’échelle mondiale). L’absence de traitement au cours de la grossesse et de l’allaitement a pesé pour 2 nouvelles infections verticales sur 3 en AOC en 2021.

C’est ainsi que 55 000 enfants sont nés avec le virus dans cette zone en 2021, contre 156 000 à l’échelle mondiale, et les lacunes dans le dépistage des nourrissons impliquent que plus de deux cinquièmes des enfants vivant avec le VIH ne sont pas diagnostiqués.

Les porteurs de projets sont essentiellement des acteurs de la société civile (OSC) dont majoritairement des ONG locales et des organisations à base communautaire (58 % des projets). Un tiers des projets (29 %) est porté par les ONG internationales et des fondations. Le reste des projets de lutte contre le VIH/sida (13 %) sont portés par des instituts de recherche, et des universités.

Alors que 75 % des adultes vivant avec le VIH sont sous traitement dans le monde, seuls 52 % des 1,7 million d’enfants de 0 à 14 ans sont traités d’après les données de l’ONU SIDA. Cette triste statistique tombe à 35 % en Afrique de l’Ouest et du centre (AOC).

Recettes non fiscales : 250 milliards de F CFA à mobiliser. 

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Cette prévision est en hausse de 100 milliards de F CFA comparativement aux 150 milliards de F CFA régulièrement recouvrés. 

Pour l’exercice 2023, l’Etat a revu ses ambitions à la hausse en matière de collecte des recettes non fiscales. Le gouvernement table en effet sur une enveloppe de 250,4 milliards de francs CFA à recouvrer. Une prévision en hausse d’au moins 100 milliards, comparativement aux performances régulièrement enregistrées. Parole du ministre des Finances. « Nous avons noté ces dernières années une résilience assez forte de notre économie avec une bonne tenue des recettes fiscales et douanières qui sont en hausse continue malgré la conjoncture. Nous voulons donner un coup d’accélérateur aux recettes non fiscales qui ont un potentiel de presque 600 milliards de francs alors que nous ne recouvrons à peine que 150 milliards de francs. Nous avons pensé que pour l’année 2023, on peut aller jusqu’à 250 milliards de francs CFA », a expliqué Louis Paul Motaze, dans des propos relayés par Cameroon Tribune.

Avoir de l’ambition c’est bien, mais l’atteindre est encore mieux. Et sur ce point, plusieurs facteurs entrent en jeu. Notamment : la fin de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la fin des troubles dans certaines régions du Cameroun. « Les perspectives sont très difficiles pour l’économie mondiale avec la conjoncture que nous connais sons, la guerre russo-ukrainienne et le Covid-19 qui n’est pas tout à fait ter miné […] Nous souhaiterions que la guerre finisse et que les troubles dans certaines de nos régions s’estompent », dixit le ministre des Finances. C’était à l’occasion de son passage devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale, le 2§ novembre dernier.

Le ministre des Finances s’est notamment penché sur les facteurs qui en tourent les prévisions budgétaires du gouvernement, en l’occurrence la bonne tenue des recettes fiscales et douanières, en hausse continue malgré un contexte économique difficile. Pour l’exercice 2023, les recettes in ternes sont projetées à 4 676,4 milliards de francs CFA, en augmentation de 453,3 milliards de F CFA par rapport à la loi de finances rectificative de 2022, où elles se situaient à 4 223,2 milliards de F CFA. Soit une progression de 10,7 % en valeur relative. Outre les 250,4 milliards de F CFA de recettes non fiscales projetées, il s’agit également de : 807 milliards de F CFA de recettes pétrolières et gazières ; 3 528,1 milliards de F CFA de recettes fiscales et douanières ; et 91 milliards de F CFA de dons. Rappelons que l’Etat table sur un budget 2023 équilibré en ressources et en emplois à la somme de 6 345,1 milliards de F CFA contre 6 080,4 milliards en 2022. Soit une augmentation de 264,7 milliards de F CFA représentant un taux de 4 ,4 % par rapport à l’exercice 2022. Quant au budget général, il s’élève à la somme de 6 274,8 milliards de F CFA tandis que celui des comptes d’affectation spéciale est de 70,3 milliards de F CFA contre 102,7 milliards de F CFA, du fait du retrait du Compte d’affectation spécial destiné au financement de la lutte contre le Covid-19. L’augmentation enregistrée par le budget général est de 297,1 milliards (+ 5 %) par rapport à l’exercice 2022 où il se situait à 5 977,7 milliards de F CFA.

Tourisme ET loisirs : l’Etat table sur un budget de 7,4 milliards de F CFA en 2023.

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Selon le ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs Bello Bouba Maigari, la priorité du prochain exercice consistera à parachever les projets engagés.

Notre priorité pour 2023 est de terminer les projets que nous avons engagés ». Le ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs a déjà fixé le cap pour le prochain exercice. Face aux députés il y a quelques jours, Bello Bouba Maigari a défendu le budget prévisionnel de son département ministériel pour l’année 2023. En effet, pour le ministère du Tourisme et des Loisirs, le gouvernement table sur une enveloppe de 7,4 milliards de francs CFA. Outre le parachèvement des projets en cours de réalisation, le développement et la promotion des activités touristiques sont également en ligne de mire. « Avec les députés, nous avons évoqué les nombreux projets que nous avons à exécuter. Il est question d’achever un certain nombre d’entre eux », dixit le ministre d’Etat Bello Bouba Maigari.

Dans les détails, informe le quotidien public Cameroon Tribune, 1,7 milliard de francs CFA devrait être affecté aux Zoom salaires du personnel, 363,5 millions de F CFA aux autres dépenses du personnel et 2,1 milliards de F CFA pour les autres biens et services. Le budget prévisionnel de l’investissement public pour le compte de l’exercice 2023 est de 3,2 milliards de francs CFA, indique

la même source. Celui-ci prendra en compte les ressources transférées aux Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), lesquelles s’élèvent à 1,2 milliard de F CFA. Le reste des 2 milliards de francs CFA étant destinés au financement des autres projets majeurs à réaliser et répartis dans les différents programmes déclinés en actions. Pour ce même exercice, apprend-on encore, la dotation du Compte d’affectation spéciale pour le soutien et du développement de l’activité touristique se chiffre à 1 milliard de F CFA.

Ainsi, le ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs a laissé entendre que ces fonds devraient contribuer à la réalisation de la stratégie de développement du secteur pour l’année 2023. Celle-ci tourne autour de trois grands axes. Il s’agit de : la promotion du tourisme et des loisirs ; la diversification et le renforcement de l’offre de tourisme et des loisirs ; la gouvernance et l’appui institutionnel. La mise en œuvre de ces trois grands axes de la stratégie du ministère du Tourisme et des Loisirs devrait permettre, entre autres, de développer des infrastructures hôtelières, de valoriser les sites touristiques et améliorer l’offre.

Douala : le plan de la CUD pour mieux gérer les déchets.

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La mairie de la ville annonce l’aménagement d’une usine à ngombe dans le 5ème arrondissement ainsi que diverses opérations de valorisation des déchets.

Le défi actuel de la mairie de la ville de Douala est de passer de 70% de taux de collecte de déchets en ce moment à 90% dans les prochaines années. Déjà, il faut trouver une solution à la décharge municipale de PK10 qui ne peut plus tenir au-delà de 2025. L’urgence est de mettre en place un plan de gestion durable des déchets pour peut- être re pousser la fermeture de la décharge. Le schéma directeur de la ville qui couvre la période 2025- 2035, prévoit donc la construction de trois centres de transfert des déchets ainsi que du centre de de développement des déchets de Ngombé dans l’arrondissement de douala 5eme. Celui-ci comprendra l’installation des usines de valorisation de déchets solides ainsi qu’une unité de traitement des déchets liquides. Il y aura également une plateforme de compostage de déchets, la transformation en énergie électrique, le compostage et d’autres opérations. Seulement, même si ces aménagements sont réalisés, le site a une durée de vie limitée entre 11 et 12 ans. La municipalité étudie donc la possibilité de se rabattre vers la localité de Dibombari qui est déjà dotée d’un plan d’occupation des sols et a déjà prévu un site pour la décharge.

Mais, il faudra d’abord développer de l’activité de pré collecte dans un cadre structuré et financé. Ceci avec pour objectif de passer de 19 000 foyers actuellement à 130 000. Il est question dans un premier temps, de mettre en place une organisation de collecte des matériaux secs comme les plastiques ou les cartons, la collecte des déchets bio dégradables aussi dans les marchés. Pour cette stratégie, les ménages sont appelés à y participer. Un projet pilote est d’ailleurs prévu dès 2023 et sera lancé dans les quartiers de Bonanjo et Bonapriso. S’agissant de la décharge de PK10, le schéma directeur prévoit la mise en place d’un système de reconversion de la décharge, pour en faire un centre de transfert, de tri, de compostage ou d’une forêt. Une étude, apprend-on, a été lancée à ce titre pour voir les possibilités de planter des arbres qui peuvent cap ter le biogaz et empêcher la propagation des impacts négatifs. Pour réaliser toutes ces opérations de valorisation des déchets, incluant le site Ngombé, la mairie de la ville mise sur des mécanismes de financement basés sur une notion de redevance. Le coût moyen de la tonne par an étant évalué à 46 000 francs et des dépenses annuelles de près de 62 milliards de francs CFA. Il est question de met tre en place une stratégie pour li miter ce coût et que les déchets s’auto financent. Selon les simulations, le compostage par exemple pourrait rapporter annuellement, 366 millions de francs CFA et le re cyclage plus de 700 millions.

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