jeudi, mai 28, 2026
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Henri Kouam, expert en politiques publiques : « l’Afrique devrait utiliser le financement vert pour ses besoins en infrastructures ».

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Henri Kouam, expert en politiques publiques

Pour réussir à sortir des séquelles de la pandémie de COVID-19 et des effets inflationnistes liés à la guerre en Ukraine, le financement vert constitue un levier important pour les pays Africains qui sont en proie au surendette ment. Mais qu’est-ce que la finance verte ? Le Forum économique mondial décrit la finance verte comme toute activité financière structurée – un produit ou un service – créée pour garantir un meilleur résultat environnemental. Elle comprend un éventail de prêts, de mécanismes d’emprunt et d’investissements utilisés pour encourager le développement de projets verts ou minimiser l’impact sur le climat de projets plus ordinaires. Ou une combinaison des deux.

La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique démontre qu’une relance économique, fondée sur des investissements verts, peut générer des rendements jusqu’à 420% de plus, en termes de valeur ajoutée brute et jusqu’à 250% de plus ; en termes de création d’emplois. Parallèlement, les émissions mondiales d’obligations durables ont at teint plus de $1,100 milliards en 2021 et devraient dépasser les $1,500 milliards en 2022. Cependant, les émissions d’obligations durables souveraines sont encore assez limitées, et ne représentent que 11% du total en 2021.

Selon la Banque mondiale, les taxonomies du financement vert sont devenues de plus en plus cruciales pour l’élaboration de stratégies de développement durable dans de nombreux secteurs : Les banques centrales et les régulateurs les utilisent pour soutenir leurs programmes de refinancement et de prêts verts. Les gouvernements s’y réfèrent lorsqu’ils conçoivent des stratégies nationales de développement durable et élaborent des politiques fiscales vertes. Les banques privées alignent leurs rapports d’activité sur celles-ci pour communiquer avec les investisseurs sur leur engagement vert. Les autorités financières peuvent utiliser les taxonomies vertes comme condition préalable au développement de leurs marchés d’obligations vertes.

Les pays en Afrique ne peuvent plus attendre, et doivent urgemment poursuivre des politiques soutenables en termes de levée des fonds et mettre l’accent sur des projets qui répondent à des problèmes sociaux tels que la pauvreté et l’égalité entre les genres. Ainsi, L’Afrique devrait poursuivre les émissions d’obligations vertes pour réduire l’impact du sur-endettement et des besoins croissants d’infrastructures. Si l’on considère la région CEMAC, par exemple, les déficits croissants ont vu la dette publique atteindre 60% du PIB en 2021, même s’ils ont estimés retomber à 50 % d’ici 2024. Malgré cela, le Cameroun a levé 450 milliards de francs CFA à un taux d’intérêt de 5,95 %, ce qui est nettement inférieur au taux initial de 9,5 % en 2015. Bien que cela ait été salué comme un succès et un témoignage de la confiance que les investisseurs internationaux ont dans le Cameroun, on a ignoré le fait que ces fonds seront utilisés pour financer des dettes antérieures. Entre-temps, 15 à 20 gouvernements africains ont consacré 20% ou plus de leurs recettes budgétaires annuelles au service de la dette extérieure en 2021. Au fil du temps, ce chiffre pourrait augmenter et accentuer l’écart entre les besoins en infrastructures de l’Afrique et ses politiques d’investissement.

Malgré cela, tous les pays africains ne sont pas à la traîne. Le Ghana, l’Égypte et l’Afrique du Sud dispo sent déjà de taxonomies vertes qui fournissent aux investisseurs une feuille de route sur la manière dont les recettes des obligations vertes seront utilisées. Certains pays africains comme le Nigeria, les Seychelles et l’Égypte ont récemment émis des obligations vertes.

Le Nigeria a émis la première obligation verte d’Afrique en 2017, la première obligation verte souveraine certifiée dans le cadre du CBS (Climate Bond Standard) au niveau mondial. Émise en monnaie lo cale, l’émission de 10,69 milliards Naira (environ $30 millions) a une durée de 5 ans et un taux d’intérêt nominal fixe de 13,48%. Cette émission a été suivie d’une deuxième émission en 2019 pour un montant de 15 milliards de Naira (environ $41 millions) avec une durée de 7 ans et un taux d’intérêt nominal plus élevé de 14,5 %. Les deux obligations sont cotées à la bourse nigériane et représentent 0,16% de l’en cours de la dette intérieure du gouvernement nigérian en mars 2021. Ces émissions d’obligations vertes s’inscrivent dans le cadre du programme de finance ment vert plus large du gouvernement visant à assurer un financement régulier des projets, alignés sur la contribution déterminée au niveau national (NDC) et le plan de relance et de croissance économique (ERGP) du Nigéria, et constituent une goutte d’eau dans son programme d’obligations vertes prévu de 150 milliards NGN ($420 millions USD) d’après le LSEG Africa Advisory Group (2018). Les Seychelles ont émis en 2018 la première obligation bleue souveraine au monde, d’un montant de $15 millions de dollars. Bien qu’il soit assorti d’un coupon de 6,5 %, le coupon payable par le gouvernement des Seychelles est réduit à 2,8 % grâce à des moyens de renforcement du crédit (comme une garantie de crédit partielle de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement). L’obligation bleue à 10 ans sera remboursée en trois versements égaux de $5 millions en 2026, 2027 et 2028. Le montant total de l’obligation bleue a été placé de manière privée auprès de trois investisseurs à impact socialement responsable, à savoir Calvert Impact Capital, Nuveen et Prudential, tous basés aux États Unis, raison pour laquelle l’obligation a été émise en dollars américains. Le produit de l’obligation sera utilisé pour gérer les zones marines protégées à usage durable et les pêcheries prioritaires et pour développer les chaînes de valeur des produits de la mer afin de maintenir la croissance du secteur pendant que les stocks de poissons se reconstituent. L’Egypte a émis la première obligation verte souveraine en dollars américains pour l’Afrique en 2020, avec un montant d’émission de $750 millions américains, une durée de 5 ans et un coupon de 5,25 % (proche de celui d’une obligation égyptienne standard d’une durée similaire). En outre, elle était assortie d’une notation de crédit de B(S&P)/B+ (Fitch). L’obligation a été sursouscrite 5 fois et contribuera au financement de $1,95 milliard de projets d’investissement public considérés comme verts par le gouvernement.

Quels enseignements pouvons-nous tirer de ces pays ?

Tous les pays africains devraient adhérer à une taxonomie verte: Tous les grands pays africains ne devraient pas se précipiter pour émettre des obligations vertes mais d’abord concevoir des taxonomies vertes qui décrivent les types d’investissements considérés comme verts. Ces taxonomies vertes devraient définir claire ment les « obligations vertes», les «projets considérés comme verts» et la manière dont ces projets seront exécutés différemment pour garantir une plus grande transparence.

Les obligations vertes devraient être liées à la réalisation des objectifs fixés au niveau national dans l’accord de Paris sur le climat Chaque pays africain devrait lier les émissions d’obligations vertes à la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies et des objectifs nationaux de réduction des émissions convenus dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat. Plutôt que de considérer cela comme une sorte de «blanchiment écologique», cela fournira une feuille de route aux investisseurs internationaux pour comprendre la pertinence, l’urgence et l‘importance des obligations vertes en Afrique. Cela générera également un plus grand soutien de la part d’organisations internationales telles que les Nations Unies, le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale, qui se sont engagés à plusieurs reprises dans des pro grammes d’ajustement structurel dans les pays africains.

Les obligations vertes augmenteront l’attractivité de l’Afrique et la rendront plus apte aux investissements

Les investisseurs considèrent l’Afrique comme un terrain accidenté pour les investissements, miné par la corruption, la mauvaise gouvernance et le peu de responsabilités. À ce titre, les obligations vertes accélèrent le rythme des réformes financières et axées sur le marché, faciliteront la financiarisation et la numérisation, et feront en sorte que les pays africains puissent accéder durablement aux marchés internationaux.

Le développement peut être durable et vert La Banque africaine de développement (BAD) suggère que les besoins du continent en matière d’infra structures s’élèvent à 130-170 milliards de dollars par an. Plutôt que de recourir aux instruments de financement traditionnels, les pays africains devraient s’assurer que les exigences en matière d’écologie et de durabilité sont incluses et appliquées à chaque projet d’infrastructure afin de garantir des progrès durables qui libèreront le potentiel économique du pays, répondront aux problèmes sociaux tels que la pauvreté, le chômage et l’égalité des sexes et per mettront à leurs finances de revenir durablement à des niveaux acceptables.

Transport Aérien : L’OACI célèbre la journée internationale de l’aviation civile.

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C’est sous le thème « L’innovation au service du développement de l’aviation dans le monde », observé depuis 2019, que la communauté du transport aérien mondial célèbre la 78e Journée internationale de l’aviation civile.

Il s’agit pour cet événement, de mettre l’accent sur l’importance de l’aviation civile dans le développement socio-économique des États, de mettre en avant le rôle unique que joue l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), en aidant les États à coopérer dans le domaine de l’aviation et mettre au service de l’humanité un réseau mondial de transport aérien.

OACI

En fait, instaurée depuis le 7 décembre en 1994, la Convention relative à l’aviation civile internationale, plus connue aujourd’hui sous le nom de Convention de Chicago, a pour objectif de promouvoir la coopération et de « créer et préserver entre les nations et les peuples du monde l’amitié et la compréhension ». Cet accord historique définit les principes de base permettant le transport aérien international et il a permis la création de l’agence spécialisée de l’ONU qui assure sa supervision depuis lors, à savoir l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), située à Montréal, au Canada.

Rappelons que, tous les cinq ans, le Conseil de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) adopte un thème particulier pour la Journée de l’aviation civile internationale. Le thème de la Journée choisi jusqu’en 2023, décidé par le Conseil est : « Faire progresser l’innovation pour le développement de l’aviation mondiale ».

L’aviation africaine toujours dans le rouge en 2022

Selon l’Association internationale du transport aérien (Iata) dans son rapport sur les perspectives mondiales du transport aérien paru le 6 décembre, les compagnies africaines devraient diviser leurs pertes par trois en 2023, à 213 millions de dollars. Les 13 milliards envolés en 2020 ne sont plus qu’un lointain souvenir. Alors que l’aérien Nord-Américain est déjà sorti du rouge et que l’Europe et le Moyen-Orient devraient suivre en 2023, les compagnies africaines devraient encore afficher plus de 213 millions de dollars de pertes l’année prochaine. En fait, l’association professionnelle chiffre à 638 millions de dollars les pertes cumulées des compagnies africaines en 2022, sur un total mondial de 7 milliards de dollars, notamment du fait de l’effondrement du secteur en Chine (la zone Asie-Pacifique accuse 10 milliards de dollars de pertes en 2022.).

Daniel Pruzin, porte-parole de l’OMC : « Le système commercial multilatéral a sorti plus d’un milliard de personnes de la pauvreté »

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S’exprimant au siège de l’organisation Mondiale du Commerce à Genève, Daniel Pruzin, le porte-parole de cette organisation internationale souligné le rôle joué par cette organisation internationale dans la promotion des econilies’des pays du Sud.

Les intérêts des pays en développement et des pays les moins avancés sont au cœur des travaux de l’OMC -qu’il s’agisse des discussions qui ont lieu au sein de notre Comité du commerce et du développement, de l’assistance technique et de la formation organisées par notre Institut de formation et de coopération technique, ou du soutien apporté par nos programmes de partenariat tels que le Fonds pour l’élaboration des normes et le développement du commerce (STDF) et le Cadre intégré renforcé (CIR).

Le traitement spécial et différencié pour les pays en développement et les pays les moins avancés est un principe fondateur de l’OMC, et les discussions sur l’opportunité et la manière de renforcer ces dispositions feront probablement partie des discussions sur la réforme de l’OMC que les membres ont entamées lors de notre 12e Conférence ministérielle en juin.

Vous entendrez beaucoup parler de notre 12e Conférence ministérielle et de l’importance de cette réunion. Les membres de l’OMC ont obtenu un ensemble d’accords sans précédent lors de cette réunion, notamment sur les subventions à la pêche – le tout premier accord de l’OMC dont l’environnement est le cœur – les réponses de l’OMC à des urgences telles que l’insécurité alimentaire et la pandémie de COVID-19 – y compris une dérogation à certaines exigences concernant les licences obligatoires pour les vaccins COVID-19 – ainsi que la sécurité alimentaire et la réforme de l’OMC.

Les résultats ont démontré que l’OMC est, en fait, capable de répondre aux urgences de notre époque. Ils montrent au monde que les membres de l’OMC peuvent se réunir, par-delà les lignes de faille géopolitiques, pour s’at taquer aux problèmes du bien commun mondial, et pour renforcer et revigorer cette institution.

La 12eme Conférence ministérielle (CM12) n’a pas été un succès complet : l’agriculture en est un exemple. Si tous les membres se sont accordés sur l’importance vitale de l’agriculture pour leurs économies, les divergences sur certaines questions, notamment le stockage public à des fins de sécurité alimentaire, le soutien interne, le coton et l’accès aux marchés, ont empêché les membres de parvenir à un consensus sur une nouvelle feuille de route pour les travaux futurs. L’agriculture a toujours été l’une des questions les plus difficiles du programme de négociation de l’OMC et continue de susciter de vives réactions de la part des nombreux membres pour lesquels cette question reste une priorité.

L’OMC n’a pas l’intention de se reposer sur ses lauriers. Nous avons beaucoup de travail à accomplir. Voici les questions qui retiendront notre attention à l’approche de notre prochaine Conférence ministérielle, la CM13 :

– Subventions à la pêche – les membres ont convenu lors de la CM12 de travailler au renforcement des disciplines convenues afin d’établir des restrictions sur les subventions qui contribuent à la surpêche et à la surcapacité des flottes de pêche. Ceci tout en tenant compte des besoins particuliers des pays en développement et des pays les moins avancés. Les membres doivent également travailler à la ratification de l’accord conclu en juin dernier ; les 2/3 des membres doivent l’accepter pour qu’il entre en vigueur.

– Réforme de l’OMC – les membres ont convenu, lors de la 12e Conférence ministérielle, de la nécessité de réformer l’OMC et de la rendre apte à répondre aux besoins du commerce au 21e siècle. Un élément important de cette réforme est la réforme du système de règlement des différends de l’OMC, qui a été entravé par l’absence de notre organe d’appel. Les membres ont convenu de mettre en place un système de règlement des différends pleinement fonctionnel d’ici 2024.

– L’agriculture – comme je l’ai mentionné, une question d’intérêt central pour beaucoup de nos membres. Les membres de l’OMC veulent progresser dans ce domaine, ils ne veulent pas attendre 20 ans de plus pour un accord. La Directrice générale, Ngozi Okonjo-Iweala, a dirigé une « retraite » de réflexion sur la question de l’agriculture le mois dernier dans le but d’explorer les moyens de sortir de l’impasse grâce à de nouveaux modes de pensée et de nouvelles approches.

Tout cela est éclipsé par ce que la Directrice générale a décrit comme la polycrise de la pandémie de COVID-19, la guerre en Ukraine, le changement climatique, le ralentissement économique, l’inflation, l’insécurité alimentaire, le resserrement monétaire et le surendettement. Face à ces défis, une réponse qui gagne en popularité, du moins dans certains pays développés, est le « re-shoring, » le « friend-shoring » – l’idée que vous pouvez relocaliser les chaînes d’approvisionnement chez vous ou dans des pays amis qui partagent vos valeurs. Si, à première vue, cela peut sembler logique étant données les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement désormais évidentes, le fait de ne commercer et d’investir qu’avec des amis et des alliés pourrait conduire à une fragmentation. Et une fragmentation plus large serait économiquement coûteuse pour toutes les économies.

Les économistes de l’OMC estiment que si l’économie mondiale se divisait en deux blocs autonomes, le PIB mondial à long terme diminuerait d’au moins 5 %, ce qui serait pire que les dommages causés par la crise financière de 2008-2009. Le FMI a approfondi ces travaux et sa modélisation montre que les perspectives de croissance des économies en développement dans ce scénario s’assombriraient, certaines su bissant des pertes de bien-être à deux chiffres.

Comme l’a dit la Directrice générale, il y a aussi une réalité importante : de nombreux pays ne veulent pas avoir à choisir entre deux blocs. C’est un point de vue largement partagé par de nombreux pays pauvres et en développement.

La Directrice générale a souligné une autre voie pour l’avenir du commerce : La re-mondialisation. Diversifier les marchés pour renforcer la résilience de l’offre et réduire la concentration des sources d’approvisionnement pour rendre le commerce plus difficile à armer. Cela signifie également qu’il faut faire passer les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine dotés d’un bon environnement macroéconomique des marges des réseaux de production mondiaux au courant dominant – nous pouvons rendre le commerce plus résilient tout en soutenant la croissance et la réduction de la pauvreté. Comme l’a dit la Directrice générale, nous pouvons faire d’une pierre plusieurs coups.

Je conclurais en soulignant deux choses : premièrement, le système commercial multilatéral a apporté des gains importants aux populations du monde entier. Il a progressivement éliminé les barrières protectionnistes et donné naissance à une économie mondiale plus ouverte et plus prévisible. Il a contribué à sortir plus d’un milliard de personnes de la pauvreté. Près de 40 % de la population mondiale vivait dans l’extrême pauvreté en 1980. En 2019, elle était inférieure à 10 %, avant que la pandémie de COVID-19, la guerre en Ukraine et l’augmentation des impacts climatiques ne commencent à faire dérailler ces progrès.

Deuxièmement, nous devons reconnaître que tout le monde n’a pas bénéficié de ces avancées, en particulier les pays en développement et les pays les moins avancés – leur part du commerce mondial reste faible. La part des pays en développement dans les exportations mondiales est passée de 36,8 % en 2010 à 39,7 % en 2013, mais elle a stagné depuis, n’augmentant que légèrement pour atteindre 40,1 % en 2021. La part des PMA dans les exportations mondiales de biens et de services oscille autour de 1 % depuis 2011 et s’établit à 0,93 % en 2021. La pandémie de COVID-19 n’a fait qu’aggraver la situation. Comme l’a dit la Directrice générale à de nombreuses re prises depuis qu’elle a pris ses fonctions en mars 2021, le commerce concerne les gens – il s’agit d’accroître l’emploi, d’augmenter les revenus et de parvenir à un développement durable. Tout cela est inscrit dans le préambule de l’Accord de Marrakech instituant l’OMC. Nous pouvons favoriser une plus grande inclusion en convenant de nouvelles règles pour le commerce numérique permettant à davantage de femmes et de micro, petites et moyennes entreprises d’accéder aux marchés internationaux. Nous pouvons mettre le commerce au service de la construction d’économies plus vertes et de la création de meilleurs emplois. En bref, nous pouvons nous attaquer aux lacunes qui semblent affaiblir le système commercial multilatéral. La meilleure façon d’atteindre ces objectifs est de coopérer sur le commerce, et non de s’en éloigner.

CEMAC : la BDEAC lance un emprunt obligataire de 78 milliards sur le marché.

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BDEAC

Selon la Banque des États de l’Afrique centrale (BDEAC), les souscriptions s’ouvrent ce 7 décembre 2022 pour s’achever le 21 du même mois.

La Cosumaf, le régulateur du marché financier a jugé bon laisser libre champ à l’emprunt « BDEAC 6,00% NET 2022-2029 ». Cet Appel public à l’épargne (APE) d’une maturité de 7 ans différée de deux ans est rémunéré au taux annuel de 6% contrairement aux deux précédents en 2020 et 2021 d’un montant identique de 100 milliards de FCFA. Après les emprunts de 100 milliards de FCFA effectués sur ce marché en 2020 et 2021, la BDEAC entend mobiliser cette fois-ci une enveloppe plus modeste : 78 milliards de FCFA.

En effet, avec ce 3e emprunt sur le marché financier sous-régional, la BDEAC devrait boucler sur une note positive son programme triennal de recherche de financements, lancé en 2020. Par ailleurs, cette enveloppe recherchée par appel public à l’épargne (APE) permettra à la banque de développement de poursuivre son programme de financement des projets retenus dans le cadre du plan stratégique a mise en œuvre des projets intégrateurs prioritaires du Programme Économique Régional de la CEMAC.

Il faut noter qu’à raison de 10.000 FCFA la valeur nominale du titre, l’institution fixe, le minimum de souscriptions à 10 obligations correspondant à 100 000 FCFA. Les titres souscrits seront par la suite inscrits à la cote de la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (Bvmac) ce qui permettra aux obligataires de les céder sur le marché secondaire et réaliser éventuellement des dividendes, indique Investir au Cameroun.

5 sociétés de bourse co-chef de file à savoir : la Société Générale Capital Securities Central Africa (SG Capital), Upline Securities Central Africa (USCA), Attijari Securities central Africa(ASCA), AFG Capital Central Africa et ESS Bourse ont ainsi été retenu pour l’accompagnement de cette opération. Rappelons que ces sociétés ont déjà injecté dans la cagnotte 50 milliards de FCFA au titre de la prise ferme avant même le lancement de la collecte auprès du public.

Bois durable : l’Etat veut renforcer le Centre de promotion du bois.

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La réflexion vise à définir des actions concrètes pour soutenir la restructuration en cours de ce centre afin de valoriser les chaînes de valeur du bois au Cameroun et aider le secteur à connaitre une croissance moyenne de 4,5% par an jusqu’en 2030.

L’Etat, définit la filière forêt-bois comme un important levier du développement industriel dans sa Stratégie Nationale de développement du SND 2020-2030. Ce qui doit passer par le renforcement de l’industrie de transformation du bois jusqu’à la troisième transformation, en vue de la fabrication des meubles, de la construction des logements, ainsi que des usages industriels. Dans l’atteinte de cet objectif, le Centre de Promotion du Bois (CPB) est cité comme devant jouer un rôle majeur. C’est pourquoi l’enjeu était au centre du deuxième dialogue de l’Initiative « Sustainable Wood for sustainable world» (Bois durable pour un monde durable) à Douala.

En effet, le gouvernement avait sollicité l’appui de la FAO pour soutenir les efforts de restructuration du Centre de promotion du bois. Ceci après la tenue en 2019, du premier dialogue de l’Initiative «Sustainable Wood for sustainable world». Laquelle avait identifié CPB parmi les éléments de valorisation des chaînes de valeur du bois au Cameroun. La FAO a entrepris une première analyse de la chaîne de valeur du bois domestique au Cameroun et de l’environnement politique et institutionnel entourant le CPB. Les résultats étaient donc au centre de la rencontre à Douala. L’idée étant de mobiliser des partenaires autour de la restructuration de ce centre «Le CPB est l’établissement qui va animer la chaine de valeurs du bois durable au Cameroun. Le WWF est un partenaire d’appui technique et stratégique du Cpb. Nous pouvons l’aider à faire aussi de l’in novation technologique, et surtout de process de production, vu que grâce à notre réseau mondial, nous sommes au fait des évolutions technologiques», indiquait Jean Bakouma, Directeur de la Conservation WWF Bassin du Congo.

Une cinquantaine d’experts du gouvernement, des organisations internationales, régionales et sous régionales, de la société civile et du secteur privé impliqués dans le développement du secteur forestier ont échangé pendant deux jours sur les actions prioritaires pour améliorer les contributions des chaînes de valeur du bois à une économie plus résiliente et carbone-neutre. Particulière ment des actions pour faire du Centre de promotion bois, une institution plus forte. Le centre est déjà en effet sous re structuration. En juin dernier, le ministère des forêts et de la Faune, a lancé un appel d’offres national, en vue du recrutement d’un prestataire pour effectuer les travaux de réparation des équipements techniques dudit centre rattaché à ce département ministériel.

Le contrat, financé par le fonds commun du Programme Sectoriel forêts et Environnement , s’élève à 103,5 millions de FCFA. La prestation devait consister au dépan nage de trois séchoirs, 44 machines de menuiserie, au dépannage et la mise en service de 9 machines d’affûtage, l’opérationnalisation de la station de traite ment du bois et l’installation d’un système d’aspiration centralisé des co peaux et sciure produits par les machines de menuiserie. Il faut dire que cette restructuration, en plus de participer à la vision du gouvernement à tra vers la SND30, s’aligne aussi aux axes d’intervention prioritaires du Plan de Convergence de la Comifac. Surtout dans un contexte où, les pays de la Cemac envisagent de suspendre les exportations du bois en grumes et renforcer l’industrie locale du bois.

Le Cameroun s’est par ailleurs engagé dans le cadre de la déclaration ministérielle pour le bois durable, lors du congrès forestier mondial à Séoul en mai 2022. Des technopoles du bois sont également en cours de mise en place ap prend-on. Outre la production de bio masse énergie, le développement de cette filière permettra de développer rationnellement l’exploitation et l’utilisation du bois et de renforcer la transparence dans la gestion des forêts communales et des forêts communautaires. Si cela est bien implémenté, le secteur forêt bois selon les estimations devrait connaître une croissance moyenne de 4,5% par an entre 2021 et 2030.

Jules Doret Ndongo, ministre des Forêts et de la Faune :« Le centre doit devenir un outil sous-régional de promotion du bois »

« La feuille de route doit permettre l’implementation efficace des mesures arrêtées dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Premièrement pour donner au Centre de promotion du bois, des moyens plus flexibles, de devenir un élément sous régional de promotion du bois et la valorisation des techniques et de permettre au Cameroun de lutter contre le changement climatique. Les actions sectorielles pour atteindre nos objectifs ont consisté jusqu’ici à renforcer les mesures relatives à la commande publique et à promouvoir l’utilisation du bois d’origine légale et des produits dérivés bois pour limiter la forte propension à la commande des meubles en bois importée ; à former les artisans dans les techniques de séchage du bois et les nouvelles techniques rattachées au bois, à redynamiser le partenariat secteur public secteur privé afin de contribuer la transformation à l’échelle industrielle. Tout ce ceci se situe dans le cadre de la déclaration ministérielle pour le bois durable signée par mes soins pour le Cameroun lors du congrès forestier mondial à Séoul en mai 2022. Le centre de pro motion du bois, outil d’appui au développement des produits forestiers fait partie des instruments du gouvernement devant être utilisé pour la mise en œuvre de la SND30. Sa restructuration a été amorcée avec l’appui des partenaires au développement. Le statut juridique faisant du CPB un établissement public administratif à caractère technique et professionnelle a été élaboré et nous attendons le soumettre à la hiérarchie. »

Thais Linhares Juvenal, chef d’équipe foresterie durable, chaines de valeur, FAO « Le Cameroun perd beaucoup de ressources »

«Les pays du Bassin du Congo ne parlent pas d’arrêter l’exportation du bois vers l’étranger. Il y a plutôt une interdiction d’exportation de la grume, parce que c’est du bois qui n’est pas transformé. Par conséquent, son exportation ne bénéficie pas au pays de provenance, il n’a pas de valeur ajoutée. C’est le pays étranger qui transforme cette grume, qui jouit de toutes les valeurs ajoutées. Ce qui ne favorise pas le développement du pays. Le Cameroun a une industrie de bois déjà structurée, avec des entreprises, des menuisiers. Il four nit du bois pour le marché intérieur et africain, mais on ne se rend pas compte qu’il y a toute une économie forestière à développer. La filière est encore informelle, du coup, on perd beaucoup de ressources. On a un énorme potentiel pour le développement durable, la volonté politique et les capacités techniques pour faire mieux.»

Production locale des livres : les imprimeurs sollicitent l’accompagnement de l’Etat.

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Les acteurs de la filière estiment que la production actuelle des manuels scolaires est plus profitable aux pays étrangers.

Des acteurs de la chaine du livre scolaire veulent une nouvelle organisation de la chaine de production. Ils estiment qu’en l’état actuel, le Cameroun ne tire pas réellement profit de son marché du livre scolaire. Les acteurs et experts de la filière réunis à Douala dans le cadre de la session professionnelle de l’université populaire Afrique Evolution (Upae) convoquent les données de l’INS. L’Institut révèle que près de 80% des chiffres réalisés par la filière bénéficient aux pays étrangers.

En effet, soulignent les experts, le secteur de l’imprimerie est en difficulté du fait du choix opéré par les éditeurs de produire les livres à l’étranger et de les importer aux Cameroun. Ces livres produits généralement en Chine, en Inde, en Turquie reviennent au Cameroun en totale exonération des droits de douane. Ceci en respect des accords de Florence et de Nairobi sur les facilités d’importation des produits à caractère éducatif. Mais, dans le même temps, regrettent les imprimeurs locaux ; ils doivent s’acquitter des droits de douane lorsqu’ils importent des intrants comme la pâte à papiers, les ancres etc. En conséquence, le livre produit localement coûte plus chère que celui qui est produit à l’étranger, pourtant pas de qualité supérieure, disent-ils. « L’imprimeur a le métier le plus difficile dans la chaîne du livre. Le manuel scolaire imprimé à l’étranger et ramené avec exonérations des droits de douane au Cameroun est de mauvaise qualité avec un papier de grade inférieur. Le Cameroun perd près de 500 milliards de francs CFA chaque année pour produire le manuel scolaire à l’étranger. Les imprimeurs nationaux locaux ont la volonté, la compétence pour imprimer sur place au Cameroun le manuel scolaire », indique le président du syndicat et de la mutuelle des imprimeurs Antoine Djomo.

Le marché local du livre scolaire a pourtant un fort potentiel. En 2017, on dé nombrait environ 600 000 élèves inscrits en classe de maternelle, 5 millions au primaire et 2 millions au secondaire. Soit un total de 7,6 millions d’apprenants. Les estimations actuelles font état d’environ 12 millions d’élèves au Cameroun. Selon la moyenne des livres inscrits au programme, on évalue à autour de 100 millions, le nombre de livres à produire chaque année pour satisfaire les élèves. Un potentiel que comptent capter les imprimeurs locaux. Les experts de L’Upae recommandent au gouvernement de revoir la gestion des exonérations des taxes pour faire profiter à l’industrie locale. De même, de faire respecter la directive du premier ministre qui voudrait que 50% du manuel scolaire soit produit au Cameroun.

Selon les experts, la production locale des manuels scolaires limiterait le problème des pénuries souvent observées à la rentrée. Ce serait aussi un coup de pouce pour la création d’environ 20 000 emplois directs et indirects. Surtout que le secteur a selon eux subit un « coup dur » du fait de la mise en œuvre de la politique du livre unique.

Conjoncture : le Gicam insiste sur la révision de la politique des prix.

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Selon le patronat, 40% d’entreprises connaissent une dégradation de leur trésorerie au troisième trimestre 2022 du fait des difficultés d’approvisionnement qui augmentent les coûts de production.

Les entreprises camerounaises attirent de nouveau l’attention des pouvoirs publics sur la dégradation de leur situation. Selon une enquête menée par le Groupement Inter patronal du Cameroun (Gicam), auprès d’environ 200 entreprises, en moyenne 40% d’entre elles connaissent une dégradation de leur trésorerie. Ces données qui correspondent à la situation au troisième trimestre 2022, indiquent que plus de la moitié parmi elles, soit 56,3% font toujours face à la hausse des coûts. En effet, ces coûts de production sont tirés à la hausse par les difficultés d’approvisionnement. Les résultats de l’enquête mettent notamment en évidence, la rareté accrue des matières premières; l’allongement des délais avec les nouveaux fournisseurs; l’accès aux devises; les délais d’obtention des certificats de conformité dans le cadre du Pecae. Or, selon le Gicam, le chiffre d’affaires ne permet toujours pas de compenser la hausse des coûts de production chez une part importante d’entreprises.

Le commerce est parmi les secteurs où la baisse du chiffre d’affaires est la plus répandue. Le secteur le plus touché reste celui de l’agroalimentaire (-63,2) avec les industries de boisson (-80), les oléagineux (-67) et la minoterie (-60). Pourtant, les industries agroalimentaires, souligne l’enquête ont bénéficié depuis le second tri mestre du léger ajustement haussier des prix. Mais, le solde d’opinion reste négatif bien que stable par rapport au trimestre précédent. Le président de la Commission Economie et Développement de l’Entreprise (Gicam) rappelle au gouvernement qu’il faut agir. « Les entreprises continuent de perdre beaucoup d’argent et si le gouvernement ne les vient pas en aide, elles ne pourront pas pour suivre leurs activités l’année prochaine » déclare Emmanuel Wafo.

Pour le Gicam, la situation des entreprises ce trimestre, notamment celles des agroindustrielles est en partie liée à l’inadéquation de la politique de prix. Le patronat propose donc comme, il l’avait déjà fait par la passée, de revoir les politiques d’administration des prix pour intégrer la hausse des coûts d’approvisionne ment et une amélioration du pouvoir d’achat des camerounais.

Agriculture : l’Etat veut subventionner le prix des engrais en 2023

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Engrais camerounais

En plus de cela, le gouvernement entend également fournir les semences améliorées aux producteurs et encourager la production des farines substitutions.

Le ministre de l’Agriculture et du développement rural, Gabriel Mbairobe, était devant les députés lundi dernier. Gabriel Mbairobe défendait une enveloppe de près de 95 milliards de francs CFA que son ministère a sollicité pour l’exercice 2023. De son exposé, l’on apprend que le ministère de l’Agriculture et du développement rural entend réaliser des projets qui visent à assurer la sécurité alimentaire du Cameroun. Parmi eux, l’implémentation effective de la politique d’import substitution avec à la clé un accent particulier sur le développement des filières riz, blé, maïs, mil, sorgho et huile de palme. Pour ce faire, le gouvernement entend subventionner le prix de l’engrais à 30% et fournir les semences améliorées aux producteurs. « Nous sommes parties intégrante de la culture et de la production du blé en collaboration avec l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (Irad) qui a reçu une dotation du chef de l’Etat. Nous avons également la responsabilité de développer un certain nombre de semences pour lesquelles nous importons tout jusqu’aujourd’hui. Il s’agit de la pomme de terre et du ma raicher », a martelé le ministre. Une réponse au problème de la dépendance du marché local camerounais au blé produit en Ukraine. La quelle dépendance a provo qué une flambée des prix de la baguette de pain sur les étals cette année.

A côté de cela, le gouvernement entend en outre porter secours aux producteurs victimes de la Covid-19. « Nous allons aussi aider les producteurs qui ont subis les affres de la Covid 19 et des effets négatifs du changement climatique à reconstituer leurs moyens de production. Nous avons prévu un certain nombre de budget pour soutenir nos sociétés de développement qui sont dans ces régions », a ajouté le ministre.

Loi de finances 2023 : le coût de la vignette automobile en hausse au Cameroun.

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Selon le nouveau texte de loi adopté par le parlement , les prix des vignettes de véhicules vont augmenter de 33 % , 50% et 100% selon le nombre de chevaux.

Les propriétaires des véhicules de 2 à 7 chevaux (CV), débourseront désormais 30 000 FCFA, au lieu de 15 000 FCFA ; 50 000 FCFA contre 25 000 FCFA en 2022, pour les véhicules de 8 à 13 CV. Soit une hausse de 100 %.

Quant aux conducteurs de véhicules de 14 à 20 CV dont la vignette coûtait 50 000 FCFA en 2022, ils seront contraints de payer 75 000 FCFA en 2023 (50 %) ; 200 000 FCFA contre 150 000 FCFA pour les véhicules de plus de 20 CV, soit une hausse de 33,3 %.

Pour l’honorable Cabral Libii, « Cette augmentation est inopportune à un moment où les revenus et la dépense (ou l’épargne) sont fortement contraints par l’inflation et que les salaires en eux-mêmes sont quasiment stables depuis 30 ans ». Selon lui, cette disposition de la loi sur le droit de timbre automobile doit être amendée.

Louis Paul Motaze : « les communes ne sont pas habilitées à réclamer des taxes publicitaires aux entreprises ».

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Selon un courrier envoyé, le 17 novembre, au ministre de la décentralisation et du développement local, Louis Paul Motaze, le ministre des finances clarifie que le prélèvement d’une redevance publicitaire par les communes n’est pas conforme à la loi.

S’appuyant sur les revendications des entreprises du secteur de la publicité Louis Paul Motaze déclare que les communes non pas autorité sur  le prélèvement d’une taxe sur les campagnes publicitaires. « […] Conformément aux dispositions de l’article C3 du Code Général des Impôts (CGI), une collectivité territoriale ne peut percevoir un impôt, une taxe ou une redevance que s’il (elle) est créé(e) par la loi, voté(e) par l’organe délibérant et approuve(e) par l’autorité compétente. En conséquence, la législation en vigueur n’ayant pas prévu une redevance publicitaire applicable sur les opérations publicitaires des entreprises, et dont le recouvrement serait effectué par les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), la collecte de ladite redevance par ces dernières s’avère non conforme », affirme le ministre des finances.

Une réaction qui vient donner raison aux entreprises qui se sont opposées aux prélèvements des taxes par la commune de Douala. Cependant, le ministre des finances a précisé que les CTD « restent compétentes pour le recouvrement des recettes relatives aux espaces aménagés par eux sur le domaine public relevant de leur compétence, et loués pour l’implantation de supports d’affichage ».

Il faut indique que cette correspondance fait suite à la séance de travail entre les représentants du ministère de la décentralisation, du Centre de Recherches et d’Etudes Publicitaires (CREP), de l’Association des Régisseurs en Publicité du Cameroun (ARPC), et de services techniques du ministère des finances.

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