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Conjoncture. Les prix du fer à béton risquent de grimper

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Les aciéries menacent de répercuter les coûts de production sur les prix du fer à béton si le régulateur ne suspend pas l’augmentation des tarifs d’électricité.

Si le gouvernement a rassuré il y a quelques jours sur la disponibilité du fer à béton, malgré l’incendie survenu à prometal, il devra prendre des mesures pour contenir les prix. Les transformateurs de l’acier ont adressé le 6 janvier 2023, une correspondance au directeur général de l’Agence de Régulation du Secteur de l’Electricité (Arsel). L’Organisation camerounaise des Industries de Transformation de l’Acier (Ocita) proteste contre l’augmentation de 30% du tarif d’électricité applicable aux clients de la catégorie dite « grands comptes » à laquelle elle appartient. Ces industriels demandent donc à l’Arsel, le retrait de la décision prise le 12 décembre 2022 au risque de voir cette mesure se répercuter sur les prix du fer à béton.

La corporation des sidérurgistes-métallurgistes explique en effet que la mise en application de cette décision entraînera de graves conséquences pour les industries, les consommateurs et l’économie en général. « Si la mesure d’augmentation du prix de l’énergie venait à persister, elle devrait induire une augmentation du coût de production de l’ordre de 14 000 FCFA/tonne de fer à béton ; contraindre à une augmentation du prix final au consommateur que l’État ne souhaite pas », écrit l’organisation.

 Le secteur semble déjà menacé par les difficultés d’approvisionnement en gaz naturel, pour faire fonctionner leurs usines en substitut de l’énergie électrique. Ce gaz qui était déjà coûteux du fait du conflit entre la Russie et l’Ukraine, deux fournisseurs de matières premières aux aciéries, sera encore plus cher cette année. La loi de finances 2023 fixe à 70 FCFA par mètre cube de combustible, la taxe spéciale sur les produits pétroliers. Et il leur faudra encore faire recours au gaz naturel, au moment où  Eneo a mis en place un plan d’effacement de ces industries du réseau électrique. Ceci dans le but de  préserver le transformateur d’une capacité de seulement 36 MVA qui a été installé en remplacement de  celui de 50 MVA affecté par un incendie à la zone industrielle de Douala Bassa en septembre dernier.  C’est d’ailleurs l’une des raisons ayant motivé la décision de l’Arsel de revoir à la hausse les tarifs d’électricité applicables aux entreprises, question de compenser les pertes liées à cet incendie.

Hysacam. Le nouveau DG face aux défis de l’assainissement social et financier

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En fonction depuis le 05 janvier dernier, Jean Pierre Ymele, doit relever cette entreprise plombée par impayés de l’Etat, des mouvements d’humeur répétitifs des employés et l’incapacité à collecter la totalité des déchets des grandes villes du pays. 

La société Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam) est sur un nouveau départ.  Elle a un nouveau siège qui se dresse désormais à Yaoundé . Mais aussi, un nouveau directeur général. Jean-Pierre YMELE  a été désigné lors du Conseil d’Administration de la structure tenu à douala le 14 Décembre 2022. Cette session du conseil d’administration a en effet abouti à une réorganisation de l’entreprise. Dans le nouvel organigramme, Michel NGAPANOUN jusque-là PDG,  a été nommé Président du Conseil d’Administration et a cédé son fauteuil  à Jean-Pierre YMELE, à cette date, Directeur de l’agence Hysacam douala. Un poste qu’il occupait depuis 2008, après un séjour chez Veolia Propreté à Paris. Le nouveau dirigeant prend les rênes d’une entreprise qui  fait face à divers challenges.

Un climat social délétère

Depuis 2018, les mouvements d’humeurs des agents d’Hysacam s’enchaînent. Les éboueurs de la société spécialisée dans le ramassage des ordures ménagères dans les villes du pays,  descendent parfois dans les rues deux fois de suite, dans un intervalle de six mois environ.   La dernière grève date de mai 2022 et concernait les agents de  la ville de Yaoundé.  Pour la Nième fois, les salaires impayés figuraient parmi les principales revendications des employés. Ces mouvements d’humeur répétés des éboueurs d’Hysacam sont attribués aux retards qu’accuse l’État dans le paiement des prestations fournies par cette entreprise privée.

La dette de l’Etat et des collectivités

Parmi les grands défis du  nouveau DG, figure l’assainissement de la dette de  l’Etat vis-à-vis de l’entreprise.  Depuis plusieurs années, cette société fait face à des tensions de trésorerie, du fait de plusieurs milliards de FCFA que lui doit l’État et des collectivités territoriales décentralisées avec lesquelles elle est sous contrat. Le principe de collaboration, apprend –on est adossé surun système où l’État paie 85% et les Communautés urbaines 15%. Un modèle axé sur une subvention de l’Etat et sur une taxe pour le développement local perçue en même temps que l’impôt libératoire et la patente. Mais, les paiements connaissent des retards et l’entreprise éprouve ainsi des difficultés à régler les factures de ses fournisseurs qui  la ravitaillent notamment en carburant et en pièces détachées et de même, qu’ à épurer les salaires. 

Le modèle rwandais de financement du ramassage de déchets

Face aux tensions de trésorerie, un nouveau mécanisme de financement de l’activité de cette entreprise est envisagé. Il sera sans doute expérimenté sous le règne de Jean-Pierre YMELE. Inspiré du  Rwanda, ce modèle dit rwandais a été touché du doigt par une délégation conduite par le Mindhu qui a séjourné dans ce pays il y a quelques mois.  Contrairement au Cameroun, où l’Etat et les mairies sont les seuls à payer le service de propreté, dans le modèle rwandais, les citoyens eux-mêmes mettent la main à la poche. Le modèle rwandais repose  en effet sur le paiement par apport individuel des ménages.  C’est-à-dire que les citoyens payent directement  les frais de collecte des ordures aux entreprises prestataires. Ce qui permet de garantir  la santé financière des prestataires  et la propreté dans les villes.

L’on attend de voir si ce modèle pourrait réussir sous  avec l’expertise de Jean Pierre Ymele, docteur en Histoire des Sciences et des Techniques de l’Université de Paris 7et spécialiste des questions environnementales et de gestion des déchets. Son  expérience est très attendue, surtout que Hysacam peine à satisfaire les besoins de collecte en déchets dans plusieurs villes du pays. A douala en l’occurrence, le taux de collecte d’après la communauté urbaine est en deçà de 80%.

Hausse des prix d’électricité. L’arsel estime à moins de 1% l’impact sur les industriels

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Pour le régulateur du secteur de l’électricité, les nouveaux tarifs des clients moyenne tension, vont très peu affecter les coûts de production des entreprises ; car les charges d’électricité représentent en moyenne seulement 6% de l’ensemble des charges.

L’Agence de Régulation du Secteur de l’Electricité (Arsel), a  rendu public il y a quelques jours, de nouveaux tarifs pour les clients moyenne tension (MT), donc principalement les industries. Le découpage de cette catégorie des consommateurs d’électricité se fait désormais en douze tranches de consommation de 0,04 à 10 MW. On note aussi la suppression de la prime fixe et la facturation a l’énergie des clients MT ayant une puissance souscrite comprise entre 0,04 et 0,05 MW. De même, la nouvelle grille établit une distinction des écarts selon la tranche horaire, avec un tarif plus élevé entre 18 heures et 23 heures.

D’après les simulations faites, cette mesure d’ajustement des tarifs qui sera mis en place de manière progressive pourrait engendrer une hausse moyenne de l’ordre de 12% des factures des clients MT. Une hausse  que minimise l’ARSEL. « L’analyse de la structure des coûts des entreprises sur les quatre dernières années,à partir des informations disponibles à l’Institut National de la Statistique et à la Direction Générale des Impôts, a permis d’observer que les charges d’électricité représentent en moyenne 6% de l’ensemble des charges des entreprises analysées. Ceci signifie que si on applique une augmentation de 12% sur les charges d’électricité ceci devrait induire un accroissement des coûts moyens de production des industries d’environ 0,72%, donc moins d’ 1% », relève le régulateur. Pour cette institution, cet ajustement des prix est loin  de correspondre au coût du service de l’électricité jusqu’ici pris en charge par l’Etat.

Les raisons de la hausse

 Cette hausse a un enjeu technique et financier. l’Arsel explique que le principe fondamental  dans le secteur de l’électricité est que les tarifs couvrent les coûts  de production, de transport, de distribution et de la fourniture de l’énergie au consommateur final.   Soit,  la tarification au coût de service. Cependant, les tarifs de l’électricité au Cameroun ne couvrent pas ces coûts de fourniture de ce service aux différents types de clients.  L’Etat procède en réalité à une subvention de la consommation des clients à travers la compensation.  Mais, le paiement de cette subvention ne s’effectue pas toujours dans les délais.  En plus, les charges permettant la fourniture en électricité connaissent une  hausse cumulée de près de 16% en 10 ans. Et c’est  aussi le cas pour plusieurs autres intrants tels que les transformateurs, les compteurs, les câbles électriques et le combustible nécessaire pour le fonctionnement des centrales thermiques. Il est donc question  à travers cet ajustement opéré par l’Arsel,  de contribuer à restaurer l’équilibre financier du secteur.  Ce qui doit s’ajouter aux diverses actions entreprises dans ce sens, notamment comme la lutte contre la fraude ont permis d’améliorer le niveau de recouvrement des recettes.

Cet ajustement tarifaire qui  ne concerne pas les ménages et  les secteurs sociaux comme les hôpitaux ou les universités, est déjà effectif pour les clients Haute Tension (HT). En plus de l’équilibre financier du secteur, il vise à favoriser une meilleure consommation de l’électricité par les entreprises, et à mieux satisfaire la demande. La  tarification de la nouvelle grille tarifaire consacre plus une incitation pour les entreprises, afin que celles-ci se positionnent davantage à des heures creuses (entre 18 heures et 23 heures), période au cours de laquelle l’énergie électrique est moins sollicitée notamment des ménages. Ce qui devrait permettre de réduire les déficits entre l’offre et la demande entre18h à 23 heures.

Import-substitution : 750 000 tonnes de riz blanchi à produire dans les cinq zones agro-écologiques

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Le vœu a récemment été émis lors du lancement officiel à Yaoundé de l’initiative « main dans la main », fruit d’un partenariat entre le gouvernement du Cameroun et l’Organisation des Nation-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

A l’horizon 2030, le Cameroun veut faire partie des pays leaders exportateurs de riz blanchi dans la sous-région Afrique Centrale. L’initiative va être implémentée dans les cinq zones agro-écologiques du pays et sur deux chantiers, avec la création de 60 000 ha de périmètre irrigué et 200 000 ha de riz pluvial.

Selon l’information contenue dans l’hebdomadaire Cameroon Business Today du mercredi 11 janvier dernier, le challenge est prometteur avec l’existant et les projets en cours qui s’étalent sur 45 000 ha, réalisés avec la contribution de divers partenaires (Banque mondiale, Banque islamique de développement, Coopération indienne, Planut, instituts de recherche…).

« La FAO va nous assister pour l’élaboration de la stratégie et pour la mobilisation des ressources, notamment techniques et financières afin de développer toutes les potentialités du Cameroun en matière de production de riz. Le Cameroun s’est fixé comme objectif de produire 750 000 tonnes de riz à l’horizon 2030 pour assurer les besoins nationaux et être un exportateur au niveau de la sous-région. Nous engageons ainsi le top départ de cette initiative et nous donnons rendez-vous en 2025 pour la première évaluation » a expliqué Gabriel Mbaïrobe, ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader).

Dans le cadre de la coopération Cameroun-FAO pour la période 2022-2026, l’initiative « main dans la main » va mobiliser les acteurs de la filière pour la production d’un outil qui répondra de manière efficace aux priorités identifiées par le gouvernement du Cameroun.

Le Minader a expliqué qu’il s’agit de permettre au Cameroun de se doter d’un instrument additionnel de stratégie et de politique pertinent devant constituer à long terme, la matrice opérationnelle de la sécurité alimentaire, ainsi que la lutte contre la pauvreté.

Secteur de l’électricité : Comment l’Agence de régulation entend taxer les entreprises industrielles et les grands commerces

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Selon Jean Pascal Nkou, directeur général de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL), le tarif pratiqué jusqu’ici était en deçà du coût supporté par ledit secteur pour produire, transporter et distribuer cette énergie.

Le 12 décembre 2022, Jean Pascal Nkou, directeur général de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL), a signé une décision qui fixe les tarifs de vente hors taxes d’électricité des clients de la moyenne tension et les seuils minima de négociation des tarifs pour les clients dit « grands compteurs », applicable par la société Eneo pour la période 2023-2025. Une décision qui est à l’origine de plusieurs grincements de dents et incompréhensions.

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire Cameroon Business Today de ce mercredi 11 janvier 2013, Jean Pascal Nkou explique que cette décision concerne uniquement les clients « moyenne tension » (MT), donc les entreprises essentiellement. Les ménages qui sont en général des clients « basse tension » (BT) ne sont pas concernés par cette décision.

A en croire le responsable de l’ARSEL, depuis 2012, les tarifs du secteur de l’électricité ont été gelés. Entretemps explique-t-il, ce secteur qui utilise également des intrants (transformateurs, compteurs, câbles électriques et combustibles) a enregistré une hausse desdits intrants, donc une hausse de ses charges.

« Les prix étant restés figés, nous avons enregistré au cours de cette période, un déséquilibre financier entre les ressources générées par le secteur et les dépenses qui doivent être supportées par ce secteur ; S’il y a eu un ajustement, nous avons évité qu’il soit complet. Nous l’avons fait de manière partielle de façon à ce qu’on puisse, au cours d’une période de cinq ans, lisser et atteindre le coût du service en 2026. Si ces hausses sont pratiquées, qu’on aura un tarif qui correspond effectivement au coût du service supporté par les opérateurs du secteur de l’électricité » explique le responsable.

Cas des universités et la CAMWATER

Le DG de l’ARSEL précise également dans son interview qu’il n’était pas question pour le gouvernement d’appliquer un tel ajustement sans tenir compte de certains clients MT, qualifiés par l’ARSEL de « sensibles » où le volet social est assez important.

Il s’agit de tous les clients MT qui sont dans le secteur de l’éducation notamment les universités, dans le secteur de la santé, en particulier les hôpitaux ou alors des entreprises à l’instar de la Cameroon Water Utilities Corporation  (CAMWATER), une est une société à capital public camerounaise chargée du service public de l’eau et de l’assainissement.

Pour les petits clients MT (0,04 ; 0,05 mégawatts), l’ARSEL a évité qu’ils aient encore à supporter la composante fixe, c’est-à-dire la tarification sur la puissance souscrite. Pour cette catégorie de clients, la tarification sera essentiellement sur les énergies consommées.

Ces petits clients MT vont payer un kilowattheure à 95 FCFA, inférieur au kilowattheure payé par les clients BT de la tranche supérieure, facturés actuellement à 99 FCFA.

Port autonome de Douala: Bolloré perd définitivement le procès en appel à Paris

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Cyrus Ngo'o www.newsducamer.com
Cyrus Ngo'o www.newsducamer.com

Après avoir caressé le rêve de se relancer dans la course pour la gestion du terminal à container du Port autonome de Douala (PAD), Douala international terminal (DIT) vient d’être désillusionné. Un arrêt de la Cour d’appel de Paris vient d’annuler la sentence arbitrale partielle de la Chambre de commerce internationale (CCI) de la capitale française, rejette la demande d’indemnisation pour procédure abusive, formulée par DIT; mais aussi condamné DIT à payer au PAD une amende de 50 000 euros, en même temps qu’il le condamné aux dépens.

En clair, Bolloré Africa logistics à travers DIT qui a géré le terminal à conteneurs du Port autonome de Douala pendant 15 ans (depuis 2004), perd en appel le marché qu’une sentence arbitrale partielle de la CCI tendait à lui remettre après que le PAD l’ait écarté du marché. En effet, après expiration du premier contrat, la partie camerounaise avait formulé des reproches à son partenaire, relevant des manquements dans la réalisation du marché. Et avait relancé la procédure de reprise du marché, en élargissant le champ au moment où DIT espérait renouveler son bail, sur la base des dispositions du premier contrat. Face au PAD qui n’a pas restreint le marché (pour les besoins de son partenaire en poste), ne compétira pas, estimant que les critères de présélection, l’excluaient du marché. Du coup, il lui devenait difficile de se relancer à la seconde étape. Alors que le Cameroun avait déjà attribué le marché au Suisse Terminal investment limited (TIL), sur la base de la liste des concurrents publiée le 8 janvier 2019, et qui classait DIT 7ème sur 9 concurrents. DIT à attaqué son partenaire en justice pour  » manquement à ses obligations contractuelles ». Lesquelles prévoyaient que DIT puisse  » librement » concourir dans une procédure d’appel d’offres restreinte. La Cour d’appel de Paris a rejeté le recours en annulation formulé par la filiale de Bolloré, au sujet de la procédure d’attribution du marché querellé.

Extrait de la décision de justice.

C’est la fin d’un feuilleton qui aura vu le PAD mordre la poussière devant la justice camerounaise dans cette affaire, mais Cyrus Ngo’o, le DG du PAD, avait campé sur ses positions. Et avait fini par créer une régie interne au PAD pour assurer la gestion de ce marché de plusieurs centaines de milliards par an qui dessert par ailleurs le Tchad et la Centrafrique. L’actuelle décision qui fait suite à l’appel interjeté par le PAD, survient au moment où Bolloré quitte le marché africain de la manutention portuaire en cédant ses marchés au transporteur maritime MSC.

Loi de finance 2023

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« On a ajouté de nouvelles mesures fiscalo-douanières pour asseoir davantage cette politique afin que la production locale, dans les matières où nous avons l’avantage comparatif, soit améliorée »

Ces propos sont de Cyrill Edou Alo’o, directeur général du budget au ministère des finances (Minfi).

Cyrill Edou Alo’o, directeur général du budget au ministère des finances (Minfi) a accordé une interview parue hier lundi 09 janvier 2023 au quotidien gouvernemental Cameroon Tribune. Dans ladite interview, le responsable revient tour à tour sur le bilan de l’exécution du budget 2022 ; les nouveaux leviers que le gouvernement compte actionner pour atteindre ses objectifs ; la rotation des dépenses ; les nouveaux impôts ; l’augmentation des salaires entre autres.

Sur le bilan de l’exécution du budget 2022

Sur la question, le directeur général indique qu’il n’est pas encore possible d’avoir des chiffres exacts en ce moment, car les choses se font encore et ce n’est qu’en fin janvier courant que le gouvernement pourra définitivement consolider les chiffres. Toutefois, sur le plan quantitatif et selon les données provisoires disponibles, le DG indique que les recettes internes seront conformes aux prévisions, de même que les dépenses.

« Nos estimations tablent sur un déficit budgétaire de 1,8% au lieu des 2% projetés dans la loi de finances. Un taux en deçà des 3% conseillé dans la zone Cemac. En 2022, parmi les objectifs fixés  par le président de la République, il y avait le maintien des prix des carburants à la pompe, cela a été fait, contre un effort budgétaire de 700 milliards FCFA » explique Cyrill Edou Alo’o.

Sur les actions concrètes à améliorer

Le gouvernement va d’abord s’atteler à rendre effectives les mesures annoncées par le président de la République dans son adresse à la nation le 31 décembre 2022. Il s’agit notamment des projets miniers et autres infrastructures de deuxième génération dont l’opérationnalisation permettra « sans aucun doute » selon le DG du budget au Minfi d’accélérer la croissance du pays.

Le gouvernement compte ensuite consolider la sécurité à travers le pays  et accélérer également les mécanismes d’import-substitution qui devraient préserver le Cameroun de la dépendance économique et alimentaire.

« L’import-substitution avait l’année dernière 30 milliards en dépenses réelles en plus des mesures fiscalo-douanières déjà votées dans la loi de finances depuis 2019. On a ajouté de nouvelles mesures fiscalo-douanières pour asseoir davantage cette politique afin que la production locale, dans les matières où nous avons l’avantage comparatif, soit améliorée » précise Cyrill Edou Alo’o.

Pour ce qui est des dépenses réelles mobilisées sous formes de crédits budgétaires, le Cameroun a inscrit environ 136 milliards FCFA au lieu des 30 milliards FCFA du précédent budget. Par ailleurs, explique le DG, il y a des projets spécifiques comme le Programme d’appui au renforcement de la production agricole au Cameroun (Parpac) de la Banque africaine de développement (BAD) qui apporte un appui substantiels de 41 milliards FCFA pour soutenir le ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader) et le ministère de l’Elevage des pêches et des industries animales (Minepia), dans l’optique de l’import-substitution.

Sur la rationalisation des dépenses

Pour le moment, au niveau des dépenses courantes, le gouvernement garantie le paiement des salaires et pensions, le service de la dette, le fonctionnement des services publics, les transferts et subventions. Le gouvernement garanti également d’autres engagements qui ont été pris au niveau des investissements, car, il est question de finir les grands projets de première génération et terminer les engagements initiés avant d’en prendre de nouvelles.

« Notre objectif de déficit est de 0,9%, bien plus faible que les estimations de 2022. C’est dire si le gouvernement travaille à réduire encore la marge de ressources qu’il faudra emprunter pour exécuter notre budget » explique le directeur général du budget au ministère des finances.

Sur les nouveaux impôts qui font déjà grincer des dents

Selon Cyrill Edou Alo’o ceux qui ont plus de moyens vont contribuer plus à l’effort. «  Il faut plutôt s’intéresser aux secteurs dans lesquels on a instauré ces nouveaux impôts. Est-ce des secteurs qui vont amplifier l’inflation ? Nous ne le pensons pas. Lorsque nous prenons le timbre, il n’est pas un facteur qui influence la production. Quant à la vignette automobile, si on achète la voiture, c’est qu’on a les moyens, pareil pour le billet d’avion. Donc les impôts sont placés sur une niche. La vignette n’a pas touché les motos, les tricycles et les voitures de transport en commun » a-t-il expliqué.

Crise à la Fecavolley : la CAVB monte aux filets

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Au moment où les lignes de fracture se durcissent dans la crise électorale qui secoue la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley), la Confédération africaine de volleyball (CAVB) est rentrée en jeu. Dans un courrier adressé à la fédération camerounaise le 6 janvier 2023, Bouchra Hajij, la présidente de la CAVB, rappelle que les textes constitutifs de la Fédération internationale de volleyball (FIVB) et de la CAVB prévoient que chaque fédération nationale organise une assemblée générale élective tous les quatre ans. Rappelant que l’olympiade tend vers sa fin (2024).

Cela survient au moment où la Fecavolley traverse une crise électorale marquée par l’opposition entre l’exécutif sortant qui a engagé un processus électoral contesté par certains membres de la fédération, et une partie de l’Assemblée générale (AG) de 2013 qui a décidé de lancer elle-même un autre processus électoral. Les deux parties ne s’accordent pas sur les textes applicables. Alors que Julien Serge Abouem le président sortant, a lancé les opérations avec les statuts révisés en 2018, les 2/3 de l’AG 2013 qui contestent la légitimité de certains participants à l’AG de 2018, viennent d’adopter de nouveaux textes qu’ils ont transmis au ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) pour avis de conformité. Et envisageaient d’engager le processus électoral ce 9 janvier. Entre temps, la tutelle qui avait suspendu le processus électoral, l’a relancé mais Julien Serge Abouem et les siens sont restés de marbre.

Pour la patronne de la CAVB,  » il est donc impératif que toutes les Fédérations Nationales tiennent des Assemblées Générales électives qui sont conformes aux constitutions et aux règlements généraux de la FIVB et de la CAVB au moins une fois tous les 4 ans ». D’ailleurs,  » nous demandons à chaque fédération nationale de fournir au secrétariat de la CAVB les éléments suivants, informations sur papier à en-tête de la Fédération et signées par le président et le secrétaire Général de la Fédération Nationale: la date de la dernière Assemblée Générale élective de la Fédération Nationale, la liste des responsables élus lors de la dernière Assemblée Générale, la date et le lieu de l’Assemblée Générale de la Fédération Nationale. Si ce n’est pas disponible, au moins l’année et le mois de la prochaine Assemblée générale élective’‘, souligne-t-elle. Mais aussi, Bouchra Hajij veut  » veiller à ce que toutes les constitutions des fédérations nationales soient à jour et conformes aux Constitutions FIVB et CAVB’‘. Et surtout,  » que toutes les fédérations nationales doivent soumettre à la CAVB copies de leurs constitutions actuelles ».

Ce sera peut-être le début de la solution à cette crise car il pourra revenir à la CAVB de trancher sur les textes à adopter. Toutes les fédérations ont jusqu’au 20 janvier pour s’exécuter. Il est clair que le prolongement de l’olympiade achevée en 2016 par le ministère de tutelle est en partie à l’origine de cette crise. Les compétitions internationales de football que le Cameroun devaient abriter, la nécessité de modifier la loi organisant l’activité sportive, avaient justifié ledit prolongement de l’olympiade. Et le football qui avait ainsi dicté son rythme aux autres disciplines,a pourtant tenu trois processus électoraux. Les autres fédérations dont la Fecavolley, se sont alignées, mais l’arrimage des statuts à la nouvelle loi, a été une épreuve mal négociée.

Avec cette entrée en jeu de la CAVB, les partisans d’Abouem sont convaincus que l’instance africaine de gestion du volley conforte leur champion qui dénonce l’immixtion de la tutelle dans les affaires internes de la fédération. En face, on se frotte les mains, au motif que la CAVB redonnera à l’AG 2013 ses pleins pouvoirs. Laquelle a, dans une proportion des 2/3, décidé de se désolidariser du président sortant qui, entre temps, s’est débarrassé de quelques accompagnateurs de 2013.

Travaux sur la route Ntui-Mankim

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Le gouvernement adresse une nouvelle mise en demeure à l’entreprise China Railway

La structure chinoise reste confrontée à des problèmes d’intendance qui causent régulièrement des arrêts de travaux, du fait d’une insuffisance de carburant.

Les choses se compliquent pour l’entreprise chinoise China Railway 20 Bureau Group corporation. En effet, Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics (MinTp), vient de lui servir une nouvelle mise en demeure. Selon l’information contenue dans le site mintp.cm, avec un avancement de 9,16% les travaux sur le lot 2A de la route Ntui-Mankim, n’avancent pas au rythme souhaité.

Le gouvernement informe que « si l’entreprise a achevé quelques ouvrages hydrauliques, sa stratégie de relance et d’optimisation des prestations reste attendue par le Maître d’ouvrage. Une partie du matériel du lot 2B, Ndjole-Mankim, a été démobilisée au profit de la section Ntui-Ndjole. L’entreprise reste confrontée à des problèmes d’intendance qui causent très souvent des arrêts, du fait d’une insuffisance de carburant ».

A en croire la même source, la production reste peu satisfaisante, au regard des objectifs fixés. L’entreprise continue néanmoins d’effectuer les travaux de nuit, même si les dispositifs d’éclairage et de signalisation ne sont pas adéquats et ce malgré une notification de la mission de contrôle.

D’une manière générale, l’entreprise accuse un retard dans l’exécution des prescriptions du Maître d’ouvrage, notamment celles qui permettent de donner une assurance dans le respect des délais, de la qualité et des coûts du projet. Le principal point à déplorer dans l’ensemble est, l’attente de la mise en œuvre de la stratégie annoncée par l’entreprise.

Le Maître d’ouvrage a de ce fait notifié, le 30 décembre 2022, des ordres de service valant mise en demeure à l’entreprise pour les deux lots. L’évaluation non satisfaisante de ces mesures exposera le co-contractant à l’application des sanctions prévues dans le cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et le cahier des clauses administratives générales (CCAG), applicables aux marchés en cours.

Agriculture : Le gouvernement veut rationnaliser sa politique de subvention en intrants

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Cette politique vise à assurer la transparence et la traçabilité des subventions de l’Etat et à  donner une prime à l’effort des producteurs.

Gabriel Mbaïrobe, ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader) a récemment présidé les travaux de la 3ème session du Comité de pilotage et d’orientation de la mise en œuvre de la politique d’octroi des subventions agricoles au Cameroun.

L’objectif des travaux qui ont réuni les acteurs du secteur agricole et des responsables des banques et des microfinances était la rationalisation de la politique de subventions en intrants agricoles du gouvernement et d’étendre cette politique déjà mise en œuvre au Cameroun dans les filières cacao, café et dans le secteur maraicher et vivrier.

Selon le Minader, le gouvernement a prévu plusieurs enveloppes cette année 2023 pour aider les producteurs. Il y a 6 milliards FCFA prévus dans le cadre du guichet producteur de la filière cacao-café. 17 milliards FCFA vont être injectés pour le soutien au prix des engrais, de semences et des produits vivriers, notamment le soja, le maïs, le riz, l’huile de palme et les produits maraîchers, outre la subvention de 3 milliards FCFA pour la mise en place de la digitalisation de l’agriculture.

Pour ce faire, le gouvernement entend promouvoir, dans le cadre de la révolution agricole, une agriculture dite de « seconde génération par la mise en place d’un plan d’accroissement et modernisation du circuit de la production agricole ». Il s’agit de satisfaire non seulement les besoins alimentaires des populations, mais également les agro-industries dont les activités de transformation et de commercialisation peuvent apporter une valeur ajoutée et favoriser l’amélioration du niveau de vie et la création de nouveaux emplois pour les populations jeunes.

Afin de favoriser le développement du secteur privé sur l’ensemble de chaque chaine de valeur et éviter l’émergence d’une dépendance récurrente des producteurs aux subsides, le gouvernement à travers le Minader octroie les subventions selon un processus dégressif sur 3 à 5 ans pour chaque filière subsidiée (30% en année 1, 25% en année 2, 20% en année 3, 15% en année 4 et rien ensuite).

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