mercredi, mai 27, 2026
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Crise du Lac Tchad. L’urgence de sauver 11 milions de personnes

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Le Comité international de la Croix-Rouge  appelle à des efforts urgents pour venir en aide à ces civils exposés à l’insécurité.

Après plus d’une décennie, le conflit dans le bassin du lac Tchad se prolonge et son coût pour les personnes prises au piège ne cesse d’augmenter.  L’alerte est du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). L’organisation  souligne que la violence à l’encontre de la population civile demeure à un niveau extrêmement préoccupant, forçant plus de 11 millions de personnes à lutter chaque jour pour leur survie. Ce sont au total, 11,3 millions de personnes qui ont besoin d’aide pour survivre dans le bassin du lac Tchad, souligne le CICR. Au moins 3 millions  de ces personnes sont déplacées selon des sources officielles, forcées de fuir leur foyer en raison de la violence.  Prenant la parole, lors de la troisième conférence de la région du lac Tchad, tenue à Niamey le 24 janvier, dernier le Comité international de la Croix-Rouge  a appelé à des efforts urgents pour assurer une protection efficace des millions de civils pris dans la violence.

« Malgré les efforts déployés par les acteurs étatiques, humanitaires et du développement, la situation dans la région du lac Tchad reste alarmante. Des millions de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer. Des milliers de familles vivent dans des conditions extrêmement précaires, sans accès approprié à la nourriture, aux soins de santé et à l’éducation », a indiqué le vice-président du CICR, Gilles Carbonnier.

Le CICR encourage les États à ratifier la Convention de Kampala et à adopter des mécanismes nationaux pour son application.  Il s’agit d’une convention qui garantit la protection et la sécurité des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays. Elle fournit également aux gouvernements un cadre pour répondre aux crises liées aux déplacements forcés. La majorité des États africains l’ont ratifiée,  mais des actions  sont nécessaires pour intégrer les dispositions de la Convention de Kampala dans les cadres juridiques nationaux, d’une part, et assurer leur mise en œuvre concrète d’autre part.

Le CICR dit avoir enregistré plus de 26 180 cas de disparitions dans les quatre pays du bassin du lac Tchad. Cameroun, Tchad, Niger et Nigeria. Près de 15 000 d’entre eux étaient mineurs au moment de leur disparition. La situation des enfants est particulièrement préoccupante.  « Nous privilégions le respect du droit international humanitaire ainsi qu’une action humanitaire neutre, impartiale et indépendante pour protéger et aider les personnes dans le besoin dans tout le bassin du lac Tchad. Si nous voulons répondre aux besoins humanitaires croissants et obtenir de meilleurs résultats avec et pour les populations touchées par un conflit prolongé, des partenariats innovants font également partie de la solution », a déclaré Gilles Carbonnier.

Pour une gestion durable du conflit, le CICR recommande une meilleure complémentarité et plus d’agilité de la part des acteurs travaillant dans la région. Cette approche  rassemble tous les membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans la région ainsi que leurs partenaires gouvernementaux, du développement et autres organisations humanitaires pour trouver des solutions durables à la crise.

Crise à la Fécavolley : la tutelle adoube Bello Bourdanne

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L'esprit républicain de Bello Bourdanne aura payé

Bello Bourdanne représentera la Fédération camerounaise de volleyball (Fécavolley) à la cérémonie de présentation des vœux de la famille sportive camerounaise au ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) ce 31 janvier 2023. Narcisse Mouelle Kombi a servi une invitation à cet effet à l’adversaire de Julien Serge Abouem ce 30 janvier 2023, en tant que président du Comité exécutif de cette fédération. La tutelle des sports a ainsi jeté son dévolu sur l’homme élu le 20 janvier 2023. Un adoubement à celui que des collaborateurs du Minsep présente comme celui élu selon le respect de l’ordre républicain. D’autant plus que l’ancien premier vice-président a été élu au terme d’un processus électoral qui a connu l’accompagnement régulier des commissaires et représentants du gouvernement.

C’est un acte du ministre qui n’a pas laissé indifférent Julien Serge Abouem. Dans le camp de celui qui a géré le volleyball camerounais de 2013 à 2023, on s’en moque : « le ministre est libre d’inviter qui il veut à la cérémonie de présentation des vœux, mais il n’a pas le droit de nommer un président à la tête d’une fédération », a réagi Julien Serge Abouem dans un forum whatsapp dédié au sport. L’homme qui est en guerre ouverte contre la tutelle dans le cadre du renouvellement des organes dirigeants de la Fécavolley considère l’élection de Bello Bourdanne comme un non-événement. Traitant son ancien vice-président comme un président « illégitime». D’ailleurs le processus électoral que l’homme a engagé en novembre, avant qu’il ne soit suspendu par la tutelle face à l’exacerbation de la crise entre acteurs, se poursuit malgré l’absence des commissaires du gouvernement. Les multiples exclusions infligées à ses accompagnateurs de 2013 ayant nourri beaucoup d’animosité. Et le tombeur de Majorée Timba a tenté un passage en force en appliquant les textes révisés en 2018 puis en 2022, par une assemblée générale comprenant des personnes non habilitées à y siéger. Envenimant une situation déjà très tendue.

La tutelle s’est invité pour suspendre le processus électoral. Lorsque le processus électoral a été relancé, ce sont les deux tiers de l’Assemblée générale de 2013 qui sont rentrés en jeu, pour réviser les statuts de 2013 et engager un nouveau processus électoral. Lequel a conduit à l’élection de Bello Bourdanne. Julien Abouem, lui, ne veut rien lâcher. L’homme a poursuivi son processus électoral ; et programme l’élection au niveau fédéral pour le 5 février prochain et compte se représenter.

Entre temps, le Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) a déjà adoubé Bello Bourdanne qui est d’ailleurs membre du Conseil d’administration de cette instance suprême du sport camerounais.

Camwater : Plus de la moitié de l’eau produite se perd

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Blaise Moussa, directeur général de la Camwater, ouvrant les travaux du colloque

Selon Blaise Moussa, Directeur général de la Cameroon water utilities corporation (Camwater), « le rendement de distribution à date (de l’entreprise) se situe autour de 46,61%, c’est-à-dire que la Camwater perd plus de la moitié de l’eau qu’elle produit ». Les pertes généralement appelées Eaux non facturées (ENF), soit « la différence entre le volume d’eau potable émis dans le réseau de distribution et celui effectivement facturé aux consommateurs », constituant ainsi 53,39% de la quantité d’eau produite. A la Camwater, on répertorie ces ENF en « les pertes techniques, commerciales et la fraude », soient les pannes sur le circuit des installations, mais surtout le vandalisme sur les installations techniques. Avec en conséquence « un déséquilibre entre les charges de l’entreprise et ses recettes », souligne l’homme qui est à la tête de la Camwater depuis septembre dernier. Et Gaston Eloundou Essomba, le ministre de l’Eau et de l’énergie (MINEE), d’enfoncer en parlant d’environs 100 millions m3 d’eau perdues annuellement, soit environ 37 milliards de francs Cfa.

C’était dans le cadre du colloque international sur la gestion des sociétés d’eau potable que l’homme a convoqué à Yaoundé les 26 et 27 janvier 2023, sous l’égide de l’Association africaine de l’eau (AAE) dont il vient d’être élu premier vice-président. Sur le thème « Viabilité financière des sociétés de l’eau : maitrise des pertes commerciales et des fraudes sur le réseau d’eau potable ». A l’effet de trouver des solutions pour tordre le cou à ce phénomène d’ENF. Avec pour objectifs de « rechercher des voies et moyens de booster la performance financière des sociétés d’eau, par la maitrise des pertes techniques, commerciales et des fraudes sur les réseaux de distribution d’eau potable des sociétés d’eau en Afrique ». Les statistiques de la Banque mondiale estimant entre 40 et 50% le taux de pertes sur l’ensemble de l’Afrique. Pour sa part, le Cameroun à travers la Camwater essaie à la fois de satisfaire l’ensemble de la population, et atteindre ses résultats financiers. Ainsi, à en croire Blaise Moussa, le coût de production d’un mètre cube d’eau potable est évalué à 900F, or le prix de vente est situé entre 60F et 70F. La « tranche sociale» constituée essentiellement de ménages des zones défavorisées, ne payant pas la TVA. Aussi, la Camwater a envisagé des bornes-fontaines publiques non payantes dans des zones défavorisées. « Tout cela a un coût et pour y parvenir, il faut de l’équité et la solidarité », prône le DG de la Camwater. Plus important, « il faut un renforcement infrastructurel mental et moral des citoyens», a souligné l’homme qui pense que « tous les citoyens doivent être parties prenantes de l’engagement car nos sociétés d’eau sont financées par nos Etats qui n’ont pas des moyens illimités».

Affaire Martinez Zogo : Les chefs de la Lékié et Xavier Messe à la gendarmerie

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Xavier-Messe

Au lendemain de leur sortie sur le site de la découverte de la dépouille de Martinez Zogo, les chefs traditionnels de la Lékié qui ont menacé de envoyer les restes de l’animateur à Mvomeka’a chez le président de la République, ont été convoqués au Secrétariat d’Etat à la défense (SED). Gabriel Essoa Etoga et ses pairs sont allés s’expliquer au siège de la Gendarmerie nationale sur leur engagement. Rien n’a filtré pour l’instant de ce qu’il est reproché à ces gardiens de la tradition, mais une source proche de l’affaire affirme que cela portait justement sur cette affaire et les mobiles de leurs actes. Eux qui ont par ailleurs fait des rites à Ndong, sur cet endroit même où a été découvert le corps inerte du chef de chaîne d’Amplitude FM. Cependant, les chefs traditionnels ont été libérés après leur longue audition.

Au moment où les chefs traditionnels regagnaient leurs villages, Xavier Messe recevait sa convocation pour se rendre ce lundi 30 janvier 2023 dans les locaux de la gendarmerie nationale, au sujet de la même affaire. Le vieux journaliste lui-même en a fait l’annonce, en indiquant que sa convocation a un lien avec l’interview qu’il a accordée à Balafon radio au lendemain de l’annonce de la découverte de la dépouille de Martinez Zogo. On se souvient que Xavier Messe avait révélé avoir été régulièrement au faîte de l’information « minute by minute » depuis l’enlèvement de Martinez Zogo. Indiquant avoir ainsi été alerté aux environs de 5h le mercredi suivant cet enlèvement, mais qu’il ne pouvait livrer l’information. Une sortie qui a suscité de l’indignation et de la curiosité. Il y en a qui soupçonnent l’homme de connaître les ravisseurs, à défaut d’être leur complice. L’ancien reporter de Rfi et jeune Afrique a beau se défendre de toute complicité, arguant que ses propos ont été mal compris, il reste désormais un acteur important, voire clé dans l’énigme de cette affaire.

Ici l’interview de Xavier Messe sur Balafon radio

La gendarmerie a décidé d’en savoir plus. Ce sont peut-être les prémices de l’enquête attendue dans cette affaire. Une enquête que beaucoup de leaders d’opinion veulent indépendante. Les chefs traditionnels de la Lékié qui ont signé la lettre de jeudi à destination de Paul Biya, sont convaincus que les exécutants sont des forces sécuritaires de l’Etat.

Pour mieux comprendre le sujet

Assassinat de Martinez Zogo: des chefs de la Lékié chargent l’Etat

Assassinat de Martinez Zogo: le GICAM redoute des conséquences sur le climat des affaires

Afna Johnson : un artiste qui appelle à la patience et au travail

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L’artiste camerounais de son vrai nom AFANA , à travers un véritable opus qui interpelle la jeune génération au travail et au rejet de la vie facile gagne peu à peu le cœur des mélomanes.

Les jeunes sont l’avenir de nos sociétés. Comme tels, ils devraient également faire partie des solutions. C’est dans cette logique qu’intervient le titre ‘’Charbonner’’ d’Afna. En fait, les paroles de l’auteur Compositeur interpelle les jeunes à toujours se créer des opportunités et de toujours garder l’espoir. Créer un avenir durable signifie renforcer l’autonomie des jeunes à travers de meilleures opportunités d’emploi  et cela signifie ne jamais baisser les bras.

Selon lui, « les efforts finissent toujours par payer peu importe le temps que ça prend, mais quand on travaille suffisamment dur et qu’on sait ce qu’on veut ça paye cash ». « J’invite la jeunesse  à économiser et investir », ajoute-t-il. En prenant un exemple sur son quotidien, « je fais un stage chez MTN depuis plus de 2 ans, mais ce que je gagne ne me permet pas d’avoir la vie donc je rêve alors je me suis mis à économiser pour lancer mon propre business qui est la vente des téléphones en provenance des États-Unis et cela me permet de mieux arrondir mes fins de mois », il indique que les économies sont importantes pour se lancer dans une affaire.

A cœur ouvert

Pourquoi se lancer dans l’univers de la musique, avec un tel style, sachant que la jeunesse camerounaise ou encore les mélomanes recherchent quelque chose de très particulier ?

Parce que c’est le style dans lequel je me sens le plus à l’aise et c’est le style à travers lequel je véhicule mieux mon message.

Quelle est ta particularité par rapport au jeune artiste camerounais aujourd’hui ? Nous parlons ici de la musique.

Ma particularité, c’est que je suis artiste qui a eu à regarder évoluer les anciens et les écouter les artistes de la nouvelle génération alors je pense que ce que j’ai pu récupérer dès deux époques fera de moi un artiste intemporel.

Avec des talentueux jeunes artistes qui font la fierté du Cameroun aujourd’hui, comment comptes-tu te faire connaître ?

En misant sur ma solide fan base et en mettant beaucoup d’énergie dans les promotions tout en consolidant ma fan base.

Tu as déjà fait un album avant le dernier, pourquoi il est moins suivi et que peux-tu dire aux camerounais pour qu’il te suive ?

En fait mon premier album a eu pas mal d’écoutes en streaming, mais n’avait malheureusement pas de clip vidéo et on sait que l’on écoute au Cameroun à travers la Télévision et Internet.

Fais-tu un autre métier autre que la musique ?

Oui, je suis informaticien chez MTN et la musique, c’est ma passion.

Quel est ton projet par rapport à ce que tu fais ? La musique, tu le feras pendant combien d’années si Dieu t’accorde une longue vie ? Que comptes-tu apporter à la culture camerounaise pour changer l’image de l’industrie culturelle ? ( infrastructure, encadrement, événements majeurs)

Il s’agit pour moi de mettre la musique Camerounaise sur le toit du monde en continuant ce que les aînés ont eu à faire avant moi. Les aînés comme Manu Dibango, Tayc , Richard Bona et autres.

Soyez précis, car ce que vous dite, tous les jeunes artistes le dise aussi.

C’est pour cela que je fais une musique universelle qui peut parler à tout le monde. Une musique dans laquelle tout le monde peut se reconnaître.

Afna, bon nombre d’artistes le font déjà. N’as-tu pas un projet concret parleur ? Car tu fais un discours de politicien là.

Mon projet « Envie de briss » par exemple est en un concept qui dit tout haut ce que tout le monde désir au fond de soi. Car peu importe ce que l’on fait, c’est toujours dans l’optique de réussir et c’est cette réussite-là que j’appelle le briss.

En fait, je veux faire comprendre que les efforts finissent toujours par payer. Peu importe le temps que ça prend, mais quand on travaille suffisamment dur et qu’on sait ce qu’on veut ça paye cash.

L’effort finit toujours par payer. Mais un jeune de 25ans doit être patient pendant 40ans ou 50ans pour consommer le fruit de sa patience ? Dans ce cas, parle-t-on encore de réussite ? Quel conseil pour ceux-la qui bossent pendant des années, corps et âme pour ce pays, mais qui ne reçoivent rien en retour de positif ? Juste de l’abus, de l’exploitation stage en stage, de non-payement de salaire ou de l’emploi sans contrat…

Ces jeunes-là moi, je les invite à penser à économiser et à investir, je prends un exemple sur moi-même, je fais un stage chez MTN depuis plus de 2 ans mais ce que je gagne ne me permet pas d’avoir la vie donc je rêve alors je me suis mis à économiser pour lancer mon propre business qui est la vente des téléphones en provenance des États-Unis et cela me permet de mieux arrondir mes fins de mois.

D’ailleurs, je le précise dans le morceau charbonner  qui vient compléter ce que je dis dans « Envie de briss ». Car une fois que les efforts commencent à payer, la plus part des gens se concentrent sur le succès, mais oublie que derrière se cache un travail de malade.

Si aujourd’hui, j’arrête mon stage à MTN, je ne repartirai pas de zéro. Vu que je suis déjà préparé à ça.

Dans son combat de tous les jours, le jeune Afna, interpelle les jeunes artistes à édifier et éduquer la jeunesse à travers leur musique. Car le sens et la moralité qui s’y dégagent sont tels que les personnes qui les écoute peuvent être bouleversées.

En effet, le tire Charbonner a dévoilé la vie des jeunes aujourd’hui et comment dans nos sociétés, les choses nous passent sous le nez. La facilité conduit  à la richesse, mais une richesse dont il ne pourra pas profiter. Charbonner est la peinture d’une Afrique jeune, amoureuse de la facilité et de la délinquante.

Il faut noter que Afna Johnson, loin de toute activité artistique, s’occupe à la vente des téléphones portables qu’il importe de l’Amérique. Cette activité lui permet de se faire de l’argent et d’investir dans sa passion qu’il aime bien. Comme lui, les jeunes camerounais doivent suivre cet exemple. Pour la rédaction, il ne reste qu’à lui souhaiter le meilleur.

Budget 2023. 100 milliards pour des projets socioéconomiques dans le Littoral

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Extension du réseau Camwater, constructions et réhabilitation des infrastructures routières, acquisition des équipements médicaux, sont entre autres axes d’intervention.

Sur le budget général de l’Etat fixé à plus de 6000 milliards de FCFA pour l’exercice 2023, la région du Littoral,  prend une part de 100 milliards.  Cette enveloppe comprenant des dotations à gestion centrale et des dotations à gestion déconcentrée est destinée à la poursuite de divers projets de seconde génération. Ces projets relèvent de différents domaines. La santé, l’éducation, les infrastructures, l’eau et l’énergie.

La part affectée aux travaux d’infrastructures routières et ouvrages d’art est la plus importante. Elle va  servir à la réalisation de plusieurs travaux dans la région. Il s’agit notamment de l’aménagement de l’entrée Est de la ville de Douala, y compris la construction d’un second pont sur la Dibamba pour un coût total de 20 milliards de FCFA.  11 milliards de FCFA sont affectés aux  travaux de bitumage de la route Douala-Bonepoupa et Bonepouba-Yabassi. Ceci à côté d’autres travaux comme l’aménagement du débarcadère et du marché de poisson de Youpwè à Douala, la section Bekoko-Loum-Pont du Nkam ; de l’achèvement de la construction de la préfecture de Nkongsamba  et de la route Manjo-Mangamba dans le département du Moungo ou encore de la construction d’un pont dans la ville d’Edéa.

  Sur le plan énergétique,  selon les informations rendues publiques lors du lancement du budget à Douala,  25 milliards de FCFA  sont dédiés au renforcement et la stabilisation des réseaux de transport  dans la ville de Douala. La ville de Nkongsamba  devrait également être dotée d’un réseau d’éclairage public. Quant à l’eau, il est prévu l’extension du réseau Camwater à Bonendale, Bojongo et Mbanda pour un coût de 44,7 milliards de FCFA.

 Au plan éducatif,   l’université de Douala  bénéficie de la construction de deux  blocs pédagogiques  pour un coût total de 167 millions de FCFA.  Le Lycée Technique d’Edéa,  de l’équipement de l’atelier de fabrication mécanique.  Sur le volet santé, 350 millions de FCFA sont dédiés à l’acquisition des équipements de cardiologie à l’hôpital Laquintinie de Douala et 190 millions de FCFA  pour des équipements biomédicaux à l’hôpital de district de Mbangue.   L’hôpital Général de Douala  bénéficiera d’une enveloppe de 319,2 millions de FCFA pour la construction d’un bâtiment R+2.

Dans la répartition de la dotation, le département du  wouri  récolte 53,18% suivi du Moungo, 20 ,12%.  La  Sanaga maritime s’en tire avec 16,36%  et le  Nkam, 8,32%.

Affaire Martinez Zogo. Le Gicam craint une incidence sur le climat des affaires

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Martinez-Zogo de son vivant

Le patronat redoute une mauvaise notation du Cameroun du fait des insécurités qui selon lui constituent un frein à l’investissement  des locaux et étrangers.

« Dans tous les pays, le premier moteur de l’investissement est la confiance qu’induit une sécurité minimale assurée aux personnes et à leurs biens par les pouvoirs publics ».  Le président du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam)  se montre inquiet  dans un communiqué signé le 23 janvier 2023.  Dans ce document,Célestin Tawamba dit la compassion de la communauté des grandes entreprises du Cameroun face à l’assassinat de l’homme de media Martinez Zogo. Ce crime d’après le Gicam,  « altère la notation » du Cameroun. 

Au nom des plus de 1000 entreprises membres du Gicam, Célestin Tawamba attire l’attention des pouvoirs publics sur l’importance de   mener des investigations sur ce drame survenu dans « des circonstances pour le moins troubles ».  Ce fait  aura sans doute des répercussions au plan économique selon le patronat  Le Gicam rappelle ainsi que «  la peur que génèrent les insécurités de toutes natures, est un frein à l’investissement aussi bien endogène qu’étranger ».

Le groupement dit compter sur  la détermination des pouvoirs publics à assurer à tous et à chacun, la sécurité ; de même qu’à retrouver et punir les auteurs de ce « crime odieux ».

Kribi. Plus de 400 milliards de recettes douanières en 5 ans

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Les performances réalisées dans cette ville depuis la mise en service de sa section douanière en 2018 ont fait de cette unité,  le deuxième pôle de mobilisation des recettes douanières du pays en 2019.

Elle est l’une des plus jeunes unités douanières à compétence régionale. Mais, elle figure parmi les plus performantes du pays. Le Secteur des Douanes du Sud ll,  avec  son siège dans la ville de Kribi dans la région du sud, est l’unité à l’honneur de la célébration de la journée internationale de la Douane. Cette ville a été choisie pour le lancement, le 20 janvier dernier,  de cette journée, pour son positionnement en tant que hub industriel de la région du Sud. La ville  bénéficie en effet de divers grands  projets du gouvernement.  Le port  en eau profonde, le projet d’exploitation du fer de kribi Lobé etc. Depuis le 02 mars 2018, date d’accostage du premier navire commercial et de la mise en service du secteur des douanes du Sud2,   cette unité  a collecté  plus de 400 milliards FCFA.

  Dans le détail,  les recettes sont allées de manière croissante d’une année à l’autre.  De 16 milliards  de FCFA en 2018, ces recettes ont grimpé à 174 milliards FCFA en 2020 après un chiffre de 26 milliards en 2019. 163 milliards FCFA ont été enregistrés en 2021 et 169 milliards FCFA en 2022. Soit un montant total de recettes de 448 milliards de FCFA. Ce  qui  fait du secteur des douanes du Sud2  le deuxième pôle de mobilisation des recettes douanières du pays pour l’année 2019.

La lutte contre la contrebande, un défi

 Le secteur sud 2 fait face à d’importants challenges dans son unité. Avec la  présence de diverses activités d’exploitations forestières  dans la zone,  des pratiques illégales sont récurrentes. Il s’agit notamment du trafic des espèces protégées et du commerce des stupéfiants. Des activités illicites qui demandent la vigilance des pandores. Sinon, cette section enregistre déjà de bonnes performances dans la lutte contre la fraude, la contrebande et le commerce illicite.  En 2021, l’on a recensé 743 affaires pour les des amendes d’1 milliard 610 millions 475 mille FCFA. En 2022, ce chiffre a chuté à 1 milliard 308 millions 168 mille 371 FCFA d’amendes pour  648  affaires et  des droits compromis de 503 millions 799 mille 395 FCFA.

L’on attend encore plus de performances de cette unité douanière  constituée entre autres de 05 bureaux Principaux des Douanes hors classe, 1 bureau principal, une sous-direction de Gestion du fret; une brigade des contrôles; et 07 Brigades Commerciales des Douanes. Le Port en eau Profonde de Kribi est devenu au fil des années, le lieu de départ et d’arrivée d’importantes cargaisons de marchandises à l’importation et à l’exportation. La mise à la consommation constitue 80% des flux commerciaux à l’importation des produits en provenance de l’Asie, de l’Union Européenne, des Etats-Unis, des Emirats Arabes Unis et de certains pays d’Afrique de l’Ouest. Les principaux produits étant les matières premières, les véhicules et leurs parties, les produits alimentaires, les boissons et spiritueux, divers articles de ménage et d’économie domestique. Les produits de rente, comme le coton, le bois en grumes et débités, le cacao, l’hévéa, sont les principaux  produits  exportés vers le marché mondial.

Production alimentaire en Afrique : Plus de 6 000 milliards de la BAD pour lutter contre la famine en 5 ans

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C’est ce qui ressort en substance de la 2ème édition du Sommet africain sur la souveraineté alimentaire (Sommet Dakar 2), tenue le 25 janvier 2023 à Dakar au Sénégal.

La Banque africaine de développement (BAD) compte mobiliser 10 milliards de Dollars (plus de 6 000 milliards FCFA) en 5 ans, pour stimuler la production alimentaire et éradique la famine en Afrique. Cette annonce a été faite le 25 janvier 2023 par Akinwumi Adesina, président de la BAD. C’était lors de la 2ème édition du Sommet africain sur la souveraineté alimentaire (Sommet Dakar 2) qui s’ qui s’est tenue à Dakar au Sénégal.

Le président de la BAD a déclaré que « Nous devons placer la barre plus haut. Nous devons rehausser notre ambition. Nous devons nous lever et nous dire : il est temps de nourrir l’Afrique. Le moment est propice, et l’heure est venue. Nourrir l’Afrique, c’est ce que nous devons faire ». Cette deuxième édition du Sommet africain sur la souveraineté alimentaire se tient au moment où le continent importe chaque année, plus de 100 millions de tonnes de céréales pour une valeur de plus de 45 000 milliards FCFA.

Selon le dernier rapport Perspectives de récolte et situation alimentaire, une publication trimestrielle du Système mondial d’information et d’alerte rapide sur l’alimentation et l’agriculture (Smiar) de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 45 pays, dont 33 en Afrique, 09 en Asie, 02 en Amérique latine et dans les Caraïbes et O1 en Europe, ont besoin d’une aide alimentaire extérieure.

« Nous devons soutenir fermement les exploitants agricoles, et plus particulièrement les petits exploitants, dont la plupart sont des femmes, et inciter davantage de jeunes à se lancer dans l’agriculture. Et nous devons considérer l’agriculture comme une activité commerciale, non comme une activité de développement, et renforcer le soutien au secteur privé » a souligné Akinwumi Adesina.

Selon les Nations Unies, 3,45 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë et avaient besoin d’une aide humanitaire entre juin et août 2022, dont 628.000 en phase 4 (urgence) du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC).

Décentralisation : Plus de 3 milliards FCFA transférés aux communes en 6 ans pour les affaires sociales

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Selon Pauline Irène Nguene, ministre des Affaires sociales, la taille des enveloppes mises à la disposition des communes ne permettent pas toujours de répondre efficacement à la demande d’assistance sociale locale.

Entre 2016 et 2022, le ministère des Affaires sociales (Minas) a transféré 3,6 milliards FCFA au Collectivités territoriales décentralisées (CTD). Ce chiffre a été donné par Pauline Irène Nguene, ministre des Affaires sociale. C’était lors du lancement officiel de la 6ème édition de la Semaine de la solidarité nationale et de l’entrepreneuriat social (Seses), récemment tenue dans la ville de Bertoua, région de l’Est.

L’on a également appris de la bouche de ce membre du gouvernement que 1,133 milliard FCFA est prévu pour l’année 2023. La taille des enveloppes mises à la disposition des communes qui ne permettent pas toujours de répondre efficacement à la demande d’assistance sociale locale, fait partie des difficultés évoquées par le Minas.

Outre l’insuffisance de l’appropriation des textes en matière de décentralisation, le volet affaires sociales dans les CTD connait également les problèmes d’interprétation des procédures, la difficulté de collecte de données par les responsables des services déconcentrés du Minas, quant aux réalisations opérées dans le cadre des transferts des fonds alloués aux communes.

« Au plan social, la décentralisation permet une véritable prise en compte des personnes socialement vulnérables vivant en zones rurales et enclavées qui restaient jusque-là en marge des filets de protection sociale mis en place par le gouvernement et ses partenaires, les aides et secours restant centralisés » a expliqué Pauline Irène Nguene.

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