jeudi, mai 28, 2026
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Meurtre du journaliste Martinez Zogo : Le Président de la République met sur pied une commission d’enquête mixte gendarmerie-police

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Le commissaire divisionnaire Léopold Maxime Eko Eko, patron de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), le service de contre-espionnage camerounais, a été entendu ce 1er février au secrétariat d’État à la Défense.

Fadimatou Noutchemo Simo, DG Afrijet:  » Il faut réduire les taxes dans le transport aerien »

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La dirigeante de la compagnie aérienne gabonaise, première de la zone Cemac, livre son analyse du marché  sous régional et propose des solutions pour un transport aérien plus compétitif dans les six pays de la zone.

  L’état des lieux du sous-secteur transport aérien en Afrique centrale laisse voir un ciel nuageux. Qu’est ce qui coince selon vous et que faut-il faire pour développer ce sous-secteur?

Personnellement, je pense qu’il faut une sensibilisation tant des autorités que des exploitants. Il faut  aussi  la stratégie régionale, en étant conscient que le Cameroun  est un carrefour qui dessert les autres pays d’Afrique centrale. Ayant la plus  forte population, il est important qu’on définisse rapidement de nouvelles approches et qu’on renforce la coopération.  Surtout qu’on réduit  les taxes. Par ce qu’il est inacceptable que subitement les taxes augmentent sur les coûts des billets. Ce qui rend encore difficile le mouvement des personnes dans la sous-région. Donc, on pense que si les six États de l’Afrique centrale, dans une politique de renforcement des capacités du développement du secteur, surtout après la crise économique du covid décident de faire des exemptions, ça permettra aux populations de l’Afrique centrale de faire le commerce. Ce qui sera bénéfique pour la zlecaf  qui entre en droite ligne  de l’intégration sous régionale qui a été décidée en 2018. On a des infrastructures, on a des business modèles, mais il va falloir la bonne information pour permettre aux dirigeants de prendre les bonnes décisions. Il est aussi important d’encourager le secteur privé à investir davantage. Les hommes d’affaires peuvent rejoindre l’industrie, apprendre de meilleures pratiques pour qu’ensemble on puisse se développer et faciliter la mobilité. Aujourd’hui, on a des régions comme l’ouest du Cameroun qui produit des vivres frais qui peut directement desservir les capitales de Libreville, Ndjamena. Donc, pourquoi ne pas penser au développement du secteur spécialement en Afrique centrale pour pouvoir évaluer nos ressources, ensuite ramener le secteur qui est un  catalyseur pour que l’économie puisse décoller ?

Est-ce à dire que  vous pensez que les politiques qui sont implémentées jusqu’ici sont loin des réalités du sous-secteur ?

Oui. Parce qu’on a de plus en plus de jeunes qui n’ont pas d’emplois. Développer l’industrie, va être un autre catalyseur pour beaucoup d’autres industries. On va créer de l’emploi et avoir des capacités qui vont créer du flux. Donc, il faut revoir ces politiques et que des actions concrètes, réalistes puissent être prises pour permettre à ce qu’on devienne  une région un peu plus compétitive.

Quel modèle de partenariat pensez-vous qu’on peut mettre en place ?

Les six pays de la Cemac ont signé l’accord pour le marché  unique du transport aérien. Avec ça,  on devrait pouvoir en plus de la zlecaf, actionner d’autres leviers. On a au Cameroun, Camair-co, au Gabon Afrijet ;  en Guinée Equatoriale Cronos. Celles-là sont des compagnies sous régionales. Il est important que les dirigeants puissent s’asseoir, analyser, réduire les taxes. Parce que, si on peut relier tous les jours ne serait-ce que les capitales des six pays d’Afrique centrale, ça créera un flux. En plus, on a deux pays qui dépendent essentiellement du Cameroun. La République centrafricaine et le  Tchad. Donc le cargo qui peut être fait entre Douala et ces pays-là est énorme. Donc, il est important qu’on puisse  développer plusieurs axes. Le partenariat public-privé par ce que l’Etat, c’est le patron, ensuite le renforcement des partenariats entre les compagnies aériennes. Pour le privé, il y a des hommes d’affaires au Cameroun qui ont créé des succursales dans  les autres pays. Ils peuvent donc se mettre ensemble pour  soit accompagner une compagnie existante, soit créer une compagnie qui répondra à leurs besoins. C’est à nous de redéfinir notre business model qui sera adapté à nos réalités.  Ne  serait-ce que pour le mouvement des personnels des entreprises de divers secteurs.

Distinctions. La Douane camerounaise récompense ses partenaires

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Les entreprises qui se sont démarquées par leurs mouvements sur le segment importations et exportations ont été primées.

Comme une tradition depuis 2008, la douane camerounaise prime ses partenaires. Des entreprises de divers secteurs d’activités ont reçu leurs prix  le 27 janvier dernier à Douala lors de la soirée des partenaires de la douane. Une articulation de la célébration  la célébration de la journée internationale de la douane dont les activités ont débuté le 20 janvier dernier. L’évènement fait son comeback après une interruption suite au Covid et garde le même esprit. Récompenser les acteurs et différents intervenants de la chaîne logistique.  Pour le Directeur Général des Douanes, FONGOD Edwin NUVAGA, c’est une manière de  remercier tous ces partenaires pour « leur soutien, et leur fidélité, de développer  et raffermir les liens qui les unissent ».

 Sur la liste des lauréats, dans la catégorie des importations, le prix du plus grand contributeur revient à la Sonara. Il est suivi par  Cotco  et les Boissons du Cameroun en troisième position. La Sonara a également décroché le prix de la plus forte progression, devant Total Cameroun SA et Cotco. Toujours dans la catégorie des importations, le prix du meilleur contributeur sous-catégorie contrat opérateur, classe comme leaders et par ordre d’importance,  Nestlé, SABC et Deelite.  Pour  les challengers, Congelcam est en tête suivi de  Tractafric et UCB. Dans la sous-catégorie du meilleur contributeur secteur pétrolier aval, c’est la SNH qui prend la palme d’or,  talonnée par Total et Neptune oil.

Dans la catégorie des exportations,  le premier prix du meilleur exportateur de produits bruts revient à la Sodecoton. Elle est en tête dans cette catégorie dont le critère principal portait sur la réalisation du plus grand volume d’exportations en simple sortie d’une valeur supérieure  à 4 milliards de FCFA.

La Société d’exploitation Forestière du Cameroun  est classée meilleur  exportateur de bois ouvrés, tandis que le prix du meilleur exportateur de produits manufacturés a été décerné à SIC Cacao.  La Société Camerounaise  de raffinage Maya et Company s’en tire avec le titre de meilleur volume d’échanges hors zone CEEAC. Et le port de Kribi,   meilleur accompagnateur du fait de  son succès dans la dématérialisation.  Une catégorie dans laquelle le GUCE figure en troisième position derrière KTC.

Divers prix spéciaux ont également été décernés. Le Directeur Général des Douanes a dit  compter sur les partenaires pour atteindre les objectifs de mobilisation des recettes fixés à 1027 milliards de FCFA cette année.  Ces opérateurs à qui il dit devoir les bonnes performances de la douane, sont appelés à plus d’efforts et à continuer à faire preuve de civisme fiscal.  Le ministre des Finances qui a présidé la cérémonie de remise des distinctions,  a encouragé ces acteurs à saisir les opportunités de la zlecaf, en rappelant les mesures de facilité instaurées aux portes par le gouvernement.

Transport aerien. Les freins au décollage de la sous-région

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Coût élevé des tarifs, faibles liaisons entre les États, dégradations des infrastructures aéroportuaires, le non-respect des standards de sécurité, les acteurs du secteur ont dressé lors d’une conférence à Douala, la liste des défis à relever pour tirer profit de ce sous-secteur plein de potentiels.

Sur les 10 routes aériennes les plus lucratives sur le continent, seules 2 compagnies aériennes basées en Afrique y sont présentes.  Pourtant, le continent compte un total de plus de 400 compagnies aériennes. Mais,  elles ont du mal à capter les opportunités du marché, même à l’intérieur de la région.  Cette situation, d’après les acteurs, est aussi celle de l’Afrique centrale. Car, malgré sa position géographique favorable, elle reste moins  lotie en matière d’offres dans ce secteur d’activités. Or, le sous-secteur du transport aérien est présenté comme l’un des vecteurs de  croissance,  avec sa forte capacité à favoriser la mobilité et  faciliter les échanges commerciaux. Le sous-secteur reste peu attractif. D’ailleurs, beaucoup de  compagnies ont fait banqueroute. Les experts estiment qu’il faut penser une stratégie à l’échelle sous-régionale ou continentale pour sauver ce segment. Surtout dans un contexte où les infrastructures routières et ferroviaires sont vétustes. Le transport aérien peut être une alternative fiable. A l’analyse, diverses problématiques se dégagent comme étant des freins à la performance du sous-secteur.

Les coûts d’exploitation et le manque de financement

D’après les données  de l’Association internationale du transport aérien (Iata), le carburant représente 20 à 40% des  coûts d’exploitation des compagnies aériennes africaines. Les redevances aéroportuaires  sont 20% plus chères qu’en Europe. L’on relève aussi que le secteur des transports dépend  des cours du dollar, principale monnaie utilisée dans les opérations.  A ces difficultés, il faut ajouter la problématique de l’accès au financement. Alors que le secteur a besoin d’une grande quantité de ressources pour la réhabilitation des infrastructures, la maintenance et le renouvellement des équipements. Le coût de la location est aussi considéré comme très élevé en Afrique. Tous ces facteurs menacent la compétitivité du secteur et sont à l’origine des hauts tarifs pratiqués par les compagnies.  Des tarifs élevés qui contribuent à rendre moins compétitif le secteur.

Le non-respect des standards et la mal gouvernance

 Les compagnies aériennes d’Afrique  et notamment celles de la sous-région sont encore à la traine en matière de respect des standards.   Cette problématique  est citée comme étant majeure dans le secteur.  D’après l’Iata, seuls 33 transporteurs basés en Afrique ont obtenu le code de sécurité d’airlinesratings.com et seuls 8 ont reçu la côte la plus élevée. Du coup, l’on constate que sur les 100 transporteurs interdits d’opérer en Europe, plus de 50 sont basés en Afrique. Les raisons de cette exclusion sont principalement  basées sur le niveau de standards de sécurité.

 Outre les coûts d’exploitation, le non-respect des standards, l’on souligne aussi  l’insuffisance de liaisons entre les États, la  prolifération de compagnies aériennes exploitant des aéronefs mal entretenus ; mais surtout la question de mal gouvernance. La gestion de ces compagnies laisse encore à désirer. Entre trafic des billets d’avion, favoritisme et l’ingérence des politiques ; les compagnies africaines  ne sont pas en position favorable au décollage.  Au plan de la gestion des ressources financières, l’expert financier sénégalais Cheick Tidiane Diallo, estime qu’il faut penser un modèle de financement spécifique au contexte africain.

La Conférence Internationale sur le Transport Aérien en Afrique Centrale (CITAC) tenue à Douala  avait pour thématique « Comment dynamiser le transport aérien en Afrique Centrale ? ».

Douala: plus de 100 milliards investis dans l’aménagement des drains

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Les fonds mobilisés dans le cadre du C2D France Cameroun ont permis de construire plus 30 km de drains, accompagnés  des terrains multi sports et des aires de jeux,  ainsi que l’aménagement des voies dans plusieurs quartiers de la ville  et l’éclairage public photovoltaïque.

L’une des problématiques de développement urbain  reconnue à  Douala c’est celle des inondations. Ce phénomène causé entre autres par la mauvaise occupation des sols et l’incivisme des populations fait des morts chaque année à la saison des pluies. Désormais, ces risques sont minimisés grâce  au projet de Drainage Pluvial mis en œuvre par la Communauté Urbaine de Douala (CUD) avec l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD). Les réalisations du projet sont déjà palpables.  Plus qu’une question de gestion des drains, le projet intègre une dimension sociale visant à améliorer les conditions de vie des populations. Ainsi, dans plusieurs quartiers de la ville jouxtant les canaux, ces zones où les drains étaient à l’abandon de la nature ont un nouveau visage. L’on y a réalisé divers investissements. Voies piétonnes et caniveaux, infrastructures sportives et socio-collectives.  

 Le montant de financement de ce projet se situe à environ 108,8 milliards de FCFA  et intervient dans le cadre du 2e Contrat de désendettement et de développement (C2D) franco-camerounais. Il vient réaliser une partie des axes prioritaires du schéma directeur d’assainissement des eaux pluviales de la ville  de Douala conçu en 2005. Dans la description du projet, il était question entre autres de réaliser 39 km de canaux qui suivent  les neuf cours d’eau naturels correspondant aux neuf bassins versants principaux de la ville, de calibrer à nouveau leurs exutoires de 9km, afin d’augmenter la qualité de leur drainage. En tout, ce sont  9 quartiers qui étaient concernés et qui se sont vus  équipés d’infrastructures  sociales et sportives ouvertes au public ;  de 5 terrains multi sports,  49.9 km de voies de dessertes réalisées, 5 aires de jeux pour enfants ; des lampadaires solaires, borne fontaine ;  toilettes publique et plus 500 arbres plantés.  Le projet prévoit par ailleurs la mise à disposition  de moyens financiers  pour l’entretien et la maintenance des drains.

Bepanda Gentil, l’un des quartiers   bénéficiaires de ce programme a vu la visite le 28 janvier dernier   du Directeur Général du Groupe Agence Française de Développement Rémy Rioux.  Il s’est rendu sur le site du parc de la Source Mbappé construit dans le cadre dudit projet pour en évaluer l’évolution. A date, les travaux sont terminés et on attend plus que l’inauguration officielle.

Cameroun : La vérité sur l’augmentation des prix du carburant

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Par Louis-Marie Kakdeu

Ce mardi 31 janvier 2023, la méthode de gouvernance par embuscade a été utilisée par le gouvernement pour augmenter les prix à la pompe du carburant. Une augmentation qui tourne globalement autour de 21% (super et gasoil) comme prescrit par le FMI. Une augmentation qui s’est accompagnée de deux mesures sociales insignifiantes et inappropriées à savoir : 5,2% d’augmentation des salaires et environ 11% de proposition d’augmentation du SMIG.

Je crois que le gouvernement camerounais est définitivement entré en brousse et que les éclaircissements suivants méritent d’être mis sur la place publique pour éclairer la lanterne du public :

1.         Je voudrais d’abord déconstruire l’argument selon lequel le pays n’avait pas le choix. La structure des prix à la pompe publiée par la CSPH pour la période allant du 1er au 31 janvier 2023 indique bel et bien que le gouvernement camerounais ajoute au prix d’un litre de carburant plus d’une vingtaine de taxes et autres droits connexes qui dépassent largement le soutien de l’État qui se situait à 133,72 FCFA.

Cela veut dire qu’en réduisant simplement 2 taxes sur 26 à savoir la taxe spéciale (110 FCFA) et les droits de douanes (24,39 FCFA), le gouvernement n’aurait plus eu besoin de subventionner quoi que ce soit et donc, d’augmenter les prix. Ce n’est qu’un raisonnement de bon sens. La question qui n’a jamais eu de réponse est de savoir pourquoi doit-on surtaxer autant le carburant et prétendre subventionner en même temps. C’est un raisonnement économiquement curieux.

2.         Allons-y en détail : le prix d’un litre de Super importé était de 341,75 FCFA le mois passé. Son prix de revient était de 472,08 FCFA parce que le gouvernement avait ajouté 130,33 FCFA de taxes. A ce prix TTC entrée dépôt SCDP de Douala-Bonabéri, le gouvernement avait encore ajouté 218,43 FCFA de taxes divers avant sa mise sur le marché.

Le total des taxes ajoutées par le gouvernement était donc de 348,76 FCFA pendant que le soutien de l’État était de 133,72 FCFA seulement. Je veux bien comprendre où se trouvait la subvention. Je constate bien que ce qui reste au trésor public est excédentaire. Il y a pire. Après toutes les opérations fiscales, le prix TTC d’un litre de Super sortie dépôt SCDP de Douala-Bonabéri était de 556,79 FCFA en janvier 2023.

A cela, le gouvernement avait ajouté 52,06 FCFA de frais généraux, frais financiers, coulage, bénéfice, amortissement et entretien, livraison-ville, TVA sur livraison-ville. On peut bien se demander pourquoi l’on ne pouvait pas agir sur les frais généraux par exemple pour limiter les coûts. Pire encore, le gouvernement avait ajouté la TVA sur distribution qui se chiffrait à 5,75 FCFA.

Tout ce qui échappait à l’Etat était la marge du revendeur qui était de 16 FCFA. Nous comprenons donc qu’il y avait beaucoup de leviers sur lesquels le gouvernement pouvait agir pour s’abstenir de toute augmentation des prix à la pompe. Si la décision était pro-camerounaise bien sûr !

3.         La véritable raison de l’entêtement du gouvernement est la présence du FMI qui est le gendarme de la dette. Le gouvernement n’augmente pas les prix parce que le poids de la subvention est intenable comme annoncé. Il augmente parce qu’il faut payer les dettes de l’État. Et c’est le pauvre contribuable qui va payer pour la gestion patrimoniale du pays. La dette du Cameroun est partie d’environ 800 milliards à plus de 12 000 milliards de FCFA en une dizaine d’année. La question peut être de savoir à quoi a servi cet endettement. La réponse est que le gouvernement n’a pas fait des investissements productifs comme requis.

Il a par exemple financé des entreprises en faillite pour des raisons électoralistes et clientélistes. Le FMI fixe donc à partir de cette année des objectifs de performance pour ces entreprises publiques qui plombent les finances du pays parce que le gouvernement maintient à leur tête des caciques du régime qui les gèrent avec des logiques villageoises. Nous payons donc le prix de la mauvaise gouvernance.

4.         Les mesures sociales annoncées sont insuffisantes parce qu’elles ne permettront pas de couvrir l’augmentation des coûts de production et l’augmentation des coûts du transport qui vont s’en suivre. Il faudra s’attendre à la grève des transporteurs, notamment des taxis, qui ne pourront pas s’en sortir si l’on n’ajuste pas les prix de la course. L’augmentation de 5,2% sur les salaires signifie que l’agent public qui gagnait 100 000 FCFA verra une augmentation de 5200 FCFA sur son salaire.

Quelle misère ! Il faudra s’attendre surtout à la mobilisation des syndicats des travailleurs qui exigeaient une augmentation de 30% des salaires afin de rattraper le niveau de 1993. Je reprends : en 2023, l’on n’a toujours pas atteint le niveau des salaires que les Camerounais avaient il y a 30 ans.

Quelle régression ! Pire, en 2023, à quoi servira un SMIG de 41850 FCFA qui suffira à peine pour acheter un sac de riz ? C’est une moquerie ! Et au-delà, une provocation ! Un parti politique comme le SDF qui porte depuis les présidentielles de 2018 le projet de l’augmentation du pouvoir d’achat des Camerounais devra se mobiliser avec ses partenaires sociaux pour pousser le gouvernement à aller plus loin en vue d’atteindre le niveau des salaires actuellement pratiqués dans d’autres pays africains du même niveau que le Cameroun. Il s’agit carrément de multiplier les salaires au moins par deux. C’est une question de dignité et de fierté nationale !

5.         On nous dira qu’il n’y a pas d’argent : FAUX ! En dehors des chapitres 65 et 94 que tout le monde connaît et qui peut être directement mis à contribution, le plaidoyer de l’honorable Joshua Osih a porté des fruits. L’on vient de créer la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC).

C’est comme si le gouvernement n’y croyait pas ! Sinon, pourquoi augmenter les prix du carburant et asphyxier les populations alors que cette seule caisse peut générer à l’immédiat environ 6000 milliards de FCFA à l’État ? Je parle là d’un montant équivalent au budget national ! Pour cela, il suffit simplement de la rendre fonctionnelle ! Pourquoi le gouvernement ne la rendrait-elle pas fonctionnelle ? Pourquoi le gouvernement ne redistribuerait-il pas un peu de cet argent qui dort actuellement dans les poches de quelques individus (intérêts égoïstes) à l’ensemble des travailleurs (intérêt collectif) en augmentant les salaires ?

On constate simplement que notre gouvernement n’est pas sérieux et qu’il est sous l’emprise du FMI. C’est mal parti pour 2023 ! Le citoyen devra dès à présent être sage. Pourquoi ? Parce que l’affaire de vie chère concerne tout le monde. Les réseaux de créature ou de clientélisme ne protègent plus personne ! A nous de voir !

Louis-Marie Kakdeu,

Membre du Shadow Cabinet SDF

Economie, Finances & Commerce.

Coopération : La nouvelle feuille de route d’Elisabeth Hubens,

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La responsable revident au Cameroun en tant que nouvelle directrice des opérations par intérim de la Banque mondiale.

Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) a reçu ce mercredi 1er février 2023, Elisabeth Hubens, la nouvelle directrice des opérations par intérim de la Banque mondiale.

Lors de son échange avec la presse nationale, à la question de savoir si la responsable de la Banque mondiale est venue continuer une mission inachevée, elle a expliqué que « je ne suis pas venue terminer une mission inachevée. Nous nous sommes trouvés dans une situation dans laquelle il y avait un petit gap entre l’ancien directeur des opérations et le nouveau. C’est pour cette raison qu’on m’a confié la tâche de l’intérim et je suis d’ailleurs émue d’être de retour au Cameroun ».

La nouvelle directrice a également expliqué à la presse qu’avec le Minepat, les échanges ont porté sur la collaboration entre le Cameroun et la Banque mondiale en se félicitant de l’exercice de l’appui budgétaire qui a pu se finalisé avant la fin de l’année 2022. Les deux personnalités ont aussi parlé des différents programmes réalisés et en cours de réalisation entre les deux parties.

Notamment le programme de la mobilité urbaine dans la ville de Douala, le programme d’appui à la décentralisation et programme de renforcement du corridor Douala-Ndjamena. Elisabeth Hubens a indiqué que tous ces projets et leur mise en effectivité ont déjà été approuvés par le conseil de la Banque mondiale, le programme de connectivité dans la région de l’Extrême-Nord (Maroua-Dabanga-Kousseri) a également été évoqué.

Le niveau de notre portefeuille entre le Cameroun et la Banque mondiale a pratiquement été porté à 20 projets, ce qui représente au moins 1 440 milliards FCFA. « L’évolution sur le terrain nous permet de constater une stabilité sécuritaire dans les régions en crise, notamment l’Extrême-Nord et les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Tant dans la partie septentrionale que dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la maitrise de la situation est totale » a rassuré Alamine Ousmane Mey.

Produits pétroliers : Paul Biya cède face au FMI

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Paul Biya dépassé

C’est en père Noël que Paul Biya a bouclé le premier mois de l’année 2023. Révisant à la hausse les salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat, de 5,2%. Une mesure qui devrait prendre effet dès le mois prochain. En même temps, le président de la République révisait également le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) de 36250F à 41 875FCfa.

Au moment où le président de la République fait ce clin d’œil, il a revue les prix des hydrocarbures dans le même sens. Ainsi, le super coûtera désormais 730F le litre à la pompe (une augmentation de 100F), le gasoil à 720F le litre (+175F). Seuls les prix du pétrole lampant et du gaz restent gelés, à 350F le litre et 6500F la bouteille de 12kg. Les discussions avec les syndicalistes et autres partenaires sociaux se poursuivent dans le sens d’accorder les violons. Le gouvernement ayant presqu’imposé ces mesures qu’autant plus qu’en lieu et place des discussions, le gouvernement s’est contenté d’informer les partenaires sociaux des décisions déjà prises. Ces derniers n’ont eu d’autre choix que d’essayer d’avoir des garanties sur le relèvement du pouvoir d’achat du citoyen.

Pressions

Attendu le 31 janvier 2022, Paul Biya a déçu ses citoyens au sujet de la vie chère. Le président de la République n’a rien proposé de concret pour lutter contre la vie chère qui hante le quotidien de ses gouvernés. Entre temps, le ministre des Finances (Minfi) avait déjà affirmé que « l’Etat ne va pas éternellement soutenir les subventions des prix des pétroliers». Répondant aux questions des députés en novembre dernier. Ce qui avait laissé planer la peur sur les lendemains car les produits pétroliers se faisaient rares sur le marche. Une pénurie qui a eu pour conséquence la surenchère par endroits, et la résurgence du carburant de contrebande appelé « zouazoua ».

Le gouvernement a finalement cédé face aux pressions des partenaires financiers internationaux, notamment le Fonds monétaire international (FMI) qui n’avait de cesse d’exiger la suppression des subventions, en raison de leur lourdeur. Yaoundé qui redoute des soulèvement comme en 2008,a été rattrapé par la réalité.

Assassinat Martinez Zogo : Galax Yves Etoga mènera l’enquête

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Etoga-Gallax-Yves-Landry, le SED

C’est finalement la Gendarmerie nationale qui mènera les enquêtes sur l’assassinat de Martinez Zogo. Ainsi en a décidé le président de la République, si l’on en croit un message du Secrétaire général de la présidence de la République (SGPR) adressé au secrétaire d’Etat à la Défense (SED) en charge de la Gendarmerie nationale, l’instruisant d’ouvrir les enquêtes et de travailler en collaboration avec la Délégation générale à la sûreté nationale (Dgsn), dirigeant le corps de la police. Galax Yves Etoga a donc la lourde responsabilité de dénicher les assassins du concepteur et présentateur d’ « Embouteillage ».

Les signaux le montraient déjà. Les auditions d’acteurs intervenus dans la périphérie de l’affaire, comme les chefs traditionnels de la Lékié qui ont accusé les services sécuritaires de l’Etat d’être les exécutants de cet assassinat, mais aussi Xavier Messe le journaliste qui a indiqué dans une interview avoir été informé « minute by minute » des événements depuis l’enlèvement du chef de chaîne d’Amplitude FM.
Enlevé le 10 janvier dernier devant la brigade de gendarmerie de Nkolkondi (5ème arrondissement de Yaoundé), Arsène Mbani Zogo, a été retrouvé mort six jours après à Ndong, dans le groupement Ebogo 4, près de la ville universitaire de Soa. Dans un état de décomposition, et le corps présentant des traces de torture. Depuis, c’est la consternation. L’opinion nationale et internationale s’activent à ce que les commanditaires et les exécutants de son assassinat soient retrouvés et châtiés.

Douanes. Un Objectif 1004,7 milliards de recettesen 2023

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Après avoir dépassé ses objectifs sur trois années consécutives,  la Direction Générale des Douanes veut atteindre la barre de 1000 milliards en 2023, au-delà des 897,4 milliards de FCFA mobilisés en 2022.

Malgré le contexte économique mondial difficile, la douane camerounaise  se veut  toujours performante. L’administration affiche des résultats positifs, mais vise plus loin. Elle a en effet  mobilisé 897,4 milliards de FCFA de recettes budgétaires en 2022, allant au-delà des  prévisions qui étaient de  863,9 milliards de FCFA. Soit  un taux de réalisation base caisse de 103,9% et une hausse des recettes de +45,1 milliards de FCFA en valeur absolue comparé en 2021.  La Direction Générale des Douanes a ainsi dépassé ses objectifs sur trois années consécutives.  Soit 108,9% en 2020, 105,9% en 2021 et 103,9% en 2022.Ce dépassement  des objectifs budgétaires  sur trois exercices consécutifs ne semble pas les conforter. Pour 2023, le directeur général des douanes Fongod Edwin Nuvaga a  indiqué  en janvier dernier qu’il est attendu 1004,7 milliards de FCFA de recettes douanières cette année. C’est-à-dire atteindre la barre de 1000 milliards de FCFA.

 Au lancement officiel de la 70 eme journée internationale de la douane à Kribi, le ministre des Finances s’est dit « fier » des performances « exceptionnelles » réalisées depuis plusieurs années par la douane. Il faut dire qu’en plus de l’aspect fiscal, la douane s’est aussi distinguée au plan de la sûreté et de la sécurité par ses actions dans la lutte contre le commerce et les trafics illicites de marchandises. Ce qui lui a  valu d’être admise par le Chef de l’Etat, à intégrer la communauté de Défense et de Sécurité de la nation.

Le ministre des Finances a invité les agents des Douanes « bénéficiaires de mesures de renforcement de capacités à veiller à leur diffusion pour le bénéfice, non seulement du plus grand nombre possible de leurs collègues, mais également de l’ensemble de la communauté économique nationale. L’accent devra encore, plus que par le passé, être porté sur le renforcement de l’éthique et de la probité dans la conduite des opérations douanières ».  Ainsi s’est adressé Louis Paul Motaze à ces agents, en accord avec le thème de la journée : « Accompagner la nouvelle génération: promouvoir le partage des connaissances et renforcer la fierté de la profession douanière».

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