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CAVB : Bello Bourdanne plébiscité à la tête de la zone 4

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Bello Bourdanne est le nouveau président de la zone 4 (Afrique centrale) de la Confédération africaine de volleyball (CAVB). Le président de la Fédération camerounaise de volleyball (Fécavolley) a été élu par acclamation ce 17 mai 2024 à Kinshasa. Supplantant le président sortant dont la candidature avait été annoncée et qui avait battu campagne tambour battants. Mais l’homme qui est finalement annoncé à l’arrivée, et dont la candidature avait à peine été ébruitée deux jours avant, a su convaincre l’électorat loin des arènes. « Discret mais efficace, rusé et perspicace», a-t-il été, selon les mots de la communication de la Fécavolley. C’est que le Camerounais a usé d’une diplomatie de jardin.

Elu pour un mandat de quatre ans, Bello Bourdanne remplace à ce poste le Congolais (de RDC) Christian Matata Shwit qui a finalement choisi de ne plus se représenter. Joignant sa voix à celles des autres pour construire le consensus autour de Bello Bourdanne. Et le nouveau patron du volleyball en Afrique centrale, promet d’inscrire son mandat « dans le prolongement des nobles actions entreprises dans l’optique de faire rayonner le volleyball made in Zone 4 à travers le monde ». L’homme indiqué avoir établi un plan d’action qui  »prévoit des voies et moyens pour pouvoir atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés  ». Avec notamment  »la création de sous-zones » pour résoudre le problème des longues distances entre pays. Et surtout la multiplication de compétitions de clubs et de sélections, qualificatives aux compétitions continentales. Bello Bourdanne sait que seul, il n’y parviendra pas:  »Nous devons travailler ensemble pour pouvoir y arriver  », sensibilise-t-il.

C’est une reconnaissance qui vient à peine deux ans après l’élection de l’homme à la tête du volleyball camerounais. Un premier fruit de la relance du volley entreprise par le nouveau patron du volley camerounais.

Valorisation du Lac Municipal de Yaoundé: la phase II renvoyée aux calendes grecques

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Le 26 mars 2024, Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu) a annoncé la fin de la première phase des travaux d’aménagement du Lac municipal de Yaoundé. «L’ensemble des travaux réalisés pour  la phase 1  du projet de valorisation touristique et économique du Lac Municipal de Yaoundé et la rénovation de la vallée de la MINGOA rendu à son terme.  En cette phase 1, les abords du lac municipal sont complètement aménagés, les eaux sont assainies, et les populations pourront bientôt mener des activités nautiques, faire des promenades, et prendre place dans les restaurants modernes qui y sont construits. Un projet qui s’inscrit dans le vaste programme de  modernisation des villes prôné par le chef de l’Etat», ont indiqué les services de communication de ce ministère. Toutefois, ce discours jubilatoire contraste grandement avec la réalité. Car les travaux décrits dans la sortie du Minhdu n’ont pas été totalement réalisés. Il est toujours impossible d’effectuer des promenades nocturnes autour du lac en raison de l’inefficience de l’éclairage. En outre, le quai qui doit servir au chargement et au déchargement des usagers venus mener des activités nautiques n’a pas encore été construit, tout comme la clôture de sécurisation du site.

Autre préoccupation,  l’unique restaurant érigé aux abords de cette étendue d’eau qui a été assainie, n’a pas encore été entièrement équipé. « Le projet du lac tel qu’il a été conçu n’avait pas les équipements du restaurant (tables, chaises et autres). Onc c’est l’acquisition de ces équipements qui est en cours à la Communauté urbaine de Yaoundé et c’est au bout de cette acquisition qu’on devrait pouvoir ouvrir le site pour accueillir les usagers» a déclaré Arnaud Philippe Ndzana, coordonnateur de l’unité opérationnelle  du projet d’aménagement du Lac municipal de Yaoundé. Et d’ajouter que « C’est une question de procédures maintenant, pour pouvoir acquérir les équipements. S’ils sont importer, ça prendra un peu de temps mais tout va être fait pour que ça se fasse vite. Le ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a souhaité voir une solution intermédiaire mise sur pied même par location de certains équipements pour commencer. Donc nous sommes en train d’explorer cette alternative qui permettrait d’ouvrir dans les meilleurs délais le site sans attendre ce qui pourrait être importé.», a-t-il ajouté.

En visite sur le site récemment, Célestine Ketcha Courtès a prescrit la réalisation de ces travaux complémentaires, qui seront financés par des fonds que le gouvernement essaie d‘obtenir auprès d’un bailleur, dont l’identité n’a pas été révélée. Dès que ces derniers seront terminés et même bien avant, l’exploitation du site sera confiée à un opérateur privé. Les négociations y relatives sont en cours. Pendant un bon bout de temps,  ces aménagements seront certainement les seuls signes de modernité visibles autour du Lac municipal de Yaoundé. Pourtant le projet de viabilisation de ce site prévoyait également la construction de deux autres restaurants, un centre nautique, un aquarium et plusieurs autres aménagements, dont un hôtel 5 étoiles. Toutefois, selon toute vraisemblance, le second versant de ce projet est renvoyé aux calendes grecques. « Nous n’avons pas encore de visibilité sur ce sujet. C’est pour ça qu’on essaie de mettre un peu plus d’ éfforts pour une phase intermédiaire qui permettrait de compléter ce qui a été fit avec d’autres agréments tels que les jeux d’enfants, les pédalos dans le lac, les petites choses comme ça qui peuvent se faire facilement», a confié  Arnaud Philippe Ndzana à Cameroon Tribune.

Autoroute Yaoundé-Nsimalen: Le rapport d’impact environnemental de la phase II à valider par le ministère de l’Environnement

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vue partielle de la maquette de la section urbaine de l'autoroute Yaoundé-Nsimalen

Du 13 au 18 mai 2024, la Maison des anciens combattants dans le deuxième arrondissement de la Ville de Yaoundé, et la Centrale des mouvements d’action catholique au quartier Dakar (3e arrondissement de Yaoundé), vont abriter les audiences publiques  relatives à l’étude d’impact environnemental et social détaillée du projet de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé Nsimalen lots 2 et 3. D’après le communiqué qui a été publié par le ministère de l’Environnement de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded), lesdites audiences publiques visent à recueillir «les observations du public sur ladite étude». Les populations et autres parties sont donc invitées à participer «activement à cet exercice». Cette opération va permettre à ces dernières de se prononcer sur la conclusion de l’étude. Leurs suggestions et oppositions éventuelles seront également consignées dans un rapport qui sera soumis à l’appréciation du Minepded. Ce département ministériel aura ensuite 20 jours pour valider cette étude ou alors demander au maître d’ouvrage, qui dans le cas d’espèce est le ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu), de la modifier ou alors la compléter à la lumière des amendements apportés par les populations.

Un quitus pour accélérer les travaux

Cette procédure dont la nécessité et l’importance sont consacrées par plusieurs textes de loi, dont la Loi n° 96/012 du 5 août 1996 portant Loi-cadre relative à la gestion de l’environnement, se conclut généralement par la délivrance d’un certificat de conformité environnementale. La mise à disposition de ce quitus en faveur du Mindhu pourrait favoriser l’accélération du projet de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, dont la pose de la première pierre est intervenue en décembre 2023. Car la mise en branle des indemnisations et des recasements annoncés le 15 mars 2024, lors  d’une réunion présidée par le Secrétaire général du Minhdu, est certainement conditionnée par l’obtention de cet acquit. «En ce qui concerne les habitants immédiatement impactés à ce niveau, une descente doit être rapidement conduite pour une évaluation», a-t-il indiqué il y a deux mois.

Selon les conclusions qui ont été entérinées lors de cette assise, les premiers coups de pelle vont se faire entendre au niveau du Carrefour 3 statues, à Mvolyé, dans le 3e arrondissement de la ville de Yaoundé, où le maitre d’œuvre doit ériger un échangeur. A en croire le Mindhu, «ces travaux vont sérieusement perturber l’abondante activité économique sur ce tronçon avec les vendeurs de meubles et autres fauteuils». C’est la raison pour laquelle, les commerçants vont être déplacés vers Etoa, ou encore vers la partie arrière du marché Mvog Atangana Mballa, situé à quelques mètres du tracé de cette nouvelle route. D’autres par contre, vont être recasés au niveau de l’hôpital Bethesda à la nouvelle route Bastos, dans l’arrondissement de Yaoundé I.

Pour mémoire, la section urbaine de l’autoroute Yaoundé Nsimalen est longue de 12,3 km. Elle part de l’échangeur Ahala situé dans l’arrondissement de Yaoundé III, pour rejoindre la sous-préfecture Tsinga dans la commune de Yaoundé II, en passant par la Poste centrale. Le projet a été subdivisé en 3 lots.  La construction du premier tronçon qui va de l’échangeur Ahala à Échangeur 3 statues, en passant par Obam-ongola sur un linéaire de 6,2 Km a été confiée à l’entreprise Buns. Quant aux lots 2 (3 statues-Poste centrale) et 3 (Boulevard du 20 mai – carrefour Tsingails ont été confiés à Razel. D’après le Document de programme d’investissement prioritaire (PIP) 2024-2026, les travaux, qui, en principe doivent débuter cette année, vont s’achever en 2027, pour un coût global de 379 milliards de FCFA.

Lutte contre les AVC : Douala fait le point des avancées thérapeutiques

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La ville de Douala a accueilli ce 15 mai 2024 u colloque international sur les avancées thérapeutiques en matière de lutte contre les Accidents vasculaires cérébraux (AVC). Co-organisé par le groupe Saar assurances, l’association Values and innovation for the progress of Africa (Vipa), le groupe Cardiopratique de Douala, et la Société camerounaise de cardiologie et l’Académie camerounaise de neurologie, la rencontre de Douala a vu une participation active de la clinique universitaire de Navarre, qui, selon le classement World’s best hospitals, fait partie des cent meilleurs hôpitaux du monde, et est parmi les 30 meilleurs hôpitaux d’oncologie du monde.

Les scientifiques de haut vol qui se battent au quotidien contre cette tueuse silencieuse qui sévit dans le monde entier, ont partagé leurs connaissances et expériences sur la lutte contre l’AVC. Avec un intérêt particulier sur « la prévention des AVC au cours de la fibrillation atriale ; et les avancées thérapeutiques dans l’anticoagulation orale et la fermeture de l’auricule gauche ». On apprend que « des millions de personnes dans le monde prennent des anticoagulants » par anticipation. « Ce médicament vise à prévenir les accidents vasculaires cérébraux provoqués par la fibrillation auriculaire, qui est l’arythmie cardiaque la plus courante et est particulièrement associée au vieillissement de la population », indique-t-on. Or « le traitement anticoagulant est chronique et, malgré ses progrès, il n’est pas exempt de risques et de complications hémorragiques », relève la communication officielle de l’événement. « L’intervention de fermeture de l’appendice du cœur est une technique alternative à l’anticoagulation permanente. Grâce aux progrès chirurgicaux et à l’expérience des professionnels, cette procédure mini-invasive a démontré le même niveau d’efficacité dans la prévention des accidents vasculaires cérébraux et évite également en toute sécurité les effets indésirables des médicaments », expliquent les experts. Soulignant que « l’intervention consiste à bloquer l’appendice (qui est une petite cavité située dans la partie supérieure de l’oreillette gauche du cœur), pour empêcher la formation de caillots à l’intérieur ». Pour les scientifiques réunis à Douala, « il s’agit d’une intervention chirurgicale mini-invasive qui dure entre une et deux heures et permet aux patients de se rétablir rapidement et de sortir le lendemain ».

Fermeture des appendices

Selon le Dr Rafael José Ruiz Salmerón, spécialiste en cardiologie et particulièrement en cardiologie interventionnelle en service en service à la clinique universitaire de Navarre, « la fermeture des appendices est une intervention relativement simple et scientifiquement prouvée qui permet au patient d’arrêter de prendre des médicaments anticoagulants ». L’expert auteur de plusieurs essais cliniques liés aux bénéfices du traitement par cellules souches dans le pied diabétique, assure que « l’application de ce traitement constituerait une stratégie de santé attractive pour les pays d’Afrique subsaharienne ».

Plusieurs exposés ont meublé les échanges. Entre autres, le Pr Yacouba Mapoure, qui a entretenu l’auditoire sur les « leçons tirées du registre des AVC de Douala », le Dr Jean Bekouti, sur « les défis de l’anticoagulation en Afrique ».

Prix international 2024 l’Oréal-Unesco : La Camerounaise Rose Leke sur le toit du monde

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Le Pr Rose Leke est lauréate du Prix international 2024 L’Oréal-Unesco pour la zone Afrique et Etats arabes. L’ancienne cheffe du département des Maladies infectieuses et de l’immunologie, de l’université de Yaoundé 1 est récompensée pour ses recherches exceptionnelles et ses efforts novateurs dans la lutte contre le paludisme. Dans ses recherches, celle qui a par ailleurs été directrice du Centre de biotechnologie de la Mère des universités camerounaises, a œuvré à améliorer l’étude du paludisme des femmes enceintes, à soutenir l’éradication de la polio s’est beaucoup investi à permettre une meilleure vaccination en Afrique. Non sans en même temps jouer sa partition en faveur de la promotion des jeunes scientifiques.

Les informations distillées par le Comité d’organisation du prix font état de ce que « l’influence nationale, régionale et mondiale de la professeure Leke a eu un impact profond sur la santé publique dans son pays natal (…) et dans toute l’Afrique ». Le jury du prix international 2024 L’Oréal-UNESCO indique que « ses réalisations font d’elle un modèle, une enseignante de premier plan et une alliée pour les jeunes femmes scientifiques ». C’est le Vert-rouge-jaune qui est ainsi honoré.

7 Prix Nobel

Comme son nom complet l’indique, le prix international 2024 L’Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science, récompense chaque année cinq femmes à travers le monde, « pour leurs travaux pionniers en sciences de la vie et de l’environnement ». Cinq femmes représentant chacune une des cinq régions suivantes du monde : Afrique et Etats arabes, Amérique du Nord, Amérique latine et Caraïbes, Asie et Pacifique et Europe. Cette année, le prix s’est intéressé aux « avancées face aux défis de santé publique ». Avec un focus sur le cancer, les maladies infectieuses telles que le paludisme et la poliomyélite ; et les maladies chroniques comme l’obésité, le diabète ou l’épilepsie. Les autres lauréates sont la biochimiste brésilienne Alicia Kowaltowski (Amérique latine et les Caraïbes), la généticienne canadienne Nada Jabado (Amérique du Nord), la biologiste chinoise Nieng Yan (Asie et Pacifique) et la biologiste française Geneviève Almouzni pour l’Europe. Le 28 mai prochain, les cinq lauréates recevront leurs prix au siège de l’Unesco à Paris.

Selon les données de l’Unesco, « seul un chercheur sur trois dans le monde est une femme, un quart des postes scientifiques de haut niveau sont occupés par des femmes en Europe et depuis la création des Prix Nobel en sciences en 1901, seules 25 femmes ont remporté ces prix ». D’où l’engagement de l’organisme onusien aux cotés de L’Oreal pour promouvoir l’engagement des femmes dans le monde de la science. 26 ans déjà que cette aventure dure. Et parmi les lauréates, sept ont déjà obtenu un Prix Nobel.

Assainissement: la création de centres d’état civil secondaires suspendue

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«…La création s centres d’état civil secondaires est suspendue sur toute l’étendue du territoire national, à compter de la date de signature du présent communiqué ». C’est la substance d’un communiqué rendu public ce 16 mai 2024 et signé du ministre de la Décentralisation et du développement local (Minddevel). Georges Elanga Obam justifie son acte par « les travaux de recensement en cours des centres d’état civil secondaires ». On apprend que ce recensement vise à toiletter le fichier des centres d’état civil secondaires qui visiblement pullulent sur le territoire mais ne sont pas tous fonctionnels. Le Minddevel devrait entre autres rechercher « les causes de leur non fonctionnalité, les informations sur les officiers et secrétaires d’état civil, les distances séparant les centres d’état civil principaux des centres d’état civil secondaires, la distance séparant un centre d’état civil secondaire d’un autre,… ». Par ailleurs, le Minddevel va s’atteler à étudier la densité de la population de chaque commune et son niveau d’enclavement.

Lors du premier Forum national des maires qui a focalisé l’attention sur cette question, il a été relevé que certains centres d’état civil secondaires ne fonctionnement pas du fait que les officiers d’état civil commis à la gestion de ces centres accusent un problème de motivation et de rentabilité. Et du coup, délaissent lesdits centres pourtant ouverts pour rapprocher le service dont la gratuité n’est pas toujours un motif d’encouragement des parents, des populations, notamment dans les zones enclavées ou distantes des centres principaux d’état civil.

4 millions d’enfants non enregistrés

Certes la suspension n’est pas totale, et en fonction des circonstances, le ministère en charge de la question peut e, créer, mais c’est sur la base des informations obtenues au terme de ce travail de terrain que la suspension sera levée. Alors « le Minddevel [pourra] mieux orienter à l’avenir la création des centres d’état civil secondaires, en privilégiant les communes les plus nécessiteuses», envisage le Minddevel.

L’objectif de ce travail de toilettage du fichier des centres d’état civil secondaires est « de booster l’enregistrement des naissances sur toute l’étendue du territoire national». Le gouvernement et ses partenaires, en l’occurrence l’Unicef, sont engagés dans une campagne de sensibilisation des populations à l’établissement d’actes de naissance aux enfants. Après avoir constaté que des centaines de milliers d’enfants dont certains déjà inscrits à l’école, n’ont pas d’identité, parce que ne disposant pas d’actes de naissance. Les chiffres non actualisés rendus publics par l’Unicef font état de ce qu’en 2018, le Cameroun comptait 13 millions d’enfants dont plus de 4 millions non enregistrés dans le fichier de l’état civil. Et parmi les enfants scolarisés en 2024, un million cinq cent mille de disposent pas d’actes de naissance dont 76 mille devant présenter des examens et concours en fin d’année. Dans la masse des Etats africains engagés dans l’initiative « Mon nom est personne », le Cameroun entend faire de l’année 2024 l’année de l’enregistrement des naissances, et surtout devenir le champion continental de l’enregistrement des naissances.

Nkolmetet : un policier abat un homme

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Le village Nkolmetet s’est réveillé dans la colère ce 17 mai 2024. Barricades doublés de pneus incendiés en pleine chassée, sur la route reliant Yaoundé à la ville de Mbalmayo. A l’origine, le décès « par balle » d’un chasseur nommé Zang, et plus connu dans la contrée du pseudonyme de Makay. Le corps qui git dans la glace de la morgue de la localité, porte une trace de balle sur le crane, apprend-on de sources concordantes. La « bavure » est attribuée à la police qui aurait abattu le jeune homme au cours d’une opération.

On apprend que suite au braquage de la MC2, une microfinance locale mardi dernier, la police a bouclé le village, pour des besoins de fouilles. Une intervention qui visiblement a surpris plus d’un. Zang, chasseur de son état, se rendait en brousse matinalement et sera confondu à un hors-la-loi. Un des policiers en mission ouvrira le feu sur l’homme qui portait une arme. Sur le champ, le villageois tombe et passe l’arme à gauche. La police se précipite à la morgue du coin pour le déposer. On apprend que le corps a été identifié par le morguier qui a reconnu le macchabé et a aussitôt alerté le village.

Nkolmetet s’est levé comme un seul homme pour crier justice. Posant des barricades sur la route Yaoundé-Mbalmayo, les populations ont incendié de vieilles roues de voitures sur la chaussée, exigeant la présence de Martin Mbarga Nguélé Délégué général à la sureté nationale (Dgsn), patron de la police et non moins élite locale. Le préfet du Nyong et So’o a dépêché les renforts pour imposer le calme. Les commerces qui sont restés fermés toute la matinée, ont commencé à rouvrir en mi-journée.

Pcrn : Dernier combat d’Atanga Nji contre Cabral Libi’i

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Dans un courrier adressé au Directeur général des élections à Elections Cameroon (Elecam), et daté du 15 mai 2024, Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat) informe ce dernier que « le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) a pour président-fondateur monsieur Kona Robert». Un message qui signifie que désormais, dans le cadre des inscriptions sur les listes électorales, seuls les mandataires désignés par Robert Kona seront admis au sein des commissions. Dans le même temps, le Minat a saisi les gouverneurs de régions, pour les instruire d’interdire la participation du Pcrn aux événements marquant la célébration officielle du 20 mai sur le territoire national. L’information est déjà parvenue aux destinataires qui l’ont répercutée à leurs subalternes. Sur les réseaux sociaux, un courrier du préfet du Mfoundi adressé au responsable du Pcrn dans son département de compétence, lui signifie que « votre parti ne pourra plus prendre part audit défilé en raison des dissensions dans le parti, susceptibles de perturber l’environnement des festivités».

Ainsi, le Minat écarte « définitivement » Cabral Libii de la gestion du Pcrn, alors même que la crise de leadership qui gangrène ce parti politique, est encore pendante devant les juridictions nationales. Il y a quelques mois le Congrès électif du Pcrn a été interdit dans la ville de Kribi, pour « menaces de troubles à l’ordre public». Le sous-préfet de Maroua 3 vient de signer une Déclaration de réunion publique au bénéfice de Robert Kona pour le 25 mai prochain. Ainsi, Roland Guy-Aimé Bitoumou qui l’avait refusé au co-fondateur du Pcrn ce document il y a quelques jours, vient de faire marche arrière pour le lui accorder. L’adversaire de Cabral Libi’i organisera donc dans cet arrondissement de la ville de Maroua un congrès extraordinaire de son parti, au restaurant Safari Walya du samedi 25 mai à 8h au dimanche 26 mai à 16h. Les deux hommes se disputent la présidence du parti. Paul Atanga Nji n’a pas attendu son issue pour se prononcer.

Manganèse et cobalt de Nkamouna: des négociations pour la mise en exploitation

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«Je suis ici pour discuter des moyens d’accélérer l’exploitation de la mine de Nkamouna. C’est un gisement minier de classe mondiale, et Dieu a été très généreux envers le Cameroun en plaçant cet important gisement dans son sous-sol. Nous voulons travailler avec le gouvernement, la société nationale d’investissement (SNI) et le ministère des mines pour accélérer le développement de ce projet, afin que le Cameroun puisse en tirer avantage». Ces mots sont ceux de Samuel Esson Jonah, un homme d’affaires ghanéen dont les activités gravitent essentiellement autour du développement de projets miniers à travers le monde. Ce dernier a été reçu le 2 avril 2024, par le Premier ministre Joseph Dion Ngute. Il était accompagné du Canadien Wade Cherwayko,  cofondateur de Centurion Energy, une société spécialisée dans les projets pétroliers et gaziers en Tunisie et en Égypte.  Au sortir de leur audience avec le chef du gouvernement, les deux hommes ont exprimé, conformément au discours retranscrit supra, un vif intérêt concernant la relance du projet d’exploitation du gisement de nickel, cobalt et manganèse de Nkamouna, dans l’arrondissement de Lomié, région de l’Est. 

Cependant, très peu d’informations ont filtré concernant la nature de la collaboration que les deux hommes d’affaires suscités proposent au gouvernement camerounais. Contacté par Défis Actuels, les services de communication du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) n’ont pas apporté d’autres détails que ceux qui figurent dans la déclaration de Samuel Esson Jonah. Ils ont tout de même laissé entendre que ce dernier, tout comme son compère canadien pourrait participer à la relance de ce projet «dont la restructuration est en cours».

Un nouveau partenariat en vue

Le climat actuel se prête allègrement à de telles négociations. En effet, celles-ci interviennent au moment où l’entreprise américano-canadienne Geovic Mining Corp, qui détenait depuis 2003 un permis d’exploitation pour ce gisement a cédé l’ensemble de ses actifs à l’entreprise américaine Phoenix Mining, filiale de Cloudbreak Holdings. En outre, l’arrivée de ce nouveau partenaire qui s’est entouré du chinois Sinohydro pour la construction de la mine et Xing Hai pour l’usine d’enrichissement, a accéléré la résolution des dissensions qui couvaient entre la Société nationale d’Investissement  (SNI) et Geovic Mining Corp, tous deux uniques actionnaires de Geovic Cameroun (Geocam), la société de projet  mise sur pied par l’ancien détenteur du permis d’exploitation.

Nos confrères d’Africa Intelligence indiquent que le nouveau partenaire mène un fort plaidoyer pour pacifier les relations avec Yaoundé. Ce dernier devrait aboutir incessamment à la validation des comptes et résultats de ces dix dernières années.  Aux dernières nouvelles, on parle même d’une injection de capital de l’ordre de 42,5 milliard de FCFA pour lancer l’exploitation de la mine. Une annonce qui intervient au lendemain de la visite de Sam Jonah au Premier ministère. Surtout que des sources contactées par nos confrères d’EcoMatin, attribuent au ghanéen un siège au conseil d’administration de Phoenix Mining.

Capacité financière et Phoenix Mining

Le ministère des Mines et du Développement Technologique, a toujours préconisé le recrutement d’un partenaire stratégique dont la mission sera de donner un coup de fouet au projet d’exploitation du gisement de nickel, cobalt et manganèse de Nkamouna, en hibernation depuis plus de 10 ans. Une position qu’il justifiait par la faible capacité financière de Geovic et de la SNI qui, en plus de 10 ans, n’ont pas réussi à sortir le moindre gramme de Cobalt ou de nickel de la mine de Nkamouna. «Les deux partenaires, la SNI et Geovic, semblent incapables d’apporter leur quote-part de financements en fonds propres, estimée à 40,2% du coût du projet qui est de 401 milliards de FCFA. Il a été envisagé l’apport de la quote-part de financement en fonds propres de la SNI par l’État camerounais, à travers un emprunt obligataire. Toutefois, laisser peser une telle pression sur le modeste budget du Cameroun par un projet minier, où le risque est élevé par essence, ne semble pas opportun. Le recrutement d’un partenaire stratégique susceptible de permettre la réalisation effective du projet est nécessaire », peut-on lire dans la même fiche de présentation dudit projet établie par le ministère des Mines. 

Samuel Esson Jonah qui depuis le début du mois de mai est le président du Conseil d’administration d’Avanti Gold, une entreprise spécialisée dans l’identification, l’acquisition, l’évaluation et l’exploration de propriétés d’or, de métaux précieux et de métaux communs, semble avoir le profil de l’emploi. Surtout qu’il est également à la tête d’un fonds d’investissement baptisé Jonah Capital, qui excelle dans le capital-investissement ou private equity (en anglais), qui est un mode d’investissement de capital où un investisseur ou fonds d’investissement utilise des capitaux pour acheter des parts d’une entreprise non cotée en bourse. Wade Cherwayko n’est pas en reste. Ce dernier a passé 35 années en Afrique, au cours desquelles il a participé au Développement de plusieurs projets miniers dont la valeur globale est estimée à 3 milliards de dollars américains. 

Pour mémoire, Geocam, filiale camerounaise de la junior minière américano-canadienne Geovic, détient depuis le 11 avril 2003, le tout premier permis d’exploitation minière du pays, délivré pour le gisement de nickel, cobalt et manganèse de Nkamouna, localité située dans l’arrondissement de Lomié, région de l’Est du Cameroun. Son coût d’exploitation a été évalué à 615 millions de dollars US, soit environ 306 milliards de FCFA. Les réserves, indiquent environ 121 millions de tonnes de ressources minérales avec les teneurs moyennes de 0,23% pour le cobalt, 0,65% pour le nickel et 1,35% pour le manganèse.

Barrage de Chollet: Le début des travaux annoncé pour 2027

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AFD
Barrage de Lom Pangar

Le Cameroun et la République du Congo viennent de lancer un nouvel d’appel d’offres international ouvert pour la réalisation des études, la construction et l’exploitation en mode «Built operate and transfer» (BOT) de l’aménagement hydroélectrique de Chollet et ses lignes électriques associées. Concrètement, les deux pays souhaitent recruter un partenaire, de préférence privé, dont la mission sera de  financer partiellement les travaux, réaliser des études environnementales, exécuter les travaux de construction, mettre en service et procéder à l’exploitation en mode BOT de l’infrastructure susmentionnée. Pour s’assurer que le futur prestataire a les moyens de réaliser les prestations décrites supra, les maîtres d’ouvrage ont apposé deux verrous de sécurité. Premièrement, chaque soumissionnaire doit fournir une garantie de l’offre équivalant à 2% du montant total prévisionnel de réalisation du projet. Cette assurance qui protège le maître d’ouvrage contre le désistement du maître d’œuvre retenu lors d’un appel d’offres, sera délivrée par «une banque de premier ordre reconnue au niveau international», précise le manifeste susmentionné.

En outre, le candidat retenu à l’issue de la procédure de recrutement devra également sous 14 jours, fournir une Garantie de bonne fin d’exécution équivalant à 10% du montant total de l’offre du projet. Il s’agit d’une caution qui assure une indemnité au maître de l’ouvrage en cas d’inexécution partielle ou totale du partenaire. Elle  «sera libellée en FCFA ou dans une monnaie librement convertible et sera délivrée par une banque de premier ordre reconnue au niveau international», précise l’appel d’offres. Pour finir, le futur partenaire est également astreint au paiement d’un ticket d’entrée d’un montant de 10 milliards de FCFA échelonné comme suit: Un milliard de FCFA au plus tard , deux mois après la notification des résultats ; un milliard de FCFA au plus tard deux mois après la signature de l’accord de projet entre les Etats et les partenaires ; deux milliards de FCFA au plus tard deux mois après la création de la société de projet entre les Etats, le partenaire et les bailleurs de fonds ; six milliards au plus tard 1 mois après la signature des accords de financements.

Calendrier prévisionnel

La mise en œuvre du projet de construction du barrage hydroélectrique de Chollet va se faire de manière progressive. Après le bouclage (septembre 2024) de la procédure de recrutement du partenaire devant accompagner le Cameroun et le Congo dans l’érection et la gestion de cette infrastructure énergétique, la signature de l’accord de projet va intervenir 1 mois plus tard (octobre 2024). Le maitre d’œuvre va ensuite s’atteler à la réalisation des études d’avant-projet sommaire, d’avant-projet définitif, d’impact environnemental et de résilience des ouvrages face aux effets néfastes du changement climatique., pendant une durée de deux ans (de novembre 2024 à novembre 2026). Pendant ce laps de temps, le prestataire devra également proposer un modèle financier adapté au projet. Les quatre années suivantes (octobre 2024 à octobre 2028) seront consacrées à la recherche de financement. Pendant ce temps, la société de projet aura déjà été mise sur pied en 2025, et la signature des contrats  de projet (concession, licence, licence, contrat de construction, contrat de raccordement au réseau, contrat d’achat/vente d’électricité etc.) bouclée en 2027, tout comme le closing financier en 2025. Les travaux devraient débuter en 2027 et s’achever en 2032. Quant à l’exploitation par le partenaire privé, elle devrait durer de 2033 à 2063, soit 30 ans.

Un partenariat public privé difficile à nouer

Ce n’est pas la première fois que le Cameroun et le Congo lancent un appel d’offres international  pour le projet de construction du barrage de Chollet. Le plus récent est celui lancé le 23 avril 2023 avec pour objectif de recruter un bureau d’études pour la réalisation des études (environnementales et financières), du projet d’aménagement hydroélectrique de Chollet et des lignes électriques associées. D’après un récent communiqué conjointement signé par les ministres en charge de l’Energie du Cameroun et du Congo, ce dernier a été déclaré infructueux. Un second échec qui intervient après la résiliation en 2022, du contrat signé un an plus tôt, entre les deux pays et l’entreprise chinoise China Gezhouba group international engineering Co Ltd.  Selon le cahier de charges consulté par Défis Actuels, elle devait réaliser l’étude d’impact environnemental et social, les voies d’accès au site dans les deux pays d’Afrique centrale, le barrage, la centrale hydroélectrique, les postes et lignes électriques associées, la mise en service et l’exploitation des infrastructures dans le cadre d’un contrat en mode BOT (Build Operate Transfer).

Annoncé depuis 2018, le barrage hydroélectrique de Chollet, est un projet intégrateur majeur dans la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale). D’un coût de 1200 milliards d’après les prévisions qui figurent dans le Programme d’investissements prioritaire (PIP) 2024-2026, cette infrastructure d’une production annoncée de 600MW, sera érigée sur les rivières DJA ET Ngoko, à cheval entre le Cameroun et le Congo.

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