Autoroute Yaoundé-Nsimalen: Le rapport d’impact environnemental de la phase II à valider par le ministère de l’Environnement

En attendant cette validation, ladite étude est soumise depuis le 13 mai 2024, à l’appréciation des populations susceptibles d’être impactées par les travaux de ce tronçon routier, dans le cadre des audiences publiques.

vue partielle de la maquette de la section urbaine de l'autoroute Yaoundé-Nsimalen

Du 13 au 18 mai 2024, la Maison des anciens combattants dans le deuxième arrondissement de la Ville de Yaoundé, et la Centrale des mouvements d’action catholique au quartier Dakar (3e arrondissement de Yaoundé), vont abriter les audiences publiques  relatives à l’étude d’impact environnemental et social détaillée du projet de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé Nsimalen lots 2 et 3. D’après le communiqué qui a été publié par le ministère de l’Environnement de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded), lesdites audiences publiques visent à recueillir «les observations du public sur ladite étude». Les populations et autres parties sont donc invitées à participer «activement à cet exercice». Cette opération va permettre à ces dernières de se prononcer sur la conclusion de l’étude. Leurs suggestions et oppositions éventuelles seront également consignées dans un rapport qui sera soumis à l’appréciation du Minepded. Ce département ministériel aura ensuite 20 jours pour valider cette étude ou alors demander au maître d’ouvrage, qui dans le cas d’espèce est le ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu), de la modifier ou alors la compléter à la lumière des amendements apportés par les populations.

Un quitus pour accélérer les travaux

Cette procédure dont la nécessité et l’importance sont consacrées par plusieurs textes de loi, dont la Loi n° 96/012 du 5 août 1996 portant Loi-cadre relative à la gestion de l’environnement, se conclut généralement par la délivrance d’un certificat de conformité environnementale. La mise à disposition de ce quitus en faveur du Mindhu pourrait favoriser l’accélération du projet de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, dont la pose de la première pierre est intervenue en décembre 2023. Car la mise en branle des indemnisations et des recasements annoncés le 15 mars 2024, lors  d’une réunion présidée par le Secrétaire général du Minhdu, est certainement conditionnée par l’obtention de cet acquit. «En ce qui concerne les habitants immédiatement impactés à ce niveau, une descente doit être rapidement conduite pour une évaluation», a-t-il indiqué il y a deux mois.

Selon les conclusions qui ont été entérinées lors de cette assise, les premiers coups de pelle vont se faire entendre au niveau du Carrefour 3 statues, à Mvolyé, dans le 3e arrondissement de la ville de Yaoundé, où le maitre d’œuvre doit ériger un échangeur. A en croire le Mindhu, «ces travaux vont sérieusement perturber l’abondante activité économique sur ce tronçon avec les vendeurs de meubles et autres fauteuils». C’est la raison pour laquelle, les commerçants vont être déplacés vers Etoa, ou encore vers la partie arrière du marché Mvog Atangana Mballa, situé à quelques mètres du tracé de cette nouvelle route. D’autres par contre, vont être recasés au niveau de l’hôpital Bethesda à la nouvelle route Bastos, dans l’arrondissement de Yaoundé I.

Pour mémoire, la section urbaine de l’autoroute Yaoundé Nsimalen est longue de 12,3 km. Elle part de l’échangeur Ahala situé dans l’arrondissement de Yaoundé III, pour rejoindre la sous-préfecture Tsinga dans la commune de Yaoundé II, en passant par la Poste centrale. Le projet a été subdivisé en 3 lots.  La construction du premier tronçon qui va de l’échangeur Ahala à Échangeur 3 statues, en passant par Obam-ongola sur un linéaire de 6,2 Km a été confiée à l’entreprise Buns. Quant aux lots 2 (3 statues-Poste centrale) et 3 (Boulevard du 20 mai – carrefour Tsingails ont été confiés à Razel. D’après le Document de programme d’investissement prioritaire (PIP) 2024-2026, les travaux, qui, en principe doivent débuter cette année, vont s’achever en 2027, pour un coût global de 379 milliards de FCFA.

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